undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose
Profil de Saefiel > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Saefiel
Classement des meilleurs critiques: 1.672
Votes utiles : 397

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Saefiel

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-18
pixel
Journal d'une tueuse
Journal d'une tueuse
Prix : EUR 4,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un roman agréable qui n'est malheureusement pas totalement abouti, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal d'une tueuse (Format Kindle)
Débée est une jeune femme pas tout à fait comme les autres : depuis sa plus tendre enfance, elle a été entraînée pour être la tueuse parfaite, implacable, froide et sans aucune pitié. Débée se plaît dans cette vie qu’elle connaît depuis toujours, elle enchaîne les missions données par son Maître, un homme possessif et mystérieux, et occupe ses temps morts en s’entraînant avec son équipe. Mais lorsque Débée est envoyée en Corse pour mettre fin à la vie de Shane Del Moro, de drôles de sentiments viennent la perturber.

Dès le début de l’histoire, on entre facilement dans le récit grâce à la narration interne. On suit donc le personnage de Débée qui nous raconte ses aventures et plus particulièrement sa mission d’assassinat de Shane Del Moro. La jeune femme est un personnage à laquelle il n’est pas vraiment facile de s’attacher puisqu’elle possède de petites tendances sociopathes : elle n’a aucun sentiments de n’importe quel type. L’attachement se crée donc difficilement, pour ma part, il a été quasiment inexistant même si j’ai trouvé l’évolution du personnage intéressante.
Concernant Shane, je dois bien avouer que je n’ai pas ressenti grand chose non plus. Il est clairement présenté comme le bad boy au grand cœur mais je l’ai trouvé assez creux et n’ait pas réussi à m’y attacher.

Malheureusement le changement de comportement de l’héroïne est presque trop brutal. Débée passe de la tueuse aguerrie à la fille folle amoureuse en un temps bien trop court pour que ce soit crédible. Si elle a des doutes face à l’apparition de ses émotions, tout est rapidement balayé pour laisser place à une romance moins réaliste que ce qu’elle aurait pu être avec plus d’approfondissement.

Pourtant, l’idée de base, sans être parfaitement originale, est bien amenée et l’auteure parvient à nous offrir un bon suspens et une tension palpable lorsqu’il s’agit des affaires des truands Corses. Le passée de Débée est également intéressant, c’est l’un des aspects du roman qui m’a le plus attirée, j’aurai aimé un peu plus de développement sur certaines choses mais je suis toutefois satisfaite des réponses offertes à mes questions.

Finalement, Journal d’une Tueuse a tout le potentiel pour être une bonne lecture mais le manque de développement sur beaucoup de points laisse sur un sentiment de superficialité qui donne l’impression qu’il manque des éléments au puzzle pour le compléter correctement. L’écriture de V.I. Prates est très agréable et c’est le gros point positif de ma lecture. L’auteure est parvenue à me faire adhérer à son histoire les points négatifs.

En Bref
Journal d’une tueuse est un roman qui m’a fait passer un agréable moment mais qui ne me paraît pas totalement abouti en particulier à cause d’un gros manque de développement dans l’intrigue et dans les relations entre les personnages. Les choses paraissent donc parfois un peu abruptes mais le tout reste bien écrit et bourré de suspens.

Posté à l'origine sur : [...]


La Balance brisée T2 Phénoménale
La Balance brisée T2 Phénoménale
par Lise Syven
Edition : Broché
Prix : EUR 10,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'une des meilleures saga fantastique jeunesse du moment - Coup de coeur, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Balance brisée T2 Phénoménale (Broché)
C’est la rentrée et Elie, qui a récemment découvert ses pouvoirs magiques, retrouve ses amies pour sa 3è au collège. Séparée de Max, son petit ami, Elie est toutefois très heureuse de retrouver Fatou, sa meilleure amie aux pouvoirs élémentaires, ainsi que ses autres copines. Mais lorsque Max arrive au collège il est accompagné d’une jolie jeune fille : Enola. A ça, s’ajoute d’étranges visions qu’Elie et son frère Karl subissent… Cette nouvelle année ne s’annonce pas aussi calme que ce que l’adolescente aurait pu rêver.

