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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 258
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Wallace Wood Presents Shattuck
Wallace Wood Presents Shattuck
par Wallace Wood
Edition : Relié
Prix : EUR 23,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Fonds de tiroir, 31 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wallace Wood Presents Shattuck (Relié)
Wallace Allan Wood (1927–1981) est très sûrement un surdoué de la BD mondiale et la plupart de ses travaux des années 1950 et 1960 sont à juste titre considérés comme des chefs d'oeuvre. Mais Wally Wood est aussi très sûrement l'un des plus "rock'n'roll" des dessinateurs du Silver Age des comics, et il a parfois eu du mal à concilier choix artistiques et choix commerciaux.
Les oeuvres de Wally Wood sont systématiquement rééditées ces dernières années, notamment par l'éditeur Fantagraphic Books. 'Shattuck' avait jusqu'à présent échappé aux rééditions. Il s'agit d'une série lancée en réalisée en 1971-1972 pour un magazine étatsunien destiné aux militaires de carrière en poste à l'étranger. Wood trouve les histoires, les écrit ou les co-écrit, fait parfois les "breakdowns" ou même quelques encrages. Mais, autant le dire tout de suite, sauf exception, le style graphique ne rappelle que peu Wood, sauf peut-être quelques filles dénudées au début, mais plutôt ces BD italiennes pour adultes de chez Elvifrance. Ceci malgré le fait que les dessins soient dûs à Howard Chaykin (alors âgé de tout juste 21 ans) ou Dave Cockrum (pré X-Men).
Quant à l'histoire, parfaitement amorale, qui prend place dans le Far West, elle concerne un bandit de grand chemin du nom de Merle Shattuck qui après avoir fait le coup de feu dans la ville - tuant notamment son shérif, réussit à s'enfuir, puis à échapper à un "kid" vengeur, devient shérif dans une autre ville mais abandonne son poste face à une bande de malfrats, s'enfuit, finit par être fait prisonnier dans une autre ville, se libère avant d'être pris en otage par des bandits qui en ont aussi après sa chérie du moment.
Cet ouvrage regroupe les 70 et quelques planches originales (à deux bandes, comme dans la BD franco-belge), scannées de manière à bien laisser apparent qu'il s'agit des originaux, de la série interrompue abruptement. Une dizaine de pages additionnelles expose de manière illustrée l'histoire de ces planches ainsi qu'une une courte biographie de chaque protagoniste. Globalement, cet ouvrage est réservé aux fans "complétistes" de Wallace Wood et peut-être aux nostalgiques des fumetti olé-olé des années 1970. Pour paraphraser Georges Clémenceau (ou Groucho Marx ? L'Internet est partagé sur ce point), "la BD militaire est à la BD ce que la musique militaire est à la musique".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2016 12:00 PM MEST


Tokyo Adagio
Tokyo Adagio
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Smooth jazz with an edge, 30 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tokyo Adagio (CD)
Cette captation de 2005 avait été signalée par le bassiste étatsunien Charlie Haden peu avant sa mort et c'est ainsi que ces environ 52 minutes de musique qu'il a enregistrées dans le petit club de jazz qu'est le Blue Note de Tokyo (googlez-le, vous verrez !) avec le jeune pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba se sont trouvées publiées. Ce duo contrebasse/piano, avec un programme calme, est plutôt pour les début de soirées ou les dimanches matin d'été. Le programme est varié sur le papier avec une composition de chacun des duettistes, une chanson du Great American Songbook, du Ornette Coleman (!), et deux reprises du répertoire "latin". Mais le style de Rubalcaba transcende les genres jazz, pop et cubains ainsi que l'accompagnement minimal de Haden (il prend un seul solo, pour 'When Will The Blues Leave'), avec l'habitude et le plaisir de travailler ensemble des deux musiciens, donnent à l'ensemble un cachet particulier, plutôt accessible au non spécialiste (que je suis) et "chillout". Le livret comprend trois courts essais utiles qui remettent ce duo dans son contexte. Ma note exacte se place plus près de ***et 1/2 que ****.


