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Contenu rédigé par Johan Rivalland
Classement des meilleurs critiques: 104
Votes utiles : 8971

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Commentaires écrits par
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Honeymoon
Honeymoon
Prix : EUR 9,49

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'album de la lenteur et de la pureté, 11 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Honeymoon (CD)
J'aurais été tenté, de prime abord, de n'attribuer que 4 étoiles à cet album, qui me semblait particulièrement lent, manquant d'alternance avec des titres un peu plus enjoués et peut être un peu déprimant à l'écoute. D'un autre côté, si on s'arrête sur chacun des titres en particulier, il n'y avait rien à reprocher, aucun d'eux ne me paraissant faible ou mauvais, bien au contraire.

En définitive, et avec le recul de plusieurs écoutes, on retrouve une Lana Del Rey à la voix pure et pleine de maturité. Après la voix par moments assez sexy du premier album, une Lana Del Rey devenue éminemment sérieuse, presque une sainte (si je puis me permettre). Mais une voix toujours aussi caressante et apaisante.

Belle pochette, également, pour l'album, qui fait penser une fois de plus aux Etats-Unis et aux années 1950 ou 1960.
Certains titres particulièrement magnifiques et envoûtants ("God knows I tried", "High by the beach", "Freak", ou "Salvatore" notamment, qui peut réellement vous émouvoir, ou encore "Don't let me be misunderstood", mais d'autres titres ne sont pas loin derrière, je ne peux tous les citer). Ce qui justifie définitivement le parti pris du 5 étoiles.

Oui, plus j'écoute et plus cela apparaît évident : devant tant de pureté, de douceur et de grâce, comment ne pas accorder 5 étoiles à cet album ?
Une vraie merveille, de bout en bout, une fois qu'on a passé le cap des toutes premières écoutes, où on pouvait trop ressentir le côté légèrement déprimant. Du très bon Lana Del Rey, fidèle à ce qui caractérise le caractère et l'unicité de l'artiste.

Un album magnifique, somptueux, envoûtant, d'une grande élégance. On en redemande.


Under the Dome [Import anglais]
Under the Dome [Import anglais]
Prix : EUR 20,49

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une saison 3 meilleure que les deux précédentes, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Dome [Import anglais] (DVD)
J'ai bien eu raison de patienter... Je n'avais attribué que quatre étoiles à mes commentaires sur les deux saisons précédentes. Il s'agissait d'une bonne série, distrayante, mais avec quelques petites réserves.

Cette saison débute de manière différente. La situation change, nous sommes un an après, les personnages semblent avoir évolué, pris du recul, fréquentent de nouveaux personnages. Certains liens se distendent, les relations se transforment. Et tout semble un peu étrange, anormalement calme, différent. Sommes-nous vraiment toujours dans "Under the dome" ? Que se passe-t-il ?
On va très vite comprendre...

Et, sans dévoiler quoi que ce soit, le scénario prend un tournant intéressant, faisant preuve d'ingéniosité, de créativité.
Les personnages apparaissent, eux aussi, moins stéréotypés, plus surprenants, les situations intéressantes.
Tout un tas d'ingrédients qui en font une saison vraiment réussie.
Gageons que la suite ira en ce sens, maintenant que la série semble avoir vraiment trouvé son rythme et son caractère.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 18, 2015 10:52 AM CET


Animagic - 31157.3100 - Peluche - Alfie - Mon Petit Chien À Dresser
Animagic - 31157.3100 - Peluche - Alfie - Mon Petit Chien À Dresser
Proposé par The Entertainer.
Prix : EUR 53,99

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sympathique, 10 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animagic - 31157.3100 - Peluche - Alfie - Mon Petit Chien À Dresser (Jouet)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Voilà un jouet qui fait plaisir sur l'instant... Après, c'est autre chose (et tout dépend certainement des enfants). Il faut dire que je suis relativement sceptique, de manière générale, sur ce type de jouet. Mais ce n'est pas moi l'enfant (même si je n'ai pas oublié ce que c'est de l'être).

