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Contenu rédigé par PHIL007
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Commentaires écrits par
PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Swiffer - Dépoussiérant Plumeaux - Pack de 10
Swiffer - Dépoussiérant Plumeaux - Pack de 10
Prix : EUR 5,46

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 IL FAIT TRES BIEN CE POURQUOI IL A ETE ELABORE, 18 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Swiffer - Dépoussiérant Plumeaux - Pack de 10 (Beauté et hygiène)
J'ai déjà commenté ailleurs l'ensemble plumeau plus recharges.

Donc je vais faire court :

Là où ce produit m'a bluffé, c'est sur son efficacité pour ramasser la poussière. Il attrape tout, comme à une époque les enzymes gloutons.

De par sa taille, ce plumeau est plus destiné aux finitions ou aux bords. Bref, à de petites surfaces.


Aucun titre disponible

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 FRAGILITE HUMAINE, 18 août 2015
Louis Althusser est connu comme penseur du 20ème siècle. On sait qu'il a vécu une tragédie personnelle lorsque, dans une crise terrible, il étrangla son épouse Hélène le 16 novembre 1980. Même s'il bénéficia d'un non-lieu juridique, on s'interroge encore sur ce drame humain.

« Lettres à Hélène » présente une compilation de plus de trente ans de correspondance entre le philosophe et son épouse (de 1947 à 1980). Rappelons que Louis Althusser a rencontré Hélène en 1945, à son retour de captivité et elle a littéralement illuminé sa vie; que, comme beaucoup d'autres, il avait connu une histoire familiale pleine de problèmes et qu'il subit, durant toute sa vie, plusieurs internements provisoires mais remplis de cauchemars.

On y rencontre dans ces Lettres quelqu'un d'une grande tendresse, admirant souvent les choses simples, un élément de paysage par exemple. Il lui arrive de s'exprimer avec une verve pleine de gouaille.

Mais on est été aussi frappé par son immense mélancolie - au sens mythologies - cette inquiétude fondamentale et constante "à propos de tout et de rien". Il a beau être d'une lucidité étonnante, donner parfois, et sur un ton incisif, des explication rationnelles, ce qui frappe avant tout c'est une angoisse indéfinie, indéfinissable.

Il serait excessif de vouloir expliquer le drame du 16 novembre 1980 par la seule interprétation de ces lettres, parfois "borderline". Ecrites entre les crises, certaines montrent aussi une capacité de détente, de paix et de tendresse.

Ces Lettres sont un moyen privilégié pour mieux connaître et s'approcher du philosophe. J'aurais aimé, de la part d'Olivier Corpet (qui a établi et présenté cette correspondance), un apport critique plus solide et davantage de notes données au lecteur. Ce n'est pas par indiscrétion - encore que publier ces lettres pourrait en paraître une - mais un désir de mieux s'approcher de Louis Althusser, de son mystère, de sa personnalité profonde, car j'ai été bouleversé par cette "rencontre" avec un être qui m'a fait ressentir cette mystérieuse et profonde fragilité humaine.


Les enfants de Staline de Matthews. Owen (2009) Broché
Les enfants de Staline de Matthews. Owen (2009) Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UNE EPOPEE FAMILIALE, 18 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les enfants de Staline de Matthews. Owen (2009) Broché (Broché)
Je ne peux m'empêcher de penser à Henri Troyat (écrivain français né Lev Aslanovitch Tarassov à Moscou le 1 novembre 1911) aux cycles romanesques qu'il nous a donnés et même à ses biographies.

On a avec "Les enfants de Staline" une époque et une atmosphère bien différentes; mais il y a un égal savoir-faire romanesque dans le récit des péripéties rapportées de façon très réaliste et avec une grande intensité.

Le lecteur sent l'auteur très concerné. Il est vrai qu'il s'agit d'un témoignage familial de destins très mouvementés qui touchent de très près l'auteur Owen Matthews qui a eu pour grand-père russe un partisan convaincu de Staline. Membre de l'appareil du parti, directeur d'une usine, donc puissant, il va être victime d'une purge et fusillé.

Ses deux filles, dont Lumilla la mère de l'auteur, sont envoyées très jeunes dans un orphelinat et essaieront de survivre dans des conditions misérables.

