Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici Levy Cloud Drive Photos cliquez_ici. Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo
Profil de Allison > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Allison
Classement des meilleurs critiques: 1.158
Votes utiles : 390

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Allison "Allison" (Marseille, France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11
pixel
Gardiens des Cités perdues - tome 4 Les invisibles
Gardiens des Cités perdues - tome 4 Les invisibles
par Shannon Messenger
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

5.0 étoiles sur 5 Quatrième coup de coeur !, 10 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gardiens des Cités perdues - tome 4 Les invisibles (Broché)
Certains auteurs écrivent des romans merveilleux. Des romans qui vous touchent, qui vous font rire et pleurer, qui vous rendent vos douze ans. C’est le cas de Shannon Messenger. Quand j’ai terminé le premier tome de Gardiens des Cités Perdues, j’ai eu beaucoup d’espoir pour la suite. J’ai bien fait, tant le second tome a été à la hauteur de mes espérances. Je me suis estimée chanceuse d’avoir été à nouveau conquise par le troisième opus, plus encore que par les précédents. Mais j’ai osé douter, avant de commencer ce tome-ci. L’auteur arrivera-t-elle à nouveau à me surprendre et à se surpasser ? Alors que je refermais le livre, le cœur gros et les yeux encore humides, je me suis dit que oui, définitivement, ce quatrième tome avait été encore meilleur que les précédents.

Si, avec les trois précédents romans, Shannon Messenger avait réussi à malmener mon cœur, elle m’a carrément anéantie avec celui-ci. Je ne m’en remets toujours pas. J’ai passé une partie de la nuit à fixer le plafond, totalement dans le déni, une fois le livre terminé. Et le pire, c’est que j’ai adoré ça. Dans cette saga, rien n’est jamais gratuit, chacune des 655 pages est indispensable, que ce soit au niveau de l’avancée de l’intrigue, de l’exploration de l’univers ou de l’approfondissement des personnalités des personnages. Faisons une pause pour l’applaudir.

Les Invisibles est très différent des autres tomes. En effet, nous sortons de notre zone de confort et des lieux que l’on avait pris l’habitude de visiter régulièrement en même temps que Sophie. L’intrigue nous permet de nous rappeler à quel point l’univers imaginé par Shannon Messenger est vaste et bien pensé. Nous en apprenons plus sur différents peuples dont nous n’avions fait que survoler l’existence précédemment, mais nous découvrons surtout deux lieux qui étaient restés plus que mystérieux depuis le début de la saga : l’école Exilium et le quartier général du Cygne Noir. Et je ne sais pas lequel des deux j’ai préféré visiter.

Clairement, en découvrir davantage sur le Cygne Noir était presque un soulagement. Et Shannon ne se moque pas du tout de nous, elle lâche des révélations à la pelle : identités secrètes, nouvelles missions, lieux cachés… Même si ses membres gardent encore de nombreux mystères pour eux, l’organisation se dévoile un peu plus. C’était le parfait moment pour révéler à ses lecteurs de nombreux secrets qu’elle gardait depuis le début, tout en s’amusant à nous dévoiler discrètement des indices (j’en ai découvert un habilement caché dans ce tome, mais on ne me la fait pas, à moi !) alors soyez attentifs à tout ! Alors qu’une guerre semble se préparer, le rôle du Cygne Noir paraît être de plus en plus indispensable, surtout face à un Conseil elfique affaibli depuis les événements survenus dans le tome précédent.

Quant à Exilium, l’école alternative des bannis, ce fut clairement une bonne surprise. Je m’attendais à quelque chose de cliché pour s’opposer à l’éclat de Foxfire, et j’ai été vraiment émerveillée par ce nouveau lieu, sans parler de ceux que l’on y rencontre. Moi qui suis habituellement un peu refroidie par les arrivées tardives de personnages importants, je me suis tout de suite attachée à ceux que l’on rencontre ici. C’est encore une fois habilement joué de la part de Shannon Messenger, qui gère parfaitement chaque rebondissement de son histoire. Et surtout, qui prouve encore une fois qu’elle sait habilement créer des personnages crédibles et nuancés, tout en parvenant en quelques pages à leur composer un background complet en les rendant attachants et agréables à suivre.

