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Classement des meilleurs critiques: 65.325
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* * * Nikkö * * * "Oderint, dum metuant ! ! !" (GRENOBLE city (ville morte) - FRANCE -)

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Prix : EUR 13,24

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 BLACKRAIN "Released", 26 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Released (CD)
Bon et bien nous y voila. Je reconnais avoir mis un certain temps avant de me décider à chroniquer ou pas le nouvel album des BLACKRAIN. C’est finalement, peut être, l’unanimité des chroniques dithyrambiques faites autour de l’album qui va poussez mon esprit frondeur à apporter un léger contrepoint et bémol à cette cohorte d’éloges et de louanges en tous genres. En tout les cas ce qui est une certitude, c’est qu’il y a une grande impatience quant à la sortie de cet disque, et ce, pas uniquement au niveau de l’hexagone mais également internationalement. Beaucoup sur les réseaux sociaux ne se lassent pas de piaffer d’impatience quant à la sortie de ce nouveau BLACKRAIN…

BLACKRAIN étant des plus connu, je ne ferais pas comme souvent, à savoir une courte bio du quartet. Il est bon de noter que j’ai connu le groupe assez tardivement. En effet, c’est en 2008 sur la compilation « Glamnation Vol.3 » éditée par le label Demondolls Records (au coté des très bon BASTARDZ, TRASHCAN DARLINGS ou autre HOLLYWOOD TEAZSE) que j’ai découvert et de suite adoré les BLACKRAIN. Là, j’ai flashé sur le groupe et après des recherches et être tombé sur leur Myspace, j’ai eu la surprise de voir qu’en plus ils étaient Français et de ma région de surcroit. L’Ep « Innocent Rosie » venant de sortir, je l’ai immédiatement commandé au bassiste et cela a été une révélation: du « Sleaze in your face » à la CRASHDÏET ! ! ! Il me semble me rappeler que c’est moi qui avais appris au groupe leur présence dans cette compil, ce qu’il ignorait totalement puisque leur maison de disque avait eu la délicatesse de ne pas les en informer.
Après avoir vu plusieurs fois le groupes sur scène, et acheté les différentes versions de tous leurs précédents albums, me voici avec leur 5ème disque entre les mains (et les oreilles bien entendu).

Après s’être libéré d’une partie de son ancien staff, qui visiblement en avait fait Sa chose en contrôlant quasiment tout les aspects du groupe, une nouvelle époque émerge enfin pour nos quatre Français. Afin de les aider à concevoir ce nouvel opus, les Haut-Savoyards on décidé de pledgé une partie du financement de la conception de l’album (le reste étant à la charge des musicos). Cela leur a permis, je pense, non seulement de réaliser leur objectif mais en plus de se rendre compte de l’attente générée par le groupe et de sa cote de popularité toujours aussi impressionnante… en somme de renforcer et conforter leur confiance et leur hargne face à leur avenir musical.

Tout d’abord, l’album est produit par le célèbre Jack Douglas que l’on ne présente plus. D’autre part BLACKRAIN étant en perpétuelle évolution musicale au fil de ses albums successifs, le groupe s’est aujourd’hui bien éloigné de ce Sleaze Metal pêchu qu’il proposait à ses débuts. Nous somme plus aujourd’hui dans un registre Hard U.S. de qualité. Qui plus est, BLACKRAIN a cette faculté propre à nous proposer des albums variés d’où émergent pleins d’influences diverses, et bien peu de groupes en sont capables ; surtout avec une telle qualité.
Pour être franc, ce que je suis au demeurant, je peux avouer qu’à la première écoute j’ai été déçu par l’album. Pourquoi ? Je ne saurais pas l’expliquer moi-même : nostalgie de l’époque Sleaze Metal, les compos ??? En tout les cas après plusieurs dizaines d’écoutes, cette déception s’est en grande partie « évaporée » au fil des auditions successives.
D’emblé on note que la qualité du son est très bonne et puissante. Le groupe semble avoir trouvé ses marques niveau production tout autant que son identité sonore. Peut-on parler de son BLACKRAIN ? Peut être, c’est bien là tout le mal que l’on peut leur souhaiter. Inutile de parler de pochette, fort réussi au demeurant, et du groupe bien moins « overlooké » depuis son émancipation vis-à-vis de l’ancien Management. Le cd en lui même est sublimé par le très joli graphisme créé par la célèbre Designer, Madeline.

« Back in Town » a le privilège d’ouvrir les hostilités avec sa « charge » à la basse. Pour le coup ont est sur un registre assez Sleaze avec un morceau qui n’est pas sans rappeler un certain « Rock n Roll Is Dead… » de l’album « License To Thrill ». Pêchu, guitares agressives et refrain fédérateur sont au rendez vous… ça claque, et c’est bon.
« Mind Control » morceau au tempo medium s’énerve lors des refrains et est emmené par une rythmique de guitare simple et efficace. On se rend compte sur cette chanson, entre autre sur sa fin, des progrès effectués par Swan niveau chant et de la tenue des notes et de la facilité qu’il acquiert à moduler sa voix et à nous proposer une tessiture des plus remarquable. A noter que sur aucune chanson il ne monte autant dans les aigus comme il le faisait auparavant ; ce coté moins démonstratif apporte un coté plus posé et plus mature au groupe je trouve.
Titre plus moderne, « Killing Me » est assez sympa avec le rouleau compresseur de la batterie de Franck qui s’en donne à cœur joie avec sa double grosse caisse. On y retrouve une ambiance comme sur certains morceaux des très bon Suédois de DISTORDED WONDERLAND.
Très joli début que celui de « Run Tiger Run », avec un début au clavier, simple (à la Jeux Interdits) mais très bien amené et qui se trouve renforcé par l’apport de discrètes percussions. Le refrain claque bien et est super entêtant sur ce morceau électro-acoustique qui pète bien. Seul le début du solo de guitare ne m’emballe pas plus que cela car il casse, je trouve, l’ambiance de la chanson mais par contre fini en beauté. Un titre de qualité dans la lignée d’un croisement entre un certain GREAT WHITE et les DUST BOWL JOKIES.
« Puppet on a String » à un coté plus consensuelle et est plus glamisant dans sa conception… il fait partie de ces titres qui me laissent un peu sur ma faim. Ce titre ne me parait pas assez aboutie, il ya de l’idée mais n’a pas été exploité à fond pour moi. Dommage car le solo de guitare est des plus réussi.
Très joli entame de chanson pour « Words Ain’t Enough », un tempo medium bien sympa. Encore un morceau efficace qui a sa propre ambiance et identité. Une franche réussite de l’album avec encore un solo de guitare plein de feeling et totalement dans la lignée de la chanson.
« Eat Out Alive » avec son intro typé cirque nous offre une ambiance qui m’a fait penser à la tournée « Carnival of Sin » de MÖTLEY CRÜE et à leurs entames de concert. Morceau pêchu mais qui ne m’a qu’à moitié convaincu. Le groupe aurait peut être eu tout à y gagner que de plus pousser la chanson dans le délire Cirque Malsain… j’ai eu un peu l’impression que le morceau hésite entre un classicisme de bon aloi et une originalité débridée… dommage sur ce coup la de ne pas avoir fait un peu plus basculer la chanson dans un coté plus sombre et plus emprunt de folie.
Le morceau suivant est une balade, « Home » qui me parait sans grand intérêt. Je préfère de loin dans ce registre les « No Forever » ou autre « Shining Down on You » du groupe. Pour moi ce morceau n’a pas d’âme et est neutre… ce qui est dommageable pour une ballade qui est censé être chargée en émotions et emprunte de feelings. On retiendra la guitare lead qui a un coté très « Slashien ».
« For Your Love » est un tempo medium et par la même occasion une reprise des YARDBIRDS. Ne connaissant pas l’original voilà très exactement mon ressenti : titre assez classique dans sa conception : gros refrain, bonne rythmique. Le seul léger bémol c’est peut être son manque d’originalité justement quant aux refrains, mais hormis cela il reste une bonne chanson très agréable à écouter (surtout lors du break qui est un des points d’orgue du titre) et remise au gout du jour par les BLACKRAIN. J’eu préféré en reprise du même groupe un titre comme « Heart Full of Soul » ou le très inspiré par les BEATLES « Shapes of Things ».
Le titre suivant, « Fade to Black » avec son entame au piano digne d’un « Time for Change » ou « Home Sweet Home » de la Sleaze Patrol, j’ai nommé MÖTLEY CRÜE, n’est pas vraiment une ballade mais plus un tempo medium de qualité. Très bon refrain, très bon solo, un bon morceau magnifié par les discrètes touches de piano. Dans l’esprit d’un « Heart Screams » sur un précédent album du groupe.
Le titre suivant est le titre festif par excellence, avec une rythmique très glam, des « whooo oooh oooh » de rigueur. « Electic Blue », puisque c’est de lui dont il s’agit, est simple mais efficace… un très bon morceau qui devrait faire merveille sur scène. On est dans une ambiance digne de certains groupes tels les SUPERGROUPIES et leur Power Pop/Glam ou l’album « No Regrets » des HARDCORE SUPERSTARS.
Début de chanson avec une ambiance voulue un peu glauque pour « Rock my Funeral » avec son vent, ses vieux violons lancinants (dans le style d’un « Russian Fields » de SMACK). Par contre, rapidement, la chanson évolue d’une façon bien plus guillerette et enjouée avec une rythmique de batterie très glam. Un des meilleurs morceaux de l’album assurément, c’est le « Talk Dirty to Me » des BLACKRAIN.
Le dernier titre fait irrémédiablement penser à ce genre de chansons dont raffolent les américains dans leur Talk Shows : piano, violon, le tout saupoudré de cœur Gospel… à la sauce « My Way » en quelques sortes. N’étant pas friand du tout de ce type de morceau, je n’accroche pas. Par contre il est certain que d’aucuns le trouveront très à leur gout.
C’est sur ce 13ème titre que se finit l’album… en fait non, car il ya un « hidden track » très sympa où le groupe remercie certains des pledgers en musique. En effet, une des catégories du Pledge permettait d’avoir son nom dans les remerciements du booklet et également en chanson. C’est une très bonne idée, car de plus, cela permet de gommer l’impression de distance que le groupe semblait avoir instauré avec son public (du en grande partie à l’ancienne politique Marketing pilotée en haut lieu).
Pour les heureux pledgers, dont je fais parti, un lien a été fourni pour uploader 2 titres bonus supplémentaires.
Le 1er de ces bonus est « True Survivors » un très bon titre agrémenté de petites fantaisies musicales à l’aide d’une flute de Pan (à la Gheorghe Zamfir). Un titre qui envoie bien tout en étant original… bien sympa ce mélange exotique de la flute de Pan et d’une rythmique de batterie sonnant très électronique. Un titre, qui fort à parier, devrait faire réagir les foules en concert: Action ! ! !
Le dernier des bonus est le titre composé en hommage à une pledgeuse (qui avait eu droit à la composition d’un morceau en son honneur). Ici il s’agit de « Jenny Jen » un très bon cru qui parle et remercie par la même occasion une fan qui suit le groupe depuis ses débuts et qui avait pledgé cette catégorie. Morceau simple et efficace qui colle bien à cette personne pour le peu que j’en connais (fan de BON JOVI, STEEL PANTHER… et de Glam Metal en général). Un bel hommage et un bon morceau… que demander de plus ??? « Jenny was made for Rock ‘n Roll, and we were made to rock her soul” … classe, tout est dit ! ! !

