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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Vision Vol. 1: Little Worse Than A Man
Vision Vol. 1: Little Worse Than A Man
par Tom King
Edition : Broché
Prix : EUR 16,97

4.0 étoiles sur 5 Chronique d'une catastrophe annoncée, 23 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vision Vol. 1: Little Worse Than A Man (Broché)
A la faveur de la relance des Marvel Comics intitulée "All-New All Different" (ANAD), le personnage de The Vision, créé en 1968 par Roy Thomas et John Buscema, retrouve un comic book mensuel pour la première fois me semble-t-il depuis plus de 20 ans (cf. "The Vision" #1–4, nov. 1994 / fév. 1995).
La Vision est un "synthésoïde" créé par le malfaisant Ultron à partir d'un double de l'enveloppe synthétique de la Torche Humaine (l'androïde Jim Hammond du Golden Age, pas le FF Johnny Storm) et d'éléments du fonctionnement cervical ainsi que de la personnalité du super-héros Wonder Man. Mais la Vision est mort et ressuscité (ou plutôt réparé) plusieurs fois depuis, sachant en particulier qu'il a perdu le contrôle de lui-même à plusieurs reprises, sous l'action d'Ultron ou de son (ex) épouse La Sorcière Rouge. A ce stade, il convient de noter que la Vision, qui fonctionne grâce à l'énergie solaire, est dotée de super-pouvoirs extrêmement dangereux : projection de rayons, capacité de voler, capacité à se dématéraliser ("phaser") ou au contraire à accroître sa densité pour être plus résistant qu'un diamant et peser jusqu'à 90 tonnes.
S'il a très tôt été admis au sein des Avengers ("East Coast" puis "West Coast" et autres équipes plus ou moins affiliées), et s'il est un des personnages qui a été le plus longtemps en activité au sein de cette équipe, The Vision comporte une part d'ombre qui provient du conflit interne entre le fonctionnement objectif, responsable et prévisible d'une machine dotée d'une intelligence artificielle et la part d'humanité qui se loge en lui.
C'est sur ce point que s'appuie Tom King, un ancien agent de la CIA, écrivain et, depuis quelques années seulement, auteur de comic books, pour cette nouvelle série dont ce trade paperback est le premier recueil. Aux dessins l'accompagne de dessinateur et peintre espagnol Gabriel Hernández Walta, né en 1973 dans l'enclave de Melilla (Espagne).
La Vision, obsédé par son ambition de devenir humain et avec les économies de plusieurs années de salaires de Vengeur, se créé de toutes pièces sa propre famille idéale américaine : une épouse, Virginia, et deux adolescents jumeaux, Viv et Vin. Tous trois ont l'apparence et les pouvoirs de leur chef de famille / créateur. Rappelons à ce stade que la Vision a déjà été "papa", de deux jumeaux imaginaires nés de son union avec Wanda Maximoff : Thomas et William. Les Vision s'installent dans une maison individuelle traditionnelle, en bois, dans un quartier résidentiel de la ville d'Arlington (Virginia, 230 000 habitants environ), à proximité de Washington, D.C, et de nombreux sièges d'administrations importantes de la fédération des Etats-Unis d'Amérique. La Vision garde son travail de Vengeur qui l'éloigne de temps à autres du domicile familial, tandis que Virginia se cherche un emploi et que les deux enfants sont élèves au collège du coin. L'ensemble du récit contenu dans les six chapitres de cet ouvrage est présenté par un narrateur qui reste inconnu. Son récit porte sur les débuts de la nouvelle vie familiale de la Vision, mais aussi, bien loin de là, sur... Agatha Harkness et sa... vision d'un futur dramatique. Car si tout paraît bien commencer pour les néo arlingtoniens - malgré quelques "glitches" et un début d'inquiétude pour la Vision -, la petite famille bascule brusquement dans le drame avec une agression furieuse de la part du Grim Reaper (frère de Wonder Man), un jour où la Vision n'est pas là.
King donne un début à la fois surprenant, maîtrisé et lourd de suspense à cette série excellemment mise en images par Hernández dans un graphisme clair et expressif et par la coloriste Jordie Bellaire.


Ils... O.S.T.
Ils... O.S.T.

4.0 étoiles sur 5 Vassiliu ? Qui c'est celui-là ?, 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ils... O.S.T. (Album vinyle)
Auteur, compositeur, interprète, guitariste, Pierre VASSILIU (1937-2014), est un de ces artistes français qui n'a pas encore bénéficié d'un juste retour sur ses différentes carrières, celle de chanteur humoristique multi-compilé (en gros, les années 1960 ou les années Decca), celle du chanteur folk-musiques du monde etc. (les années qui suivent, notamment les années 1970 chez Barclay), celle aussi, de compositeur de musiques de films (huit films, selon wikipedia), que le label indépendant français Born Bad Records, éclectique et de qualité, met en avant avec cet EP vinylique 7", de 3 titres liés à un film français de 1970, réalisé par Jean-Daniel SIMON, intitulé "Ils...".
Publié à l'occasion du "Disquaire Day" 2016, ce disque pressé avec grand soin et protégé dans une double pochette épaisse présentant des photographies couleurs et le pitch du film (Michel DUCHAUSSOY, Alexandra STEWART, Charles VANEL), propose pour la première fois en dehors du film lui-même les plages instrumentales suivantes :
- 'Générique Début'' commence avec une rythmique insistante (deux basses ?) pouvant évoquer un certain krautrock avant de plonger dans une forme tendue de soul jazz avec orgue,
- 'Maison de Passe' est un joli morceau downtempo mariant guitare acoustique et flûte traversière,
- le "groovy" 'Scène d'Amour' offre un breakbeat, autour duquel s'enroule une basse ondulante, les deux servant de support à des soli de guitare électrique et d'orgue.
L'ensemble est bien dans le ton des meilleures trouvailles des "crate-diggers" à l'affût de musiques de bibliothèque sonore et de musiques de film. Une parution particulièrement bienvenue et qui invitera peut-être à de nouvelles découvertes ou rééditions.


