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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 245
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Lost & Found -Hq-
Lost & Found -Hq-
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Muy muy agradable, 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost & Found -Hq- (Album vinyle)
C'était il y a déjà 20 ans, Wim Wenders tournait le documentaire 'Buena Vista Social Club' à Cuba alors qu'étaient enregistrées les sessions produites par Ry Cooder regroupant dans les studios Egrem de La Havana les chanteurs et musiciens Luis Barzaga, Julio Alberto Fernández, Ibrahim Ferrer, Carlos González, Juan de Marcos González, Rubén González, Salvador Repilado Labrada, Manuel 'Puntillita' Licea, Orlando 'Cachaito' López, Benito Suárez Magana, Manuel 'Guajiro' Mirabal, Eliades Ochoa, Omara Portuondo, Julienne Oviedo Sánchez, Francisco "Compay Segundo" Repilado, Barbarito Torres, Alberto 'Virgilio' Valdés et Lázaro Villa. Tous vétérans de la scène musicale cubaine et pour bon nombre d'entre eux alors oubliés et plus ou moins retraités. Le groupe a connu un immense succès, qui a relancé un certain nombre de carrières et de discographies individuelles tout en replaçant la musique afro-cubaine traditionnelle et populaire au centre de l'attention mondiale.
Aujourd'hui hélas, bon nombre des membres du groupe sont décédés et ce disque paru tardivement vient en quelque sorte clore la discographie du Buena Vista Social Club, qui comprenait le meilleur des sessions originales ('Buena Vista Social Club') et un album "live" ('At Carnegie Hall').
'Lost & Found', dont le titre est un hommage à un groupe de salsa, rassemble des enregistrements épars, réalisés de 1996 à 2004, qu'il s'agisse de sessions du projet 'Buena Vista Social club' proprement dit, ou bien de prises en studio ou en public - voire même de démo - de plusieurs stars du groupe.
'Bruca Manigua' (5:15) est un enregistrement en public de l'excellent chanteur Ibrahim Ferrer, avec pour un Paris "muy muy caliente" une longue introduction musicale avec force cuivres. 'Macusa' (4:04) est une "outtake" des sessions originales, avec tapis de percussions et guitare pour la voix d'Ibrahim Ferrer. 'Tiene Sabor' (3:17) n'a pas été conservé pour l'album d'Omara Portuondo car la chanson était trop "uptempo" par rapport au reste ! 'Black Chicken 37' (3:33) est une "descarga" enregistrée au cours des sessions de l'album solo de 'Cachaito', avec bien entendu sa contrebasse mais aussi des percussions, un violon, un saxophone... 'Habanera' (2:16) est un instrumental du trompettiste Manuel 'Guajiro' Mirabal. Pour 'Bodas De Oro' (4:39), c'est le tromboniste Jesus 'Aguaje' Ramos qui est à l'honneur, dans un enregistrement pour un LP resté inachevé.
'Como Fue' (4:00) permet de retrouver Ibrahim Ferrer en direct et en public, dans une ambiance sous forte influence des big jazz bands du milieu du siècle précédent. 'Guajira En F' (4:21) voit le retour de 'Aguaje' pour un superbe morceau "uptempo" orienté immanquablement "dance" ! 'Quiéreme Mucho' (1:28) est un instrumental joué solo à la guitare par Eliades Ochoa, qui poursuit avec la chanson 'Pedacito De Papel' (2:37). On retrouve pour la dernière fois sur ce disque un enregistrement public de la Orquesta Ibrahim Ferrer, avec solo de contrebasse de 'Cachaito' en prime pour 'Mami Me Gustó' (5:18). 'Lágrimas Negras' (4:04), enregistré au moment des sessions originelles de 1996, est un classique de la musique cubaine jugé trop connu pour figurer dans le couplage ! C'est Omara qui chante. Le disque s'achève avec le pianiste Rubén González au toucher si fin, pour un enregistrement en public et en solo : 'Como Siento Yo' (1:53).
Assurément "fait de bric et de broc", ce disque accompagné d'un remarquable livret rehaussé de très belles photographies noir et blanc, reste constamment d'excellente tenue et ne constitue en rien une trahison de l'intégrité des musiciens du Buena Vista Social Club.


Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud !
Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud !
par Jordi Lafebre
Edition : Album
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tranche de vie sucrée salée, 11 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud ! (Album)
Dans le métier de la BD depuis un quart de siècle, le Belge Zidrou scénarise à tour de bras, ses propres séries (L'élève Ducobu, notamment) ou des séries reprises d'autres (La Ribambelle, Clifton, Ric Hochet...), dans tous les genres et tous les styles : de l'ordre de 80 ouvrages recensés dans sa page wikipedia ! Plusieurs de ces albums ont été réalisés avec le dessinateur catalan Jordi Lafebre, de presque 20 ans son cadet et au style graphique apparemment également polymorphe ou en tout cas évolutif.
"Les Beaux Etés" sont apparemment une nouvelle série qui se centrera sur la famille du dessinateur de BD Pierre Faldérault et de son épouse Mado, qui compte les trois filles Nicole, Paulette, Julie-Jolie, le fiston Louis... et Tchouki. Ce premier album commence à notre époque, et le couple désormais âgé se souvient des vacances d'été 1973 (l'année de 'Tintin et le Lac aux Requins'), avec sa descente vers le Midi de la France, en 4L. Il y a donc bien sur un aspect nostalgique, avec un art du détail qui fait mouche, particulièrement pour celles et ceux qui sont descendus vers le Midi dans l'auto familiale avec frères et soeurs tassés sur la banquette arrière, les bagages, pourquoi pas le toutou pour couronner le tout (ce qui est mon cas jusqu'à ce que j'ai été en âge de travailler l'été) ! Mais en cette année 1973, le couple bat un peu de l'aile, et puis l'épouse du frère de Pierre affronte une bien pénible maladie...
En scénariste expérimenté et efficace, Zidrou a tôt fait de nous rendre sympathique cette famille et de nous tenir en haleine quant à ce qu'il va lui arriver. Jordi Lafevre, comme on peut le percevoir sur le dessin de la couverture, rapproche son style pour les personnages de celui des animateurs des dessins animés Disney des années 1960 et 1970 ('101 Dalmatiens', 'Aristochats', ...) avec pour effet de renforcer ce côté sympathique et de servir çà la perfection le côté "sucré salé" du récit.
Un nouveau tome, qui prendra place au cours de l'année 1969, est annoncé pour la rentrée prochaine.


Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V
Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V
Prix : EUR 21,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ni impatience ni dédain à avoir vis-à-vis de ce disque !, 10 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V (Album vinyle)
Depuis sa création en 1990 à San Francisco, The Brian Jonestown Massacre a accumulé une discographie nombreuse, le leader Anton Newcombe n'attendant pas d'avoir la matière d'un album entier pour sortir un disque. Ladite discographie comprend ainsi son lot respectable de singles, maxi-singles, EP, mini-LP, LP et doubles LP ! Avec ses 7 plages et sa durée d'écoute en-dessous de 32 ou 33 minutes, le 30 cm sur lequel porte ce commentaire entre bien dans la catégorie "mini LP", option "Thingy-Wingy" certes, mais sans véritable "filler".

'Pish' présente un riff introductif aux notes égrenées, une mélodie tournante, un rythme chaloupé et alangui, un chant choral (ou bien est-ce l'effet reverb sur la voix ?) pour donner au total une chanson pop-rock très sixties. 'Prší Prší' est une ballade menée à la guitare acoustique, qui est parlée/chantée pour les couplets et plus enjouée pour les refrains. 'Get Some' est amené sur un rythme martelé à la Velvet Underground, avec une fuzz guitar qui s'insinue entre une guitare acoustique et une guitare électrique solo, ainsi qu'un chant choral (ou avec reverb). Pour conclure la face A, 'Dust' est une ballade pop reprise des cultissimes 13th Floor Elevators (cf. leur LP 'Easter Everywhere'), à la mélodie mémorable et comprenant comme l'original un "Jug" joué cette fois par Alex Mass.

