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Contenu rédigé par Erewhon
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Commentaires écrits par
Erewhon "stronibein" (Conflans Ste Honorine)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Fanny et Alexandre [Blu-ray]
Fanny et Alexandre [Blu-ray]
DVD ~ Pernilla Allwin
Proposé par AAWATA59
Prix : EUR 25,85

5.0 étoiles sur 5 Un bouleversant testament qui a le goût du bonheur., 12 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fanny et Alexandre [Blu-ray] (Blu-ray)
Beaucoup de spectateurs, moi le premier, ont eu un gros coup de coeur pour cette oeuvre, qui est à la fois une somme et un testament, ceux de l'un des plus grands cinéastes du XXème siècle, ainsi que son film le plus abouti et au final optimiste, qui ne va jamais là on l'attend. On atteint ici la perfection dans tous les aspects d'une mise en scène magistrale. Il y a tout Bergman dans ce film : le puritanisme, l'hédonisme, l'art de l'ellipse, la densité, le fantastique, des éléments autobiographiques. Mais il y a aussi des références à Strindberg, à Dickens. Et même Shakespeare vient enrichir un récit fascinant, d'autant plus qu'on le voit par le regard d'un enfant. Ingmar Bergman était un génie. "Fanny et Alexandre", chef d'oeuvre absolu, en est une preuve définitive.

Une des plus belles oeuvres de l'histoire du cinéma, magnifié par une superbe photographie qui confirme Sven Nykvist comme l'un des plus grands directeurs photo du XXème, aussi à l'aise en noir et blanc qu'en couleur. Il est préférable de la voir dans sa version longue, conçue pour la télévision, pour l'apprécier dans son intégralité: 5 h et 20 minutes à déguster en plusieurs fois où se seront mêlés drame, comédie et fantastique: en bref, tout le cinéma de Bergman, ce dernier réalisant là un film monumental qui semble faire la synthèse de toute son œuvre, qui brasse l'ensemble des obsessions, questions et convictions sans jamais être redondant.

"Fanny et Alexandre" est un film riche, dense et s'il est inévitablement inégal, il impressionne par sa maturité. Il ne nous écrase jamais de sa grandeur. C'est un film sur la famille, sur ses joies, ses humiliations, ses fractures et ses fantaisies; un film sur le théâtre qui propose une belle réflexion sur le métier d'acteur; ou encore un film sur la mort et l'évocation de la peur qu'elle inspire et des fantômes qui hantent les vues et les pensées. C'est aussi un voyage aux pays des rêves, où l'imagination et la mise en scène résultent d'une foi en la vie et en l'humain comme jamais Bergman ne l'avait donné à ressentir dans ses précédents films. Le Maître sera aussi parvenu à créer des personnages forts et tous très différents, du très drôle Gustav Adolf à la mélancolique Helena en passant par le terrifiant Edvard Vergerus. L'amour ou l'intérêt qu'il leur porte se construit sur la durée et permet aux dernières scènes d'atteindre une puissance émotionnelle jusqu'alors inconnue dans son cinéma. "Fanny et Alexandre", c'est aussi le charme envoûtant de Noël, les terribles événements de l'été ou encore les mystérieuses actions relevant soit de la magie dont usent les personnages, soit de la mise en scène, cette dernière atteignant sur les deux dernières heures une assurance éblouissante et faisant preuve d'une inventivité saisissante. Après tant d'angoisses, c'est sur une note sereine que se conclut ce film-somme d'une ambition démesurée.

Avec Fanny et Alexandre, on a l'impression qu'Ingmar Bergman nous a tout dit, que tout est accompli, qu'il a trouvé une réponse à ses angoisses métaphysiques sur l'absence de Dieu et sur la mort. Il peut désormais rejoindre sans crainte son créateur: "Nunc dimittis servum tuum, Domine, secundum verbum tuum in pace'"


Katia [Blu-ray]
Katia [Blu-ray]
DVD ~ Romy Schneider
Prix : EUR 10,99

4.0 étoiles sur 5 Chef d'œuvre, non, mais un film bien sympathique quand même., 11 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Katia [Blu-ray] (Blu-ray)
En 1959, pour la toute dernière fois, dans "Katia", la belle Romy Schneider va porter les robes à crinoline du siècle dernier et incarner les princesses romantiques!