Ce chien a deux atouts : il peut jouer le rôle de peluche. Avis donc aux amateurs (ou amatrices). Et, en plus, il est animé.
Avec sa télécommande en forme d'os (d'une jolie couleur rose), on peut commander au chien de s'asseoir, se coucher, se mettre debout, ou sauter. Il émettra, en parallèle, différents sons appropriés à chacune de ces situations.
Il est question, sur la boîte ou la notice, de "dressage". On peut, en effet, l'imaginer. La seule action de choisir d'appuyer sur tel ou tel bouton de la télécommande va en ce sens. Maintenant, on ne peut pas véritablement parler de "dressage" outre mesure, si ce n'est relever qu'il y a un petit décalage fâcheux entre l'appui sur le bouton et l'action, toutefois pas trop gênant.

Après, que dire ? Je pense que c'est à chaque parent de bien réfléchir, de se concerter au besoin avec son enfant et la connaissance qu'il en a.
En soi, 39,99 euros peut paraître un peu cher par rapport à un usage qui risque d'être éphémère (donc, bien réfléchir). En même temps, la technologie et le reste se payent, donc le prix n'est pas non plus aberrant ou injustifié.
Par contre, si on considère le côté affectif, la fonction peluche ou "doudou", cela peut valoir la peine. A chacun de voir. Il n'y a jamais d'absolu dans les considérations sur ce type de chose.
Et si vous êtes intéressés, juste un petit détail mais d'importance si c'est un cadeau : les piles ne sont pas fournies. C'est bien précisé dans le descriptif, mais les étourdis comme moi (qui doivent être assez nombreux) n'y pensent pas forcément avant de recevoir l'objet. Cette petite remarque peut donc vous être utile...


Lire c'est vivre plus
Lire c'est vivre plus
par Claude Chambard
Edition : Poche
Prix : EUR 2,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plaisir et le bonheur des livres, encore et toujours…, 26 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lire c'est vivre plus (Poche)
Comment pouvais-je passer à côté de ce magnifique petit recueil, avec un tel titre ?
« Lire, c’est vivre plus ». Tous les amoureux des livres et de la lecture ressentent parfaitement cette affirmation, profondément vraie, incroyablement juste.

Au moment où Jean-Marie Rouart sort lui aussi un livre sur le même thème, évoquant de manière intime « ces amis qui enchantent la vie », citant entre autres lui aussi en référence, à l’instar du présent recueil, cette phrase demeurée célèbre de Montesquieu selon laquelle « L’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé », voici une compilation de témoignages d’écrivains et de personnalités du monde du livre, sous la direction de Claude Chambard et le soutien de la Région Poitou-Charentes qui, chacun, apportent leur contribution à ce thème du ressenti au sujet des livres, qui peuvent être l’histoire d’une vie entière.

Et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ici, au moins un tout petit passage, histoire de vous mettre l’eau à la bouche, ou du moins le cerveau en émoi. Un passage emprunté à Christian Garcin, qui part de la vision péjorative et caricaturale que l’on peut parfois avoir du livre, pour en montrer tout le caractère noble et majestueux loin des idées reçues :

« Lire est une activité antisociale : c’est délaisser le monde qui nous entoure et pénétrer dans un autre. C’est jouer l’individu contre le nombre, l’intérieur contre l’extérieur, le vertical contre l’horizontal.
Pourtant, s’il requiert silence, intimité, repli et isolement, l’acte de lecture consiste aussi, et dans le même temps, à lancer des passerelles, à faire coexister d’inconciliables réalités, à abolir les distances et le temps, à nous relier à l’incommensurable richesse des images et des pensées de ceux qui nous ont précédé, ou qui partagent l’éclat bref de notre présent. C’est donc à part égale, en dépit de l’isolement nécessaire, en dépit du silence requis, en dépit du repli recherché, à moins que ce soit précisément grâce à tout cela, une affaire de complicité, de partage, un lien puissant entre les hommes, et une forme d’amitié qui traverse l’espace et le temps. »

Un recueil extrêmement plaisant à lire, qui regorge de citations de grands auteurs qui évoquent leur sentiment à l’égard du livre et les sensations uniques qu’il leur procure et parvient à nous faire partager la passion qui est celle de chacun des auteurs interrogés à travers leur contribution.
Un livre court, mais qui a le mérite d’éviter l’ennui et traduit un enthousiasme qui doit vous conduire à partir à la découverte, vers LES découvertes multiples et presque infinies liées au monde de la lecture.
Un vrai bonheur. L’affaire d’une vie, en effet, qu’en tant que lecteur on espère longue et riche en révélations.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 24, 2016 12:11 PM CET


No Escape
No Escape
DVD ~ Owen Wilson
Proposé par Neobang
Prix : EUR 8,50

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Profondément angoissant, 26 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Escape (DVD)
Ce qui fait de ce film un film particulièrement fort est le réalisme de la situation, qui peut ressembler à ce que certains ont déjà connu en certains endroits du monde.

