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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.708
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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La vérité avant-dernière
La vérité avant-dernière
par Philip K. Dick
Edition : Poche

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Won't Get Fooled Again !, 8 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vérité avant-dernière (Poche)
On sait tous aujourd'hui que Philip K. Dick, au delà de son incroyable talent de "mind-fucker", fut aussi, sans doute grâce à sa paranoïa galopante, un véritable visionnaire en ce qui concerne les stratégies de mensonges et de manipulation mis en œuvre par les gouvernants pour mieux asservir leurs populations. "La Vérité Avant-Dernière" apparaît très rarement dans la liste des meilleurs ouvrages de Dick, alors qu'il s'agit sans doute de l'un de ses livres les plus frappants sur ce thème du mensonge d'état, tel que pratiqué à grande échelle dans l'Union Soviétique par exemple, mais aussi tel que servant encore de nos jours à garantir la survie de la Corée du Nord (... et je n'ose pas mentionner ici, même si je devrais, l'apparition des "alternative facts" chers à Trump !). Évidemment, Dick ayant toujours été nul quand il s'agissait d'inventer les technologies du futur (dans ses livres, pas de téléphones portables, pas d'Internet, etc., il est clair que l'évolution technologique ne présentait aucun intérêt pour lui...), il y a un peu un effet "rétro" à voir les luttes de pouvoir démentielles qui sont au cœur de "la Vérité Avant-Dernière" se dérouler via des appareils qui font très années 60, mais cela ne détourne nullement - à mon avis - l'attention du VRAI sujet du livre : que nos dirigeants, s'ils pouvaient (quand ils pourront...) nous faire renoncer au moindre confort matériel et au moindre droit essentiel (la liberté par exemple) en nous nourrissant de mensonges mis en scène avec une sophistication et des effets spéciaux empruntés aux Arts du spectacle, eh bien ils n'hésiteraient pas une seconde à en abuser pour s'assurer leur "grosse part du gâteau". Et pire encore, que s'il y avait un jour une révolution, on peut parier que le "new boss" serait le "same as the old boss" ("Won't Get Fooled Again" des Who, encore et toujours...). "La Vérité Avant Dernière" est un livre saisissant, à l'intrigue palpitante, et une montée en puissance au cours des derniers tiers qui en fait une sorte de thriller mental démentiel ("mais qui est donc Lantano ?"), l'un des plus forts et les plus excitants de Dick.

PS : Bien sûr, Dick n'était pas un styliste, et les puristes tordront sans doute le nez sur le "manque de qualités littéraires" du livre. Vous savez quoi ? "F... them all !"
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 19, 2017 8:26 AM MEST


Le Vent se lève
Le Vent se lève
DVD ~ Hayao Miyazaki
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Le Zero et l'infini, 5 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Vent se lève (DVD)
Bon, je ne voulais pas voir ce "dernier" Miyazaki, que je gardais comme une "poire pour ma soif". Et puis les critiques que j'avais lues me préoccupaient : le premier film "adulte" du Maître, l'abandon du merveilleux typique de ses plus belles œuvres, et puis l'ambigüité derrière la célébration d'un ingénieur génial ayant donné naissance au plus bel instrument de guerre (le fameux "Zero") de l'impérialisme nippon. Et en effet, lorsque l'envie est devenue irrésistible, et alors que se profile l'espoir d'un retour de Miyazaki, "le Vent se Lève" m'a autant enchanté - grâce à sa munificence visuelle, grâce à ses superbes scènes oniriques qui retrouvent l'enchantement hypnotique de ses meilleurs films - que déçu : cette première histoire d'amour montrée par Miyazaki est bien fade, passant clairement au second plan par rapport à la passion de Jirô Horikoshi pour son métier d'ingénieur aéronautique, tandis que l'aveuglement du scientifique (de l'artiste ?), créant le chef d'œuvre de sa vie sans se préoccuper de l'utilisation de ce dernier par un gouvernement fasciste, est quand même assez peu exploré, chose curieuse pour un homme aussi fondamentalement pacifique que Miyazaki. "Le Vent se Lève" souffre également d'une longueur excessive, sans doute imputable à la passion de Miyazaki pour son sujet, que cela soit du fait du parallèle avec sa propre existence de créateur stakhanoviste, ou de l'aspect profondément autobiographique du sujet (on sait que son père était sous-traitant de Mitsubishi aviation). Ceci dit, il reste ici suffisamment de moments magiques, comme la stupéfiante représentation animiste du grand séisme de Kantô de 1923, pour confirmer le génie absolu de Miyazaki.


