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Contenu rédigé par M. Girardin
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Commentaires écrits par
M. Girardin (Thionville)
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Brahms : Vier Ernste Gesänge
Brahms : Vier Ernste Gesänge
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Goerne et Eschenbach atteignent le sublime, 2 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Vier Ernste Gesänge (CD)
Matthias Goerne s'est affirmé, depuis quelques années, comme le plus grand liedersänger de notre époque, s'inscrivant en héritier de Dietrich Fischer-Dieskau. Son anthologie de lieder Schubertiens parue chez Harmonia Mundi est à ce titre, l'une des plus belles aventures discographiques de ces dernières années.
Il retrouve ici Christoph Eschenbach, avec qui il a enregistré les 3 grands cycles de lieder de Schubert (Die Schöne Müllerin, Der Schwanengesang, Der Winterreise) pour une sélection de lieder de Brahms. Au contraire de l'expression romantique de Schubert, extrêmement mélodique et poétique, ce qui frappe dans la musique de Brahms ici est son austérité. Les poèmes choisis sont tous - ou presque - sombres et leur mise en musique appelle une grande économie de moyens concentrés sur une science plus harmonique que mélodique.
Qu'il s'agisse des Lieder op.34 ou des lieder sur des poèmes de Heine extraits de divers opus, la concentration des effets domine dans une musique toute intérieure. C'est là la force de Goerne, suprême diseur à la diction parfaite et musicien à la parfaite maîtrise du souffle et du phrasé : il n'a besoin d'aucune emphase pour exprimer toute la force du texte et qui romprait ici tout l'équilibre savamment organisé par Brahms.
Eschenbach, au piano, part du même principe et donne ici un duo à l'unisson comme on n'en entend que trop rarement.
Les Quatre Chants Sérieux, ultime cycle de lieder du compositeur, sont bien évidemment un sommet : pour ces extraits de la Bible, qui sont autant de réflexions sur la mort, jamais l'austérité n'avait été poussée si loin. Et le génie de cette interprétation est de faire surgir dans cette musique a priori aride (et souvent rendue ennuyante) tout un monde d'émotions déchirantes. A ce titre, le troisième Lied (O Tod, wie bitter bist du) est une réussite miraculeuse, dans laquelle Goerne et Eschenbach atteignent le sublime, tout simplement.
Rien que pour cette mélodie, il faut écouter ce disque. Ecouter, apprendre, et remercier.


Britten : Gloriana. Bullock, Spence, Jones. [Blu-ray]
Britten : Gloriana. Bullock, Spence, Jones. [Blu-ray]
DVD ~ Britten
Prix : EUR 38,17

3.0 étoiles sur 5 Une production audacieuse mais inaboutie, 31 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Britten : Gloriana. Bullock, Spence, Jones. [Blu-ray] (Blu-ray)
Gloriana est peut-être le moins connu et le moins estimé des opéras de Britten. Il faut reconnaître qu'il s'agit d'un opéra dont la forme comme le fond sont - a priori - à rebours du style du compositeur. Car il s'agit là d'un grand opéra historique, mettant en scène Elisabeth I (ici nommée Gloriana) dans son affrontement face au Conte d'Essex (Robert Devereux) qu'elle aime mais qui la trahit politiquement. Tous les ingrédients du grand opéra sont réunis : ballet, choeurs et scènes de foule, grands ensembles vocaux, moyens orchestraux démesurés et solistes aux parties marathoniennes. L'opéra fut écrit pour célébrer le couronnement de la reine Elisabeth II, et Britten a composé à la démesure de l'événement, avec les pompes de circonstance.
Mais derrière ce vernis, il faut reconnaître que le compositeur n'a abandonné ni son style musical qui allie la puissance orchestrale aux moments chambristes ni son engagement à montrer l'affrontement entre l'individu et la foule, le public et le privé.

La production de Richard Jones, conçue dans le cadre du centenaire de Britten, joue de la mise en abyme entre la création de l'opéra et l'opéra lui-même. On voit donc au début et à la fin de l'opéra la jeune Elisabeth II s'installer avec sa cour pour assister à la représentation introduite par une histoire inversée remontant le temps avec chaque roi ou reine d'Angleterre depuis George VI jusqu'à Elisabeth. Surtout, le décor montre l'intégralité du théâtre, y compris les coulisses ou sont présents leveur de rideau, régisseur général, chefs de choeur, musiciens de scène et où les chanteurs préparent (à la vue de tous) chacune de leurs entrées. Amusante idée et bel hommage à tous les métiers de l'ombre de l'opéra mais cela détourne l'attention de la tragédie qui se joue, d'autant que la direction d'acteurs est souvent sommaire, ce qui fait rapidement tomber le spectacle dans un systématisme mal venu et cache les personnages du drame derrière des effets gadgets inutiles.

