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Contenu rédigé par Polo
Classement des meilleurs critiques: 529
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Commentaires écrits par
Polo "polopicolo" (France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

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The Fourth Bear: A Nursery Crime
The Fourth Bear: A Nursery Crime
Prix : EUR 9,70

5.0 étoiles sur 5 A hurler de rire, 11 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Fourth Bear: A Nursery Crime (Format Kindle)
Une fois de plus, Jasper Fforde démontre qu'il est tout simplement un génie. Non seulement il est capable de faire rire (le Gingerbread man est un tueur psychopathe, Boucle-d'Or enquête sur un concours de concombres géants, Punch and Judy sont des voisins insupportables, etc.) mais en plus il se paie le luxe de nous servir une intrigue assez palpitante.
Car oui, le monde créé par Fforde est délirant, mais il est tellement cohérent et on entre tellement dedans la tête la première qu'on se passionne immédiatement pour toute l'histoire de fond, aussi dingue soit-elle. Et c'est encore plus vrai dans ce Fourth Bear que dans d'autres romans de l'auteur (notamment le précédent et déjà très bon Big Over Easy). Une fois de plus, on sent que l'écrivain s'est amusé en utilisant les clichés des romans policier/d'espionnage, mais tout en les critiquant, de telle sorte qu'on accepte les facilités scénaristiques simplement parce qu'elles sont l'essence-même du livre.
En plus d'être génial dans la forme et prenant dans le fond, le livre glisse aussi un message de tolérance et d'écologie, parlant de la stigmatisation des minorités. Peut-être un peu simpliste, mais malheureusement toujours aussi nécessaire.
Encore un coup de maitre pour le grand Jasper Fforde.


Mémoire de mes putains tristes
Mémoire de mes putains tristes
par Gabriel Garcia Marquez
Edition : Broché
Prix : EUR 5,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Moins foisonnant, toujours touchant, 3 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoire de mes putains tristes (Broché)
Voilà un Garcia Marquez un peu mineur dans sa forme, plus court, plus ramassé, moins foisonnant, moins impressionnant que les autres. Et pourtant, il y a beaucoup d'émotions qui transpire de ce court roman/longue nouvelle.
Le format est parfait pour une lecture d'une traite, vivement recommandée pour s'immerger dans l'univers toujours aussi fort du Colombien. Il s'agit de son dernier livre, écrit alors que l'auteur se savait malade. Et le voilà qui aborde frontalement le sujet de la fin de la vie, d'un bilan sur ce qui nous a construit, ce qui nous définit, mais aussi notre rapport à l'amour et au sexe. Le personnage principal, un vieil auteur raté de 90 ans, n'est jamais tombé amoureux et a toujours payé pour avoir des relations. Pour son anniversaire, il décide de s'offrir une jeune vierge de 14 ans. Ce qui aurait pu être un Lolita sud-américain en est en fait l'antithèse. Derrière le désir physique, Marquez questionne l'amour, l'engagement et le paraitre. Il nous présente la vie et ce qu'on en fait.
Derrière ces souvenirs, on y trouve beaucoup de mélancolie, de regrets, et inversement peu de remords. On croise ainsi un vieil homme certain de ne pas avoir mal vécu, mais tout aussi sûr de ne pas avoir assez vécu. Le voilà qui s'éveille à la vie alors qu'il atteint ses 90 ans. Il y a là quelque chose de très beau mais aussi d'infiniment triste, qui secoue pas mal.
Les amateurs de Garcia Marquez regretteront peut-être le foisonnement de détails qui constitue d'habitude la marque de fabrique de l'auteur. Inversement, on peut même s'émerveiller que, pour son dernier livre, il nous ait livré une nouvelle facette de son écriture, plus proustienne dans sa façon d'aborder le souvenir, mais en plus chaleureux. Un livre moins marquant que d'autres signés de cet auteur, mais malgré tout très fort.


