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ecce.om
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Pottsville, 1 280 habitants
Pottsville, 1 280 habitants
par Jim Thompson
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les Âmes mortes et le Gogole, 22 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pottsville, 1 280 habitants (Poche)
Pottsville 1280 habitants a plusieurs titres de gloire à son actif.
Prestigieux N°1000 de La Série Noire (sous le titre " 1275 âmes '), objet d'une adaptation cinématographique (très réussie) par Bertrand Tavernier (" Coup de Torchon ') et prétexte à un délire de JB Pouy ("1280 âmes", inspiré par l'incongruité de la traduction française et sa réfaction de 5 âmes).

Voici que ce roman revient aujourd'hui dans une nouvelle traduction et dans son intégralité. Inutile de dire qu'on ne boude pas son plaisir.

L'histoire se déroule en 1910, à Pottsville, petite ville (1980 habitants) du Texas.
Nick Corey en est le Shérif. Lâche, paresseux, objet incessant de moquerie notamment des maquereaux du coin, de sa propre femme et du frère débile de cette dernière.
Il ne doit ses réélections successives qu'à une philosophie de laisser-faire qui commence à atteindre ses limites.
Il décide donc de changer de stratégie.

C'est un des plus grands romans noirs qui soit.
Jim Thompson nous offre un récit formidablement drôle, corrosif, délicieusement cynique, profondément amoral, qui ne respecte rien ni personne, à l'image de son anti-héros, Nick Corey qui nous ballade en permanence.
On le croit falot, voire benêt alors qu'il n'a mis son intelligence qu'en veilleuse, poussant même le professionnalisme paresseux jusqu'à adopter un langage de plouc pour se mettre au niveau de ses déplorables contemporains. Ce n'est que quand son poste est menacé, quand la raillerie devient insupportable ou que la gestion de ses maîtresses est par trop compliquée qu'il se mue en ange exterminateur placide.

Il décide alors d'administrer sa justice. Il ne dit pas que c'est bien...mais y dit pas qu'c'est pas bien non plus. Quand il réfléchit pour trouver la solution...eh bien, il ne la trouve pas et adapte son atypique philosophie à son échelle de pensée.

Thompson écrit un incroyable théâtre de boulevard où les formules inconvenantes, les amants dans les placards et les portes qui claquent servent d'écrin à une critique au vitriol de ce petit monde composé de menteurs, profiteurs, filles perdues, noirs soumis et blancs pervers.
On n'en apprécie que davantage le tour de force et la pertinence de l'adaptation de Tavernier.

Roman parfait.
Si vous ne l'avez jamais lu, vous avez de la chance.
Si vous ne connaissez que la traduction tronquée, vous avez encore de la chance.
Les autres eux, savent et ont déjà mis ce titre en bonne place.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 22, 2016 9:01 PM MEST


L'ultime défi de Sherlock Holmes
L'ultime défi de Sherlock Holmes
par Michael Dibdin
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une enquête menée éventre à terre, 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ultime défi de Sherlock Holmes (Poche)
1888, Londres.
Au 221b, Baker Street, Sherlock Holmes s’ennuie car aucun malfrat ne se montre digne de son génie. Pour tromper le temps, il s'injecte de la solution à 7% au grand désespoir du fidèle Watson.
Heureusement pour le détective, l’annonce de crimes atroces commis sur des prostituées de Whitechappel réveille enfin son intérêt et le sort de la dépendance à la coke.
Le plus grand des détectives va se lancer à la poursuite du plus mystérieux tueur de l’histoire.
Et s’il ne doit en rester qu’un...

Les récits mettant en scène Sherlock Holmes ou Jack L’Eventreur sont nombreux, de même que ceux qui mêlent le héros de papier de Conan Doyle, au légendaire assassin dépeceur.
(je connais pour ma part un assez décevant " Sherlock Holmes contre Jack L’Eventreur ˮ d’Ellery Queen et un intéressant " Duel en Enfer ˮ de Bob Garcia. Mais il y en a sûrement d’autres.)