Pour résumer, encore un très bon album des Frenchies, avec beaucoup de qualités et de rares défauts. Bien content je suis de l’avoir pledgé en CD et d’avoir précommandé la magnifique version Vinyl 2LP marbrée, gatefold et dédicacée. BLACKRAIN reste un fer de lance de la scène Hard en France, et ce, n’en déplaise aux esprits chagrins prompts à critiquer et jalouser à tout va ceux qui se battent d’année en année pour asseoir leur notoriété et leur succès international.
Surtout, il faut impérativement écouter cet album plusieurs fois afin de pleinement assimiler et apprécier sa maturité et sa diversité quant à ses compositions. Peut être moins accessible au premier abord que ses prédécesseurs, ce disque n’en est pas moins que plus complexement élaboré et plus finement ciselé.
Sans être complaisant pour le moins du monde, je ne peux que vous conseiller de posséder ce nouvel opus des BLACKRAIN dans votre discothèque … et ce, pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

NOTE : 7.5/10

Bon et bien nous y voila. Je reconnais avoir mis un certain temps avant de me décider à chroniquer ou pas le nouvel album des BLACKRAIN. C’est finalement, peut être, l’unanimité des chroniques dithyrambiques faites autour de l’album qui va poussez mon esprit frondeur à apporter un léger contrepoint et bémol à cette cohorte d’éloges et de louanges en tous genres. En tout les cas ce qui est une certitude, c’est qu’il y a une grande impatience quant à la sortie de cet disque, et ce, pas uniquement au niveau de l’hexagone mais également internationalement. Beaucoup sur les réseaux sociaux ne se lassent pas de piaffer d’impatience quant à la sortie de ce nouveau BLACKRAIN…

BLACKRAIN étant des plus connu, je ne ferais pas comme souvent, à savoir une courte bio du quartet. Il est bon de noter que j’ai connu le groupe assez tardivement. En effet, c’est en 2008 sur la compilation « Glamnation Vol.3 » éditée par le label Demondolls Records (au coté des très bon BASTARDZ, TRASHCAN DARLINGS ou autre HOLLYWOOD TEAZSE) que j’ai découvert et de suite adoré les BLACKRAIN. Là, j’ai flashé sur le groupe et après des recherches et être tombé sur leur Myspace, j’ai eu la surprise de voir qu’en plus ils étaient Français et de ma région de surcroit. L’Ep « Innocent Rosie » venant de sortir, je l’ai immédiatement commandé au bassiste et cela a été une révélation: du « Sleaze in your face » à la CRASHDÏET ! ! ! Il me semble me rappeler que c’est moi qui avais appris au groupe leur présence dans cette compil, ce qu’il ignorait totalement puisque leur maison de disque avait eu la délicatesse de ne pas les en informer.
Après avoir vu plusieurs fois le groupes sur scène, et acheté les différentes versions de tous leurs précédents albums, me voici avec leur 5ème disque entre les mains (et les oreilles bien entendu).

Après s’être libéré d’une partie de son ancien staff, qui visiblement en avait fait Sa chose en contrôlant quasiment tout les aspects du groupe, une nouvelle époque émerge enfin pour nos quatre Français. Afin de les aider à concevoir ce nouvel opus, les Haut-Savoyards on décidé de pledgé une partie du financement de la conception de l’album (le reste étant à la charge des musicos). Cela leur a permis, je pense, non seulement de réaliser leur objectif mais en plus de se rendre compte de l’attente générée par le groupe et de sa cote de popularité toujours aussi impressionnante… en somme de renforcer et conforter leur confiance et leur hargne face à leur avenir musical.

Tout d’abord, l’album est produit par le célèbre Jack Douglas que l’on ne présente plus. D’autre part BLACKRAIN étant en perpétuelle évolution musicale au fil de ses albums successifs, le groupe s’est aujourd’hui bien éloigné de ce Sleaze Metal pêchu qu’il proposait à ses débuts. Nous somme plus aujourd’hui dans un registre Hard U.S. de qualité. Qui plus est, BLACKRAIN a cette faculté propre à nous proposer des albums variés d’où émergent pleins d’influences diverses, et bien peu de groupes en sont capables ; surtout avec une telle qualité.
Pour être franc, ce que je suis au demeurant, je peux avouer qu’à la première écoute j’ai été déçu par l’album. Pourquoi ? Je ne saurais pas l’expliquer moi-même : nostalgie de l’époque Sleaze Metal, les compos ??? En tout les cas après plusieurs dizaines d’écoutes, cette déception s’est en grande partie « évaporée » au fil des auditions successives.
D’emblé on note que la qualité du son est très bonne et puissante. Le groupe semble avoir trouvé ses marques niveau production tout autant que son identité sonore. Peut-on parler de son BLACKRAIN ? Peut être, c’est bien là tout le mal que l’on peut leur souhaiter. Inutile de parler de pochette, fort réussi au demeurant, et du groupe bien moins « overlooké » depuis son émancipation vis-à-vis de l’ancien Management. Le cd en lui même est sublimé par le très joli graphisme créé par la célèbre Designer, Madeline.

« Back in Town » a le privilège d’ouvrir les hostilités avec sa « charge » à la basse. Pour le coup ont est sur un registre assez Sleaze avec un morceau qui n’est pas sans rappeler un certain « Rock n Roll Is Dead… » de l’album « License To Thrill ». Pêchu, guitares agressives et refrain fédérateur sont au rendez vous… ça claque, et c’est bon.
« Mind Control » morceau au tempo medium s’énerve lors des refrains et est emmené par une rythmique de guitare simple et efficace. On se rend compte sur cette chanson, entre autre sur sa fin, des progrès effectués par Swan niveau chant et de la tenue des notes et de la facilité qu’il acquiert à moduler sa voix et à nous proposer une tessiture des plus remarquable. A noter que sur aucune chanson il ne monte autant dans les aigus comme il le faisait auparavant ; ce coté moins démonstratif apporte un coté plus posé et plus mature au groupe je trouve.
Titre plus moderne, « Killing Me » est assez sympa avec le rouleau compresseur de la batterie de Franck qui s’en donne à cœur joie avec sa double grosse caisse. On y retrouve une ambiance comme sur certains morceaux des très bon Suédois de DISTORDED WONDERLAND.
Très joli début que celui de « Run Tiger Run », avec un début au clavier, simple (à la Jeux Interdits) mais très bien amené et qui se trouve renforcé par l’apport de discrètes percussions. Le refrain claque bien et est super entêtant sur ce morceau électro-acoustique qui pète bien. Seul le début du solo de guitare ne m’emballe pas plus que cela car il casse, je trouve, l’ambiance de la chanson mais par contre fini en beauté. Un titre de qualité dans la lignée d’un croisement entre un certain GREAT WHITE et les DUST BOWL JOKIES.
« Puppet on a String » à un coté plus consensuelle et est plus glamisant dans sa conception… il fait partie de ces titres qui me laissent un peu sur ma faim. Ce titre ne me parait pas assez aboutie, il ya de l’idée mais n’a pas été exploité à fond pour moi. Dommage car le solo de guitare est des plus réussi.
Très joli entame de chanson pour « Words Ain’t Enough », un tempo medium bien sympa. Encore un morceau efficace qui a sa propre ambiance et identité. Une franche réussite de l’album avec encore un solo de guitare plein de feeling et totalement dans la lignée de la chanson.
« Eat Out Alive » avec son intro typé cirque nous offre une ambiance qui m’a fait penser à la tournée « Carnival of Sin » de MÖTLEY CRÜE et à leurs entames de concert. Morceau pêchu mais qui ne m’a qu’à moitié convaincu. Le groupe aurait peut être eu tout à y gagner que de plus pousser la chanson dans le délire Cirque Malsain… j’ai eu un peu l’impression que le morceau hésite entre un classicisme de bon aloi et une originalité débridée… dommage sur ce coup la de ne pas avoir fait un peu plus basculer la chanson dans un coté plus sombre et plus emprunt de folie.
Le morceau suivant est une balade, « Home » qui me parait sans grand intérêt. Je préfère de loin dans ce registre les « No Forever » ou autre « Shining Down on You » du groupe. Pour moi ce morceau n’a pas d’âme et est neutre… ce qui est dommageable pour une ballade qui est censé être chargée en émotions et emprunte de feelings. On retiendra la guitare lead qui a un coté très « Slashien ».
« For Your Love » est un tempo medium et par la même occasion une reprise des YARDBIRDS. Ne connaissant pas l’original voilà très exactement mon ressenti : titre assez classique dans sa conception : gros refrain, bonne rythmique. Le seul léger bémol c’est peut être son manque d’originalité justement quant aux refrains, mais hormis cela il reste une bonne chanson très agréable à écouter (surtout lors du break qui est un des points d’orgue du titre) et remise au gout du jour par les BLACKRAIN. J’eu préféré en reprise du même groupe un titre comme « Heart Full of Soul » ou le très inspiré par les BEATLES « Shapes of Things ».
Le titre suivant, « Fade to Black » avec son entame au piano digne d’un « Time for Change » ou « Home Sweet Home » de la Sleaze Patrol, j’ai nommé MÖTLEY CRÜE, n’est pas vraiment une ballade mais plus un tempo medium de qualité. Très bon refrain, très bon solo, un bon morceau magnifié par les discrètes touches de piano. Dans l’esprit d’un « Heart Screams » sur un précédent album du groupe.
Le titre suivant est le titre festif par excellence, avec une rythmique très glam, des « whooo oooh oooh » de rigueur. « Electic Blue », puisque c’est de lui dont il s’agit, est simple mais efficace… un très bon morceau qui devrait faire merveille sur scène. On est dans une ambiance digne de certains groupes tels les SUPERGROUPIES et leur Power Pop/Glam ou l’album « No Regrets » des HARDCORE SUPERSTARS.
Début de chanson avec une ambiance voulue un peu glauque pour « Rock my Funeral » avec son vent, ses vieux violons lancinants (dans le style d’un « Russian Fields » de SMACK). Par contre, rapidement, la chanson évolue d’une façon bien plus guillerette et enjouée avec une rythmique de batterie très glam. Un des meilleurs morceaux de l’album assurément, c’est le « Talk Dirty to Me » des BLACKRAIN.
Le dernier titre fait irrémédiablement penser à ce genre de chansons dont raffolent les américains dans leur Talk Shows : piano, violon, le tout saupoudré de cœur Gospel… à la sauce « My Way » en quelques sortes. N’étant pas friand du tout de ce type de morceau, je n’accroche pas. Par contre il est certain que d’aucuns le trouveront très à leur gout.
C’est sur ce 13ème titre que se finit l’album… en fait non, car il ya un « hidden track » très sympa où le groupe remercie certains des pledgers en musique. En effet, une des catégories du Pledge permettait d’avoir son nom dans les remerciements du booklet et également en chanson. C’est une très bonne idée, car de plus, cela permet de gommer l’impression de distance que le groupe semblait avoir instauré avec son public (du en grande partie à l’ancienne politique Marketing pilotée en haut lieu).