Unfollow Vol. 1: 140 Characters
Unfollow Vol. 1: 140 Characters
par Rob Williams
Edition : Broché
Prix : EUR 14,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le comic book buzz-ready par excellence !, 29 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Unfollow Vol. 1: 140 Characters (Broché)
La résurrection de la collection "Vertigo" de l'éditeur DC Comics va bon train avec cette série lancée en novembre dernier sur un scénario du britannique Rob Williams et des dessins du tout aussi britannique Michael Dowling, plus ici un "fill in" de luxe par rien moins que le dessinateur serbe R.M. Guéra tant apprécié pour une des plus belles réussites de Vertigo, la série 'Scalped' (avec des scénarios de Jason Aaron).
Le "pitch", c'est que Larry Ferrell, 24 ans et déjà richissime car inventeur du réseau social leader, se meurt d'un cancer incurable et qu'il a décide de partager sa fortune entre 140 personnes choisies "au hasard". Chacune de ces personnes se voit affecter un pécule de plusieurs millions de dollars, mais en cas de décès la somme est récupérée et répartie entre les survivants parmi les 140 de départ... Dans ce premier trade paperback d'une série que l'on présume être destinée à s'étendre comme celles de '100 Bullets' ou 'Scalped' avant elle, on fait connaissance de quelques uns des 140 réunis sur l'île du milliardaire Ferrell pour se voir expliquer la règle. Principalement le "homeboy" un peu vaurien du nom de David Austin, de la très riche "It Girl" Courtney Redford, de la cinéaste iranienne persécutée Ravan Salehi, de l'ex GI devenu ermite surarmé Deacon, du charismatique Akira, de l'inquiétant colosse Dragon et de l'infortuné Julian. Ferrell dispose d'un bras droit des plus efficaces et angoissants du nom de Rubinstein qui a rameuté les 140.
Ce contexte étant posé, Rob Williams nous montre la diversité du genre humain mais aussi quelques uns des traits fondamentaux de l'espèce tout en entretenant 140 suspenses ! Pour l'aider, Dowling propose un style réaliste (inspiration d'après photographies hautement probable), mâtiné des styles de Frank Quitely, lui-même inspiré de Moebius ou de Bilal. Il y a aussi un peu de Claude Auclair (cf. la série "Simon du fleuve" du journal de Tintin dans les années 1970) dans le trait mais je doute que ce soit volontaire. Pour son "fill in", R.M. Guéra ajuste son trait, sans chercher à imiter celui de Dowling, avec pour effet, pour un épisode plutôt "gore" de livrer un travail professionnellement et élégamment "raccord" avec celui du dessinateur officiel. De 140 au début, on arrive à 138 au terme des six premiers chapitres. A ce rythme, on est bons pour 70 trade paperbacks ! Sauf bien entendu si le rythme des disparitions des "héritiers" de Ferrell s'accélère ou bien si une rupture du processus d'élimination intervient ! **** et 1/2.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2016 12:04 PM MEST


Muscle Up
Muscle Up
Prix : EUR 19,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Séminal !, 28 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muscle Up (CD)
Voici la deuxième compilation publiée par le très louable label étatsunien Dark Entries, après 'School Daze' (2013), à partir d'enregistrements restés pour ainsi dire inédits de Patrick Cowley (1950-1982), un pionnier de la dance music à base d'électronique. Cowley est connu principalement du fait de ses collaborations avec la star du disco Sylvester (les hits inusables 'You Make Me Feel (Mighty Real)' et 'Do Ya Wanna Funk', entre autres), de son remix du hit de Donna Summer produit par Giorgio Moroder, 'I Feel Love', et des trois LPs parus de son vivant ('Menergy', 'Megatron Man' et 'Mind Warp').

Ici, il ne s'agit en rien du tout du tout de musique de type "camp disco" ou "Hi-NRG" mais de musiques composées pour soi, ou pour des illustrations sonores d'émissions radio, pour des clubs "gay" ou encore pour des films de "gay porn", enregistrées entre 1973 et 1980. Autant de bobines qui prenaient la poussière depuis 30 à 40 ans, qui sont miraculeusement proposées aujourd'hui et qui ont une pertinence au-delà de l'époque spécifique et du contexte communautaire qui les ont vu naître. Ces instrumentaux valident totalement la vénération dont Patrick Cowley jouissait jusqu'à présent au sein d'un cercle très fermé de spécialistes.

