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Contenu rédigé par Luc B.
Classement des meilleurs critiques: 757
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Commentaires écrits par
Luc B.
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Braquages
Braquages
DVD ~ Gene Hackman
Proposé par odyssees-numeriques
Prix : EUR 7,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 LET'S TWIST AGAIN, 8 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Braquages (DVD)
David Mamet a gagné ses galons comme scénariste, avant de passer à la réalisation. Notamment de thrillers sur fond d’escroquerie, ENGRENAGES, LA PRISONNIERE ESPAGNOLE… Chez David Mamet, rien n’est comme on le pense. Je te fais croire que… mais c’est un leurre… en fait non c’est vrai, et pis non, t’es tombé dans le panneau… Donc intrigues et personnages à tiroir. Qui se vérifie encore dans ce BRAQUAGES de 2001.

Au menu de ce polar, Joe Moore, voleur de haute volée qui accepte une affaire juteuse pour le compte de Bergman. Qui l’entube. Moore est contraint d’accepter un dernier contrat, un vol de lingots d’or dans un avion-cargo. Mais Bergman impose à l’équipe de monte-en-l’air, son neveu Jimmy, qui manque de tout faire capoter. Sauf si on se débarrasse du jeunot, en douceur, sans que le tonton s’en aperçoive…

C’est du pur film de cambriolage et de manipulation. Un scénario plutôt bien ficelé, de nombreuses scènes de suspens (le casse sur le tarmac) des intrigues qui se croisent. C’est assez convenu dans l’ensemble, mais bien rythmé, efficacement réalisé, un peu casse-tête tout de même, il ne faut pas rater une scène sous peine de se paumer en route.

Mais l’intérêt premier, c’est la distribution. Gene Hackman, toujours impérial, dans un de ses derniers rôles, face à Danny DeVito (excellent) en receleur faux jetons, la jolie et troublante Rebecca Pidgeon (femme de Mamet et habituée de ses castings), un autre habitué, Ricky Jay, second rôle de luxe, et l’imposant Delroy Lindo. Du cinq étoile.

Ne pas se fier aux apparences, telle est la morale des films de David Mamet. Plus le film avance et plus les rouages se grippent, imprévus, trahisons (vraies et fausses ?), double triple quadruple jeu, et finalement, las de discuter, on sort les flingues. Les rebondissements s’enchainent, un peu trop tout de même, la fin est une succession de twists qui auraient pu durer longtemps, faut bien que le film s’arrête, mais dans le genre « tu croyais m’avoir, c’est moi qui t’es eu », ça se pose là !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 17, 2016 12:08 PM MEST


Jimi, All Is By My Side
Jimi, All Is By My Side
DVD ~ André Benjamin
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,55

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 SANS AUTORISATION ET SANS MUSIQUE NON PLUS !, 28 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jimi, All Is By My Side (DVD)
Deux projets de film sur la vie de Jimi Hendrix se disputaient les faveurs des ayants droits. Celui de John Ridley (romancier, scénariste) a été recalé, et donc privé de l’autorisation d’utiliser des titres du fameux gaucher. Ridley a contourné le (gros) problème, en s’attachant à une période très courte de la carrière d’Hendrix.

Donc, dans ce biopic non-autorisé, on ne replonge pas dans l’enfance du héros, aucune allusion à la famille, on ne survole pas une discographie dont on n’a pas le droit de ne citer ne serait-ce qu’un titre, et on n’évoque surtout pas la triste et peu glorieuse fin de vie.

L’action commence en 1966, à New York, où Hendrix tient la guitare dans le groupe de Curtis Knight. Il est repéré par Linda Keith (ex de Keith Richards), qui lui offre sa première Strato blanche, le prend sous son aile et dans ses bras, avant de le confier à Chas Chandler (ex- Animals) qui emmènera son poulain à Londres.

