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Contenu rédigé par Jean for Joel
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Commentaires écrits par
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse)

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Tableaux noirs
Tableaux noirs
par Alain Jaubert
Edition : Broché
Prix : EUR 21,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 les onze premières années d'Antoine, 22 juin 2012
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On ne peut que penser que le petit Antoine est un double littéraire de Alain Joubert ; il nous conte, avec une grande sensibilité, à la troisième personne une vie commencée en 1940 sous les bombardements de Paris et qui se termine dans l'enfer d'un internat de province tenu par des curés arriérés, entouré de la cruauté ordinaire de gosses alors qu'il a onze ans ; c'est un gamin mignon, très curieux, à l'affût de tout, qui nous fait partager ses découvertes, ses premières fois, sa découverte par paliers des femmes, de l'école, de Paris, des musées, ses jeux, ses vacances, sa famille, la séparation de ses parents, le mystère des pissotières parisiennes, la religiosité courante, l'absence évidente de Dieu, la lecture qui lui ouvre des mondes infinis et lui permet de métamorphoser la réalité douloureuse "(...)Par quel sortilège une histoire peut-elle vous faire oublier tout le reste, vous faire vous sentir heureux au milieu d'un autre décors, d'un autre temps, d'une autre façon de se mouvoir et de s'attaquer aux mystères du monde ? C'est une délicieuse magie qui abolit tout, tristesse, abandon, désespoir.(...)" p451, la joie de sa baguette magique qui durcit et lui apporte un plaisir surprenant Et renouvelable... il n'y a aucun effet de manche dans ce roman juste et touchant, simple et véridique des premières années d'un garçonnet parisien qui se sent immortel "(...) Et comment pourrait-on le tuer, lui ? Il est invulnérable, immortel, puisque sa mère l'aime. (...)" p104/105 et qui est fasciné par le monde qui l'entoure Et qui en souffre aussi parfois... Je me suis laissé envoûter.


Otages de la peur
Otages de la peur
par Robert Crais
Edition : Poche

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un braquage improvisé qui tourne bien mal..., 20 juin 2012
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Deux frères, un aîné beau, grande gueulle, frustré et dominant son cadet laid, passif, soumis et apeuré Et un troisième larron, impassible, taciturne, armoire à glace, totalement disjoncté ce que l'on découvrira très rapidement braquent sur un coup de tête une station service qui s'offre comme une boîte de bonbons mais "méfiez-vous des apparences lol"... ils s'enfuient et trouvent refuge dans une somptueuse villa faisant partie d'un lotissement de luxe où séjourne un comptable et ses deux enfants -la fille 16 ans, le fils 10 ans- qu'ils prennent en otage... Et la plus grande partie de ce polar se déroulera là jusqu'au dénouement de ce rapt parfaitement improvisé... au centre de cette histoire se trouve Jeff Talley, chef de la police locale, ancien du SWAT, traumatisé par une prise d'otages passée, séparé de sa femme et sa fille depuis sa déprime carabinée qui dure et dure, qui sera le principal négociateur Surtout à partir du moment où la maffia devient partie intégrante de cette minable prise d'otages (à vous de découvrir le pourquoi et le comment)... Je l'avais lu il y a 6 ans, je m'en souvenais vaguement, me souvenant uniquement de l'attitude héroïque du garçonnet, mais pas assez pour me gâcher l'intrigue, je n'ai mis que 4 étoiles car j'ai trouvé les personnages un brin manichéens, un peu trop caricaturaux Mais l'intrigue tient la route, le suspens est là... donc je le conseille.


L'odeur du café
L'odeur du café
par Dany Laferrière
Edition : Poche

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 reconstitution par petites touches d'une enfance, 5 avril 2012
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et plus particulièrement de quelques mois d'été à Petit-Goâve dans la banlieue de Port-au-Prince alors que l'auteur fut immobilisé par des fièvres chez sa grand-mère -Da- un personnage plein de sagesse et d'humanité qui consomme plus de café que de nourriture et qui surveille tout ce qui se passe du haut de la galerie de sa maison et qu'on vient consulter sans en avoir l'air pour bénéficier de ses conseils pertinents mai laissons parler l'auteur "Mais j'ai écrit ce livre surtout pour cette seul scène qui m'a poursuivi si longtemps : un petit garçon assis aux pieds de sa grand-mère sur la galerie ensoleillée d'une petite ville de province. Bonne nuit. Da !" p226/227 ; c'est par des chapitres courts sur un thème particulier -comme La pluie, Le corps, Le destin, les filles, Dieu, La mort, le Sexe et ainsi de suite- que Dany Laferrière nous restitue les réalités et le féérique avec ses jeux, ses amis, ses familiers, l'apparition toute naturelle du surnaturel pour un habitant de Haïti...- avec son style aux phrases simples, succinctes, qui vont droit à l'essentiel sans fioritures superfétatoires, il nous donne un tableau impressionniste/pointilliste de son enfance -et comme dans tous ses romans autobiographiques il tombe juste-. En tout cas moi j'adore, je le conseille. Dany Laferrière est un grand écrivain.