Souvenez-vous, j’avais eu un coup de cœur pour le premier tome de La Balance Brisée que j’avais trouvé passionnant et saisissant. J’ai aussi adoré la nouvelle qui se déroule entre le premier et second tome et nous fait découvrir une aventure durant les vacances d’été d’Elie. Je n’en ferai pas de chroniques, mais j’ai passé un super moment avec ce petit entre-deux. Lorsque j’ai enfin eu ce second tome dans les mains, j’étais surexcitée et à la fois pleine d’appréhension. Allais-je revivre ce coup de foudre littéraire vécu durant ma lecture du premier volet ?
Je vous rassure : La réponse est oui ! Mille fois oui !

Lise Syven a su me faire vivre son histoire comme si j’y étais, rire avec les personnages, frissonner pour eux, avoir de la peine… C’est plus qu’une simple histoire, la fiction et le réalité ne font plus qu’un sous la plume pleine de douceur de Lise. Cette fois-ci, on aborde le thème du harcèlement scolaire grâce au personnage d’Enola. Nouvelle au collège, la jeune fille est solitaire et en position évidente de faiblesse. La peste de la classe en profite pour en faire son souffre-douleur.
La situation est réaliste et Lise Syven nous dépeint parfaitement la cruauté sans borne de certains adolescents. J’ai aimé qu’Elie ne soit pas indifférente face à la situation, qu’elle montre qu’on peut se soulever contre la violence faite aux autres.
Merci Lise d’avoir abordé ce sujet de façon si juste et pleine d’espoir, ça m’a vraiment touchée.

Evidemment, les points positifs ne s’arrêtent pas là, l’intrigue se complexifie, en particulier en ce qui concerne l’organisation de La Balance Brisée que tenaient les parents de Karl et Elie. On en apprend un peu plus sur leurs rôles dans le monde des mages et le frère et la soeur doivent décider si ils reprendront le flambeau de leurs parents.

On en apprend aussi plus sur l’Ordre Magistral, ainsi que sur Mag et Vieux Tonton, deux personnages qui étaient encore assez mystérieux. Les relations entre tous les personnages sont très bien saisies, on ressent l’amour qui existe dans la famille éclectique d’Elie et je dois bien avouer que j’aime beaucoup ces quatre là. Karl, Karim, Mag et Elie sont palpables, adorables et troublants de réalisme.
Dans le même temps on découvre l'intrigante Enola qui réserve bien des surprises, Fatou se dévoile un peu et Max cultive son petit côté mystérieux.
Mais mon amour absolu va pour Mirza, la vouivre domestique qui vit dans les murs de la maison. La créature provoque des situations cocasses et drôles et elle se révèle ici bien plus maligne que prévu !
J’ai donc été tenue en haleine par ce second volet dans lequel l’univers devient plus dense et offre beaucoup d’émotions. Je n’attends plus qu’une chose : le tome 3 en novembre.

En Bref
La Balance Brisée s’impose un peu plus comme l’une des meilleures sagas fantastique jeunesse du moment à mes yeux. Humour, émotions et thèmes importants de l’adolescence se rejoignent pour un concentré de bonheur et une lecture aussi subtile que prenante.

Posté à l'origine sur : [...]


Coeur de Flammes, Tome 1: Le Visage de l'Ombre
Coeur de Flammes, Tome 1: Le Visage de l'Ombre
par Iman Eyitayo
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Un roman ennuyeux à l'univers trop simpliste pour de la fantasy, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coeur de Flammes, Tome 1: Le Visage de l'Ombre (Broché)
Aluna est une jeune femme brisée, cachée à la face du monde depuis sa naissance. Dans un univers où les jumeaux sont interdits, sa mère a choisit de laisser vivre dans la lumière sa sœur : Elena. Aluna est, quant à elle, envoyée vivre avec Xerox, un puissant druide. Ce dernier ne cesse de faire de terribles expériences sur Aluna qui a l’impression de brûler vive à chaque fois. Jusqu’à celle de trop, qui fera qu’Aluna brisera une loi millénaire sans le vouloir et devra continuer à cacher ses secrets à tous prix.

Ayant lu de nombreux avis positifs sur ce roman, j’étais très pressée de le découvrir et de me faire mon propre avis. Malheureusement, ce que je pensais être une bonne lecture s’est révélé une torture au point que j’ai failli abandonner plusieurs fois.