Jin-roh, la brigade des loups - Collector [Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD - Édition boîtier métal]
Jin-roh, la brigade des loups - Collector [Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD - Édition boîtier métal]
DVD ~ Yoshikazu Fujiki
Prix : EUR 34,99

5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre profondément poétique et émouvante, 5 février 2017
Impressionnant sommet de l'anime des années 90, "Jin-Roh" travaille une intrigue complexe et des personnages ambigüs, comme les mangas savent si bien les construire, avec un refus du spectaculaire d'autant plus étonnant que les images sont d'une beauté sidérante : on avait rarement vu à l'époque un film d'animation japonais miser à ce point sur les mouvements imperceptibles (curieusement, dans le cas de "Jin-Roh", la fixité des personnages résultant d'une technologie encore assez simple, et sans doute de budgets réduits, joue en faveur du film !) et surtout sur de magnifiques interludes méditatifs ! Le scénario de Mamoru Oshii fait légèrement écho à celui de son "Ghost In the Shell", avec sa fascination "machiniste" et "techno-fasciste" un peu gênante, sans parler de l'inutile obscurité de ces luttes entre groupuscules concurrents, au sein du pouvoir comme de l'opposition dans un Japon dystopique. Mais c'est la grand talent de Hiroyuki Okiura qui crée ici une œuvre profondément poétique et émouvante, dépassant le symbolisme un peu facile du conte du "Petit Chaperon Rouge", et réussissant un mélange étonnant de splendeur suspendue, de mélodrame déchirant et de violence brutale.


Les Aventures de Tintin, tome 9 : Le Crabe aux pinces d'or
Les Aventures de Tintin, tome 9 : Le Crabe aux pinces d'or
par Hergé
Edition : Relié
Prix : EUR 10,95

5.0 étoiles sur 5 Tintin ay Pays de la Soif, 3 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures de Tintin, tome 9 : Le Crabe aux pinces d'or (Relié)
1940 : les Nazis envahissent le petit royaume de Belgique, et le monde s'écroule autour de Hergé. Commencent les années grises, qui verront Hergé assumer des positions discutables pour survivre... même si, en cela, il ne différera pas de 95% de la population belge ou francaise. "Le pays de l'Or Noir" mis de côté car trop "politique", Hergé crée ce célèbre "Crabe aux Pinces d'Or" qui montre un Tintin isolé (protégé) de la noire réalité du monde, vivant une petite aventure convenue où Hergé bégaye par rapport à ses précédents albums. Mais, si le lecteur pourra tirer une certaine frustration de cette prudence vaguement lénifiante, "le Crabe aux Pinces d'Or" est une oeuvre charnière, donc capitale, dans l'histoire de ce monument qu'est l'oeuvre de Hergé. D'abord, le graphisme y atteint un premier palier de qualité époustouflant, nous offrant un nouveau Tintin qu'on pourrait qualifier de "pré-classique", certes moins humain que sa version antérieure, mais littéralement imparable. Ensuite, la narration devient réellement fluide, et le rythme frénétique se ralentit : certaines pages nous donnent envie pour la première fois de nous arrêter pour les savourer, les contempler... l'âge des chefs d'œuvre n'est plus très loin. Et enfin, coup de génie absolu, Hergé crée le Capitaine Haddock, personnage "bigger than life" dont l'alcoolisme sauvage et catastrophique est le seul véritable vecteur de fiction ici. Le livre alterne donc entre des scènes dantesques de delirium tremens qui traumatiseront bien des enfants (qui aura pu oublier quand il avait 10 ans les efforts de Haddock pour arracher la tête de Tintin qu'il croit être un bouchon de champagne ?), et les moments presque intimes, qui scellent la naissance d'une amitié exceptionnelle. Par rapport à ce miracle littéraire, les nombreuses faiblesses du "Crabe aux Pinces d'Or" nous paraissent finalement bien peu importantes.