L’histoire : Un homme d’affaires américain va s’installer avec sa femme et ses deux fillettes dans un pays à la frontière du Vietnam (Cambodge ? Laos ?). Or, sa venue coïncide, malheureusement pour eux, avec l’intervention d’un coup d’Etat.
Les expatriés, en particulier américains mais pas seulement, sont activement pourchassés par les mutins, qui entendent les massacrer jusqu’au dernier.

Dès lors, la situation se transforme en un véritable cauchemar. Comme le titre l’indique, il n’y a qu’une chose à tenter de faire : fuir. Mais comment, dans cette ville entièrement contrôlée par les émeutiers, mus par une sauvagerie inouïe, parvenir à survivre lorsque vous êtes poursuivis jusque dans les moindres recoins avec une volonté féroce de vous abattre ?

Un film extrêmement angoissant, avec des scènes particulièrement dures (mais réalistes), qui justifient amplement l’interdiction en salles au moins de douze ans.
Rarement mon cœur a battu aussi fort et aussi vite sans que je parvienne à le contrôler (surtout sur grand écran, lorsque le son est puissant et que les murs et sol viennent à trembler face au déluge de violence).
Un réquisitoire sans concession, au passage, contre certaines méthodes parfois pas très honnêtes, ici de la part des hautes instances américaines, susceptibles, en la circonstance, de mettre le feu aux poudres.
Ames sensibles, s’abstenir.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 2, 2015 9:43 PM MEST


Renaissances
Renaissances
DVD ~ Ryan Reynolds
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 8,10

16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très bon film, 26 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Renaissances (DVD)
Un important homme d’affaires, promoteur immobilier immensément riche âgé de 68 ans, est touché par un cancer généralisé qui ne lui offre plus que trois mois à vivre, au mieux.
Une possibilité lui est offerte de pouvoir prolonger sa vie d’une cinquantaine d’années, à l’instar d’une poignée d’autres grands hommes dont les qualités exceptionnelles peuvent s’avérer utiles à la collectivité, en adoptant une autre enveloppe corporelle et une autre vie, faite d’une autre identité (ce qui me rappelle un excellent vieil épisode de la quatrième dimension).

Un projet très secret dont il n’est question de parler à personne. Il faudra abandonner l’idée de contacter ses proches ou de revenir d’une manière ou d’une autre à sa vie passée.
L’homme hésite, éprouve quelques réticences, et finit par succomber à la tentation, devant la peur de la mort.

A partir de là, le scénario va s’avérer inventif, plein de surprises et intelligent.
L’homme ne se doute pas encore de tout ce qu’il va vivre, mais aussi découvrir de manière absolument stupéfiante…
Un très bon film, à la fois captivant, plein d’action, de réflexion et de suspense. Les acteurs sont excellents.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 1, 2015 10:39 AM CET


L'avant scene theatre n° 721/ jean anouilh: le nombril
L'avant scene theatre n° 721/ jean anouilh: le nombril

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente pièce, 12 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'avant scene theatre n° 721/ jean anouilh: le nombril
Le nombril ou, on pourrait dire ici, les nombrils.
Une excellente pièce, qui fut apparemment brillamment jouée par Bernard Blier en 1981, on n'a peine à l'imaginer (ce que, le sachant, je n'ai cessé de faire tout au long de ma lecture, tant le remarquable acteur devait être absolument parfait dans un rôle principal, selon toute vraisemblance parfaitement taillé à sa mesure).

Avec beaucoup d'humour et d'ironie, Jean Anouilh nous dresse un portrait effarant de tous ces égoïstes patentés qui profitent sans vergogne de l'argent de celui-là même qu'ils traitent comme tel. Ex-épouse, fils, filles, faux ami, déménageurs, plombier, pas un pour rattraper l'autre. Avec une ingratitude qu'on ne rencontre que trop souvent en ce genre de circonstances.