La suite de l'histoire, et encore moins l'incroyable dénouement où intervient un jeune anglais idéaliste, ne peuvent être racontés pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur.

Une saga faite d'amour, de misères et même d'horreurs, qui emporte irrésistiblement le lecteur et le laisse, à la fin, ébaubi. Avec un prime une belle écriture !


L'Autre Fille de Annie ERNAUX (3 mars 2011) Broché
L'Autre Fille de Annie ERNAUX (3 mars 2011) Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 LA SECONDE, 18 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Autre Fille de Annie ERNAUX (3 mars 2011) Broché (Broché)
Cette; collection éditée par NIL, est originale. Il s'agit de textes assez courts, écrits par des auteurs connus par ailleurs. Ce sont des missives adressées librement.

L'autre fille, oeuvre d'Annie Ernaux, évoque la vie d'une petite soeur, morte jeune, que l'auteure n'a pas connue et dont elle apprend même par hasard qu'elle a existé. On ne lui en a jamais parlé directement. Mais, alors qu'elle a une dizaine d'années, Annie Ernaux surprend une conversation au cours de laquelle sa mère explique à une cliente qu'elle a eu, et perdu, une première petite fille. Ce deuil les a rendus, elle et son mari, inconsolables, d'autant plus que la mère évoque cette enfant avec douleur et admiration, allant jusqu'à dire qu'elle est morte "comme une sainte". Annie, que personne n'a remarquée, entend ce qui est pour elle une révélation tout à fait inattendue : c'est un choc.

La missive évoque combien cette petite soeur ignorée va peser à jamais sur sa vie. Annie n'y est pas attachée : elle ne l'a pas connue, on ne l'a même pas évoquée ouvertement pour elle; du reste elle n'en parlera jamais avec ses parents, et ceci volontairement.

Le titre de la lettre est révélateur. Il n'est pas question de parler d'une soeur mais de "l'autre fille". Le lien de parenté n'est même pas explicite. Par contre, l'adjectif "autre" marque une ébauche de comparaison. L'auteure enfant n'exprime pas son désarroi avec lyrisme ou pathos. Mais, c'est inévitable, elle s'interroge secrètement sur l'importance que cette soeur a eu dans la vie de leurs parents, à vraie dire de ses parents à elle.

Ne fait-elle que la remplacer, en étant "moins bien" de surcroît (elle a entendu sa mère confier, au moment où elle parle de ce drame, qu'elle était "plus gentille que celle-là")?

Désormais, le problème de sa raison d'être, de la valeur de son existence, elle "la seconde", est ancré en elle. On comprend mieux certains aspects de l'écriture d'Annie Ernaux comme dans La Place.

Ce texte, profondément douloureux et humain, est malgré ou plutôt à cause de sa sobriété, d'un très grande force. Il confirme le grand talent d'Annie Ernaux. Malgré une simplicité apparente, ce texte m'a touché jusqu'à l'émotion. Un grand texte bouleversant.

L'autre fille, oeuvre d'Annie Ernaux, évoque la vie d'une petite soeur, morte jeune, que l'auteur n'a pas connue et dont elle apprend même par hasard qu'elle a existé. On ne lui en a jamais parlé directement. Mais, alors qu'elle a une dizaine d'années, Annie Ernaux surprend une conversation au cours de laquelle sa mère explique à une cliente qu'elle a eu, et perdu, une première petite fille. Ce deuil les a rendus, elle et son mari, inconsolables, d'autant plus que la mère évoque cette enfant avec douleur et admiration, allant jusqu'à dire qu'elle est morte "comme une sainte". Annie, que personne n'a remarquée, entend ce qui est pour elle une révélation tout à fait inattendue : c'est un choc.

La missive évoque combien cette petite soeur ignorée va peser à jamais sur sa vie. Annie n'y est pas attachée : elle ne l'a pas connue, on ne l'a même pas évoquée ouvertement pour elle; du reste elle n'en parlera jamais avec ses parents, et ceci volontairement.

Le titre de la lettre est révélateur. Il n'est pas question de parler d'une soeur mais de "l'autre fille". Le lien de parenté n'est même pas explicite. Par contre, l'adjectif "autre" marque une ébauche de comparaison. L'auteure enfant n'exprime pas son désarroi avec lyrisme ou pathos. Mais, c'est inévitable, elle s'interroge secrètement sur l'importance que cette soeur a eu dans la vie de leurs parents, à vraie dire de ses parents à elle.

