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Contenu rédigé par Savinien
Classement des meilleurs critiques: 47
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Commentaires écrits par
Savinien (Liège, Belgique)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Brahms: 4 Symphonies, 2 Concertos pour Piano.
Brahms: 4 Symphonies, 2 Concertos pour Piano.
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Avec une autre oreille, 26 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: 4 Symphonies, 2 Concertos pour Piano. (CD)
Nikolaus Harnoncourt, c'est d'abord une vie consacrée à l'étude de la musique, à la recherche d'une nouvelle vérité reposant sur les partitions originales. Plus qu'une obsession, un sacerdoce.

En déshabillant des oeuvres que la tradition avait vêtu de marbre, Harnoncourt a créé un renouveau sonore, comme un tsunami qui n'a pas encore fini de faire des vagues. Le choc n'en est parfois que plus grand, comme dans le répertoire brahmsien. On arguera, à juste titre, que l'on a perdu en chemin la grandeur et la profondeur que pouvaient insuffler à cette musique d'autres illustres baguettes. Certes, mais ne sont-ce pas ceux-là même à qui d'autres reprocheront un manque de légèreté et un excès d'emphase ?

Car ce renouveau sonore, c'est finalement la première qualité de ces Brahms. Au diable l'intimidant piédestal ! Fî des lignes massives, des ensembles puissants, de l'ombre géante ! Harnoncourt ne s'attèle pas aux grandes arches marmoréennes ? C'est pour mieux en ciseler les détails sonores, pour redonner aux pulsions rythmiques et aux mélodies simples comme une brillance virginale. Ce faisant, Harnoncourt ne rapproche-t-il pas Brahms de l'humain ?

Dans la discographie, ces gravures d'Harnoncourt auront probablement du mal à s'imposer en grande référence (encore que... les Concertos avec Buchbinder par exemple sont des réussites incontestables). On ne peut balayer la grandeur, l'envoûtement que produisent les baguettes illustres de l'univers brahmsien. Mais doit-on pour autant se passer de cette fraîcheur ?

Pour écouter ses Brahms avec une autre oreille.


Schubert: Chefs d'Ouvre pour Piano
Schubert: Chefs d'Ouvre pour Piano
Prix : EUR 10,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Elisabeth Leonskaja, la passion sincère, 26 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert: Chefs d'Ouvre pour Piano (CD)
Curieusement dans la discographie panistique de Schubert, Elisabeth Leonskaja n'est pas forcément le nom que l'on citera immédiatement. Et pourtant, cette grande dame du piano est une schubertienne dans l'âme, un compositeur qu'elle fait vivre en concert comme très peu de pianistes au monde en sont capables, et qui a signé des enregistrements absolument splendides.

Elisabeth Leonskaja, c'est encore la grande tradition du pianisme russe, mais qui aurait été aspergée d'une certaine influence de tradition viennoise et allemande. Maitrisant son clavier dans toutes ses techniques mais aussi dans toutes ses finesses, cette pianiste remarquable fait de ses interprétations de véritables invitations au voyage, pour nous emmener avec autorité et sans complaisance à tutoyer le Schubert intime, celui de l'esprit romantique, du discours sonore évocateur, fait de violence et d'émotion, d'angoisse et d'extase, de sérénité et de drame, et enfin et peut-être par-dessus tout, de passion sincère.

La réédition en un coffret économique de ses enregistrements captés entre 1985 et 1997, est une véritable aubaine pour tous les amoureux de compositeur viennois et tous les amateurs de piano.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 28, 2016 7:21 PM MEST


Chopin: Concertos, Études, Sonates 2 & 3...
Chopin: Concertos, Études, Sonates 2 & 3...
Prix : EUR 10,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'homme pianiste, 26 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin: Concertos, Études, Sonates 2 & 3... (CD)
Lorsqu'on évoque le Chopin de Duchâble, on souligne presque toujours immédiatement la technique de ce virtuose français. Toutefois, dans ce répertoire en particulier, on oublie souvent de souligner que cette virtuosité n'est pas gratuite. Car pour virtuose qu'il soit, Duchâble ne s'installe jamais dans la démonstration (comme d'autres parfois plus récemment illustres); sa virtuosité n'est qu'un moyen pour laisser libre cours à son expression.