Mais les nouveaux ne font pas de l’ombre aux personnages que l’on connait et aime depuis le tout premier tome ! C’est toujours un immense plaisir de les retrouver, comme on retrouve de vieux amis que l’on connait par cœur. À ce stade, on tremble pour eux, se rappelant que tour à tour, ils ont tous déjà exposé leur part d’ombre, et que la difficulté des aventures qu’ils vivent risque à tout moment de les faire basculer. Et l’auteur prend un vrai plaisir à jouer avec l’amour qu’elle sait que ses lecteurs portent à ses personnages principaux, pour les malmener crescendo jusqu’au final…

J’aimerais tellement vous en dire plus sur ce roman, mais je n’ai pas envie de vous gâcher quoi que ce soit, pas une seule ligne de ce pavé parfait. Partez juste extrêmement confiants, faites confiance à Shannon Messenger : si vous découvrez le quatrième tome, c’est probablement que vous avez apprécié les précédents. Croyez-moi, vous ne serez pas déçus. Choqués, attristés, traumatisés, peut-être, mais pas déçus. Oserais-je vous conseiller encore une fois de découvrir ce tome, cette saga ? Ça dépend. Vous voulez passer un des meilleurs moments de lecture de votre vie, ou pas ?


Trollhunters
Trollhunters
par Guillermo Del Toro
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

3.0 étoiles sur 5 Un peu décevant, 10 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trollhunters (Broché)
TrollHunters est un roman à quatre mains, dont deux appartiennent à Guillermo Del Toro, réalisateur très connu au parcours inégal, bien que plutôt sympa. Je vous avouerais que c’est en pensant au film Le Labyrinthe de Pan que j’ai cliqué sur la petite case de participation à l’opération Masse Critique me l’ayant proposé, me disant que niveau gamin qui se perd dans un autre monde peuplé de créatures bizarres, monsieur savait y faire. J’avais beaucoup aimé ce film, son ambiance, sa noirceur, et j’avais hâte de voir ça adapté à la littérature jeunesse, m’attendant à un truc à la Chair de Poule version ado, plutôt qu’enfants.

Je suis hyper mitigée sur ce bouquin. Il y a de très bonnes choses, et d’autres vraiment moins bonnes. J’ai aimé l’intrigue principale, le background bien défini dès le prologue, et presque tout ce qui touchait aux trolls. On parle ici de vilains trolls de légendes, comme on pouvait s’y attendre de la part de Del Toro, avec un côté assez gore et macabre tout en restant adapté à la jeunesse. L’ambiance est parfaitement bien dépeinte, les trolls sont très bien décrits, leur histoire et leur univers tout aussi bien exposés. Les auteurs ne se moquent pas de leurs lecteurs, ils sont explicites, ils ne prennent pas de gants et le tout est très visuel. C’est ce que j’espérais, ce qui m’a plutôt plu.

Mais à côté de ça, on a le bouquin le plus cliché de l’année. On dirait une parodie de teen movie, avec absolument tous les ingrédients que l’on retrouve dans chacun d’eux. Jim, le personnage principal, est un raté, un gars pas du tout populaire qui a un peu honte de son père, lourd et complètement paranoïaque. Son meilleur ami Toby est un amoncellement de clichés : très enrobé, nul en sport, avec un appareil dentaire de l’enfer et une mamie folle aux chats. Ils sont harcelés à l’école par le grand méchant sportif/beau-gosse style quaterback. Et ce dernier et le héros en pincent tous les deux pour la même fille, qui n’est pas comme les autres, bien sûr. Heureusement, ça se décante dans la deuxième partie du roman, et la fin est bien plus sympa, avec des retournements de situations et des résolutions hyper bien amenées, qui montrent que tout a été pensé depuis le début dans le moindre petit détail.

Mais en fait, le principal problème du livre, c’est le style. Alors, je ne sais pas si ça vient de l’écriture originale ou de la traduction, mais l’utilisation du « on » à outrance m’a fait devenir folle. Je crois que pas une fois l’auteur/traducteur n’a utilisé le pronom « nous ». Et il aurait dû, parce qu’on a le droit à des phrases, que dis-je, des paragraphes rythmés par des « on » moches super indigestes. Le roman n’est déjà pas hyper bien écrit en général, même assez froid par moments, mais le « on » m’a achevée. C’est dommage. C’est une bonne histoire, une intrigue sympa bien que bourrée de clichés, mais complètement alourdie par un style plutôt mauvais. Et je ne suis pas non plus difficile, en littérature jeunesse, sur le style. Mais là c’était trop.