Ne fait-elle que la remplacer, en étant "moins bien" de surcroît (elle a entendu sa mère confier, au moment où elle parle de ce drame, qu'elle était "plus gentille que celle-là")?

Désormais, le problème de sa raison d'être, de la valeur de son existence, elle "la seconde", est ancré en elle. On comprend mieux certains aspects de l'écriture d'Annie Ernaux comme dans La Place.

Ce texte, profondément douloureux et humain, est malgré ou plutôt à cause de sa sobriété, d'un très grande force. Il confirme le grand talent d'Annie Ernaux. Malgré une simplicité apparente, ce texte m'a touché jusqu'à l'émotion. Un grand texte bouleversant.


L'Arbre Vert - Recharge Lessive Liquide - Savon Végétal - 2 L
L'Arbre Vert - Recharge Lessive Liquide - Savon Végétal - 2 L
Prix : EUR 5,66

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 MOINS EFFICACE QUE D'AUTRES QUAND L’EAU EST DURE, 18 août 2015
J’ai testé cette lessive en Ile de France, une région où, sauf à Paris, l’eau est généralement très dure.
J’avais déjà testé Le Chat - Ecoefficacite Gel - Savon d'Alep.

Comme il m'en restait, j'ai pu la comparer à la lessive L'Arbre Vert.
- Sur du linge peu sale, pas de différence
- Sur du linge plus sale, légèrement moins efficace

J’ai un de mes enfants qui a un tôt d’IgE très élevé et à qui toutes les lessives ne conviennent pas. Elle n’a pas rencontré de problème d’allergie donc sur ce point tout est OK pour moi.

J’avais déjà été déçu par Le Chat Eco Savon d'Alep que je trouvais moins efficace que Le Chat - Savon Noir.

Je ne sais pas si c’est lié à la dureté de mon eau mais les lessives écolabellisées sont peu efficaces chez moi. Bien que sensible aux problèmes écologiques, je continuerai donc à utiliser le chat expert savon noir car elle me permet de ne pas avoir à relaver du linge.

Pour ceux qui résideraient dans une région où les lessives labellisées ecolabel donnent de bons résultats, petit comparatif personnel entre L'Arbre Vert et le Chat Eco :

L'Arbre Vert est labellisée Ecolabel (label délivré par l’Afnor), Le Chat Eco Savon d'Alep aussi.
L'Arbre Vert est fabriquée en France (à Boulogne-sur-Mer), Le Chat Eco Savon d'Alep aussi (à Saint-Pierre-lès-Nemours).
L'Arbre Vert ne laisse pas d’odeur (testée sur des taies d’oreiller) alors que celle du savon d’Alep pourrait gêner certaines personnes (personnellement, je l'apprécie).
Je trouve le bouchon doseur de L'Arbre Vert moins pratique et surtout moins précis que celui de Le Chat Eco Savon d'Alep.
L'Arbre Vert me paraît légèrement moins efficace que Le Chat Eco Savon d'Alep.

Le Chat Eco Savon d'Alep fonctionne parfaitement sur la laine sans l'abimer. Je n’ai pas osé essayer L'Arbre Vert éco sur de la laine, le fabricant précisant qu’elle « est un produit élaboré pour le lavage de tous textiles ».
Il précise aussi qu’il faut alterner l'utilisation de la lessive liquide et de la lessive poudre. Il faudrait donc dans l'idéal avoir au moins trois lessives différentes à la maison : L'Arbre Vert - Lessive Liquide - Savon Végétal, L'Arbre Vert - Lessive Poudre et L'Arbre Vert laine et textiles délicats...

En résumé :
- L'eau qui m'est fournie ne semblant pas me permettre d'utiliser une lessive écolabellisée, j'en reste à ma lessive habituelle qui me donne toute satisfaction : Le Chat - Savon Noir
- Si je pouvais obtenir de bons résultats avec une lessive écolabellisée, je préférerais Le Chat - Ecoefficacite Gel - Savon d'Alep à L'Arbre Vert - Lessive Liquide - Savon Végétal


Coolreall Film Protection d'écran en Verre Trempé pour LG G3 (0,33mm HD Ultra transparent)
Coolreall Film Protection d'écran en Verre Trempé pour LG G3 (0,33mm HD Ultra transparent)
Proposé par hushco
Prix : EUR 4,49

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 PARFAIT POUR MOI, 17 août 2015
Je cherchais un verre trempé de dureté 9H pour mon fidèle LG G3 parce qu'il le vaut bien ;-)

Tout d'abord, une petite explication pour le H9.