Bien sûr celle-ci est de caractère déjà plus personnel, donc plus discutable, que la seule virtuosité. Il est somme toute assez facile de souligner une défaillance technique, critère relativement objectif; il n'en va évidemment pas de même pour un choix interprétatif, qui appelle par définition beaucoup plus de subjectivité. Pourtant, plus que sa virtuosité, c'est là à mon sens l'atout remarquable de François-René Duchâble : sa musicalité subjective, qui nous fait entendre (et parfois découvrir) une autre vue de ce Chopin que nous connaissons déjà si bien à travers ses grands interprêtes.

Le Chopin de Duchâble, c'est un pianisme à la fois simple, limpide et brillant, mais aussi passionné et éloquent. Derrière les envolées et la maîtrise exaltante, apparaissent toujours une certaine simplicité, au sens d'une vraie humilité, et surtout un vrai goût du chant (n'est-ce pas la pierre angulaire de toute l'écriture chopinienne ?). Finalement le Chopin de Duchâble, c'est celui de l'humanité, non pas au sens philosophique comme on pourrait le dire d'un Rubinstein (qui fut une sorte de "mentor" pour le français), mais au sens proprement de la nature humaine. La musique n'appartient plus au monde du compositeur Chopin, mais à celui de l'homme Chopin, non pas à travers la démonstration du musicien virtuose, mais par la lecture de l'homme pianiste.

En ce sens, le Chopin de Duchâble peut être considéré comme incontournable. Et avec l'opportunité de retrouver ses Chopin dans ce coffret économique de 6CD, il est désormais inexcusablement indispensable...


Beethoven: les 32 Sonates pour Piano - 8 CD
Beethoven: les 32 Sonates pour Piano - 8 CD
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le pianisme authentique d'un grand maître, 26 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven: les 32 Sonates pour Piano - 8 CD (CD)
Dans ces années trente, Schnabel est déjà une autorité beethovénienne incontestée; ce corpus ne fera que renforcer cette aura, diffusée plus largement que jamais, comme une véritable symbiose enregistrée dans l'histoire. Chez Polydor, le jeune Wilhelm Kempff enregistre depuis 1925 les Sonates de Beethoven (voir chez APR), mais HMV va prendre son concurrent de vitesse.

La première véritable intégrale enregistrée des Sonates pour piano (avec aussi les grands cycles de Variations, les Bagatelles et quelques pièces diverses), naît dans les studios londoniens entre 1932 et 1935 (rappelons au passage que Schnabel s'était réfugié à Londres dès les premières heures de la montée du nazisme). A l'ère glorieuse des 78 tours, ce sont 204 faces de disque qui sont gravées, comme inventées minutes par minutes (à l'époque les disques s'enregistraient alors en prise directe par face, devant un micro, sans aucune possibilité de correction).

Une légende définitive, une source inépuisable où s'abreuveront les pianistes et les beethovéniens durant des décennies, et pour longtemps encore. Après lui seulement viendront les intégrales Backhaus, Nat, Kempff, Arrau et autres Brendel.

Au même titre que Paderewski, Brailowsky, Moiseiwitsch, ou encore Horszowski, Schnabel fut le disciple de Theodor Leschetizky, qui enseignait à Weimar aux côtés de Franz Liszt, et qui était lui-même héritier de l'enseignement de l'illustre Carl Czerny, lequel fut élève de Hummel et de Beethoven lui-même. Artur Schnabel, c'est la promesse d'un style beethovénien du temps jadis : loin des versions parfaitement aseptisées des captations modernes, mais une symbiose musicale, un tutoyement beethovénien de chaque instant, une imagination pure, une sincérité toute spontanée, une subtilité sans calcul, une intensité sans appréhension ni vanité, un naturel à la fois autoritaire et aérien, qui laissent à la fois pantois et émerveillé. Le miroir même de la musique vivante.

Oubliez donc la démonstration incontestable d'un grand pianiste : ceci n'est autre que le pianisme authentique d'un grand maître.


