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Contenu rédigé par Stefy
Classement des meilleurs critiques: 605
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Commentaires écrits par
Stefy
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Dilemma - tome 0 - Dilemma - version B
Dilemma - tome 0 - Dilemma - version B
par Clarke
Edition : Album
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le dilemme est de choisir le bon volume, soit la meilleure fin, sans les conséquences dramatiques du personnage principal, 24 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dilemma - tome 0 - Dilemma - version B (Album)
Une très belle réussite que cet album puisqu'il conjugue réflexion et plaisir. Partant d'un sujet ambitieux (toute notre histoire est programmée, elle le fut par les penseurs grecs qui ont tout vu venir), l'histoire est habilement menée, ne perdant jamais le lecteur en route car ne la complexifiant pas à outrance (un défaut où beaucoup se vautrent, emportés par leur élan et leur sujet), mêlant action, émotion, suspense et aventure. Le personnage principal se trouve à l'arrivée confronté à un dilemme puisqu'il devra choisir, au terme de l'histoire, s'il décide de sauver sa bien-aimée ou s'il choisit de ne pas donner les clés (du futur) à l'Allemagne nazie pour que celle-ci ne puisse en modifier le cours et ne pas perdre la guerre. Ce qui donne lieu à deux fins distinctes et très valables toutes les deux. Pour ne pas avoir à acheter les deux volumes, on peut se contenter de télécharger gratuitement la fin alternative disponible sur le site de l'éditeur. Dans cette deuxième version, le personnage principal opte pour le choix de la raison plutôt que pour celui du cœur. Et cette fin est brutale, d'un fatalisme désabusé sur la liberté d'action d'un être humain. La force de la BD repose d'ailleurs entièrement sur la prouesse de mêler la grande histoire, celle de l'humanité toute entière, à la petite, celle d'un être humain embarqué dans une histoire, justement, qui le dépasse. Clarke, auteur et dessinateur, livre donc ici un excellent récit, prenant comme il faut, et totalement maitrisé. Jolie prouesse et, assurément, un très bon moment de lecture. Qu'on peut relire plusieurs fois sans problème, je viens de le ressortir pour m'égayer l'été.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 28, 2016 6:01 PM MEST


Pet Projects: Brian Wilson Pro
Pet Projects: Brian Wilson Pro
Prix : EUR 13,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des productions qui pètent le feu, 23 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pet Projects: Brian Wilson Pro (CD)
Le label Ace prend tout de même bien souvent d'excellentes initiatives. Comme avec cet excellent CD qui regroupe les productions du grand Brian Wilson. On s'enquille là idéalement de bien belles choses pour qui aime la pop sixties américaine.

Beaucoup de titres des deux années 1963 et 1964, c'est une orgie de sons dantesques à peu près partout sur ce disque. Le gars Wilson savait produire, c'est une certitude, en plus d'être un grand songwriter. Alors quand en plus on sait qu'ici, il écrit également presque tous les morceaux, on a de quoi se régaler.

Alors voilà: partout, donc, des productions spectoriennes féeriques qui n'en finissent pas de vous faire chavirer l'oreille. Ca fourmille de détails chatoyants et colorés, c'est sans cesse rehaussé de merveilles d'arrangements sucrés et dionysiaques, on se goinfre sans se priver dans ces déluges pop bigarrés et renversants. Il y a aussi bien sûr cette innocence incroyable, cette candeur viscérale, cette ingénue gaieté apparente. Sous laquelle pourtant les fêlures de Wilson sont à vif, gavées d'échecs et de frustrations, d'une tristesse insondable. Et qui viennent transpercer la coque rutilante des chansons en giclées maladives et schizophrènes leur conférant leur unique parfum.