Réalisé par le grand Robert Siodmak, il s'agit d'une nouvelle version d'un film à succès de Maurice Tourneur qui, en 1938, avait beaucoup fait pour la gloire de Danielle Darrieux dans le même rôle! Avec la présence de quelques acteurs prestigieux comme Curd Jürgens ou Pierre Blanchar, ce remake marque surtout pour Romy la fin d'une époque dans une oeuvre à la reconstitution soignée et à la mise en scène quelque peu amidonnée, mais efficace et plutôt aboutie! La prestance impériale de Curd Jürgens ainsi que la grâce juvénile et la beauté radieuse de la jeune Romy Schneider illuminent tout le film. À souligner également la présence du alors jeune Michel Bouquet.

Le scénario est certes bon enfant, du moins jusqu'à la fin mélodramatique, mais a au moins le mérite de revenir sur la vie de l'un des plus grands tsars qu'ait connus la Russie, mort assassiné parce que sa politique libérale heurtait trop d'intérêts. On peut penser que s'il avait réussi, la Russie aurait fait l'économie du communisme et de 20 millions de morts

Côté technique, ce Blu ray nous offre une très belle restauration, à la fois propre, stable et équilibrée. De nombreuses défauts, visibles sur d'autres titres édités par Gaumont, semblent ici éliminés : le contraste est convaincant (hormis quelques plans un peu lumineux) et le grain est bien présent. Cela apporte un naturel très appréciable, et conforte le bon niveau de détails et le fait d'être face à une restauration HD récente. Les couleurs en particulier sont très belles et chatoyantes, et les noirs montrent enfin une profondeur digne de ce nom.

Un bel effort de Gaumont, probablement un des plus beaux de leur collection récemment.


Les communiants: Sensualité
Les communiants: Sensualité
DVD ~ Ingrid Thulin
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 Un grand chef d'oeuvre et un film mineur dans le même boîtier., 10 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les communiants: Sensualité (DVD)
Deux films très inégaux: "Les Communiants" de Bergman, et "Sensualité" de Molander. Commençons par ce dernier:

"Eva" (1948) de Gustaf Molander (le titre français "Sensualité" est assez inepte!) n'est pas un chef-d'oeuvre, tant s'en faut, mais il retiendra pourtant l'attention du cinéphile en ce qu'il est représentatif du renouveau du cinéma suédois après la guerre. Le scénariste du film est en effet un certain Ingmar Bergman, remarqué et encouragé par son maître Molander, lequel ne sait pas encore combien il sera dépassé par son disciple. Et le scénario de "Eva" est en effet caractéristique du futur réalisateur de "Persona" par son pessimisme et par des touches particulièrement accusées d'onirisme: Devenu homme, Paul ne peut chasser le souvenir d'une journée tragique. Dans son enfance il s'est rendu responsable de la mort d'une fillette. Cette pensée le poursuit et il est en proie à tout moment à de violentes crises de dépression. Faisant son service dans la marine il revient un jour au pays où il s'éprend d'une amie d'enfance.
On remarquera aussi la prestation tout à fait louable d'Eva Dahlbeck qui deviendra l'une des premières actrices fétiches du réalisateur suédois. Pour la curiosité...

2 DVDs pour le prix d'un, c'est très bien, mais même s'il n'y avait que "Les Communiants", l'achat serait amplement justifié.

Second volet de la trilogie sur Dieu, après "A travers le miroir" et précédant "Le Silence", "Les Communiants" (1962) fournit ce qui est peut-être la clef d'élucidation de tout l'édifice bergmanien: un pasteur subit depuis toujours une crise religieuse. Ayant perdu la foi, il se demande s'il n'est pas un imposteur, ou bien la foi chrétienne n'est pas elle-même le grand imposteur qui a aveuglé les hommes. Il en vient à conclure amèrement que l'existence serait plus vraisemblable et plus acceptable sans Dieu.

