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val (france)

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Berlioz  : Symphonie fantastique
Berlioz : Symphonie fantastique
Prix : EUR 11,02

5.0 étoiles sur 5 Symphonie fantastique, 10 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlioz : Symphonie fantastique (CD)
Sûrement la meilleure, la plus remarquable 1er symphonie (quoique Brahms...), composé en 1830 par un des 3 plus grands compositeurs français. Dans cette symphonie le traitement expressif de l'orchestre est sans précédent. Son innovation s'exprime par l'introduction d'instruments, de textures et de rythmes inconnus jusqu'alors dans la symphonie, au son si moderne, à qui Wagner et Liszt doivent beaucoup. Au même titre que l'"Héroïque" 3e de Beethoven, la symphonie Fantastique, qui explore de nouveaux territoires sonores et expressifs, révolutionnera la musique, et influencera beaucoup de compositeurs de ce 19è siècle et surtout les Russes. Cette symphonie, novatrice en son genre, répond aux exigences du drame musical et "fait entrer le théâtre dans la salle de concert". Berlioz donna un titre à chacun de ces mvt afin d'élargir l'expressivité de cette musique.
1er mvt; ce rêve, ce "classique", d'une beauté musicale,commence comme un éveil avec ces mélodies de passions, puis alterne moments de fureur,tristesse,mélancolie,joie et tendresse, aux rythmes animés par "la mélodie de la bien aimée". Cette idée fixe, très célèbre, réapparaîtra tout au long de la symphonie.
2è mvt;avec son introduction féérique et ses mélodies pleines d'élégance et de rythme, cette valse gracieuse fait penser aux ballets de Tchaikovski(avant l'heure). Un classique.
3è mvt; scène pastorale à l'atmosphère de tranquillité, avec de longues mélodies et airs mélancoliques. Passage le plus "faible" de la symphonie.
4è mvt; l'orchestre se déploie dans toute sa puissance et sa lourdeur, avec une percussion et des cuivres massifs, pour donner à cette "marche au supplice",tantôt sombre, tantôt solennelle, sa dimension ténébreuse, au son d'harmonies bizarres.
5è mvt; une des pages les plus célèbres de la musique. Cette démoniaque ronde du sabbat, pleine de rythmes ensorceleurs, débute mystérieusement avant que n'apparaisse brièvement dans une distorsion obscène le célèbre thème de "la bien aimée" jouée à la clarinette. Puis sonne au son des cloches le glas funèbre, par qui la ronde des sorcières se déploie en long crescendo dans une orgie diabolique, sommet d'intensité, d'une prodigieuse virtuosité rythmique et orchestrale, et d'une telle audace dans ses effets, aux sonorités étranges, montre la grande modernité de cette page.

Grâce à cette symphonie, Berlioz, jeune compositeur d'à peine 27 ans, entrait dans l'histoire de la musique avec cette fantastique symphonie, en apportant sa pierre à l'édifice sonore de l'histoire de l'humanité.

L'interprétation de Davis avec l'orchestre d'Amsterdam est une des plus réussies au point de vue sonore, où les harmonies sont équilibrés. Sans oublier Munch avec l'orchestre de Boston en 1954 et Escenbach avec l'orchestre de Paris


Wagner : Götterdämmerung ("Le Crépuscule des Dieux")
Wagner : Götterdämmerung ("Le Crépuscule des Dieux")
Prix : EUR 31,90

5.0 étoiles sur 5 Crépuscule d'un Monde, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Götterdämmerung ("Le Crépuscule des Dieux") (CD)
Fini en 1874 "Le Crépuscule des Dieux" est l'opéra le plus sombre,le plus complexe et le plus grandiose qu'ait composé Wagner,où chaque pores sonores suintent cette noirceur qui enduit chaque scène et fait de cet opéra l'oeuvre musicale la plus métaphysique,qui la conduit après chaque acte au crépuscule d'un monde,symbolisé par la mort de Siegfried,héros malgré lui d'un idéal en décrépitude.Siegfried,drogué,oubli son amour pour l'ex-Valkyrie,Brunehilde,qui appelant la vengeance aidera les meurtriers de Siegfried à accomplir la perfidie.Dans un ultime sursaut,en apprenant la vérité,Brunehilde,par l'amour rédempteur se sacrifie pour tenter de stopper la malédiction et permettre à l'anneau de retrouver ses origines(Filles du Rhin),avant q'un nouveau cycle ne recommence? La boucle est ainsi bouclé.