Je trouve qu’à son tour, avec " L’Ultime Défi de Sherlock Holmes ˮ, Michael Dibdin s’en sort avec panache.

Son roman est original aussi bien dans la forme (un avant-propos introduisant un récit prétendument rédigé par le Dr Watson qui avait interdit qu’on le lise avant 1972) que dans le fond.

Michael Dibdin conduit son récit avec intelligence et respect, sans tomber dans le pastiche outrancier et sans sacrifier l’intrigue et la logique.
Quand on croit avoir deviné ce qui va arriver -surtout qu’une hypothèse forte est présentée avant le dernier tiers de l’histoire- on doute pourtant dès la page d’après et jusqu’au bout, on reste déstabilisé dans l’attente d’une confirmation.
Autres atouts du récit, l’humour (cf. la mauvaise déduction d’Holmes p 87 ou la réplique de cour d’école p 264) et le respect des canons Conan Doyliens.

Un bel hommage.

Retenu par François Guérif pour la collection Rivages, préfacé par Claude Chabrol et traduit par Jean-Paul Gratias, faut-il en plus qu’on vous l’emballe ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2016 1:48 PM MEST


Meurtres pour mémoire: Une enquête de l'inspecteur Cadin
Meurtres pour mémoire: Une enquête de l'inspecteur Cadin
par Didier Daeninckx
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'oeil de Daeninckx, 18 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meurtres pour mémoire: Une enquête de l'inspecteur Cadin (Poche)
Le récit s'ouvre sur l'évocation de la répression de la manifestation parisienne organisée par le FLN, le 17 octobre 1961. Mais cet évènement ne constitue pas la véritable toile de fond du roman qui revient plutôt sur les faits de collaboration policière durant la dernière guerre.
On suit avec intérêt l'enquête conduite par l'inspecteur Cadin qui tire le fil semblant relier ces épisodes historiques dans lesquels on devine assez facilement l'ombre de Papon.
Daeninckx adopte un style épuré, efficace, équilibré, sans doute ce qu'il a fait de mieux et on se dit qu'il va jouer le podium et décrocher une médaille en dépit de quelques passages un peu ridicules -n'est pas Manchette qui veut ("je poussai mes deux pièces de monnaie d'un coup sec, pour aider au déclenchement du mécanisme. Un gobelet de plastique blanc descendit sur la grille ; un filet marron, dévié par quelques bulles, le remplit en silence. Un bâtonnet transparent se ficha dans la boisson et m'avertit de la fin de l'opération."
C'est curieux, il a oublié de nous décrire la chute du sucre dans le breuvage ?!

Donc, Daeninckx tient la distance jusqu'en vue de la ligne d'arrivée où là, patatras, il rate un peu son dénouement en l'expédiant.
-Attention spoiler-
Autant on peut envisager qu'un collabo devenu Préfet de police ait profité de la répression d'octobre 1961 pour faire supprimer quelqu'un qui allait révéler des secrets d'archive de 1943, autant on peine à l'imaginer en meurtrier direct vingt ans plus tard du du fils de la première victime pour les mêmes raisons.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2016 8:51 PM MEST


The Long Goodbye: Une enquête de Philip Marlowe
The Long Goodbye: Une enquête de Philip Marlowe
par Raymond Chandler
Edition : Poche
Prix : EUR 8,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand la traduction faisait sa fête à Chandler, 18 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Long Goodbye: Une enquête de Philip Marlowe (Poche)
Enfin, on dispose, avec la nouvelle traduction de 2013 révisée par Cyril Laumonier, de la version française définitive de ce roman.
Et on se rend compte que pendant des années, il y avait 2 versions, quasi-étrangères l'une à l'autre.