Rien à jeter ici même si, bien sûr, on n'atteint jamais las sommets du répertoire des Beach Boys. Mais ça vrombit et rebondit de partout, sans discontinuer, comme une fête de tous les diables gouleyante en diable. Pas un des 23 morceaux n'atteint ici les trois minutes. C'est un monde en soi, un style précis et réglé. A part Glen Campbell pour un titre, pas de réelle star dans ce CD. Les délicieuses Honeys sont les plus représentées ici (huit titres) et on découvre, ravi, des trucs excellents par Sharon Marie, Rachel & The Revolvers ou encore American Spring (deux anciennes Honeys en 1973).

Tout cela est bien charmant et addictif, follement attachant, et quelques titres sont véritablement très très bons. En tout cas, un rajout pas du tout anecdotique, au contraire, au corpus wilsonien, qui prouve une fois de plus l'immense talent et la vision musicale unique du bonhomme. L'été n'est pas encore fini, profitons-en.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 25, 2016 11:18 AM MEST


Joe [Édition Collector]
Joe [Édition Collector]
DVD ~ Nicolas Cage
Proposé par Smartphones & DVD
Prix : EUR 8,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Gee Aïe, 13 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe [Édition Collector] (DVD)
Il est quand-même étrange, Nicolas Cage. Capable de figurer dans les films d'action les plus beaufs et bas du front de tous les temps mais aussi dans des films plus ou moins auteurisants. Comme ici, avec ce "Joe", où on navigue en plein drame bouseux désespéré. Or le gars Cage porte le film à bout de bras.

Car il est tout bonnement formidable dans ce rôle de quadra sur la fin, dépassé par la bêtise de ses congénères, clopeur toussant et buveur impénitent. Jamais il n'en fait trop, se contentant de camper le personnage de la façon la plus réaliste qui soit. Ce qui donne à l'arrivée un bien bon petit moment de cinéma distillant comme il faut son émotion délétère.

Le scénario est en béton, basé sur un roman de Larry Brown. Là où ça coince un peu, c'est au niveau de la réalisation, au ras des pâquerettes. Le réalisateur (dont j'ai oublié le nom) peine à insuffler du rythme à son récit qui manque de souffle et d'allant. Il se contente de filmer son truc, sans aucune originalité ni parti-pris. D'autant plus dommage qu'il effectue par ailleurs de bons choix tant au niveau de la couleur que des cadrages. Mais voilà, ça manque d'envie, ou d'une vision plus clairement appuyée.

Pire, il se fait un brin poseur, épousant les clichés d'un certain cinéma d'auteur, en se regardant filmer de façon alanguie ses plans ambianceux et sombres. C'est dommage car ce qui aurait pu être un grand film ne le devient pas. On se contente de suivre l'histoire sans réelle passion, on n'est pas spécialement pris aux tripes alors que tous les éléments étaient bien réunis pour ça. On se dit même que cela aurait pu être le rôle de sa vie pour Nicolas Cage. Reste un film largement valable qui vaut le coup d'œil sans problème. Ca fait passer la soirée, quoi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 29, 2016 6:15 AM MEST