En guise de prologue,un mini acte de 40min, dont le prélude funeste annonce la couleur sonore de tout l'opéra:obscur,crépusculaire et épique. Les incantations mystiques des 3 normes et leurs complaintes accompagnent cette musique prophétique et lourde(cd1;1-2),dans cette mise en scène des fondements mythiques des évènements passés,présents et futures.Puis l'action bascule par la fanfare puissante de Siegfried sur une succession de chants fiévreux,extraverti,et cette musique grandiose, ampli de lyrisme dont le chant épanouit de Brunehilde et son amour solaire en est l'apothéose(cd1;3-5).La passerelle musicale "voyage de Siegfried sur le Rhin"(cd1;6),est une mini symphonie/épopée qui symbolise la transition du monde mythique,irréel au monde réel et civilisé.
dont l'Acte1 d'une telle noirceur marquera son empreinte par ses nouveaux thèmes plus complexes.Dans cet acte de grands moments mélodramatiques,tel que ce "pacte du sang",trio de voix d'hommes et sa musique de destin funeste(cd2;2),tout comme ce monologue sinistre(cd2;3)d'une intensité sombre au chant intérieur,désespéré et sa musique crépusculaire. Puis cette scène 3 qui débute(cd2;5)par ce duo de Valkyries sur fond de chevauchée et leurs airs guerriers de révolte et incantations dramatiques. A la fin de l'acte(cd2;8),ce chant passionné de la Valkyrie,accompagné de la "musique du feu" et de la "fanfare de Siegfried",atteint une intensité musicale et dramatique.

Acte2,l'ouverture,ténèbreuse et mystérieuse annonce que celui-ci sera plus sombre que le précédent dont la montée de violence des forces de l'obscure est caractérisé par ces chants prophétiques et sa musique de rythmes violents. Dans cet acte,2 classiques. Tout d'abord "l'appel"(cd3;4)avec sa musique alarmante de cor et de fanfares vikings,dissonante et qui nous montre que Wagner est un grand compositeur de choeurs(le seul de toute la tétralogie)avec ces variations de chants dispersés qui finissent par bâtir un choeur unifié tel la providence, puis l'hymne olympien qui suit(cd3;5)avec sa musique majestueuse en est le prolongement. S'ensuit un maelström de violence qui culmine à la fin de la scène3(cd3;9)par le chant furieux et vertigineux de Brunehilde, dans cette symphonie déchaînée,et dont la dernière scène,d'une énergie musicale plus féroce encore se conclu par le "trio de la vengeance"(cd3;12)avec cet accroissement de violence dans le chant et sa musique imposante qui conclut l'acte de façon tonitruante.

L'Acte3,funeste,est une concentration dramatique qui culmine par la délivrance des 2 amants(Siegfried qui se souvient puis Brunehilde qui comprend la perfidie) dans ces 2 "morts d'amour" pour porter à son sommet l'art expressif de cette musique.Son doux prélude nous rappelle la légèreté de la vie,avec ces chants languissants des Filles du Rhin(cd3;13-14)avant que ceux-ci deviennent déclamatoires et prophétiques(cd4;1)comme pour annoncer ce "coup du destin"(cd4;4)qui frappe Siegfried avec son motif en double scansion si caractéristique,répété 3 fois.S'ensuit la "mort de Siegfried"(cd4;5) qui se souvient de son amour,avec ce chant qui s'élève dans les cieux,si émouvant car associé à la musique du "réveil de Brunehilde".Puis ce monument de la musique,la "Marche funèbre de Siegfried"(cd4;6),une des pages orchestrales les plus dramatique et monumentale,avec ses 1ères notes mystérieuses qui déclenchent cette puissante et émouvante épopée dont tout le Ring souffle et où tous les thèmes associés au héros s'enchaînent comme pour aider à surmonter l'au-delà,à la manière des anciens païens. La dernière partie de l'acte,"rédemption de l'humanité" par la fureur et la douceur féminine,où Brunehilde va alterner chant puissant et intense avec d'autres passages plus émouvant par leur intériorité, sur fond de musique grandiose. Dans son incantation funéraire,Brunehilde finit(cd4;11)par cette transe érotique d'une grande beauté,où son chant irradiant,plein de joie,accompagne cette musique transfigurante et grandiose dans cet immense brasier sonore pour faire de ce final apocalyptique,cette "rédemption du monde par l'amour" un classique. La tétralogie se conclut par une page orchestrale,véritable cataclysme sonore où les thèmes sombres laissent place à quelques notes d'espoir,ou de nostalgie?
Wagner composait son dernier opéra romantique et arrivait au bout de son évolution dramatique et musicale avant d'atteindre avec Parsifal une ultime révolution.

L'interprétation de Karajan est une des références,avec ces voix d'une grande beauté,toute en retenue,et qui accompagne l'orchestre de Berlin,acteur principal de cet opéra


Wagner : Siegfried
Wagner : Siegfried
Prix : EUR 31,90

5.0 étoiles sur 5 Epopée, 19 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Siegfried (CD)
Wagner composa dans la foulée de la Valkyrie le 1er acte de Siegfried qu'il abandonna en 1857 pour se consacrer à "Tristan"et aux "Maîtres chanteurs".Il revint à Siegfried entre 1869-71 pour composer le 2è et 3è acte,et apporter à ces leitmotiv une harmonie plus complexe,de dissonances expressives. Opéra le plus équilibré et vivifiant des 4,où l'orchestre,d'un grand raffinement,s'élargie d'une palette de couleurs et de nuances de grande finesse.
Siegfried conte l'initiation d'un adolescent,par la découverte de ses origines,à devenir un homme aussi par la découverte de la seule chose qu'il lui fait peur;l'amour.