Celle de Chandler, véritable matrice du roman noir, avec son privé dur-à-cuire, ses pauvres petites filles riches, ses politiciens corrompus...Un pur chef-d'oeuvre du polar.
Et, pendant des années, la version française "Arletty-style", incroyablement dénaturée par l'argot, la légèreté de la traduction et la taille à la serpe de passages entiers, créant par là-même, un genre à part, qui peut d’ailleurs avoir ses adeptes.

On sait que Marcel Duhamel, le patron de "La Série Noire", tout à son obsession du format obligatoire de 250 pages, demandait la suppression de tout ce qui était psychologique. Et sur "The Long Goodbye", c'est 15 % (on parle parfois d’un tiers) du texte qui était passé à la trappe. Il faut dire que dès le titre français "Sur un air de navaja" ! (alors que le couteau n'est que très peu évoqué et ne représente en rien l'histoire), l'affaire était mal embarquée.
Aujourd'hui, on peut enfin goûter à ce livre de près de 500 pages, où aucune n'est en trop. L'intrigue bien conduite paraîtra peut-être trop "facile" au lecteur moderne habitué à dénouer les pièges et anticiper les surprises, mais ça reste quand même du grand art.
A lire pour bien mesurer la portée de son héritage.
A lire également pour prendre conscience de la démarche paradoxale de La Série Noire qui a fait connaître les géants américains du genre policier, en les adaptant de manière impensable.

Quel dommage que pour des raisons incompréhensibles, " La Dame du Lac ˮ et " Le Grand Sommeil ˮ n’aient pas bénéficié de la même réhabilitation. D’une part, la traduction des Vian (M et Mme) ne justifiait pourtant pas un tel égard et d’autre part, personne ne demande non plus que les versions " viannisées ˮ soient détruites à tout jamais.

A noter, la phrase page 337 : " Si vous avez besoin de moi, sifflez !" ˮ Ça vous rappelle quelque chose ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 20, 2016 8:21 AM MEST


Tango Parano
Tango Parano
par Herve Le Corre
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Manque un peu de Corre à l'ouvrage, 6 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tango Parano (Poche)
Région de Bordeaux : Henri Vallès, un ex-policier mentalement instable à la suite de la disparition de sa femme et de sa fille, devient le jouet d'une lutte entre services secrets et membres d'une secte.

Il y avait là un bon sujet à exploiter y compris sur le registre fortement teinté d'humour choisi par Hervé Le Corre. D'ailleurs, ça fonctionne souvent, rappelant parfois les grandes heures de Charles Exbrayat.
Son "innocent" évolue dans un monde que des visions troublent fortement et son priapisme le rend très vulnérable dès qu'une rondeur féminine croise sa route, ce qui arrive fréquemment.
Le ton est enjoué et on prend du plaisir à suivre les démêlés de ce personnage décalé, s'exprimant à la manière d'un aristocrate dans un monde de taupes brutales et de Mata-Hari du ruisseau.
L'originalité du roman tient aussi dans le fait qu'on peut lire en parallèle des aventures telles que les voit le cerveau embrumé de Vallès, la version de l'autre personnage principal, Edmonde Cambournac, complice et victime elle aussi de la machination des barbouzes. La différence de perception entre les deux (Vallès ne rêve que de turpitudes sexuelles avec Edmonde qu'il confond avec un être fragile, tandis qu'elle, ne voit en lui qu'un détraqué pervers) crée un effet comique intéressant.
Malheureusement, sur la distance, tous ces procédés deviennent un peu lassant.
Mais ce n'est pas le pire.
Si on retrouve l'aisance d'écriture de Le Corre, on ne peut que s'étonner devant le manque de rigueur qui accompagne ce récit.
(attention spoiler)
Un exemple frappant d'incohérence, avec les récits d'Edmonde (qui fait partie de la machination) :
Page 64 de l'édition Poche, elle dit : "Et on a découvert le docteur Furde dans son bureau, carrément mort.Je ne sais pas comment je n'ai pas hurlé...".
Page 354 : "Je vous ai montré un type profondément endormi et vous avez cru qu'il était mort...C'était d'ailleurs la condition pour que ça marche...".
Soit il y a un truc qui m'échappe, soit c'est du grand n'importe quoi.
Ajouté à ça, le manque de relecture qui laisse une phrase comme "vous pourrez vous la trempeZ dedans...", (p 382) c'est trop !

