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Contenu rédigé par Dale Cooper
Classement des meilleurs critiques: 694
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Commentaires écrits par
Dale Cooper (The one-eyed Jack)

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Popular [Explicit]
Popular [Explicit]
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Impopulaire, et confiné au streaming..., 16 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Popular [Explicit] (Téléchargement MP3)
Popular fut, en 2008, le troisième album du prodigieux Van Hunt; un artiste dont on parle trop peu, à la croisée de multiples chemins (soul, funk, pop). Fin chanteur et instrumentiste polyvalent, il sait aussi s'entourer de musiciens complices qui donnent encore plus de relief à son univers.

On dit des artistes qu'ils sont capricieux ; les grosses compagnies peuvent l'être davantage encore ! Suite à des débats sur le potentiel commercial de ce troisième projet, l'album fut tout simplement « gelé ». Il est systématiquement (et probablement indéfiniment) indisponible sur amazon ou ailleurs. A moins de dénicher une providentielle copie promotionnelle, on ne peut déguster l'album qu'en séquences tronquées ici ou là sur la toile.
C'est mieux que rien, mais quel dommage !
Car Popular affiche une incroyable vitalité, au moins digne des deux précédents opus (Van Hunt - 2004 et On the jungle floor - 2006).
Van Hunt est de ces bonshommes capables de concocter avec peu de choses un morceau qui vous colle à la peau, tel l'envoûtant « Popular count's coda » et ses riffs minimalistes entremêlés, ou « N the southern shade », une délicieuse ballade mêlant folk et soul avec une immense habileté...
Rien à reprocher non plus aux grooves racés de « SNM », « The Lowest one of my desires », ou encore « U're a monster », qui ne laissent jamais retomber l'intérêt du disque, rythmé par des chansons qui durent presque toutes de trois à quatre minutes.

On ne peut que regretter un tel massacre et passage à la trappe.
Aux dernières nouvelles, que devient Van Hunt ? Son site officiel propose en téléchargement Use in case of emergency, une série de raretés.
On ne peut que souhaiter un retour de flamme sur scène, au plus vite ! A quand une tournée européenne ?...

MISE À JOUR SEPTEMBRE 2017 : Dix ans plus tard, Popular finit enfin par sortir, après What were you hoping for ? (2011) et The Fun rises, the fun sets (2014).
Uniquement en format digital, pour le moment. Tout ça pour ça... Merci à Blue Note pour cette belle catastrophe éditoriale !

1 Turn My TV On 4:12
2 Prelude (The Dimples On Ur Bottom) 2:25
3 Ur Personal Army 3:52
4 Popular: Count's Coda 3:53
5 N The Southern Shade 3:21
6 There's Never A G'time 2 Day G'bye 3:57
7 Feelings 3:08
8 SNM 3:22
9 The Lowest 1 Of My Desires 4:04
10 Break Down Ur Door 2:05
11 Ur A Monster, Parts 1 & 2 5:01
12 Blood From A Heart Of Stone 4:10
13 Bits & Pieces 2:54
14 Finale (It All Ends In Tears) 2:05


Ground [Import allemand]
Ground [Import allemand]
Prix : EUR 25,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Presque retors, 16 octobre 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ground [Import allemand] (CD)
Ground donne l'impression d'un disque instable, qui ne se pose pas. Du moins au début, avec ces pièces courtes : le tourbillon de “Cropped”, qui assène d'emblée la dimension hautement électrique et expérimentale de ce trio guitare/basse/batterie ; puis un morceau nerveux et pugnace (“A sudden interest”) qu'aurait pu produire un Jim Hall au penchant très farouche...
Puis, de manière presque salutaire, les choses s'installent, se tranquillisent même, par moments (“Tent city” et sa belle accalmie ; l'errance fragile et mélancolique de “The Divine homegirl” ; ou le développement improvisé de “Rumpus room / Rift”, très escarpé, très patient aussi, avant que la marmite ne déborde).