PS : j'ajoute à titre personnel que, pour moi qui suis né à peu près où elles se déroulent, dans le Sahara frontalier entre Maroc et Algérie, les belles scènes de désert du livre m'ont toujours paru enchanteresses...


Ghost in the shell
Ghost in the shell
DVD ~ Mamoru Oshii
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 18 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un film-culte qui se disqualifie lui-même..., 1 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost in the shell (DVD)
"Ghost in the Shell" est devenu rapidement un film-culte, qui a directement inspiré les Washowski pour leur "Matrix", et que ses admirateurs défendent bec et ongles contre les sceptiques, dont je suis… Certes, "Ghost in the Shell" n'est certes pas un anime ordinaire : la précision du découpage, le soin apporté à certaines images (d'une indéniable beauté), l'inventivité de la mise en scène de Mamoru Oshii font sortir le film des frontières habituelles du genre, et le tirent loin du "cyber-manga" un peu primaire pour adolescents vers le "vrai cinéma". Prenant intelligemment son temps malgré un format assez court (moins de 90 minutes), stoppant régulièrement pour nous offrir de beau intermèdes "suspendus" le mouvement effréné de son intrigue ténébreuse - et honnêtement pas très compréhensible, en particulier au niveau des jeux politiques entre les différentes agences et représentants gouvernementaux -, "Ghost in the Shell" a surtout l'ambition de livrer quelques réflexions... qu'on pourrait, en poussant un peu, qualifier de philosophiques, sur la nature humaine et sur la définition de la Vie ! Alors où est le problème ? D'abord, formellement dans une animation assez primitive qui a logiquement pas mal vieilli, et qui désamorce la puissance potentielle des scènes d'action. Ensuite dans le fait que, derrière l'aspect un peu prétentieux des digressions entre (presque) humains, cyborgs et programmes sur l'essence de la Vie, il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte que tout cela reste très superficiel, un peu enfantin même, surtout si l'on compare "Ghost in the Shell" à l'œuvre littéraire de Philip K. Dick, qui a été clairement une source d'inspiration ("les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques", évidemment…). Mais c'est surtout le choix de montrer sans aucun motif scénaristique, la belle héroïne quasiment toujours nue et de s’appesantir sur ses généreux attributs qui disqualifie le film, et le ramène à son essence un peu médiocre de "film pour geeks".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2017 4:27 PM MEST


Broadchurch : L'intégrale Saison 2
Broadchurch : L'intégrale Saison 2
DVD ~ David Tennant
Prix : EUR 18,67

