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Contenu rédigé par petite binh
Classement des meilleurs critiques: 3.953
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Commentaires écrits par
petite binh (france)

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Le fils
Le fils
par Jo Nesbø
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le récit haletant d'une vengeance, entre mafia et police corrompue., 20 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fils (Broché)
D'ordinaire, Jo Nesbo écrit des polars avec un héros récurrent, décrivant la société norvégienne, ses marginaux et ses élites. Dans ce magnifique roman noir plutôt que polar, il délaisse ses personnages habituels pour nous raconter la froide, impitoyable et inéluctable vengeance d'un jeune homme, fils de policier ripou suicidé, ex-toxicomane et évadé de prison. Progressivement, ce jeune homme s'avèrera être une figure très complexe, d'une sensibilité hors norme (il est le confident/confesseur des prisonniers, il ressent les gens autant qu'il les comprend), mais également d'une cruauté sans concession.
Ne vous laissez pas impressionner par la relative grosseur du livre. On ne s'ennuie pas une seconde : la narration est très fluide, le rythme soutenu, les personnages superbement bien décrits. Leur évocation psychologique est également très réussie.
J'ai été complètement embringuée dans cette histoire, ses méandres, ses surprises et ses personnages.
Un plaisir qui a perduré un certain temps après avoir fermé le livre ce qui est toujours bon signe.
Ne boudez pas votre plaisir!


Trompe-la-mort
Trompe-la-mort
par Jean-Michel Guenassia
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Toujours autant d'aventures, même si le charme n'opère peut-être plus autant..., 2 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trompe-la-mort (Broché)
J'ai été une fan absolue des 2 1ers romans de M. Guenassia, qui avaient su allier avec finesse les destins individuels dans la grande histoire, et cette période si spéciale de l'entée dans le monde adulte, avec ses choix cornéliens...
Ce 3ème roman a eu bonne presse et c'est donc avec impatience et grand plaisir que je m'y suis attaquée... Et me suis retrouvée un tout petit peu déçue!
Certes, L'auteur a voulu se renouveler, et l'histoire se passe cette fois dans le monde d'aujourd'hui. Le héros navigue entre l'Inde et l'Angleterre... mais cette fois, le charme a moins opéré... tout paraît un peu moins abouti, moins subtil, et surtout j'ai été moins embarquée dans l'histoire. Alors que les romans précédents faisaient vivre des aventures originales, nous emmenaient ailleurs , et nous faisaient croiser des personnages truculents, spéciaux, qu'ils soient attachants ou détestables, on est ici dans une quête personnelle plus linéaire. Alors que le héros, vit, c'est vrai des choses assurément incroyables, tout nous est raconté de manière trop simple, le plus souvent au passé (les événements se sont déjà déroulé), les choses se passent sans que le héros n'ait réellement eu de prise dessus et son évolution psychologique est finalement peu lisible.
L'épisode du retour en Inde n'apporte pas grand chose, et le suspense de l'enquête menée révèle peu de surprises.
La fin arrive alors, avec ses révélations rapides, inévitables, voire "obligées", qui n'apportent plus grand chose.
C'est un livre qui se lit facilement, avec plaisir, mais sans la profondeur et la subtilité des opus précédents.


Une vie entre deux océans - Prix Lecteurs 2015
Une vie entre deux océans - Prix Lecteurs 2015
par Margot Stedman
Edition : Broché
Prix : EUR 7,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un drame cornélien indénouable et plutôt palpitant !, 10 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une vie entre deux océans - Prix Lecteurs 2015 (Broché)
Difficile de rester insensible à ce roman australien d'un classicisme structuré et rassurant. Tout y est pour vous émouvoir mais au bon sens du terme : les personnages malmenés par la vie, un microcosme du bout du monde (l'Australie du début du XXème sièble, une île déserte et son phare) et une situation dramatique, cornélienne (un bébé retrouvé, la force de l'amour parental...).
Le contexte est formidablement bien raconté : l'hommage à l'Australie qui a donné ses hommes, presque enfants, à une guerre lointaine (la 1ère guerre mondiale) et les a perdus, soit parce qu'ils y sont morts soit parce qu'ils en sont revenus "autres", et la dure vie de gardien de phare, racontée avec force de détails, passionnants et jamais banals.
La complexité de la situation permet de maintenir un suspense jusqu'à la fin, puisqu'il existe tellement de possibilités. J'ai beaucoup aimé la justesse de la description des sentiments, extrêmes mais toujours mouvants et nuancés, et du coup, très réalistes. Ainsi, peut-on selon les moments, éprouver de l'empathie pour les et uns pour les autres, chacun ayant ses raisons d'agir ; la force de la narratrice étant de ne pas juger ses personnages.
L'ensemble est très bien rythmé, jusqu'au final que l'on devine poignant, quel qu'il soit, et qui pourra tirer quelques larmes aux âmes sensibles (dont je suis, je l'avoue).
On imagine sans peine que cette histoire fera le bonheur d'un cinéaste, de par la force de l'histoire et la singularité des lieux évoqués.
Un roman populaire (des millions de ventes dans le monde) dans lequel je me suis laissé porter avec un très grand plaisir.