More Modern Classics
More Modern Classics
Prix : EUR 27,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Paul Weller: un style concis, 11 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : More Modern Classics (CD)
Une compilation des travaux solo de tonton Weller datant de 2000 à 2015. Une aubaine, c'est le cas de le dire, et je vais vous dire pourquoi (quel suspense, hein !). Déjà, on n'est pas obligé de posséder tous les albums de Weller concernant cette époque. Ils sont rigoureusement tous bons mais contiennent plus ou moins tous quelques scories pas vraiment indispensables. Cette compilation comprend 21 morceaux, ceux sortis en single, et, par ailleurs, certains n'étaient pas présents sur lesdits albums. "More Modern Classics" dit le titre et il a raison. Faisant suite à une précédente compilation, le "more" est compréhensible. En revanche, "modern classics" frappe juste pour le contenu. Paul Weller est un sacré songwriter, aucun doute là-dessus. Ses compos demeurent nerveuses et racées, indubitablement issues des meilleurs pots. Mais, surtout, Weller n'hésite pas à leur fournir un emballage, s'il n'en est pas moins furieusement rock, absolument contemporain. A cet égard, un titre comme "Starlite" s'impose comme l'une des plus grandes réussites de fusion rock et dance. Entre autres. En tous cas, Weller démontre tout le long de ces 21 morceaux qu'on peut vieillir en rock avec une supra-élégance, demeurer pertinent et mordant, et surtout continuer à composer des morceaux vaillants comme Kirikou et saignants comme Dracula. Weller sait de quoi il cause, il incarne même, on peut le dire, une certaine idée de l'idiome rock à fort penchant britannique, et, questions compos, avec son énorme background, impossible de le prendre en défaut. L'homme est capable, comme ça, au passage, de pondre un morceau que Bobby Womack a oublié d'enregistrer ("Waiting On A Star") ou de fomenter une bombinette que Willy DeVille n'a pas eu le temps de commettre ("No Tears To Cry"). Comme ça, sans effort, l'air de rien, puisque tous les titres ont l'air dument torchés dans l'urgence la plus saine. Il faudrait en vérité parler des 21 morceaux tant ils proposent tous quelque chose d'essentiel. Mais le gros truc déboule maintenant: quand j'ai voulu acquérir cette compilation, le fait est que la version trois CDs coutait moins chère que la simple ! Or donc, logiquement, je prends la trois CDs, petit format digipack sympatoche. Et voilà que le second CD aligne 20 autres morceaux de la même période. Mais pas les singles. Cela concerne des titres particulièrement réussis issus des albums. Mais des titres très personnels, trop intimistes, sans doute, pour sortir en 45-tours. Trop fragiles et/ou trop aventureux. Et là, c'est l'extase: cette collection supasse finalement le premier CD car elle nous fait entrer en plein cœur de ce grand artiste. Les 20 morceaux sont divins et s'enchainent comme à la parade, dans un émerveillement constant et une quasi-perfection dans le genre. Prenez-vous ça dans la figure mais, avec un premier CD excellent, voilà que le second CD est proprement terrassant. On se retrouve enfin avec un troisième CD de 12 titres live (tendance BBC): un très bon compagnon en bonus puisque, évidemment, les morceaux sonnent ici de manière on peut plus abrasive et rageuse, ce qui permet d'avoir donc en prime un autre éclairage, fort convaincant, sur le bonhomme. Et, à l'arrivée, on fait idéalement le tour de la question: les singles, les morceaux plus personnels et enfin les versions live en concert en direct live sur scène en vrai. Imbattable, surtout à ce prix-là (une petite vingtaine d'euros). Il va sans dire que cette musique vieillit indéfiniment mieux que n'importe quel disque d'Oasis. C'est comme ça, la classe. On l'a ou on ne l'a pas...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 2:41 PM MEST


Homicide, une année dans les rues de Baltimore 01. 18 janvier - 4 février 1988
Homicide, une année dans les rues de Baltimore 01. 18 janvier - 4 février 1988
par David Simon
Edition : Album
Prix : EUR 16,50