Mais il y a quand même de très bonnes choses. Le prologue est vraiment génial, décrivant à la perfection la scène qui fera du père de Jim ce qu’il est aujourd’hui. Sa paranoïa fait souffrir son fils, alors même qu’il ne veut que le protéger. Leur relation est touchante, parce qu’on voit bien que Jim en veut en son père, tout en étant extrêmement tolérant parce qu’il comprend son traumatisme. Quant à Toby, c’est un peu le rayon de soleil du livre, celui qui apporte la touche humoristique tout en restant un ami loyal et plus courageux qu’il n’y parait. Et il y a les trolls… J’ai été agréablement surprise, même si j’aurais voulu apprendre à les connaitre un peu plus, pour plus m’attacher à eux (OU PAS). Enfin, il y a carrément un côté visuel, qui donne un potentiel scénaristique au livre. Dreamworks n’est pas passé à côté, et on aura le droit à un film d’animation et/ou une série animée sur l’univers du roman, ce qui me réconciliera surement avec les quelques détails m’ayant dérangée.

Alooooooooors ? Eh bien, j’ai levé les yeux au ciel et soupiré plus d’une fois devant les clichés à foisons avant d’être agréablement surprise par la fin et les quelques détails originaux qui la rythment. J’ai aimé l’ambiance, l’intrigue, le background, les révélations et l’évolution des personnages, en opposition à un style lourd et à un début plein de stéréotypes du genre. J’ai tout de même passé un moment agréable, mais je suis frustrée parce qu’il aurait vraiment pu être mieux, tout simplement. Je pense, en revanche, que les enfants fans de Chair de Poule et autres Épouvanteur seront ravis de découvrir TrollHunters !


Le Livre de l'Enigme 1 - Source des tempêtes
Le Livre de l'Enigme 1 - Source des tempêtes
par Nathalie Dau
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Poignant et très bien écrit, 10 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Livre de l'Enigme 1 - Source des tempêtes (Broché)
Qu’il est difficile de trouver les mots justes pour parler d’un roman que l’on a adoré, de la première à la dernière page. Source des Tempêtes est un coup de cœur bien sûr, comment pouvait-il en être autrement ? Ce livre mêle absolument tout ce que j’aime et le fait avec talent. Et si j’ai tout de suite été conquise par la plume de Nathalie Dau, ce sont ses personnages qui m’ont définitivement emportée.

Nathalie Dau nous présente son univers à travers les yeux de Cerdric, qui revient sur son histoire tragique, bien qu’illuminée par l’existence de son jeune frère : Ceredawn, l’enfant au cœur de la tempête, la lumière au cœur des ténèbres. Dans le monde où le jeune Cerdric a grandi, la magie est au cœur de tout. Mais, quelques années avant sa naissance, les mages bleus de l’Équilibre ont tous été tués par leurs pairs, mages de l’Ordre et du Chaos. Seul un homme a survécu, se raccrochant à l’ancienne prophétie le désignant comme le père d’un enfant exceptionnel qui chamboulera le monde par sa magie. Cet homme, dernier survivant d’un ordre anéanti, est le père de Cerdric.

Mais là où Nathalie Dau surprend, c’est en choisissant de ne pas faire de Cerdric cet enfant exceptionnel, cet élu de la prophétie. Elle va plus loin en faisant du narrateur un Réfractaire, qui ne peut ni utiliser la magie, ni être touchée par elle. Mais surtout, elle s’attache à nous faire rentrer très intimement dans les pensées et les sentiments du jeune homme, de façon à ce que nous partagions absolument tout avec lui. J’ai été touchée avec force par le personnage de Cerdric, entier, sensible, plein de rancœur et de peine, et terriblement attachant. L’écriture de l’auteur est si belle qu’elle prend aux tripes, provocant peine, malaise, dégout et colère avec une facilité déconcertante. Rien n’est manichéen au sein de cette histoire et Cerdric, dans toute son imperfection, en est le parfait représentant.

Ainsi, Cerdric est une victime de cette prophétie, un enfant né sans amour, dans la violence et la colère, qui souffrira toute son enfance de cette solitude et de ce manque d’affection. Alors, quand une porte s’entrouvre vers la possibilité d’une famille, de l’amour dont il a tant manqué, il s’y précipite, sans prévoir qu’il trouverait bien plus qu’il n’avait osé espérer. Mais pas comme il l’avait imaginé.