Le film s’attache donc à l’artiste, ses relations tourmentées et parfois violentes avec les femmes, son caractère indépendant, son culot aussi, sa naïveté parfois, son admiration pour Bob Dylan, sa vision d’une musique sans chapelle. Il dit dans le film jouer comme on peint des couleurs, sans se soucier de savoir s’il s’agit de blues, de rock, de jazz. Intéressante la manière dont le Black Power a voulu le récupérer, en faire un porte-drapeau, ce que Hendrix refusa. Une simple conversation en PCV avec son père suffit à décrire l’état de leur relation, sans pathos.

On assiste à la création de l'Expérience (qui remplace Jimi James and the Flames), son premier enregistrement studio (mais sans entendre une note !), sa fulgurante ascension dans les clubs anglais, sa rencontre avec Clapton lors d’une jam avec Cream, le concert en présence des Beatles où Hendrix leur joue « Sergent pepper » qu’il vient d’entendre sur disque. Le film se termine lorsque l’Expérience s’envole pour Monterey, en juin 1967. Les seuls moments musicaux (très bien reconstitués) sont donc des reprises, où des jam instrumentales.

L’acteur André Benjamin (rappeur et producteur) s’en sort très bien. Ridley utilise des images d’actualité pour replacer le contexte social et politique, use d’effets narratifs traduisant le malaise d’Hendrix, introverti, propulsé dans l’intelligentsia du Swinging London. Le réalisateur fait avec ce qu’on lui laisse comme miettes, il contourne habilement ces contraintes, pour finalement proposer une évocation assez juste du phénomène.

Ce film, tourné en 2013 est sorti directement en DVD en France.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 18, 2016 1:44 PM MEST


Refroidis / In Order of Disappearance ( Kraftidioten ) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ]
Refroidis / In Order of Disappearance ( Kraftidioten ) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ]

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 DANS LE BUFFET (FROID), 24 décembre 2015
Tout est affaire de style. Sur une histoire comme celle-ci, ultra rabâchée, c'est la mise en scène qui fera la différence. L'histoire ? Nils, conducteur de chasse-neige, genre de nounours mal léché, se lâche dans une chasse aux dealers, après la mort de son fils par overdose. On commence par le bas de l'échelle, on dézingue un petit, puis un moyen, jusqu'à remonter jusqu'au gros poisson. Du côté des méchants, on s'interroge. Qui a déclenché cette guerre, et pourquoi ? Le gang adverse, les bosniaques ? Du coup, tout le monde sort les flingues...

On aura reconnu le schéma sur lequel repose, entre autre, LA LOI DU MILIEU (1971) de Mike Hodge, avec Michael Caine, ou LE POINT DE NON RETOUR (1967) de John Boorman, avec Lee Marvin. Le scénario révèle quelques bonnes surprises, comme ce tueur à gage qui se retourne contre son employeur, ou les relations entre les deux frères.

Mais c'est dans la mise en image que ce film se distingue, avec les paysages enneigés de Norvège, et le mode de transport de Nils, son chasse-neige, avec lequel il va faire pas mal de dégâts. Le tout saupoudré d'humour noir, avec ces croix et ces « Rip » à l'écran, à chaque fois qu'il y a un mort ! L'ambiance lorgne pas mal du côté des frères Coen (FARGO) et de Tarantino, pour quelques scènes de dialogues décalées, notamment entre deux flics. Le méchant est un pur psychopathe, élégant et raffiné (« le comte ») a côté de qui même le Tony Montana de SCARFACE passerait pour Bambi.