Au-delà du spectacle et du comique de situation, cette pièce contient aussi en germe une critique assez virulente du théâtre moderne d'avant-garde (ou qui se veut tel), du théâtre subventionné qui pervertit l'esprit-même de cet art. Ecoutons ce qu'en dit le personnage principal, Léon, lui-même auteur de pièces de théâtre indépendant (qui pourrait bien être l'avatar de Jean Anouilh, dans une certaine mesure) :

Léon : « (...) Ah ! Le symbolisme au théâtre, on en reviendra, quand ils n'auront plus de subventions ! Mais ça sera trop tard. On ne saura plus faire une comédie... »

La critique, en effet, est valable de la même sorte pour ces auteurs qui cherchent des collusions auprès des hommes d'influence. C'est celle de la perversion humaine, des pratiques peu amènes dans certains milieux du théâtre ou du cinéma.
Cette critique ou moquerie, s'étend, dans la pièce, à travers la férocité de ses personnages, véritables archétypes de circonstance, à la société de son époque au sens large, aux hommes, aux femmes, aux médecins, aristocrates, etc. Sans s'oublier lui-même.

Cette pièce est aussi un hommage à Molière, pour lequel on sent le profond respect, ainsi que la forte admiration de l'auteur. Et on y voit sans mal un certain nombre de références à quelques-unes de ses pièces'
Mais il s'agit avant tout d'une comédie de mœurs, où Jean Anouilh dépeint les relations complexes entre les êtres, les fausses amitiés fondées sur la nostalgie, l'évolution des mentalités des femmes et de leurs aspirations, le rôle de l'argent, les apparences, etc.
Sans oublier, bien sûr, l'égoïsme, qui est au centre de cette pièce, bien évidemment, comme son titre peut le suggérer :

- Le déménageur (empoche, ébloui) : Merci, patron. Vous n'êtes pas égoïste. Vous pensez aux autres qui n'ont pas les moyens de faire les zigotos comme vous.
- Léon : Oui. Penser aux autres, c'est encore une façon de se faire plaisir. On se voit bon...

Une pièce absolument délicieuse. Que j'aimerais beaucoup voir jouer un jour.

Un volume dans lequel vous trouverez également, outre de nombreuses photos de la pièce, "Le Misanthrope chez Molière ou l'Impromptu du Marais" de Jacques Mauclair.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2015 11:15 PM CET


Le nombril
Le nombril
par Jean Anouilh
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellente pièce, 12 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le nombril (Broché)
Le nombril ou, on pourrait dire ici, les nombrils.
Une excellente pièce, qui fut apparemment brillamment jouée par Bernard Blier en 1981, on n'a peine à l'imaginer (ce que, le sachant, je n'ai cessé de faire tout au long de ma lecture, tant le remarquable acteur devait être absolument parfait dans un rôle principal, selon toute vraisemblance parfaitement taillé à sa mesure).

Avec beaucoup d'humour et d'ironie, Jean Anouilh nous dresse un portrait effarant de tous ces égoïstes patentés qui profitent sans vergogne de l'argent de celui-là même qu'ils traitent comme tel. Ex-épouse, fils, filles, faux ami, déménageurs, plombier, pas un pour rattraper l'autre. Avec une ingratitude qu'on ne rencontre que trop souvent en ce genre de circonstances.

Au-delà du spectacle et du comique de situation, cette pièce contient aussi en germe une critique assez virulente du théâtre moderne d'avant-garde (ou qui se veut tel), du théâtre subventionné qui pervertit l'esprit-même de cet art. Ecoutons ce qu'en dit le personnage principal, Léon, lui-même auteur de pièces de théâtre indépendant (qui pourrait bien être l'avatar de Jean Anouilh, dans une certaine mesure) :

Léon : « (') Ah ! Le symbolisme au théâtre, on en reviendra, quand ils n'auront plus de subventions ! Mais ça sera trop tard. On ne saura plus faire une comédie' »

La critique, en effet, est valable de la même sorte pour ces auteurs qui cherchent des collusions auprès des hommes d'influence. C'est celle de la perversion humaine, des pratiques peu amènes dans certains milieux du théâtre ou du cinéma.
Cette critique ou moquerie, s'étend, dans la pièce, à travers la férocité de ses personnages, véritables archétypes de circonstance, à la société de son époque au sens large, aux hommes, aux femmes, aux médecins, aristocrates, etc. Sans s'oublier lui-même.