Il existe une échelle de "dureté", celle de Mohs, qui contient 10 niveaux de dureté pour les minéraux.

H1 correspond au talc, H10 au diamant. Des passerelles avec des métaux existent ainsi l'acier trempé a une dureté de H6,5.

La règle de base est simple, c'est le plus dur qui raille le moins dur.

Prenons un écran avec un traitement Gorilla Glass 3 (comme mon LG3). Sa dureté est inférieur à 6,5 => l'acier trempé le rayera, tout comme le sable. Les verres trempés les plus durs disponibles sur le marché sont H9.

En plus, ces verres bénéficient d'un revêtement oléo phobique qui limite les traces de doigts et les rend facilement effaçables

J'en avais déjà acheté d'autres mais ils étaient fournis sans accessoire et la pose sans bulle s'était avérée problématique.

J'ai donc choisi, un peu au hasard tant il y a d'offre (et bien entendu tous se disent les meilleurs), celui-ci à cause des différents éléments fournis en plus du verre.

J'ai eu beaucoup moins de difficulté à le poser et il n'y a pas la moindre bulle et la taille correspond parfaitement.

Je ne sens pas de différence au niveau tactile, ni au niveau du rendu de l'écran (qui est pourtant WHQD c'est à dire avec une définition de 1440p ce qui fait que toute imperfection serait facilement détectable).

Je ne dis pas que ce produit est le meilleur, je suis loin de les connaître tous, je dis simplement qu'une fois posé il me convient parfaitement, que les accessoires fournis aident énormément la pose et à garder un écran propre.

Un super rapport / qualité prix pour un produit de qualité d'où mes 5*.


La Puce à l' Oreille - Anthologie Des Expressions Populaires Avec Leur Origines
La Puce à l' Oreille - Anthologie Des Expressions Populaires Avec Leur Origines
par Claude Duneton
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 UNE MINE D'ANECDOTES ET DE RENSEIGNEMENTS, 15 août 2015
Claude Duneton est mort en mai 2012. Journaliste, acteur de théâtre et de cinéma, auteur d'une monumentale histoire de la chanson française, tout l'intéressait dans une langue qu'il aimait étudier avec érudition et surtout sans cuistrerie. Je me souviens de notre première rencontre, à un repas où il m'apprit l'origine de l'expression, « mi-figue, mi-raisin ». Quand les Corinthiens livraient aux Vénitiens les fruits, ils avaient tendance à mettre un peu plus de figues et moins de raisins. Question de poids, question de prix. Les Vénitiens goutaient à moitié le procédé commercial.

C'est une anthologie naturellement et nécessairement incomplète ; l'auteur a recueilli un certain nombre d'expressions populaire dont il cherche l'origine, les a groupés par thèmes (« plaisirs », « institutions », « la vie et les jours ») et par sous-thèmes (par exemple, dans les plaisirs, on peut trouver des sous-parties comme l'amour, la table des jeux, la chasse). Personnellement, je présente cette présentation thématique ; bien qu'elle ait un côté un peu artificiel, on ne passe pas comme dans un dictionnaire, d'une vitalité à une autre, très rapidement et sans ligne directrice ; dans la puce à l'oreille c'est tout un aspect existentiel qui est évoqué en même temps, la réflexion en est facilitée, il y a des ensembles. Comme l'auteur a l'honnêteté et la gentillesse de nous citer ses sources, chacun peut approfondir s'il le veut grâce à des précisions ou des compléments.

Un autre aspect m'a beaucoup plu : l'auteur ne s'arc-boute pas sur une interprétation, quand il en connait plusieurs, il les cite intégralement et les discute lui-même. Cela donne une impression de récit personnel, écrit à la première personne, et bien écrit, avec des variations de tons, d'accents ; Claude Duneton n'hésite pas à intervenir par un calembour, par une réflexion morale, on laisse parfois percer une note de nostalgie. Il s'agit donc d'une sorte d'enquête personnelle et, au-delà, c'est comme une ébauche de lecteur mené avec son lecteur.