L'ouverture, grande page orchestrale pour son innovation symphonique,avec ce son qui gronde depuis les profondeurs,avec son rythme chavirant,très sombre.
L'Acte1,dont la présence d'une force obscure sourdre tout le long de l'acte avec ces harmonies en fusion et où l'on découvre de nouveaux leitmotiv,est un vaste crescendo culminant par la forge de l'épée. On y retrouve aussi l'opposition du forgeron Mime et son chant ampli de rage et de haine avec cette musique sombre,clinquante, au chant de Siegfried,enjoué et sa musique héroïque,nouvelle,exubérante et vigoureuse. Dans cet opéra Wotan/Odin devient prophète avec ce chant tragique et cette musique solennelle,très sombre,plein de mystère, comme des incantations avec ces rythmes oscillants,semblant figer le temps(cd1;7-8).Dans la dernière scène l'orchestre gronde et enfle dans un flamboiement oppressant et de voix graves plein de morgue(cd2;3-4)amplifiant l'attente de l'auditeur avant ce véritable feu d'artifice sonore d'orchestration et de rythme qu'est ce final triomphale(cd2;5-6),ce "chant de la forge" où l'orchestre avec son rythme de force répétitif,crépite,avec sa mélodie de martèlement caractéristique,puissante et lourde,qui s'accélère pour finir en apothéose.Un des grands moments de l'opéra et de la tétralogie.

L'Acte2 débute(cd2;7)par cette ouverture pesante,lourde,sombre et plein de mystère. L'acte est marqué par une tessiture sonore basse. Le chant perd en valeur lyrique avec ses cadences de récitatifs. Dans cet acte,les murmures de la forêt(cd2;12),moment apaisant et mystérieux. Puis "l'appel au cor" de Siegfried qui reprend ses motifs pour affronter la bête et sa voix crépusculaire,caverneuse,dans cette opposition de thèmes. Un des grands passages de l'opéra. L'acte se finit par une dernière apparition des "murmures"associés au chant enflammé de Siegfried qui embrase l'orchestre par cette fin épique.

L'Acte3 est une sorte de prologue au Crépuscule des Dieux et condense en un acte toute la richesse d'un opéra,couronné par l'un des plus longs duo d'amour du répertoire,hymne à la gloire de l'amour humain.
Mais tout d'abord la formidable ouverture,véritable chevauchée entraînante dans sa prolifération instrumentale et thématique,qui monte en vague obsessionnelle. S'ensuit le chant fougueux de Wotan/Odin dans le même rythme(cd3;9-10)opposé à ce sublime chant d'Erda(cd3;12),crépusculaire,pour un duo mythique,philosophique.Puis le thème héroïque de Siegfried retentit au cor suite à sa victoire face au dieu,pour se dissiper dans les brumes de l'émoi amoureux(cd4;2)avant le réveil de la valkyrie.Le "réveil de Brunnehilde"par le baiser(cd4;5-6)est un des moments les plus féerique et émouvant du répertoire avec cette musique sublime,d'éternité,et cette voix de cristal,sensuelle qui ampli l'auditeur d'émotion si intense.Un classique.Cette "ode au jour",chef d'oeuvre lyrique,est le point de départ d'un des duo amoureux les plus long de la musique(35min)avec certains passages plus doux et d'autres plus érotiques.Un lied magnifique de Brunehilde(cd4;10)anticipe le duo enflammé qui fini l'acte dans la jubilation(cd4;12)et qui conclut en apothéose l'opéra.
Cette scène est un tournant dans la tétralogie;elle ouvre le règne aux hommes et achève celui des dieux.A partir de là tout est nouveaux;le traitement des voix,la musique et ses thèmes.

La version de Karajan et de Berlin est peut être la meilleure


Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD)
Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD)
Prix : EUR 29,84

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eternel, 21 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD) (CD)
Chaque discothèque devrait posséder ce petit coffret à un prix si ridicule pour ce qu'il contient;les 9 symphonies de Beethoven,mégalithe d'une oeuvre magistrale et révolutionnaire d'un des 3 plus grands compositeurs de la musique,interprété par Karajan et le meilleur orchestre de l'histoire(Berlin),qui en donne la meilleure intégrale de ce monument de la musique.On peut départager ces symphonies en 2;les"classiques"(1er,2è,4è et 8è qui en est l'aboutissement)et les "romantiques"(3è,5è,6è et 7è).La 9è étant à part car amenant à un nouveau genre.
Mais l'évolution de ces symphonies forment un bloc qui fait de Beethoven le plus grand symphoniste(devant Bruckner, Mahler, Sibelius et Brahms).

Avec ses 2 premières symphonies d'inspiration classiques Beethoven fait le lien avec Haydn et le romantisme,et qui sera la caractéristique de son oeuvre symphonique: fougue,puissance,force, rythme, et drame. Composé respectivement en 1800 et 1802 elles sont déjà bien différentes des Haydn et Mozart, elles transgressent les règles sans les abolir, offrant à l'auditeur des climats variés et une richesse d'idées.