Long week-end
Long week-end
par Joyce MAYNARD
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

4.0 étoiles sur 5 Un livre plein de sensibilité et d'émotion, 19 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Long week-end (Poche)
Ce livre commence sur les chapeaux de roue, on n'a à peine de le temps de faire con51XnEu-PkNL.jpgnaissance avec Henry et sa mère... que c'est déjà parti !
C'est au fur et à mesure, que les pièces du décor vont nous être présentées : comment et pourquoi Adèle vit-elle retirée du monde? quelles relations entretient Henry avec son père et sa nouvelle famille? Comment Franck s'est-il évadé et, surtout, pourquoi purgeait-il une si longue peine?
Ici, pas de surprise sortie de derrière les fgots, pas de suspense haletant, pas de secret de famille à éventer, juste la vie et les surprises qu'elle nous réserve, avec ses joies immenses et ses drames incontournables.
C'est avec simplicité et délicatesse que ce livre traite de vies dévastées, de sombres désespérances, d'émois adolescents.
Le monde vu avec les yeux, encore innocents d'un jeune ado : on croit qu'on a compris... mais on est peut-être trop petit pour ça...
J'ai été extrêmement touchée par l'histoire, évoquée par bribes, de cette jeune femme, encore belle, mais presque battue par les méandres d'une existence décevante qui lui a beaucoup pris. Touchée aussi par l'amour incondiitonnel que lui porte en retour son fils, qui supporte une vie bizarre, erratique, pour aider sa mère à maintenir la tête hors de l'eau. Tout est un peu branque, vu de l'extérieur, mais, plongé dans leur intimité... on les comprendrait presque...
J'ai énormément aimé ce roman, qui m'a happé dans ce huis-clos impromptu, parfois drôle, parfois tragique, toujours émouvant.
J'ajoute que les dernières lignes sont tout simplement magnifiques et poignantes. On ne peut s'empêcher de les relire, pour leur beauté et pour vraiment y croire.


Dans le grand cercle du monde
Dans le grand cercle du monde
par Joseph Boyden
Edition : Broché
Prix : EUR 23,90

5.0 étoiles sur 5 Dans le Canada du 17ème s, l'histoire inoubliable de 3 personnages à la charnière de l'Ancien et du Nouveau monde., 4 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans le grand cercle du monde (Broché)
Dans le Canada du 17ème siècle, un missionnaire jésuite français, un chef de guerre huron et une captive iroquoise vont voir leur destin scellé dans une période où ont cohabité brièvement l'Ancien et le Nouveau monde.

Comment ne serait-ce qu'évoquer tout ce qui représente l'intérêt de ce roman, et donner envie de le lire?
Peut-être dire qu'après plusieurs romans tous aussi magnifiques les uns que les autres, dont "Le chemin des âmes", qui narrait le destin de 2 frères Indiens du Canada durant la 1ère guerre mondiale (à lire absolument *****), Joseph BOYDEN signe ici ce qui sera peut-être son chef d'oeuvre. S'il reste l'évocation des Indiens du Canada, il nous emmène ici non pas dans le Canada moderne, où survivent des limbes de la civilisation indienne, mais à l'époque charnière où celle-ci quittait son apogée, confrontée à l'arrivée des Européens.
Ce roman épique, trace ainsi à la fois le destins hors normes de 3 êtres humains tout aussi exceptionnels, qui mènent, chacun, leur propre guerre. Mais il parvient aussi, et c'est le tour de force, à nous laisser entrevoir l'essence même ce qui constitue la foi, la culture de chacun : ce qui les fait vivre (ou survivre), ce qui leur donne la force et apporte un sens à leur existence. La fin qui justifie les moyens, fussent-ils les plus cruels (certaines scènes sont d'une violence insoutenable), les plus vils, mais aussi les plus nobles.
La narration, donne ainsi chair à des sentiments aussi intenses que l'amour (des siens, de son dieu, de son clan), l'honneur, le courage, la peur... si loin de nos vies modernes occidentales protégées, et parfois un peu aseptisées.
C'est un livre poignant,fiévreux, lyrique,poétique, réaliste mais peuplé de rêves, un de ceux qui marquent encore, même quelques semaines après en avoir lu, avec regret, les dernières lignes.
D'ailleurs depuis, je papillonne d'une lecture à l'autre, peinant à retrouver un réel plaisir de lecture, encore portée par l'intensité résiduelle de ce roman inoubliable...


