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Contenu rédigé par Jean for Joel
Classement des meilleurs critiques: 999
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Commentaires écrits par
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse)
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Amours sur mesure
Amours sur mesure
par Mathieu Bermann
Edition : Broché
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "En amour, chacun fait sinon à sa volonté, du moins à sa mesure." p154, 7 janvier 2017
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Amours sur mesure (Broché)
c'est un petit roman léger et profond où l'on parle énormément de relations sentimentales -amoureuses- et sexuelles dans une écriture simple presque laconique sans fioritures superfétatoires. Le narrateur est en couple(- libre) avec Léa et il tombe progressivement amoureux d'une rencontre de hasard (dans le train pour Montpellier) Valentin, un garçon plus jeune, beau et charmant - il deviendra son confident, presque son frère, suivant ses différentes amours de près, le conseillant tout en le désirant, entrant en être privilégié dans son cénacle privé... j'ai passé un bon moment bien que je sois resté sur ma faim, au lecteur d'imaginer la suite.


Les Premières Fois
Les Premières Fois
par Santiago H. Amigorena
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "L'écriture était plus importante que l'amour. L'aube était plus importante que la nuit."(...)" p 578, 27 décembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Premières Fois (Broché)
dans cet opus, Santiago nous fait entrer dans son intimité -avec précision et sensibilité- de ses 13 ans à ses 17, lors de ses études au lycée Rodin (XIII arrondissement encore fortement ouvrier) de 1974 à 1979 ; lui le double exilé, d'Argentine puis de l'Uruguay, la vie somptueuse et somptuaire d'un garçonnet riche (grande villa à Montevideo, domestiques) est derrière lui, pour la dure réalité de l'exil français, autre continent (froidure au moment de l'été Sud-Américain), nouvelle langue -il est déjà bilingue d'espagnol et d'anglais- (il a gardé -involontairement certainement- cette profusion langagière des écrivains sud-américain) nouvel âge (il arrive enfant en 1972 -il a 10 ans- avec la magie enveloppante de cet âge) l'adolescence. La première fois à la quelle tout le monde pense, celle qui ferra de lui un adulte, n'arrivera qu'à la toute fin du livre car pour lui "faire l'amour" c'est renoncer à l'enfance, à l'Amérique latine (alors qu'il ne manquera pas de possibilités, il est beau. attachant, sans cesse amoureux et gonflé de désirs) ... il nous raconte précisément son évolution intime avec moult détails (il garde tout ; les poèmes, les notes, certains devoirs) ses amitiés, ses amours, sa construction joueuse de sa personnalité, de l'image qu'il veut donner de lui-même, ses voyages (particulièrement ses mois d'été sur l'île de Patmos en Grèce, l'Italie (Florence, Venise, Sienne ...), Amsterdam ...) sa découverte de la peinture et des musées, de la littérature, de la philosophie Et n'oublions pas la politique si importante à cette époque ... roman (je dis roman car toute restitution d'un âge passé et reconstruction donc forcément romancée) autobiographique qui recrée une époque fascinante ; les années 70.

J'ai savouré ces mots (très belle écriture, il manie le subjonctif imparfait avec justesse et bonheur), sa logorrhée jouissive et attachante avec délectation, je fus très touché de pouvoir entrer tellement intimement -en voyeur discret- dans son moi intime, je remercie l'auteur de ce partage.