4.0 étoiles sur 5 Tuant, 10 août 2016
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Epatant et superbe ouvrage pour qui aime l'ambiance polar sordide et nocturne. Mais attention, ici, pas de romance, c'est du brut de chez brut, du réaliste comme rarement. Basé sur un lourd bouquin de David Simon, scénariste de la série "The Wire", qui a passé toute l'année 1988 au sein de la brigade criminelle de Baltimore en tant que reporter pour le Baltimore Sun, la retranscription graphique de Squarzoni est tout bonnement formidable. Un faux noir et blanc (il y a du marron et du gris, ambiance terne et béton urbain, mais aussi de bonnes traces et coulées de rouge, évidemment) nous plonge dans les bas-fonds tortueux et boueux des ghettos de Baltimore, dans un quotidien blafard et mortifère assez glaçant. On découvre les divers inspecteurs de la brigade des homicides de Baltimore effectuant leur boulot avec une sacré dose de fatalisme sachant que la plupart de ces meurtres (240 dans l'année, quand-même !) demeureront non élucidés. On découvre d'ailleurs également le poids de la paperasserie ainsi que la pression des supérieurs et de l'enjeu politique. Rien n'est épargné, le récit est minutieux et chirurgical, laissant au lecteur une drôle d'impression, comme un goût amer coincé dans le fond de la gorge. C'est à la fois sordide mais aussi accablant tant le réalisme de la BD est proprement saisissant. On entre vraiment dans la quotidien de ces hommes, comme un témoin (hum...) privilégié de ces hommes qui se dépatouillent comme ils le peuvent face à ce que l'être humain peut avoir de plus vil, soit une violence sourde et inhumaine presque intolérable frisant la folie. On en ressort difficilement indemne tant le résultat est à couper le souffle. Les choix esthétiques et graphiques, la façon de raconter le récit, avec beaucoup de distance, tout cela rajoute à la froideur clinique de la BD et son côté implacable. Superbe plongée, donc, dans un quotidien glauque et glaçant. D'autant que ce premier volume nous fait part des faits datant du 18 janvier jusqu'au 4 février 1988, on savoure donc avec plaisir les obscurs méandres qui vont suivre, tout en détails, pour nous conter la tragique suite, et on peut raisonnablement tabler sur une bonne dizaine de volumes pour couvrir toute l'année. Je déglutis un bon coup et j'attends la suite avec une sourde angoisse, une petite boule dans le bas du ventre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 2:42 PM MEST


Awake In A Dream
Awake In A Dream
Prix : EUR 13,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 De très bons critères, 7 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Awake In A Dream (CD)
Encore un groupe sixties brillant totalement oublié et c'est bien dommage. Les Critters étaient Américains et ont sorti trois albums à la fin des années 60. Sur ce CD sont regroupés le deuxième et le troisième (et dernier) albums, sortis respectivement en 1968 et 1969. Les Critters proposaient une musique pop très délicate, doucereuse, aux fragrances subtiles et aux mille nuances, gentiment psychédélique. Un véritable délice que d'écouter ces petites pièces primesautières et légères comme des bulles de savon. Pour situer, on pourrait parler d'un croisement entre The Left Banke et les Beach Boys. Mais un Left Banke ensoleillé ou bien des Beach Boys sans plage. Le fait est que les compositions ne sont pas toujours formidables (même si toujours audacieuses), manquant d'une certaine évidence et de fulgurances mélodiques. Mais, en fait, on écoute surtout beaucoup les Critters pour la qualité de l'enrobage: des arrangements réellement magnifiques, toujours en parfaite adéquation avec l'esprit du morceau, une instrumentation sans cesse variée et colorée, de petites bricoles géniales trouvailles qui viennent nous surprendre sans arrêt dans l'accompagnement. Pas le temps de s'ennuyer, il se passe toujours quelque chose d'intéressant, réellement. Mais quand c'est un peu au-dessus, alors là, on a droit à de petites féeries et les Critters tutoient les cieux. Il suffit d'écouter l'extraordinaire "Cool Sunday Morning" et son ambiance cool magnifique, "Wooden Soldiers" et ses passages instrumentaux changeants et chatoyants ou encore le gros délire fun de "King Street Flying Circus", trois grandes réussites ici mais il y en a d'autres et, comme je l'ai dit, ce n'est jamais désagréable, bien au contraire. On reste quand-même fasciné, en 2016, de découvrir encore d'aussi bons groupes des sixties, comme si la manne était inépuisable, alors qu'on peine à trouver des groupes actuels juste corrects. Y a pas à dire, c'est l'époque qui rend les groupes de son temps géniaux, il y a comme un souffle qui irise de génie toutes ces productions pleines et riches comme celles des Critters. Fans des sixties, vous avez compris ce qu'il vous reste à faire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (30) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 2:43 PM MEST