Ok Computer - Oknotok 1997 - 2017
Ok Computer - Oknotok 1997 - 2017
Prix : EUR 10,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 OkNotnotok, 26 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ok Computer - Oknotok 1997 - 2017 (CD)
20 ans que les coups d'accélérateur de Airbag ont raisonné pour la première fois dans mes oreilles, et je me souviens encore de l'emballement immédiat et de la force profonde qui m'ont embarqué dans Ok Computer, sans doute le meilleur album des années 90 et peut-être un peu plus encore.
Faut-il encore présenter Ok Computer? Sans doute pas. Voilà un album qui a simplement redéfini la pop. En gardant une apparente simplicité dans ses mélodies, Radiohead (alors auteur du cultissime single Creep et d'un sublime et mésestimé album de rock-ballad the Bends) redéfini la complexité de la construction des morceaux, sublime les arrangements, pond tubes sur tubes tout en livrant un véritable album avec un début, un milieu et une fin, porté par des guitares incisives, une voix hors du commun et déjà quelques bidouillages électro. Aujourd'hui encore, le plaisir d'écoute n'a pas disparu.
Pour les fans, la question est sur la partie Notok, c'est-à-dire les 11 titres qui ne sont pas rentrés sur l'album. 8 des chansons sont déjà bien connues des fans (titres présents sur les EP et singles de l'époque) et les 3 premiers titres sont des découvertes. I promise et sa monté sans fin (qui n'aurait pas dépareillé sur the Bends), Man of war la chanson la plus jamesbondienne de Radiohead (bien plus que son Spectre sorti il y a quelques années) et Lift dans une veine pop superbement réussie. Voilà pour les inédits. Pour les autres, on alterne entre ballades britpop à la the Bends et des morceaux basés sur les atmosphères et des rythmiques plus complexes. Ces onze morceaux complémentaires (très beaux) forment un portrait fascinant d'un groupe qui, maitrisant les codes la pop, s'apprête à les éclater pour les redéfinir et changer définitivement le paysage musical. En comparaison, les morceaux d'Ok Computer paraisse plus que jamais comme la grande rupture de la pop-rock des années 90, après des années de domination grunge et britpop. Première grande rupture créée par Radiohead avant un Kid A non moins décisif.
Des 12 titres initiaux aux 11 complémentaires, tout est superbe ici. Seul bémol, l'absence du livret d'origine qui aurait été bienvenu pour les nouveaux acquéreurs d'Ok Computer. Il n'en demeure pas moins que voilà un double-album collector pas vendu à 90€ comme trop de collectors à ce jour, et c'est déjà notable... Radiohead en pleine recréation de la musique.


Weathering (CD Digifile - Tirage Limité)
Weathering (CD Digifile - Tirage Limité)
Prix : EUR 17,73

4.0 étoiles sur 5 Pas novateur mais frais, 23 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Weathering (CD Digifile - Tirage Limité) (CD)
Découverts par hasard sur Radio Perfecto, voilà une jolie petite claque venue de l'est de la France. Pourtant, à l'écoute des chansons qui composent cet album, rien de bien nouveau, juste du rock comme on en entend depuis des années.
Seulement, le rock, quand il est joué avec les tripes et qu'il est bien joué, c'est toujours enthousiasmant. Et là, c'est bien jouissif, un peu comme Oasis de Definitely maybe (et d'ailleurs on pense beaucoup à Oasis en écoutant cet album), ou la déflagration Arctic Monkeys de Whatever people say, les Last Train ne sont pas en train de redéfinir le rock, ils sont juste en train de montrer à quel point, quand il n'est pas joué par des dinosaures dans un stade, le rock est toujours aussi vivifiant. Pas nouveau donc mais déjà pas mal.
Et puis, sous un premier aspect très Oasis, on se rend aussi vite compte que Last Train est aussi très américain, orienté vers le stoner rock et le garage rock, comme le Black Rebel Motorcycle Club du premier album, voire une légère influence de Seattle. Bref, la copie américaine d'Oasis viendrait donc de France.
Bref, un vent de jeunesse dont on espère qu'il ne faiblira pas avec le temps. En attendant, sans nouveauté, voici un groupe qui fait un bien fou!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2017 1:03 PM MEST