Sonates pour violon : Op.137 (Schubert) & Opp.96, 30 n°2 (Beethoven)
Sonates pour violon : Op.137 (Schubert) & Opp.96, 30 n°2 (Beethoven)
Prix : EUR 13,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'ombre et la lumière, 21 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonates pour violon : Op.137 (Schubert) & Opp.96, 30 n°2 (Beethoven) (CD)
Mieczyslaw Horszowski fait partie de la légende du piano. Ce serait déjà le cas pour avoir assuré la plus longue carrière de pianiste de l'histoire : entre son premier concert Beethoven en 1901 (il a neuf ans !) jusqu'à l'année qui précède sa disparition (en 1993 : il a 100 ans !) s'inscrit un inégalable record d'activité de neuf décennies...

Mais Horszowski est surtout une légende au regard de sa stature artistique et musicale. Définition même de l'enfant progige, doué d'une mémoire faramineuse, il reçoit un enseignement inscrit dans la droite ligne à la fois de Beethoven et de Chopin. Il étudie et est ami dès son jeune âge avec d'autres prodiges comme Artur Rubinstein, Jacques Thibaut, ou encore Pablo Casals avec qui il développera des liens privilégiés.

L'art d'Horszowski, c'est donc avant tout un pianisme qui se ramifie dans l'héritage historique des générations passées, bâti sur une technique sans défaut, et sur une musicalité d'une grande simplicité et d'un naturel confondant. Un contrôle pianistique au stade ultime, celui dont l'aboutissement permet la métamorphose en un flux de musicalité pure, comme le ferait une respiration digitale, insufflant à l'instrument à la fois la vie et la liberté, dans un discours paysagiste où l'ombre se dispute à la lumière.

Ce musicien exceptionnel nous a laissé relativement peu d'enregistrements de musique de chambre; on appréciera donc particulièrement les perles que nous propose l'Institut Discographique Italien (IDIS), même si c'est comme à son habitude dans une présentation spartiate, avare de détails, et un remastering perfectible. L'éditeur bénéficie en outre ici de rares vinyles reçus de la veuve de Horszowski, avec 3 Sonates pour violon et piano sous des archets fameux.

La Sonate (ou Sonatine) n°2 en la mineur op.137/2 de Schubert est une captation Columbia réalisée live le 29 avril 1957, à Puerto Rico, lors de la 1ère édition du Festival Casals, avec la complicité au violon d'Alexander "Sasha" Schneider (qui fut tôt membre du fameux Quatuor de Budapest, faut-il le rappeler). Les Sonates n°7 op.96 et n°10 op.30/2 de Beethoven sont des captations studio datant datant respectivement du 7 mars 1949 et du 29 janvier 1952 (même si cette dernière date porte à discussion; cette captation pourrait dater du mois d'avril précédent). On y retrouve avec plaisir l'archet fabuleux de Joseph Szigeti, avec qui Horszowski réalisa de nombreux enregistrements à partir des années quarante; citons notamment une quasi intégrale des Sonates de Mozart (édité en CD par Vanguard), les 3 sonates de Brahms, ou encore 5 Sonates de Beethoven (n° 1, 5, 6, 7 et 10). Débordant d'expressivité et de lyrisme, Szigeti (tout comme Schneider dans Schubert) est ici au sommet de son art, et trouve en Horszowski plus qu'un partenaire : un authentique complice, pour nos offrir de véritables pépites de musique pure.

Parmi les parutions Idis consacrées à Horszowski, on ira aussi voir le disque Bach/Beethoven ou encore les rares captations des Quatuors avec piano de Schumann et Fauré. Pour les Beethoven d'Horszowski, on ne manquera pas les dernières sonates chez Vox ou les quatre Sonates publiées chez Arbiter, sans oublier la Tempête pour la BBC, et bien entendu les indispensables Variations Diabelli parues notamment chez Urania. Quant à la captation avec Schneider, cofondateur du Festival de Prades, elle est aussi l'occasion de rappeler les Beethoven enregistrées par Horszowski et l'ami Pablo Casals (comme ici les 5 Sonates chez EMI, qui appellent à une réédition).


Symphonie N°1
Symphonie N°1
Prix : EUR 13,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une captation remarquable, 16 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°1 (CD)
Dans la discographie disponible de Wilhelm Furtwangler, il existe assez peu d'éditions de cette Première Symphonie de Brahms captée lors d'un concert au Concertgebouw d'Amsterdam le 13 juillet 1950, dans le cadre du Festival de Hollande (avec la 1ère Symphonie et Léonore III de Beethoven).