Un Enfant dans la Foule
Un Enfant dans la Foule
DVD ~ Jean François Cimino
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 299,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un film très sobre, 4 avril 2012
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c'est un film qui se consacre au petit Paul dès 1937 -il a 7ans- à la libération, Paul est sensible, esseulé, mal-aimé, gentils, il se laisse vivre étrangement passivement, il cherche une sorte de reconnaissance et de la tendresse -ses parents divorcent rapidement, son père disparaît, sa mère ne le voit que comme une source de problèmes et elle préfère mille fois sa soeur "brillante"- ... ami des occupants, ami des résistants, ami des libérateurs, il devient presque par accident un "gigolo" de messiers d'âge mûre, occasionnellement de femme, ainsi, sans drames et sans grand plaisir Mais avec la joie d'être considéré comme une jolie poupée si douce et si ductile... un film camaïeu de gris-bleu, tout en ellipses -on suit l'avancée de la guerre qu'à travers le parcours et les yeux de Paul- tout en pudeur -sur les relations sexuelles de Paul, on ne nous montre rien, mais tout est évident par des gestes, des paroles- qui avance lentement au rythme de la vie de Paul qui sourit à tout, qui souffre presque en silence sans jamais vraiment montrer sa révolte ; pour moi la scène la plus violente du film est celle d'une de ses femmes qui ont couché avec des allemands, trainée nue dans les rues, crâne rasé, croix gammée dessinée sur le front dans l'euphorie de la libération au milieu des ricanements Et Paul qui se sent solidaire de cette femme honnie et moquée, lorsqu'elle se retrouvera enfin seule en larmes, il l'approchera, il la touchera.... J'ai bien aimé.


Le Diable au corps
Le Diable au corps
par Raymond Radiguet
Edition : Poche
Prix : EUR 2,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Je devais à la guerre mon bonheur naissant ; j'en attendais l'apothéose.", 26 mars 2012
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François le narrateur, un gosse émotif, sensible, intelligent, fanfaron, timide, iconoclaste comme tous les jeunes adolescents qui se respectent et bénéficiant de parents généreux et assez "libertaires", nous conte sa passion charnelle -alors qu'il a 15 ans- pour Marthe 18 ans une jeune femme qui vient de se marier avec un homme qui a dû partir pour la grande guerre, le récit commence en 1914 (François à 12 ans alors ; la rencontre avec Marthe aura lieu en 1917) et se terminera avec l'armistice période synonyme de grandes vacances pour tous les enfants... J'ai dû relire ce bref roman cinq ou six fois depuis mon adolescence et je ne fus jamais déçu, même si on est loin actuellement du scandale déclenché dans les années vingt par par son thème amoral et jouissif (= la jeune mariée prenant du bon temps avec un adolescent alors que son époux défend la patrie les armes aux points) car il y a le sens de la formule, une prose simple et directe, un portrait d'adolescent juste, touchant et révoltant parfois -par son égoïsme forcené et son peu d'égards pour les autres-, un portrait tout aussi touchant de la femme énamourée, telle une esclave, prête à tout pour son amant, car c'est elle qui a beaucoup à perdre dans ce contexte, par la description de l'absolu de la passion, des conventions morales de l'époque, sans oublier une pointe d'humour moqueuse sur les "bourgeois respectables"... Radiguet à vingt ans, il va mourir, il est grinçant et enthousiaste, une météore qui a traversé brièvement mais sublimement le monde littéraire. Ce roman est toujours actuel. A lire et à relire.

"Si la jeunesse est niaise, c'est faute d'avoir été paresseuse. Ce qui infirme nos systèmes d'éducation, c'est qu'ils s'adressent aux médiocres, à cause du nombre. Pour un esprit en marche, la paresse n'existe pas. Je n'ai jamais plus appris dans ces longues années qui, pour un témoin. eussent semblé être vides, et où j'observais mon coeur novice comme un parvenu observe ses gestes à table."

"Je n'avais pas le pied marin pour la souffrance." une formule qui touche parmi tant d'autres.