'Leave It Alone' est une ballade lente et longue (5:58) avec une guitare distordue qui revient à deux reprises pour un solo, au-dessus des déjà signalées guitares acoustique et fuzz. 'Mandrake Handshake' est une ballade instrumentale au ton très sixties. Pour conclure, 'Here Comes The Waiting For The Sun' apporte un rythme martelé sur les toms sur laquelle se développe une ambiance psyché-lysergique qui ne présente d'éclaircie qu'au refrain.

Au fan comme au néophyte on indiquera pour conclure que l'ensemble est bien dans le ton général de l'oeuvre du BJM même si on a pu entendre mieux de la part de ce groupe. Dans cette version, le vinyle est transparent. Le disque existe aussi en CD et - plus rare - en double 10" !


The Cute Girl Network
The Cute Girl Network
par Greg Means
Edition : Album
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Même branché sur les message boards, l'amour peut-il rester aveugle ?, 9 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cute Girl Network (Album)
Voici la publication dans la langue de Molière d'un roman graphique étatsunien, paru initialement en 2013 (cf. 'The Cute Girl Network') et qui est probablement l'une des lectures les plus amusantes et attachantes de ce début d'année au rayon BD. Proposée en noir et blanc, dans un dessin "indé" mais particulièrement lisible et agréable (cf. les échantillons proposés par amazon.fr), cette histoire prend place à "Brookport" - qui ressemble bougrement à un quartier populaire de New York -, ville dans une rue de laquelle se rencontrent fortuitement Jane la mignonne petite blonde skateuse et vendeuse de skateboards installée ici depuis un mois en provenance de Oakland (Californie) et Jack, le vendeur de rue option soupe, qui pourrait être le fils ou un petit cousin brun de poil du Shaggy de la série de comic books et de dessins animés "Scooby-Doo".
Tous deux sympathisent mais les filles colocataires de Jane voient ça d'un très mauvais oeil. Non seulement, apprend-on, elles ont vécu une mauvaise expérience amoureuse avec Jack, mais le "Cute Girl Network" (un site Internet entretenant une fiche sur tous les gars du quartier...) auquel elles contribuent porte un très mauvais jugement sur le malheureux Jack ! Dès lors, les filles n'auront de cesse de détourner Jane de son intérêt pour Jack et de multiplier les témoignages de ce qu'il leur en fait voir ! Mais Jack n'est-il pas au fond plus un "loser", un gaffeur pas très "fûfûte" qu'un vilain méchant ? Et puis cela n'est-il pas le passé alors que nous sommes maintenant ?...
Très bien troussés, et plutôt bien traduits (on aimerait tout de même savoir ce qui a été traduit par "wesh wesh"...), les sept chapitres de ce livre se lisent très facilement bien qu'ils comprennent quelques messages de fond sur le bien vivre ensemble, la tolérance et l'acceptation des différences. A noter également, le quotidien dans le skateshop testéroné dans lequel travaille Jane... ou bien ce tournage d'un documentaire avec des gosses au jardin public... ou encore cette visite de Jack et Jane à un magasin de disques indé... On est prêt à lire le résultat d'une éventuelle nouvelle collaboration des trois auteurs, une fille (MK Reed) et un garçon (Greg Means) pour le scénario, un gars (Joe Flood) pour les dessins. ****et 1/2 à l'aise.


Os Brazoes
Os Brazoes
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A la crête du versant psychédélique du tropicalisme, 8 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Os Brazoes (Album vinyle)
Dans la version du présent commentaire, ce disque se présente sous la forme d'une réédition millésimée 2014 du disque vinylique original, dans sa présentation originelle de 1969 (pochette en carton épais, fine pochette intérieure en plastique, le tout livré sous blister), par le label britannique Mr. Bongo, très orienté sur les musiques brésiliennes des années 1960 et 1970.

Le quatuor Os Brazões (deux guitares, une basse, une batterie) s'est formé à Rio de Janeiro en tant que groupe accompagnant la chanteuse Gal Costa dans ses débuts "tropicalistes" et cet album est le seul qu'il ait publié. Le "tropicalisme" est un courant de musique pop brésilienne né dans la seconde moitié des années 1960 en réponse au British Boom et en particulier à la pop élaborée des Beatles et des Zombies.