On pourra sans doute préférer l'une ou l'autre version du dieu Furt (notamment l'indispensable Hambourg 1951), mais on appréciera néanmoins sans réserve l'expressivité et la vitalité viscérale que le chef allemand insuffle à cette partition. Une interprétation puissante et colorée, pleine de souffle et de sève brahmsienne, avec un excellent Concertgebouw qui suit comme un seul homme cette baguette à la fois autoritaire et mouvante.

Une captation remarquable, couplée ici avec le Double Concerto avec le Wiener Philharmoniker, le violoncelle d'Emmanuel Brabec et le violon de Willi Boskovsky (soit les luxueux 1ers pupîtres des Wiener… en remplacement de la paire Oistrach/Casals initialement prévue). Une captation bien connue, maintes fois éditées notamment chez EMI, issue d'un concert viennois le 27 janvier 1952 qui fut entièrement consacré à Brahms, avec les Variations Haydn… et la 1ère Symphonie.

Cette publication Idis affiche les caractéristique habituelle de cet éditeur italien amateur d'archives : une présentation spartiate (un simple feuillet extérieur !), un boitier de piètre qualité, et un remastering qui n'est pas irréprochable mais s'avère somme toute relativement soigné, avec un orchestre clair et une certaine présence.


Giuseppe Verdi: Don Carlo
Giuseppe Verdi: Don Carlo
Prix : EUR 19,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La trop rare Cerquetti dans l'un des ses triomphes, 1 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Giuseppe Verdi: Don Carlo (CD)
Enregistré live au Teatro Communale de Florence le 16 juin 1956 dans le cadre du Mai Musical Florentin, ce Don Carlo est évidemment resté fameux dans les mémoires par la présence d'Anita Cerquetti en Elisabeth surnaturelle. Celle qui débutait à peine cinq ans auparavant dans une Aïda à Vérone, est déjà demandée sur toutes les planches d'Italie (et aussi à l'étranger), et sera bientôt une Norma unanimement révérée aux lendemains du Scandale de Rome qui clouera la Callas au pilori. La bouillante Cerquetti livre ici une Elisabeth de Valois incandescente, d'une émotion vibrante et d'une intensité rare (et le public ne s'y trompe d'ailleurs pas). Quelques notes un peu ébréchées ici ou là (pour les puristes) n'y enlèveront rien : cette Elisabeth est un must !

Autre star de la soirée, et même si certains diront qu'il n'est pas dans sa plus grande forme, Ettore Bastianini est un Posa d'excellence. Souvent décrié à tort et à travers, le siennois impose sa présence par ses moyens formidables de vrai baryton verdien, un timbre au moelleux irrésistible, un art consommé du légato, et une véritable présence altière (des qualités vocales et un timbre qui évoquent parfois de façon interpellante Giuseppe de Luca).

On connait aussi le Philippe II de Cesare Siepi, un rôle qui lui a ouvert les portes du Metropolitan dès 1950 (il a à peine 27 ans). Il est une nouvelle fois absolument royal, magnifiquement humain, totalement incontournable. S'il débutait en 1948 en baryton, Angelo Lo Forese est ténor depuis seulement trois ans lorsqu'il donne ce Don Carlo. Un Infant très honorable, certes un peu superficiel, mais néanmoins assez convaincant. Fedora Barbieri est quant à elle une Eboli racée, femme fatale qui bouillonne de pulsions aussi puissantes que contraires. Ajoutons l'imposant Inquisiteur de Giulio Neri et Paolo Washington en moine, pour compléter une distribution au final d'un très haut niveau.