De nature "cinématique", avec quelques zébrures bruitistes "space", 'Cat's Eye' (5:31) repose sur un rythme joué sur des toms analogiques et sur une mélodie apportée par des claviers bien synthétiques en ce qui les concerne. 'The Jungle Dream' (13:19 !) est groovy, cinématique, avec riff joué sur la basse, bruits de jungle, percussions, nappes synthétiques. 'Deep Inside You' (9:00), c'est comme si John Carpenter avait composé une B.O. pour un film de "gay porn" (cf. mélodie synthétique répétitive et rythme downtempo), en ajoutant le "bonus" d'un solo de guitare ! 'Somebody To Love Tonight' (7:34) se présente sur un tempo moyen disco/funk, avec nappes synthétiques et soli de synthé. 'Pigfoot' (2:12), c'est de l'électronica funky avec une batterie analogique et un guitare rythmique funky. '5oz Of Funk' (4:19) repose sur un breakbeat rehaussé d'une cloche de vache (l'instrument star de la musique de dance !) sur lesquels un synthétiseur "space" et un synthétiseur "funky" du genre "badass" rivalisent courtoisement mais fermement ! 'Don't Ask' (7:02) est un groove électronique cinématique option "blaxploitation", avec adjonction de vraie guitare rythmique funky mais sans batterie. 'Uhura' (4:55), c'est de la pure electronica, vintage, spatiale et un poil expérimentale. Probablement en hommage au personnage de la série télévisée 'Star Trek'. 'Timelink' (11:08) est également en mode "pure electronica" mais avec un son de didgeridoo qui donne un effet de transe spatiale ! Pour conclure, Mockingbird Dream 2' (8:19) plane et apaise avec forces boucles et nappes synthétiques.

Dans le livret, quelqu'un qui a bien connu Patrick Cowley témoigne des conditions dans lesquelles ces enregistrements ont été réalisés. Nius ne sommes pas ici en présence d'un à-peu-près résultant du travail d'un crate diggger comme on en voit trop souvent ces derniers temps : le son est excellent, il n'y a aucun "filler" dans ces 73+ minutes de musique et ce disque n'a rien à envier, par exemple, à la réédition annoncée de la collaboration entre les britanniques μ-siq et Aphex Twin enregistrée... 20 ans plus tard ! **** et 1/2


Théodore Poussin - tome 1 - Capitaine Steene
Théodore Poussin - tome 1 - Capitaine Steene
par Erwan Le Gall
Edition : Album
Prix : EUR 14,50

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Bon sang ne saurait mentir, 27 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Théodore Poussin - tome 1 - Capitaine Steene (Album)
Il s'agit d'une nouvelle réédition, en volumes individuels de format à peine plus grand que le format franco-belge classique, d'une série lancée il y a presque trente ans. La couverture et les pages de garde diffèrent des premières éditions, mais les nouvelles couleurs - plus "sérieuses" -, avaient été introduites avec le premier tome de cette "Intégrale".
A la fin des années 1920, Théodore Poussin est un employé administratif aux traits de visage quelconques de la compagnie des Chargeurs Maritimes, dont le siège est à Dunkerque. Poussin aspire à voyager sur les bateaux dont il gère les déplacements et chargements. Obtenant sa mutation tant rêvée, Poussin embarque en qualité d'élève commissaire de bord le 2 janvier 1928 sur le "mixte" (mi cargo mi paquebot) Cap Padaran à destination de l'Indochine. Au moment d'assister à ses aurevoirs à ses amis, un drôle de bonhomme du nom de Novembre déclame une strophe de Baudelaire avant de promettre de prochaines retrouvailles. Une fois sur le bateau avec Poussin, on apprend que Théo Poussin est issu d'une famille de marins. Mais si son père était "modestement" remorqueur à Dunkerque, son oncle, le Capitaine Steene du titre, a navigué sa vie d'adulte en Indochine avant de mourir 12 ans plus tôt de façon mystérieuse. La mutation de Théodore est aussi pour lui l'occasion de remonter la piste de cet oncle aventurier. Ce qu'il va faire en 44 planches, devançant un peu Terry & The Pirates dans une Chine en pleine révolte.
Le tout est narré dans la tradition des BD de chez Dupuis par le jeune (à l'époque !) auteur complet (scénario et dessins) français Frank Le GALL. Ses dessins organisent la rencontre entre ceux de MORRIS (Lucky Luke) et ceux de TILLIEUX (Gil Jourdan), sans bien entendu atteindre la perfection ni de l'un ni de l'autre, mais en progressant néanmoins au fil des pages. La lecture est agréable et on a vu des premiers tomes pas meilleurs de séries bien plus célèbres. Mais si nous avions su que le tome 1 de l'Intégrale (cf. lien ci-dessus) était encore disponible au prix de 24 euros... *** et 2/3