Pour résumer, encore un très bon album des Frenchies, avec beaucoup de qualités et de rares défauts. Bien content je suis de l’avoir en CD et d’avoir précommandé la magnifique version Vinyl 2LP marbrée, gatefold et dédicacée. BLACKRAIN reste un fer de lance de la scène Hard en France, et ce, n’en déplaise aux esprits chagrins prompts à critiquer et jalouser à tout va ceux qui se battent d’année en année pour asseoir leur notoriété et leur succès international.
Surtout, il faut impérativement écouter cet album plusieurs fois afin de pleinement assimiler et apprécier sa maturité et sa diversité quant à ses compositions. Peut être moins accessible au premier abord que ses prédécesseurs, ce disque n’en est pas moins que plus complexement élaboré et plus finement ciselé.
Sans être complaisant pour le moins du monde, je ne peux que vous conseiller de posséder ce nouvel opus des BLACKRAIN dans votre discothèque … et ce, pour le plus grand plaisir de vos oreilles.


Perfect Sin
Perfect Sin
Proposé par AVIDES FRANCE
Prix : EUR 17,98

4.0 étoiles sur 5 BLACK DIAMONDS "Perfect Sin'' cd review, 24 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perfect Sin (CD)
Ce qu’il y a de bien avec internet, c’est que cela permet de faire de notables découvertes qui auraient pu rester cachées aux yeux des profanes. C’eût été dommage eu égard à la qualité de certains groupes. Je vais présentement chroniquer un groupe qui a sorti une pépite de Sleaze Rock en 2013 : j’ai nommé l’album « Perfect Sin » des Suisses de BLACK DIAMONDS. Je n’irai pas à la facilité en le qualifiant de diamant mais par contre de disques remarquable, ô que oui ! ! ! Sans ambages, je peux confirmer qu’il s’agit, pour moi, du meilleur album sorti en 2013, et au vue de la quantité non négligeable que j’écoute annuellement, j’espère que cette pole position est un gage suffisant de qualité en soi.
N’oublions pas que même si la Suisse n’est pas la Scandinavie au niveau Glam Metal & Sleaze, elle porte en son sein bon nombre de groupes talentueux comme KROKUS, CHINA, KING ZEBRA (dont je parlerai peut être prochainement), TRANSIT et bien sur GOTTHARD.

BLACK DIAMONDS est un quartet fondé dans la région du Canton de St Gall (St Gall méme ???). C’est une région de la Suisse germanophobe mitoyenne avec l’Allemagne. C’est en 2004 que l’aventure commença pour le meilleur et que nos quatre helvètes vendirent leurs âmes au Dieu Rock ‘n’ Roll. BLACK DIAMONDS se compose de Mich (chant et guitare rythmique), Andi (basse et backing vocals), Manu (batterie et backing vocals) et enfin Bernie qui sera remplacé par Dee (guitare lead et backing vocals). En 2008 le groupe sorti son premier disque auto-produit, le bien nommé « First Strike » qui est totalement épuisé. Les Suisses, aujourd’hui, renient un peu cet album principalement au niveau de la qualité du son qu’ils trouvent préjudiciable aux morceaux et à l’image du groupe. Du coup, le quartet refuse de continuer à commercialiser ce 1er disque, mais il est fort possible que le groupe incorpore certains de ces titres au prochain effort vinylistique comme me l’a spécifié le bassiste : Andi « The thing is, that we decided not to sell « First Strike » anymore since we are not too happy with the sound quality. We recorded it ourselves by the time, and we don't think it is representing us very well.
Nevertheless we are working on new songs for the next album at the moment and some of the old songs will probably also be rerecorded. »
En 2011 les musiciens enregistreront un single pour le Motoclub de la vallée d’à coté : le Black Thunder M.C. d’Oberreit ; morceau du nom du Motoclub en l’occurrence : « Black Thunder ».

Mais c’est en Août 2013 que sort l’excellent « Perfect Sin » qui nous intéresse. L’album a été enregistré et mixé au célèbre studio Bohus Sound Studios à Kungälv en Suède. Le studio est célèbre pour avoir accueilli les rois de la Pop en la personne d’ABBA. La réputation de ce lieux n’étant plus à faire, il recevra également des groupes tel : HARDCORE SUPERSTARS, EUROPE, H.E.A.T. ou encore CRASHDÏET.
Ce qui est flagrant de prime abord c’est, qu’en effet, la qualité de son est belle et bien là.

Après une gentille intro au synthé, les choses sérieuses commencent avec « Judgement Day » où immédiatement on est plongé dans un riff de guitare bien agressif sur lequel se pose à merveille la voix légèrement rocailleuse de Mich. On est dans une ambiance à la CRASHDÏET où agressivité et harmonies se marient parfaitement.
« Shot of Love » ne déroge pas à la règle avec un riff béton et une ligne de chant entrainante digne, pour ceux qui connaissent, de morceaux de TRASHCAN DARLINGS ou SUICIDE BOMBERS.
Le morceau suivant est un énorme hit, à savoir l’excellentissime « I’ll Be OK ». Outre un riff imparable c’est la ligne de chant de Mich qui entraine le morceau et lui créer son identité particulière. Il en va de même pour le refrain, certes, plus consensuel mais percutant en diable.
On est un peu plus dans une veine classique en ce qui concerne le titre suivant : « Take My Life » qui oscille entre ballade et passages plus rapides. Morceau que ne renierait pas un certain DIRTY PENNY.
« Hell Boys » nous amène une ambiance à la JUNKYARD ou VAINS OF JENNA avec un coté plus « roots » très plaisant.
Déboule ensuite le titre de l’album « Perfect Sin », qui, pour ne pas déroger à la règle, est emmené par une guitare assassine et un tour de chant qui claque. Mélodique et entrainant, on est là, dans ce qui se fait de mieux niveaux Glam Metal : GREAT WHITE, rencontre POISON.
Guitare acoustique pour commencer « Hold On » la ballade réglementaire. Cette dernière sans être mauvaise n’en est pas moins banale. A croire que le groupe excelle plus dans le registre plus rentre dedans que dans celui qui es plus calme.
Attaque à la basse pour « Read my Lips » suivi par un bon petit riff de guitare… ambiance à la CRAZY LIXX ou VANITY BLD sur cette chanson qui ne ressort pas vraiment du lot. Il faut dire que le niveau est sacrement haut avec les autres chansons.
Morceau festif s’il en est, « We Want To Party » est digne des morceaux du 1er POISON, c’est dire. Entrainant à souhait de par son refrain:
« We are here, we want to party
Raise your hands if you feel alright
We are here, we want to party
Grab a drink and we got drunk together »
Refrain qui lors du pont sera repris en alternance par le chanteur puis par les chœurs. Un morceau dantesque qui vous donne l’envie d’irrésistiblement monter le son et de taper du pied par terre.
« Hands of Destiny » est un très bon morceau Sleaze Rock, lui aussi, avec un refrain entrainant.
S’ensuit un des autres fleurons de l’album avec « Evil Seeds » qui créer une ambiance unique avec l’intro de guitare pour s’en aller dans une ouverture en duel guitaristique à la JUDAS PRIEST ou SAXON mais à la sauce Sleaze il va de soi. Là aussi la voix de Mich fait merveille aussi bien lors des couplets que du refrain. Un de ces morceaux qu’on a en tête de suite après l’écoute.
« Up all Night » officie dans le Kick Ass Sleaze digne des meilleurs combos Scandinaves: KINGS & KEROSENE, DANGER ou HARDCORE SUPERSTARS.
C’est entre Glam & Sleaze que le superbe et efficace « Somebody Put Something in My Drink » se situe. Encore un fleuron de l’album où le refrain fait merveille… de même que le solo de guitare simple et percutant à la fois… morceau qui en fait est une reprise des célèbres et cultes RAMONES. Sauf que l’adaptation par nos Suisses est plus mélodique et plus glamisante, et du coup, c’est avec brio qu’elle colle parfaitement au répertoire du groupe. A tel point que l’on croirait la chanson écrite par BLACK DIAMONDS.
« A Thousand Roses », la ballade qui clôture l’album est très dispensable car malgré sa guitare acoustique et son ambiance à la POISON, TANGIER ou encore TATTOO RODEO, elle dépareille car trop banale et consensuelle à mon gout, tout en cassant le rythme de l’album. Et quand on connaît le talent du groupe on est en mesure d’attendre mieux de leur part. Ce morceau reste pour moi le seul réel faux pas du disque.

Vous l’aurez aisément compris mais « Perfect Sin » fait parti de ces albums qui, pour moi, vont rentrer dans le panthéon de la scène Sleaze Rock… à posséder et à écouter sans retenue ! ! !
Pour finir, estimant que c’est une hérésie d’avoir si peu parlé de ce très bon disque, j’espère que cette chronique réparera à minima ce manque de visibilité et donnera l’envie à quelques lecteurs de ce procurer en toute urgence « Perfect Sin » et d’avoir les helvètes sur leur tablette afin de suivre assidument ce groupe qui le mérite amplement.

NOTE : 8/10

© 20015 Nikkö KRAZZY
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Two steps from the move
Two steps from the move
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 18,22

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 HANOÏ ROCKS "Two Steps from the Move", 17 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Two steps from the move (CD)
Le Chant du Cygne… tel est le qualificatif approprié que l’on peut employer au sujet de l’album « Two Steps from the Move » des Finlandais d’HANOÏ ROCKS. En effet, c’est en Août 1984 que sortira l’album ultime (au sens propre comme au sens figuré) d’HANOÏ ROCKS.

Ici, je parlerai de la réédition du label Anglais, Rock Candy Records, qui outre un joli livret de 20 pages qui agrémente cette réédition, nous propose l’album remasterisé et accompagné, rien de moins, que par un deuxième CD bonus de 11 titres.