"(...)Je ne veux pas ici m'épandre en des lamentations inutiles sur le bon vieux temps. Survivre à mon passé en recherchant mon temps perdu me suffit. Mais qu'il est difficile, lorsque surgissent des preuves aussi simples et aussi flagrantes de ce que fut il y a à peine quelques décennies notre vie, de ne pas se vautrer dans le regret. Suis-je le seul vieillard à pleurer de rage lorsque je prends le métro, le bus ou le train, et que, entouré de jeunes gens scotchés à l'écran de leur téléphones ou de leur ordinateur, je me rappelle l'avidité que nous avions d'échanger un regard avec un autre être humain ? Il serait facile d'énumérer les raisons qui ont fait des années 70 un temps béni pour l'adolescence : les Trente Glorieuses, dont on ignorait qu'elles fussent déjà finies ; le baby boom ; l'inexistence. si ce n'est du chômage, de la peur du chômage ; l'inexistence du sida. L'ignorance aussi, surtout, des plumes qu'on laissait en acceptant, en Europe et au Japon d'abord, dans le reste du monde ensuite, de devenir de petits Nord-Américains, avides de posséder un frigo plus grand que celui du voisin, plutôt deux voitures qu'une, et ces nouvelles machines à laver le linge et la vaisselle qui, après avoir permis aux femmes d'avoir aussi un emploi - c'est-à-dire, excuser mon raccourci, in fine d'être aussi aliénée que les hommes-. devaient accorder à toute la famille de passer son temps devant le décérébrant écran d'une télévision." p193/194


Histoire de la violence
Histoire de la violence
par Édouard Louis
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "(...)Je veux ressembler à mon état, je veux être aussi repoussant que mon histoire." p216, 27 novembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire de la violence (Broché)
Édouard Louis continue à se scruter avec lucidité, sans concessions et sans filtre. Lui, est toujours la victime, éloigné de toute violence, il subit la violence (dans son premier récit, celle de sa région, de sa famille, des autres si différents de lui ; ici, celle de Reda qui éclate inattendue et qui le tétanise, puis celle plus insidieuse des policiers) "J'étais traumatisé deux fois : de la peur et de ma peur." p217 ; donc une soirée de Noël, une rentrée prématurée, une rencontre improbable qu'il veut fuir mais auquel il est incapable de résister, un début de complicité, de mots échangés, de corps reconnus Puis sa naïveté absolue est mise-à-mal lorsqu'il soupçonne son bel hôte, charmeur, exotique et puissant de vouloir le voler, un soupçon (réel et) malheureux fait surgir la violence -comme une éruption volcanique- de Reda, s'en suivra tentative d'étranglement, viol puis fuite dans des excuses confuses, inappropriées et plates... puis l'après, sa souillure évidente, sa paranoïa compulsive, son décalage avec tous les autres : ses amis, sa soeur, les policiers, les docteurs... c'est cela qui est passionnant, sa voix Et celle de sa soeur qui rapporte à son mari le récit d'Édouard à sa manière, plus simple, plus caricaturale, avec ses mots avec sa manière d'appréhender le monde Et c'est là que l'on constate une fois encore le monde qui les sépare : ils ne sont pas dans la même dimension, elle croit le comprendre mais en fait elle ne le comprend pas, donc il passe -à ses yeux- pour arrogant, snob, puéril... bref il y aurait beaucoup à dire, mais je me tais, finalement j'ai été surpris en bien par ce second ouvrage que je conseille, car c'est en véritable écrivain que Édouard Louis s'observe et nous donne à voir, se questionne et nous questionne ; évidemment il est hypersensible, il m'a touché, j'ai pu comprendre son point de vue, en tous les cas le suivre dans son raisonnement, dans ses manières de réagir à ce jaillissement inattendu de violence.


Hozuki
Hozuki
par Aki Shimazaki
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

5.0 étoiles sur 5 Délicatesse, 21 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hozuki (Broché)
un court récit sobre, infiniment touchant et très juste. Je me suis laissé bercer par cette histoire sans fioritures aux personnages vraies qui ressemble à quelque part à un conte de Noël. On avance par petites touches. Je le conseille. Tout est dit dans le résumé ; en dire trop pourrait déflorer ce petit opuscule emportant, si délicat