Rompu à ce répertoire, Antonino Votto anime cette soirée avec science, mais il n'est pas à une imprécision ou un décalage près. Ainsi par exemple l'orchestre autant que les choeurs de la seconde scène du second acte sont clairement brouillons, dans une prise de son tout aussi cahotique. Car c'est en définitive le seul vrai talon d'achille de cette captation : la qualité sonore, qui réserve cette soirée aux amateurs des live du temps jadis; souffle bien présent, son bouché (surtout dans les tutti), avec malgré tout des voix individuelles plutôt claires. Quelques bruits parasites d'aspect rotatifs trahissent aussi par moment la source vinyle de cette gravure CD…


Art of Scherchen [Box]
Art of Scherchen [Box]
Prix : EUR 65,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scherchen, l'anti-conformiste, 2 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art of Scherchen [Box] (CD)
Né il y a 125 ans et disparu voici 50 ans, Hermann Scherchen a laissé une discographie dont la disponibilité est loin d'avoir eu la diffusion et le disponibilité qu'elle aurait mérité au regard de la sature exceptionnelle de cette baguette anti-conformiste. Ce double anniversaire est l'occasion pour deux éditeurs de lui rendre hommage à travers un coffret dédicacé : ce coffret Scribendum de 27 CD, et le coffret concurrent chez Deutsche Grammophon avec 38 CD (voir à ce coffret pour un commentaire plus complet sur l'art de ce grand chef).

Un héritage discographique qui repose en grande partie sur le catalogue des captations Westminster, et deux coffrets dont le programme est donc en grande partie commun. En terme de contenu, ce coffret Scribendum se distingue par un cycle Beethoven complet (le coffret DG reprend seulement les captations Westminster, il y manque donc les n°1, 5, 7 et 9), les 4 Suites et l'Offrande Musicale de Bach, l'une ou l'autre pièce majeure du XIXème siècle (la 1ère de Brahms, la 4ème Symphonie et le Roméo et Juliette de Tchaikovsky) voire du XXème (L'Oiseau de Feu de Stravinsky), et enfin quelques pièces inédites en CD, comme L'Apprenti Sorcier de Dukas, La Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgsky, ou encore l'Ouverture de Guillaume Tell de Rossini. Le coffret DG de son côté propose un programme Bach étoffé (avec les 6 Concertos Bandebourgeois, l'Art de la Fugue, et la Passion selon Saint Mathieu), un programme Haendel, et une belle collection de Symphonies de Haydn (limitée ici à seulement 2 opus).

Ci-dessous un aperçu du contenu de ce coffret Scribendum. Les enregistrements sont en mono sauf mention contraire. Les oeuvres absentes du coffret DG sont marquées par une astérisque (*). Les captations sont réalisées entre 1950 et 1965; Hermann Scherchen dirige principalement l'Orchestre de l'Opéra d'Etat de Vienne, mais aussi l'Orchestre de la Radio et l'Orchestre Symphonique de Vienne, le Royal Philharmonic Orchestra, et l'English Baroque Orchestra.