4.0 étoiles sur 5 Bis Repetita, 28 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broadchurch : L'intégrale Saison 2 (DVD)
J'ai un peu traîné les pieds avant de me lancer dans la seconde saison de "Broadchurch", une série qui ne semblait absolument pas en avoir besoin - d'une deuxième saison, je veux dire... Quelle ne fut pas ma surprise devant cette complète réussite, qui part pourtant d'un postulat risqué, celui de revisiter la même enquête du point de vue cette fois de la "justice", ou plutôt des avocats et du juge (sans parler du jury) appelés à condamner ou non le coupable certain que "Broadchurch" nous avait désigné à la fin de la première saison : le résultat est une intrigue que l'on qualifiera plus de "psychologique" que de "policière", étant donnés les dégâts que ce processus cause aux protagonistes que nous avons appris à aimer ou à haïr. Les scénaristes réussissent néanmoins un coup de maître, d'abord en introduisant deux personnages d'avocates passionnants (dont l'un incarné divinement par la magnifique Charlotte Rampling qui justifie presque à elle seule l'existence de la saison), puis en effectuant un retour trépidant sur la calamiteuse enquête précédente de l'Inspecteur Hardy. L'intelligence de cette saison de "Broadchurch", c'est de nous montrer que dans les deux cas (les deux crimes, les deux enquêtes), rien ne change vraiment, mais tout est quand même différent suivant le point de vue d'où l'on se place. Et que la vérité est finalement moins importante que la vie, qui doit continuer, coûte que coûte. Avec un nouvel enfant, avec un nouvel amour, ou bien seulement avec un nouveau pacemaker. Et c'est très beau. Presque magnifique même par instants, tant les images d'un littoral anglais à la fois paisible et menaçant offrent un cadre idéal aux drames intimes qui se sont joués sous nos yeux…


I See You
I See You
Prix : EUR 12,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Mais est-ce que tu me vois, toi ?, 28 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : I See You (CD)
J'ai un problème avec The XX, un groupe que plein de gens bien autour de moi ont presque vénéré à une époque : je ne vois pas tant de talent que ça dans le fait de repomper du Cure, en lui enlevant sa douleur et sa cruauté pour leur substituer un somnambulisme éthéré, même élégamment minimaliste ! "I See You", avec son virage plus pop, plus accrocheur (bon, ce n'est pas bon plus la fête du slip, ne rêvons pas...) risque pourtant de me faire rejoindre la cohorte des suiveurs de nos jeunes Londoniens dépressifs : si les vraies bonnes mélodies qui rendent un album mémorable manquent toujours autant à l'appel, il règne cette fois une ambiance plus "claire" qui rendrait presque la morosité de The XX sexy. Enfin, sensuelle, au moins. Je crois que c'est la bonne idée de mixer les voix (celle d'Oliver, surtout, plus intéressante que celle de Romy) très en avant, au détriment des sonorités "rock" habituelles du groupe, qui fait fonctionner le disque. Au moins à un niveau plus... intime pour l'auditeur, qui baisse la garde peu à peu, et, après 2 ou 3 écoutes d'abord décevantes, pourra laisser "I See You" devenir la bande-son d'un mois d'hiver tremblant et démuni. Ce qui n'est pas si mal pour The XX.


Young Narrator in the Breakers
Young Narrator in the Breakers
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un album bien de notre époque, malheureusement..., 28 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Young Narrator in the Breakers (CD)
Je crois que moi aussi je commence à les haïr, ces p... de hipsters barbus, vegans et tellement bien intentionnés. Et je ne suis pas parvenu à ne pas penser que ce disque de Pavo Pavo (wtf?) est une sorte de bande sonore idéale de la vie du hipster new-yorkais... ou parisien, pour le coup, les Inrocks l'ayant exagérément célébré. Du coup, je n'ai pas réussi à vraiment aimer ce "Young Narrator in the Breakers" : trop éthéré, trop exsangue même (ils manquent de viande rouge, nos vegans !), trop de bon goût. Trop dans notre époque qui semble se laisser aller dans un hédonisme abstrait alors que le temps des luttes est revenu. Aimer les Beach Boys et Woody Allen, et leur appliquer les vieilles recettes inventées par Goldfrapp dans son visionnaire "Felt Mountain", en y ajoutant çà et là quelques (trop peu de...) dissonances n'est pas un mauvais plan, encore faudrait-il avoir de vraies mélodies à nous offrir. Or, passée une belle ouverture avec une paire de morceaux stimulants - dont l'excellent "Ran Ran Run" -, on se perd peu à peu dans des dédales uniformes où l'on finit par franchement s'ennuyer. Et l'on reste donc avec le sentiment d'entendre un nième album "bien de notre époque", qu'on aura vite oublié.