Superman: The Golden Age Omnibus Vol. 2
Superman: The Golden Age Omnibus Vol. 2
par Various
Edition : Relié
Prix : EUR 69,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un pyjama par-dessus un slip porté par-dessus un caleçon long !, 21 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman: The Golden Age Omnibus Vol. 2 (Relié)
Bizarrement, DC Comics a laissé passer pratiquement trois années avant de donner une suite au premier tome de cette intégrale des toutes premières aventures dessinées de Superman (cf. 'Superman: The Golden Age Omnibus Vol. 1'), sachant que toutes ces histoires avaient déjà été rééditées il y a quelques années dans la collection "Superman Chronicles", en dix recueils d'environ 200 pages chacun.

Les plus de 730 pages de ce deuxième tome reprennent les aventures parues dans les revues "Action Comics", "Superman" et "World's Best/Finest Comics" entre janvier 1941 et le printemps 1942. Si tous les épisodes sont scénarisés par le co-créateur Jerry SIEGEL, les dessins sont partagés entre le co-créateur Joe SHUSTER et une équipe de sept "assistants" qui ne signent pas leur travail, mais dont DC Comics révèle les noms dans les premières pages. C'est Jack BURNLEY qui se distingue du lot avec un style graphique qui tire plus vers Alex RAYMOND (toutes proportions gardées) que vers celui de SHUSTER, que les autres s'appliquent à peu près tous à imiter. Autant dire que, comme pour le tome précédent, ce ne sont pas les dessins restaurés de comic books qui vont "bluffer" le lectorat de 2016, ni d'ailleurs les couleurs, franchement basiques car refaites en fonction des choix d'origine, erreurs de continuité comprises. Mais il faut garder à l'esprit que dans ces années-là le comic book reste un produit très récent et que sa cible est le garçon plutôt WASP âgé de 8-12 ans.

Il ne peut être question d'évoquer individuellement les histoires, de 13 pages chacune, de ce recueil. Je m'en tiendrai à quelques notes relevées au fur et à mesure :

- les pouvoirs de Superman incluent l'hypnotisme, le ventriloquisme (si si ! cf. page 482), l'imitation des voix et - déjà abordé dans ma chronique du tome précédent - le remodelage de son propre visage afin d'imiter les traits d'une autre personne. A noter également que son "intelligence supérieure" lui permet quasi instantanément de comprendre et de parler la langue d'un peuple sous-marin inconnu. Enfin, sur ce registre des super-pouvoirs, tout du long, on ne sait pas si Superman vole ou saute. SIEGEL paraît hésiter.
- il faut compter aussi avec l'ingéniosité de Superman, que l'on voit inventer en quelque sorte sa propre "boîte à coucous" qui, apposé sur la cloison en métal de la coque, lui permet de sortir et entrer à volonté d'un sous-marin.
- Luthor met un moment à pointer le bout de son nez, puisque c'est au début des pages 200, mais il revient régulièrement par la suite. Il est désormais chauve.
- à noter que le premier proto-super-villain arrive aux environs de la page 350. On aura l'Archer (une inspiration pour Green Arrow ?), le roi de l'évolution, la lumière, Domino, le maître des éclairs... Le "Dawn Man" est particulier car c'est un homme de Néanderthal qui a été conservé dans la glace de l'Alaska.
- au regard du contexte historique mondial de l'époque (seconde guerre mondiale en Europe), plusieurs épisodes voient Superman s'affronter à la 5è colonne, aux saboteurs, aux espions, et autres "pacifistes" qui, dirigés de l'étranger, en ont après l'effort de réarmement des USA en s'attaquant y compris au canal de Panama. Mais, si on voit des "pin-ups" et même des couvertures montrant Superman se battre contre des troupes revêtues d'uniformes étrangers, il faut attendre les dernières pages du tome (Superman #15, mars-avril 1942) pour voir Superman partir en Europe afin de défendre ce petit pays qu'est le Napkan menacé d'Anschluß par le dictateur à mèche et petite moustache du nom de Razkal qui règne sur un pays nommé Oxnalia...
- tout au long du tome quasiment, Superman a cette manie de se dissimuler sous les automobiles en marche à vive allure de ses ennemis ! Quelle drôle d'idée !
- autre manie de l'Homme d'Acier : creuser des trous dans la terre, dont une fois pour contourner un des ses ennemis plutôt que de faire usage de sa super-vitesse ! A moment, Supes rencontrera tout de même par ce biais un peuple qui vit sous terre depuis la dernière glaciation.
- autre manie de l'Homme de Demain : emmener les seconds couteaux dans les airs pour leur flanquer la frousse et les faire parler.
- après deux histoires mettant en scène des animaux géants, Luthor introduit véritablement la pure science fiction dans la série avec sa ville bâtie dans le ciel.
- un "Jimmy" qui deviendra plus loin "Jimmy OLSEN" apparaît page 491.
- on surprend à deux reprises Superman à garder son costume de Superman sous son pyjama.
- grand classique des BD de l'époque : un "safari" en Afrique permet à Superman de croiser des éléphants d'Asie et des tigres... sans parler des (gros) animaux inconnus.
- à noter, concernant le peuple sous-marin évoqué plus haut : les hommes ont deux jambes mais les filles, sirènes, ont une queue de poisson sous la ceinture. Pratique...
- malgré la présence de Superman, Metropolis subit parfois de terribles catastrophes aux multiples victimes, dont une submersion quasi complète...
- tout du long, les journalistes Lois LANE et Clark KENT se tirent la bourre pour ramener le meilleur reportage, ce qui conduit inévitablement l'intrépide Lois à se retrouver otage de dangereux malfaisants qu'heureusement Superman avait à l'oeil, mais à la fin, c'est le plus souvent KENT qui ramène le premier l'article, qui est aussitôt imprimé. Bien que concurrents, KENT et LANE sont inséparables professionnellement mais aussi pour déjeuner ou des sorties "en tout bien tout honneur". Le fait que, quant KENT est là, il n'y a pas de Superman et réciproquement, même si cela se produit successivement sur une île isolée, ne tarabuste pas Lois qui pourtant aime le travail de déduction.