Traité de guitares triolectiques (à l usage des portugaises ensablées)
Traité de guitares triolectiques (à l usage des portugaises ensablées)
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un attelage de Limiñanas avec Pascal comme lad, 26 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Traité de guitares triolectiques (à l usage des portugaises ensablées) (CD)
Cette rencontre entre le vétéran Pascal Comelade (né en 1955, publie de la musique depuis la fin des Seventies) et The Limiñanas (plus récemment arrivés, sortent des disques depuis le début de la présente décennie) pour ce résultat baptisé 'Traité de guitares triolectiques (à l'usage des portugaises ensablées)' est très intéressante. A l'aide de compositions le plus souvent uniquement instrumentales de chaque partie, ou bien réalisées ensemble, ou bien encore reprises, le trio catalan et ses plusieurs invités offrent une musique proche de l'univers habituel de Marie et Lionel Limiñanas (garage rock et psychédélisme, certes, mais avec une touche pop et à l'occasion de "French Chanson") mais rehaussée de bizarreries relatives amenées par les instruments et arrangements de Comelade.

'Stella Star' (2:33) évoque le rock au rythme "motorik" inspiré de certains groupes allemandes du début des années 1970. Du Clinic en moins gothique. 'Carnival Of Souls' (3:23) offre guitare fuzz et orgue sur un rythme uptempo. 'The Nothing-Twist' (1:53), qui commence au piano, apporte un groove psychédélique typiquement Sixties. '(They Call Me) Black Sabatta' (3:50) est plus "cinématique" d'inspiration italienne et la basse rappelle celles qui se balladent sur les enregistrements de Jean-Claude Vannier. 'You're Never Alone With A Schizo' (3:47) se montre aussi d'inspiration "cinématique", mais d'une manière plus "psyché/barrée", notamment les vocaux, incompréhensibles. 'Why Are We Sleeping?' (2:47) est une reprise de Soft Machine avec piano et guitare fuzz. 'El Vici Birra-Crucis' (2:25) est un "jerk" avec solo d'orgue à la clé. 'Green Fuz' (3:18) est une reprise du groupe de garage rock psyché du même nom, qui sonne ici comme un ballade de The Brian Jonestown Massacre (cf. la guitare acoustique), avec banjo et accordéon en prime. 'T.B. Jerk +++' (3:08) repose sur un riff de guitare tranchant. Le très court 'Wunderbar' (0:43) consiste en la répétition du mot du titre sur un accompagnement orgue et guitare fuzz. Le piano de 'A Wall Of Perrukes' (2:40) évoque d'abord le standard R&B 'Stand By Me', puis ce sont Elli & Jacno au top de leur succès avant qu'un solo de kazoo ne conclue le propos. 'One Of Us, One Of Us, One Of Us...' (2:21) revient au psychédélisme, sur un riff qui organise la rencontre entre le Pink Floyd d''Interstellar Overdrive' et les Stooges des débuts, avec soli de guitares/claviers barrés. 'Dick Dale N'était Pas De Bompas' (2:59) joue sur des dissonances mélodiques (?). Le rock 'Ramblin' Rose' (2:14) est aussi une reprise (obscure). 'Yesterday Man' (2:19), encore une reprise, est une ballade menée au piano. Avec ses guitares, 'I'm Dead' (3:24) peut évoquer le Death In Vegas de 'Scorpio Rising' ou bien encore The Brian Jonestown Massacre.