La Couronne verte
La Couronne verte
par Laura Kasischke
Edition : Poche
Prix : EUR 5,70

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Inquiétant, subtil et original, 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Couronne verte (Poche)
Les aventures de 2 jeunes filles en Summer break au Mexique. Hésitant entre les débordements de jeunes occidentaux dans un pays étranger, et les visites culturelles et fascinantes de sites antiques, elles ne sont pas au bout de leurs surprises.
Nous avons beaucoup parlé ces derniers mois de cette auteure américaine... Si les avis sont partagés, je gage que ce roman pourrait mettre tout le monde d'accord. En effet, il me semble que ce roman fait la synthèse de la 1ère époque de cette auteure, après 3 romans qui, chacun, ciblait la vie des jeunes adultes américains (notamment les filles), tout juste avant de passer à l'âge adulte.
Laura Kasischke excelle dans l'évocation de cette période de la vie, entre adolescence et âge adulte, l'âge où tout est possible, lorsqu'on reste si influencé par nos figures familiales, tout en voulant s'en détacher, l'âge des amitiés encore indéfectibles, l'âge où l'amour fait rêver sans qu'on soit bien sûr : se donner tout à fait ? à qui? à la bonne personne?
Passant de fêtes en fête, partageant leurs joies, leurs surprises et leurs hésitations, nos 2 jeunes filles, loin de leur famille, vont croiser sur quelques jours, toutes sortes de gens, sans toujours arriver à fixer leur jugement sur ce qui leur arrive.
Ainsi,le danger rôde et l'inquiétude s'insinue en nous, sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Un style apparemment simple, mais sûrement éminemment subtil, qui force l'admiration.
Un livre qui m'a laissée pantoise, et que je recommande à toutes.


Le chapeau de Mitterrand
Le chapeau de Mitterrand
par Antoine Laurain
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un "livre de deux soirs", original et malicieux, 6 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chapeau de Mitterrand (Poche)
A la suite d'un dîner en solitaire impromptu, un homme se retrouve par hasard en possession du chapeau de François Mitterrand, alors Président. C'est le début de péripéties et concours de circonstances, grands et petits, qui vont apporter agréments, coups de pouce et surprises aux 3 personnages qui vont entrer en possession de ce chapeau.

Voilà un petit roman subtil, qui se déguste avec plaisir.

On n'a même pas envie de trop en dire, de peur de gâcher l'équilibre fragile de cette narration légère comme un fil d'air ; les opportunités qui se présentent, les coups de chance fugaces qui peuvent changer le cours de l'existence, si tant est qu'on les saisisse...

Le roman est bourré de jolies petites phrases très bien vues, ciselées avec humour, malice, et qui témoignent d'une observation très juste des relations sociales et familiales et des sentiments qui les alimentent.
Un livre qui vient de sortir un poche et qui peut donc s'offrir aux proches sans hésitation, plaisir garanti!


Il faut beaucoup aimer les hommes - Prix Médicis 2013
Il faut beaucoup aimer les hommes - Prix Médicis 2013
par Marie Darrieussecq
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 Le récit brûlant et tendu d’une passion amoureuse, 2 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il faut beaucoup aimer les hommes - Prix Médicis 2013 (Broché)
Une actrice française expatriée à Los Angeles tombe raide dingue d’un acteur en vue. Elle est Blanche, il est Noir, et cette donnée, a priori sans incidence pour l’héroïne, va –t-elle peser ?