Malgré un petit coup de mou dans le rythme en milieu de film, et des écarts contemplatifs sur fond de musique new âge, voilà une bonne surprise pour les amateurs de film de genre. Avec en prime l'acteur Stellan John Skarsgård, un fidèle de Lars van Trier, et Bruno Ganz, habitué de Wim Wenders, dans le rôle du vieux parrain bosniaque, à qui il ne faut pas trop chercher les noises.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 23, 2016 9:43 AM MEST


La nuit, in extremis
La nuit, in extremis
par Odile BOUHIER
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 KOLVAIR CHEZ LES COLS BLANCS., 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La nuit, in extremis (Poche)
Des flics border-line, la littérature policière en regorge. Victor Kolvair rejoint ce cercle pas très fermé. Il est revenu du Chemin des Dames, en 1917, sur une jambe. Il porte maintenant une prothèse, dans laquelle il planque ses doses de cocaïne, dont il saupoudre ses clopes. Il est salement accro. Et justement, pendant la Grande Guerre, il a retrouvé un de ses camarades lardé de coups de baïonnette. Avec la certitude qu’il s’agissait d’un meurtre commis par un soldat de sa compagnie, Anthelme Frachont. Seulement voilà, pas l’ombre d’une preuve.

La guerre est finie, Kolvair a repris son poste de policier, à Lyon, mais continue de pister Frachont, persuadé que ce psychopathe frappera de nouveau.

Voilà pour l’intrigue principale, plutôt bien menée. Nous sommes en 1920, avec les Brigades Mobiles de m’sieur Clemenceau (vos flics sont maint’nant devenus des cerveaux... dixit Philippe Clay), et Victor Kolvair est adepte des nouvelles trouvailles scientifiques pour mener ses enquêtes.

Mais ce livre s’inscrit dans une série, le troisième, il y a donc pas mal de personnages secondaires. Le professeur Hugo Salacan, entomologiste de renom, peu présent parce qu'occupé par son fils diabétique. Il y a aussi la belle Bianca, une psy qui défend les théories freudiennes. Et des personnages à facettes, comme l’inspecteur Legone, envoyé traquer les anarchistes, et ça l'arrange bien cette clandestinité, car il gère un réseau de petits films pornographiques. Le procureur Rocher, arriviste mais homosexuel, contraint donc d’épouser une dame pour sauver les apparences. Il s’envoie un journaliste réputé, et bi-sexuel, qui en profite pour lui soutirer des renseignements. Il y a aussi un corbeau qui inonde la ville de lettres anonymes, des faiseuses d’ange, des anars, le procès Landru…

Beaucoup de personnages et d’intrigues, les premiers chapitres peuvent sembler confus. Si l’enquête principale est bouclée à la fin du bouquin, les autres restent en suspens. C’est un peu contrariant. L’ensemble est sympathique, l’intérêt réside dans l’époque choisie, les progrès de la médecine légale, la graphologie, les expertises psychologiques, les empreintes... On croise des personnages historiques, comme Edmond Locard, fondateur de la police scientifique.

Parmi ses références, l’auteure cite « Les Sentiers de la Gloire » de Stanley Kubrick. Un bon point. Pour l'évocation des tranchées, sans doute, plus que pour le style.


The Human Rights Radio Broadcast Buenos Aires 1988
The Human Rights Radio Broadcast Buenos Aires 1988
Prix : EUR 18,31

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 ENCORE UN P'TIT TOUR ?, 12 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Human Rights Radio Broadcast Buenos Aires 1988 (CD)
Il s'agit du concert donné à Buenos Aires, en 1988, dans le cadre de la tournée The Human Rights Tour. Et qui avait été diffusé à l'époque à la télé française. Eh ouais' On faisait ça en c'temps là' Et donc, j'avais évidement branché le micro sur la téloche et enregistré une TDK.

En 1992, le label « The beat goes on » (que je soupçonne de n'avoir pas demandé la permission) a sorti un double album avec les titres joués dans l'émission MTV Unplugged, et ce, un an avant que ne sorte officiellement le « In Concert », et complété sur le second cd, par 8 chansons du Human Rights Tour. Mais 8 seulement.

Voici donc ce qui semblerait être la transcription sur cd de cette soirée. La bande est tirée de la retransmission radio, on entend parfois l'animateur qui intervient entre certains titres.