Au commencement, à la moitié des années 70 il y avait quelques copains qui décidèrent d’unir conjointement leurs efforts afin de monter un groupe Rock influencé par les MC5, THE STOOGES, THE NEW YORK DOLLS, AEROSMITH…et autres.
C’est ainsi que Michael MONROE (chant, saxophone), Andy McCOY et Nasty SUICIDE (guitares), Sami YAFFA (basse) et le suédois Gyp CASINO (batterie) formèrent leur groupe nommé qu’un court moment CHINESE ROCKS (d’après une chanson de Johnny THUNDERS) pour être dans la foulée rebaptisé HANOÏ ROCKS.
Tournant dans leur Finlande natale et sortant même un single, le groupe décida de partir en Suède voisine tenter sa chance en 1980. Vivant dehors et jouant dans la rue, les débuts furent bien moins idylliques qu’imaginés. Oscillant entre le métro et les jardins publics, le groupe mangea son pain noir tout en tournant relativement intensément. Les Finlandais réussirent malgré tout à signer un contrat avec la maison de disque Johana Records sur laquelle ils sortirent leurs 3 premiers albums entre 1981 et 1983. (Oui à l’époque c’était un album par an pour les groupes de Rock).
En Juin 1982 le groupe décida d’émigrer à Londres ou résidait leur nouveau manager.
Gyp CASINO quitta alors le groupe et fut remplacé par le batteur local RAZZLE qui revitalisa le groupe et lui évita très certainement de splitter… enchainant concerts sur concerts, le groupe se créa une bonne fanbase et nombres de représentants de Major Company allèrent assister à leurs prestations scéniques. Mais la réputation sulfureuse du groupe coté backstage en effraya plus d’un. Malgré des relations de plus en plus tendu entre Michael MONROE et le reste du groupe, HANOÏ ROCKS finalisa un contrat avec la maison de disque indépendante anglaise Lick Records. Maison de disque sur laquelle sortirent un album et un double Live, ainsi que les rééditions de leurs précédents efforts « vinylistiques ». En 1983 le groupe dont la popularité ne cessait de croitre au Japon parti pour une tournée exotique pour l’époque. Outre le Pays du Soleil Levant (où Michael MONROE sera surnommé pas moins que The King of Rock ‘n’ Roll, les japonais et japonaises étant particulièrement friands des looks androgynes comme celui qu’arbore le chanteur), le groupe en profita pour jouer aussi en Inde et au Vietnam. Une fois revenu de ces lointaines contrées, le groupe fit une tournée en Angleterre et en Finlande… puis la Major Company CBS signa alors le groupe pour un contrat de distribution mondial… mais ceci est une autre histoire.

Après des débuts difficiles en Finlande et en Suède, c’est suite à son exil en Angleterre qu’ HANOÏ ROCKS trouvera un certain succès et un début de reconnaissance. Début de reconnaissance suffisant pour décrocher le Saint Graal de tout groupe : la signature sur une Major Company. Après que le groupe ai refusé l’offre de Chrysalis, c’est CBS qui dégainera son offre et les signera, et ce, malgré la réputation plus que sulfureuse du quintet Finlandais en ce qui concerne leurs maints excès de drogues et d’alcools.
C’est à Bob EZRIN, alors producteur on ne peut plus renommé (AEROSMITH, ALICE COOPER, KISS…), qu’il incombera la tâche de tirer la quintessence créatrice des Finlandais délurés.
Ayant très peu de nouveaux titres, EZRIN insistera pour réarrangé certains anciens morceaux et changera également à la dernière minute le titre de l’album de « Silver Missiles and Nightingales » initialement prévu et jugé trop poétique par « Two Steps from the Move » jugé plus rock ‘n’ Roll.

L’album débute par une somptueuse reprise : « Up around the Bend » un morceau des CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL suite à la demande de CBS d’avoir un hit single. Morceau enregistré en une journée à Londres alors que l’album était déjà fini. Ce morceau Glam à souhait avec son rythme endiablé est une entrée en matière remarquable que l’on croirait écrite par le groupe. Le morceau sera le 1er single du groupe pour cet album.
« Highschool » le morceau suivant est en fait la réadaptation d’une des toutes premières chansons écrites par HANOÏ ROCKS au début des années 1980 et alors intitulé « Quit the School ». Chanson énergique s’il en est, magnifié par la production du Maitre EZRIN avec son final enlevé.
« I can’t Get It » avec sa rythmique syncopé et lourde (faisant penser à certains groupes Punk des 70’s/80’s) emmenée par RAZZLE à la batterie et Sami YAFFA à la basse est un tempo medium relativement envoutant.
Suit « Underwater World », qui comme le morceau précédent, sera coécrit avec Ian HUNTER, est un des fleurons de l’album avec ce son de guitare envoutant du binôme Nasty SUICIDE et Andy McCOY… et le célèbre couplet :
‘’Welcome to the ocean
Welcome to the sea, yeah
Welcome to the jungle
Deep inside of me, yeah’’
Tiens, tiens, cela me rappelle une célèbre chanson d’un non moins célèbre groupe américain qui n’a jamais caché sa fascination pour les Finlandais (qui sans eux n’aurait peut être pas éxisté selon leur chanteur) ; je parle bien sur des GUNS ‘N’ ROSES qui tirera de ce couplet le titre d’une de leur célèbre chanson, j’ai nommé « Welcome to the Jungle »
La ballade qui suit, « Don’t You Ever Leave Me » est le réenregistrement et l’amélioration d’un morceau de leur premier album. C’est EZRIN qui a insisté pour que le morceau soit remanié par le groupe et réenregistré, ralentissant le tempo et lui donnant un côté moins brut.
Le titre suivant est devenu un titre mythique du groupe : « Million Miles Away ». Oscillant entre tempo lent et medium, la voix de Michael MONROE y est posé comme jamais. De plus, il magnifiera le morceau avec son saxophone tandis que Nasty SUICIDE se chargera du solo de guitare. Le morceau plait beaucoup au label même si McCOY rouspète tant et plus car il ne sait comment le groupe pourra restituer les chœurs somptueux en Live. Il faut dire que c’est un morceau qu’il à lui même composé à la fin des 70’s et s’intitulait alors « Can’t Get Enough »
« Boulevard of Broken Dreams » est plus classique et ne dépareillerait pas sur leur précédent opus, le très bon « Back to Mystery City ». Bon gros rock à la sauce glamisante.
« Boiler (Me Boiler ‘n’ Me) » semble tout droit sorti des tréfonds du temps et des pionniers du Glam : croisement sulfureux entre du T-REX et du NEW YORK DOLLS…bref un morceau efficace a la ligne de chant fédératrice car chantée en cœur par tout le groupe.
L’endiablé « Futurama » est un de ses morceaux qu’HANOÏ ROCKS exhumera de son passé mais encore jamais enregistré. Morceau qui claque et est assez rentre dedans et qui trouverait aisément sa place sur le 1er album du groupe en 1980.
Le très rock « Cutting Corners » est le morceau suivant… classique certes, mais savamment orchestré par le producteur et tout autant savamment exécuté par le groupe.
L’album se finit avec le morceau qui m’accroche le moins, l’éponyme « Two Steps from the Move » qui malgré sa rythmique travaillé et son harmonica ne ma jamais fait décoller. Morceau qui initialement n’était par sur le LP.

En ce qui concerne le deuxième disque, les 11 titres sont disparates.
Nous avons droits en ouverture à la version Single de « Don’t You Ever Leave Me » et ses ajouts en langue Espagnol chanté par Andy McCOY lui même … du meilleur effet il faut le dire.
Puis s’enchaine 3 versions Live (B-side) de « Back to Mystery City », titre éponyme de leur précédent album studio… puis « Until I Get You » joliment interprété et « Mental Beat ».
Suivent 3 Japan (B-side) avec l’envoutant et non moins excellent avec son univers particulier « Oil and Gasoline » agrémenté d’un très joli solo de saxophone du Sieur MONROE. Titre qui sera repris par McCOY quand il formera les CHERRY BOMBZ.
Puis vient l’Espanisant et lent « Magic Carpet Ride » et son univers bien à lui.
« Shakes » quant à elle, est une chanson qui porte on ne peut mieux son titre. En effet, il s’agit d’un titre dans la veine Glam survitaminé avec rythmique simple et efficace, tambourin et refrain entêtant. Un morceau festif et qui aurai mérité mieux qu’une B-side.
Pour finir ce CD Bonus, il ya 4 titres issus du BBC Rock Show : « I can’t Get It », « Underwater World », « Don’t You Ever Leave Me » et « Boulevard of Broken Dreams ». Ces 4 morceaux étant magnifiquement interprétés par nos 5 Finlandais.

Même si les chroniques furent élogieuses et si le groupe commença une tournée mondiale qui commençait à rencontrer le succès, suite à la mort accidentel de leur batteur RAZZLE, le groupe implosa… et entra ainsi dans la légende et le panthéon de la musique. Bon nombre de groupes de la scène Glam Metal proclamèrent qu’HANOÏ ROCKS était une de leurs principales influences, ce qui, était loin de plaire aux anciens membres du groupe qui rejetèrent cette filiation forcé sauf pour quelques rares élus comme le GUNS N ROSES, BACKYARD BABIES…etc…

Un album à découvrir ou redécouvrir d’urgence. Sans le split du groupe, il est fort à parier qu’HANOÏ ROCKS serait devenu énorme et des superstars au lieu de n’être qu’un des précurseurs de cette scène Glam qui lancera nombre de groupes colorés comme POISON, PRETTY BOY FLOYD, ALLEYCAT SCRATCH, ROXX GANG … et plein d’autres.


Faster Pussycat
Faster Pussycat
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 17,53

4.0 étoiles sur 5 FASTER PUSSYCAT "Faster Pussycat", 17 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faster Pussycat (CD)
1985. C’est l’année de la formation d’un groupe devenu culte dans le milieu du Sleaze Rock. En effet, c’est cette année là que se forma à Hollywood les légendaires FASTER PUSSYCAT. Initialement composé de Taime Downe (chant), Brent Muscat (guitare, sitar, percussion, backing vocals), Greg Steele (guitare, mandolin, clavier, piano, backing vocals), le line-up, à ses débuts, subira d’incessants changements de personnel, puis finira par se stabiliser avec Mark Michals (batterie, percussion, backing vocals) et Kelly Nickels (basse). Ce dernier quittera le groupe pour les L.A. GUNS en 1987 et sera remplacé au pied levé par Eric Stacy. Le groupe tire son nom du film de Russ Meyer « Faster Pussycat!, Kill!, Kill!» et sera associé rapidement à la scène du club d’Hollywood devenu fameux, j’ai nommé le CATHOUSE. Créé en 1986 par le colocataire du chanteur, Rikki Ratchman, ce club sera un des premiers clubs où joueront les GUN ‘N’ ROSES (pour fêter la sortie de leur 1er EP), et bien d’autres suivront de L.A. GUNS à JET BOY en passant par JUNKYARD et même PEARL JAM….

FASTER PUSSYCAT arrivera à décrocher le St Graal, à savoir la signature avec une Major Company, Elektra Records. C’est au producteur Ric Browde dont la réputation à explosée suite au succès commercial du 1er album de POISON qu’est confiée la production de leur 1er opus. Découlera de cette collaboration rien de moins qu’une des pierres angulaires du Sleaze Rock américain avec ces riffs accrocheurs tout en gardant un son relativement brut. L’album se placera malgré tout 97ème du Bilboard 200.