J’ai, dès les premières pages, eu un gros problème avec le style de l’auteur. La narration est trop simple, les phrases vont rarement au delà du « Sujet verbe complément », ce qui hache le rythme de la lecture de façon désagréable. A la fois, l’auteur nous submerge de trop nombreuses descriptions (celles sur les tenues m’ont particulièrement ennuyée) et moultes explications qui donnent l’impression de lire un livre d’Histoire sur son univers.
Pourtant, les meilleurs livres de fantasy sont ceux qui nous permettent de saisir l’univers sans nous noyer d’informations redondantes. J’aime pouvoir saisir certaines ficelles au fil des pages et c’est loin d’être le cas ici…
Le rythme est aussi perturbé par les incessants jeux de questions – réponses philosophiques des personnages. Ils passent tous leurs vies à se poser des questions pour conclure, quasiment systématiquement par « on verra plus tard ». Ces passages m’ont parus inutiles et alourdissent beaucoup une lecture qui est déjà loin d’être évidente.

Concernant le style d’écriture en lui-même, il m’a aussi gênée. Certaines tournures sont maladroites, j’ai particulièrement bugué sur cette phrase « Dès qu’il commença à y voir, il continua sur sa lancée […] ». Pour moi c’est typiquement le genre de phrase qui ne peut pas exister dans un roman après avoir passé les phases de correction… Les nombreuses répétitions de « jeune fille, jeune femme » m’ont aussi tapé sur les nerfs et l’effort visible de l’auteur d’avoir donné un côté « ancien » à son écriture est un échec. Cela donne un côté trop travaillé à un texte qui est en même temps maladroit et exempt de beaucoup d’éléments intrinsèque et nécessaire à une bonne œuvre de fantasy.

A cela s’ajoute une neutralité surprenante face aux personnages. Si on pénètre souvent dans leurs pensées, je n’ai accroché avec aucun d’entre eux. Je ne les ai pas détesté non plus, mais il n’y a eu aucun déclic…
Leurs réactions sont parfois étranges, trop rapides, inexplicables… La romance par exemple, nous est un peu balancée en pleine tête, sans transition (qui pour le coup aurait été plus utile que dix descriptions de tenues et de lieux).

L’histoire n’a rien rattrapé, en plus d’être parasitée par les multiples descriptions, le rythme est effroyablement lent. J’ai trouvé qu’il ne se passait rien, du moins rien qui titille mon intérêt… L’action n’est quasiment pas présente et quand elle arrive ce n’est que pour une très courte durée. C'est le genre de rythme qui ne fonctionne que si le reste tient la route...
Enfin, je dois bien avouer que les antagonistes ne m’ont pas convaincue dans leurs rôles de méchants.

Quant au monde d’Iriah, je l’ai trouvé un peu enfantin pour un livre estampillé « tout public». L’univers est bien décrit, on sent qu’il a été beaucoup travaillé par Iman Eyitayo qui nous gratifie même d’un glossaire en fin de livre, mais un petit quelque chose m’a gênée. Sous des apparences de complexité, on reste dans quelque chose de très basique, sans les multiples nuances que j’attends dans un roman dît de fantasy.

En Bref
Je me suis énormément ennuyée dans cette lecture à cause d’un univers trop simple, d’une écriture qui oscille entre trop et pas suffisamment travaillée ainsi que des personnages qui m’ont laissée de marbre. Le tout n’est pas rattrapé par l’univers qui m’a paru bien trop simple. C’est donc un échec livresque qui, je le regrette, m’a fait perdre mon temps. Si je n’ai pas abandonné c’est aussi avec l’espoir que les choses s’améliorent au fil des pages mais ça n’aura pas été le cas à mes yeux.

Posté à l'origine sur : [...]


Enclave - Tome 1 - Enclave
Enclave - Tome 1 - Enclave
par Ann Aguirre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

5.0 étoiles sur 5 Un début immersif entre dystopie et post apocalyptique, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enclave - Tome 1 - Enclave (Broché)
Trèfle vient de passer son initiation et a enfin obtenu un prénom et un travail. Elle est désormais une Chasseuse et devra partir chaque jour à la recherche de provisions ainsi que protéger l’Enclave des Monstres qui rôdent dans les tunnels. Avec son nouveau coéquipier, Del, ils parcourent donc ce monde souterrain où se trouve leur lieu de vie avec un seul et unique but : protéger la communauté. Mais les Monstres semblent de plus en plus affamés et leur intelligence est plus vive que jamais…

Trèfle est un personnage que j’ai beaucoup aimé voir évoluer au fil des pages. Elle n’est pas une gentille fille altruiste qui veut sauver le monde, elle se pose même rapidement comme une égoïste qui pense à elle et ses proches en premier. Elle n’a pas peur de faire des choix qui peuvent mener d’autres personnes à la mort. Mais je crois que c’est aussi ce côté que j’ai apprécié chez elle, ses défauts la rendent plus réaliste et, je pense, plus proche de ce qu’on pourrait être dans une telle situation.