Les producteurs
Les producteurs
par Antoine Bello
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fake news, 20 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les producteurs (Poche)
Dans une époque qui se nourrit de fake news pour faire élire des populistes, la trilogie de la falsification d'Antoine Bello est à la fois indispensable et trop gentille.
Trop gentille, trop simple, parce que Bello, quand il a écrit ses livres, voulait montrer un visage positif de l'humanité, un caractère résolument optimiste quant à notre capacité à nous émerveiller pour des histoires. Ce dernier volume en est une illustration parfaite: plus que les précédents, il baigne dans un rayon d'optimisme et d'humour. C'est un vrai plaisir de lecteur, mais cela peut paraitre un peu faible au regard de la réalité.
Mais c'est aussi un livre indispensable. Indispensable dans la façon dont l'auteur démonte la mécanique médiatique et notre rapport aux informations, à l'Histoire et d'une manière globale à la vérité. Indispensable, car il montre que ce qui est soit-disant factuel fait en réalité appel à notre subjectivité en permanence. En avoir conscience semble aujourd'hui indispensable, notamment à l'ère du numérique où les phénomènes sont amplifiés et accélérés.
Après un premier volet réussi, un deuxième en demi-teinte, voilà un livre qui vient conclure magnifiquement une trilogie intelligente, quoique simpliste par moments (dans le fond mais aussi dans la forme). Un petit plaisir de lecture pour l'été qui permettra de faire réfléchir autant que de s'amuser.


Le Vicomte de Bragelonne tome 3
Le Vicomte de Bragelonne tome 3
par Alexandre Dumas
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

5.0 étoiles sur 5 Du temps qui passe, 14 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Vicomte de Bragelonne tome 3 (Poche)
En finissant la trilogie des mousquetaires, on prend conscience du chemin parcouru.
D'abord, celui parcouru par nos héros: d'Artagnan n'est plus le jeune homme fougueux et volontaire des débuts, mais un homme intelligent et sûr de ses opinions même face au roi; Athos que l'on a connu bon vivant est un sage, père de famille prêt à tout pour son fils; Porthos le géant increvable est symbole de la bonté devenue naïveté à la Cour du roi; Aramis le charmeur est en fait un manipulateur. Il y a aussi le chemin parcouru par Louis XIV, fils d'un Louis XIII trompé par sa femme dans les Trois Mousquetaires, jeune roi devant fuir son palais dans Vingt après, amoureux transi et personnage effacé dans les premiers chapitres de ce Vicomte, il est devenu le monarque absolu que l'on connait.
Les valeurs de l'héroïsme, de l'honneur et du courage qui étaient tant vantées au début de la trilogie se sont effacées au profit de la duplicité, des combines douteuses et des intrigues, sous l'égide d'un roi qui les favorisa. La trilogie des mousquetaires est en cela un signe du temps qui passe. Les personnage du roman et ce qu'il advient d'eux à la fin du livre en sont les témoins éclatants.
Alors bien sûr, une nouvelle fois, on se laisse emporter dans les chevauchées de nos héros, on rit avec eux, on tremble avec eux, on se laisse emporter par le souffle épique des batailles, mais aussi on les contemple comme des personnages ayant évolué, on découvre comment ils s'adaptent (ou non) aux changements de leur époque. Et c'est nouveau, on pleure avec eux. Impossible de ne pas parler de l'émotion qui se dégage de ce livre et pourtant impossible de trop en dire sous peine de gâcher le plaisir des lecteurs.
Voilà un grand œuvre qui s'achève ici et qui, sous couvert d'un plaisir littéraire immense de livre d'aventures, nous cultive et nous émeut.