Avec un orchestre semblable B parvient avec sa rythmique,son orchestration et ses harmonies à un résultat révolutionnaire: le Sturm und Drang et le romantisme dont la 3è symphonie en est l'annonciatrice pour la musique.
Composé en 1804 la symphonie"héroïque" est dédié à Napoléon avant que celui-ci ne se proclame empereur. Contient 3 classiques, 1er,2è et 4è mouvement. B avec cette oeuvre, révolutionne la symphonie et la musique. On entre dans un autre domaine: celui de la symphonie à thèmes et à messages où les sentiments humains sont pris à parti, mais aussi le gigantisme de par sa dimension qui en fait la plus longue(50min) jamais composé à l'époque et par la richesse et la puissance des thèmes employés qui en font une symphonie d'une imagination audacieuse et déchaîné,à l'image de ce 1er mouvement d'une telle puissance et d'une force inouïe. S'ensuit la marche funèbre caractérisé par sa force dramatique dans son développement et la richesse des thèmes qui se succèdent dans un enivrement, qui conduit l'auditeur mélancolique à des pensés métaphysiques graves et profondes. Puis ce final prométhéen avec cette ouverture tonitruante pour laisser place à une effervescence de thèmes plein d'allégresses et d'ivresses qui culminent à des variations colossales, et conduit l'auditeur en transe, avant ce final foudroyant qui en fait une symphonie grandiose.

Composé en 1806 la 4è a été qualifié par Schuman de "frêle jeune fille de la Grèce entre deux géantes nordiques". Elle contient cependant 4 mouvements de grande qualité avec certains passages épiques, enflammé et plein de grâce et reste la plus harmonieuse.

Composé entre 1803-1808 la 5è est une des plus connu surtout avec ses 4 notes fracassantes et pleine de puissance du 1er mouvement, et qui irriguent toute la symphonie et font de ce mouvement l'un des plus célèbres de la musique. Les 2 autres mouvements nous préparent à cet autre classique qu'est ce final triomphale,libérant l'animal sonore,avec ses cuivres grandioses associés au triomphe de l'homme sur son destin. Lors de la représentation française un auditeur s'écria "voilà l'Empereur"à cet idéal post révolutionnaire qui embrase sa simplicité et son immédiateté.Un critique dit "qu'une semblable création est au-dessus de la musique...c'st l'univers qui s'ébranle".Et Balzac:"ce que nous peignons est fini,déterminé,ce que nous jette Beethoven est infini". La 5è fut choisi pour la sonde Voyager,comme échantillon de musique de notre planète, à traverser notre galaxie

Composé en 1808 la 6è dite"pastorale"est une symphonie douce,joyeuse et brutale.Les 1er et 5è mouvements,les plus amples,sont des classiques.Mais chaque mouvement a sa force et en font une symphonie pleine d'imagination,qui célèbre la communion de l'homme à la nature,en créant un bonheur harmonique total.La version de Karajan de 1984 est à préférer

La 7è,"l'apothéose de la danse" selon Wagner,composé en 1812,contient 3 classiques:le 1er mvt,majestueux est une cavalcade démoniaque et triomphale.Le 2è mvt sorte de marche du deuil,émouvante et dramatique."Quand la musique émeut jusqu'à faire répandre des larmes,elle atteint les dernières limites de sa puissance". Et le final,d'une tension inouïe,nous enivre avec ses rythmes endiablés dans un tourbillon orgiaque,une effervescence de rythmes s'y déchaînent et amène l'auditeur dans un état d'épuisement surnaturel.

En 1812 Beethoven compose sa meilleure symphonie "classique". La 8è,petit bijoux de folie dans ses rythmes,l'innovation des thèmes,et par sa puissance,avec 4 merveilleux mvt qui contiennent tout les ingrédients d'une grande symphonie de Beethoven avec un final prodigieux

La 9è,monumentale,oeuvre d'art ultime que l'homme est jamais créé(avec le "Ring" de Wagner),Beethoven fini de la composer en 1824 alors qu'il était totalement sourd(surdité qui commença dès 1802).Beethoven cherchait à créer un genre nouveau,qui renouerait avec les origines et cultes antiques(ce à quoi Wagner aboutira avec "l'Anneau").Cette symphonie,qui révolutionne la musique, est hors norme,de part sa durée jusque là inédite,plus de 60min,puis par l'emploi de la voix humaine comme instrument à part entière.Les 4 mvt sont des classiques et tout le monde les connait.Caractérisé par tout ce qui a fait les symphonies de Beethoven;violence et agressivité inouïe,un sens du rythme inégalé et par une force dramatique dans ses développement,bourré d'idées nouvelles où chaque rupture et contraste en fait une oeuvre très lyrique avec ce final,"Ode à la joie"(notre hymne Européen),surhumain et qui annonce la "musique de l'avenir" de cette 2è partie du 19è siècle.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 25, 2016 10:05 AM CET


Welcome to Wherever You Are 2011 Remaster
Welcome to Wherever You Are 2011 Remaster
Prix : EUR 9,53