Le produit de ce commentaire est la version CD, rangée dans un étui digipack qui comprend en outre un petit livret avec illustrations et credits raturés.

L'ensemble est cohérent, sans vraie faiblesse, et d'une écoute agréable, si bien entendu on apprécie le psychédélisme pop !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2016 12:06 PM MEST


PLANETARY Tome 1
PLANETARY Tome 1
par Phil Jimenez
Edition : Album
Prix : EUR 28,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chic pas net, 25 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : PLANETARY Tome 1 (Album)
"Planetary" a d'abord été une série de comic books scénarisée par l'Anglais Warren Ellis (né le 16 février 1968), dessinée par l'étatsunien John Cassaday et colorée par sa compatriote Laura Martin. Cette série a été publiée sous le timbre de Wildstorm, créé dans le monde indépendant en 1992 au sein d'Image Comics mais racheté en 1999 par DC Comics. Ellis, qui a rejoint Wildstorm au mitan des années 1990, a à peine une petite dizaine d'années d'expérience quand il se lance dans "Planetary". Cassaday est encore moins expérimenté.
La série "Planetary" a déjà été publiée en France par l'éditeur Sémic, mais Urban Comics en propose une réédition dans une intégrale en deux tomes sous couverture rigide, dans la foulée de la réédition parue aux USA.
Dans le premier épisode, très accrocheur, une énigmatique brunette du nom de Jakita Wagner "recrute" Elijah Snow, un quinquagénaire quelque peu amnésique tout de blanc vêtu (costume trois pièces), qui a passé les dix dernières années dans le désert. Ce duo rejoint un troisième personnage au look de musicien de rock indé (des années 1990) connu sous le seul nom de "batteur". Les trois seront appointés par un mystérieux "quatrième homme" dans le cadre d'un organisme secret du nom de "Planetary" qui se charge de mystères ou de menaces immenses. Snow a d'emblée "Batteur" dans le nez, d'où des "piques" parfois un peu verbeuses au fil des pages, mais le trio dysfonctionnel part déjà pour sa première mission qui consiste à découvrir une base secrète installée dans les monts Adirondacks, "massif cristallin dans le nord-est de l'État de New York", dans le prolongement des Appalaches. Là, Planetary va tomber nez à nez avec un type en bien mauvais état depuis plus de 50 ans, dont l'apparence rappelle celle du héros de pulp fiction, Doc Savage. Ce dernier va évoquer à ses sauveteurs le secret du Multivers qu'il a tenté de découvrir... Quant à Snow, la mémoire va lui revenir peu à peu, et d'une manière générale, on apprendra peu à peu l'étendue des pouvoirs de chaque personnage.
Tout en présentant de manière très créative les aventures de ce trio mystérieux et surpuissant comme s'il s'agissait d'un comic book classique (mais créatif, donc), les auteurs réservent aux connaisseurs un deuxième niveau de lecture faite de référence en particulier à l'univers classique des super-héros de DC Comics. Chaque épisode est particulièrement bien travaillé au plan du scénario, mais aussi des dessins et des couleurs qui ont valu à Cassaday et Martin des Eisner Awards. Particulièrement remarquables, sont les couvertures des comic books, conçues par Cassaday chacune comme un hommage à tel ou tel personnage, tel ou tel créateur ou bien telle ou telle série de comic books.
Aux 12 premiers numéros de la série proprement dite, qui sont parus d'avril 1999 à janvier 2001, sont ajoutés en fin d'ouvrage un "one shot" d'août 2000 qui voit se croiser les équipes de Planetary et de The Authority (autre série Wildstorm, écrite par Mark Millar et dessinée par Frank Quitely) à la faveur d'une menace majeure impliquant H.P. Lovecraft. Les dessins sont de Phil Jimenez. Egalement ajouté, un autre crossover, très réussi, paru à l'été 2003, entre Planetary et Batman. Les dessins sont de Cassaday et on peut mesurer le chemin parcouru par ce dessinateur autodidacte en quelques années. Le trait s'est affiné, s'est précisé, et il y a par exemple moins de "flottement" dans le rendu des traits des visages. Je pense en particulier au personnage d'Elijah Snow, qui selon les cases pouvait ressembler jusque là à Niels Arestrup, à Hugo Pratt etc. La traduction est signée Alex Nikolavitch, soit - sous réserve de confirmation -, le traducteur de la première publication en France.
L'ensemble est une lecture hautement recommandable. ****1/2