Techniquement parlant, ça va, ça s'écoute. Mais c'est évidemment le contenu qui est intéressant, des versions des titres de « Born in the USA » boostées comme il faut, un public chaud bouillant et très présent, une ambiance festive, délurée. Et la participation de Sting sur « The River » (superbe), un « Glory days » à la hauteur de sa réputation (donc stratosphérique), Tracy Chapman, Sting, Peter Gabriel, Youssou N'Dour qui viennent s'époumoner sur « Raise your hand », et surtout sur cette version dantesque et à rallonge du « Twist and Soul », avec Brandford Marsalis au sax, véritable morceau de bravoure, avec un Springsteen très en voix qui ne semble plus pouvoir arrêter le morceau. « estan cansados ? Nooooo' estan cansados ? Nooooooo' estan Listos ??? Yeahhhhhhhh' ». Enfin, le beau « Chimes of Freedom » de Dylan chanté à l'unisson, mais pas le « Get up stand up » de Bob Marley, curieusement absent du pressage (mais présent sur ma TDK...).

Pour être complet, cette prestation existe en DVD, édité par Apocalypse Sound, et en entier. Agrémenté de 4 titres de cette même tournée enregistrée en France, au château de Vincennes, avec "The promised land" , "My Hometown", "Blowin' in the Wind" et "Bad moon rising". Les concerts de ses petits camarades Sting and Cie (car la soirée tv durait 4 heures !) n'a semble-t-il pas été éditée. Mais paraissaient bien ternes et pâlichons face à la tornade E Street Bandesque !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 13, 2015 7:18 PM CET


New Mexico [Édition Spéciale] [Édition Spéciale]
New Mexico [Édition Spéciale] [Édition Spéciale]
DVD ~ Maureen O'Hara
Proposé par PLANETECINE
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 LES PREMIERS PAS DE PECKINPAH, 11 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : New Mexico [Édition Spéciale] [Édition Spéciale] (DVD)
THE DEADLY COMPANIONS (en V.O.) est le premier film de cinéma de Sam Peckinpah. C'est parce qu'il s'est forgé une solide réputation en écrivant et réalisant pour la télé des séries comme GUNSMOKE, qu'on lui propose cette histoire. Une pure commande, destinée à redorer le blason de Maureen O'Hara, qui vient de se faire gauler par gazettes à potins, pour s'être envoyée son voisin de fauteuil lors d'une projection dans un cinéma d'Hollywood. Quel tempérament ! O'Hara y joue une prostituée, une dépravée lie de la société, mais sous les jupons de laquelle on trouve un cœur de maman' Voilà comment les stratèges d'Hollywood vous refaisaient une réputation !

On a donc besoin d'un metteur en scène attentionné et docile. Peckinpah, donc' Qui s'empresse, avec l'acteur Brian Keith (qui avait été dirigé plusieurs fois par Peckinpah à la TV) de remanier ce scénario insipide. Mais c'est sans compter le producteur, le frère de Maureen O'Hara, qui s'oppose à tout changement. Et mécontent du résultat, remonte le film. Peckinpah n'en décolèrera pas, ce n'est que le début de sa guerre contre les studios.

Il réécrit tout de même certains dialogues, vite fait, essaie de donner corps au film, et y parvient par moment. L'histoire est celle d'un vétéran nordiste qui tue accidentellement un môme. Une fusillade dans la rue, après une attaque de banque, une scène qu'on retrouvera dans LA HORDE SAUVAGE. La mère veut enterrer son fils auprès de son père, à trois semaines de cheval, en plein territoire Apache. Le vétéran, YellowLeg (à cause des rayures sur son pantalon d'uniforme), responsable du décès de l'enfant, décide de l'accompagner dans son périple.

Les premières scènes sont marquées du sceau Peckinpah, ce type pendu dans un saloon, celui qui tire dans un miroir (figure qu'on retrouvera souvent) et déjà le spectacle de cowboys déphasés, cyniques, les cimetières, la mort omniprésente. Il y a de bons moments dans ce film, lorsque Maureen O'Hara et Brian Keith trainent le cadavre à travers le désert, traqués par un apache. Et puis la réapparition des deux complices, le règlement de compte qui n'est pas sans rappeler la trilogie du dollar de Sergio Leone.