Une bonne idée, mais un peu gâchée selon moi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2016 9:19 AM MEST


Une Grande année
Une Grande année
DVD ~ Russell Crowe
Prix : EUR 9,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Une grande Anerie, 5 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une Grande année (DVD)
Si l'Eté, ce genre de film permet de passer le temps entre 2 coups de soleil et un rosé en terrasse, il est à craindre que sa date de péremption soit proche de l'équinoxe de septembre.

Un réalisateur prestigieux (on lui garde encore un peu de considération pour "Les Duellistes"," Legend", "Alien", "Thelma et Louise" et "Gladiator", voire "Blade Runner"), des acteurs de renom (Russel Crowe, Marion Cotillard et Albert Finney), un scénario sympathique (issu d' "Un bon cru" de Peter Mayle, bien loin d' "Une année en Provence")...

Et à l'arrivée, un film sur fond de Provence tellement niais, mal filmé, mal joué (par Crowe surtout, pathétiquement hors-sujet, mais Didier Bourdon en vigneron vaut aussi un large détour -pour l'éviter), prévisible, caricatural...qu'il en devient un superbe hommage à l'un des plats emblématiques de cette belle région : la Daube !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2016 8:38 AM MEST


La Colline des potences
La Colline des potences
DVD ~ Maria Schell
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 5,58

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est bien ? Ça dépend, 2 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Colline des potences (DVD)
On a beau tenter d'être étonné de rien, il y a quand même des destins qui interpellent.
C’est le cas avec Delmer Daves, si mal connu alors qu’il a quand même des titres à faire valoir dans des genres cinématographiques bien différents.

Prenez "Les Passagers de la Nuit" avec son début en caméra subjective (la suite est moins convaincante), “La Flèche brisée”, un des plus beaux et intelligents westerns qui soit, "La dernière caravane" avec le toujours impeccable Richard Widmark (à jamais le meilleur pousseur de vieille dans les escaliers - un titre de gloire inapprochable par quiconque) et bien sûr, "3h10 pour Yuma" d’une époque où les trains arrivaient à l’heure.

Dans "La colline des potences ˮ, l'originalité tient principalement au décor très prosaïque d'un champ de prospection minier, royaume de la boue, de la poussière, et à la complexité psychologique des personnages.

C’est dans cet endroit ravagé, que le Docteur Joseph Frail (Gary Cooper) vient s'installer (sur le chemin, il croise la fameuse potence, signe de la justice expéditive qui prévaut dans le camp), dans une cahute surplombant le camp, qu'il transforme en centre de soins. Il recueille par ailleurs, Roger Rune, un voleur de pépites pourchassé par les prospecteurs et le contraint par chantage (bienveillant car le gamin est quand même assez désagréable) à se mettre à son service pour une durée dont il sera seul juge.

Évidemment, cette situation va se gâter.
Une diligence a été attaquée par des bandits près du camp et tous les passagers ont été tués.
Tous ?
Non, une jeune femme nommée Elisabeth Mahler est miraculeusement indemne ou presque. Elle est retrouvée en mauvais état gisant dans une ornière, par Frenchy Plante, un prospecteur d'origine française particulièrement antipathique (joué par Karl Malden).
Comme elle souffre d'une insolation carabinée et qu’elle a perdu la vue, elle est confiée aux bons soins du Docteur Frail.