Ground n'est que le deuxième opus du Nels Cline trio, après Silencer (ENJA, décembre 1990), mais le virage est déjà très clair. En l'espace de trois années et des poussières, Nels Cline a fait le pari osé d'emmener son groupe vers les nombreuses potentialités que son état d'amplification lui permettaient, et semble t-il, appelait irrésistiblement.
S'y ajoute quelque chose de plus rude, moins séducteur, moins ''facile'' que dans Silencer.
Ce qui en fait pour l'essentiel un disque brûlant, bouillonnant, presque retors, et qui ne se laisse pas facilement apprivoiser ! Le final, “Stella for Jefferson”, contredit provisoirement cette impression globale, et referme l'abum sur un de ces morceaux entêtants, tendus et paroxystiques comme les affectionne le guitariste.


Projections
Projections
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Embrasement, 16 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Projections (Téléchargement MP3)
Ce live enregistré à Cologne en 2014 célèbre les retrouvailles, après X projets communs, du pianiste Simon Nabatov et du contrebassiste Mark Dresser, pour leur tout premier duo.
Une rencontre sous le signe de l'improvisation totale, sans filet - si ce n'est celui d'une immense expérience en la matière.
Prise de son limpide, avec une grande clarté autour du piano, et une sensibilité accrue du côté de la contrebasse (d'autant plus appréciable vu le jeu minutieusement expérimental de Dresser). Merci à Pedro Costa et son label clean feed, qui maintiennent une ligne éditoriale de premier plan !
Énergie débridée, assurance technique et embrasement de la pensée musicale… « Cover all basses » est une ouverture en or pour embarquer l'auditeur et ne plus le lâcher !
L'exubérance est de mise dans « Citara XL », où les deux hommes font de la sorcellerie sonore et poussent leurs instruments dans d'improbables retranchements. D'une tout autre manière, elle l'est aussi dans le pantagruélique « Pliant Giant », véritable rouleau-compresseur.
Du début à la fin, Projections met en lumière une frontière ténue : le même disque, avec un peu moins d'enthousiasme, de sincérité, de grain de folie… pourrait être d'un ennui mortel.


For People in Sorrow [Import allemand]
For People in Sorrow [Import allemand]
Prix : EUR 19,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sur le fil, 5 septembre 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : For People in Sorrow [Import allemand] (CD)
Cela fait plusieurs années que la batteur et percussionniste Alex Cline mène des groupes imposants pour lesquels il compose abondamment.
For People in Sorrow vient rompre ce cheminement, du moins en partie, car si l'ensemble rassemblé par Cline est toujours imposant (et même davantage que dans ses disques précédents - Montsalvat, Sparks fly upward, The Constant Flame), l'objet musical ici en jeu est la musique de Roscoe Mitchell -ancien membre de l'Art Ensemble of Chicago & héros musical d'Alex Cline- et tout particulièrement la pièce « People in Sorrow » présente sur l'album du même nom.
Le rebond créé des décennies plus tard a toute la folie positive et la démesure chatoyante d'un ensemble de fines-lames ayant fait sien le geste artistique de l'AEC : intègre, passionné, intransigeant. Ce n'est pas très étonnant, dans la mesure où le saxophoniste Oiver Lake, la harpiste Zeena Parkins et le contrebassiste Mark Dresser sont de la fête.
Majoritairement improvisé, intégrant ponctuellement quelques fragments écrits de la pièce d'origine, l'enregistrement, d'un seul tenant (68 minutes en tout !), capturera tout auditeur à l'esprit curieux et friand de créations sonores sur le fil – entre la rigueur de la partition et la liberté grisante de l'imprévu.
La chose contient évidemment des crêtes magnifiques, brûlantes d'intensité, et à l'autre bout de l'éventail, une introduction et des parenthèses magnifiquement minimalistes. Il y a aussi une invitée des plus surprenantes, aux trois quarts de l’œuvre...