Maureen O'Hara domine le film, elle est splendide, sauvage, drapée dans sa dignité, face à un Brian Keith plus sensible, brisé, et qui oppose son jeu d'Actor Studio à la Paul Newman, qui surprend toujours dans un western, où les compositions monolithiques sont généralement de mise.

Le film est un fiasco, rangé dans les cartons, il n'en ressortira que 15 ans plus tard, sous le titre NEW MEXICO, une fois la réputation de Peckinpah faite. Comme on dit : on sentait le potentiel, dommage, ce sera pour la prochaine fois ! C'est-à-dire COUP DE FEU DANS LA SIERRA (1962) et surtout MAJOR DUNDEE en 65.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 15, 2015 7:42 PM CET


Mourir Sur Seine
Mourir Sur Seine
par Michel Bussi
Edition : Poche
Prix : EUR 9,00

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 BROCHURE DE L'OFFICE DU TOURISME ROUANAIS, 8 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mourir Sur Seine (Poche)
La quatrième de couverture nous apprend que Michel Bussi serait l'auteur de polar le plus lu et le plus apprécié des français. Parce qu'il allie la finesse psychologique française et l'efficacité des meilleurs thrillers américains, les « page-turner » comme on dit. Et je confirme, on a tellement hâte que le supplice se termine, qu'on tourne vite les pages !

Le problème de ce livre, c'est que son intrigue se situe précisément pendant l'Armada (réunion de vieux voiliers) à Rouen. Ce qui implique, pour l'auteur, de mettre en valeur cet évènement. Pourquoi pas, mais ce roman fait davantage penser à un dépliant du Syndicat d'Initiative local. L'auteur cite et resitue chaque rue, place, statue (celle de Corneille) église, chapelle, et s'esbaudit toutes les trois pages sur la beauté des méandres de la Seine. C'est un peu pénible à force. Aucun détail technique ne nous est épargné sur tel monument, comme le pont Gustave Flaubert où l'auteur situe sa dernière grande scène ! Ca fera plaisir à l'architecte, mais pour le lecteur c'est d'une rare stupidité : tu en descends comment du pont quand le tablier trône à 55 mètres de haut, hein, le tueur soit-disant supérieurement intelligent ?

L'intrigue en elle-même est plutôt bien foutue. Un marin retrouvé poignardé, le légiste qui découvre des anomalies, des suspects à la pelle parmi les notables de la région, une double enquête flic / journaliste, et d'autres meurtres qui semblent être liés' Sauf que l'épilogue est bâclé, Bussi sort le coupable de son chapeau, hop, 20 pages avant la fin. Suspens zéro.

Ce bouquin est plombé par des personnages totalement caricaturaux ! Le commissaire est ridicule, à geindre sans arrêt sur l'affaire qui lui tombe dessus (bah, c'est son boulot, non ?), faire garder ses gosses par la baby-sitter, avec évidement un adjoint intello et un autre genre cowboy mâchouillant du chewin-gum. La journaliste est une tête à claque de première, le feu aux fesses, vulgaire, son stagiaire du Monde est une caricature d'arriviste puceau, le mec de la chambre de commerce est forcément corrompu, l'expert parisien en sérial killer est décrit comme un homo scarifié adepte du sadomaso - allez savoir pourquoi - et en plus il est nul.