Les morceaux de ce disque se présentent en premier lieu comme des chansons d'inspiration "tropicaliste" avec le cas échéant une fuzz guitare en plus : cf. l'inaugural 'Pega A Voga Cabeludo', une reprise de Gilberto Gil, mais aussi les suivantes 'Canastra Real' et 'Módulo Lunar', ou bien, sur la face B la reprise de Tom Zé 'Feitiço'. Mais il y a aussi une tendance "samba" presque aussi présente, avec deux reprises de Jorge Ben, 'Carolina, Carol Bela' et le final 'Que Maravilha'. Autre reprise de Gilberto Gil, 'Volksvolkswagen Blue' incorpore un mix R&B et samba à la pop tropicaliste, tandis que la ballade pop-rock 'Espiral' inclut pour sa part une guitare wah wah dans les passages instrumentaux. 'Momento B/8' est un instrumental uptempo, limite jerk, avec orgue et guitare psychédélique.

L'ensemble est de très bonne tenue, bien que ne concurrençant pas vraiment le meilleur de leurs contemporains Os Mutantes.


La petite Bédéthèque des Savoirs - tome 4 - Le heavy metal. De Black Sabbath au Hellfest.
La petite Bédéthèque des Savoirs - tome 4 - Le heavy metal. De Black Sabbath au Hellfest.
par Hervé Bourhis
Edition : Album
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Six étoiles, 7 mai 2016
Un des quatre premiers ouvrages publiés dans la collection "La Petite Bédéthèque des Savoirs" par l'éditeur Le Lombard, ce petit livre (son format est à peu près celui du "Bled" ou du "Bescherelle", le nombre de pages se limite à 72 en comptant les pages de garde) relatif au "Heavy Metal" n'a bien entendu pas d'autre objectif que de distraire en permettant tout de même de s'instruire un peu.
Les textes sont de Jacques de Pierpont, qui est apparemment pour nos amis belges un équivalent de Bernard Lenoir sérieusement mâtiné de Zegut. Les illustrations sont du bordelais Hervé Bourhis (quoi, pas de High Power ?), dont la connaissance du rock n'est plus à prouver (cf. 'Le petit livre rock (1ère édition)' ou les '45 Tours Rock' commentés par mes soins) mais qui est peut-être ici un peu en dehors de sa "zone de confort".
Avec le heavy metal (ou le hard rock), il faut y aller mollo dans la critique car les fans sont particulièrement sourcilleux et chatouilleux ! Bonjour le VNU pour celui qui dépasse la ligne jaune ! Le parti pris de Pierpont est très "pro Black Sabbath", groupe avec lequel il ouvre et conclut l'ouvrage, sans parler de fréquentes citations au fil des chapitres thématiques (les auteurs s'efforcent de faire le tour d'une soixantaine de "sous-genres" du HM !) mais aussi chronologiques. Il faut bien que j'avoue que je n'ai pas été biberonné à Black Sabbath, bien qu'ayant été exposé très jeune au hit 'Paranoid' et à la compilation 'We Sold Our Soul For Rock'N'Roll' dont l'écoute m'a conduit à l'achat de 'Technical Ecstasy', pas vraiment le plus "HM" des LPs du groupe avec son magnifique slow 'It's Alright' que même les Scorpions n'ont pas écrit !
Parmi les précurseurs du HM, bien que Clapton soit cité, Cream est oublié (pourtant, en matière de riffs de guitares lourds...) mais The Who et Jimi Hendrix ont fort justement droit à un "big up". Les noms d'Aerosmith et surtout de Blue Öyster Cult sont tout juste cités (page 20). Il me semble que Blue Cheer, Mountain, Montrose, Mothers' Finest, Johnny Winter, le 1er Death (mi punk mi hard rock, cf. '...For The Whole World To See'), Molly Hatchet, Ganafoul sont parmi les groupes totalement oubliés, alors que même s'ils ne sont pas tous "plein cadre" heavy metal (ou hard rock), ils ont apporté une contribution importante à la musique rock fortement ou lourdement amplifiée !
Ceci dit, y compris dans l'avant propos écrit par David Vermeulen (avec le débat entre "heavy metal " et "hard rock", que les auteurs tranchent en disant que c'est la même chose, ce dont personnellement je ne suis pas certain), ces pages montrent un vrai travail documentaire et documenté, ainsi qu'une appréciation profonde de la musique dont il s'agit. Une courte mais utile bibliographie enfonce le clou. Et si Hervé Bourhis n'a pas spécialement réussi la tête de Jimi Hendrix ou bien celle de Joan Jett, ses illustrations sont très pertinentes et totalement raccord avec la présentation graphique de ses précédents bouquins "rock". 23/20 !