Dés le premier titre « Don’t Change that Song », le groupe montre de quoi il est capable entre la voix légèrement nasillarde de Taime, les riffs de guitare acérés et un refrain percutant. Ce titre bénéficiera même d’une vidéo produite par… Russ Meyer en personne. Ainsi la boucle est bouclée.
Deuxième morceau, deuxième hit en puissance : « Bathroom Wall », avec un riff de guitare glamisant à souhait, et où, Brent and Greg font mutuellement « pleurer » leurs guitares.
« No Room for Emotion » est un tempo medium bien Rock qui n’est pas sans rappeler la musique de groupe comme les GEORGIA SATELLITES.
« Cathouse » est un des hymnes de l’album Sleazy Rock n Roll avec son piano percutant et son refrain fédérateur “And I'm going back to the best cathouse in town”.
Un des fleurons de l’album est le morceau suivant : “Babylon” morceau emblématique du groupe repris entre autre par les BACKYARD BABIES. Sur ce morceau on retrouvera « les scratchs » de Rikki Ratchman ainsi que la participation de Mitch Perry (musicien ayant trainé ses guêtres avec EDWAR WINTER, KEEL, MSG, HOUSE OF LORDS…). Ce morceau deviendra culte avec son fameux : « Pu-Pu-Pu-Pussycat shut up, pussycat shut up, Pussycat shut up, shut up, pussycat shut up »
Le morceau suivant « Smash Alley » officie dans un Sleaze Rock assez convenu.
« Shooting You Down», lui, bénéficie d’une rythmique en béton et fait parti des meilleurs morceaux de l’album : guitares agressives à souhait et ligne de chant à l’avenant.
Assez proche du précédent morceau mais avec une guitare un poil plus mélodique, « City Has No Heart » est un joli petit brulot qui rappellera ce que fera par la suite un certain ALLEYCAT SCRATCH… une histoire de chats en somme.
Très proche de certains titres des NEW YORK DOLLS, JETBOYS (français) ou JOHNNY THUNDER, l’avant dernier morceau s’appelle « Ship Rolls In » et nous propulse directement vers la fin des 70’s et du « Dirty Glam » joué par les groupes précités.
L’album se finit avec « Bottle in Front of Me » et une ligne de chant relativement saccadée que l’on retrouvera plus souvent sur les albums suivants du groupe.

Pour résumé, cet album des FASTER PUSSYCAT est une franche réussite et fera entrer ce groupe au Panthéon du Sleaze.
Un album à posséder d’urgence, d’autant plus, qu’il est trouvable facilement et a été réédité récemment avec un joli booklet chez Rock Candy Records.
Il est bon de noter que le groupe s’est reformé et ne contient que le chanteur en membre originel. Qui plus est, le style est devenu très moderne et risque de rebuter pas mal de fans de la première heure.


Look What the Cat Dragged in
Look What the Cat Dragged in
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 14,54

4.0 étoiles sur 5 POISON « Look what the Cat Dragged in », 17 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Look What the Cat Dragged in (CD)
L’aventure débuta en Pennsylvanie, à Mechanicsburg plus exactement. C’est en 1983 que le groupe SPECTRES formé de Bret MICHAELS (chant) et Rikki ROCKETT (batterie) est né. Puis les deux énergumènes s’allièrent alors aux dénommés Bobby Dall (basse) et à un guitariste du nom de Matt Smith pour former un nouveau groupe du nom de PARIS en 1984. Alors groupe essentiellement de reprises, PARIS joua dans nombres de bars locaux et se créa une petite fan base locale. Sans réelles possibilités d’évolutions, le groupe décida de migrer vers la ville qui faisait fantasmer tout les musicos de l’époque, j’ai nommé L.A. La ville où il fallait être, la ville où il fallait être vu, la ville de tous les rêves et de toutes les possibilités avec ces A&R de toutes les Majors écumant les bars du Sunset Strip afin de dénicher de nouveaux talents. En effet, la vague Glam Metal commence à battre son plein (depuis l’immense succès du « Metal Health » de QUIET RIOT et la monté en puissance de certains groupe comme MÖTLEY CRÜE ou TWISTED SISTER). Ainsi, chaque maison de disque cherche de jeunes poulains sur lesquels miser afin d’afficher un nouveau disque d’Or ou de Platine en leurs murs.
Toujours dénommé PARIS le groupe se mit à arborer des tenues pour le moins chatoyantes où foulards colorés se battent avec un maquillage appuyé afin de verser dans une androgynie post NEW YORK DOLLS. C’est sous l’influence de leur Manager que le groupe passa dans les bars du Sunset Strip tout en l’inondant, ainsi que ces rues adjacentes, de nombres de Flyers colorés. Flyers qui furent réellement une publicité facile, peu onéreuse et très prisée des groupes de l’époque. Ayant plus ou moins passé un contrat avec le Troubadour (bar où un petit groupe du nom de GUNS ‘N’ ROSES fit son premier concert fort maquillé pour être dans la veine Glam de l’époque), ils y jouèrent de façon assidu. Le groupe changea rapidement son nom en POISON. De plus, le guitariste devenu papa retourna dans sa Pennsylvanie natale. POISON fit alors une audition afin de recruter leur nouveau roi de la six cordes… c’est là que le New Yorkais d’origine C.C. DEVILLE se pointa. Bluffant le groupe, il se retrouva en pôle position pour le poste, ex-æquo avec un certain SLASH. Mais la réticence de ce dernier à adopter le look flashy de POISON l’empêchera d’avoir le poste.
Rapidement, le groupe tourna sous son nouveau nom et obtint un contrat avec le label indépendant Enigma Records (POISON restera la plus grosse vente du label). Ce que peu de personnes savent c’est qu’Enigma, alors gros label indépendant, voulait signer un autre groupe du nom de SWEET SAVAGE (de Houston, Texas) et qui avait déjà un Ep à son actif vendu à plusieurs dizaines d’exemplaires. Mais les 2 frères fondateurs du groupe refusèrent l’offre car trop focalisés sur les Major Company. Ce fut leur plus grosse erreur car leur groupe ne signa aucun autre contrat et aux vus de la carrière de POISON, ils reconnaissent aujourd’hui leur aveuglement car Enigma périclita rapidement et fut racheter par la Major EMI.
Enregistré en seulement 12 jours pour un montant de 23 000 USD « Look What the Cat Dragged In » fut produit par l’excellent Ric BROWDE (NO SHAME, FASTER PUSSYCAT, KILL FOR THRILLS…)
L’album se vendit en 1 an à 2 millions d’exemplaires et atteint aujourd’hui les 4 millions. Tout en ayant une pochette entrée dans l’histoire du mouvement Glam Metal où rivalisent maquillages ultra féminin, boas de plumes, bracelets scintillants…

« Cry Tough » ouvre le bal avec cette typique rythmique de Rikki ROCKETT et un solo limpide de C.C. On est à coup sur un morceau bien Glam ou le refrain vous happe immédiatement.
Le deuxième brulot de l’album est le très bon « I Want Action » morceau hyper Glam où, une fois encore, le refrain fait mouche.
Suit une magnifique ballade où C.C. bourré de feeling nous distille des solos dont il a secret. Certes moins techniques que certains, il a par contre un feeling remarquable pour exprimer ses sentiments avec sa guitare. Bien loin de certain « shredder » prétentieux ! ! !
« Play Dirty » semble fortement influencé par un autre groupe ultra maquillé : je veux bien sur parler de KISS.
Le titre éponyme de l’album a presque un coté un tantinet Heavy avec la guitare agressive de maitre C.C. et fait penser a certains morceaux de groupes comme ODIN, NINJA…

S’ensuit pour moi, le hit ultime de l’album avec cette somptueuse rythmique de guitare que C.C. apportera sur un plateau et jouera lors de l’audition… titre fédérateur tout le temps quasiment chanté en duo. Morceau qui fut un des plus gros succès de POISON et permit au groupe de gagner ces lettres de noblesses dans son style musical. J’ai nommé l’excellentissime « Talk Dirty to Me »
« Want Some, Need Some » est un morceau assez classique du groupe auquel il manque un petit quelque chose pour lui permettre d’émerger de l’album.
« Blame it on You » est certainement un des morceaux les plus agressif de l’album.
Le titre suivant, « #1 Bad Boy » est un bon titre Glam dans l’esprit qui claque bien avec tous les ingrédients du genre.
Pour finir, « Let Me Go to the Show » narre les problèmes existentiels des Kids… on sent les prémices d’un titre comme « Your Mama Won’t Dance » basé un peu sur le même type de rythmique.

Un album devenu mythique… et une des pierres angulaires du mouvement, qui au vue de ses ventes, amplifia grandement la quête de nouveau groupe par les A&R de toutes les maisons de disques. Et c’est, n’en déplaise à certain, grâce a eux que furent signer une partie de la meute suivante… à posséder d’urgence pour celles et ceux qui n’aurait pas cet album dans leur discothèque.


Thunder in the East [Ultimate]
Thunder in the East [Ultimate]
Prix : EUR 564,80

5.0 étoiles sur 5 LOUDNESS « Thunder in the East » [Ultimate Edition], 17 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thunder in the East [Ultimate] (CD)
Je vais vous présenter une Boxset qui risque de rapidement devenir un collector. Il s’agit de l’album de LOUDNESS « Thunder in the East » [Ultimate Edition] (initialement sorti en 1985)» 30ème anniversaire de l’album (ou 35ème anniversaire de la création du groupe) tirée à uniquement 3 000 copies pour le monde entier. La Boxset est numérotée sur le LP. Ici il s’agit du N° 1569/3000. Boxset onéreuse s’il en est, à noter que le Japon a beau être le 2éme marché mondial au niveau de la musique, les prix pratiqués n’en restent pas moins très élevés et limite prohibitifs. Il est, en effet, tout à fait courant de payer 20€ un Cd simple en nouveauté, et les prix des Boxsets montent vite : de 30 000 JP¥ (230 €uro) pour celle d’ACTION !, 18 000 JP¥ (140 €uro) pour celle d’ANTHEM ou entre 18 000 JP¥ (140 €uros) à 40 000 JP¥ (300 €uro) pour celles en occasion de 44MAGNUM ou encore de MAKE UP.
Celle de LOUDNESS contient 3 Cds + 2 Dvds + 1 Lp + 1 Ep 7’’ + 1 Cassette + 1 Tee-shirt + 3 Booklets de différentes tailles de plusieurs dizaines de pages chaque (avec interviews en japonais) + 4 médiators + 1 Backstage Pass
Vous l’aurez aisément compris, mais cette Boxset n’étant dédiée qu’à un seul album, est plutôt destinée aux fans purs et durs. En tout cas, il est à peu prés certains que ces derniers seront enchantés par ce très bel objet, et ce, quel que puisse être son prix.

Personnellement, à l’époque de sa sortie je connaissais LOUDNESS depuis ses précédents albums « The Law of Devil’s Land », « Disillusion » et le double « Live Loud Alive ~Loudness in Tokyo~ ». Mais « Thunder in the East » reste à ce jour mon préféré et celui qui amena célébrité et notoriété internationales aux nippons. Ils seront le premier groupe de Hard Rock Japonais à enregistrer à l’étranger, le premier à faire une tournée hors de leurs frontières, le premier à avoir un contrat de distribution mondiale, les premiers à être classé au fameux Bilboard…etc… Ils atteindront avec ce disque le faîte de leur créativité artistique et ne l’égalerons jamais avec leurs productions suivantes. Cet album, devenu culte dans la scène Heavy Metal, est cité par bon nombre de metalleux comme une des influences majeure de la décennie des 80’s. Comme Shunji un ami Japonais me l’a écrit sur Facebook : « They are prides of Japan »… tout est dit.