L'innocent: roman
L'innocent: roman
par Christophe Donner
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "(...) vibrer d'un désir qu'elle ne veut pas assouvir." p182, 21 novembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'innocent: roman (Broché)
c'est une autobiographie très juste, très touchante qui nous parle du Christophe à 13 et 14 ans -donc après 1968- en 1969 et 1970, de l'éveil des sens Et du besoin compulsif de se satisfaire ; mais on sort de la révolution de mai 68 avec la sexualité libérée, un goût immodéré de(s) la liberté(s), les idéologies très présentes et une vision manichéenne de la société (communiste = bon / fasciste = mauvais), évidemment Christophe est de gauche !!! Il est vif. éveillé, dégourdi, intelligent, beau, sensible et indomptable (il m'a fait pensé au François du Diable au corps) il est obsédé par l'envie de grandir et de se dépuceler le plus rapidement possible ; amoureux de filles, de femmes, de garçons parfois, onaniste passionné, avec un père borné et une mère ailleurs (ils sont séparés), un besoin de découverte(s)... une confession crue et directe, des impressions, un récit simple et bref, un récit de rien comme je les aime. Une bouffée d'aire bienvenue. Une réussite. Je le conseille.


Mon combat, Tome 3 : Jeune homme
Mon combat, Tome 3 : Jeune homme
par Karl Ove Knausgaard
Edition : Broché
Prix : EUR 24,50

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 portrait de l'écrivain à sept ans, 14 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon combat, Tome 3 : Jeune homme (Broché)
j'ai mis cinq étoiles, surtout pour l'ensemble de l'oeuvre déjà publiée (3 volumes sur six), car même si ce troisième tome m'a paru légèrement plus faible que les deux précédents, il ajoute une pierre à l'édifice, un éclairage sur Karl Ove, sur sa personnalité, sa famille ; il s'attache à raconter sa vie particulièrement à 7 ans -même si il couvre sa vie jusqu'à ses 13 ans- (le début du premier tome reprend l'histoire à partir de ses 13 ans avant de s'attacher particulièrement à la mort de son père). Son père tyrannique et imprévisible, dur, effrayant et traumatisant ... que Carl Ove craint et déteste, face auquel il est impuissant et faible, la victime parfaite -gosse hypersensible qui pleure à la moindre contrariété, qui perd ses moyens face à la figure paternelle- ; heureusement il y a la mère qui contrebalance un peu la puissance mortifère de son père et son frère plus âgé moins à fleur de peau qui est là. Puis il y a les camarades, les filles, la vie quotidienne hors de la maison où il s'avère un gamin prétentieux -il sait lire et écrire avant les autres, il est cultivé, amateur de musique etc Et il en est fier et il s'en vante), souvent maladroit, peu aimé car donneur de leçon, moralisateur, assez insupportable Et souvent drôle pour les lecteurs que nous sommes. Je m'arrêterai là. Ce tome 3 dont le titre est forcément mal traduit car il ne parle pas de son adolescence mais de son enfance : Boyhood me semble déjà plus proche du contenu.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 22, 2016 2:53 PM CET


Dans l'empire des ténèbres : Un écrivain dans les geôles chinoises
Dans l'empire des ténèbres : Un écrivain dans les geôles chinoises
par Yiwu Liao
Edition : Broché

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "(...)car la Chine reste une prison pour la conscience : la prospérité sans la liberté." p646, 30 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans l'empire des ténèbres : Un écrivain dans les geôles chinoises (Broché)
j'ai mis cinq étoiles à ce livre simplement : car comment juger un témoignage honnête et sincère en plus traduit ??? Et que je savais plus ou moins à quoi m'attendre ; bref j'ai apprécié cette plongée dans un système inique -et d'un cynisme absolu- qu'on dirait tirer de notre moyen-âge et pourtant qui vient de notre histoire récente et qui doit toujours être pareil au jour d'aujourd'hui... ce livre nous montre la répression sans faille après le massacre de 89 contre toute personne ayant participé de loin ou de près à cet élan de liberté démocratique Et notre auteur a eu le culot mortifère d'écrire puis de publier puis de mettre-en-scène un long poème sur la répression sanglante de la place Tian'anmen alors que dès que le pouvoir avait nettoyé cette révolte contre-révolutionnaire, il ne s'était rien passé, pas un mort, juste des actes terroristes sagement réprimés... 4 ans d'un parcours picaresque à l'intérieur des différentes prisons noyautées par la promiscuité, le sadisme ordinaire, l'injustice flagrante, la lutte entre détenus, les coups, la torture autant mentale que physique... parfois c'est insoutenable mais toujours édifiant... pour tous ceux qui douteraient encore que la Chine n'est pas une dictature froide et répressive.