Cette pièce est aussi un hommage à Molière, pour lequel on sent le profond respect, ainsi que la forte admiration de l'auteur. Et on y voit sans mal un certain nombre de références à quelques-unes de ses pièces'
Mais il s'agit avant tout d'une comédie de mœurs, où Jean Anouilh dépeint les relations complexes entre les êtres, les fausses amitiés fondées sur la nostalgie, l'évolution des mentalités des femmes et de leurs aspirations, le rôle de l'argent, les apparences, etc.
Sans oublier, bien sûr, l'égoïsme, qui est au centre de cette pièce, bien évidemment, comme son titre peut le suggérer :

- Le déménageur (empoche, ébloui) : Merci, patron. Vous n'êtes pas égoïste. Vous pensez aux autres qui n'ont pas les moyens de faire les zigotos comme vous.
- Léon : Oui. Penser aux autres, c'est encore une façon de se faire plaisir. On se voit bon (')

Une pièce absolument délicieuse. Que j'aimerais beaucoup voir jouer un jour.


La peur
La peur
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 8,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un recueil excellent, 12 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La peur (Poche)
La peur est l’un des recueils de nouvelles les plus connus et fameux de Stefan Zweig. Six nouvelles le composent, avec pour thème commun différents types de tensions ou angoisses, dont le paroxysme est atteint par la peur, qui est le titre de la première nouvelle et donne son titre à l'ensemble :

1) La peur

"La peur est bien pire que la punition, parce que cette dernière est quelque chose de précis ; forte ou petite, elle est toujours préférable à la tension horrible de l'incertitude."
Cette phrase, prononcée par l'un des personnages, est à la fois emblématique de ce dont il va être question dans cette nouvelle et suffisamment énigmatique pour que je ne vous en dévoile pas prématurément le contenu.

"La peur" constitue, de mon point de vue, l'une des meilleures nouvelles de Stefan Zweig.
L'auteur, pour ceux qui connaissent bien ses oeuvres, nous a habitué à la finesse des ses analyses psychologiques, à ce qu'il parvient à communiquer de façon remarquable et même incroyable à ses personnages.
Ici, nous sommes dans l'accomplissement ultime et la représentativité parfaite de ce qui constitue le caractère unique et la qualité de ses nouvelles.
On adhère parfaitement au personnage, sans le juger, on se confond avec lui et ressent pleinement la tension qui le hante, le ronge jusqu'au plus profond de son âme.

Le sujet : une femme bourgeoise, probablement en mal d'événements qui changent de l'ennui du quotidien, malgré une vie accomplie d'épouse et de mère qui ne manque de rien, ou justement parce qu'elle ne manque de rien, commet l'adultère.
Déjà angoissée et quelque peu nerveuse chaque fois qu'elle quitte les bras de son amant, certains événements vont nettement accroître sa tension et mettre ses nerfs à rude épreuve, lui donnant quelques raisons sérieuses de paniquer.

Une tension permanente, pour une nouvelle forte et surprenante jusqu'au bout.

2) Révélation inattendue d’un métier

Une nouvelle fois, nous nous trouvons ici dans l'évocation de la psychologie humaine, ses ressorts, sa part secrète, magnifiquement décrites et mise en lumière par cet expert en description du ressenti humain qu'est Stefan Zweig.
Un homme, qui éprouve le grand plaisir de venir retrouver Paris l'espace de quelques jours, après ne pas avoir eu la chance de venir la visiter durant quelques années, décide de se livrer à un petit jeu qu'il affectionne : suivre une personne et observer ses déplacements, ses agissements, ses moindres gestes, caractéristiques de sa personnalité. Et deviner ainsi qui peut se cacher derrière cette âme, ce qui la caractérise, ce qu'elle peut ressentir.
Mais pour cela, il convient de ne pas retenir n'importe qui.
Après une bonne demi-heure qui s'avère non concluante, l'homme s'apprête à abandonner, lorsqu'il remarque cet homme au pardessus jaune élimé, dont l'attitude l'intrigue.
La personne idéale pour ce petit jeu d'observation.

Mais qui se cache derrière cet homme et que fait-il au juste ?
C'est ce que Stefan Zweig va nous permettre de découvrir, en adhérant une fois de plus au personnage, avec lequel on se prend à se confondre, en oubliant temporairement ses a priori et ses principes les plus absolus.