5.0 étoiles sur 5 Au sommet, 5 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Welcome to Wherever You Are 2011 Remaster (CD)
INXS sort en 1992 son album le plus abouti musicalement. Leur musique semble épurée,plus "roots" (l'effet grunge) et fait même intervenir un orchestre symphonique.Le très rock "Heaven Sent" est un classique tout comme la ballade "Beautiful Girl" et sa mélodie au piano,et aussi la "surperproduction" "Baby Don't Cry"avec orchestre et choristes.Autres titres à retenir; le soul "Not Enogh Time" ou surtout l'envoûtant "Taste It"et sa musique sexy et son refrain quasi grunge,mais aussi "Communication" et sa musique effréné.L'étonnant "Men and Women"conclut cet album avec grande intensité. Quelques titres funky dont INXS nous habitue sont le petit bémol de cet album qui aurait pu être parfait(donc4.5/5),mais Welcome to Wherever You Are est un des 3 meilleurs album d'INXS(avec Kick et X).
Paradoxalement INXS devenait avec cet album enfin n°1 en Angleterre et entamait sa chute aux Etats-Unis


Wagner : die Walküre ("la Walkyrie")
Wagner : die Walküre ("la Walkyrie")
Prix : EUR 32,30

5.0 étoiles sur 5 Passion épique, 9 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : die Walküre ("la Walkyrie") (CD)
Tout comme dans Tristan, dans la Valkyrie il est beaucoup question d'amour mais aussi de rédemption, les 3 actes y sont imprégnés. Composé entre 1854 et 1856 la Walkyrie, 1ère journée de la tétralogie, raconte l'histoire d'amour des 2 jumeaux dont l'union donnera naissance à leur fils Siegfried, et dont la Valkyrie Brunehilde, qui les prendra sous sa protection, subira le châtiment de Wotan/Odin.

L'ouverture, prend l'auditeur dès la 1ère note, tel un incendie, dans un tourbillon de tempête avec cette extrême agitation. Ce tumulte orageux où tout les éléments se déchaînent est caractérisé par ces quelques notes âprement répétées.Cette ouverture, d'un dynamisme et d'une force inouïe nous plonge d'entré dans l'action.
L'Acte 1 repose dans la 1ère partie sur la complémentarité des récits et des silences, et où l'orchestre exprime l'amour naissant. Cette tension qui va crescendo aboutit à la 2ème partie, la scène3,caractérisé par de grands aria, et qui commence par une sorte d'incantation de Siegmund(cd1;8)avec le thème de l'épée qui est une merveille et où le chant naît, croît, s'épanouit dans sa lumière. Puis le duo amoureux se met en place(cd1;9-12)dans une succession de thèmes langoureux et d'une extrême passion, avec beaucoup d''envolés lyriques, notamment ce lied de Siegmund(cd1;10)ampli de mystère et d'une grande beauté, mais aussi ce chant fiévreux de Sieglinde(cd1;11-12).Cet hymne au printemps, ce duo d'amour, d'une tension croissante et enivrante, prémice à Tristan et Isolde,aboutit à ce final(cd1;13-14)plein de frénésie et d'ivresse, et sa musique héroïque donne à l'auditeur un sentiment de puissance et de liberté. Un classique. Cette dernière partie(cd1;8-14)est un sommet de l'art lyrique et symphonique, qui conduit l'auditeur dans cet abîme des sentiments vers l'inattendu, par ces enchaînements de leitmotiv, contrairement à l'aria traditionnel qui est mélodiquement prévisible.

Acte 2; l'ouverture, incroyable et inédite en terme de rythme et d'expressivité, avec ses saccades, sa cadence effréné et ses effluves sonores donne la sensation que le destin rythme cette cavalcade de l'amour. Puis, survient tel un orage, le thème de la chevauchée des Valkyries et son chant onomatopéique si connu(cd2;2), puis le chant de la Valkyrie se fait lyrique et prophétique, avec tendresse et révolte, préfigurant l'acte 3(cd2;4). A la scène 2 le chant d'abattement de Wotan/Odin se fait visionnaire, instable, qui oscille entre contrôle et délire, murmure et cri. Ce chant mutant entre l'aria et le récitatif se retrouvera tout au long de la tétralogie. Dans la scène 3 le chant halluciné de Sieglinde, ivre et prophétique est accompagné par cette musique transcendante(cd3;2). La scène 4, sublime, commence par cette mélodie ampli de mystère(fin du cd3;2), puis les chants montent crescendo vers ces rythmes de révolte(cd3;3-4)et à la fin de plus en plus passionné accompagné par un paroxysme orchestral(cd3;5). L'acte se termine par le combat, véritable maelstrom de thèmes(cd3;7)puis par la fuite de la Valkyrie et cette page orchestrale de grande théâtralité.