Live in Paris
Live in Paris
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour fans présents et à venir, 24 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Paris (CD)
Trio de rock alternatif étatsunien fondé en 1998 à San Francisco (Californie), Black Rebel Motorcycle Club (aka B.R.M.C.) se compose aujourd'hui de Peter Hayes (chant, guitare), Robert Levon Been (chant, basse, guitare) et de Leah Shapiro (batterie depuis 2010). Leah Shapiro a été opérée du cerveau à l'automne 2014, et elle a repris le travail quasiment au moment de la publication de cet album. Jusque là, B.R.M.C. comptait seulement sept albums studios, deux EP mais déjà deux albums "live" (avec des prises à Glasgow, Dublin, Berlin et London). Pour ce "Live In Paris" capté lors d'une des dernières dates de la tournée de promotion du dernier album studio en date, 'Specter at the Feast', B.R.M.C.propose à son public une version audio et une version vidéo du même concert. La première partie du concert consiste en un exercice désormais commun dans le monde du rock : le groupe joue l'intégralité du dernier album en date, dans l'ordre. C'est le premier CD et la première partie du DVD. Le second CD est une forme de "best of" en public, avec un accent sur les premières années du groupe, celle du batteur Nick Jago.

'Fire Walker' commence tout doucement, en format "batterie & basse", et reste une ballade tout du long. Pour 'Let The Day Begin', un blues psychédélique au tempo moyen joué sur les toms, la guitare distordue fait son entrée. 'Returning' est une ballade pop, avec claviers, rythme sur les toms et guitare qui fait de plus en plus de bruit tout du long. 'Lullaby' commence sur une note d'orgue tenue, avec guitare dans les aigus et chant à son plus "U2". La rythmique de 'Hate The Taste' s'accélère en mode bluesy. 'Rival' est encore plus franchement rock. Idem pour 'Teenage Disease' qui est carrément ravagé par la guitare distordue et dont le rythme s'élève. Cela sonne comme les Kills sous stéroïdes ou créatine. 'Some Kind Of Ghost' commence sur un bourdon joué à l'orgue et se poursuit en mode blues psychédélique sur un rythme lent. 'Sometimes The Light' est une ballade avec orgue qui rappelle les "berceuses" de Jason Spaceman (Spacemen 3 / Spiritualized). 'Funny Games' sonne jazz/blues côté guitare et basse, le rythme est joué sur les toms et la chanson est globalement en mode loud/quiet. 'Sell It' évoque un blues à la façon de U2 époque 'Rattle & Hum' sauf pour la guitare qui est plus costaud que celle de The Edge. Pour conclure ce premier CD d'une durée de 65'+, 'Lose Yourself' est une ballade "loud/quiet".