Musicalement, on restera sur ce même sentiment d'inaboutissement. Si les seconds rôles sont excellents, notamment la splendide Lady Rich de Kate Royal, les rôles principaux sont moins convaincants. Toby Spence est un Essex splendidement musicien mais auquel il manque la noblesse et l'héroïsme vocal du personnage. Susan Bullock nous fait entendre une Gloriana monolithique et imposante, adaptée aux scènes publiques mais qui manque complètement de sensibilité et même de musicalité dans les scènes plus intimistes. Surtout, la voix est constamment forcée et souvent semble à la limite de la rupture - ou en tous cas du cri.
L'orchestre, brillamment conduit par Paul Daniel, spécialiste de l'oeuvre de Britten, offre le meilleur de cette production : c'est là que le vrai drame se joue, loin du bric-à-brac scénique et des limites des protagonistes vocaux.


Cinq-Mars
Cinq-Mars
Prix : EUR 27,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une exhumation de premier ordre, 27 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cinq-Mars (CD)
Le retour de Gounod à l'opéra, 10 ans après Roméo et Juliette, avait fait courir le Tout Paris impatient d'entendre la nouvelle oeuvre lyrique du compositeur. Le succès avait été au rendez-vous (non pas un triomphe, certes) mais, en dehors d'une reprise à Paris 6 mois plus tard et de quelques créations provinciales et milanaise, plus rien. Jusqu'en 2015 et à la résurrection à Versailles par le Palazzetto Bru Zane dont l'enregistrement présent se veut l'écho studio.
On peut comprendre que l'opéra ne se soit pas imposé par rapport aux grands succès de Gounod (Faust, Roméo et Juliette, Mireille) car le livret adapté du roman de Vigny est, sans aucun doute, du bon théâtre mais insuffisant au regard des contraintes de l'opéra. Il y manque des scènes proprement lyriques qui viendraient s'inscrire profondément dans la mémoire des spectateurs : le désert de la Crau, la cavatine du balcon ou la scène de l'Eglise n'ont aucun véritable équivalent ici. Pourtant, cette conspiration manquée contre le cardinal de Richelieu, qui rappelle étonnament le Don Carlo de Verdi, pouvait donner lieu à bien plus.
Cependant, l'opéra ne mérite pas cet oubli total dans lequel il est tombé (à l'exception d'un air de soprano régulièrement servi en récital) car la musique de Gounod est d'une très belle ouvrage. Les mélodies sont remarquablement écrites, avec une prosodie exemplaire et surtout, cette fine ciselure dans l'orchestration qui fait tout le prix de la musique du compositeur. Il faut donc redécouvrir cet ouvrage qui est un véritable aboutissement musical, à défaut d'être un chef d’œuvre lyrique.

La distribution réunie par le Palazzetto Bru Zane est, une fois de plus, au firmament : Mathias Vidal est un Marquis de Cinq-Mars exemplaire, parfaitement assorti à la Marie de Véronique Gens dont on ne présente plus les qualités dramatiques. Andrew Foster-Williams est détestable à souhait dans le rôle de l'émule du cardinal, et quelle voix de basse ! Les seconds rôles sont tous au diapason avec une diction française irréprochable, y compris pour les interprètes étrangers. Mais le grand vainqueur est Tassis Cristoyannis, une fois de plus impérial, dont la voix chaleureuse et le phrasé sans heurt aucun nous offrent un De Thou qui restera sans doute une référence pour longtemps. Quel dommage que les grandes scènes ne fassent pas encore appel à lui.
L'orchestre et les chœurs de la radio bavaroise, dirigés par Ulf Schrimer, ont su adapter magnifiquement le style de la musique romantique française, en toute légèreté et finesse.
Un bonheur total, qui nous fait attendre avec impatience une version scénique !


