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Contenu rédigé par Pokespagne
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Tyler Cross, tome 1
Tyler Cross, tome 1
par Fabien Nury
Edition : Relié
Prix : EUR 16,95

5.0 étoiles sur 5 La rivière en colère..., 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyler Cross, tome 1 (Relié)
Je n'ai donc lu ce premier tome de "Tyler Cross" qu'après ma découverte de la création de Nury et Brüno avec le remarquable "Angola", et je m'attendais à moitié à une oeuvre un peu moins aboutie, une ébauche de ce qui allait constituer la force de cette BD : références bien senties au polar le plus "noir", construction très cinématographique de la narration, garantissant un impact maximal sur le lecteur, léger décalage apporté par un dessin (faussement) simplifié. Mais en fait, tout est déjà là, avec en sus un autre scénario diaboliquement imparable, faisant se succéder les temps forts à la noirceur absolue. Un scénario peut-être meilleur encore que celui de "Angola", en particulier dans la description asphyxiante de la petite ville texane sous la coupe de la haïssable famille des Pragg. Commençant doucement en flashback et avec l'utilisation d'une "voix off" qui évoque aussi bien "Assurance sur la Mort" (une histoire racontée par un mort, ou bien un mort en sursis...) que le travail de Loustal et Paringaux (référence du genre...), "Tyler Cross" atteint un niveau d'intensité hallucinant avec l'affrontement entre Tyler et les Pragg, avant de se perdre un tout petit peu dans une scène de massacre pas complètement crédible à bord d'un train, sans que ces maladroits excès ne gâchent quand même le bonheur du lecteur. A noter, pour la bonne bouche, l'amusante scène narrée du point de vue d'un serpent, trouvaille un peu formaliste certes mais ingénieuse. Il ne nous reste donc plus qu'à espérer que cette série se poursuive longtemps à ce même niveau de qualité...

PS : Un point de détail, Rio Bravo signifie bien sûr en espagnol "rivière en colère" et non "rivière brave" : je me demande juste si Nury a eu la flemme de vérifier son propre espagnol, ou si cette petite erreur est volontaire, caractéristique d'un Américain ne parlant bien entendu que la langue anglaise ?


Undertaker - tome 1 - Le Mangeur d'or
Undertaker - tome 1 - Le Mangeur d'or
par Xavier Dorison
Edition : Album
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 Blood and Guts !, 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Undertaker - tome 1 - Le Mangeur d'or (Album)
Blueberry est mort, vive Blueberry ! Blood and Guts ! Car, sincèrement, impossible de ne pas être sidéré par le graphisme de Meyer, qui reprend à la lettre tous les codes de Giraud, en n'hésitant même pas à les "améliorer" grâce à une technique que l'on peut aller jusqu'à juger supérieure à celle du "maître" (en particulier au niveau de la lisibilité, notablement meilleure du fait de décors élégamment simplifiés...). Mais ce tour de force esthétique - une grande réussite - ne serait rien sans le scénario de Dorison, qui recycle systématiquement des personnalités et des situations qui faisaient le sel des meilleurs Blueberry : il est inévitable de comparer le mélange de cynisme et d'idéalisme de l'"Undertaker" à celui du lieutenant Myrtille, pour conclure qu'on dépasse même ici la simple référence, l'hommage bien senti, et que l'on s'aventure dans une sorte de tentative de résurrection du chef d'oeuvre de notre enfance. Et ça, au final, c'est quand même un peu gênant, non ? D'autant que malheureusement, l'histoire contée dans ce "Mangeur d'Or" n'est pas dénuée de faiblesses, principalement engendrées par le désir assez "post-moderniste" de Dorison d'accentuer l'ambiguïté des comportements de ses personnages, souvent au détriment de la crédibilité psychologique : le lecteur se trouve finalement un peu trop gratuitement malmené entre les sentiments contradictoires qu'il ressentira au gré de situations pas forcément cohérentes, et, du coup, "Undertaker" ne récolte pas tous les fruits de son impeccable réussite formelle. A suivre, bien sûr, pour pouvoir se former une opinion plus claire.