Aquarius - Saison 1
Aquarius - Saison 1
DVD ~ Anthony Hopkins
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 This was the age of Aquarius..., 22 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aquarius - Saison 1 (DVD)
"Aquarius" n'a eu ni les faveurs de la critique, ni celle du public, sans doute parce qu'il se situe dans une position médiane inconfortable entre le tout venant de la série grand public, avec ses enquêtes policières à résoudre par un couple de flic mal assortis, et la série plus adulte, plus ambitieuse, visant à offrir une perspective profonde sur une période importante de l'histoire des USA. A ce titre, même si l'on peut déplorer les facilités d'un scénario pas très subtil, et la faiblesse d'écriture de personnages qui oscillent entre stéréotypes ressassés et réelle ambigüité, "Aquarius" remplit correctement son contrat, et nous permet de revisiter les années démentielles du flower power californien. La visite de Topanga Canyon, lieu mythique de la contre-culture de la fin des années 60, que l'on connaissait surtout à travers des mémoires et des chansons de Neil Young (par ailleurs proche de Charles Manson, ne l'oublions pas...), la description des jeux politiques naïfs (mais fondamentaux dans l'histoire du mouvement d'émancipation Noir aux US) des Black Panthers, ainsi que les manœuvres politiques des équipes de Tricky Dicky (Nixon) représentent pour moi l'intérêt principal d'une série certes objectivement moyenne, mais finalement beaucoup plus intéressante que prévue. A suivre, au moins pour une seconde et dernière saison.


Que ta volonté soit faite
Que ta volonté soit faite
par Maxime Chattam
Edition : Broché
Prix : EUR 7,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un divertissement - pour une fois - habile et bien mené..., 22 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Que ta volonté soit faite (Broché)
Même si je lis régulièrement désormais Chattam pour me distraire durant mes trop longs et trop fréquents voyages, il est assez rare que je referme l'un de ses livres en me disant que j'y ai pris un vrai plaisir. Pourtant "Que ta volonté soit faite" (attention, le titre est un spoiler de taille !) tranche indéniablement sur la production courante de cet auteur de "romans de gare" - comme j'aime à les qualifier - sombrant régulièrement dans des excès gore risibles ou lamentables, et pas très bien écrits (... même si c'est la règle du genre...). Chattam a en effet construit sa nième enquête sur le "Mal" (ce qui est indéniablement lassant au possible) sur un concept assez fort - disons sans trop en révéler une variation post-moderne du vieux truc d'Agatha Christie avec son "Meurtre de Roger Ackroyd" -, qui permet de clore joliment le livre par quelques réflexions pas trop bêtes sur la Religion et sur la Littérature : on aimera ou pas le petit jeu de manipulation du lecteur auquel Chattam s'est livré avec son narrateur insaisissable, mais au moins il y a là un réel effort d'essayer quelque chose d'un peu différent. Différent aussi est le fait de parcourir le chemin, certes bien balisé, mais toujours intéressant, de la chronique de la vie d'une petite ville américaine dans laquelle un dangereux détraqué exerce ses talents, cette chronique dépassant parfois le cadre du simple polar classique... même s'il y a aussi ici une enquête traditionnelle menée par un Shérif vieillissant bien croqué par Chattam, envers lequel on ressent indéniablement une certaine empathie : la résolution de cette enquête, bien qu'assez prévisible, ajoute d'ailleurs un certain charme à la dernière partie d'un livre qui déjoue habilement nos attentes. De plus, même les passages lourds, où Chattam se laisse aller au pire de son écriture - tous ces mots prétentieux et ces concepts pesants dont il parsème typiquement ses livres - sont ici habilement justifiés par l'astuce du narrateur inconnu, ce qui me laisse quand même avec peu de choses à critiquer dans ce livre joliment divertissant. Bien vu, Maxime !


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