L'auteur ne s'est pas contenté de faire des recherches historiquement ou géographiquement délimitées. Il explique non seulement le sens, mais donne l'origine datée et localisée, et au besoin cite des auteurs. Ainsi il remonte au troyen Ase pour « rire jaune », « mettre la table », et on apprend que « perdre la tramontane » vient de l'ancienne navigation en méditerranée.

Certaines anecdotes sont toujours connues, comme l'origine de la poubelle, de l'expression « à la queue leu leu » ou « ménager la chèvre et le chou » mais chacun retrouvera quelques expressions très connues de lui, et apprendra beaucoup sur les autres. Comment expliqueriez-vous « le marché noir » ? « Saler une note » ? « Tenir le haut du pavé » ? etc. J'avoue que personnellement j'ignorais que pendant des siècles « avoir la puce à l'oreille » (c'est le titre de l'ouvrage) avait été une expression grivoise... Ajoutons que l'ouvrage comporte un index des expressions établies par ordre alphabétique des noms bibliographies. Il contient aussi une bibliographie où l'on peut faire des découvertes.

C'est donc un livre d'un intérêt réel, et qui peut passionner son lecteur, qui peut aussi le feuilleter et s'arrêter au hasard. Je conseille par exemple les pages 290.291 où il est question de « pavé » qui, dit l'auteur, a toujours fait parlé de lui. On nous explique que « tenir le haut du pavé » est un signe de distinction. « Les rues d'autrefois étaient faîtes en double pente remontant vers le mur des maisons, de sorte à ménager au milieu un ruisseau par l'écoulement des eaux d'origines diverses... Il était donc préférable quand on déambulait de se tenir le plus loin possible de cet égout à ciel ouvert..., et de marcher le plus près des façades... Les trottoirs furent inventés plus tard et ne se généralisèrent qu'au XIXème siècle, ayant pris la place du haut du pavé, ils en eurent d'abord le prestige». « Etre sur le trottoir être dans le chemin de la considération, de la fortune », dit Littré, car quand on avait à croiser un autre piéton c'est souvent le personnage le plus important, reconnaissable à son habit, qui tenait le haut du pavé. Littré ajoute un exemple « Etre sur le trottoir, ancienne locution » qui signifiait elle est bonne à marier, elle attend un mari. Claude Duneton conclut ainsi : « Ca alors ! On a raison de dire que l'enfer n'est pavé que de bonnes intentions ! ».


La Puce à l' Oreille / Anthologie Des Expressions Populaires Avec Leur Origine
La Puce à l' Oreille / Anthologie Des Expressions Populaires Avec Leur Origine
par Claude Duneton
Edition : Relié

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UNE MINE D'ANECDOTES ET DE RENSEIGNEMENTS, 15 août 2015
Claude Duneton est mort en mai 2012. Journaliste, acteur de théâtre et de cinéma, auteur d'une monumentale histoire de la chanson française, tout l'intéressait dans une langue qu'il aimait étudier avec érudition et surtout sans cuistrerie. Je me souviens de notre première rencontre, à un repas où il m'apprit l'origine de l'expression, « mi-figue, mi-raisin ». Quand les Corinthiens livraient aux Vénitiens les fruits, ils avaient tendance à mettre un peu plus de figues et moins de raisins. Question de poids, question de prix. Les Vénitiens goutaient à moitié le procédé commercial.

C'est une anthologie naturellement et nécessairement incomplète ; l'auteur a recueilli un certain nombre d'expressions populaire dont il cherche l'origine, les a groupés par thèmes (« plaisirs », « institutions », « la vie et les jours ») et par sous-thèmes (par exemple, dans les plaisirs, on peut trouver des sous-parties comme l'amour, la table des jeux, la chasse). Personnellement, je présente cette présentation thématique ; bien qu'elle ait un côté un peu artificiel, on ne passe pas comme dans un dictionnaire, d'une vitalité à une autre, très rapidement et sans ligne directrice ; dans la puce à l'oreille c'est tout un aspect existentiel qui est évoqué en même temps, la réflexion en est facilitée, il y a des ensembles. Comme l'auteur a l'honnêteté et la gentillesse de nous citer ses sources, chacun peut approfondir s'il le veut grâce à des précisions ou des compléments.