C’est au tout début des années 80, en Mai 1981 pour être exact, que LOUDNESS vit le jour à Osaka. Il fut formé sur les cendres du groupe LAZY (formé en 1977 par des copains d’école et qui sortira 7 albums en 4 années ! ! !) par Akira Takaski (guitare), Hiroyuki Tanaka (basse) et Minetaka Higuchi (batterie). A noter que le décès de ce dernier d’un cancer du foie en 2008 (le 30 novembre exactement) a été très largement commenté et a créé un grand émoi au Japon dans tout les medias, c’est pour dire le statut culte du groupe en son pays.
Mais revenons au début des 80’s… musicalement, le pays était alors en pleine mutation. En effet, une nouvelle vague plus Metal et plus Heavy (copiée sur la N.W.O.B.H.M.) était en train d’émerger avec BOW WOW (futur VOW WOW), 44MAGNUM, EARTHSHAKER, ACTION !, FLATBACKER (qui deviendra par la suite E.Z.O.), et ce, en remplacement de groupes plus typé 70’s comme MURASAKI, NOKEMONO, AROUGE…etc…
Le bassiste parti pour d’autres horizons musicaux sera remplacé par Masayoshi Yamashita (un ami d’enfance de Takasaki) et le chanteur choisi après auditions, fut Minohu Niihara qui officiait quant à lui, chez les concurrents d’EARTHSHAKER en tant que bassiste et chanteur.
Très rapidement le groupe décrocha un contrat chez une Major Company pour le marché japonais : Nippon Colombia. Malgré le peu d’engouement des médias pour ce nouveau style plus Heavy, dés leur 1er album « The Birthday Eve » le groupe se fit remarqué et fit même une tournée au Japon loin d’être catastrophique (entre 3000 et 5 000 personnes par soir dira le chanteur dans une interview). Le jeu de guitare typé « shredder » d’Akira Takasaki lui attira maintes louanges de la part du public pour lequel il devint l’Edward Van Halen japonais (qui au passage est une de ses influences majeures principalement au niveau du taping). C’est ainsi que rapidement, il devint une icône pour beaucoup de guitaristes aussi bien en premier lieu au Japon que plus tard à l’étranger. Il est à noter que techniquement parlant les autres membres du groupes n’étaient pas en reste, loin s’en faut, ce qui permis à LOUDNESS d’asseoir sa notoriété de groupe irréprochable et professionnel, et ce, tant au niveau de ses albums studios que de ses performances scéniques.
Comme souvent à l’époque, le groupe enchaina album sur album (le 1 par an étant alors de rigueur). Suivirent « Devil Soldier » (1982), « The Law of Devil’s Land » (1983). Entre ces 2 albums la, le guitariste Akira Takasaki, trouva le temps de pondre un album solo « Tusk of a Jaguar ». Le groupe fit sa première tournée en dehors de son pays natal, à savoir aux USA et en Europe. Pour enfoncer le clou de cette reconnaissance nouvelle, le groupe sorti l’excellent double Live « Live Loud Alive ~Loudness in Tokyo~ » qui fut le 1er album a réellement créer un mini engouement pour le groupe à l’étranger. S’ensuivit le très bon « Disillusion » (1984) qui fut enregistré en Europe (à Londres plus exactement) et qui paracheva de convaincre le monde entier ; pour preuve, sa distribution en 1984 en Europe par Music for Nations (pour l’Angleterre) et Roadrunner Records pour le reste de l’Europe qui, du coup, en profita pour distribuer également tous les précédents LPs. L’album fut en règle générale encensé par la presse spécialisée et fut le premier album d’un groupe de Heavy Metal japonais à être enregistré et distribué à l’export. « Disillusion » se trouvera en 2 versions distinctes : la classique (où seuls les refrains sont en anglais et le reste étant chanté en japonais) et « l’English Version » au chant intégralement en anglais enregistrée un peu plus tard. Le but avoué de cette version chantée en anglais était de convaincre les Major Company américaines de distribuer le groupe qui suscitait de plus en plus d’intérêts outre Atlantique.
Le choix fut visiblement judicieux car le management de TWISTED SISTER (le co-manager Joe Gerber pour être exact) fit signer le groupe pour une distribution mondial chez Atco Records (une filiale d’Atlantic Records), et ce, pour une durée de 7 ans.
Afin de réussir son coup, Atco Records mis au service du groupe pendant plus de 2 mois un producteur des plus réputé en la personne de Max Norman (OZZY OSBOURNE, SAVATAGE, Y&T, GRIM REAPER, MEGADETH…etc…). Le choix du producteur a été validé par Akira Takasaki, car outre Max Norman le groupe avait la possibilité de choisir Eddie Kramer, George Martin… mais c’est l’estime qu’avait Akira pour Randy Rhoads qui lui fit choisir Norman (producteur d’OZZY le groupe où il officiait avant son décès).
La maison de disque ne lésinera pas sur les moyens car la session d’enregistrement se fera aux célèbres Studio Sound City à Los Angeles (un des mieux coté à l’époque). Le groupe profitera de sa présence à L.A. pour mener une vie tumultueuse de rockers occidentaux en consommant moult alcool tout les soirs au Rainbow et en « partie » à qui mieux mieux. Outre un son béton et une prod irréprochable, le groupe bénéficia du support d’une vidéo « Crazy Nights » qui fut diffusé sur MTV. Cela permis à l’album de pointer à la 74ème place du Bilboard 200 et d’y rester pendant rien de moins que 19 semaines consécutives. Au Japon, l’album montera carrément jusqu’à la 4ème place des ventes. Quasi intégralement composé par Akira Takasaki pour la musique et Minohu Niihara pour les paroles, l’album fut plébiscité autant par la presse que par les fans. S’ensuivit une tournée à travers les USA (de plus de 60 dates) dont on retrouve certains extraits sur des Bootlegs tel que «Westwood One in Concert » ou encore « Live in Chicago [King Biscuit Flower Hour] », tournée dont on reparlera ultérieurement.

Le 1er CD n’est autre que le « Thunder in the East » remasterisé avec les dernières technologies et supervisé par les membres du groupe. Que dire au niveau du son? Si ce n’est que la production et la qualité étaient déjà là d’origine et équilibrées de surcroit. La version 2015 amène un petit peu plus de profondeur et est un poil plus de puissance, mais rien non plus de révolutionnaire en soi. De toute façon, pour être très clair, cette Boxset est un collector, rien de moins, rien de plus, après à chacun de voir si cela est susceptible de l’intéresser ou pas. A noter que la pochette est d’une redoutable efficacité, et ce, de part sa simplicité. Il s’agit ici du « Rising Sun » (le drapeau blanc et rouge de la marine de guerre Japonaise) sur lequel apparaît en noir logo du groupe et titre de l’album. Minohu Niihara explique que c’est le jour du 1er concert qu’il acheta dans un petit magasin américain un T-shirt avec le Rising Sun qu’il le porta sur scène le lendemain. Outre le fait que le T-shirt était raccord avec la pochette, les photos prises et publiées dans la presse marquèrent à jamais l’identité du groupe: Rising Sun = LOUDNESS.
Minohu Niihara: “When we did our first gig in California, I was walking on the street in LA. I went to a gift shop and they were selling t-shirts with international flags and I found one Rising Sun t-shirt. I bought it and the next day I wore it on stage. Many people took pictures and one magazine used one of those pictures on its cover. Rising Sun equals Loudness just happened.”. C’est ainsi le « Rising Sun » devint un motif de t-shirt qui s’est rapidement répandu dans le monde du Hard Rock et a été porté par maints groupes et fans (même si auparavant quelques rares groupes comme les anglais de TOKYO BLADE par exemple l’arborai déjà).

Avec le 1er morceau le ton est donné d’emblé car il n’est autre que le single « Crazy Nights » et son riff de guitare tueur, à cela on ajoutera un refrain des plus entêtant et comme d’habitude un solo de guitare destructeur :
“Rock and roll crazy night
You are the heroes tonight
Rock and roll crazy night
You are the hero
MZA, MZA, MZA”
Même si de suite on comprend que le chanteur est limité en anglais, car en effet Minohu Niihara ne maitrisant pas du tout l’anglais, il se retrouve obligé de chanter phonétiquement. A ce propos, il fut aidé par 5/6 traducteurs et chanteurs afin de créer et de chanter les textes en Anglais ainsi que pour les traduire du Japonais en Anglais. Aujourd’hui encore se rappelant de cette époque, le chanteur dit : ‘’That was a nightmare’’. Manque de maitrise en anglais qui sera la principale cause de son éviction du groupe quelques années plus tard pour être remplacé par un chanteur américain du nom de Michael Verscera.
Anecdote au sujet de la phonétique du chanteur avec le fameux « MZA, MZA, MZA » qui ponctue chaque refrain de la chanson. Chantant phonétiquement lors de la pré-production de l’album Minohu Niihara ne se rappelant plus les paroles cria ces 3 lettres et cela plu au producteur Max Norman qui décida de les garder dans le mix final. Le chanteur dira au sujet de cette anecdote: “I sung “M.Z.A.” by accident and the producer Max Norman liked the line, even though that did not have any meaning. We were trying to create some cool line but we could not beat “MZA.” Max ended up deciding to use “M.Z.A.” for the real take”.
« Crazy Nights » sortira en Single aux Etats-Unis avec le morceau « Like Hell » en Face B le 1er Novembre 1985. De plus, le clip vidéo de ce titre passa en « heavy rotation » sur MTV soit à peu prés une bonne 15aine de fois par jour contribuant largement à la vente des tickets de la tournée américaine (certaines dates furent Sold Out ne l’oublions pas) ainsi qu’aux ventes exponentielles de l’album.

Le titre suivant intitulé “Like Hell” fait également parti des très bons morceaux de l’album. Rythmique de guitare simple et efficace avec un refrain percutant. Morceau assez Heavy dans son ensemble qui sera très fréquemment joué en Live. Rapide et efficace avec une rythmique en béton.

« Heavy Chains » est une tuerie où l’on retrouve une des lignes de chant typique de Minohu Niihara avec des phrases courtes et saccadées. Le morceau se permet une intro toute en douceur avant de s’énerver sur une rythmique plus enlevé et efficace. Le pont avant le solo est un des meilleurs passages du morceau.

« Get Away » est un morceau Heavy qui cartonne dés le départ, classique dans sa conception il est dénué d’originalité mais est, comme toujours avec LOUDNESS, fort bien maitrisé.

Le morceau suivant « We Could Be Together » rappelle certains morceaux de JUDAS PRIEST ou certains riffs de guitare que l’on retrouvera dans des groupes comme MALICE, T.T QUICK… une fois de plus le pont est magistral pour enchainer sur un solo de guitare, qui sans surprise aucune, est d’une rare efficacité.

Ce qui sur le vinyl était le 1er morceau de la Face 2, est encore une des meilleurs chansons composée par le groupe, j’ai nommé « Run for your Life » qui oscille entre un tempo medium et un tempo plus rapide. Le refrain typique du groupe rentre en mémoire immédiatement « Run for your Life, Run from the Fire, Want to Survive, Run for your Life » le solo de guitare est une fois de plus des plus percutant. Ces changements d’ambiance viennent peut être des principales influences du guitariste à savoir DEEP PURPLE et son guitar hero Ritchie Blackmore ou encore Gary Moore et même Uli Jon Roth qui ont tous ce coté d’attaque bluesy avec des changements de rythme assez courant dans la même chanson et leurs jeux finalement assez typé 70’s. Ce morceau est même qualifié de progressif, entre autre par le chanteur.