L'amour et la foi - Musique vocale
L'amour et la foi - Musique vocale
Prix : EUR 11,99

5.0 étoiles sur 5 Peut-être le plus beau de la musique chorale moderne, 25 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour et la foi - Musique vocale (CD)
Olivier Messiaen marque de son empreinte la musique du XXè siècle : recherches rythmiques savantes, innovations modales et harmoniques audacieuses (jusqu'au sérialisme intégral, qu'il a sagement aussitôt abandonné) et inspirations religieuses ou ornithologiques d'une rare originalité dans la musique contemporaine. Cependant, sa musique chorale reste assez peu connue en comparaison de ses œuvres pour orchestre ou pour piano. Le présent disque, qui reprend les 3 pièces les plus emblématiques de sa production, nous permet de (re)découvrir cette musique splendide dans des conditions exemplaires.
Chef de choeur protéiforme, excellant dans tous les styles de musique du chant grégorien à la création contemporaine, Marcus Creed obtient du Danish National Concert Choir une prestation remarquable qui fait chatoyer les couleurs harmoniques en vitrail si chères à Messiaen.
Les trois petites liturgies de la présence divine, pour chœur de femmes et orchestre, sont livrées dans une interprétation d'une précision inouïe. On pourra préférer l'impact émotionnel du choeur d'enfants enregistré par Chung, mais nous sommes ici bien plus proches du souhait du compositeur.
Le court motet a capella, O Sacrum Convivium, est un moment de pure extase, au temps suspendu, qui s'inscrit dans la lignée de ces petits chefs d'oeuvres pour choeur dont l'écoute est un moment de grâce toujours renouvelé, comme l'Ave Verum de Mozart.
Les 5 Rechants, pour 16 voix solistes, composent le sommet de la musique chorale de Messiaen, inspiré de chants péruviens re-composés avec les modes et rythmes usuels du compositeur. Cette expérience aux confins de plusieurs styles musicaux a priori étrangers est un miracle musical rarement renouvelé.
Un disque à écouter d'urgence, pour découvrir ces 3 pièces aussi magnifiques qu'injustement méconnues.


Jean Françaix : Le Gay Paris, Concerto pour clarinette et orchestre, Divertimento pour flûte et piano
Jean Françaix : Le Gay Paris, Concerto pour clarinette et orchestre, Divertimento pour flûte et piano
Prix : EUR 17,99

4.0 étoiles sur 5 Belle anthologie de la musique pour vents de Françaix, 19 juillet 2016
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Jean Françaix symbolise une certaine musique française, héritière du Groupe des Six et caractéristique par une joie d'être simple et communicative, d'une grande accessibilité d'écoute mais également très virtuose dans son exécution. Comme ses prédécesseurs, notamment Poulenc et Ibert, Françaix a particulièrement réussi sa musique pour instruments à vents, trouvant dans l'école française des vents une virtuosité et une délicatesse de sonorité particulièrement adaptée à son langage.
Les pièces réunies ici proposent un parcours divertissant dans la musique pour vents solistes, dans des interprétations exemplaires par les meilleurs solistes français de plusieurs générations : Philippe Cuper dans une version virtuose et légère à souhait de l'ébouriffant concerto pour clarinette (un véritable exploit) sous la direction du compositeur, Eric Aubier à la trompette une fois de plus souveraine dans l'extrêmement plaisant Gay Paris ou encore la jeune bassoniste Lola Descours qui s'affirme ici comme l'un des plus talentueux interprètes de son instrument.
Seul regret, le Divertimento pour flûte dont le vibrato caricatural de Vincent Lucas vient ruiner les mouvements lents.
Un disque très plaisant donc, permettant de découvrir la musique légère mais exigeante et jamais facile de Jean Françaix.


Grande Messe pour solistes, choeur mixte, choeur de garçons, orgue et grand orchestre en sol mineur, op. 37
Grande Messe pour solistes, choeur mixte, choeur de garçons, orgue et grand orchestre en sol mineur, op. 37
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un compositeur à redécouvrir, dans une interprétation passable, 18 juillet 2016
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Walter Braunfels était l'un des compositeurs allemands les plus en vogue au début du XXè siècle, principalement reconnu pour ses opéras dont Die Vögel qui a connu un succès triomphal et de nombreuses reprises lors de sa création en 1920. La musique de Braunfels est caractéristique de la veine post-romantique (celle de Richard Strauss ou Erich Korngold) avec la particularité d'une sonorité moins opulente et souvent teintée d'amertume.
Hélas, sa demi-judéité lui a valu d'être destitué par le régime nazi et le compositeur est tombé rapidement dans un oubli quasi total.