Un autre aspect m'a beaucoup plu : l'auteur ne s'arc-boute pas sur une interprétation, quand il en connait plusieurs, il les cite intégralement et les discute lui-même. Cela donne une impression de récit personnel, écrit à la première personne, et bien écrit, avec des variations de tons, d'accents ; Claude Duneton n'hésite pas à intervenir par un calembour, par une réflexion morale, on laisse parfois percer une note de nostalgie. Il s'agit donc d'une sorte d'enquête personnelle et, au-delà, c'est comme une ébauche de lecteur mené avec son lecteur.

L'auteur ne s'est pas contenté de faire des recherches historiquement ou géographiquement délimitées. Il explique non seulement le sens, mais donne l'origine datée et localisée, et au besoin cite des auteurs. Ainsi il remonte au troyen Ase pour « rire jaune », « mettre la table », et on apprend que « perdre la tramontane » vient de l'ancienne navigation en méditerranée.

Certaines anecdotes sont toujours connues, comme l'origine de la poubelle, de l'expression « à la queue leu leu » ou « ménager la chèvre et le chou » mais chacun retrouvera quelques expressions très connues de lui, et apprendra beaucoup sur les autres. Comment expliqueriez-vous « le marché noir » ? « Saler une note » ? « Tenir le haut du pavé » ? etc. J'avoue que personnellement j'ignorais que pendant des siècles « avoir la puce à l'oreille » (c'est le titre de l'ouvrage) avait été une expression grivoise... Ajoutons que l'ouvrage comporte un index des expressions établies par ordre alphabétique des noms bibliographies. Il contient aussi une bibliographie où l'on peut faire des découvertes.

C'est donc un livre d'un intérêt réel, et qui peut passionner son lecteur, qui peut aussi le feuilleter et s'arrêter au hasard. Je conseille par exemple les pages 290.291 où il est question de « pavé » qui, dit l'auteur, a toujours fait parlé de lui. On nous explique que « tenir le haut du pavé » est un signe de distinction. « Les rues d'autrefois étaient faîtes en double pente remontant vers le mur des maisons, de sorte à ménager au milieu un ruisseau par l'écoulement des eaux d'origines diverses... Il était donc préférable quand on déambulait de se tenir le plus loin possible de cet égout à ciel ouvert..., et de marcher le plus près des façades... Les trottoirs furent inventés plus tard et ne se généralisèrent qu'au XIXème siècle, ayant pris la place du haut du pavé, ils en eurent d'abord le prestige». « Etre sur le trottoir être dans le chemin de la considération, de la fortune », dit Littré, car quand on avait à croiser un autre piéton c'est souvent le personnage le plus important, reconnaissable à son habit, qui tenait le haut du pavé. Littré ajoute un exemple « Etre sur le trottoir, ancienne locution » qui signifiait elle est bonne à marier, elle attend un mari. Claude Duneton conclut ainsi : « Ca alors ! On a raison de dire que l'enfer n'est pavé que de bonnes intentions ! ».
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4.0 étoiles sur 5 LE LIVRE N'EST QU'UN DÉBUT, 15 août 2015
L'idée de faire un livre sur les projets les plus emblématiques de films qui n'ont pas abouti n'est pas nouvelle. On peut ainsi citer d'autres livres comme l'assez décevant The 50 Greatest Movies Never Made ou le régulièrement mis à jour, mais qui s'intéresse plus au cinéma récent, Tales From Development Hell (New Updated Edition): The Greatest Movies Never Made?.

Ce livre a l'avantage d'être en Français et de porter sur des films de toutes époques. Chaque film est traité sous la forme d'une "fiche" de quatre pages avec plus ou moins d'informations et d'illustrations selon ce qui est disponible. Parfois on en aimerait plus (comme pour le « Napoléon » de Kubrick), parfois l'auteur fait un peu de remplissage en parlant finalement plus des protagonistes que du projet. A noter cependant que les affiches présentées ont été conçues pour le livre, pas à l'époque où le film était envisagé.

Personnellement, j'ai eu tendance à ouvrir le livre à une page aléatoire et à lire la fiche sur laquelle je tombais.