3) Leporella

Fidèle à lui-même et à l'intérêt qu'il porte à tous les êtres dans leur grande diversité, Stefan Zweig s'intéresse ici à une femme d'un milieu paysan peu gâtée par la vie et à laquelle pas grand monde porterait une véritable attention dans la vie de tous les jours.
Stefan Zweig va tenter de comprendre ce qui peut bien se passer dans cet esprit simple. Il va s’évertuer à percer cette carapace inexpressive afin d'y mesurer la capacité (ou non) à éprouver des sentiments ou états d'âme, quels qu'ils soient.
Une nouvelle peu ordinaire, qui nous plonge à la fois dans un certain malaise et parvient à nous surprendre.

4) La femme et le paysage

Plus descriptive et un peu moins forte que les autres, de mon point de vue, cette nouvelle se déroule dans une atmosphère enfiévrée de canicule, qui plonge les personnages dans une sorte de torpeur et où le temps semble comme arrêté…

5) Le bouquiniste Mendel

Une histoire qui sonne vrai, qui semble surgie de notre passé comme pour porter témoignage de la vie de certains personnages tout droit sortis d'une époque que l'on peut considérer comme révolue, surtout à l'ère du livre électronique.
Celle d'un bouquiniste hors pair, doté d'une mémoire exceptionnelle lui permettant de retenir des milliers de titres de livres, parmi les plus introuvables, accompagnés des noms de leur auteur, du nombre de pages, l'année d'édition, le prix de vente et force détails supplémentaires, comme l'endroit où les dénicher. Et le tout sans prise de notes. Absolument prodigieux.
Un personnage rare et, c'est certain, comme on n'en fait plus.

Un personnage d'autant plus singulier et unique, tellement absorbé dans son univers livresque et occupé à rendre service pour presque rien, lui qui ne vit que de peu, en renseignant ceux qui le veulent sur les ouvrages vers lesquels les guider pour une recherche, qu'il ne va même pas se rendre compte de l'apparition de la première guerre mondiale emportant pourtant le monde, et en particulier l'Europe dans les tourments les plus cataclysmiques.
Mais il se pourrait bien, qu'à son corps défendant, les événements le rattrapent, à sa grande stupéfaction, lui qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, ne s'était vraiment rendu compte de rien, tant il ne faisait pas partie de ce monde.

6) La collection invisible

Cette histoire est bien triste, car parfaitement évocatrice d'une certaine réalité : celle qu'on connue les allemands lors de la terrible période de l'hyper-inflation dans les années 1920.
C'est donc une excellente idée de la part de Stefan Zweig que de s'être intéressé à ce sujet et rendu ainsi hommage à tous ceux qui ont souffert terriblement de cet épisode peu glorieux de notre histoire.

Le point de départ : un antiquaire, au cours d'un voyage en train, narre à l'un de ses clients occasionnels la plus extraordinaire des expériences qui lui soit arrivée au cours de ses trente-sept années de carrière dans son métier.

Un recueil fabuleux. A lire pour le plus grand des plaisirs.


Natacha et autres nouvelles
Natacha et autres nouvelles
par Vladimir Nabokov
Edition : Poche
Prix : EUR 2,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un peu ennuyeux à mon goût, 9 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Natacha et autres nouvelles (Poche)
Je n'avais encore jamais rien lu de Vladimir Nabokov.
Je crains, en revanche, de n'avoir pas fait le bon choix pour commencer.
Si le style est remarquable (et justifie mes trois étoiles, alors que du point de vue du plaisir éprouvé à la lecture, ce n'est pas plus de deux), ces très courtes nouvelles ne m'ont pas du tout captivé. Je les ai, hélas, trouvées ennuyeuses.

Beaucoup de descriptions, de qualité, mais ce n'est pas ce que je préfère lorsque je lis.
Sur le plan de l'intérêt, j'ai tellement peu adhéré à chacune de ces courtes nouvelles, que je serais incapable de vous en présenter même le thème.
Pas de chance, donc, mais si j'en reviens au style, ainsi qu'au prestige attaché au nom de l'auteur, je ne doute pas que d'autres de ses écrits sauront, cette fois, me plaire. Ce n'est que partie remise !
Peut-être même qu'un lecteur de ces lignes aura la bonté (titre d'une des nouvelles, d'ailleurs, je m'en rends compte en l'écrivant) de m'orienter vers l'un de ses écrits, qui saurait mieux rallier mon suffrage ?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 12:36 AM MEST


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