Le présent disque, qui s'inscrit dans une série d'enregistrements de qualité du compositeur, est donc une aubaine. La Grosse Messe est l'une de ses œuvres les plus imposantes tant par sa durée (80 minutes) que par les effectifs considérables qu'elle requiert : grand orchestre, orgue, chœur mixte, chœur d'enfants et 4 solistes dont les parties requièrent une puissance et une endurance wagnériennes. La musique semble couler d'une traite avec une écriture chromatique extrêmement maîtrisée et une orchestration finement aiguisée donnant une couleur extrêmement dramatique, voire tragique.
L'enregistrement ne répond hélas pas aux attentes, à cause d'interprètes qui ne se montrent pas à la hauteur (ou plutôt ne se donnent pas les moyens) d'une partition redoutable. Si les chœurs sont remarquables, l'orchestre du Konzerthaus de Berlin se comporte en "bon professionnel", extrêmement virtuose mais peu inspiré, alors que certains passages semblent pouvoir faire pleurer les pierres dans une interprétation idoine.
Surtout, le quatuor de soliste est bien à la peine, à l'exception du soprano impérial et puissant de Simone Schneider. Christian Elsner est dans une méforme qui rend son haut médium extrêmement tendu. Surtout, la basse de Robert Hall est noyée et à bout de souffle et le mezzo de Gerhild Romberger a bien du mal avec le rythme, ainsi que des problèmes récurrents de justesse.
Une relative déception donc, qui permet d'imaginer mais pas tout à fait d'entendre ce qui semble être une splendide redécouverte.


Kreutzer : La mort d'Abel
Kreutzer : La mort d'Abel
Prix : EUR 21,90

4.0 étoiles sur 5 Très belle découverte du Palazzetto Bru Zane, 14 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kreutzer : La mort d'Abel (CD)
Si le violoniste et compositeur français Rodolphe Kreutzer s'est vu assurer une renommée immortelle par la magistrale sonate que Beethoven lui a dédié (et que celui-là a toujours refusé de jouer car ne correspondant pas à son style) son oeuvre de compositeur est aujourd'hui complètement tombée dans l'oubli à l'exception d'un recueil d'études sur lequel des générations de jeunes violonistes ont affûté leur technique.
L'enregistrement est une découverte véritable : Kreutzer compositeur d'opéra, et non des moindres puisque la notice biographique empruntée à Fétis nous cite 13 de ses opéras - parmi bien d'autres [sic]. La Mort d'Abel est son opéra le plus connu puisqu'ayant inspiré au jeune Berlioz une lettre enfiévrée ("Ô Génie ! Je succombe, je meurs !") mais n'avait semble-t-il jamais été réentendu depuis la création de sa version abrégée en 1825 (le 2ème acte original de 1810 ayant été purement supprimé car unanimement jugé insatisfaisant).
Cet album nous prouve que l'oubli du compositeur comme de l'oeuvre sont injustifiés : si la musique se veut globalement académique et fortement tributaire des manières de l'opéra français de Rameau et Gluck, l'inspiration est constante et la tension dramatique remarquablement maîtrisée. La musique orchestrale relève du "sturm und drang" qui brille ici de ses derniers - et superbes - feux dans les scènes fantastiques. On en vient même à regretter de ne pas pouvoir entendre la musique du 2ème acte originel (une longue scène dansée aux enfers) qui, s'il était certainement trop long et évidemment inutile dramatiquement, devait regorger de magnifiques moments musicaux.
La distribution, remarquablement homogène, reste hélas trop appliquée dans cette oeuvre et empêche l'adhésion absolue. Si l'on ne peut rien reprocher à aucun interprète, on regrette de ne pas pouvoir identifier de forts caractères et la colère de Caïn ou les suppliques d'Abel auraient pu nous emporter plus loin. Cette remarque vaut d'autant plus que Sébastien Droy et Jean-Sébastien Bou nous ont souvent montré ailleurs l'investissement dramatique dont ils sont capables. L'orchestre Les Elemens, dirigé par Guy Van Waas appelle la même remarque.

Une fois de plus, on ne peut que s'incliner devant le travail musicologique du Palazzetto Bru Zane qui nous livre une version exemplaire d'un ouvrage oublié, dans un beau livret enrichi d'articles contextuels passionnants. La collection "Opéra Français" n'en était alors qu'à ses balbutiements et s'est, depuis, confirmée comme une magnifique aventure musicale.