Au total, on ne s'ennuie pas à la lecture de ces antiques épisodes, surtout en plein été, malgré (ou à cause de) leur caractère "kitsch". ***3/4


Truckers,.. -Digi- Vol.1
Truckers,.. -Digi- Vol.1
Prix : EUR 14,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Aux (meilleures) sources du country rock, 20 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Truckers,.. -Digi- Vol.1 (CD)
Le label allemand Bear Family Records se spécialise dans les rééditions d'anciens enregistrements, les premières éditions d'enregistrements restés inédits et les compilations thématiques consacrées à la musique du siècle dernier, des années 20 aux années 80, avec une préférence marquée pour la musique étatsunienne. Les sélections sont réalisées avec un soin maniaque, en mobilisant les catalogues de nombreux labels et avec des "liner notes" de référence.
Bear Family a ainsi consacré des compilations de qualité exceptionnelle, sans équivalent même chez les français Frémeaux & Associés, au blues acoustique, au doo-wop, au R&B et à la soul music, parmi d'autres thèmes. Bear Family a aussi réalisé une série de compilations consacrées à la country & western music de l'après deuxième guerre mondiale à la fin des années 1960.
Avec "Truckers, Kickers, Cowboy Angels", ce label s'est lancé dans une mise en lumière de la naissance puis des meilleures années de ce que l'on a appelé le "country rock". Avec ce premier tome d'une série de sept, ce label s'attarde en 2 CD plus un épais livret très documenté et très bien rédigé sur les trois premières années de ce courant musical.
Il s'agit de cette période au cours de laquelle des musiciens californiens (Byrds, Beau Brummels...) ou bien installés à New York (Lovin' Spoonful, Bob Dylan), venant souvent du rock, ont jeté leur dévolu, dans un mouvement plus ou moins concerté, sur la C&W et réciproquement. C'est-à-dire des musiciens plutôt "country", de Nashville ou d'ailleurs, qui se sont orientés vers un son plus rock ou pop-rock. Aucun d'entre eux ne néglige la qualité des compositions et des paroles, à l'exemple de Bobbie Gentry et de son 'Ode To Billie Joe', que cette compilation propose en deux versions : l'originale et une belle reprise instrumentale. On retrouve parfois les mêmes musiciens de session derrière les artistes et principaux membres des groupes.
Ce double CD met bien évidemment en évidence Gram Parsons, ce californien à qui on accorde souvent la première initiative de réaliser la jonction de la country musique et du rock. Parsons est présent au travers de quatre sélections de son "International Submarine Band" mais aussi de plusieurs chansons avec les Byrds (extraites notamment de l'album 'Sweetheart Of The Rodeo'), ces derniers figurant au total pas moins de 5 fois dans la compilation.
Dylan et The Band sont également là, pour des extraits significatifs de leurs oeuvres respectives réalisées tout juste après les "Basement Tapes" alors restées inédites. Il y a aussi des vétérans des années 1950 tels que que Ricky Nelson et les Everly Brothers qui tentent de se refaire la cerise en proposant eux aussi, tout simplement, le produit de leur expérience séparée des deux registres, rock et country.
Mais c'est l'ensemble des sélections qui est excellent, avec un son de très grande qualité technique, et beaucoup de fraîcheur musicale dans ces tentatives réussies d'amalgame entre la country et le rock, même si toutes sont loin d'avoir été des hits aussi fracassants que l'Ode de Bobbie Gentry.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 20, 2016 7:39 PM MEST


Black Jack, Volume 7
Black Jack, Volume 7
par Osamu Tezuka
Edition : Broché
Prix : EUR 16,20

5.0 étoiles sur 5 Ces limites de la médecine auxquelles se confronte Black Jack, 19 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Jack, Volume 7 (Broché)
Oeuvre du plus grand des mangakas, Osamu Tezuka, Black Jack (en japonais Burakku Jakku) a été publié au Japon de 1973 à 1983. Black Jack est un homme encore jeune qui a connu lorsqu'il était enfant un terrible accident et qui doit la vie au travail de reconstruction d'un chirurgien expert. Black Jack est lui-même devenu chirurgien mais il n'a pas été diplômé. Ses interventions sont néanmoins très recherchées, car pratiquement miraculeuses. Il demande en général des sommes astronomiques pour intervenir. Fortuné, il voyage à travers le pays dans sa limousine noire quand il ne se repose pas dans sa maison éloignée, qui est tenue par Pinoko, au physique de toute petite fille mais qui prétend être son épouse fidèle et dévouée.

Ce volume appartient à une intégrale des aventures de Black Jack, présentées dans l'ordre défini par Tezuka, publiée il y a quelques années par l'éditeur étatsunien Vertical Inc. Cet ouvrage fait suite à un n° 6 et devance un n° 8, logiquement. Ce qui l'est moins, c'est pour des raisons obscures, ces tomes 6 et 8 sont épuisés et qu'on ne les trouve plus qu'à des prix astro (boy) nomiques ! Idem en France pour ce qui concerne l'édition homologue. C'est bien dommage car Black Jack est une des séries préférées de son auteur, à juste titre en ce qui concerne sa qualité.