Évidemment encore, la jeune femme est plutôt jolie (Maria Schell -la Gervaise de René Clément) et plutôt aveugle (muette, elle aurait été parfaite -mode sous-Sacha-Guitry-OFF). Elle se remet petit à petit, médicalement séquestrée par son soignant possessif.
Le Docteur ne ménage pas ni sa peine ni Elisabeth qui retrouve bientôt retrouve la vue au cours d'une séance thérapeutique fortement réprouvée par toutes les commissions d 'éthique.
La jeune femme tombe amoureuse du Docteur, mais ce dernier la rejette et lui conseille de quitter la ville.
Elle choisit pourtant de rester et de se lancer dans le métier d'orpailleur, en s’associant au jeune Roger et au vicieux mais expérimenté Frenchy Plante pour exploiter une concession en copropriété.
Les débuts sont décourageants et l'exploitation ne survit que grâce à la discrète générosité de Frail.
Mais un jour, alors que l'équipe est au fond du trou, Frenchy met le doigt sur un "Glory Hole" : c'est le jackpot, le filon pour les 3 mineurs !

Cette fortune soudaine signe le début du drame.
Arrosé par les multiples tournées générales dispensées par un Frenchy que l'or a rendu incontrôlable, le camp sombre dans l'anarchie et les mineurs le mettent à sac.
Dans le même temps, Frenchy toujours plus libidineux (ah ces français) veut agiter sa baguette de nouveau riche dans la fosse de Mahler. Le Docteur s'oppose à lui et le tue.
Ivre d'alcool et brûlant de la soif d'en découdre, la foule conduit Frail à la potence pour le lyncher.

Au moment où il s'apprête à arroser la mandragore, il est sauvé par Elisabeth et Roger qui proposent aux mineurs assoiffés de sang, de le libérer en échange de leur titre de propriété de la mine d'or.
Marché conclu. Frail est décroché et il s'en va avec Elisabeth dans le soleil couchant en chantant " I'm no more a poor lonsesome cow-boy".
Tout est mal qui finit presque bien. Frail va probablement échanger sa corde au cou contre une autre.

Amoureux des westerns aux codes gravés dans le marbre, passez votre chemin, ici ce ne sont pas les balles, mais les esprits tourmentés qui volent bas.

Frail a un passé douloureux et accusateur.
On comprend qu’il a jadis tué sa femme et son amant (celui de sa femme s'entend) d'où sa fuite permanente d'un camp à l'autre. Capable de violence physique et mentale, son personnage n'est pas d'un bloc et qui mieux que le faux roc Gary Cooper pour l'interpréter ?
Son amour pour Elisabeth est l'occasion de tirer un trait définitif sur une histoire douloureuse (pour faire genre, on parlera de résilience).
Entre temps, il est parvenu, en dépit des soins qu'il a prodigués à cette population ingrate, à se mettre à dos des personnages qui choisiront la première occasion pour lui nuire : outre le dangereux Frenchy, on croise notamment un guérisseur/prédicateur revanchard et des femmes bigotes qui voient d'un mauvais œil l'irruption de la blondeur d'Elisabeth au pays des machos.

Et que penser d'Elisabeth qui peine à sortir de sa cécité pour ne pas affronter la dure réalité du camp ?

Film trouble qu'on prend pourtant un net plaisir à suivre (à condition de le voir en VO et en se bouchant les oreilles pendant la chanson "The Hanging Tree" du générique, sauf si vous êtes amateur).

Côté technique, le DVD propose le minimum.
L'image (au format 1:37 - très verticale sans que ce soit gênant) respecte moyennement les couleurs, ce qui donne à l'ensemble une tonalité boueuse en harmonie avec le thème.
Le son (vu en VOST) est lui, assez sourd.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (21) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 8, 2016 5:30 AM MEST


Albert à l'Ouest [Blu-ray + Copie digitale]
Albert à l'Ouest [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Seth MacFarlane
Proposé par generationcine
Prix : EUR 11,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Il effare l'Ouest, 31 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Albert à l'Ouest [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Un jeune éleveur de moutons au Far-West, un peu lâche, peine à se remettre d'une rupture amoureuse. Il rencontre une jeune femme qui l'aide à prendre confiance en lui. Ça tombe bien. Le mari de la dame est un bandit impitoyable qui n'apprécie pas qu'un autre fricote avec elle et il vient demander des comptes.