Data Panik Etcetera
Data Panik Etcetera
Prix : EUR 22,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bis pas repetita, 6 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Data Panik Etcetera (Album vinyle)
Bis est un trio écossais, formé en 1994, fortement promu à ses débuts par l'hebdomadaire rock britannique de référence, le NME. Je dois avouer que je me suis toujours méfié de Bis, imaginant qu'il pouvait s'agir d'une version rachitique d'un improbable mix entre les Young Marble Giants et Trio, deux groupes des années 1980 au demeurant excellents. C'est bien parce que j'ai croisé son chemin dans un bas à soldes au début de cette année 2016 que j'ai tenté une écoute.

Bis a publié de nombreux singles et quatre albums studios, jusqu'au split intervenu en 2003. Mais le trio de Steven Clark (aka Sci-fi Steven), John Clark (John Disco) et and Amanda MacKinnon (Manda Rin) a poursuivi sous un autre nom, Data Panik pendant quelques mois.

Cet album, leur 5è, a été pressé à 300 exemplaires uniquement (dans sa version vinyle), à l'occasion du Record Store Day 2014. Il comprend des chansons jusque là inédites, enregistrées en vue du véritable 5è LP de Bis ainsi que pour le nouveau projet Data Panik, entre 2004 et 2006. Bis s'est reformé en 2007 pour une série de concerts, puis à nouveau en 2009.

Cette musique évoque principalement le XTC des deux premiers albums, ainsi que les Talking Heads des débuts, avec ça et là des aspects proches du premier Franz Ferdinand ou du premier Rakes (cf. le rock à guitare tendu de 'Control The Radical' et des quelques morceaux suivants) ainsi que des touches plus "dance" (cf. le "hard disco" avec synthétiseurs de 'Cubis (I Love You)', le white funk uptempo de 'Music Lovers' et l'electro-pop de 'Flesh Remover' et '(That Love Ain't) Justified'). Les trois membres alternent au chant et se retrouvent fréquemment pour des choeurs. Les paroles, publiées sur la pochette intérieure ont des thèmes politiques et/ou sociaux, avec un peu plus de slogans sur la première face que sur la seconde.

Au final, il s'agit d'un album plutôt solide au regard de son caractère de compilation d'enregistrements divers et "oubliés". **** et 1/2


Modern Masters Volume 29: Cliff Chiang
Modern Masters Volume 29: Cliff Chiang
par Eric Nolen-Weathington
Edition : Broché
Prix : EUR 7,03