Le tome recueille 14 histoires du chirurgien, qui sont pour le Dr. Tezuka autant d'occasions de sonder l'âme humaine, souvent dans toute sa noirceur.

Pour 'Guys And Birds', Black Jack est en Italie, où un vieil homme et son petit fils sont harcelés par des mafieux afin qu'ils cèdent leur propriété sur laquelle des oiseaux ont élu domicile.

Avec 'The Gray Mansion', Black Jack se fait chirurgien esthétique, réparant le visage d'un jeune homme à la demande de la soeur de ce dernier. Mais il y a quelque chose de bizarre ente ces deux-là qui sont très riches et habitent une grande demeure.

Dans 'A Cat And Shozo', Black Cat est appelé au secours d'un garçon de 14 ans par son père mais quand le chirurgien arrive sur place, le gamin se révèle être... un chat !

Avec 'The Two Pinokos', une des histoires les plus longues de ce recueil, Black Jack croise une petite fille qui est le sosie de Pinoko. Ce sosie est très malade et Black Jack va très vite se trouver en opposition avec le médecin de famille de cette petite. Pour ce jeune homme, il va falloir choisir entre sa carrière et la vérité...

'Unexploded Bomb' évoque la prime jeunesse de Black Jack, et notamment l'accident qui lui a valu ces cicatrices mais également de terribles blessures pour sa maman. Tout cela à cause de d'un businessman assoiffé d'argent...

Dans 'Younger Brother', il est question d'une famille dans laquelle les hommes se meurent d'un cancer et dont le dernier père en date a tout fait pour que le plus jeune de ses deux fils fasse des études de médecine afin d'être en capacité de le guérir. Hélas, malgré tous les efforts de son père et de son frère, le fils choisi se révèle être un cancre... Il va devoir trouver un stratagème pour sauver son père que le cancer a rattrapé... Ce récit, comme les autres, mais de manière peut-être plus nette encore, a la valeur d'une fable.

Pour 'High And Low', c'est aussi nettement le côté "fable" qui s'exprime avec un homme riche sauvé par le sang rare d'un ouvrier. Lorsque l'ouvrier a a son tour besoin de ce sang rare, l'homme riche sera-t-il au rendez-vous ?

Dans 'Goribei Of Senjogahara', il est question d'un singe qui vit dans la montagne et que l'on dit dangereux.

Avec 'The Kuroshio: A Memoir', une star a causé un accident de la route et ne s'est pas arrêtée car trop pressée de se lancer dans le pari un peu fou mais très médiatique d'une traversée à la rame. L'ombrageux, tenace, pugnace, intransigeant et riche Black Jack va mettre les grands moyens pour lui administrer une leçon.

'Black And White', dont le protagoniste méchant a les traits de l'acteur Charles Bronson - qui à la fin de sa carrière affectionnait les rôles de "vigilante" -, voit Black Jack et Pinoko pris en otage dans leur maison.

Dans 'A Hill For One', Black Jack finance la restauration d'une forêt de montagne après qu'elle ait été en partie coupée pour faire des pistes de ski destinées aux Jeux Olympiques d'hiver de 1972. La forêt est habitée par un ours. Il s'agit à nouveau, après les oiseaux, les chats, le singe, d'une histoire dans laquelle Tezuka met en avant les animaux et notamment les qualités empathiques qui les caractérisent.

Pour 'Cloudy, Later Fair', une jeune femme manager d'un hôtel, qui a détourné de l'argent de son employeur par amour pour un type qui n'en vaut pas la peine, veut se suicider. Un petit garçon désespéré de trouver de l'aide pour son papa gravement malade va taper à sa porte au moment où elle allait avaler des cachets...

'Hurricane' se passe sur une toute petite île habitée par un milliardaire mourant, sa très jeune femme et son neveu. Black Jack est appelé au chevet du milliardaire et il arrive dans le jet privé de ce dernier, avec le pilote. Survient un ouragan, dont le tout début va notamment détruire le jet. Il ne reste plus qu'un coucou qui ne peut emmener loin de l'île que deux-trois personnes tout au plus...

Dans 'Timeout', un petit enfant est retenu prisonnier sous un amas de poutrelles d'acier tombées d'un camion comme un jeu de mikado. Pour le sauver, Black Jack va le découper en morceaux afin de le libérer puis le "recoudre" ! Mais qui va payer ?

L'ensemble paraît très bien traduit - en tout cas, c'est très lisible - et s'accompagne souvent de notes de bas de pages pour déchiffrer les idéogrammes ou signaler telle ou telle allusion.


Aus Grauer.. -Digi-
Aus Grauer.. -Digi-
Prix : EUR 26,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 NSG (Nicht Sehr Gut), 18 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aus Grauer.. -Digi- (CD)
Le label Bear Family Records est, à juste titre, réputé pour la qualité de ses rééditions et de ses compilations, qui portent le plus souvent sur des artistes et des musiques des USA. Avec la profusion de compilations consacrées à la "Neue Deutsche Welle" (New Wave allemande), cette génération de groupes et d'artistes qui a fait suite, après le choc punk, à ce qu'on appelait le "krautrock" qui avait dominé la scène allemande dans les dix années précédentes, il était plus que temps de voir Bear Family s'intéresser à ce courant. C'est chose faite avec une série de quatre compilations, de deux CD chacune, toutes dans une présentation "digipack" avec une enveloppe qui s'ouvre en trois pans et un épais livret présentant le détail de l'histoire de chaque oeuvre sélectionnée.

Pour ce premier tome, qui contient 50 titres et comporte une durée d'écoute de près de 3 heures, la sélection comprend des artistes signés par des majors qui ont eu une carrière internationale ainsi que des groupes plus obscurs - même en Allemagne -, indépendants et qui ont eu une carrière courte.