Le style ? Y'en a pas, ou alors lourdingue, où on décrit, on explique, on justifie, on répète. Et visiblement, le tapuscrit n'a pas été relu, vu les fautes et coquilles. Au lieu d'une intrigue resserrée qui aurait pu en valoir pas mal d'autres, on se tape 400 pages barbantes et pas drôles (surtout lorsqu'elles sont censées l'être). MEURTRE SUR SEINE est à James Hadley Chase ce que Louis la Brocante est aux Experts. Pour l'efficacité américaine, tu repasseras !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 11, 2016 9:37 AM CET


Dreamgirls [Édition Simple]
Dreamgirls [Édition Simple]
DVD ~ Jamie Foxx
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 8,39

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 DU RHYTHM'N'BLUES AU R'N'B, 16 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dreamgirls [Édition Simple] (DVD)
Le réalisateur Bill Condon, qui ne s'est guère illustré jusqu'à présent, hérite en 2007 de cette adaptation d'un spectacle de Broadway. DREAMGIRLS est une bio déguisée des Suprêmes, le trio de Diana Ross, et de leur producteur Berry Gordy, fondateur de la Motown. Le film offre surtout, dans sa première partie, un formidable regard sur l'industrie du disque, du Rhythm'n'blues en particulier. A travers le parcours de James Thunder Early (un mix Wilson Pickett et de Marvin Gaye) et de son trio féminin vocal qui s'émancipe pour devenir les reines des hit-parade, on suit surtout l'évolution de cette Soul du sud, rugueuse, vers une variété tout public, sans aspérité, qu'est devenu le R'n'B. Le film n'élude pas les contingences marketing qui vont vider cette musique Noire de sa substance, pour mieux la vendre au public blanc de Las Vegas.

Ce qui épate d'abord, c'est le casting : Jamie Foxx, Eddie Murphy (très convaincant), Danny Glover, et Béyoncé Knowles dans le rôle de la petite choriste devenue diva. Elle s'en sort bien. Contrairement aux biopics habituels, DREAMGIRLS est une comédie musicale. Il y a les chansons interprétées par les personnages (en situation de studio, de concert), mais aussi des parties dialoguées, qui à la manière des films de Jacques Demy, sont chantées.

C'est là que le bât blesse' Car plus l'histoire avance, et s'éloigne des 60's, plus la musique devient mauvaise. Et par conséquent, celle du film aussi ! Le film explique que le Rhythm'n'blues a perdu son âme, et le spectateur le vérifie rien qu'à la bande son ! Autant les chansons d'Eddy Murphy (qui représente la vieille garde) sont bonnes, autant les autres interprètes pâtissent de bluettes coupées à l'eau plate. Ainsi, une insupportable et interminable séquence de 10 minutes où une des choristes (Jennifer Hudson) virée du groupe crie son amour pour son homme, beuglant, hurlant, comme une Maria Carey qui aurait avalé Christina Aguilera, qui elle-même aurait englouti Witney Houston. Etta James et Ruth Brown doivent bien se marrer...

Le film devient vite un spot pour Béyoncé, photographiée sous tous les angles (certes, le rôle le veut). La mise en scène, bien léchée, multiplie les mouvements de caméra dans des décors fastes, brillants et colorés, un peu trop saucissonnés au montage. On regrette aussi l'utilisation de ficelles dramatiques très convenues, voire éculées, qui plombent la seconde partie du film. Le propos est en fin de compte plus intéressant que l'enveloppe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 19, 2015 12:24 PM MEST


Langue de fer
Langue de fer
par Pierre Grundmann
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 MOUAIS, BOF, CA SE LIT, MAIS..., 27 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Langue de fer (Poche)
Claire est mariée à Marc, vétérinaire. 20 ans d’union. Mais Claire est malheureuse, elle vit son mariage comme une prison, avec son lot d’insomnies, de picole et de cendriers remplis. Alors elle veut tuer son mari. Et comme elle foire ses deux premières tentatives, elle décide de sous-traiter. Mais comment on s’y prend pour engager un tueur ?