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les 40 premières années de Cliff Chiang retracées en 120 grandes pages, 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Modern Masters Volume 29: Cliff Chiang (Broché)
Dans cette série "Modern Masters", l'éditeur étatsunien TwoMorrows propose une vue générale sur la carrière d'un dessinateur de comic books, avec une biographie professionnelle au travers d'une interview approfondie, de grande qualité, de l'artiste. Ces textes sont rehaussés de très nombreuses illustrations en noir et blanc ainsi que d'une galerie finale qui comprend des dessins en couleurs.
Ce volume 29 n'échappe pas à cette règle et constitue même l'un des meilleurs que j'ai lus dans la série. Il porte sur Cliff Chiang, dessinateur quadragénaire de nationalité étatsunienne, d'origine taiwanaise, marié et père de famille. Au moment de l'interview, Chiang est en plein "run" avec Wonder Woman, sur des scénarii de Brian Azzarello au titre de la relance de ce personnage de premier plan dans le cadre de "The New 52!".
On apprend que cet ancien très bon élève, diplômé de Harvard, a d'abord été principalement un fan des Marvel Comics alors qu'il a conduit sa carrière principalement pour la firme DC Comics au moment de la parution de cet ouvrage, début 2014. On apprend qu'il a débuté dans les comics au milieu des années 1990 (pas la période la plus florissante !) en tant qu'"assistant editor", car il a longtemps repoussé l'idée de faire du dessin son métier alors qu'il dessine bien entendu depuis tout petit.
L'évolution du style de cet autodidacte du dessin est très bien détaillée et soulignée dans cet ouvrage, avec différentes étapes décisives : "Human Target", "Beware the Creeper", "The Spectre", "Green Arrow/Black Canary", "Wonder Woman" mais aussi "Josie Mac", "Doctor 13" et plusieurs aventures non publiées de Batman. Je ne suis pas étonné, dans la vingtaine au moins de dessinateurs que Chiang comme influence, de voir les noms d'artistes qui, bien que très connus, ne sont pas au coeur du "mainstream" du dessin de super-héros : John Paul Leon, David Mazzucchelli, Alex Toth, Frank Robbins, Tommy Lee Edwards, Steve Rude...
Les illustrations, qui comprennent des études, des crayonnés, des pages encrées, des agrandissements de cases, des "commissions", des couvertures, des designs de personnages etc. sont très variées et toutes de grande qualité.
Récemment, avec son complice Brian K. Vaughan, Chiang a commencé une très intéressante et recommandée série "creator-owned" chez Image Comics, 'Paper Girls Volume 1'.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 7, 2016 7:51 PM MEST


Seaside Tune
Seaside Tune
Prix : EUR 7,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Summer's almost here!, 3 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seaside Tune (Téléchargement MP3)
Il s'agit du 3è EP (ou mini LP) de cet artiste dont la page Facebook est active depuis 2014. Ce commentaire repose sur la version vinylique, qui comporte le même programme que ce fichier mp3.

L'ensemble de ces enregistrements, tous instrumentaux, se rattache à un courant plutôt "chill out" (le chaloupé 'Blues 909'), "easy listening" (un peu tout), "balearic" (le latin 'Floral Rhythm'), "cinématique" (le syncopé 'Seaside Tune', le tout en "breakbeat" 'Message From Library'), sans négliger parfois un rythme plus soutenu ('Heartbeat').

Le tout sonne étonnamment organique (les rythmiques en particulier) mais les synthétiseurs "vintage" sont bien présents tout du long.

Recommandé.


La Magia Bruta
La Magia Bruta
Proposé par Disco100
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Laissez-vous gagner par la magia bruta, 2 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Magia Bruta (Album vinyle)
Il s'agit du 1er album solo d'Isabel Fernández Reviriego, une artiste que ce commentateur a découverte via son 3ème LP - ou 2è, si on écarte un mini-LP ou maxi numérique -, 'Mermelada Dorada'. Pour ce disque, qui tourne à 45 Rpm, Isabel joue déjà la musique avec ses complices Jose Vázquez et Santi García, ainsi qu'avec sa soeur Virginia. Elle écrit les chansons, les chante d'une petite voix qui rappellera peut-être la Jeanette de 'Porque Te Vas', les joue (guitare, piano, percussions), les co-produit et s'occupe du design de la pochette !

Les 10 sélections de ce disque "indé" sont de courtes chansons sauf l'instrumental 'Tierra Suave' qui, s'il inclut des grillons, n'en est pas pour autant "solaire". Les chansons sont des ballades menées pour la plupart à la guitare acoustique, chantées souvent en re-recording avec un accompagnement percussif léger, dans un esprit folk ('Los Dos') ou le plus souvent pop-rock ('Dilo Mañana'), avec dans tous les cas beaucoup de reverb.

Ici ou là s'ajoutent des instruments qui viennent conforter une touche distinctive aux chansons : castagnettes ('Magia Bruta'), trompette ('Balada A J') ou marimba ('Geometria Diferente'). Pour 'Mientras Digo Adiós', au rythme quelque peu chaloupé, c'est comme si tout un groupe pop-rock se joignait à Isabel vers la fin de la chanson.

Un code permet le téléchargement de cet enregistrement sous le format mp3.

****+


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