"Les artistes qui contrecarrent les amnésies de l'humanité ne sont pas rares. Grâce à eux, nous avons accès aux épisodes honteux de l'histoire, comme avec les pièces de théâtre du président tchèque Havel, ou L'archipel du goulag de Soljenitsyne. Ils resteront les témoins des malheurs d'une époque. On en trouve la preuve dans de nombreux écrits : c'est le seul moyen dont les artistes disposent pour participer à l'histoire, et ce moyen est noble - bien que, pour un oeuf, cogner une pierre ne soit pas judicieux." p79

"les tortures les plus rudes peuvent offrir à un poète une cure d'hallucinations. Ce n'est qu'en ressentant les souffrances de la chair que notre esprit peut rester alerte et libre de la confusion et des corsetages de nos vies." p322
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 17, 2013 7:20 PM CET


L'étudiant étranger
L'étudiant étranger
par Philippe Labro
Edition : Poche
Prix : EUR 8,80

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "On fait les choses avec les autres, ou on ne les fait pas. Sans les autres, on n'existe pas.(...)" p268, 18 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étudiant étranger (Poche)
l'enthousiasme qu'il parvient à nous transmettre par son écriture simplement imaginée d'un jeune adulte de 18ans, m'a permis de le suivre avec passion dans son année américaine ; il bénéficie d'une bourse qui lui a permit d'intégrer le campus d'une prestigieuse université de Virginie, on est en 1956, les garçons entre eux, les "nègres" cantonnés dans des travaux dégradants, vivant entre eux, avec qui aucune relation autre que dominants à sous-hommes n'est tolérée... lui, le Frenchie aura une relation secrète et cachée avec une "colored" autant amoureuse que sexuelle Mais surtout charnelle car tout le reste leur est interdit, s'était sa première fois... c'est l'année des premières fois, de toutes les découvertes dans ce royaume du politiquement correct avant l'heure, lui veut tout faire comme ses riches condisciples, il mimétise à merveille, et il réussit brillamment, il reste "l'étranger" mais il est accepté... on suit son quotidien de saison en saison dans cette Amérique du Sud profondément ségrégationniste où la télévision est encore insolite, où le jeune Elvis Presley vient d'apparaître, de Date en Date jusqu'à l'acmé du bal du printemps, Noël au Texas dans la famille richissime d'un de ses camarades... bref il nous donne un regard lucide et juste de cette Amérique autant fascinante que effarante à travers ses yeux qu'ils avaient à cette époque Et il analyse certaines situations avec ses yeux d'homme mûre au moment de l'écriture.

"Je jouais, à présent de ma particularité. On apprend à plaire. On aime paraître. On profite de cette situation qui donne aux étrangers la posture des acteurs dont l'importance du rôle apparaît aux trois quarts de la pièce. Leur nouveauté, leur manque de racine à l'intérieur de la comédie qui a précédé, les distingue du groupe. J'étais là depuis l'automne, mais soudain au printemps, voilà que l'on me découvrait et que j'y prenais grand plaisir."

" - Par contre, continua-t-il, si il n'y a pas de loi qui interdise de traînailler chez les nègres un dimanche après-midi de printemps, il y a des coutumes ici, tu vois, mon garçon. Et la coutume veut qu'on ne mette pas les pieds chez ces enculés de nègres, sous aucun prétexte, vois-tu, mon garçon. Ce n'est pas la loi, mais c'est la coutume."