"Les Communiants" est le reflet mis à nu de l'angoisse existentielle du cinéaste suédois, de sa détresse face au silence de Dieu. "Le Septième Sceau" était encore plein de vie (malgré l'omniprésence de la Mort), la question de l'existence divine se fondant avec une multitude d'autre préoccupations. Ici Bergman ne s'embarrasse plus de chercher à camoufler sa peur, il l'explicite clairement, elle est au centre du long métrage et régit le comportement des personnages. Si Dieu est amour, "Les Communiants" est un film sans amour, car sans Dieu. Incroyablement noir, il s'enveloppe pourtant d'une aura mystique difficile à identifier. Le doute et la mort sont au coeur de la trame dramatique, ainsi que l'élément autobiographique qui opère une rupture dans la filmographie de Bergman : le cinéaste dit adieu à la religion par l'intermédiaire du pasteur dont la vocation a été imposée par ses parents. Le père de Bergman était en effet un pasteur rigoriste et le réalisateur gardera toujours en tête cette austérité qu'il identifie à la religion.

Quoi qu'on ait pu en dire, Bergman ne brosse pas le tableau d'une émancipation de l'homme à l'égard de Dieu, mais plutôt celui d'une humanité qui, suite au péché, est abandonnée par Dieu dans les affres de la souffrance et de la mort.

Le problème du couple est aussi posé et, comme toujours, traité lui aussi avec une sévérité glaciale. Il suffit d'entendre le pasteur interprété par Gunnar Björnstrand dire d'un ton sec ses quatre vérités à une Ingrid Thulin avec des hublots devant les yeux et dont les mains sont rongées par l'eczéma pour s'en apercevoir. Et Max von Sydow, en se tirant une balle dans la tête, n'a cure de ce que vont devenir sa jeune épouse enceinte et ses enfants.

Justement en parlant de sévérité, évoquons l'esthétique du long métrage, absolument sublime! C'est encore une fois une démonstration de force de la part du cinéaste et de son talentueux directeur de la photographie Sven Nykvist : les cadrages sont magistraux, le noir et blanc somptueux, servi par une éblouissante restauration du film pour un DVD qui frise la qualité HD d'un Blu ray. Rarement l'alliance entre forme et fond aura trouvé un tel aboutissement.

Côté interprétation, le pasteur (magnétique Gunnar Björnstrand), fantôme au pays du divin, l'institutrice (bouleversante Ingrid Thulin), femme révoltée par l'aveuglement volontaire de son amant, le fermier énigmatique (Max von Sydow), qui refuse de croire que son mal ne vient que de ce qu'il pense être une menace, son épouse Karin (touchante Gunnel Lindblom), écrasée de douleur mais néanmoins résolue à se battre contre le malheur, sont tous parfaits.

"Les Communiants" est peut-être ce que Bergman a fait de plus radical dans son exploration du silence de Dieu. Approche peut-être positiviste, mais d'une étonnante violence


Ludwig ou le Crépuscule des dieux
Ludwig ou le Crépuscule des dieux
DVD ~ Romy Schneider
Prix : EUR 7,96

4.0 étoiles sur 5 Le Roi qui ne voulait pas être Roi., 9 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ludwig ou le Crépuscule des dieux (DVD)
Évocation de la vie du roi Louis II de Bavière, mécène de Wagner, romantique exalté, bâtisseur de châteaux incroyables, amateur d'art... mais victime d'un décalage terrible entre ce qu'il doit paraître et ce qu'il est. Ludwig s'invente des mondes imaginaires, en marge de l'Histoire et du Temps, et se rêve monarque d'un royaume dominé par l'Art et le Beau dans lequel il se réfugie, alors qu'autour de lui l'incompréhension et l'hypocrisie font rage. Histoire en or pour Visconti, que celle de ce tragique anti-héros, mélange d'Emma Bovary et de Don Quichotte, dont la prétendue folie, toujours mise en doute, semble n'être qu'un rempart contre un monde qui lui fait peur...

Ce film d'une beauté crépusculaire est bercé par la lancinante musique orchestrale de "Lohengrin" et de "Tristan et Yseult" de Wagner -héros auquel s'identifiait le souverain. Elle accompagne comme un leitmotiv sa descente aux enfers. Le film révèle Helmut Berger, présence hallucinante et hallucinée, et permet à Romy Schneider, superbe et poignante Elisabeth d'Autriche, de prendre sa revanche sur "Sissi".

Le personnage de Louis II de Bavière apparaît constamment torturé par ses sentiments et ses désirs homosexuels refoulés, son histrionisme envers les domestiques et les acteurs masculins, sa relation ambigüe envers Wagner, sa passion incestueuse pour sa cousine Élisabeth d'Autriche, l'impériale (c'est le cas de le dire) Romy Schneider. Tant l'actrice que le personnage qu'elle incarne souffrirent de la même instabilité affective et des mêmes frustrations que Louis II de Bavière, et toutes deux connurent une fin tragique. Visconti l'avait-il pressenti ???