Notre jeune héroïne se forge en vivant des évènements difficiles mais aussi aux côtés du mystérieux Del, particulièrement efficace en dehors de l’Enclave. Le garçon est peu apprécié par la communauté car trop étrange. Il a été recueilli enfant et il aurait survécu seul pendant des semaines dans les tunnels, aux côtés des Monstres avides de chair fraîche. Il est peu loquace et un peu brusque mais le duo qu’il forme avec Trèfle fonctionne très bien. Leur relation se construit progressivement et j’apprécie quand un auteur prend le temps de mettre les relations entre les personnages en place sans que cela influe sur le rythme de l’histoire.

Cette dernière est particulièrement sombre et certains aspects sont parfois difficiles à appréhender. On entre dans un univers flottant entre dystopie et post apocalyptique. On croit d’avoir vivre l’intrigue habituelle du premier genre pour finalement glisser dans le second. La nuance qui sépare les deux sous genre est faible mais je vous assure qu’elle existe. (A découvrir prochainement dans mon Questions pour un hibou, spécial définition de la dystopie).
Les éléments de l’intrigue sont assez simples, tout comme l’écriture, mais c’est très efficace. Enclave se lit vite et à même réussi à me surprendre avec une fin très bien réussie et qui donne envie de se jeter sur la suite.

L’écriture nous offre le point de vue de Trèfle, la jeune fille est parfois dure dans sa façon de voir les choses et ses pensées peuvent être choquantes mais je pense qu’il ne faut pas oublier qu’elle a grandit « enclavée », soumise à une autre culture. Je pense finalement que ses propos, notamment sur le viol dont elle pense que les victimes sont faibles, sont aussi là pour faire réagir le lectorat. Trèfle doit retrouver une petite partie perdue de son humanité et je ne doute pas qu’Ann Aguirre saura la lui redonner dans la suite de cette trilogie qui s’annonce exaltante.

En Bref
C’est presque un coup de cœur pour ce premier tome qui a su m’embarquer de la première à la dernière page aux côté de Trèfle et Del. Le flou entre dystopie et post apocalyptique m’a beaucoup plu et j’ai hâte de découvrir la suite de cette série immersive qui glace le sang.

Posté à l'origine sur : [...]


Finisterrae : Pour qui bat mon coeur (tome 2)
Finisterrae : Pour qui bat mon coeur (tome 2)
par Jeanne Bocquenet-Carle
Edition : Broché
Prix : EUR 12,90

2.0 étoiles sur 5 Manque de profondeur malgré une idée intéressante, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Finisterrae : Pour qui bat mon coeur (tome 2) (Broché)
Katell vit depuis plusieurs mois en Bretagne en compagnie de ses frères et de sa mère. Elle a apprit à découvrir le monde et la magie celtique. Malheureusement, le beau Tristan est parti à la recherche de sa mère qu’il croyait morte depuis des années. Katell n’a plus de nouvelles et son humeur s’assombrit, elle n’a plus le goût à rien. Pourtant, la communauté celtique a plus que jamais besoin du soutien de la jeune fille.

J’ai retrouvé le monde magique original et l’ambiance très bretonne de Finisterrae avec une certaine appréhension. J’avais trouvé le premier tome peu réaliste et j’avais peur de voir ce second et dernier tomber dans les mêmes problèmes. Et mon avis mitigé sur la série s’est, à mon grand regret, transformé en avis négatif.

J’ai tout d’abord été profondément agacée par l’attitude de Katell. L’adolescente fait une fixation sur Tristan et ça en devient vraiment pénible. D’autant plus que le jeune homme ne semble pas être vraiment concerné par Katell, son attitude est très distante et je ne peux m’empêcher de le percevoir comme le salaud de base qui promet monts et merveilles sans en penser un mot. Ceci dit, j’ai aussi remarqué que Tristan ne promettait rien du tout à l’adolescente qui se monte finalement la tête toute seule.

A cela s’ajoute un point négatif que j’avais déjà soulevé : le manque de réalisme. Encore une fois, la crédibilité n’est pas au rendez-vous. Certaines scènes sont même carrément surréalistes. Je pense notamment à un évènement de la fin qui m’a enlevé les mots de la bouche tellement ça me paraissait gros comme une montagne… J’ai eu l’impression que l’auteur me prenait un peu pour un jambon capable de gober n’importe quel événement surréaliste sans me poser de questions.