Situation amoureuse : C'est compliqué
Situation amoureuse : C'est compliqué
DVD ~ Manu Payet
Proposé par patricedeschaseaux
Prix : EUR 5,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas si compliqué de faire une bonne comédie, 7 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Situation amoureuse : C'est compliqué (DVD)
Convaincu par l'excellente comédie "Radiostars", je décide de voir si ce n'était pas le fruit du hasard et me visionne "Situation Amoureuse: C'est Compliqué". Eh bien oui, Manu Payet fait définitivement du bien à l'humour français sur pellicule. Sur une trame assez simple, le film va suivre son cours, trouvant son petit rythme de croisière (qui s'amuse) sans problème jusqu'à sa jolie chute. Certes c'est sans surprise côté mise-en-scène à part à deux ou trois exceptions (timides, par ailleurs) et la réalisation est sobre, se contentant de dérouler. Pour le reste, les situations cocasses vont bien s'empiler, tranquillement, on rit souvent, et, dans le même temps, le film est super tendre et humain. Alors, loin des gaudrioles et grosses facilités de nos comiques habituels, je trouve rassurant de constater qu'il y a de jeunes gars qui proposent des trucs plus proches de l'esprit des "Saturday Night Live" américains plutôt que d'aller au camping en tant que visiteurs. Car "Situation Amoureuse: C'est Compliqué" est une chouette petite comédie qui reste toujours digne et à hauteur d'homme qui ne cède à aucune facilité. On passe donc un excellent moment sans prétention et on a bien droit à une bonne dose d'humour avec la petite pointe d'émotion juste ce qu'il faut. Ce qui est déjà beaucoup. Et prometteur. Car enfin, si, en France, on se met à faire de bonnes petite comédies qui tiennent la route et qui ne prennent pas les spectateurs pour de gros bœufs, on se dit que tout espoir est encore permis. En attendant, si vous voulez vous marrer sans que ce ne soit navrant et pathétique ou gênant mais au contraire alerte, frais, vivifiant et chaleureux, presque réconfortant, ce film est une bonne petite adresse. Mérite le coup d'œil.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 11, 2016 11:04 AM MEST