Le producteur a pourtant tout essayé pour que ce film reste indéfiniment sur les rayonnages, accumulant la poussière : titre ridicule en français (A million ways To Die In The West en VO), acteur principal très peu expressif (Seth MacFarlane) et abus parfois du registre scatologique (la scène du duel avec les chapeaux !)...
Et pourtant, ce film reste très drôle et fait un peu figure d'ovni dans le paysage.
Les scènes cultes abondent : le 1er duel avec le jeu d'ombres, les joutes verbales entre femmes, le bal avec la chanson sur les moustaches, le mouchoir ...
Dommage toutefois que McaFarlane n'ait pas davantage resserré les boulons.

Reste outre quelques bons moments, la confirmation que Charlize Theron a un avenir dans la comédie.
A voir un soir d'été.
Déconseillé aux puristes du western.

Côté technique.
Images très bien définies, les paysages de l'Ouest en paraissent presque irréels. Le film ne se prête pas à de grandes envolées sonores, mais le son est bien aéré et la VOST est sans reproche.
Bonus (commentaires audio, making-of, scènes coupées, bêtisier...) moyens.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2016 6:42 AM MEST


Diversion [Blu-ray + Copie digitale]
Diversion [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Will Smith
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 M Smith au nanar, 31 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diversion [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Concerne l'édition Blu-ray.
Comment le roi de l'arnaque forme, séduit, abandonne, retrouve une voleuse douée et...
Non, franchement, pas la peine d'aller beaucoup plus loin dans une histoire qui gâche à plaisir les possibilités qu'offrent traditionnellement les films basés sur l'arnaque.
Ce film aurait pu constituer une bonne surprise, mais son manque de rythme rend trop visibles les invraisemblances, Will Smith est (comme d'habitude non ?) hors-sujet et, pire que tout, l'arnaque finale joue petit-bras.
Seule lumière qui sort malgré tout ce film de l'ornière des navets, la présence de la sublime Margot Robbie. Là pour le coup, le film joue la vérité d'épris.

La qualité du support dépasse de loin le film aussi bien au niveau de l'image que du son (comme lors de la scène au restaurant avec les voitures de course qui déchirent tout). Vu en VOST.
A noter que parmi les bonus, on peut voir une longue séquence (VOST) consacrée à l'art de la diversion. Je l'ai trouvée beaucoup plus impressionnante que le film lui-même.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2016 2:15 PM MEST


Ailleurs plus loin
Ailleurs plus loin
par Amy Bloom
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Demandez le Pogrom, 28 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ailleurs plus loin (Poche)
Lilian Leyb a fui la Russie en 1924 suite au pogrom où elle a perdu sa famille.
Réfugiée aux Etats-Unis, elle tente de s’y faire une place, commençant par des travaux de couture avant de passer à un type d’enfilage plus profitable avec un directeur de théâtre Yiddish et son fils.
Mais apprenant que sa petite fille aurait survécu au massacre et se trouverait en Sibérie, elle décide de tout quitter pour partir à sa recherche.

Une preuve supplémentaire qu’il ne faut faire confiance à personne, y compris (et surtout ?) aux critiques du New-York Times qui ont qualifié ce roman de " triomphe littéraire ˮ, de " page-turner, un classique, un extraordinaire moment de lecture. ˮ

Il ne s’agit pourtant à mon avis, qu’un exemple de plus d’un produit sorti tout droit des recettes d’un -mauvais- atelier de lecture, avec un style désespérément plat, des rebondissements sans surprise, des audaces très mesurées et une absence de crédibilité et d’épaisseur rédhibitoire chez des personnages pour qui on serait bien en peine d’éprouver une quelconque empathie.
Le récit est fluet et pourtant, il digresse constamment.
Enfin, des descriptions inutiles finissent par plomber définitivement l’ensemble.

Un long voyage qui ne va qu’au bout de l’ennui.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 7, 2016 2:54 PM MEST


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