Furari
Furari
par TANIGUCHI Jirô
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

3.0 étoiles sur 5 La liberté de marcher où bon nous semble..., 20 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Furari (Broché)
La lecture de "Furari" chronique paresseuse d'un arpentage systématique de l'ancienne capitale du Japon, Edo (qui devint Tokyo par la suite), pourra séduire profondément les uns et irriter les autres, tant ses qualités et ses défauts sont intrinsèquement liés, voire confondus. Une lecture superficielle de ces 200 pages, contenant ça et là des dessins magistraux de Taniguchi, donnera le sentiment d'un récit délétère, éparpillé, voire fantaisiste, les pas de l'arpenteur à la retraite l'amenant à croiser des animaux auxquels il s'identifie un instant (aidé en cela par un peu de saké, il faut bien le reconnaître !). C'est pourtant dans cette légèreté - qui dialogue avec la poésie traditionnelle japonaise, mais aussi sans doute avec l'art des estampes - que se niche la beauté la plus précieuse de "Furari" : l'opportunité pour le lecteur de ressentir un émerveillement soudain au détour d'une case plus fine encore ou d'un dialogue charmant (moments délicieux de tête à tête d'un couple à la tendre complicité...). Taniguchi ne raconte rien - le grand défi du voyage à Ezochi étant repoussé à un éventuel autre livre (existe-t-il ?) - et n'a même pas grand chose à nous dire à nous, non Japonais, qui ne pouvons sans doute pas apprécier à sa juste mesure le travail minutieux de reconstitution des us et coutumes de l'époque Edo (avec pas mal d'emphase sur la nourriture et la boisson, on reconnaît bien là Taniguchi !). Alors pourquoi a-t-on régulièrement la gorge serrée, les larmes qui viennent aux yeux en tournant ces pages ? N'est-ce pas là l'effet d'une mélancolie véritablement magique qui se dégage de la description patiente - par un véritable artiste - de moments que nous n'avons pas vécus, mais qui résonnent pourtant profondément en nous ?


A la Maison Blanche : l'intégrale Saison 1 - Coffret 6 DVD
A la Maison Blanche : l'intégrale Saison 1 - Coffret 6 DVD
DVD ~ Martin Sheen
Prix : EUR 12,61

5.0 étoiles sur 5 Visionnage obligatoire !, 20 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la Maison Blanche : l'intégrale Saison 1 - Coffret 6 DVD (DVD)
Pour tous ceux - et ils sont bien trop nombreux pour la santé de nos démocraties - que la politique et les politiciens dégoûtent, le visionnage de la première saison de "A la Maison Blanche" devrait être obligatoire : Aaron Sorkin - gloire lui soit rendue ! - nous offre la plus belle, la plus excitante, la plus émouvante des réhabilitations d'une fonction, d'un métier, d'un sacerdoce trop souvent réduits à leurs caricatures dans les media ou pire, dans la vision de l'homme de la rue. Ici, l'équipe du remarquable Président Bartlet - le meilleur "POTUS" dont on puisse rêver, qu'on soit Américain ou non (et du coup le meilleur rôle de Martin Sheen) -, affronte des défis et des dilemmes politiques, moraux, éthiques, juridiques, très techniques souvent (ce qui pourrait être fastidieux mais s'avère électrisant, grâce à la dynamique de la mise en scène, constamment inventive lorsqu'il s'agit de filmer des dialogues complexes sans nous perdre), dont la résolution grandira la démocratie, mais aussi l'idée qu'on s'en fait. "A la Maison Blanche" est une série "hawksienne" - des hommes et des femmes au travail, filmés à toute allure, c'est l'héritage de Hawks, me semble-t-il ? -, rendue explosive par une idée parfaitement géniale de Sorkin : le fameux "walk and talk", ces conversations complexes, hilarantes souvent, débitées à la mitraillette comme dans la screwball comedy de Hawks donc, mais EN MARCHANT à toute allure entre les bureaux et dans les couloirs de la Maison Blanche. Et les scénarios tordus de Sorkin, nourris de conflits et de débats sociétaux réels (Inde et Pakistan, Irak, contrôle des armes, droit des gays, traitement des drogués, etc.), justifient une approche pédagogique souvent remarquable ("qu'est-ce qu'une décision politique et comment la prend-on au sommet de l'état?"), et offrent au téléspectateur ébloui, épuisé et rendu éperdument amoureux de l'intelligence de ces personnages - finalement assez inhabituels dans la fiction -, de véritables petites épiphanies : même si l'on peut trouver cela idéaliste, le moment où Bartlet et son équipe décident, par exemple, d'abandonner les petites tractations mesquines et décevantes avec leurs adversaires Républicains, pour enfin parler d'une voix claire au peuple qu'ils "servent", illustre magnifiquement les espoirs que porte la démocratie et son système électoral tant décrié. Pour cela et tant d'autres choses encore, "A la Maison Blanche" mérite tous les éloges.