Le résumé de l’intrigue pourrait augurer du meilleur. Mais non. Les premiers chapitres lorgnent ouvertement du côté de Les Apparences de Gilliam Flynn (gros succès), en reprenant le même postulat, cette femme au foyer, bourgeoise, qui passe son temps à dresser des listes, des mémos, pour éliminer son époux. On sent bien que l’auteur nous cache quelque chose, un secret, un traumatisme… Et bien non. Rien. C’est juste que Claire étouffe dans son ménage, on en saura pas plus sur ce qu’elle reproche au pauvre Marc (mis à part je veux un bébé mais pas lui, m’enfin, on ne trucide pas les gens pour ça !). Donc, alibi psychologique proche du néant.

Le style ? On début, on pense à Pierre Lemaitre, phrase courte, ironie, sarcasme, noirceur. Mais ça ne tient pas la route. Comme si le trait était forcé, pour la pause. L’intrigue avance, avec des personnages stéréotypés (Tony la Cass’, le flic véreux) et des scènes invraisemblables, comme le coup des djihadistes, qui pourrait être jubilatoire, mais n’est pas Donald Westlake qui veut.

Le tout est raconté, semble-t-il en flash-back, vous savez, avec ce fameux prologue qui est censé entretenir un rebondissement final. Mais là encore, c’est totalement artificiel, parce qu’à la fin, ben, il ne se passe rien de précis…

LANGUE DE FER, à mon sens, ne tient pas debout, ni la route. Y'a du cadavres, de cynisme et pas de morale, pourquoi pas, ça ne me gêne pas (au contraire!), le genre veut ça, les gens écrivent ce qu’ils veulent... Mais au moins, qu’ils l’écrivent bien.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 3, 2015 7:03 PM MEST


Sacrifices
Sacrifices
par Pierre Lemaitre
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 LEMAITRE... QUARANTE CINQ, 21 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sacrifices (Poche)
C’est le troisième roman de la trilogie Verhoeven, du nom du commandant Camille Verhoeven, qui apparaissait dans TRAVAIL SOIGNE (2006) plutôt pas mal, assez hard, puis dans ALEX (2011) plutôt très bien, et toujours aussi hard. SACRIFICES ne donne pas dans le genre crimes en série, mais dans le braquage de bijouterie. Mais le principe reste le même, ce que l’on croit savoir des personnages au départ, s’avère différent selon le point de vue des uns et des autres. Ce qui faisait la grande qualité des premiers romans, y compris CADRES NOIRS ou ROBE DE MARIE, devient la limite de celui-ci. Pierre Lemaître peine à se renouveler.

Non pas que l’intrigue ne soit pas bonne, mais disons, un peu tirée par les cheveux. Et les personnages secondaires sont moins présents (pour certains cela va s’expliquer…) et la nouvelle divisionnaire est trop caricaturée. Le style de Pierre Lemaitre est toujours aussi fluide et fleuri, mais là encore, il a tendance à trop en faire, et moins soigner sa construction. Il faut une centaine de pages avant d’être vraiment dans l’action, après un départ tonitruant, le soufflet retombe un peu.

Et puis il y a aussi une grosse incohérence, un élément laissé de côté qui intrigue. Je ne dévoile rien en disant cela. Comment dans une enquête sur un braquage sanglant, la police peut s’abstenir de s’intéresser à deux corps calcinés retrouvés dans une voiture explosée au C4 ? Rien n'est dit. L'enquête policière en soi semble plus dilettante, moins cohérente.

Ce qui fait l’intérêt du roman, c’est encore Camille Verhoeven, chauve, 1,45m, dessinateur, caricaturiste, amateur d'art, son intelligence supérieur, sa manière de relier les fils, d’observer les indices, élaborer des scénarios. Son caractère brumeux, lunatique, sa verve. On pourrait regretter tout de même que Lemaitre fasse parler ses personnages de la même manière, autant l’ironie sied à Verhoeven, il est surprenant que les autres protagonistes soient dotés de la même gouaille.

Ce n’est pas le meilleur. Peut-être même le moins bon. C'est dire le niveau moyen de la série ! Et ça reste, question écriture, très au-dessus du lot.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 28, 2015 4:15 PM CET


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