'Beat The Devil's Tatoo' (chanson extraite de l'album du même nom) est un morceau folk-blues. 'Ain't No Easy Way' (extrait de 'Howl', le meilleur album studio du groupe pour moi), est du même type mais avec un harmonica et un bottleneck. 'Berlin' (extrait de 'Baby 81') est blues-rock. 'Conscience Killer' (venue de 'Beat The Devil's Tattoo') aussi, mais en plus lourd. 'Screaming Gun' (tiré de l'album 'Demo' et écrit par Anton Newcombe, du Brian Jonestown Massacre) alterne ballade bluesy à la Spacemen 3 et heavy blues-rock avec harmonica. 'Rifles' (du 1er LP 'B.R.M.C.') est un rock au tempo moyen et syncopé à la The Verve. Egalement en mode rock, 'Stop' (en provenance de 'Take Them On, On Your Own') repose sur riff de guitare insistant. Le riff de 'White Palms' (venu de aussi de 'B.R.M.C.'), tout aussi insistant, ancre un blues-rock au tempo moyen. Le riff de 'Spread Your Love' rappelle quant à lui celui de 'On The Road Again'de Canned Heat mais le traitement, avec harmonica, est nettement plus blues-rock. Pour 'Mercy' (tiré de l'album 'Demo'), Peter et Robert la jouent acoustique et folk, sans Leah. Acoustique aussi, 'Shuffle Your Feet' (tiré de 'Howl') est moitié blues moitié rockabillly. 'Whatever Happened To My Rock 'N' Roll (Punk Song)', le "hit" du groupe (extrait lui aussi de 'B.R.M.C.') sonne musicalement comme du ZZ Top avec 30 ans de moins.

Le DVD offre l'ensemble du concert (116'), très bien tourné, avec de nombreuses caméras, dans le petite salle du Trianon (Paris), le jour de la Saint-Valentin de 2014. Est-ce pour cela qu'il y a beaucoup de filles dans le public ? Robert Levon Been garde un moment la capuche de son hoody sur le crâne (jusqu'à 'Some Kind Of Ghost', en fait). Les lumières sont travaillées façon "clair obscur", avec une base blanche notamment au début du concert. Un programme additionnel, '33.3% - A Documentary Film by Yana Amur, est ajouté dans le DVD, mais sans sous-titrage. Ce film de 53 minutes comprend une interview des musiciens, notamment de Peter et Robert, qui donnent une histoire du groupe mais qui répondent aussi à des questions relatives aux drogues. Le tout entrecoupé d'extraits de concerts, de répétitions et de soundchecks. Les disques DVD et CD sont rangés dans 3 des 4 volets de la pochette en carton, selon un mode de rangement qui fait courir le risque de déchirer cette pochette.

Pour 7 euros le jour de ce commentaire, le tout constitue une très belle affaire ! ***2/3


Captain America: Sam Wilson Vol. 1: Not My Captain America
Captain America: Sam Wilson Vol. 1: Not My Captain America
par Nick Spencer
Edition : Broché
Prix : EUR 16,96