Oui
Oui
Prix : EUR 16,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Simplement son meilleur, 12 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oui (CD)
Camille nous a fait patienter pour ce nouvel album, et c'est tant mieux.
Après quatre albums très réussis chacun dans leur genre, mais qui pouvaient parfois souffrir de quelques lacunes (un Sac des filles un peu classique, un Fil et Ilo Veyou qui contiennent des chansons un peu bouche-trou et un Music Hole parfois un peu démonstratif), Camille nous a fait l'aimer et nous a donné envie de découvrir de nouveaux territoires. Et ce nouveau territoire, c'est un Ouï, disque court et pourtant terre sublime et accueillante, car par son dépouillement et son concision, l'album n'offre rien de trop.
L'album est comme toujours porté par la superbe voix de l'artiste, ou plutôt les voix tant elle sait jouer sur plein de registres, mais aussi des rythmiques, mi rythmiques de peau, mi-rythmiques électroniques. Les styles musicaux sont variées, allant de la chanson traditionnelle régionale à l'électro (parfois dans la même chanson, comme Les loups, sorte de Tri Yann électro). Camille n'a pas voulu faire un album conceptuel, elle n'a pas voulu faire de chansons maniérées, elle a juste voulu faire de bonnes chansons et ça lui réussit bien.
Enfin, il y a les textes et les sonorités. Allégories et jeux de mots (notamment sur Je ne mâche pas mes mots), allitérations (excellent Lasso), Camille se permet même de réussir dans des genres pourtant bien casse-gueules comme la chanson écolo (Twix) et la chanson hommage au père disparu sans tomber dans le pathos (Fille à papa). Mais on pourrait bien citer toutes les chansons tant elles sont toutes prenantes dès les premières mesures de l'excellent Sous le sable (peut-être un des meilleurs titres de l'album).
Bref, voilà un album ramassé mais qui parle directement au cœur, où la chanteuse se fait envoutante, lascive, incisive, sensuelle, positive et inventive, sans se cacher derrière de grands concepts. Un album qui fait la somme de tous les précédents en n'en gardant que le meilleur. Une réussite!


Oui (Deluxe) [Import allemand]
Oui (Deluxe) [Import allemand]
Prix : EUR 39,53

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Simplement son meilleur, 12 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oui (Deluxe) [Import allemand] (CD)
Camille nous a fait patienter pour ce nouvel album, et c'est tant mieux.
Après quatre albums très réussis chacun dans leur genre, mais qui pouvaient parfois souffrir de quelques lacunes (un Sac des filles un peu classique, un Fil et Ilo Veyou qui contiennent des chansons un peu bouche-trou et un Music Hole parfois un peu démonstratif), Camille nous a fait l'aimer et nous a donné envie de découvrir de nouveaux territoires. Et ce nouveau territoire, c'est un Ouï, disque court et pourtant terre sublime et accueillante, car par son dépouillement et sa concision, l'album n'offre rien de trop.
L'album est comme toujours porté par la superbe voix de l'artiste, ou plutôt les voix tant elle sait jouer sur plein de registres, mais aussi des rythmiques, mi rythmiques de peau, mi-rythmiques électroniques. Les styles musicaux sont variées, allant de la chanson traditionnelle régionale à l'électro (parfois dans la même chanson, comme Les loups, sorte de Tri Yann électro). Camille n'a pas voulu faire un album conceptuel, elle n'a pas voulu faire de chansons maniérées, elle a juste voulu faire de bonnes chansons et ça lui réussit bien.
Enfin, il y a les textes et les sonorités. Allégories et jeux de mots (notamment sur Je ne mâche pas mes mots), allitérations (excellent Lasso), Camille se permet même de réussir dans des genres pourtant bien casse-gueules comme la chanson écolo (Twix) et la chanson hommage au père disparu sans tomber dans le pathos (Fille à papa). Mais on pourrait bien citer toutes les chansons tant elles sont toutes prenantes dès les premières mesures de l'excellent Sous le sable (peut-être un des meilleurs titres de l'album).
Bref, voilà un album ramassé mais qui parle directement au cœur, où la chanteuse se fait envoutante, lascive, incisive, sensuelle, positive et inventive, sans se cacher derrière de grands concepts. Un album qui fait la somme de tous les précédents en n'en gardant que le meilleur. Une réussite!