Acte 3.La chevauchée des Valkyries; jamais un opéra n'avait ouvert un acte avec une page symphonique et lyrique avec une telle audace, qui commence en filigrane, où les rythmes fusent et les chants s'enflamment avec ces onomatopées et cette musique grandiose pleine d'énergie sauvage.Ce classique est universellement connu. Puis vient ce chant féminin à 2 voix(cd4;3)sensuel,bouleversant et lyrique, ampli d'amour, prophétique et tragique, avec cette musique sublime d'une extrême beauté. Un classique. La dernière scène, un duo, est un long déchirement de près de 40 min, chanté avec beaucoup de lyrisme et de passion et où l'orchestre symphonique avec ses rythmes mélodiques de grande ampleur progresse par poussée sonore avec le chant enflammé de la Valkyrie. Les adieux de Wotan/Odin(cd4;10-13), si bouleversant, une des plus belles pages d'amour du répertoire lyrique pour voix d'homme, où l'orchestre atteint des sommets d'expansivité, ampli de rythmes et de chants enivrants, passionnels et dramatiques. Ce chant grave et cette musique grandiose pleine d'éternité suspend le temps(cd4;10)avec à la fin cette musique transcendante qui vous propulse dans une extase émotionnelle d'une grandeur cosmique. Un classique. Puis, dans une douleur éternelle, le chant de Wotan plein d'accalmie et de retenue(cd4;11)accompagne une musique mélancolique. Autre classique(cd4;12-13),"l'appel du feu"est une page d'anthologie. La musique qui commence tout doucement par ses "3 coups"s'embrase tel un bûcher funéraire avec le chant gigantesque de Wotan et cette musique fantastique, bouleversante, qui nous donne une vision de grandeur et d'immortalité.

La version de Karajan est parfaite, l'orchestre symphonique, sublime, est dans son rôle d'acteur principale, où les voix claires, fines et subjuguantes sont à son service.


Wagner : Das Rheingold ("L'or du Rhin")
Wagner : Das Rheingold ("L'or du Rhin")
Prix : EUR 17,99

4.0 étoiles sur 5 Nouvelle ère, 20 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Das Rheingold ("L'or du Rhin") (CD)
Opéra en un acte de quatre scènes séparées par des interludes orchestraux mémorables ,l'Or du Rhin,composé entre 1852 et 1854 est le prologue de la tetralogie"l'Anneau des Nibelungen". Journée la moins symphonique,où l'orchestre laisse place à plus de voix/récitatifs,ce qui amène à quelques longueurs, surtout aux scènes medianes 2 et 3. Il est cependant caractérisé par de nombreuses mélodies fantastiques et féériques qui nous mènent dans un monde imaginaire.

Au commencement,le prologue,impose un silence puis sa mélodie en constant mouvement,en cascade,lancinante,infinie telle un fleuve nous fait entré dans un monde magique.Sa mélodie enivre l'esprit avec ce mouvement lent qui se divise et se répète avec ses modulations de plus en plus animé comme si la vie se créée, se propage. Cette très belle page symphonique,originale et cinématographique servira d'arrière plan au film "le nouveau monde" de T.Malik.
Puis les filles du rhin chantent leur arrogance dans un éveil de la vie,par des onomatopées(cd1;2),puis sur des rythmes dansants et entrainants se perdent dans des airs songeurs,de joies et de triomphes(cd1;5-7).

La scène 2,qui s'ouvre par le thème du Walhalla,royal, majestueux et plein d'emphase(cd1;9-10),est caractérisée par un style récitatif hormis quelques passages lyriques,pour finir par cet interlude tumultueux(cd1;21)qu'est la descente dans le Nebelheim.Au début,par ses modulations de rythmes il nous emmène dans tout les sens,par ce bouillonement,une véritable chevauchée dans les ténèbres avec à la fin cette marche satanique cadencé par sa sonnerie de trombones.Cette page orchestrale par son inventivité et son rythme en font un des grands moments de l'opéra.

La scène 3,et ses voix délirantes,plus sombre,avec le motif du Tarnhelm nous fait entrevoir une puissance maléfique,obscure,et nous entraine dans l'inconnu.

La scene 4 est la plus grandiose,où 3 passages se distinguent.D'abord ce chant de souffrance(cd2;6)avec cette musique sombre qui accompagne cette plainte dans les profondeurs de l'âme. Ensuite l'égnimatique chant d'Erda(cd2;12)où tout semble suspendu,figé,par cette apparition lumineuse,où la musique lui confère une solennité magnifique et le chant envoutant,d'oracle,est un chant d'éternité en sommeil.La fin, majestueuse et épique se conclut par l'appel au cor du dieu du tonerre(cd2;16),puis par l'entrée des dieux au Walhalla(cd2;20)où lourdeur,décadence et monumentalité s'enchainent jusqu'à cette fin symphonique grandiose, épique et triomphante.Un classique.
Cette dernière partie est une des plus grandes pages de la musique.