Le point commun est la plupart du temps une rythmique raide comme un passe-lacets, sur un rythme plutôt uptempo qui reste l'image sonore définissant la NDW (Neue Deutsche Welle) et qui curieusement à moins bien vieilli que les musiques qui l'ont précédée telles que Can ou Neu! et même que le "planant" !

Exception à cette règle, Nina Hagen, qui ouvre la compilation avec son appropriation "prog punk" d'une chanson d'un groupe étatsunien, 'TV-Glotzer', pour son premier album. Malaria! échappe aussi à la règle, mais n'en livre pas moins une chanson difficile à écouter, même lapremière fois. DAF (Deutsch Amerikanische Freundschaft) est aussi une exception avec son 'Der Räuber Und Der Prinz' totalement électro extrait de son 3è LP. Rheingold fournit à mon sens l'une des meilleures sélections de la compilation, avec l'électro-pop-rock 'Dreiklangsdimensionen' de son premier LP. Le 'Computerstaat' d'Abwärts, très cold wave, est également à noter. Le raide-raide-raide 'Blaue Augen' d'Ideal aussi, puisque ce fut un hit important en Allemagne, mais ce n'est pas à mon avis la meilleure des chansons de ce quatuor. Le groupe Tempo, bien moins connu que les précités, livre un agréable 'In My Room' sous influence du Velvet Underground. Trio est présent via l'électro-punk minimal 'Halt Mich Fest Ich Werd Verrückt'. Il faut attendre la chanson pop 'Goldener Reiter' de Joachim Witt pour retrouver quelque chose d'intéressant sur ce premier CD.

Le second CD comporte encore moins de morceaux mémorables. Retenons le white funk de Zatopek pour son 'Dispofunk' un peu longuet toutefois. Le 'Komm Mit Mir' de Die Atlantikschwimmer, accordéon compris, donne dans la pop. Die Mimmi's lorgnent du côté de Joy Division / New Order des débuts avec son 'Up'n Land'. Le 'Rosemarie' de Hubert Kah est écrit comme une chanson rockabilly mais sonne bien "NDW". Le relativement classique Spliff ferme la marche des chansons réécoutables (à la rigueur) avec 'Heut' Nacht'.

En synthèse, le "crate-digger" trouvera peu de perles injustement méconnues et le choix (bien compréhensible, en l'occurrence) de Bear Family de rédiger son épais livret en allemand ne facilite pas l'ouverture des oreilles néophytes. Note technique **** Note musicale **. Note moyenne en-dessous de "J'aime".


Hip Hop Family Tree 3-4: 1983-1985
Hip Hop Family Tree 3-4: 1983-1985
par Ed Piskor
Edition : Broché
Prix : EUR 46,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 I Need A Beat (Remix), 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hip Hop Family Tree 3-4: 1983-1985 (Broché)
Un petit peu moins de deux ans après le premier boîtier recueillant les deux premiers albums de cette histoire du hip hop étatsunien (cf. 'Hip Hop Family Tree 1975-1983'), Fantagraphics propose le deuxième, qui couvre des années décisives en particulier pour le rap. Deux tomes brochés, de grand format, sont glissés dans un boîtier en carton épais, dans lequel est ajouté le "bonus" exclusif d'un petit comic book de 24 pages.

Rappelons que malgré son titre qui évoque les "Rock Family Trees" de Pete Frame, l'auteur complet étatsunien Ed Piskor (né en 1982) ne trace pas des arbres généalogiques mais écrit et dessine des planches de BD, exposant par petites touches et de manière chronologique le développement de la culture hip hop aux USA. C'est un travail exigeant en termes de documentation puisque notamment l'auteur était tout petit en 1983-1985, et malgré la (relative) disponibilité des oeuvres musicales (au moins sur le Web), les anecdotes et moments clés proviennent d'une bibliographie sérieuse.

Au plan des dessins, bien que Piskor soit, selon sa bio wikipedia, un ancien étudiant de la Joe Kubert School, son style graphique est peu susceptible de faire de l'ombre à Stuart Immonen, Steve Epting ou Sean Phillips. Très "indé", souvent un peu raidounet et pas à l'aise avec les volumes ou les perspectives, les dessins de Piskor restent très lisibles et vont bien avec le propos général de l'oeuvre.

La première génération de rappeurs peine à tenir la distance, l'exploitation du hip hop par Hollywood done beaucoup de n'importe quoi et seules les séquences avec les stars du hip hop, bien que sévèrement coupées, gardent un intérêt. Mais sous l'impulsion de Russell Simmons une nouvelle génération de rappers arrive avec notamment Run DMC, déjà "Kings Of Rock" mais on n'en est pas encore arrivé au carton de 'Walk This Way' qui eût pour effet induit de sauver Aerosmith et ses Toxic Twins. Les filles sont également au rendez-vous, avec les plusieurs Roxanne, dont Roxanne Shanté ma préférée, et surtout Salt & Pepa. Avec l'arrivée de Rick Rubin dans le milieu hip hop auprès de Russell Simmons, le label Def Jam est créé avec L.L. Cool J comme premier LP. Les Beastie Boys font la transition entre le punk hardcore - qui a fait suite à la "new" puis la "no" wave new yorkaise - et le hip hop, non sans passer leur temps à faire des farces, y compris à Madonna qui les a mis en première partie de sa tournée. Sur la côte ouest, Ice-T fait l'actualité mais on repère déjà un tout jeune Dr. Dre.