== AUBER : Ouverture Fra Diavolo (*)
== BACH : 4 Suites BWV.1066 à 1069 (*) -- L'Offrande Musicale BWV.1079 (*)(stéréo) -- Messe en si mineur BWV.232 (stéréo)(avec Pierrette Alarie, Nan Merriman, Leopold Simoneau, Gustav Neidlinger).
== BEETHOVEN : Symphonies n°1 op.21 (*), n°2 op.36, n°3 op.55 "Eroica" (stéréo), n°4 op.60, n°5 op.67 (*), n°6 op.68 "Pastorale" (stéréo), n°7 op.92 (*), n°8 op.93, n°9 op.125 (*)(avec Magda Laszlo, Hilde Rössl-Majdan, Petre Munteanu, Richard Standen) -- Le Christ sur le Mont des Oliviers op.85 (stéréo)(avec Maria Stader, Jan Peerce, Otto Wiener) -- La Victoire de Wellington op.91 (stéréo)
== BORODINE : Danses Polovtsiennes extraites du Prince Igor (*)
== BRAHMS : Symphonie n°1 op.68 (*)
== CHABRIER : Rapsodie extraite de Espana (*)
== DUKAS : L'Apprenti Sorcier (*)
== de FALLA : Danss de la terreur et Danse rituelle du feu, extraites de "El amor brujo" (*)
== GABRIELI : Canzon Primi Toni a 8 (stéréo)
== GLIERE : Symphonie n°3 op.42 "Ilya Murometz"
== HAYDN : Symphonies 45 et 100 (stéréo)
== HEROLD: Ouverture Zampa (*)
== HONEGGER : Mouvements Symphoniques n°1 "Pacific 231", n°2 "Rugby" et n°3 -- Prélude La Tempête -- Pastorale d'été -- Chanson de joie
== KHATCHATURIAN : Suite Gayaneh
== LISZT : Poèmes Symphoniques n°3 "Les Préludes", n°6 "Mazeppa", n°11 "La Battaille des Huns" -- Méphisto-Valse n°1 -- Rhapsodies Hongroises n°1 à 6
== MAHLER : Symphonies n°1 "Titan", n°2 "Résurrection" (avec Mimi Coertse, Lucretia West), n°5, n°7, n°10 (Adagio)
== MOUSSORGSKY: Une Nuit sur le Mont Chauve (*)
== MOZART : Requiem K.626 (stéréo)(avec Sena Jurinac, Lucretia West, Hans Leffler, Frederick Guthrie)
== ORFF : Entrata pour orchestre, d'après W.Byrd (stéréo)
== PROKOFIEV : Suite Scythe op.20 -- Suite "Lieutenant Kijé" op.60 -- Suite symphonique "Semyon Kotko" op.81bis
== RAVEL: Boléro (*)(stéréo)
== REZNICEK: Ouverture Donna Diana (*)(stéréo)
== RIMSKY-KORSAKOV : Shéhérazade op.35 (stéréo) -- Le vol du bourdon (*)
== ROSSINI : Ouverture Guillaume Tell (*)
== STRAVINSKY : Petroushka (version 1911) -- L'Oiseau de Feu (*)
== TCHAIKOVSKY : Symphonie n°4 op.36 (*) -- Ouverture Roméo et Juliette (*)(stéréo) -- Ouverture "1812" op.49 (stéréo)


The Art of Hermann Scherchen (Coffret 38CD Capbox)
The Art of Hermann Scherchen (Coffret 38CD Capbox)
Prix : EUR 123,89

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Scherchen, l'anti-conformiste, 1 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Art of Hermann Scherchen (Coffret 38CD Capbox) (CD)
Hermann Scherchen fait indubitablement partie des grands chefs qu'a connu le XXème siècle, et pourtant ce n'est généralement pas l'un des premiers noms auquel on pensera. La faute sans doute en partie à une discographie capricieuse et relativement peu disponible, et à une histoire et des choix personnels qui l'ont tenu en dehors des projecteurs (par rapport à d'autres noms plus commercialement exposés). Cette année 2016 marque le 50ème anniversaire de la disparition d'un chef qui a marqué son temps, associé comme peu d'autres à la musique contemporaine, même si la discographie qu'il nous a laissé est principalement axée sur les classiques et les romantiques.

Né il y a 125 ans (c'est un double anniversaire donc), Hermann Scherchen fait déjà parler de lui avant la Première Guerre Mondiale. Proche d'Arnold Schönberg, il est déjà ardent défenseur de la musique de Gustav Mahler, à l'heure où c'est bien loin d'être l'évidence que l'on connait aujourd'hui. Prisonnier pendant l'essentiel de la Grande Guerre, période durant laquelle il développe ses talents de compositeur, il se fait ensuite le champion de la promotion de la musique contemporaine. Dans le même temps il est aussi invité dans toute l'Europe pour ses qualités de chef. Lors de l'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933 il quitte l'Allemagne pour la Suisse, où il restera définitivement, malgré les appels des plus grandes phalanges allemandes après la guerre (à Berlin ou à Dresde). Dans les années cinquante (et jusqu'en 1965) les enregistrements qu'il a notamment réalisé pour Westminster nous ont laissés quelques témoignages particulièrement éloquents de son art de la direction d'orchestre (y compris dans la musique baroque !).

Un art basé sur une direction incisive, souvent féroce, parfois provocante, avec souvent un anti-conformise notoire que lui permet sans doute son caractère essentiellement autodidacte (ce qui est déjà inévitablement un catalyseur des foudres des "bien-pensants"), avec des choix d'interprétation évidemment controversés en leur temps mais quelquefois réellement visionnaires, et avec le recul toujours passionnants. Une baguette d'abord chevillée à l'écriture des oeuvres et au respect des notations des compositeurs (à commencer par le respect des tempis, comme dans les Symphonies de Beethoven, et cela bien avant le cycle fameux de Leibowitz), qui propose des lectures jamais insipides, pleines de sève et de force, axées sur la vitalité et la recherche de sens, et sur une volonté de souligner la continuité de trois siècles d'évolution musicale.