PS : Et oui, il y a un cliffhanger fumant à la fin de la saison !


Ogres dieux T02 - demi-sang
Ogres dieux T02 - demi-sang
par Bertrand Gatignol
Edition : Broché
Prix : EUR 22,95

5.0 étoiles sur 5 Le jeu des trônes, 20 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ogres dieux T02 - demi-sang (Broché)
"Demi-sang" (second tome de la série des "Ogres-Dieux" que j'ai lu avant le premier, précisons-le) est l'un des livres les plus formellement impressionnants que j'aie vus depuis longtemps : l'incroyable élégance du dessin, réalisant une synthèse idéale entre les codes du manga et ceux de la ligne claire franco-belge, la beauté graphique de l'utilisation du noir et du gris pour composer des pages à la profondeur, à la complexité et à la lisibilité uniques, la perfection formelle de "l'objet livre" en général, tout cela fait de la lecture de "Demi-Sang" un grand (et rare) moment d'émotion esthétique. Mais bien sûr, ce ne serait rien sans la construction d'un univers aussi original que cohérent (disons une sorte de modernisation des contes de Perrault via "Game of Thrones"), rehaussé par de délicieux intermèdes "historiques", et l'histoire redoutablement machavélique mais éternelle des ravages de l'ambition politique et de la soif de reconnaissance. Bref, une BD quasiment parfaite, à laquelle ne manque peut-être qu'un soupçon de folie pour atteindre la plus haute marche du podium.


XIII, tome 8, Treize contre un
XIII, tome 8, Treize contre un
par William Vance
Edition : Album
Prix : EUR 11,99

3.0 étoiles sur 5 XIII, c'est fini ! (ah, non ?), 15 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : XIII, tome 8, Treize contre un (Album)
"Treize Contre Un" (joli jeu de mots) voit Van Hamme clôturer sa saga XIII : l'identité du super-méchant, numéro I est enfin révélée, et la surprise est totale... même si l'on a le droit de trouver tout cela parfaitement invraisemblable (le twist de trop ?). L'album en lui-même est un peu fastidieux, avec beaucoup de trop de dialogues explicatifs, et des scènes d'action un peu convenues, du style "James Bond de toute la vie"... Notre côté fleur bleue appréciera quand même que XIII et le Major finissent quand même par se déclarer franchement leur amour. Par contre, la scène finale à la Maison Blanche est totalement invraisemblable et ridicule, Sheridan laissant sortir XIII sans faire la moindre tentative pour l'en empêcher (les Services Secrets sont à la porte du bureau ovale, mais visiblement Sheridan préfère proférer des menaces que faire quoi que ce soit...), et clôt "Treize contre Un" de la pire manière qui soit. Et évidemment, et malheureusement, Van Hamme et Vance n'ont pas su résister à l'attrait du succès et de l'argent, et ont ensuite continué leur saga, s'enlisant dans la redondance et la vacuité. Mais c'est déjà une autre histoire...