Bref, c'est un lecture essentielle et indispensable pour tout fan sérieux du hip hop, comme jadis les "Rock Family Trees" pour qui voulait s'y retrouver dans les différents line-ups par exemple des Byrds ou de Soft Machine ! **** et 2/3


Jeff Oezdemir and Friends
Jeff Oezdemir and Friends
Prix : EUR 18,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jeff de Berlin, 16 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jeff Oezdemir and Friends (CD)
Pour le peu de connaissance que j'en ai (en tant que consommateur), on peut toujours compter sur le label berlinois Karaoke Kalk pour proposer des artistes et disques qui sortent des sentiers battus tout en gardant à l'esprit la rencontre avec un large public via une approche mélodique pour ne pas dire "pop" de la musique.

Le compositeur, producteur et multi-instrumentiste Jeff Özdemir, "né un beau lundi dans les années 1970" (dixit sa bio pour sa page FB), a été / est toujours (re-sic) membre du groupe Faruk Green, fondé dans les années 1990, au sein duquel il joue les claviers. Jeff Özdemir est aussi le propriétaire d'un magasin de disques dans le célèbre quartier berlinois de Kreuzberg, le “33rpm Store”, et il gère également un label “33rpm Records” avec plusieurs associés musiciens comme lui.

Cet album, le premier d'une série apparemment (un “vol. 2” serait en préparation), tient à fois du réceptacle de morceaux réalisés par Jeff Özdemir au fil des années, de showcase pour des amis et de compilation de morceaux favoris dus à d'autres artistes. En conséquence, le disque est particulièrement éclectique, à l'image des influences avouées de Jeff Özdemir (cf. la bio de sa page FB) et sonne comme une "mixtape" que vous auriez pu faire à la maison mais avec un bien meilleur son qu'avec la chaîne du salon (ou le lecteur MP3).

Le programme s'ouvre avec un premier morceau du groupe Faruk Green, 'Die Sonne' (2:16), est un instrumental dirigé par le piano, avec une rythmique de type "big beat" et de l'électronique. Özdemir prend la suite avec 'Baby Can't You See Now' (4:11), une chanson avec guitare électrique, claviers et batterie menée sur un rythme moyen, ni ballade ni rock, avec sifflotis à la fin. Faruk Green revient pour 'Özgür' (3:32), un autre instrumental, cette fois cinématique, "beatless" mais avec guitare, claviers et accordéon. Chouette ! Lee Buddah propose ensuite avec 'Andy' (4:55) une chanson en allemand, fondamentalement pop, qui sonne même "variété" au début et pour les couplets, mais que la basse roulante entraîne vers la disco au refrain, violons compris. Une fausse fin et une reprise du refrain complète une oeuvre faite pour plaire et qui réussit ! Le lent et bel instrumental 'Quallen' (5:02) du Jeff Özdemir's Halloumi Express se place entre néo classique et jazz, le piano jouant quelques notes insistantes, puis étant rejoint par une guitare peu électrifiée, un solo de saxophone, des sifflotis... Là encore, il y a une coloration "cinématique". Elyas Khan propose avec 'Bells (Radio Edit)' (3:17) une chanson en anglais, sur une rythmique ferme, avec claviers et bruitages. La chanson de Nicholas Desamory, 'The Truth' (6:35) évoque de que pourraient être des Django Django minimaux. La rythmique est binaire, la musique est électronique, le chant est choral, pour un résultat pop et expérimental. Suivent Jeff Özdemir's Weapons Of Mass Destruction, avec l'instrumental 'It's Not The End Of The World (It's Just The End Of The Universe)' (3:45), qui s'ouvre sur de belles notes de piano électrique, rejointes par une rythmique lente pour former un ballade jazzy s'offrant à des soli de trompette puis de saxophone. Jeff Özdemir With The Adam & Steve Arkestra proposent ensuite avec 'Glück (Brass Version)' (1:47) un instrumental ne comportant qu'un ensemble de cuivres jouant à l'unisson. Suit avec James Merle Thomas, 'Hommage To The Square' (3:56), une chanson en anglais, sur une rythmique souple et chaloupée, des guitares acoustique et légèrement électrifiée, un refain choral, le tout évoquant agréablement le post-rock pop de The Sea And Cake. Alogte Oho Jonas & His Sounds Of Joy proposent quant à eux avec leur 'Zota Yinne' (4:15) un reggae d'inspiration "roots" avec cuivres, chant choral fille/garçon et solo d'orgue. Jeff Özdemir revient pour le court 'Born (Interlude)' (0:52), avec sons électro et voice over en anglais. Rimini Sunset et son instrumental 'Sunrise (Short Edit)' (5:51) donne dans une certaine "space disco" de bon aloi. Edwyn Tokyo offre avec 'Der Typ Ist Fett Dabei' (4:27) la plage la plus allumée du disque, une chanson pop avec une rythmique binaire uptempo qui ralentit à deux reprises pour mieux repartir, phrase répétée, "Na na na" choral, synthétiseurs... Durand Durand (!) propose avec 'Born In 19888' (2:37) un instrumental sur une rythmique lente, avec nappes et boucles de synthétiseurs. Jeff Özdemir revient avec 'Allein Mit Dem Dualismus' (3:58), qui est un instrumental reposant sur un rythme breakbeat, soutenu par une guitare rythmique et des percussions, rejoints par une guitare solo, une basse roulante (dum dum dum...), un synthétiseur en nappes puis en solo. Du même Jeff Özdemir, le court instrumental 'Es Gab Kuchen Bei Veronica' (1:19) donne dans une forme minimale d'électro jazz-junk. J.R. Plankton offre avec 'Regen' (10:03) un instrumental électronique qui fait le lien entre l'école du "planant répétitif" des années 1970 et le courant "ambient" des années 1990. Pour conclure, le Jeff Özdemir's Halloumi Express revient avec 'Scheisse' (3:47), une chanson, une ballade à guitare légèrement électrifiée chantée en allemand et dont le rythme s'élève peu à peu.

L'insert en deux volets donne les crédits du disque.