Ce coffret DG de 38 CD se base essentiellement sur le catalogue des captations Westminster, mais on regrettera de ne pas avoir ici la totalité de ces captations. Un coffret annoncé en édition limitée (un millier d'exemplaires seulement), qui paraît en concurrence directe avec un autre coffret de 27 CD commémorant la disparition de ce grand chef chez Scribendum. Le programme des deux coffrets étant en grande partie commune, cela promet à certains un dilemme dans le choix du coffret à privilégier. En terme de contenu, le coffret DG se distingue principalement par un programme Bach plus complet, un programme Haendel, et surtout une belle collection de Symphonies de Haydn (publiée en son temps dans la collection Original Masters. Chez Scribendum par contre on trouvera un cycle Beethoven complet (DG se limitant aux captations Wesminster), les 4 Suites et l'Offrande Musicale de Bach, et l'une ou l'autre pièce majeure du XIXème siècle (la 1ère de Brahms, la 4ème Symphonie et le Roméo et Juliette de Tchaikovsky) voire du XXème (L'Oiseau de Feu de Stravinsky). Enfin, Scribendum propose quelques pièces inédites en CD, comme L'Apprenti Sorcier de Dukas, La Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgsky, ou encore l'Ouverture de Guillaume Tell de Rossini.

Ci-dessous un aperçu du contenu du coffret DG. Les enregistrements sont en mono sauf mention contraire. Les oeuvres absentes du coffret Scribendum sont marquées par une astérisque (*). Les captations sont réalisées entre 1950 et 1965; Hermann Scherchen dirige principalement l'Orchestre de l'Opéra d'Etat de Vienne, mais aussi l'Orchestre de la Radio et l'Orchestre Symphonique de Vienne, le Royal Philharmonic Orchestra, et l'English Baroque Orchestra.

== BACH : 6 Concertos Brandebourgeois BWV.1046-1051 (*)(stéréo) -- L'Art de la Fugue BWV.1080 (*)(stéréo) -- Messe en si mineur BWV.232 (stéréo)(avec Pierrette Alarie, Nan Merriman, Leopold Simoneau, Gustav Neidlinger) -- La Passion selon Saint Mathieu BWV.244 (*)(avec Magda Lazlo, Hilde Rössl-Majdan, Petre Munteanu, Richard Standen, Heinz Rehfuss, Hugues Cuénod, Eberhard Wächter).
== BEETHOVEN : Symphonies n°2 op.36, n°3 op.55 "Eroica" (stéréo), n°4 op.60, n°6 op.68 "Pastorale" (stéréo), n°8 op.93 -- Le Christ sur le Mont des Oliviers op.85 (stéréo)(avec Maria Stader, Jan Peerce, Otto Wiener) -- La Victoire de Wellington op.91 (stéréo) -- La Victoire de Wellington op.91 (répétition)(*)(stéréo)
== GABRIELI : Canzon Primi Toni a 8 (stéréo)
== GLIERE : Symphonie n°3 op.42 "Ilya Murometz"
== HAENDEL : Le Messie (*)(stéréo)(avec Pierrette Alarie, Nan Merriman, Leopold Simoneau, Richard Standen) -- 6 Concerti Grossi Op.3 (*) -- Water Music (*)(stéréo) -- Concerto pour 2 trompettes (*)(stéréo)
== HAYDN : Symphonies n°44 (*), 45 (stéréo), 49 (*), 55 (*), 80 (*), 88 (*), 92 à 99 (*), 100 (stéréo), 101 à 104 (*)
== HONEGGER : Mouvements Symphoniques n°1 "Pacific 231", n°2 "Rugby" et n°3 -- Prélude La Tempête -- Pastorale d'été -- Chanson de joie
== KHATCHATURIAN : Suite Gayaneh
== LISZT : Poèmes Symphoniques n°3 "Les Préludes", n°6 "Mazeppa", n°11 "La Battaille des Huns" -- Méphisto-Valse n°1 -- Rhapsodie Hongroise n°1 à 6
== MAHLER : Symphonies n°1 "Titan", n°2 "Résurrection" (avec Mimi Coertse, Lucretia West), n°5, n°7, n°10 (Adagio)
== MOZART : Requiem K.626 (stéréo)(avec Sena Jurinac, Lucretia West, Hans Leffler, Frederick Guthrie)
== ORFF : Entrata pour orchestre, d'après W.Byrd (stéréo)
== PROKOFIEV : Suite Scythe op.20 -- Suite "Lieutenant Kijé" op.60 -- Suite symphonique "Semyon Kotko" op.81bis
== RIMSKY-KORSAKOV : Shéhérazade op.35 (stéréo)
== STRAVINSKY : Petroushka (version 1911)
== TCHAIKOVSKY : Ouverture "1812" op.49 (stéréo)
== TORELLI : Concerto pour trompette (*)(stéréo)
== VIVALDI : Concerto pour 2 trompettes RV.537 (*)(stéréo)
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Beethoven: The late Beethoven sonatas
Beethoven: The late Beethoven sonatas
Prix : EUR 17,88