Le dernier défaut majeur est le manque de consistance des personnages. Outre la crispante Katell, j’ai trouvé tous les protagonistes trop peu développés. Alors que certains comme Will ou Kay, la jeune femme du passé qui devient l’héroïne de quelques chapitres, auraient pu être sincèrement intéressants.

Ce manque de développement se retrouve aussi dans l’histoire, tout va trop vite, sans vraiment subir de transitions. Ce peu de profondeur m’a gênée dans ma lecture et m’a beaucoup déçue. J’aimais beaucoup l’univers, cette passion de la Bretagne que l’auteur nous dévoile et ce monde celtique original ; mais l’histoire et les personnages m’ont laissée sur ma faim.
Je pense que si Finisterrae avait été une trilogie plutôt qu’un dyptique, les choses auraient pu être plus abouties et donc, plus intéressantes.

En Bref
Je ressors déçue de ma lecture qui était pourtant prometteuse notamment grâce au thème de la magie celtique. Finisterrae n’a pas su me convaincre à cause d’un gros manque de profondeur et d’un personnage principal énervant à souhait.

Posté à l'origine sur : [...]


Teddy-n'a-qu'un-oeil
Teddy-n'a-qu'un-oeil
par Yann Rambaud
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

5.0 étoiles sur 5 Drôle et émouvant, idéal pour aborder certains thèmes difficiles, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Teddy-n'a-qu'un-oeil (Poche)
Thomas, 12 ans est un grand fan de monstres en tous genres. Sa plus grande passion est d’en dessiner sur un cahier, un jour qu’il joue avec sa sœur, Lucile, les deux enfants tombent sur un drôle de lézard avec un seul œil. Ils vont rapidement se prendre d’affection pour lui et décident de l’adopter et lui donner un nom : Teddy.

Après Gaspard des profondeurs qui avait été un très beau coup de cœur l’année dernière, j’étais curieuse de découvrir la plume de Yann Rambaud dans un registre pour les plus petits. Et j’ai à nouveau été charmée par la poésie qui émane de ce texte et cette manière qu’il a de toucher des sujets difficiles de la plus belle des façons.

Les personnages possèdent cette aura particulière que j’avais déjà découvert dans Gaspard, on apprécie rapidement Thomas, petit garçon créatif et attachant, ainsi que la pétillante petite Lucile. On aime également découvrir Mme Veronikabella et Mr Joseph, deux pensionnaires de la maison de retraite voisine.

On pénètre doucement dans les thématiques de l’amitié intergénérationnelle, des relations frères /sœurs mais surtout la vieillesse, la fin de vie et la mort. Rassurez-vous, ça n’a rien de traumatisant, la mort s’assimile ici à un doux passage vers autre chose, quelque chose de purement naturel et qui peut s’accueillir avec soulagement par une personne âgée. On remarque aussi que Yann Rambaud abord la thématique de la mort assistée avec une douce poésie qui peut amener un enfant à la réflexion sur ce sujet de société auquel il peut se retrouver confronté un jour. Je ne vous en dis pas plus, à vous de découvrir le rôle de l’adorable Teddy dans tout ça.

J’ai beaucoup apprécié que l’auteur évoque donc des choses jugées difficiles avec une rare justesse. Yann Rambaud est franc avec les enfants, il n’a pas peur de leur montrer la vérité et je trouve ça vraiment bien de ne pas prendre nos petites têtes blondes pour des jambons incapables de réfléchir et se créer une opinion.
Je note également les nombreuses références au Seigneur des Anneaux qui sont, pour moi, un énorme point positif. J’ai adoré que Lucile se prenne pour Galadriel et que Thomas aime dessiner des batailles d’Orques.

A cela s’ajoute de jolies illustrations de Célia Nilès qui complètent bien le texte et permettent à un enfant toujours attaché à l’image de se faire une représentation des héros et du mystérieux – et adorable – lézard qui va bouleverser la vie de Lucile et Thomas.

En Bref
A la fois drôle et émouvant, Teddy n’a-qu’un-œil nous plonge dans un imaginaire très enfantin aux côtés des deux héros : Lucile et Thomas. Avec un incroyable sens de la mesure, Yann Rambaud évoque la mort sans infantiliser son jeune lectorat tout en nous plongeant dans cette étrange poésie mélancolique qui caractérise sa plume.