Maigret et les Braves gens
Maigret et les Braves gens
par G. Simenon
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "- Un brave homme qui s'est fait tuer Dieu sait pourquoi..." dit Maigret à son épouse, 15 mars 2012
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Paris dans un mois de septembre qui exhale encore un été tardif, tout le monde vient de rentrer de vacances, Maigret un matin est averti d'un meurtre qui semble plus compliqué qu'il n'y paraît -c'est pour cela que l'on fait appelle à son intuition légendaire- un brave bourgeois retiré des affaires formant un couple parfait avec son épouse plus jeune, attentionné avec sa fille, ses petits-enfants et son gendre médecin est retrouvé trucidé dans son fauteuil dans son salon pendant que sa femme et fille sont au théâtre, son beau-fils à l'hôpital, la porte d'entrée n'a pas été fracturée, rien n'a été volé Et la concierge jure que personne n'est entré dans l'immeuble cossu de Montparnasse... mystère "- Ce sont les braves gens qui nous donnent le plus de mal, grommela-t-il en finissant son petit déjeuner et en se dirigeant vers la salle de bain." " - Pour moi, c'est un crime inexplicable... Maigret faillit grommeler: "Pour moi aussi." Seulement, il savait, lui, qu'il n'existe pas de crimes inexplicables. On ne tue pas sans une raison majeure. Il n'aurait pas fallu le pousser beaucoup pour qu'il ajoute : "On ne tue pas n'importe qui." Car son expérience lui avait appris qu'il existe une sorte de vocation de victime."
Une affaire digne du commissaire qui doit creuser les âmes afin de découvrir tous les petits secrets de ces gens sans histoires, leurs secrets de famille qui pourrissent sans que quiconque ne soit informé... une enquête sans chichis qui m'a tenu en haleine jusqu'au dénouement très humain -comme souvent avec le commissaire Maigret-.


Les GEANTS
Les GEANTS
DVD ~ Zacharie Chasseriaud

17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 une virée désespérée saupoudrée d'éclats de rire..., 12 mars 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les GEANTS (DVD)
Deux frères -un 15 ans et un presque 14- sont laissés à eux-mêmes dans la maison de leur grand-père mort il y a une année, pas de père, une mère qui travaille, qui leur promet de venir les chercher mais qui remet toujours sa venue, ils ont un peu d'argent qui ne dure pas longtemps, ils fument, ils piquent des victuailles dans la cave du voisin irascible, ils s'"emmerdent" graves... et ils rencontrent un autre 15ans, un peu perdu aussi, maltraité par sa famille, qui devient leur complice de solitude et de désarroi... les deux frères louent leur maison à un margoulin cultivateur de marijuana pour une misère, qu'ils acceptent de vider entièrement pour quelques billets à des acolytes louches et ils partent tous les trois dans une virée désabusée, folle, douloureuse par moments, esseulée et emplie des marasmes dû à leur âge de gestation doublé du sentiment très fort d'abandon... une mélopée lente, parfois trop lente, qui suit et ne vit qu'avec ses trois ados -enfin presque apparition lumineuse de Marthe Keller et de quelques autres- qui paraîtra lénifiant à certains, qui nous entraîne dans cette virée désespérée pigmentée d'éclats de rire et de la folie évidente dû à leur âge où l'enthousiasme de vie prend souvent le dessus... J'ai passé un agréable moment.


Renaissance italienne
Renaissance italienne
par Eric Laurrent
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 une femme perdue, une femme retrouvée..., 8 mars 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Renaissance italienne (Broché)
le narrateur au début de ce roman tente d'oublier une femme avec qui il a vécut pendant un temps une histoire fusionnelle, il a passé dix jours à Florence dans la contemplation apaisante des chefs d'oeuvre de la renaissance, il rentre à Paris, ayant toujours le sourd espoir d'ôter de son coeur cette femme qui elle a passé à autre chose, puis il parvient enfin à déféquer ce terrible amour en écrivant un roman sur cette femme en huit mois d'enfermement, il en sort guéri lorsque pâle et maladif il rencontre dans une partie une vague connaissance avec qui il passe toute la soirée à parler, elle l'invite à la rejoindre en Toscane dans une villa à vingt kilomètres de Florence qu'elle loue avec des amis, ni une ni deux le jour d'après il l'avertit qu'il accepte son invitation et qu'il prend la route... ils vont vivre isolés l'un et l'autre des autres hôtes, partager des villégiatures à deux, se sentir en confiance l'un avec l'autre... lui la désire de plus-en-plus fort, elle n'a plus eu de relations charnelles depuis plus d'une année, elle prétend que cela ne lui manque pas et qu'elle vit fort bien sans, lui a peur d'être éconduit, se comporte comme un adolescent timide et tâtonnant... les trois semaines s'écoulent sans qu'il y ai eu la moindre reconnaissance physique, ils vont se séparer Mais... bon Éric Laurent se gorge de mots, avec un enthousiasme presque agaçant il nous soûle de formules savantes, de descriptions minutieuses, il s'en amuse lui-même "(il dit entre autre que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleurs)(PRÉCEPTE QUE, SOIT DIT EN PASSANT, MON LECTEUR EXTÉNUÉ EÛT SANS DOUTE AIMÉ VOIR S'APPLIQUER À NOMBRE DE PHRASES DE CET OUVRAGE, DONT LA PRÉSENTE, QUI EST LOIN DE TOUCHER À SON TERME)(...)" je vous ai épargné la phrase entière -plus de quatre-vingt lignes!!!- où il a inséré ce petit clin d'oeil d'auto-dérision, mais je dois dire qu'à l'exception de passages vraiment "too much" je me suis laissé emporté par cette tranche de vie, j'ai aimé la façon de penser du narrateur, ses excursions toscanes, ainsi que ses tourments amoureux.