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5.0 étoiles sur 5 Les captations d'un beethovénien pur et libre, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven: The late Beethoven sonatas (CD)
Wilhelm Kempff est un incontournable de la discographie des Sonates de Beethoven. On connait l'intégrale stéréo captée pour Deutsche Grammophon dans les années soixante, l'une des grandes références depuis. On connait aussi son intégrale précédente, captée en mono au début des années cinquante (et que beaucoup considèrent d'ailleurs comme supérieure au remake stéréo, nonobstant le son). Mais dans l'entre-deux guerres Wilhelm Kempff avait déjà entrepris pour Polydor une première intégrale, avant même que le concurrent HMV ne grave le légendaire cycle londonnien avec Artur Schnabel.

Ainsi à partir de 1925 ont été enregistrées 24 des 32 Sonates; la plupart ont déjà été publiées en CDs il y a une quinzaine d'années chez Dante, devenus quasi introuvables depuis (à prix non prohibitif). APR nous restitue ici 8 de ces Sonates enregistrées par un Kempff trentenaire, en 1925 (n°28, enregistrement acoustique), 1928 (n°26 et 27), 1932 (n°24) et 1936 (n°29 à 32). Une parution complétée par un second double-album consacré à une quasi-intégrale des Concertos (il manque le n°2) et quelques pièces pour piano. On notera au passage que les Sonates n°27 op.90 et n°28 op.101 n'ont auparavant jamais fait l'objet d'une reparution en CD.

Parmi les enregistrements présents ici, parfois bien différents du Kempff habituel (même si on reconnaît indubitablement sa griffe), on soulignera particulièrement une Hammerklavier d'anthologie (dont un superbe Adagio dans un tempo bien plus lent que dans ses captations futures). L'occasion de découvrir un Wilhelm Kempff qui n'a pas encore atteint la pleine maturité, et qui montre un pianisme moins cérébral que celui auquel on l'associe aujourd'hui, mais pas moins intéressant. Un piano humain, lumineux, esthétique et expressif; ce Beethoven-là est celui de la pureté candide et souveraine, chevillé avec raffinement au classicisme mais empreint de liberté et de naturel, déclamé mesure par mesure à la manière d'un conteur.

Quelques reprises manquantes trahissent l'origine 78 tours de ces captations, en plus du son évidemment, même si comme d'habitude chez APR le report est plutôt soigné, avec une restitution sonore sans filtrage excessif; ce qui laisse au final un souffle important, mais permet de laisser transparaître de façon parfois étonnante les subtilités sonores d'un toucher éloquent. La Sonate op.101 présente la qualité sonore la plus médiocre, étant la plus ancienne (1925), captée encore en technique acoustique (les autres Sonates captées en acoustique ont été réenregistrées par Kempff en technique électrique , sauf cette 28ème Sonate). Accompagnée d'une petite notice (en anglais seulement), et pour autant que l'on puisse s'abstraire des conditions techniques exigeantes, ces anciennes captations du maître Kempff s'avèreront passionnantes pour les amateurs'


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