Posté à l'origine sur : http://lespetitsmotsdesaefiel.blogspot.fr/2015/09/teddy-na-quun-oeil-yann-rambaud.html


Magdala - Alchemist Path Vol.1
Magdala - Alchemist Path Vol.1
par HASEKURA Isuna
Edition : Broché
Prix : EUR 7,99

4.0 étoiles sur 5 Un premier tome plaisant au but introductif, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magdala - Alchemist Path Vol.1 (Broché)
Kûsla et Weyland sont deux alchimistes, anciens rivaux, recrutés par l’Ordre des Chevaliers pour mettre la main sur les recherches d’un certain Thomas, décédé dans d’étranges circonstances. Alors qu’ils reprennent l’atelier de ce dernier, une jeune fille liée à l’Eglise leur est imposée. Sa mission : les surveiller et rapporter à ses supérieurs tout ce qu’elle sait, voit, entend…

Ce premier tome est avant tout introductif et ne contient pas beaucoup d’action. Il nous présente un univers composé de trois forces principales : L’Ordre des Chevaliers règne sur le pays et tient sous sa coupe la Guilde des marchands. L’Eglise, quant à elle, semble gagner de plus en plus de pouvoir. Elle mène d’ailleurs une véritable chasse aux sorcières pour débusquer les hérétiques et en particulier les alchimistes considérés comme des blasphémateurs.

Attention, quand je parle d’alchimistes, nous sommes face ici à quelque chose de très concret. Kûsla et Weyland raffinent des métaux et tentent par divers procédés chimiques de les rendre purs. Exit donc la transmutation et tout autre processus que vous auriez pu découvrir dans Fullmetal Alchemist (si vous n’avez jamais lu ou vu l’anime, je vous le conseille fortement). La construction du monde et de l’histoire m’ont beaucoup fait penser à Spice and Wolf, ceci dit, je me suis bizarrement plus intéressée aux explications concernant cet univers qu’à celles que j’avais trouvés redondantes dans le Light Novel. Isuna Hasekura est parvenue à m’offrir un contexte qui m’a plu et je suis curieuse de découvrir l’évolution des tensions entre l’Eglise et l’Ordre des Chevaliers.

Les personnages m’ont également séduite. Kûsla, Weyland et Fenesis (la jeune nonne) forment un trio intéressant et complémentaire. Enfin, la révélation finale vous donnera envie de savoir la suite sans attendre.

Les dessins sont, quant à eux, très jolis et les découpages des planches sont dynamiques et clairs (contrairement à certains mangas dans lesquels on ne sait plus parfois comment avancer). J’aime particulièrement le design du personnage de Fenesis.

En Bref
Un premier tome plaisant qui fait pénétrer dans l’univers de Magdala Alchemist Path et nous permet d’en saisir parfaitement les enjeux. J’attend de voir comment va évoluer la suite en espérant un peu d’action dans ce Seinen qui commence bien.

Posté à l'origine sur : http://lespetitsmotsdesaefiel.blogspot.fr/2015/09/magdala-alchemist-path-tome-1-isuna.html


Horrorstör
Horrorstör
par Grady Hendrix
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vous n'irez plus jamais à Ikea comme avant..., 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Horrorstör (Broché)
Orsk est une chaîne de magasins de meubles américains qui ne se prive pas de copier le géant Ikea. Amy travaille depuis plusieurs années dans une succursale basée près de Cleveland dans l’Ohio. Dire qu’elle n’aime pas son job serait un faible mot, mais la jeune femme a besoin d’argent si elle ne veut pas devoir réintégrer le mobil home dans lequel vit sa mère. Lorsque Basil, le gérant du magasin, lui demande de rester une nuit pour enquêter sur d’étranges actes de vandalismes perpétrés lorsqu’Orsk ferme ses portes, Amy accepte sans hésitation. Elle se retrouve donc en compagnie de Basil et Ruth Ann, une autre employée, à devoir patrouiller dans l’immense magasin de meubles. Ce qu’ils s’apprêtent à découvrir risque de les changer à jamais.

Horrorstör est tout d’abord un livre objet qui n’est pas sans rappeler le célèbre magazine Ikea. J’ai adoré cette originalité qui se retrouve jusque dans les pages du roman. On y retrouve des bons de commandes, des présentations de meubles, des bons de réductions et des slogans en tous genres.