La grande force de ce livre est qu'il est bien conçu, agréable à parcourir, esthétiquement beau. Dans la majeure partie des cas, il m'a donné envie d'en savoir plus sur les projets et de faire des recherches sur internet. Je me suis aperçu que le livre est principalement une compilation, très bien faite, d'informations déjà disponibles mais cela ne semble pas grave : soit ces compilations suffisent au bonheur du lecteur, soit elles lui donnent l'envie de pousser plus loin ses recherches.

On peut regretter l'absence de certains projets comme "The Aryan Papers" de Kubrick ou "Ronnie Rocket" de David Lynch mais l'auteur était bien obligé de faire un choix. Cela dit, quelques fiches supplémentaires auraient été bienvenues (peut-être les garde-t-il pour une future édition).

Après une lecture agréable, ce livre m'a finalement donné l'envie d'en savoir plus et de faire des recherches sur ces films qui ne verront jamais le jour, d'en découvrir d'autres et aussi, parfois, de rêver.

Un très beau livre que l'on peut envisager comme cadeau à quelqu'un qui aime le cinéma.


Aucun titre disponible

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 À LIRE ET À FAIRE LIRE, 15 août 2015
A partir de l'âge de DEUX ans, elle ne voit presque plus ses parents, ces derniers s'étant totalement impliqués dans "l'Eglise" de la scientologie.

A SEPT ans, elle signe un engagement avec la scientologie pour... UN MILLIARD d'années.

Elle, c'est Jenna Miscavige Hill, l'auteur de ce livre qui est une chance qu'il faut partager. Certes, les style n'est pas faramineux, on trouve de longueurs, on aimerait plus de précisions sur certains thèmes (vie des "chefs", fonctionnement des hautes sphères etc.)

Tout cela vient d'un choix, auquel j'adhère, fait par l'auteur : elle veut donner un TEMOIGNAGE de ce qu'elle a vécu. Cela pose des limites (la vie d'un scientologue "public" est sans doute différente, mais pas meilleure) mais une telle révélation non arrangée, simplement transcrite chronologiquement, présente un immense intérêt.

Le "but" AFFICHE de la scientologie est, grâce à des programmes, à des exercices, d'améliorer les individus et donc l'humanité. Mais les méthodes et le mode truffé d'interdits étonnants contredit cette ambition. On assiste purement et simplement à la transformation d'un être humain en un pion manipulé, malmené, embrigadé, humilié, exploité, isolé psychologiquement et totalement conditionné.

Les parents sont absents, les familles et les couples séparés autoritairement, les amitiés rendues difficiles à cause de multiples changement de lieux et d'une atmosphère de dénonciation.

Les lacunes de la formation sont aussi nombreuses que graves. Il n'y a pas de fleurs chez les scientologues en formation, par d'animaux, pas de moments artistiques et tout simplement pas de récréation.

Le ton assez neutre de ces révélations m'a frappé. Désir d'objectivité ? Peut-être. Je remarque que peu à peu les interrogations naissent; les étonnements, les contrariétés, les envie de biaiser (on s'invente des fautes au besoin !) de Jenna se multiplient au fil des pages. L'évolution est lente, très lente.

Jenna ne parvient pas à se révolter. Elle souffre d'être seule, craint de l'être encore plus ailleurs. Elle a peur de ne pas être capable de subsister. C'est dramatique, elle n'a rien d'autres à envisager, elle est dépersonnalisée pour longtemps et profondément.

Le lecteur est à la fois bouleversé et médusé. Car enfin, le gourou L. Ron Hubbard décède en 1986 après s'être isolé pendant ses dernières années. Comment une secte sans gourou peut-elle compter des millions d'adeptes ? Sur quoi repose la puissance des chefs de la scientologie ? C'est une dictature qui n'a pas de service d'ordre réel sur lequel s'appuyer. D'où viennent sa puissance et le trop grand silence autour de ses méfaits ? Nous avons à y réfléchir et ce livre est réellement salutaire et précieux et il est de notre devoir d'en parler autour de nous.

J'oubliais : une fois rescapée, elle vivra le plus bel événement de sa vie en devenant une vraie Maman dans un monde réel.

P.-S. Si un jour dans la rue on vous donne un questionnaire à renvoyer à l'école de la dianétique, sachez que derrière se cache la scientologie.


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