Histoire de la chute du "plus beau roi d'Europe" et de la fin d'une Bavière indépendante, "Ludwig" est un monument qui reprend le titre de la dernière journée du Ring, "Le Crépuscule des dieux". On y voit le roi errer dans l'immensité de ses palais vides, seul avec sa folie, définitivement seul, alors qu'il était resté très populaire. Un dernière scène onirique achève le rêve wagnérien : c'est un soir d'hiver, le carrosse du roi fuit dans la plaine enneigée, au rythme effréné des chevaux blancs, accompagné de la musique mélancolique de l'une des "Scènes d'enfants" de Schumann (un compositeur qui, lui aussi, a sombré dans la folie...encore une "coïncidence" Viscontienne?) . Puis vient l'épisode final, la mystérieuse noyade dans le lac de Starnberg en compagnie du psychologue qui le suivait. Aujourd'hui, l'endroit est marqué par une grande croix de bois.

Le générique de fin se déroule sur un gros plan du visage du défunt monarque, enfin apaisé.

NB: Le DVD est d'excellente qualité, mais on regrettera l'absence d'une version audio allemande: On a le choix entre VF et VO italienne sous titrée ... Il existe bien un Blu ray allemand avec langue et sous titres allemands, mais, si l'on en croit les critiques et les avis des acheteurs outre Rhin, d'une qualité médiocre (image passable, mais son catastrophique, parfois désynchronisé, avec un souffle important)


Kepuch Gommage Super bouclier Haute qualité Ultra-mince Étui Housse Coque en Smart Cover Pour Samsung Galaxy J5 - Noir
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Proposé par KEPUCH
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Bon petit produit., 6 août 2016
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Mon Galaxy J 5 y est entré comme dans du beurre. Et il évite de retirer la coque arrière de l'appareil.


Kingston SDC10G2/32GB Carte MicroSD de 32GB (Classe 10 UHS-I 45MB/s) avec Adaptateur SD
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Proposé par Western Sadhu
Prix : EUR 6,08

5.0 étoiles sur 5 Très bon produit, 6 août 2016
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Arrivé avec deux semaines d'avance. S'est inséré impeccablement dans mon Galaxy J5, immédiatement reconnu par le téléphone et par l'explorateur de Windows. Opérationnel en quelques secondes après déballage..


4 x Samsung Galaxy J5 Film de Protection clair PhoneNatic Protecteurs Écran
4 x Samsung Galaxy J5 Film de Protection clair PhoneNatic Protecteurs Écran
Proposé par PhoneNatic
Prix : EUR 4,50

3.0 étoiles sur 5 Heureusement qu'ils en ont mis 4 !, 6 août 2016
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Ça laisse aux maladroits dont je fais partie de quoi en bousiller un ou deux avant de poser le film correctement !


Der fliegende holländer
Der fliegende holländer
DVD ~ Lisbeth Balslev
Prix : EUR 23,71

4.0 étoiles sur 5 Moderne, mais pas trop., 5 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Der fliegende holländer (DVD)
Ce DVD représente l'une des meilleures, sinon "la" meilleure version de l'œuvre que l'on ait vue à Bayreuth. En dehors de Bayreuth, il n'a d'égal que le film de Vaclav Kaslik, avec Donald McIntyre et Catarina Ligendza.

Kupfer a choisi de servir le concept wagnérien de "Gesamtkunstwerk", mais ne se prive pas d'arranger l'action à sa manière. Il part de l'idée que les événements sont un produit de la tentative désespérée de Senta d'échapper à l'ennui écrasant de sa réalité "Ibsenesque". Les décors de Sykora montent et descendent, se replient et se déploient pour passer de l'emprisonnement grisâtre à la fuite désespérée. La voix de Lisbeth Balslev, son visage et son corps reflètent tout à fait l'état psychotique de Senta. Mary (Anny Schlemm) semble une nourrice un peu ombrageuse, Eric (Robert Schunk) se maintient dans un état de constante panique et Daland (immense Matti Salminen) se retrouve impuissant devant le cours des évènements.
Le choix de la version de Dresde, sans le thème de rédemption qui sera rajouté en 1860 dans la version de Paris, souligne durement l'échec ultime auquel tant le Néerlandais que Senta sont condamnés dans cette version-ci.