L'Hiver du commissaire Ricciardi
L'Hiver du commissaire Ricciardi
par Maurizio Giovanni (de)
Edition : Poche
Prix : EUR 9,15

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "...Ricciardi pensait à la faim et à l'amour. Cette fois, les deux vieux ennemis s'étaient associés pour perpétrer leur crime.", 15 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Hiver du commissaire Ricciardi (Poche)
Nous sommes à Naples -la ville de l'opéra où la réalité se confond souvent avec la fiction-, nous sommes en 1931 -Mussolini et son parti triomphe sur tous les points-, alors qu'un soir de mars lors de la première de deux opéras (Cavalliera Rusticana et Paillasse) dans ce temple de la poésie lyrique qu'est le San Carlo le génial et imbuvable ténor Arnaldo Vezzi ("Un personnage sinistre, terrible, un véritable concentré de tout ce qu'on peut trouver de pire dans le genre humain. Doué d'un incomparable talent et de la fascination qui en découle.(...)") est retrouvé la gorge tranchée baignant dans son sang face à un miroir brisé dans sa loge... entre en scène le commissaire Ricciardi -un baron qui cache Et sa fortune Et son titre- obtus et efficace, travailleur acharné qui ne se repose qu'une fois le coupable sous les verrous, on doit se rappeler qu'il n'a que 30 ans tellement ses attitudes sont celles d'un viel homme Mais il est pourvu d'un sixième sens qui l'épuise (je vous laisserai découvrir le quel) qui va démêler l'écheveau bien emberlificoté de cet enquête en zigzagant avec intuition et talent entre son supérieur caudataire et veule (Vezzi était le ténor préféré du Duce et une connaissance de ce dernier), son fidèle brigadier, un prêtre passionné d'opéra qui le guidera dans ce monde si particulier -lui n'y connait rien!-.... la victime est un personnage infecte qui a bien cherché ce qui lui est arrivé et où tout le monde aurait pu être coupable mais bon le ou les coupables seront découverts par notre commissaire froid mais tellement humain, car quoiqu'il en soit une victime reste une victime!

"Il savait qu'il allait franchir, dans le parcours entre la piazza Dante et la piazza del Plebiscito, une invisible frontière entre deux réalités distinctes : en aval, la ville riche de la noblesse et de la bourgeoisie, de la culture et du droit. En amont, les quartiers populaires dans les quels un autre système de lois et de normes étaient en vigueur, également ou encore plus rigide. La ville rassasiée et la ville affamée, la ville des fêtes et celle du désespoir.(...)"


Villa Mauresque: Somerset Maugham et les siens
Villa Mauresque: Somerset Maugham et les siens
par Floc'h
Edition : Album
Prix : EUR 20,00

12 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ceci n'est pas une bande-dessinée..., 13 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Villa Mauresque: Somerset Maugham et les siens (Album)
mais un récit autobiographique illustré avec par moments des voix autres -son frère, son neveu, sa cuisinière et ainsi de suite-... Je ne m'attendais pas à ça en me procurant cet ouvrage, je pensais plutôt à une bande-dessinée classique Et je n'ai pourtant pas été déçu car c'est une évocation délicieuse de ce grand écrivain -un peu oublié actuellement je crois- et de sa relation privilégiée de quarante ans avec sa villa du Sud de la France servi par un texte simple et très parlant qui nous restitue en grandes lignes la vie de Maugham souligné par des dessins en noir et blanc qui nous replonge dans l'atmosphère de cette époque défunte -il est décédé en 1966-... enfance dorée à Paris avant que ses parents meurent alors qu'il avait huit ans, exil douloureux en Angleterre, entrée en écriture, théâtre, roman, nouvelles, essais... succès publique grandissant, homosexualité naturelle mais mariage -difficile, une fille, divorce- avec une décoratrice et vie avec son amant-secrétaire connu sur le charnier de la première guerre mondiale... je ne vais pas résumer sa vie à vous de la découvrir, bref il a reçu des stars et des grands de ce monde dans cette grande villa fouettée par le mistral... J'y ai appris beaucoup sur l'homme, surtout sa relation privilégiée avec la France et j'ai passé quelques heures suaves en compagnie de cette Villa Mauresque-.


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