Sex Machine
Sex Machine
DVD ~ Philippe Manoeuvre & Jean-Pierre Dionnet

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Il fallait être là..., 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sex Machine (DVD)
Difficile, à mon sens, de s'intéresser au contenu de ce coffret de 3 DVD anniversaire des 25 ans de la fin de l'émission "Sex Machine" si on n'est pas un "Enfant du Rock", c'est-à-dire un des derniers "baby boomers" avant l'avénement de la fameuse "Génération X" (suivie depuis, cela n'échappe à personne, par les "Générations Y" et "Z"). "Sex Machine" est une émission qui entrait dans la case des "Enfants du Rock", un créneau réservé aux émissions sur les musiques rock et affiliées, le samedi soir en deuxième partie de soirée, sur Antenne 2 (future "France 2"), de 1983 à 1986. Présentée par Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manoeuvre, qui depuis quelques années collaboraient au sein du mensuel de BD "Métal Hurlant", "Sex Machine" s'était donnée comme ambition de réhabiliter la musique de boîte de nuit de l'époque, c'est-à-dire essentiellement le funk et la disco, via les clips vidéo disponibles, et notamment des exclusivités. Pour ne pas tourner au "robinet à clips" façon MTV (qui naît au cours de la période, ou la première M6 qui ne sera créée qu'en 1987), Dionnet & Manoeuvre ont décidé d'entrecouper les clips de sketches, avec un "running gag" (entrer au club "Sex Machine" dont l'entrée est gardée par le balaise Phify), ou bien mise en scène de blagues (cf. l'homme au téléphone), ou de jeux de mots, parodies (y compris d'émissions d'Antenne 2, et avec leurs présentateurs vedettes tels que Jacques Martin, Patrice Laffont, Elisabeth Tordjmann ou Bernard Pivot) etc. Le tout avec un humour volontairement "à deux balles" qui n'a pas été sans influencer les Nuls ou les Inconnus. Dans le DVD 3, Philippe Manoeuvre "revendique la crétinerie" de ces tournages par ailleurs souvent "slapstick"... et "tartes à la crème".

Depuis, et désormais trente ans après, on a parfois l'impression de visionner des images pré-historiques, qui aujourd'hui n'ont probablement pas d'équivalent ailleurs que sur les "chaînes" créées sur YouTube etc. On voit tout de même la regrettée Pauline Lafont (notamment dans le générique "culte" de l'émission), les débutantes Juliette Binoche et Sophie Favier (qui ne sont pas dans le même registre !), parmi un nombre invraissemblable de jeunes filles "recrutées" par M. Dionnet.

En ce qui concerne les clips de ce coffret, il y a quatre catégories :

- les exclusivités de l'époque, mais qui sont souvent aujourd'hui des vidéos archi-connues,
- les clips avec scénario, mise en scène et mauvais jeu d'acteurs, et volontairement tels, comme pour les séquences Dionnet / Manoeuvre,
- les tournages en boîte, qui contrairement à ce que le livret clame ne sont pas "live" et en tout cas pas "live" et "en direct" comme d'ailleurs le réalisateur de l'époque Jean-Louis Cap le confirme dans le DVD 3,
- un extrait de concert de James Brown à Montreux.

Le coffret est publié avec le partenariat de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) et il s'agit plus d'un remontage des émissions d'époque que d'un montage tout nouveau réalisé à partir des clips et tournages épars. La netteté de l'image, me semble-t-il, s'en ressent.

Voici les clips qui figurent dans le coffret :

Grandmaster Flash & The Furious Five : The Message
Marvin Gaye : Sexual Healing
Michael Jackson : Beat It
Rick James : Super Freak
Greg Kihn Band : Jeopardy (Ah ! ces effets spéciaux dans les séquences d'horreur ;)
Imagination : Just An Illusion
Chic : Le Freak (avec très rapidement un "cut" vers un concours de danse sur le plateau de l'émission comme pour l'émission de télé étatsunienne "Soul Train" !)
Kid Creole And The Coconuts : Lifeboat Party
Pointer Sisters : I'm So Excited (quelle pèche !)
Lionel Ritchie : All Night Long
The Gap Band : Party Train
Grace Jones : Living My Life
Divine : You Think You're A Man
Cub Koda : Let's Get Funky (tournage en playback. Une horreur sur le fond comme dans la forme)
Hall & Oates : Jingle Bell Rock
Alain Bashung : SOS Amor (tournage en playback)
The Weather Girls : Dear Santa (Bring Me A Man This Christmas)
Bernard Lavilliers : Sex Machine (reprendre la chanson de James Brown était un exercice imposé à un certain nombre de vedettes. Cette version est archi-nulle et montre à qule point le malheureux Lavilliers n'a pas été piqué du tout par la mouche funk)
Téléphone : Sex Machine (archi-nul)
Weird Al Yankovic : Like A Surgeon (parodie plutôt réussie de 'Like A Virgin')
Cyndi Lauper : She Bop
Hanoi Rocks : Up Around The Bend (pas vraiment de la musique de discothèque cette reprise néo-glam d'une chanson de Creedence Clearwater Revival, avec un clip mis en scène amusant)
David Lee Roth : Just A Gigolo ("le" plus célèbre clip de l'époque, avec "Thriller". N'a pas vieilli avec notamment ses parodies de Boy George, Michael Jackson, Billy Idol, Willie Nelson...)
Kool And The Gang : Fresh (une Cendrillon funky)
Klymaxx : Men All Pause (pas terrible)
The Commodores - Nightshift (hommage à Marvin Gaye et aussi à Jackie Wilson, morts récemment)
David Bowie - Boys Keep Swinging (Bowie se déguise en trois filles, et l'une d'entre elles ressemble furieusement à Brigitte Fontaine !)
Mink DeVille : I Must Be Dreaming (taillé comme une arbalète, comme on disait dans mon quartier, Willy DeVille fait son George Chakiris pour un remake de "West Side Story" en quatre minutes ! A voir !)
Twisted Sister : Leader Of The Pack (amusant !)
Bryan Ferry : Don't Stop The Dance (avec le mannequin Laurence Treil !)
Serge Gainsbourg : Love On The Beat (en playback, en boîte avec Bambou en gogo danseuse topless concurrencée par une demi-douzaine de jeunes filles pareillement dévêtues)
Ray Parker Jr. : Girls Are More Fun (amusant !)
Etienne Daho : Tombé Pour La France (clip avec un tout jeune Daho au top de la mode post néo romantique)
Zapp : It Doesn't Really Matter (chanson en hommage aux grands de la musique noire étatsunienne, clip peut-être le plus zarbi du lot)
Whitney Houston : How Will I Know (les débuts de la chanteuse)
James Brown : Papa Got A Brand New Bag (Live)
Run-DMC : You Talk Too Much