Le label cryptogramophone a jugé bon d'offrir simultanément l'enregistrement audio, et l'enregistrement vidéo de ce concert donné le 2 Octobre 2011 à Los Angeles. On ne peut que l'en remercier. L'écoute attentive du disque, qui se suffit à elle-même, ne souffre pas d'une seconde découverte avec l'image…


Agram
Agram
Prix : EUR 21,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revigorant (bis), 5 septembre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agram (CD)
Après un premier album (Nordan) paru en 1994, Agram a suivi deux ans plus tard, complétant à merveille ce petit catalogue (évidemment non-exhaustif) de la musique traditionnelle suédoise, rehaussée par une poignée de compositions originales.
Mélange troublant de chaos et de puissance sereine, le morceau-titre laisse couler une folle énergie après l'ouverture purement instrumentale du disque (« Syster glas »). La mélancolie est tout aussi ambivalente dans « Sasom fagelen » : pénétrante, mais régénérante aussi.

À l'initiative du projet, Ale Möller & Lena Willemark - deux excellents ambassadeurs de cette culture sonore nordique qui se marie à merveille avec un soupçon de jazz contemporain.
Ils cumulent à eux deux des instruments aussi divers que la voix, l'alto, le fiddle, le mandola, le dulcimer, la trompette en bois. À leurs côtés, le puissant contrebassiste Palle Danielsson, le saxophoniste Jonas Knutsson (très Garbareko-compatible), mais aussi Tina Johansson (percussions) et Mads Edén (drone-fiddle).
De quoi donner une couleur unique à ce grand voyage revigorant et joyeux, dans lequel sérénité et beauté élégiaque sont souvent au rendez-vous. On trouve même des proximités frappantes avec la musique celtique, dans « Samsingen », ou dans les danses enivrantes de « Per andsu lietjin » et « Slängpolskor ».
Les stridences volcaniques de « Björnen » sont beaucoup plus déroutantes, les sirènes scandinaves de « Blamairi » plus singulières, et on finit par se perdre positivement dans ce magnifique album largement digne du précédent !

N.B. Tout aussi recommandable, le disque Trees of Light paru plus récemment - et toujours chez ECM – de Lena Willemark, Karin Nakagawa & Anders Jormin.


Nordan
Nordan
Prix : EUR 21,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revigorant, 2 septembre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nordan (CD)
Dans la moiteur estivale, un peu de folklore suédois peu s'avérer rafraîchissant !
Ale Möller & Lena Willemark sont deux excellents ambassadeurs de cette culture traditionnelle nordique qui se marie à merveille avec un soupçon de jazz contemporain. On trouve même des proximités frappantes avec la musique celtique (« Tacker herranom » et « Polska efter roligs percussionhornlat »), ce qui n'est pas si étonnant d'un point de vue géographique et historique. Il n'est pas étonnant non plus que Manfred Eicher ait accepté d'héberger sous son label ECM ce mélange subtil et enivrant…
Après ce coup d'essai paru en 1994, un second album a suivi deux ans plus tard (Agram), complétant à merveille ce petit catalogue (évidemment non-exhaustif) de la musique traditionnelle suédoise, rehaussée par une poignée de compositions originales.

Outre les deux leaders du projet (qui cumulent à eux deux des instruments aussi divers que la voix, l'alto, le mandola, l'accordéon et la trompette en bois!), se distinguent tout particulièrement le puissant contrebassiste Palle Danielsson, le saxophoniste Jonas Knutsson, très Garbareko-compatible (superbes envolées de soprano dans « Gullharpan », avec une pureté de son étonnante). Le kantele et la cornemuse suédoise, instruments encore plus spécifiquement ''locaux'', ajoutent une couleur unique à ce grand voyage revigorant et joyeux, dans lequel sérénité et beauté élégiaque sont souvent au rendez-vous (goûtez aux charmes apaisants de « Mannelig » et de « Knut hauling » - difficile d'y résister, à moins d'avoir un cœur de pierre).

N.B. Tout aussi recommandable, le disque Trees of Light paru plus récemment, toujours chez ECM – de Lena Willemark, Karin Nakagawa & Anders Jormin.