Lucky Town
Lucky Town
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Manque de bol, 7 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lucky Town (CD)
Lors de la tournée qu'il effectua à la fin des années 80 pour Amnesty International en compagnie de Tracy Chapman, Youssou N'Dour et Sting, Springsteen aurait discuté avec ce dernier. Qui lui aurait déclaré que quelque chose clochait avec sa musique et qu'il lui fallait du changement. On avait légitimement le droit de flipper. Or, quand sort cet album, en même temps que son jumeau schizophrène "Human Touch", après 5 ans d'absence, on pouvait également et tout aussi légitimement attendre un retour tonitruant du Boss qui ferait parler la poudre et cogner les cœurs (affamés, comme chacun sait). Las, Springsteen sembla déboussoler sur ces deux disques, ne sachant trop quelle direction prendre. Systématiquement, "Lucky Town" hésite entre Steve Earle et Bryan Adams. Il y a bien des instruments rock traditionnels, de l'harmonica et même une pedal steel, mais ils sont timidement utilisés. Clairement, Springsteen ne peut jouer totalement la carte du roots car il ne doit pas négliger les radios. Alors les guitares électriques sonnent empesées ou empruntées (à Toto, de surcroit), s'embourbant toutes seules (in the big muddy ?). Il y a également cette batterie qui se contente du minimum syndical, sans panache et en pilotage automatique, pachydermique et sans âme au possible. Les morceaux ne décollent pas, restent au ras des pâquerettes. Sans compter ces nappes de synthés œuvrant en arrière-plan atmosphérique pour envelopper les morceaux. Si elles en soulignent les harmonies, elles alourdissent inutilement le propos, qui continue donc de refuser de décoller. A part Roy bittan, le E Street Band est exclu, le Boss lui préférant de tragiques requins de studio (vraiment merci, Sting !). Non pas que le E Street Band ne soit pas exempt de tout reproche (ce côte parfois balourd et grosse cavalerie un peu bourrine) mais enfin, cela reste un band, un groupe, un gang, des mecs qui jouent ensemble et ramassés, compact. Enfin... L'album commençait plutôt pas mal avec un "Better Days" qui possède de l'allant. Un allant, et après ? La composition reste bien faiblarde tout de même. Mais "Lucky Town", le morceau, déboule ensuite. On retrouve là le Sprinsteen qu'on aime avec ce morceau alerte et racé, cette fois-ci inspiré, le genre de morceau qui vous donne envie de prendre la bagnole pour foncer sur la highway à la poursuite de je ne sais quoi, mu par on ne sait quel désir brûlant. La fuite, élément essentiel du corpus springsteenien... "Local Hero" plombe déjà l'ambiance ensuite, un peu gauche. Mais l'espoir renait avec la magnifique ballade déchirante et habitée qu'est "If I Should Fall Behind". Là, c'est du grand art et on se dit que Springsteen est encore capable de faire passer ce genre d'émotions essentielles. Mais c'est dommage, tout le reste du disque ne vaut pas tripette, les morceaux se révélant bien quelconques et mal fagotés. Inutiles pour tout dire, comme une auto-parodie. A la limite, je sauve "My Beautiful Reward" mais ce n'est pas non plus l'extase, loin de là. Moins long et avec moins de mauvais morceaux que "Human Touch", il n'en reste pas moins que le résultat est maigre et qu'on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent. A l'époque, quelque part, je me disais que Sprinsgteen avait peut-être déjà tout dit. Presque tout dit en fait, il n'atteindra jamais plus, et de loin, ses hauteurs d'autrefois.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 3:21 PM MEST


Anthology 1958-1975
Anthology 1958-1975
Prix : EUR 21,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quand on Sheen, on trouve de bons trucs parfois, 6 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthology 1958-1975 (CD)
Un talent pur que ce Bobby Sheen, qui mériterait d'être plus (re)connu. Le fait est que, niveau voix, le garçon chante avec un naturel confondant: il ouvre la bouche et ça sort tout seul, avec une aisance incroyable. Jamais il ne semble forcer et, de plus, jamais il n'en rajoute. Excellente voix chaude et juvénile, charriant son lot de passion, avec un placement rythmique hors-pair, il possède également cette faculté, qui rappelle grandement Jackie Wilson, rien que ça, à se propulser d'un coup, par un falsetto flamboyant, dans des aigus vertigineux.

Bobby Sheen méritait bien sa compilation personnelle, idéalement réalisée ici par les as de Ace. On peut grosso-modo distinguer trois périodes dans la carrière du grand chanteur: la première, sous la bannière des Robins, en mode doo-wop plein de peps. La deuxième, sous la houlette de Phil Spector, sous l'appellation Bob B Soxx & The Blue Jeans, est sans doute la plus connue: "Zip-A-Dee-Doo-Dah" ou l'extraordinaire "The Bells Of St Mary" appartiennent bien évidemment à l'histoire de la pop majeure. La fin de la carrière du bonhomme est à classer bien évidemment dans la soul, à forte tendance northern.

Le compilation choisit judicieusement, à mon avis, de ne pas suivre l'ordre chronologique. Cela aurait été fastidieux et on a là affaire à une sélection colorée de 24 morceaux agencés pour garantir une qualité d'écoute agréable sur la continuité d'un album. On passe donc d'un morceau northern soul à de la pop sixties puis à du doo-wop et ainsi de suite, la continuité étant assurée par la voix, d'une très grande classe, de Bobby Sheen. Pas le temps de souffler qu'une nouvelle friandise se profile sans cesse. Un régal.