Morceau classique, « Clock Work Toy », n’est en rien novateur. Là, on est dans du Heavy classique et traditionnel bien exécuté mais qui ne ressort pas par rapport aux autres pépites de l’album. Même le pont pré-solo est on ne peut plus convenu.

« No Way Out » est un autre de ces morceaux classiques qui ne ressort pas vraiment non plus du lot. Riff classique et articulation musicale classique, il se laisse bien écouter sans pour autant surprendre.

L’avant dernier morceau, « The Lines Are Down » est une chanson assez Heavy avec une très bonne rythmique de guitare et un chant puissant de la part de Niihara. Le ralentissement au niveau du pont permet d’enchainer sur un autre solo rapide et dantesque du sieur Akira.

Pour ne pas déroger à la règle des 80’s, comme tout bon groupe de Heavy qui se respecte, LOUDNESS fini l’album avec la sacrosainte ballade. « Never Change Your Mind », sans être révolutionnaire, est une ballade sympathique où l’on prend plaisir à écouter et à découvrir Akira Takasaki dans une palette de jeu plus calme et tout aussi percutant que sur d’autres titres plus rapides. En effet, il nous démontre son feeling tout autant sur les parties rythmiques qu’également sur le final de la chanson tout en émotion.

Par contre, certains trouveront peut être dommage que cette édition Anniversaire ne contiennent pas les inédits « Gotta Fight » + « Odin » qui on été ajouté à la réédition Japonaise de 2005. Ces deux morceaux sont de qualité et loin d’être dénué d’intérêts. Morceaux sortis en 1985 uniquement au Japon sur un Ep. La version instrumentale des 3 titres de cet Ep ( « Flash Out » y figure également) servirent de B.O. pour le dessin animé « Odin: Photon Sailer Starlight ». Il est bon de noter que cet Ep n’a pas été enregistré et produit par Max Norman et est un projet à part de l’album « Thunder in the East », certainement ce qui explique leur absence dans cette Boxset.

Les 2 CDs suivants proposent des versions exhumées pour la première fois pour cette Boxset car restées inconnues jusque là. En effet, il s’agit des versions démos de certains des titres de l’album restés cachés au fond d’un tiroir depuis 30 ans. Le 1er Cd « BEFORE and AFTER ~First Demo Tracks from Japan ~ » propose les démos enregistrées au Japon avant que le groupe ne parte pour les USA pour l’enregistrement (9 titres). LOUDNESS enregistra entre 15 et 20 démos au Japon et Max Norman n’en retint que quelques unes pour l’album et les travailler au Studio Sound City et demanda donc au groupe d’encore écrire au minimum 5 nouvelles chansons. Le 2éme Cd « BEFORE and AFTER ~Recording Tracks from STUDIO SOUND CITY 25.09.1984~ », les démos enregistrées aux États-Unis aux Studio Sound City (10 titres).

Dans le 1er CD bonus, il y a 9 titres qui ont donc été enregistrés au Japon dans lesquels ira piocher Max Norman (tout en demandant au groupe de composer de nouveaux morceaux en supplément). Ce qui frappe au premier abord c’est la qualité du son qui est très bonne. Qualité qui a étonné le groupe, quand 30 ans après ces enregistrements, il les a exhumés d’un tiroir. En effet, bien des groupes aimeraient ne serait-ce qu’avoir cette qualité la pour leur album.
Les titres sont les suivants : « The Lines Are Down », « We Could Be Together », « Get Away », “Run for Your Life”, “Crazy Nights”, “Firestorm” qui lui est un inédit avec une rythmique assez lourde. Ce titre démarre sur un tempo medium puis par à 100 à l’heure et est dans la veine d’un « Like Hell », puis suivent « Heavy Chains », « Never Chang Your Mind » et fini en beauté avec l’instrumental « Eruption » qui est différent niveau rythmique et plus rentre dedans. Les titres proposés, pour quelques uns, changent quelque peu de leur version finale enregistrée sur le LP.

Le 2ème CD est quant à lui issu d’une session d’enregistrement faite au Studio Sound City le 25 Septembre 1985 (date d’anniversaire de votre serviteur, ça doit être un signe). Inutile de dire qu’ici encore le sont est excellent. Les versions proposées sont des instrumentales, on y retrouve : « Heavy Chains », « Get Away », « No Way out », “Clock Work Toy”, “The Lines Are Down”, “Crazy Nights”, “Like Hell”, “Never Change Your Mind”, « Run for Your Life” et enfin “We Could Be Together”. Il est clair que ce CD est réservé aux ultra-fans.

Les 2 DVD dans la Boxet sont codés Zone2 qui est la même que la notre en Europe. Cela veut explicitement dire que vous pourrez les regarder chez vous pour parfaire votre Japonais.

Le 1er des Dvd propose un documentaire sur l’album avec des tonnes d’images d’époque et d’une durée de 2 heures. Malheureusement, il est intégralement en Japonais et n’est nullement sous-titrés.

Le 2éme Dvd est une vidéo de la tournée américaine de 1985 (souvent en guest de MÖTLEY CRÜE pour leur tournée de l‘album « Theatre of Pain ») que LOUDNESS appellera TOUR IN THE WEST 1985 US Live Tour Footage et comprend ces titres la :

1- “Crazy Doctor”
2- “We Could Be Together”
3- “Heavy Chains”
4- “No Way Out”
5- Drum solo
6- “Get Away”
7- Guitar solo
8- “Crazy Nights”
9- “Crazy Nights”
10- “Crazy doctor”
11- Drum solo
12- “Crazy Doctor”
13- ‘’Loudness’’
14- Guitar solo
15- “Crazy Doctor”
16- “Heavy Chains”
17- ‘’Loudness’’
18 - Guitar solo

Les morceaux Live proviennent de ces dates la:
*August 13th: Allentown, PENNSYLVANIA - THE FAIRGROUNDS
*August 14th: New York City, NEW YORK - MADISON SQUARE GARDEN
*September 12th: Madison, WISCONSIN - DANE COUNTY COLISEUM
*September 14th: Saginaw, MICHIGAN - WENDLER ARENA
*September 17th: Lansing, MICHIGAN - CIVIC CENTER
*September 18th: Toledo, OHIO - SPORTS ARENA

Aussi bien la qualité d’image que celle du son sont corrects. C’est un plaisir de plonger ainsi dans le temps.

30 ans après les 60 concerts effectués sur le sol Américain (dont certains furent Sold Out), s’il en est un qui, encore aujourd’hui, est la fierté du groupe, c’est celui du Mercredi 14 Août dans la mythique salle du Madison Square Garden à New York qu’il qualifie encore de nos jours de Lieu Saint (ou Sanctuaire). De plus, Akira était alors fan du film de LED ZEPPELIN “The Song Remains The Same” qui se passe dans cette salle… ou quand le rêve devient réalité.
A noter que plusieurs sources indique une 60aine de concerts, personnellement je n’ai trouvé que les dates suivantes (soit une 30aine):

• August 8th: ERIE, (Pennsylvania) - Civic Center
• August 10th: PHILADELPHIA, (Pennsylvania) - Spectrum
• August 11th: BALTIMORE, (Maryland) – Civic Center
• August 13th: ALLENTOWN, (Pennsylvania) – The Fairgrounds
• August 14th: NEW YORK CITY, (New York) – Madison Square Garden
• August 17th: St PAUL, (Minnesota) – Civic Center
• August 18th: EASTTROY, (Wisconsin) – Alpine Valley Theatre
• August 19th: CEDER RAPID, (Iowa) – Five Seasons Theatre
• August 21th: SALT LAKE CITY, (Utah) – The Salt Palace
• August 23th: SACREMENTO, (California) – California Expo Amphitheatre
• August 24th: LOS ANGELES, (California) – The Forum
• August 25th: SAN DIEGO, (California) – Sports Arena
• August 27th: TUCSON, (Arizona) – Community Center
• August 28th: PHOENIX, (Arizona) – Compton Terrace
• August 29th: ALBUQUERQUE, (Texas) – New Mexico Tingley Coliseum
• August 31th: EL PASO, (Texas) – County Coliseum
• September 1st: ODESSA, (Texas) – Ector County Coliseum
• September 4th: AMARILLO, (Texas) – Civic Center
• September 6th: NORMAN, (Oklahoma) – Lloyd Noble Center
• September 7th: KANSAS CITY, (Missouri) – Kemper Arena
• September 8th: OMAHA, (Nebraska) – Civic Auditorium
• September 10th: St LOUIS, (Missouri) – Kiel Auditorium
• September 12th: MADISON, (Wisconsin) – Dane County Coliseum
• September 13th: FORTWAYNE, (Indiana) – The Coliseum
• September 14th: SAGINAW, (Michigan) – Wendler Arena
• September 15th: DETROIT, (Michigan) – Joe Louis Arena
• September 17th: LANSING, (Michigan) – Civic Center
• September 18th: TOLEDO, (Ohio) – Sports Arena

Il y a également en Bonus sur cette édition, une biographie en vidéo avec des interviews d’époque de la Genèse du groupe jusqu’à « Thunder in the East ». Il y a également une interview de 30 minutes de Niihara et Yamashita ainsi que de quelques autres intervenants

Ensuite, dans la Boxset on retrouve la réédition à l’identique du Lp originel numéroté (N°1569/3000) et également celle du 7’’ sortis à l’époque.
De plus, a été ajouté une cassette de 2 titres démos inédits qui sont des versions enregistrées au Studio Sound City :
Side A: « Like Hell » (Unreleased Demo -M13-)
Side B : « No Way Out » (Unreleased Demo -M15-)
Pour couronné le tout, il y a un T-shirt collector, 4 guitar picks et un Backstage Pass… que du bonheur en somme pour un fan.

Vous l’aurez compris en lisant ces lignes, le produits est vraiment très beau et de qualité et va, par conséquent, très vite devenir rare… enfin moi je l’ai… et c’est là, le principal.

© 2015- Nikkö KRAZZY
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Lethal Dose Of...
Lethal Dose Of...
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 6,84

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 * * * LE RETOUR TRIOMPHANT DES SLEAZY BOYZ * * *, 15 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lethal Dose Of... (CD)
Enfin le voila, le nouveau cd des français de BLACKRAIN. Le groupe de Sleaze/Glam/Hair Metal nous revient après moult péripéties. Les Sleaze rockers haut savoyards nous offrent 14 chansons de très hautes volées. En effet beaucoup de choses ont changé dans le groupe et autour du groupe : nouveau manager, nouveau batteur, nouvelle maison de disque, nouvelle approche professionnelle'
Après une immense déception suite au mixage peu convaincant de Beau Hill (RATT, TWISTED SISTER, ALICE COOPER, WARRANT, WINGER...), le groupe décidera de remixer l'album avec l'aide de son entourage et de sortir ce « Letal Dose of... » avec plusieurs mois de retard.