Initiate
Initiate
Prix : EUR 12,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Electrochocs, 26 août 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Initiate (CD)
Avatar de son Trio fameux des années 90, les Singers de Nels Cline poursuivent l'aventure tous azimut du guitariste américain, hyperactif et très rarement -peut-être même jamais ?- décevant.
C'est le quatrième album du groupe paru sur le label cryptogramophone (un cinquième, Macroscope, est sorti en 2014), double et mixte de surcroît – moitié-studio, moitié-live.
Les trois compères y poursuivent sans vergogne et surtout, sans aucune concession à la prudence ''mainstream'', un chemin très audacieux qui mêle des incursions barbares étourdissantes (les trois premières pièces du live, qu'il vaut mieux aborder avec toute son énergie vitale !) et des câlinades intemporelles que certains jugeraient surannées, à tort (la reprise de Carla Bley ; ou l'hommage à Jim Hall, qui finit par joliment déraper).

Le disque live est frappant par la totale entente du trio, son habileté millimétrique qui n'empêche pas une sensualité évidente. C'est d'une précision folle, sans jamais devenir pour autant aseptisé et cérébral. Car le groupe est sur scène totalement, presque violemment.

Le disque studio quant à lui, est une vaste création sonore en treize tableaux, enrichie épisodiquement par les claviers de David Witham (complice de NC dans le Goatette de Jeff Gauthier) sur trois titres, et ceux de Yuka Honda (compagne de NC et membre du groupe Cibo Matto) sur le final.

Le batteur Scott Amendola, outre ses talents de percussionniste, ajoute régulièrement une bonne pincée d'électronique, singulière et pertinente. Quant au contrebassiste Devin Hoff, c'est un roc à l'enthousiasme dévorant.
Avec un soin maniaque et passionné, une créativité de pointillistes, les trois hommes savent rendre fascinante une courte pièce répétitive (« into it »), un collage superbe et cauchemardesque (« scissor/saw ») ou une longue introduction minimaliste et déambulatoire - avant l'explosion rock ! (« red line to greenland »). Tout semble possible...
Rauque et brut de décoffrage (« floored », « king queen ») ou contemplatif et caressant (« divining », « b86 »), le trio garde l'auditeur en état d'alerte, lui réservant sans cesse des surprises et des contrastes de taille – des électrochocs, littéralement ?!

Bref, un groupe et un label à suivre, à encourager sans aucune retenue !


Argyelus
Argyelus
Prix : EUR 16,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Décidément..., 25 août 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Argyelus (CD)
Même force et intensité dans l'écriture, dans l'improvisation et dans la complicité du groupe, une solidité rythmique effarante… Les albums de Mihaly Dresch se suivent et se ressemblent, dans ce qu'ils ont de meilleur. Le chemin tracé par ce saxophoniste hongrois depuis les années 1990 est remarquable. Son quartet (étendu en quintet sur quelques morceaux), fait la part-belle à ses instruments de cœur : rythmique contrebasse/batterie (les fidèles Matyas Szandai & Istvan Balo), et cymbalum -autrefois saupoudré, qui cette fois prend une place permanente dans le quartet, en remplacement du violon qui apparaît à son tour de manière plus épisodique.

Argyélus (2007) a eu la lourde tâche de succéder à Hungarian Be-Bop (2002) et Egyénes Zene (2004), deux disques solides, habités et émouvants.
Les compositions y sont vastes et denses. Elles empruntent au folklore hongrois ou lui font miroir, mêlées à la vigueur et la liberté d'un jazz moderne largement post-bop, et évidemment transfrontalier… Le seul morceau traditionnel pleinement repris (« Soldier's farewell from Szék village ») l'est à la voix. Dresch y délaisse ses saxophones pour clamer au mieux l'ambivalence douloureuse du départ.
Course-poursuite diabolique dans « Orökseg / Heritage », retenue et subtilité hors-pairs dans la ballade « Hazafelé / Homeward bound »… la palette de jeu de ces Hongrois est merveilleuse. Dans « Argyélus », le violoniste Férenc Kovacs offre une alternative délicieuse aux prouesses qu'on recherche d'habitude chez l'américain Mark Feldman. Au cymbalum, le nouveau-venu Miklos Lukacs apporte des couleurs et une énergie extraordinaires tout au long de l'album – décidément, une nouvelle perle !