L'aile brisée
L'aile brisée
par Antonio Altarriba
Edition : Album
Prix : EUR 23,50

3.0 étoiles sur 5 L'aveuglement, 15 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'aile brisée (Album)
En dépit de sa renommée, "l'Art de Voler" ne m'avait finalement qu'à moitié convaincu, principalement à cause du dessin trop appliqué et comme "contraint" de Kim. Je réalise, en refermant cette "Aile Brisée" à la lecture un peu fastidieuse, que c'est surtout la forme de la narration choisie par Altarriba, ce flux continu, uniforme, de scènes, d'informations et même d'émotions, qui coule sans rupture, sans même un véritable remous - alors que certaines situations sont quand même excessivement brutales, voire impressionnantes - qui empêche une véritable adhésion du lecteur à cette chronique complexe de la vie d'une femme du peuple dans l'horreur fasciste, machiste, de l'Espagne de Franco. Le refus - car je ne pense pas qu'il s'agisse d'incapacité, "Moi, assassin" prouvant que Altarriba sait conter des histoires complexes et profondes - de jouer l'émotion, au bénéfice d'une sorte de neutralité cotonneuse, d'une rapidité du passage d'un drame à l'autre, d'une époque à l'autre, déréalise complètement les situations et bride tout véritable attachement à des personnages qui pourtant ne sont pas que symboliques - même s'ils le sont, d'une certaine manière. "L'Aile Brisée" manque de la plus élémentaire respiration, et du coup, il manque aussi de souffle, alors que s'y joue clairement le destin d'une femme et d'une nation, toutes deux asphyxiées par la chape de plomb d'une culture ignoble (car, sans racisme aucun, on ne dit pas assez combien la "culture traditionnelle espagnole" est rétrograde, profondément primitive et brutale) et d'un fascisme abject. Le meilleur du livre tient d'ailleurs dans ces hypothèses, atroces, sur le nettoyage politique effectué par les franquistes dans leurs propres rangs après (longtemps après) leur victoire, le récit possible d'événements que l'histoire officielle de l'Espagne fait toujours mine d'ignorer. Par contre, s'il y a un échec vraiment cuisant dans cette "Aile Brisée", c'est bien le fait que Altarriba n'arrive jamais à traiter ce qui devrait être le "trou noir" le plus vertigineux de l'histoire de sa mère, l'aveuglement de ses proches par rapport au handicap de celle-ci : il y avait là le plus beau sujet qui soit, mais l'auteur n'a visiblement pas su comment l'approcher, se contentant d'en faire un élément un peu anecdotique en début et fin du livre, alors que le plus grand mystère résidait sans doute là.


Les cafards: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
Les cafards: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
par Jo Nesbø
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

3.0 étoiles sur 5 Bangkok pour les nuls, 15 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les cafards: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole (Poche)
Second livre de Nesbø pour moi, second volume de la saga Harry Høle, et déjà une petite déception par rapport à "l'Homme Chauve-Souris" : si l'on retrouve avec grand plaisir l'écriture vigoureuse de Nesbø, l'humour sec et le profil atypique (... enfin, pas tant que ça, le flic déglingué et obsessionnel est quand même devenu un must du polar scandinave, me semble-t-il...) de l'Inspecteur Harry (ha ha ha), ainsi que la découverte des bas fonds d'un autre pays exotique - la Thaïlande après l'Australie, pourquoi pas ? La pédophilie avérée des Scandinaves mêlée à la corruption endémique des Thaïs est un bon contexte pour un polar... -, il n'y a plus ici le sentiment de fraîcheur, de nouveauté qui illuminait le premier roman de la série. On est même au contraire en plein mécanisme ultra-classique du polar contemporain (ou éternel?), entre intrigue trompeuse, personnages malsains, tueur sadique nous offrant notre portion congrue de violence brutale, et dissémination subtile des indices révélateurs au long du livre jusqu'à une révélation finale qui n'en est pas complètement une heureusement (le fait que l'on puisse avoir deviné l'identité du coupable me semble plutôt un gage de vraisemblance, on évite ainsi le coup du "twist final" qui commence à être vraiment usé...). On notera que le peu d'originalité des "Cafards" se niche plutôt dans la complexité des montages "financiers" au cœur de l'intrigue - sans doute une conséquence de l'éducation de Nesbø - plutôt que d'une quelconque tentative de dépasser les clichés habituels sur Bangkok (le sexe, la chaleur, les codes de comportement), ce qui est un peu dommage, Nesbø passant à côté de l'occasion de nous faire une autre visite en profondeur de l'histoire du pays, comme il l'avait fait avec l'Australie. On ne niera pas par contre que la lecture des "Cafards" est très addictive, et donc que, sur ce point au moins, le contrat avec le lecteur est parfaitement rempli.