Le disque commence avec l'excellente cover des CNK et leur « Get a Gun' » qui est magnifié par BLACKRAIN tout en gardant son coté sauvage et martial. Voila comment faire une reprise bien plus percutante que l'originale.
« I need a Doctor » ressemble à un mélange de W.A.S.P. et MOTLEY CRUE, un bon titre pour les amateurs de ces groupes.
Le morceau suivant, « Dead Boy » est un bon petit morceau qui manque un peu d'originalité et ressemble trop à d'autres titres du groupe.
« She's in Love » est un très bon morceau, très glam digne du premier album de POISON, STAR STAR ou CRASH KELLY avec une rythmique acérée et un refrain entêtant.
« Baby Shoot me Down » est un des points faible de l'album, banal sans inspiration et déjà entendu de nombreuses fois avec d'autres groupes.
S'ensuit l'énervé et magistral « Overloaded » une des petites perles du cd que seul Swan est capable d'écrire. Un très bon morceau agressif et très bien écrit, digne des meilleurs morceaux de MOTLEY CRUE ou CRASHDIET.
« Burn 'N' Die » est un des morceaux le plus rapide de l'album. Le type même de morceau relativement classique mais qui gagne à être joué en live.
« Heart Screams » avec son gros refrain et sa grosse rythmique devrait séduire nombres de fans de leur précédent album' dans la veine de « True Girls are Sixteen » ou « Innocent Rosie » de l'album License To Thrill.
« Into the Groove » est un morceau au tempo medium qui à bien été travaillé au niveau des chœurs et du coup relativement commercial et réussi. Proche de morceaux des premiers HARDCORE SUPERSTARS ou encore DIRTY PENNY.
Le titre suivant, « Addicted to Failure » est l'hymne de cet album. Morceau énorme au niveau de la rythmique de Franck F. et Matthew H. et un très joli chant de Swan secondé par une rythmique de guitare de Max2 fort efficace. Le refrain est tubesque au possible. Un des meilleurs morceaux du groupe.
« Rock 'N' Jive » est un bon petit morceau bien énervé qui, lui aussi, devrait être une petite bombe en concert : MOTLEY rencontrant TWISTED SISTER.
« My Young Star », morceau à la très belle rythmique de guitare (proche de morceau de HELIX ou POISON) est un des tout meilleurs morceaux du disque. La voix aiguë de Swan y fait des merveilles secondée par la guitare de Max2.
« Shining Down on You » est une ballade électro-acoustique classique et banal. Un morceau qui manque cruellement de saveur et n'est pas indispensable, mais qui risque de plaire à tous les romantiques.
Enfin pour finir, le groupe a repris et remixé son titre phare et son hymne « Rock Your City ». Même si la nouvelle version offre une approche intéressante, elle est moins Sleaze et moins sauvage que la première version. Ce nouveau mixage est trop aseptisé pour moi.
On pourra toujours reprocher un mixage un peu plat et le manque de relief du son, mais il est à noter que le groupe a essayer de limiter la casse sans pouvoir se permettre de réellement avoir le son qu'il souhaitait. Ce disque est moins Sleaze et un petit peu plus commercial que le précédent et moins Heavy. On sent que le groupe est à un croisement dans sa carrière. Certains fans de la première heure seront peut etre déçu mais moi j'aime bien. Leur prochain album sera crucial pour le groupe'en espérant qu'ils prennent leurs temps pour composer de belles chansons.

Les plus chanceux, pourront acquérir l'édition limitée qui ne comporte rien de moins'qu'un deuxième cd.
Ce deuxième cd comporte 6 titres Lives : « Get a Gun », « Nasty », « Innocent Rosie », « Overloaded » , « I need my Doctor » et « Rock Your City ». Le son est plus puissant Live que sur les versions studios. Seuls petits reproches, les Lives sont peut être un peut trop remixés (rejoués ???) en studio. De plus, malheureusement, la version de « Rock Your City » ne mets pas la chanson à son avantage, ce que je trouve dommage puisque c'est devenu l'hymne du groupe. Sinon cela fait extrêmement plaisir d'entendre enfin des versions Live de ces morceaux.
Pour conclure ce deuxième cd, il y a 2 remix de « Baby Shoot Me Down » qui ne présente aucun intérêt et le « Shining Down on You » qui lui, par contre, est très novateur et réussi. Précédemment, j'avais écris que je ne trouvais pas la version classique de l'album génial, par contre j'aime beaucoup cette version très Pop, calibrée pour les Charts mondiaux : ABBA rencontre BLACKRAIN et cela donne cette superbe version de leur ballade, qui du coup, devient une de mes préférées de l'album.

Pour résumer, ce « Lethal Dose of... » est un des meilleurs albums du genre digne des plus grand de l'époque des mid 80's début 90's. Un album à écouter et posséder de toute urgence qui comprend son lot de bonnes surprises.

* * * * * * * * * * BLACKRAIN UN QUARTET GAGNANT A DÉCOUVRIR D'URGENCE * * * * * * * * * *

* * * Nikkö * * *
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Relapse
Relapse
Prix : EUR 17,86

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les rois du Rock/Glam, 1 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relapse (CD)
This best of 2CD is a very good piece of pure melodic rock/glam. The 1st cd is a classical Best of from their previous releases.We find some great rockers on this stuff : Glen Matlock (SEX PISTOLS), Terry Chimes (LORDS OF THE NEW CHURCH), Tony James (GENERATION X, SIGUE SIGUE SPUTNIK), Michael Monroe (HANOI ROCKS) ...
As bonus tracks there's 2 songs of THE IDOLS, the band pre-LONDON COWBOYS with 2 ex NEW YORK DOLLS : Nolan and Kane.

The 2 nd cd is full of unreleased tracks of the LONDON COWBOYS... a lot of them are vey good. It's full of rock/glam with some harmonica, ballad, catchy guitars with killer choruses. As guest, we find Sylvain, Nolan and Thunders the ex NEW YORK DOLLS
There's also 2 bonus track of the IDOLS era...

A must of for all rock/glam fans for this underated band ! ! !


License to Thrill +Bonus
License to Thrill +Bonus
Prix : EUR 49,64

5.0 étoiles sur 5 * * * * LES ROIS FRANCAIS DU SLEAZE ROCK * * * *, 14 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : License to Thrill +Bonus (CD)
Enfin voici le nouveau cd des Français de BLACK RAIN. Ce disque propose 11 morceaux de grande qualité dans un style Hard/Sleaze dans la veine de ce qui ce fait de mieux en Scandinavie: DANGER, HARDCORE SUPERSTARS, ZAN CLAN, EASY ACTION, CRASHDÏET...
Le cd est produit par le grand Chris LANEY également producteur de EUROPE, CRASHDÏET, GLORIOUS BANKROBBERS, ZAN CLAN, CRAZY LIXX... ce qui confer à ce cd un son de très bonne qualité: péchu et clair ou chaque instrument est bien mixé.
Les 3 premiers morceaux était déja sur leur précédent Ep: "Rock Your City" (un énorme hit Sleaze rock avec son refrain hyper entêtant), "Innocent Rosie" (avec sa superbe rythmique et le chant hallucinant de Swan), "Nasty" (un joli morceau de Kickass Rock). Après nous trouvons "True Girls Are Sixteen" un tirés bon morceau dans la veine de MÖTLEY CRÜE, ensuite il y le rapide "License to Thrill" (dans la lignée de CRASHDÏET) puis la ballade "No Forever" qui n'est certes pas très original mais n'en demeure pas moins trés agréable à écouter.
S'ensuit le très bon "Rock n roll Is Dead, Long Live Rock n roll" avec la rythmique heavy de Iann Lewis (drums) et Heinrich (bass), puis "Rockstar Do Not Go To Jail" qui est pour moi le moins bon morceau du cd:inintéressant. Pour finir les 2 derniers morceaux me rappelle DOKKEN (à l'époque de "Under Lock And Key") et ceci principalement à cause de la sonorité de la guitare de Max 2. Donc, "Party War" et "Kill 'em All" (et son riff assassin) finissent en beauté ce trés bon cd de HARD/SLEAZE/KICKASS ROCK. Allez voir le groupe sur scène si il passe prés de chez vous car il tourne beaucoup et s'est rodés à la scène dans de nombreux pays: Japon, Suéde, Allemagne, Hollande, Suisse, France... Pour résumé voici le cd d'un des tout meilleur groupe français de Hard/Sleaze à écouter et à avoir impérativement dans sa discothèque!!!
Cette ré-édition bénéficie d'une sympathique reprise des Sisters Of Mercy.

* * * * UN TRES BON CD D'UN DES TOUS MEILEUR GROUPE DANS LE GENRE * * * *


License to thrill
License to thrill
Prix : EUR 12,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 * * * LES ROIS FRANCAIS DU SLEAZE ROCK * * * *, 4 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : License to thrill (CD)
Enfin voici le nouveau cd des Français de BLACK RAIN. Ce disque propose 11 morceaux de grande qualité dans un style Hard/Sleaze dans la veine de ce qui ce fait de mieux en Scandinavie: DANGER, HARDCORE SUPERSTARS, ZAN CLAN, EASY ACTION, CRASHDÏET...
Le cd est produit par le grand Chris LANEY également producteur de EUROPE, CRASHDÏET, GLORIOUS BANKROBBERS, ZAN CLAN, CRAZY LIXX... ce qui confer à ce cd un son de très bonne qualité: péchu et clair ou chaque instrument est bien mixé.
Les 3 premiers morceaux était déja sur leur précédent Ep: "Rock Your City" (un énorme hit Sleaze rock avec son refrain hyper entêtant), "Innocent Rosie" (avec sa superbe rythmique et le chant hallucinant de Swan), "Nasty" (un joli morceau de Kickass Rock). Après nous trouvons "True Girls Are Sixteen" un tirés bon morceau dans la veine de MÖTLEY CRÜE, ensuite il y le rapide "License to Thrill" (dans la lignée de CRASHDÏET) puis la ballade "No Forever" qui n'est certes pas très original mais n'en demeure pas moins trés agréable à écouter.
S'ensuit le très bon "Rock n roll Is Dead, Long Live Rock n roll" avec la rythmique heavy de Iann Lewis (drums) et Heinrich (bass), puis "Rockstar Do Not Go To Jail" qui est pour moi le moins bon morceau du cd:inintéressant. Pour finir les 2 derniers morceaux me rappelle DOKKEN (à l'époque de "Under Lock And Key") et ceci principalement à cause de la sonorité de la guitare de Max 2. Donc, "Party War" et "Kill 'em All" (et son riff assassin) finissent en beauté ce trés bon cd de HARD/SLEAZE/KICKASS ROCK. Allez voir le groupe sur scène si il passe prés de chez vous car il tourne beaucoup et s'est rodés à la scène dans de nombreux pays: Japon, Suéde, Allemagne, Hollande, Suisse, France... Pour résumé voici le cd d'un des tout meilleur groupe français de Hard/Sleaze à écouter et à avoir impérativement dans sa discothèque!!!
Cette ré-édition bénéficie d'une sympathique reprise des Shirelles.

* * * * UN TRES BON CD D'UN DES TOUS MEILEUR GROUPE DANS LE GENRE * * * *
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