Profil de lgm > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par lgm
Classement des meilleurs critiques: 64.544
Votes utiles : 58

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
lgm "lagrandemigou"

Afficher :  
Page : 1
pixel
Réparer les vivants
Réparer les vivants
par Maylis de Kerangal
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

54 internautes sur 60 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 à demi réussi...à demi raté., 6 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Réparer les vivants (Broché)
D'abord il faut lui reconnaitre un style très original, peu académique, plein de fulgurances, de collages, avec parfois de vraies réussites dans l'évocation poétique...mais c'est aussi un style qui peut dérouter, voire fatiguer....si c'était de la peinture on verrait le dripping de Pollock et en musique les traits débridés d'ornette coleman peut-être...mais ça peut aussi sembler sur-écrit..."ça sent la sueur", si je peux me permettre, ça "fait" moderne...on voit les coutures et les empiècements par endroits...
Sur le fond, j'ai trouvé la première partie, sur la mort et le deuil, très fine, très délicate...vraie...et puis "patatras", la seconde partie nous donne à voir un documentaire de la RTF sur "le don d'organe, principes et méthodes".Quel dommage!
On a alors le sentiment qu'on nous gave tel une oie de pages de notes, la documentation de l'auteur sans doute,régurgitée telle quelle...et là on s'ennuie ferme.D'autant que les personnages peinent alors à exister...l'infirmière cordelia owl (quel nom!) et ses aventures coÏtales poubelières, uniques objets de ses pensées, ainsi que les jets de pizzas de la petite amie borderline du jeune chirurgien italien nous laissent parfaitement indifférents...quel rôle dans l'économie du récit?...la vie continue malgré la mort?..."the show must go on"?...pourquoi pas, mais la trivialité vient ici gâcher toute la tendresse douloureuse du début...imaginez que vous écoutez l'"agnus dei" du requiem de fauré et que l'on vous l'interrompe sans prévenir avec la fanfare de "la piste aux étoiles"...c'est contrariant...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 31, 2014 5:48 PM MEST


Le Palais de verre
Le Palais de verre
par Simon MAWER
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 la maison des courants d'air., 27 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Palais de verre (Broché)
Diable, quelle déception...j'ai bien peur de détonner dans ce grand concours de louanges, mais j'ai trouvé ce roman d'une platitude remarquable.
Sans doute porté à trop d'espoirs de bonheurs de lecture par l'encourageant bandeau de l'éditeur: "un chef-d'oeuvre", "finaliste du booker prize" (remboursez!), ou par la critique enthousiaste de "télérama", le dépit n'en a été que plus grand.
Ici pour moi, de chef d'oeuvre, point.L'auteur, sur une trame ravaudée de cordages fluorescents, empile les chapitres dans une implacable logique chronologique sans le moindre ressort narratif.(Shéhérazade, reviens s'il te plait.)titres de chapitres explicites, phrases courtes, chapitres courts...rien ne nous est épargné pour une lecture facile, commerciale...et ennuyeuse...le coup de théatre du livre est tellement improbable que l'auteur éprouve même le besoin de s'en justifier par la bouche de l'un des personnages principaux ("la coïncidence pourrait ressembler à une prédestination...les choses arrivent, un point c'est tout."(p234)...sans parler de l'ultime "coïncidence" du livre.(Mais:"les choses arrivent, un point c'est tout", l'auteur nous l'a fort opportunément rappelé un peu plus tôt.)
Quand au style...mieux vaut n'en pas parler, les muses de la littérature étaient sans doute en vacances quand l'auteur s'est penché sur cette histoire.(à moins que la traduction ne lui fasse pas justice. "in dubio pro reo", je ne l'ai pas lu en anglais.)Ce devrait être une épopée tragique, c'est un téléfilm en costumes.L'auteur ne maîtrise pas le déroulement temporel, tout est survolé, on arrive à la fin avec un sentiment de vide, comme lorsqu'on visite une maison en coup de vent...(et pourtant dieu sait qu'on s'y attarde complaisamment dans cette maison de verre, que l'auteur peine d'ailleurs à nous rendre fascinante...dissertations sans fin sur l'espace...la lumière...le vide, quoi...emblématique...)
Et puis, coup de pied de l'âne, l'héroïne, évoquant deux personnes (des domestiques, certes.) qui les accompagnaient dans leur fuite mais qui ont été arrêtées par les nazis, a cette improbable sortie :"c'était sans doute mieux comme ça, les choses finissent par s'arranger, non?"(p620)...quelle légèreté...exit les gêneurs:dans les geôles du reich...ce serait drôle si ce n'était dramatique...
Bref, il ne suffit pas de raconter une histoire pour faire de la littérature.
Ne perdez pas votre temps, lisez, ou relisez "vie et destin" par exemple...ça c'est de la littérature.


Page : 1