Sad by Nels Trio Cline
Sad by Nels Trio Cline
Proposé par M&E Store-UK
Prix : EUR 70,04

4.0 étoiles sur 5 Petit rasoir, grand trio, 25 août 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sad by Nels Trio Cline (CD)
Silencer (1992), Ground (1995), Chest (1996), Sad (1998).
Les quatre albums du Nels Cline Trio sont d'autant plus intéressants qu'ils permettent de poser la loupe sur une période resserrée (les années 90) et sur un groupe triangulaire qui fut, à l'évidence, un véritable pilier dans la progression intensive du guitariste - à la fois sur le plan instrumental, et sur celui de l'écriture.
C'est appréciable, tant sa discographie est pléthorique !
Par ailleurs, Silencer étant un véritable bijou, assez facile à trouver (ré-édition chez enja en 2011), les trois autres disques sont non seulement très intrigants artistiquement, mais ils peuvent aussi faire l'objet, dans le cas de Chest et Sad, d'une quasi-chasse au trésor. Soit une double force d'attraction pour les amateurs insatiables de Nels Cline !

La colère gronde dans « Anthony », l'ouverture qui fait office de requiem à Tony Williams, tout juste disparu… Dans cette pièce aux allures de promenade lugubre et incertaine, même les plus sombres instants dégagent une forme de sérénité. Et l'espace que se laissent les musiciens entre eux, est impressionnant. La patience du geste collectif, tout autant.
Tout cela est vrai dans l'ensemble du disque, particulièrement dans les longues compositions (cinq en tout dépassent les neuf minutes) : le schizophrénique « The luxury of silk », petit labyrinthe sonore minutieux qui finit par éclater brutalement ; ou « Crest in black », l'imposant dessert qui succède à une série d'incursions à tendances minimalistes (« Texas telephone pal », l'acoustique « Where is your woman », et même les dix minutes de cache-cache de « In form »)
Les plus petites pièces quant à elles créent des rebonds, du liant, des apaisements (sauf ce « Little shaver » qui ne donne pas envie de se raser en compagnie du trio !).

N.B. On peut, à juste titre, être triste de la fin du Nels Cline Trio en 1998. Mais les aventures triangulaires du guitariste n'étaient pas finies pour autant. Les Nels Cline Singers -toujours en activité à l'heure actuelle- ont déjà offert cinq albums depuis le début des années 2000, sur le label cryptogramophone.


Blood From Stars
Blood From Stars
Prix : EUR 18,58

4.0 étoiles sur 5 Effleurements, 25 août 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood From Stars (CD)
Joe Henry est décidément un homme étonnant. Il réussit le prodige de garder sa trajectoire artistique avec un acharnement serein, tout en se renouvelant subtilement à chaque album. Évidemment, ceux qui ont déjà goûté aux charmes de Tiny Voices, Civilians et Reverie (trois albums fort recommandables) auront un léger sentiment de déjà-entendu.
Mais une mélancolie plus forte que de coutume ouvre Blood from Stars. « Light no lamp », un fantôme instrumental de la chanson qui refermera l'album, est illuminé par la sobriété du pianiste Jason Moran, mais dégage une évidente tristesse. Le climat est tendre et lourd dans « My favorite cage », une chanson où le soin apporté au choix des mots montre, une fois de plus, le raffinement et l'exigence de Joe Henry. Dans « All blues hail Mary », c'est l'intensité de la texture sonore, l'évidence mélodique du chant et la profondeur dramaturgique qui frappent immédiatement. Quant à « Truce », c'est une petite perle de flou et d'ambiguïté, une ébauche d'histoire effleurée, qui laisse une place immense à l'imagination...
Quel autre chanteur sait à ce point écrire de véritables poésies musicales, et leur donner un tel souffle ?


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