L'or du rhin,un des opéras les plus faible musicalement de Wagner à cause des quelques longueurs récitatives,contient cependant de grandes mélodies et déjà les grands thèmes des journées qui suivront.Mais surtout c'est peut être le premier opéra d'une nouvelle ère musicale,cinématographique,avec l'utilisation cohérente de leitmotiv de bout en bout et où de nouveaux sons se font entendre, et au-delà, où chaque auditeur peut se créer ses propres images et les réinventer.
Karajan et l'orchestre de Berlin sont sublimes,une des références pour cet opéra,où les voix et l'orchestre se mettent au même niveau,les rythmes et cadences sont d'une clarté et d'une puissance,et pas une voix/rôle n'essaye de se mettre en avant et donne une unité à cette symphonie lyrico-fantastique


Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 14 CD)
Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 14 CD)
Prix : EUR 129,90

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mythologie de l'humanité, 18 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (Coffret 14 CD) (CD)
L'Anneau des Nibelungen, la plus grande oeuvre d'art que l'homme ait créé.Constituée d'un prologue en 1 acte(Wagner : Das Rheingold ("L'or du Rhin")) et de 3 journées en 3 actes(Wagner : die Walküre ("la Walkyrie"),Wagner : Siegfried,Wagner : Götterdämmerung ("Le Crépuscule des Dieux")),Wagner composa cette fresque sonore de 1848(1ères esquisses du poème et de livret)jusqu'en 1874(fin de l'orchestration du Crépuscule des Dieux)pour une première représentation en 1876 à Bayreuth, festival créé spécialement pour cette oeuvre,et bien plus tard pour les autres opéras de Wagner(à l'exception de la 9è de Beethoven).Cette oeuvre est monumentale,par sa durée(près de 15h),sa musique et son orchestration,revolutionnaire,par l'apport de nouveaux sons et surtout par l'emploi de leitmotiv,pour chaque personnage,action,objet ou sentiment,qui tout au long des 4 opéras s'esquissent,s'enchaînent et se régenèrent sous des formes différentes,liés les uns aux autres,pour donner une cohérence à cette multitude de thèmes où à chaque opéra de nouveaux apparaissent,aussi sublimes que mémorables et qui s'ancrent dans notre inconscient.Cette musique nouvelle par sa grandeur et son romantisme apporte une part de fantastique et de surnaturelle à l'auditeur,l'amenant dans un autre monde où il peut se créer ses propres visions.

Wagner qui voulait aboutir à l'oeuvre d'art totale,en combinant tous les arts;musique,thêatre,peinture et danse,va bien au-dela en créant cette musique,car l'auditeur dans son salon peut apporter ses propres représentations et sensations.
Cette oeuvre colossale,où son chant et sa musique nous donne le vertige,parfois romantique,sombre et métaphysique,parfois joyeuse,héroïque et grandiose,en devient addictive.Ici le monumental côtoie l'intime,l'humain les dieux,dans cette tragédie où Wagner "réinvente" une mythologie avec ses propres sources(nordiques et germaniques)pour en faire une oeuvre monstrueuse et monumentale;le mythe de l'histoire du monde, une oeuvre sans début ni fin.
Les filles du rhin confient à un nain hideux dont elles se moquent que celui qui renonce à l'amour pourra forger l'or en un anneau qui donnera pouvoir et puissance démesurée.Alberich après avoir maudit l'amour s'empare de l'or.Wotan/Odin qui s'est fait construire le Walhalla,et sous l'impulsion de Loge/Loki,part s"emparer du trésor du Nibelung dont fera parti l'anneau pour payer les géants. Fou de rage Alberich maudit l'anneau et son porteur en prophétisant:"Le seigneur de l'anneau sera l'esclave de l'anneau".L'or et l'anneau étant en possession des géants et la malédiction étant en marche,Wotan/Odin qui convoite l'anneau engendrera un descendant, Siegfried,un héros ne connaissant pas la peur, pour mettre fin à cette malédiction.Mais lui aussi connaîtra la malédiction et seule Brunehilde/Valkyrie, l'amour de Siegfried,y mettra fin par sa rédemption à l'humanité.

Wagner qui écrivait tout ses livrets d'opéra fait du Ring une allégorie philosophique de la vie humaine,sur la société,la politique,l'économie,la psychologie,le pouvoir,l'argent,la haine,l'amour,la vengeance,la tromperie et la rédemption.Cette oeuvre est d'une richesse inouïe et reste toujours d'actualité et sa musique aussi moderne,influence encore les nouveux mythes(Star Wars,Seigneurs des anneaux).
Le Ring est connu mondialement grâce à 2 morceaux;la chevauchée des Valkyries et la marche funèbre de Siegfried. Mais il existe une dizaine d'autres classiques et des dizaines d'autres morceaux d'une grande beauté.