Le Vicomte de Bragelonne tome 2
Le Vicomte de Bragelonne tome 2
par Alexandre Dumas
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

4.0 étoiles sur 5 Historique!, 9 juin 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Vicomte de Bragelonne tome 2 (Poche)
Une grosse baisse de rythme dans le Vicomte, voilà le ressenti que l'on a en lisant ce deuxième tome de la fin de la trilogie des Mousquetaires. Oui, c'est vrai. Nous voilà loin des aventures rythmés ayant permis le rétablissement de la monarchie anglaise dans le premier volume. Ici, il est question d'intrigues de cour et d'histoires d'amour (entrecoupées par une avancée fondamentale sur le futur d'Aramis).
Heureusement Dumas est un spécialiste des intrigues, et ses histoires d'amour sont en fait de véritables intrigues amoureuses. Il faut accepter de couper avec nos héros (qui ne se sont toujours pas trouvés réunis une seule fois depuis le début de l'histoire) et se laisser porter par le rythme de la Cour de France. Car dans ce tome, ce ne sont plus les mousquetaires ni Bragelonne qui sont les personnages principaux, ici le personnage central n'est autre que Louis XIV. Et sous couvert de suivre ses histoires d'amour, c'est son pouvoir naissant qui est décrit.
On prend alors conscience que la trilogie des mousquetaires est véritablement un roman historique d'ampleur démontrant l'évolution de la France qui passe d'une royauté divisée (Richelieu face à la la royauté dans le premier volume) à une monarchie absolue (Louis XIV dans le Vicomte instaure un respect autour de lui qui tranche avec la légèreté de son père) en étant passée par une phase de fracture civile (la Fronde, Mazarin, la Régence dans Vingt ans après). Dans le Vicomte, plus de méchants increvables comme Milady ou Mordaunt ni de grands coups d'éclats, tout est sournoiserie, coups bas et complots: le roman comme miroir des temps?
Ce volume, quoique lent, retranscrit à merveille l'évolution de la monarchie (et en creux celle du pays) et permet de faire ressentir (en comparaison avec les précédents tomes des mousquetaires) comment Louis XIV devint le roi que l'on connait. Dumas, meilleur prof d'histoire que je connaisse!


Le Vicomte de Bragelonne, Tome 1 :
Le Vicomte de Bragelonne, Tome 1 :
par Alexandre Dumas
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Dumas au long cours, 22 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Vicomte de Bragelonne, Tome 1 : (Poche)
Les Trois Mousquetaires est une œuvre fondamentale de la littérature d'action, véritable clef du roman-feuilleton. Sa suite, Vingt Ans Après, est une réussite encore plus impressionnante, où les arcs narratifs s'emboitent parfaitement, dans un récit au rythme enlevé riche en rebondissements et en actions, laissant peu de place à la respiration, pour mieux emporter le lecteur. Mais plutôt que de continuer dans cette veine, Dumas et Macquet proposent avec le Vicomte de Bragelonne une oeuvre où le rythme est plus lent.
Attention! Ca reste du Dumas, et de l'action, dans cette première partie, il y en a. Des arcs narratifs superbement emmenés, il y en a toujours. Et ils sont d'autant plus finement menés que l'action s'est ralentie au profit d'un approfondissement des personnages. L'âge de nos héros joue, bien évidemment, et l'on sent que D'Artagnan n'est plus ce jeune homme naïf du premier volume, mais un homme désabusé quoique toujours volontaire. Athos est plus que jamais le sage homme résolu et symbole d'une époque où l'honneur et la vérité étaient la base des gentilshommes, alors que Louis XIV et sa cour sont menés par la duplicité. Aramis et Porthos ne sont pas très présents dans ce premier volume, mais leurs rôles semblent troubles (surtout pour le premier). Et Louis XIV apparait comme un personnage à part entière, un jeune garçon en passe de devenir un homme, s'émancipant de Mazarin pour devenir un roi (on ne sent pas encore le monarque absolu). Enfin, Raoul et son entourage (de Guiche, de Wardes, etc.) sont les représentants de la nouvelle génération, de ce qui constituera la Cour du Roi.
Il est autant question de ces personnages qu'il est question de leurs actes, et les auteurs ont à cœur de nous les faire vivre devant nous. Il n'est plus question de nous faire virevolter les épées en tout sens (un peu quand même), mais de montrer les intrigues qui créent le pouvoir. Car c'est ainsi que se bâtit Louis XIV, et le Vicomte, plus encore que les précédents volumes, est plus que jamais un roman historique, dont la forme épouse parfaitement le fond.
Vite la suite!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2017 10:19 AM MEST


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