Hercules Stands DS571BB Support pour Violon Noir
Hercules Stands DS571BB Support pour Violon Noir
Prix : EUR 33,26

5.0 étoiles sur 5 Le support de violon/alto idéal, 12 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hercules Stands DS571BB Support pour Violon Noir (Appareils électroniques)
Les supports de violon ou alto ne sont pas encore démocratisés, au contraires de leurs équivalents pour instruments à vent mais celui-ci devrait faire son chemin. Ultra-léger et de petites dimensions une fois replié, il offre une bonne stabilité et son attache astucieuse permet de limiter le risque de chute.
Ses supports télescopiques permettent de l'adapter facilement à toutes tailles d'instruments de violon ou alto.
En complément un support pour colophane bien pensé car on ne sait jamais où la poser.

Idéal pour ceux qui, comme moi, se retrouvent souvent à alterner violon/alto au cours d'un même concert.


Amerikas! Duos pour vibraphone et marimba. PercuDuo.
Amerikas! Duos pour vibraphone et marimba. PercuDuo.
Prix : EUR 15,99

5.0 étoiles sur 5 La percussion à son sommet, 3 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amerikas! Duos pour vibraphone et marimba. PercuDuo. (CD)
La virtuosité et la passion pour tous les genres de musiques ont fait se rencontrer Philippe Limoge et Damien Petitjean sur les bancs du Conservatoire de Paris et leur PercuDuo tourne depuis dans le monde entier avec un succès indéfectible quelque soit le genre abordé (transcriptions classique comme dans leur premier album Acousticks, musique contemporaine ou jazz).
Ici, le duo aborde la musique américaine dans sa diversité, du jazz de Gershwin aux rythmes vénézuéliens de D'Rivera en passant, bien sûr par l'indémodable melting pot qu'est West Side Story. Rejoints par le percussionniste vénézuélien Vitier Vivas, le duo nous propose un voyage virtuose et entraînant alternant transcriptions (Bernstein, Gershwin - la transcrition de Porgy and Bess est d'ailleurs un modèle du genre) et compositions originales (Golijov, Jones, D'Rivera) dont chaque style est parfaitement maîtrisé. On en redemande !


Guillaume Connesson - pour Sortir au Jour
Guillaume Connesson - pour Sortir au Jour
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beauté, luxe et volupté, 3 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Guillaume Connesson - pour Sortir au Jour (CD)
Guillaume Connesson s'affirme comme l'un des plus talentueux compositeurs de sa génération, parvenant à allier un langage savant et une accessibilité absolue, en refusant l'austérité des compositeurs "d'avant-garde" pour préférer l'hédonisme musical et la pluralité des influences. Ici, sa musique se réclame alternativement des chansons napolitaines, des modes hindous et des musiques antiques égyptiennes (entre autres) sans jamais s'apparenter à un catalogue hétérogène de styles mal juxtaposés.
La monographie présente fait s'alterner une trilogie symphonique (Flamenschrift, E chiaro nella valle il fiume appare, Maslenitsa) et le concerto pour flûte Pour sortir au jour. La trilogie est inspirée des musiques et cultures de 3 pays différents : le romantisme allemand pour Flammenschrift, le bel canto italien pour E chiaro et les processions liturgiques russes pour Maslenitsa. Dans chaque pièce, la précision et la virtuosité de l'orchestration éblouissent sans jamais tomber dans la vaine démonstration de virtuosité (l'écueil d'un Salonen par exemple) mais pour affirmer un langage musical extrêmement riche.
Le concerto pour flûte, inspiré du livre des morts égyptiens, fait alterner des scènes de danses et des scènes plus dramatiques (la mort et le jugement dernier, pour autant que l'on puisse utiliser ces appellations dans la mythologie égyptienne) culminant dans une danse dans le paradis des champs de Ialou. La virtuosité du soliste est toujours expressive et met ici en valeur la superbe musicalité de Matthieu Dufour, dédicataire de l'oeuvre et magnifique soliste des Berliner Philhamoniker.
Stéphane Denève tire de l'orchestre philharmonique de Bruxelles un kaléïdoscope sompteux mettant en valeur toute la science d'écriture de Connesson, habilement soulignée par une prise de son exemplaire.
Après le très beau Guillaume Connesson: Lucifer, Deutsche Grammophon confirme l'excellente idée qu'ils eurent de faire signer un contrat à Connesson - soulignons le d'autant plus que nos majors ont presque entièrement abandonné la musique contemporaine ces dernières années.


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