L'interprétation de Karajan avec l'orchestre de Berlin est parfaite,la plus réussie devant Keilberth,Solti et Böhm. L'orchestre de Berlin, sublime, y est omniprésent sans être trop pompeux et joue le rôle d'acteur principal dans cette immense symphonie lyrique,où les voix pourraient s'effacer sans nuire à la beauté de la musique ni à sa reconnaissance.Les voix,très bien proportionnées par rapport à l'orchestre(un ton en dessous),sont magnifiques et d'une clarté.Les voix féminines,fines sont d'une grande beauté,les voix masculines ne sont pas exacerbées ni déclamatoires mais restent puissantes et intimes.
Quelque soit les interprétations de cette oeuvre intemporelle la beauté de sa musique et de ses airs restent inchangés
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Wagner : Tristan et Isolde
Wagner : Tristan et Isolde
Prix : EUR 32,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Drame musical, 4 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Tristan et Isolde (CD)
Tristan et Isolde, l'oeuvre musicale la plus romantique, la plus érotique jamais créée, où tous les sentiments humains conjurent vers une incarnation mystique de la passion pure, fut composé entre 1857-59. Apothéose du drame musical, Wagner révolutionne la musique en créant un nouveau genre, sans récitatifs et sans coupure nette dans la musique, qui est continue, avec l'utilisation de leitmotiv "remixé" tout au long de cette symphonie lyrique en 3 mouvements. On est hypnotisé par cette musique, qui nous enivre par vague, pour nous plonger dans les abysses d'une passion intense et amoureuse, et qui compte des trésors de beautés et d'émotions dont l'acte 3 en est l'efflorescence en atteignant un paroxysme émotionnel. Cette musique nous donne le vertige et une sensation d'infinie et d'ivresse où chaque moment est d'un tel lyrisme.

L'ouverture, une des pages orchestrales les plus magnifiques et célèbres de la musique, dont la mélancolie et la passion amoureuse est d'une telle intensité, est bouleversante.
Acte1-Poème de la mer, nous prépare avec de très beaux passages d'airs de soprano, avec cette musique qui par vague nous envoûte dans un tournement frénétique d'émotion, de colère et de désir, entrecoupé de quelques choeurs d'hommes, vers un final d'une transe charnelle où les voix s'entremêlent tel un tourbillon à cette fin cataclysmique clôturé par une fanfare. Un des grands moments de l'opéra.

Acte2-Poème de la nuit et de l'amour, cet acte est marqué par ce lied gigantesque qu'est le duo amoureux entre Tristan et Isolde(cd2;3-8), le plus long de l'histoire de la musique, près de 40 min. Par ses variations lyriques, ses harmonies irradiantes et ses torsions érotiques cette 2e partie conduit l'auditeur dans une transe psychique. Dans cet acte aussi, deux passages d'une grande intensité, sont 2 classiques de Wagner. D'abord,(cd2;5)un lied d'une voix de soprano, venue de la nuit accompagné d'une magnifique musique, d'une dimension cosmique. Le 2e(cd2;8), le chant de mort, où la passion ardente des deux est transcendée dans cet hymne à la nuit, à l'amour.

Acte3-Poème du deuil et de la mort. L'ouverture, d'une extrême mélancolie, douloureuse, va donner avec la mélodie du cor anglais qui s'ensuit son rythme à l'acte ; le deuil de l'absence de l'autre. Toute la souffrance de Tristan s'exprime avec des passages d'exaltations. En 2e partie les chants lyriques hallucinés d'Isolde conduit à la « Mort d'Amour ». Un des plus beaux chants de la musique. Un classique.

Aux premières représentations de l'opéra en 1865 d'un public international averti, l'auditoire fut complètement abasourdi et bouleversé. Wagner dit à la fin de sa composition : « seules des représentations médiocres peuvent me sauver ; de parfaitement bonnes rendront l'auditoire fou ».
Cette version live à Bayreuth est une des meilleures avec celles de Furtwängler, Karajan et Kleiber
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Krst Pod Triglavom/Baptism
Krst Pod Triglavom/Baptism
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 53,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Grand groupe, 9 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Krst Pod Triglavom/Baptism (CD)
Etrange oeuvre conceptuelle plus ou moins réussi à cause de quelques longueurs sur 2-3 morceaux, Laibach imprègne cet album de mysticisme et de sonorités païennes. Leur musique industrielle se mélange avec les genres, et encore Wagner: "valjhun", "crtomir", "krst".
L'album débute avec "jezero" où le thème de l'ouverture de la dante sinfonie de Liszt est répété en boucle avec une voix de soprano.
Plusieurs morceaux avec des paroles et une rythmique répétitives font penser à des chants païens:"koza", "apologia Laibach", "herzfeld" transe mécanique avec ses chants entremêlé qui nous interpellent, tout comme "jagerspiel", sorte de chant et de danse païenne qui nous plonge dans une atmosphère étrange et hypnotisante.
2 morceaux folkloriques complètent l'album, la valse chanté "wienerblut" de Strauss et le "populaire" "jelengar", valse tyrolienne qui fait penser à du Morricone.
"Germania", apothéose de l'album, chanson triste, lyrique et envoutante est un grand classique du groupe.
Enfin la pochette de l'album veut nous faire croire à un disque "DG", célèbre label du classique, ce qui aurait pu être le cas car quelques thèmes reviennent, et on peut voir ce disque comme une symphonie païenne et industrielle.
Laibach créé avec ce disque une autre musique, parfois oppressante mais empli de mysticisme, la même année que "opus dei" et un an avant "let it be".


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