L’histoire nous plonge au cœur de ce magasin d’ameublements dans lequel de drôles de phénomènes se produisent. L’ambiance est très vite oppressante, cet endroit habituellement surpeuplé devient effrayant lorsqu’il est vide et se transforme un véritable labyrinthe. L’intrigue est prenante, parfois perturbante et m’a arraché quelques frissons. J’ai beaucoup aimé la petite touche d’horreur fantastique qui s’inscrit parfaitement dans la continuité des évènements.
Mais au final, ce qui m’a le plus horrifiée c’est la critique en profondeur du système de vente des grands magasins. J’avoue n’avoir jamais réfléchir à ces techniques commerciales (notamment la manipulation du client) et ça fait froid dans le dos. Je n’irai plus jamais à Ikea de la même manière !

J’ai aussi apprécié l’immersion dans Orsk grâce au personnage d’Amy. Elle est d’ailleurs le seul personnage pour lequel j’ai eu de l’affection. Sa situation de jeune femme un peu perdue, qui se noie dans un travail purement alimentaire nous permet de mettre en perspective notre propre vie. C’est aussi à travers elle qu’on découvre la face cachée d’Orsk, la façon dont les employés travaillent et dont le client est considéré.
Les autres personnages sont en revanche un peu trop effacés pour qu’on en ait une vraie appréciation. J’aurai bien aimé en savoir un peu plus sur Basil, Matt, Ruth Ann et Trinity.

Concernant l'écriture elle est simple mais efficace. Grady Hendrix nous plonge avec habileté dans son univers horrifique. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est incroyablement original, c'est faux, mais j'ai trouvé les situations suffisamment horribles et flippantes pour que ça me mette mal à l'aise, ce qu'on attend en général d'un tel roman. La fin m'a également bien plu, je ne m'attendais pas à ça !

En Bref
Horrostör est un bon roman qui oscille entre thriller et horreur pure. La critique des grands magasins est très intéressante et le livre objet ne peut pas laisser indifférent. A découvrir sans plus attendre pour les amateurs de frissons.

Posté à l'origine sur : http://lespetitsmotsdesaefiel.blogspot.fr/2015/09/horrorstor-grady-hendrix.html


Moon Tome 1 - La révolte de la colombe
Moon Tome 1 - La révolte de la colombe
par Bao Karen
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

5.0 étoiles sur 5 Une très bonne dystopie à l'univers complet, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon Tome 1 - La révolte de la colombe (Broché)
Phaet est une habitante de la lune, devenue une colonie terrestre. La jeune fille rêve de devenir biologiste, un métier utile sur la lune puisque les plantes sont une source de nourriture importante. Mais lorsque sa mère est conduite à l’hôpital et que Phaet, son frère et sa sœur risquent de se retrouver à l’hospice, le seul choix qui s’impose pour l’adolescente est d’entrer dans la Milice - un corps d’armée sans pitié - afin d’assurer tous les frais nécessaires à la survie de sa famille.

L’univers mis en place par Karen Bao est complexe, de nombreuses informations sur les relations Terre-Lune, ou sur les autres bases lunaires sont données au fil des pages et permettent de s’immerger pleinement dans l’histoire. On saisit progressivement toutes les nuances d’un monde qui, de prime abord, paraissait simple, voir très basique quand on a l’habitude de lire des dystopies. J’ai adoré cette manière d’offrir au lecteur un roman qui se dévoile lentement et s’avère plus sombre et plus complexe que ce qu’on aurait pu imaginer.

Le récit nous plonge donc aux côtés de Phaet, une jeune fille prête à tous les sacrifices pour sa famille, y comprit celui de son avenir. Entrer dans la Milice est pour elle un déchirement, l’obligeant à abandonner ses rêves et rejoindre un corps de métier qu’elle méprise. La jeune fille doit s’endurcir, subir, affronter… Sans pour autant savoir à qui elle peut vraiment accorder sa confiance, la positionnant dans une solitude presque forcée.
Phaet est un de ces personnages qu’on voit évoluer et grandir au fil des pages. A seulement 15 ans, elle acquiert une grande maturité. J’ai eu beaucoup d’affection pour elle, ainsi que pour les autres membres de sa famille.
Quant aux autres personnages qu’elle rencontre durant sa formation dans la Milice, certains sont purement détestables, d’autres nous mettent dans une position incertaine. On ne sait pas si on peut vraiment leur faire confiance et Phaet risque de l’apprendre à ses dépends.

Karen Bao réussit donc à nous transporter sur la lune aux côtés de son héroïne et nous offre un superbe moment de lecture grâce à une plume légère et à une mise en place intelligente. Nos nerfs sont mis à rudes épreuves jusqu’au bout et de nombreux rebondissements offrent un rythme élevé à l’histoire.