Dormir avec ceux qu'on aime
Dormir avec ceux qu'on aime
par Gilles Leroy
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 une dernière passion..., 7 mars 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dormir avec ceux qu'on aime (Broché)
Gilles Leroy tombe éperdument amoureux d'un jeune homme de vingt-six ans -Marian- la première fois qu'il le voit, la première fois qu'il te touche dans l'aéroport de Bucarest, nous sommes en 2008, il est en tournée de promotion, il est auréolé d'une petite gloire littéraire que lui a apporté le Goncourt... ils ont trente-trois ans de différence, ils s'aiment, Gilles redécouvre les affres de la jalousie, de la passion totale, il souffre de son âge, de son confort qu'il oppose aux difficultés -bien que vécues dans l'enthousiasme de son âge- de son jeune amant issu d'une dictature récemment effondrée... il s'éloigne, il revient, il est en état de manque continuel, Marian fait partie d'un groupe de rock qui commence à marcher et donc il est très sollicité... écriture sensible un brin désabusée où il lie cette "dernière" passion à sa première à Léningrad alors qu'il avait seize ans et son amant d'alors Volodia vingt-six... on le suit dans ses marasmes, dans ses bonheurs, dans ses voyages, dans ses attentes, dans son égoïsme à deux que représente toute passion totale, dans ses réflexions sur la Roumanie et les Ceaucescu... Je me suis laissé charmé.

"À Cologne encore plus qu'ailleurs tu m'as manqué. Dans la cathédrale de dentelle noire, parmi les hautes parois fuligineuses, mille enfants de toutes couleurs étaient assemblés, mille voix qui transformaient la nef et le transept en une immense volière. Mille pépiements et chuchotis bruissant telles les ailes d'une nuée de colibris.
Tu te tais. Dans la volière cathédrale, ma main cherchait ta main. Pour mille voix d'enfants s'égayant en vingt langues, et quatre confessions différentes, et pour ta main étreignant la mienne, peut-être Dieu me fut-il apparu dans une épiphanie tardive et vaguement hérétique. Mais tu n'es pas là et jamais plus je n'aurai foi en aucun de mes élans. La réverbération de mille voix d'enfants sur les vitraux et sous la voûte obscure : un bonheur d'être au monde, un murmure d'extase primitive, un hymne des débuts - la musique des anges, diraient certains. Mais moi, mon ange musicien m'ignore et j'ai le coeur qui saigne à l'intérieur. À l'intérieur, c'est plus discret. (...)" p81/82


Skins Party
Skins Party
par Timothé le Boucher
Edition : Album

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cinq points de vue pour une même soirée, 5 mars 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Skins Party (Album)
on va vivre cette soirée qui se terminera dans le sang à travers les yeux de cinq protagonistes, trois garçons et deux filles et revivre parfois les mêmes scènes mais d'un autre angle ; donc cinq chapitres : Ève -une jolie fille qui se sait irrésistible mais qui parfois se débecte, qui veut vivre à mille à l'heure, qui jettera un crampon Et qui le payera cher...- Alexandre -un mignon gay déclaré qui regarde de loin son petit ami Quentin jouer à l'hétéro avec sa copine, qu'il retrouvera en cachette pour baiser Mais ils seront surpris par un mec homophobe et frustré Et...- Antoine -un ado sans prises de tête qui vient en partie pour abuser de tout (alcool, drogues, sexe si possible) jusqu'à perdre totalement pied...- Marion -une belle brune attirante et décomplexée qui rencontrera un jeune homme attirant puis étrange... et qui ferra une mauvaise rencontre... Et Bastien -jeune homme frustré et timide, tête de turc de Quentin, désirant Marion, qui surprendra Quentin -son persécuteur- entre les jambes d'Alexandre et qui pensera tenir sa vengeance... dessin clair et précis entre couleurs pastelles et flashy qui nous emporte avec justesse dans ce monde d'adolescents entre alcools, drogues, danses, charmes, rivalités, envies, désirs, désarrois, pétages de plomb au service d'un scénario impeccable qui nous conduira jusqu'au réalités sordides éclairées par un petit jour blafard. Une première bande-dessinée réussie d'une grande sensibilité, vivement la seconde.


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