Le DVD3 comprend 41:30 d'interviews assez peu révélateurs d'indiscrétions par le journaliste Olivier Cachin (qui a un peu la tête de Jean Todt) avec Dionnet et Manoeuvre (ensemble), Alain de Greef, Jacky Jakubowicz, Jean-Louis Cap, Ku Khanh, Mia Frye, Patrice Blanc-Francard et Phify.

Un livret avec la liste des séquences et aussi quelques photographies, dont une de Dionnet & Manoeuvre avec Arnold Schwarzenegger et une autre de la paire d'animateurs en compagnie de Screaming Jay Hawkins.

Personnellement, j'ai plus de nostalgie pour l'émission "Musicalifornia" qui était présentée en alternance avec "Sex Machine" à l'initiative de l'envoyé permanent d'Antenne 2 en Californie, et qui présentait les tous nouveaux groupes du Golden State (les Red Hot Chili Peppers, Dread Zeppelin, Jane's Addiction, Suicidal Tendancies etc.) en interview, en concert etc. avec des très belles images.

Donc, pour ce coffret, on aime, évidemment (donc trois étoiles), mais on n'est pas sûr de devoir le recommander à plus jeune que soi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2016 11:32 AM MEST


Wandering Island
Wandering Island
par Kenji Tsuruta
Edition : Broché
Prix : EUR 14,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magnifique et recommandé, 13 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wandering Island (Broché)
'Wandering Island' est certainement d'une des meilleures BD que j'ai lue cette année et peut-être aussi l'année ou les quelques années d'avant. L'auteur complet (scénario et dessins) en est Kenji Tsuruta, qui est donc un auteur et dessinateur japonais de manga, mais qui est également un illustrateur et aussi un auteur d'anime. Si ce quinquagénaire - il est né le 9 mai 1961 à Hamamatsu, préfecture de Shizuoka (Japon) - a débuté professionnellement dans le manga il y a 30 ans, le moins que l'on puisse dire est que ses oeuvres sont peu ou mal distribuées en Occident. S'agiossantdes manga, deux seulement ont été publiées en France, 'Spirit Of Wonder' (2000) et 'Forget-Me-Not' (2004). Deux seulement aussi aux USA, 'Spirit Of Wonder' (1996) et ce 'Wandering Island', ce qui conduit Dark Horse Comics, son éditeur étatsunien à clamer abusivement "First new work by Kenji Tsuruta (...) in 20 years!" sur son site Internet ! En effet, en cherchant sur le Web (dont amazon.fr), on trouve la trace de plusieurs oeuvres non traduites en anglais ou français.
Ceci posé, ce 'Wandering Island' commencé par Kenji Tsuruta en 2010, de quoi s'agit-il ?
Comme le rappelle Carl Gustav Horn, l'éditeur de cet ouvrage pour Dark Horse, dans ses excellentes notes à la fin du livre, le Japon est un archipel composé de 6 852 îles. L'héroïne de l'histoire, Mikura Amelia, mignonne jeune fille tout juste post adolescente, vit avec son grand-père Brian à Port Habu dans les îles d'Izu et d'Ogasawara, rattachés à la préfecture de Tokyo, mais néanmoins situés nettement plus au sud, à plusieurs heures de vol.
Equipés d'un vieil hydravion des années 1930, les Mikura grand-père et petite fille animent "Mikura Air Service", une petite entreprise de livraison de colis au sein de l'archipel, dont l'activité s'exerce en liaison avec l'aéroport d'Oshima, au nord. Mais le grand-père décède dès le début de l'histoire et Amélia reste dans le petit archipel, accompagnée de son seul chat noir et blanc, pour continuer le service. Dans les affaires du grand-père, Amélia va trouver un colis qui lui est destiné, mais dont l'adresse de destination est mystérieuse : "Is. Electriciteit, Pacific Ocean". Amélia ne connaît pas d'île "électrique" mais avec les notes et cartes récupérées de son grand-père, qui avait tout un dossier sur le sujet, va s'obséder pendant des jours et des semaines à trouver cette "île baladeuse".
Ce livre un peu plus grand qu'un manga traditionnel, d'environ 190 pages dessinées, dont les huit premières sont en couleurs, est une véritable merveille graphique en même temps que son mystère - lâchons le mot - poétique nous captive. De nombreuses scènes montrent Amélia toute à sa réflexion, sans dialogue. Les décors sont très beaux, qu'il s'agisse de l'intérieur de la maison traditionnelle du grand-père, du port, de l'avion, des décors insulaires...
Il s'agit d'un premier tome, mais je n'ai aucune idée du nombre de tomes que comprendra la série. Tsuruta n'ayant pas jusque là fait de véritable série, je parie sur un second tome conclusif. Que je ne louperai pas !


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