Enfin, je m’arrêterai un instant sur la polémique autour de la couverture du roman. « Ne vous fiez pas à une couverture » est une affirmation qui n’aura jamais aussi bien fonctionné. Si le visuel a pu repousser certains lecteurs, je trouve ça bien dommage car Moon est un roman à ne pas laisser de côté si vous aimez la dystopie.

En Bref
C’est presque un coup de cœur pour ce roman aussi prenant que rythmé. Karen Bao nous plonge dans un univers complet et une intrigue pleine de rebondissements, le tout sous une écriture vive et intelligente. Tous les amateurs de dystopie sauront reconnaître ici tous les ingrédients qui font les meilleurs romans du genre.

Posté à l'origine sur : http://lespetitsmotsdesaefiel.blogspot.fr/2015/10/moon-tome-1-la-revolte-de-la-colombe.html


La Sorcière de Prince Island
La Sorcière de Prince Island
par Kendall Kulper
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

2.0 étoiles sur 5 Une belle écriture gâchée par un rythme beaucoup trop lent, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière de Prince Island (Broché)
Sur l’île de Prince Island, Avery est née au sein de la famille Roe dans laquelle chaque femme est amenée à devenir la sorcière protectrice de l’île et de ses habitants. Alors que la mère d’Avery refuse cet avenir, sa grand-mère se voit dans l’obligation de prendre la jeune fille comme apprentie. Après plusieurs années aux côtés de la vieille femme, Avery est enlevée par sa mère qui souhaite lui éviter cette vie et qui, pour se faire, n’hésite pas à ériger de puissantes barrières magiques empêchant sa fille de prendre contact avec son aïeule.
Lorsqu’Avery fait un rêve prémonitoire à propos de sa mort, elle panique et ne voit qu’une solution pour s’en sortir : devenir une sorcière Roe, réputées pour rendre vaine toute tentative d'assassinat.

Le thème de base de ce roman me plaisait beaucoup et la mise en place de l’univers de Kendall Kulper est progressive et prend de l’ampleur au fil des pages. On découvre une île de baleiniers soumise à une magie différente de celle qu’on côtoie habituellement dans les romans. Celle des Roe est mystérieuse et s’incarne souvent via des amulettes vouées à la protection données aux marins. On découvre une île pleine de superstitions et de violence sous jacente, qui ne vit que grâce à la chasse aux baleines. L'ambiance est sombre, humide, Kendall Kulper nous fait vivre cette île comme elle nous plonge aux côtés d'Avery. On en découvre la moindre facette, et surtout la face cachée, celle qui ne survit que grâce aux immenses pouvoirs de la sorcière Roe.
J’ai apprécié rester dans une sorte de flou constant, comprendre que les rouages de cette magie se jouaient de façon presque biologique, voir viscéral. Kendall Kulper décrit parfaitement son système magique et offre par ailleurs de beaux moments de littérature grâce à un style poétique et des phrases très bien construites.

Tout partait donc sous les meilleurs auspices, pourtant, les choses ont vite basculées, au point que j’ai mis un temps fou à lire ce livre car j’en décrochais très rapidement.
Les raisons de ce décrochage sont simples. Tout d’abord, il y a le personnage d’Avery qui m’a insupportée de bout en bout. C’est une jeune femme capricieuse, énervante et qui a un attachement pour son île qui devient presque malsain. Je n’ai pas compris la plupart de ses réactions et j’ai eu envie de lui mettre des claques.
Taneh, en revanche, est un personnage sympathique bien que trop peu développé. Il garde une place très secondaire dans le récit alors que son rôle est crucial. Ce manque de profondeur se retrouve également dans tous les autres personnages croisés.

A cela s’ajoute un rythme très lent. J’ai d’abord apprécié cette mise en abyme dans l’île de Prince Island mais, quand au bout de 150 pages rien ou presque n’avait bougé, je me suis dit que ça allait être long. Et ça l’a été…
J’ai trouvé cette histoire interminable et la fin n’a fait qu’enfoncer le clou de la déception. J’ai refermé ce livre en me disant « Tout ça pour ça ?! ». Contrairement aux habitants de Prince Island, je n’ai donc ressenti aucune magie, et c’est bien dommage car je trouvais que cette histoire avait beaucoup de potentiel.

En Bref
La sorcière de Prince Island commençait bien grâce à la belle plume de Kendall Kulper et à son univers singulier, mais il a finalement été gâché par une héroïne énervante ainsi que par un rythme quasiment inexistant.

Lien de l'article : [...]


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-18