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas en compétition avec Steve ROGERS, 23 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Captain America: Sam Wilson Vol. 1: Not My Captain America (Broché)
Cette série, malgré sa prise à un n° 1, est dans la continuité du court "run" de Rick REMENDER avec Sam WILSON en tant que Captain America, situation que ce scénariste a provoqué peu avant que l'événement "Secret Wars" ne remette en cause quasiment toutes les séries. Le Captain America originel, Steve ROGERS, est devenu un véritable nonagénaire. S'il garde une activité, il ne peut plus avoir celle d'un Captain America. C'est tout naturellement vers le Falcon, alias Sam WILSON, son allié depuis très longtemps que le choix de ROGERS s'est penché au moment de confier son bouclier et le reste qui va avec la fonction.
Mais, contrairement à l'icône ROGERS qui tout jeune a fait des pieds et des mains pour combattre le nazisme et est parvenu à ses fins héroïques au prix d'épreuves physiques et psychologiques immenses, WILSON - sans remettre en cause tout ce qu'il a accompli avec ou sans ROGERS -, n'a pas ce rapport à l'Histoire du monde et des USA. Il est beaucoup plus "down-to-earth" et dispose bien entendu de son expérience afro-américaine de la vie aux USA. Dans ce TPB, il s'intéresse par exemple à la disparition d'immigrants à la frontière entre le Mexique et les USA. Il est en relation avec un "lanceur d'alerte" car, à la différence de ROGERS, il a un problème avec l'autorité. Particulièrement s'il s'agit du S.H.I.E.L.D. dont on ne sait jamais qui le commande : la NSA, l'ONU, le S.H.I.E.L.D. lui-même ? Ce n'est pas clair ces temps-ci. Mais en agissant à sa guise, en entraînant l'ex super-flic Misty KNIGHT avec lui, WILSON va mettre au jour une double conspiration aux implications énormes. L'une, de l'ordre d'un Meccano génétique, provient d'un Karl MALUS ressuscité après pourtant qu'il a été dévoré... L'autre résulte de la Société des Serpents, qui a désormais pignon sur rue dans le monde des affaires.
Le jeune scénariste étatsunien Nick SPENCER, dont je me souviens pas avoir lu quoi que ce soit avant ce TPB, offre un Sam WILSON totalement à l'aise dans son habit de Captain America mais déterminé à rester fondamentalement lui-même... même s'il est physiquement victime des expériences "scientifiques" de MALUS... ROGERS, qui connaît bien son ami Sam (et vice versa), s'en accommode, mais le S.H.I.E.L.D. est moins enthousiaste. WILSON, qui a le pouvoir d'entrer en communication avec les oiseaux, dispose après tout d'un réseau de plusieurs milliards d'informateurs partout dans le monde.
Il y a globalement une approche intéressante de la nouvelle situation par le scénariste, qui est un connaisseur de la chose "politique", et les dessins élégants autant qu'efficaces et reconnaissables entre tous de l'espagnol Daniel ACUNA (trois premiers chapitres) sont un atout précieux. Idem pour des dessins du français Paul RENAUD qui, pour être moins "reconnaissables entre tous" (cf. Leonard KIRK, Olivier COIPEL, Mahmud ASRAR, tous dans le même style à peu près), servent totalement le propos du scénariste. Le chapitre final, dû à Joe BENNETT, est quelque peu quelconque en comparaison. ****
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Ben [Ltd.Edition]
Ben [Ltd.Edition]
Prix : EUR 23,09

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4.0 étoiles sur 5 Todo Ben, 22 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ben [Ltd.Edition] (CD)
Jorge Ben, devenu depuis un bon moment maintenant " Jorge Ben Jor" (pour, dit-on, ne pas être confondu avec George Ben - "Give Me The Night" - Son), est assurément un des très très grands de la Música Popular Brasileira. Né en 1942, premier LP en 1963 (avec dedans rien moins par exemple que l'énorme 'Mas Que Nada'), cet album "Ben" - son 9è en studio, sauf erreur - publié à l'origine 1972...
Dans cette présentation de 2015, due au label étatsunien Real Gone Music, fondé en 2011, spécialisé dans les rééditions, "Ben" réplique un LP vinylique mais dans le format du CD. La pochette est en carton, une obi strip assure la promotion sur la tranche. Il s'agirait, à seulement 2000 exemplaires, de la première fopis que l'album en question est disponible en CD, hors de son Brésil natal.
Ce disque encore emprunt de la musique des années 1960 propose néanmoins une version moderne, "upbeat" voire "uplifting", mais encore très acoustique ou peu électrifiée de la samba. Il y a au moins deux tubes interplanétaires avec 'Fio Maravilha' (2:13), 'Caramba !' (2:21) et 'Taj Mahal' (5:30), ce dernier dans une version plutôt calme par rapport au medley avec 'Pais Tropical' enregistré en public que l'on connaît généralement mieux (sans parler de son "adaptation" par Rod Stewart sous le titre de 'Do Ya Think I'm Sexy?').
Mais la bonne surprise, c'est que les autres chansons, pour être moins connues - en tout cas de ce commentateur -, sont quasiment du même bois, notamment l'inaugural 'Morre O Burro, Fica O Homem' (2:09). Tout au long de ce disque dont les chansons s'attardent peu en chemin, la guitare acoustique est vive, les percussions chaloupent et la voix de Jorge Ben est légèrement voilée. Cuivres et cordes interviennent toujours avec à propos. Les mélodies sont au rendez-vous de chaque plage de ce disque qui ne connaît pas réellement de temps faible.
Au chapitre des regrets, pourquoi ne pas voir ajouté une pochette intérieure ? Et puis un livret, même peu épais, avec paroles, crédits et contexte n'aurait pas été superflu... ****+


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