On notera ici quelques grands morceaux mais il y a également quelques compos très quelconques. Bobby Sheen, surtout en mode soul, n'a pas souvent trouvé des véhicules du niveau de sa voix. Mais il n'y a tout de même rien à jeter ici, tout est bon. Sauvé par la voix de Sheen, donc, mais aussi par une instrumentation bien équilibrée et une production solide. Tous les morceaux du disque brillent d'un bal éclat urbain mais jamais trop sophistiqué. A l'arrivée, donc, eh oui, un vrai régal.

Enfin, comme toujours chez Ace, le son est remarquable et le livret est copieux et instructif. Les amateurs de soul ne devraient donc pas se priver mais en vérité tous les amoureux des sixties devraient se régaler comme il faut avec cette excellente anthologie qui ravit à chaque écoute. Excellent.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 2:46 PM MEST


Hawk
Hawk

4.0 étoiles sur 5 Hawk est, 4 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hawk (CD)
Et bing, ça lui a tellement plu que Ronnie Hawkins nous ressort un second album du même tonneau un après celui de 1970. Avec la même équipe ou quasi: on retrouve donc Tom Dowd à la production et Duane Allman, Donald "Duck" Dunn ou encore Jim Dickinson comme accompagnateurs. Pas mal et pas rien. Dès le premier titre, Hawkins donne le ton: un excellent morceau country signé Don Gibson, "Don't Tell Me Your Troubles". Mais le deuxième morceau nous emmène à la Nouvelle-Orléans. Cosigné Dave Bartholomew, "Sick And Tired" pulse du feu de Dieu, boosté par une section de cuivres (les légendaires Memphis Horns) gigantesque. C'est bien back to the roots toute, sans une seule pensée mercantile, et peu importe l'étiquette (pourvu que etc.). D'ailleurs le troisième morceau est signé du légendaire Charlie Rich, un "Lonely Weekends" qui file comme il faut. Ca file toujours, en mode jive cette fois, avec "Drinkin' Wine Spo-Dee-O-Dee", et ça continue de tanguer et de rouler avec le "Red Rooster" de Willie Dixon, à bride abattue, et le standard Sun d'Orbison "Ooby Dooby". Franchement, ça rigole, c'est la cour de récré, il fait beau et bientôt la sonnerie et les vacances. La deuxième face est moins diversifiée dans le fond mais c'est la même histoire. Elle s'ouvre et se ferme par deux incontournables de Tim Hardin, "The Lady Came From Baltimore" et "Black Sheep", ici magnifiquement rendus tous deux. Deux moments d'exception. La tendance folk et plus calme de cette face est confirmée par la reprise du "Leaves That Are Green" de Paul Simon, impeccable. Puis deux originaux réussis à tendance country roots et fière, "Patricia" et "Odessa". On a bien sûr quand-même droit à la ballade southern soul dépouillée, "Treasure Of Love". Tout le long de cet excellent album qui passe tout seul, presque comme un rêve champêtre, les musiciens sont d'une sobriété et d'une justesse exemplaires, offrant un accompagnement parfait. Il y a ici un profond respect des chansons et on tente donc au mieux de leur rendre justice sans jamais tirer la couverture à soi. Idem pour la voix de Hawkins, juste simple et humaine, qui se contente de souligner les changements harmoniques du matériau avec une grande sensibilité pleine de retenue. Cet album est donc un petit sans-faute qui fait du bien, beau et simple à la fois, d'une tranquille évidence, peut-être un poil supérieur à son prédécesseur car à la fois plus varié dans le fond mais plus cohérent dans la forme. C'est comme un après-midi, quand il fait chaud, trop chaud, et qu'on trouve un peu d'ombrage sous les arbres tandis qu'un légère brise s'immisce en douce, à la fois pour faire bruire légèrement les feuillages et pour vous rafraichir délicatement l'épiderme. Ou une halte bienfaisante devant un cours d'eau. Car elle coule toute seul, cette musique, je vous l'ai dit ! Très très très bon.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2016 6:39 PM MEST


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