Certes, le thème n'est pas d'une originalité affriolante, mais j’ai énormément aimé ce court roman, qui évoque une passion soudaine et exclusive. L’héroïne va se retrouver sans vraiment s’y attendre, assujettie à son amant, celui-ci étant de plus en plus accaparé par un projet de film à réaliser.
Tout est raconté sous l’œil de la femme : on est ainsi dans un univers féminin de la passion amoureuse entière, avec l’attente (devrais-je dire les attentes, tellement il y en a, de toutes sortes...), les espoirs, le soulagement et les petites et grandes joies. Ainsi, l’homme, objet de cet amour n’est vu que sous son œil à elle, on ne saura finalement que peu ce qu’il a lui-même pu penser de cette liaison, de cette femme qui l’a tant aimé.
Finalement, au-delà des races, des classes et microcosmes sociaux, ne serait-ce pas, au fond, de cette altérité existentielle entre l'homme et la femme dont traite aussi ce livre ? A ce propos, je ne peux m'empêcher de reprendre l'épitaphe du roman, une citation de Marguerite Duras, tout à fait parlante : « II faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.

Petit à petit, l’héroïne va se retrouver happée par sa passion, tout va s'accélérer brusquement avec le tournage du film, un peu comme dans un rêve éveillé, auquel elle assisterait, spectatrice, n’ayant aucune prise sur le déroulement des événements, qu'ils soient fictifs (dans le scénario du film) ou réels (dans sa vie à elle).

Le style, souvent lyrique, et la description minutieuse de petits détails (les mots, les regards, les attentions) font tout l’intérêt de ce récit réaliste, cru, qui nous fait suivre cette passion sans concessions.

Le dernier chapitre, magnifique, est à la fois doux, poignant, douloureux et très juste, sur le thème du souvenir et de temps qui passe, et parfois guérit.


Esprit d'hiver - Grand Prix des lectrices de Elle 2014
Esprit d'hiver - Grand Prix des lectrices de Elle 2014
par Laura Kasischke
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Que d'émotions!!!!, 16 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Esprit d'hiver - Grand Prix des lectrices de Elle 2014 (Broché)
AH la la !!! Que d'émotions!!! Même si ce roman n'est pas mon préféré de Laura K. (j'ai adoré la "La couronne verte"), je comprends qu'il permette à cette auteure américaine d'accéder à un seuil de reconnaissance plus élevé.
Une grande maîtrise dans la narration semble en en effet indispensable pour tenir tout le long, avec le monologue intérieure de Holly, juste entrecoupé de conversations avec sa fille, et de dialogues au téléphone.
Je suis toujours époustouflée par le talent de l'écrivaine pour décrire les relations parents-adolescents, et nous plonger dans les méandres de l'intimité féminine, notamment l'amour maternel et les relations intra-familiales, amicales et sociales.
Je dois toutefois avouer que le temps a pu, au 3/4 du roman, me sembler un tout petit peu long, quand l'hystérie gagnait... sans que je n'arrive à déterminer si je me suis ennuyée ou sentie trop oppressée par ce huis-clos sans fin? .... mais j'ai bien fait de tenir bon, la fin, indescriptible, est tout bonnement magistrale.
A lire donc.


Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013
Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013
par Pierre Lemaitre
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un roman distrayant, surprenant et instructif !, 4 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013 (Broché)
Les aventures d’un officier et de 2 gueules cassées dans l’immédiate après-guerre 14-18 : un roman distrayant, surprenant et instructif !
Rendu célèbre en tant qu’auteur de polars déjà très rythmés (j’avais commenté à l’époque sur ce site l’excellent « Alex »), Pierre Lemaître a voulu changer de style .. et c’est avec bonheur que je l’ai suivi dans cette nouvelle phase de sa carrière d'auteur.

L’histoire commence dans les tranchées, dans les jours qui précèdent l’armistice de novembre 1911, avec un crime, un soupçon et un sauvetage, qui va lier à jamais l'existence de 3 hommes. .. Menée tambour battant, elle nous entraînera dans des méandres imprévisibles, les évènements se succèdant, surprenants mais toujours crédibles.

Ce roman m’a passionnée de bout en bout…. Alors que j’avais justement envie d’une bonne histoire bien prenante pour entamer ces journées pluvieuses d’automne !
On retrouve bien le rythme et le sens du détail dans l’esquisse des caractères de ses personnages, dont faisait déjà preuve Pierre Lemaître dans ses polars, en y ajoutant un talent fou pour la narration, à force d’idées et d’anecdotes truculentes, parfois cruelles, parfois drôles, parfois sensibles, mais toujours très imagées.

Une fois la dernière page tournée, je voyais encore défiler dans mon esprit, une ribambelle de personnages et d’impressions encore très tenaces : Edouard, la gueule cassée, et son puissant père qui se seront ratés toute leur vie, le cynisme sans fin des marchés publics liés aux mémoriaux de guerre, et l’amère existence irrémédiablement sans perspectives, d’un fonctionnaire mal aimé de tous, et très têtu.

Un très bon moment.


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