Enregistrée à Bayreuth sans public, dans la tradition maison (aucune image de l'orchestre ni de son chef, aucun rappel de rideau), cette production insiste sur la froide, voire glaciale réalité malgré une performance théâtrale saisissante.

La qualité musicale est élevée. Salminen, comme d'habitude, nous fait vibrer avec la voix de basse richement sonore qui le caractérise. Simon Estes chante aussi puissamment qu'il en impose physiquement tout en maintenant un legato lisse. Balslev s'attaque à Senta - un rôle aussi exigeant, bien que moins long, que celui qu'Isolde - avec succès. Ses graves et ses aigus sont de la même puissance et le son de sa voix, à la fois forte et fragile, correspond à la partition. Et quand on a quelqu'un du calibre de Graham Clark pour interpréter le timonier, on sait que même les plus petits rôles ont été distribués avec le souci de la plus grande qualité. Il faut dire que lorsque cet enregistrement a été effectué, les chanteurs principaux en étaient à leur 7ème saison à Bayreuth (même durée que celle durant laquelle le Hollandais frappé par la malédiction a navigué) et qu'ils avaient eu le temps de peaufiner leur rôles respectifs !

La direction d'orchestre de Woldemar Nelsson est précise et rapide. L'orchestre et les choeurs sont ceux de Bayreuth, c'est tout dire. Brian Large mérite une mention spéciale pour sa prise de vue: Senta étant toujours présente sur scène (même quand Wagner ne le prévoit pas), la tâche n'était pas simple. Il s'en sort brillamment en alternant adroitement les gros plans sur Senta et les plans éloignés ou rapprochés sur l'action qui se déroule.

La qualité de l'image est bonne pour 1985 ; simplement, n'essayez pas de zoomer sur une scène. Le son, lui, est excellent.
Quant à la mise en scène, fouillez dans les DVDs d'opéra sur Amazon et vous trouverez des tonnes de productions qui essaient de "revisiter" un opéra en démolissant l'oeuvre. Celui-ci fait exception.

Même si Senta, à la fin, se défenestre au lieu de plonger dans les flots, même si vous trouvez bizarre l'échafaudage métallique sur lequel elle est perchée pour contempler l'action quand elle n'intervient pas, même si elle tient durant presque tout l'opéra le portrait du Hollandais serré contre son cœur, même si vous trouvez curieux que l'on parle à plusieurs reprises de la pâleur du Hollandais, incarné par un noir américain aux cheveux crépus (mais bon, on dira qu'il vient des Indes occidentales, une colonie néerlandaise, somme toute) , même si vous n'aimez pas les mises en scène "modernes ", je vous encourage à donner une chance à celle-ci, moderne certes, mais sans excès. On est loin des horreurs du Ring de Chéreau, sans parler, hors de Bayreuth, des massacres de ce même Ring, de Lohengrin, de Tannhäuser ou de Tristan.


Casio - W-215H-2AVEF - Standard - Montre Homme - Quartz Digital - Cadran Bleu - Bracelet Résine Bleu
Casio - W-215H-2AVEF - Standard - Montre Homme - Quartz Digital - Cadran Bleu - Bracelet Résine Bleu
Proposé par Europe Sellers Kings
Prix : EUR 18,00

4.0 étoiles sur 5 Basique et sans chichis. Juste ce que je voulais., 5 août 2016
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Remplace une autre Casio que l'on m'a volée. Réglages faciles, fonctions de bases suffisantes pour mes besoins (alarme, chrono...), et bon affichage. Très bon rapport qualité prix. (La couleur bleu foncé du bracelet peut se discuter, mais c'est un détail...)


Samsung Galaxy J5 Smartphone débloqué 4G (Ecran: 5 pouces - 8 Go - Simple Micro-SIM - Android 5.1 Lollipop) Blanc
Samsung Galaxy J5 Smartphone débloqué 4G (Ecran: 5 pouces - 8 Go - Simple Micro-SIM - Android 5.1 Lollipop) Blanc
Proposé par Wowcamera
Prix : EUR 179,97

4.0 étoiles sur 5 Excellent rapport qualité prix, 5 août 2016
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Remplace un Samsung Galaxy S3 qui m'a été volé. Offre pour 169 € les mêmes performances que le S3 payé 605 €, avec la 4G en plus.


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