House of Cards - Saison 4 [DVD + Copie digitale]
House of Cards - Saison 4 [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Kevin Spacey
Prix : EUR 25,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Chute dans la banalité, 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : House of Cards - Saison 4 [DVD + Copie digitale] (DVD)
La quatrième saison de "House of Cards" sera donc celle qui marquera la chute (définitive ? ) dans la banalité et le n'importe quoi d'une série qui avait pourtant démarré excellement sous l'égide de David Fincher. Car il est clair que les scénaristes ne savent plus vraiment quoi faire pour prolonger une série qui n'aurait sans doute pas dû dépasser les 3 saisons : changement de cap brutal en milieu de saison lorsque Francis et Claire redeviennent alliés après une guerre d'une violence extrême, intégration croissante dans l'intrigue d'événements d'actualité (cette fois l'EI...), détournés politiquement avec une maladresse assez énervante - soit un point qui distingue douloureusement "House of Cards" de ce qui devrait être son modèle, "The West Wing"-, et surtout véritables stupidités dès que la série s'aventure sur le terrain de la vie sentimentale de ses personnages : entre le nouveau ménage à trois des Underwood ou la romance de Doug avec la veuve de l'une de ses victimes, difficile de décider ce qui est le plus embarrassant ! L'accumulation d'invraisemblances devient quant à elle progressivement risible : la récupération magique de Frank après sa greffe du foie, le tête à tête Claire / Petrov, l'importance croissante d'une first lady qui peut postuler à la vice présidence, etc. Chaque épisode semble enfoncer plus encore la série dans un gigantesque "WTF?"... Pour patienter jusqu'à la fin, qu'on espère proche (l'enquête sur les Underwood progressant rapidement, et un peu trop facilement d'ailleurs...), il ne nous reste que quelques résurgences ça et là de l'intensité jadis incandescente d'un Kevin Spacey fatigué et empâté, et une ou deux intuitions encore valides : le Big Data comme instrument politique ou l'utilisation de la menace terroriste à des fins totalitaires... C'est peu !


Les Enquêtes du Département V : Délivrance
Les Enquêtes du Département V : Délivrance
DVD ~ Nikolaj Lie Kaas
Prix : EUR 14,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une bouteille à la mer de P., 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Enquêtes du Département V : Délivrance (DVD)
Au troisième volet de la "série" de films tirés des romans de Jussi Adler-Olsen, il était temps de modifier légèrement la formule qui avait déjà donné deux jolies réussites dans le genre très à la mode du polar scandinave cérébral et sépulcral. On change donc ici de réalisateur (bienvenue à Hans Petter Moland, inconnu de nos services), mais également de concept : finies les enquêtes en catimini de nos deux héros déprimés et décalés, qui se plongent dans un passé glauque que nul ne veut revoir surgir, et place à un suspense plus habituel, la traque par tout l'appareil policier danois d'un serial killer particulièrement retors. Plus classique donc, "Délivrance" explore un thème qui fait un peu peur, celui de la foi et de ses dérives lorsque la part sombre de l'humanité y fait son nid : on craint la leçon "à l'américaine", et de fait, le final peut laisser croire malheureusement que le nihilisme désespéré de Carl est entamé par sa rencontre avec "le fils de Satan", et par le spectacle du réconfort apporté par le rituel religieux (je préfère personnellement plutôt me souvenir des échanges hilarants sur la croyance entre Assad et Carl...). Ce léger bémol à part, "Délivrance" s'avère une réussite totale, avec une mise en scène plus ample, un rythme plus lent encore, une sorte de retour paradoxal à la lumière... et surtout un personnage absolument magnifique de "méchant", qui tire vraiment le film vers le vertigineux, vers l'insoutenable à plusieurs reprises, et marquera durablement nos mémoires. Avec son soupçon d'humour en plus, avec plus d'humanité aussi, tout en donnant paradoxalement un nouveau tour de vis dans l'horreur, "Délivrance" est enfin le chef d'oeuvre du thriller scandinave qu'on attendait au cinéma. Le fait qu'il soit sorti dans nos contrées en DTV n'en est que plus incompréhensible...


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