Source des Tempêtes est un premier tome fascinant. Presque dépourvu d’action, il se consacre intégralement à ses personnages et à un background fouillé et passionnant. Si l’on partage tant avec Cerdric qu’on se confondrait presque en lui, les autres personnages ne sont pas en reste : Ceredawn, à la fois perturbant et terriblement attachant, Nérasia, mère terrible, que l’on ne peut tout à fait détester, Arvrilyth, effrayant et pourtant touchant… tous autant qu’ils sont, du plus secondaire d’entre eux au plus important. Nathalie Dau refuse la notion de bien et de mal, apportant de la noirceur et de la lumière en chacun avec talent.

Clairement, Source des Tempêtes est un roman des plus particuliers. Je suis définitivement conquise par cette histoire passionnante, servie par un style très plaisant, et l’attente de la suite sera une véritable torture. Ce roman m’a laissée une telle impression que je n’ai toujours pas réussi à véritablement me replonger dans un roman, quelques jours après l’avoir terminé. Si vous avez de lire un cycle de fantasy véritablement immersif, bien construit, qui saura provoquer nombre d’émotions, vous toucher et vous déconcerter, Source des Tempêtes est le roman qu’il vous faut. Et vous pourrez venir pleurer sur mon épaule, promis.


Le royaume rêvé : Le chant des épines
Le royaume rêvé : Le chant des épines
par Adrien Tomas
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 Passionnant !, 10 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le royaume rêvé : Le chant des épines (Broché)
Après avoir découvert Adrien Tomas grâce à l’excellent Notre-Dame des Loups, j’avais hâte de découvrir sa plume au service de mon genre favori. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été conquise. J’ai tellement été passionnée que j’en ai même raté mon arrêt de métro, vous voyez le genre. Aussi, ne pas avoir lu les deux autres romans de l’auteur se déroulant dans le même univers n’est pas un problème. C’était mon cas et je n’en ressors qu’avec l’envie de les lire au plus vite (ce qui peut en effet être un problème, mais je les ai déjà, donc tout va bien)

J’ai bien du mal à me lancer dans cette chronique. Après réflexion, je me dis que, quand même, il était dense ce petit roman ! En quelques 300 pages, Adrien Tomas arrive à présenter de façon concise mais efficace tout un royaume, ses coutumes, les clans qui le compose et son Histoire, mais aussi et surtout ses personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. Il y aurait tant à dire, mais pour avoir eu le plaisir de découvrir le roman sans même en avoir lu la quatrième de couverture, je ne ferai que survoler l’histoire :

Une centaine d’années avant le début du roman, les hommes se sont rebellés contre les elfes, dont ils étaient les esclaves. Aujourd’hui, différents clans se partagent les Marches du Gel, mais l’un d’eux garde la mainmise sur les autres en retenant en otage les fils et filles de leurs ennemis. Ce sont donc ces princes et princesses otages, qui sont plus des pupilles qui suivent des cours et un entrainement intensifs, que nous suivons avec plaisir dans ce premier tome. Le chant des Épines, c’est le leur.

J’ai été conquise par la facilité qu’a l’auteur d’être à la fois concis et très clair. C’est qu’il semble pressé de se recentrer sur ses personnages, et on le comprend. J’ai adoré découvrir et suivre chacun d’eux, en particulier ses personnages féminins si merveilleusement représentés. Mais tous sont extrêmement bien dépeints et très crédibles, et si je me suis déjà définitivement attachée à certains, j’attends avec impatience d’en savoir plus sur d’autres (non, je ne cible pas du tout La Locuste, mais non). Adrien Tomas a une façon bien à lui de raconter son histoire : on se trouve face à un roman choral, alternant chapitres courts et longs, en sachant parfois qui l’on suit, d’autres fois non. Personnellement, j’adore, et ayant l’habitude, je ne me suis pas sentie perdue une seule seconde.

Le Chant des Épines est surtout un roman prenant et très bien rythmé, qu’il est difficile de mettre de côté. Au final, c’est un premier tome plutôt introductif, qui nous présente l’univers dans lequel les personnages vont évoluer, le caractère et les allégeances de ces derniers, et la voie qu’ils vont suivre. C’est loin d’être péjoratif : j’aime qu’on prenne le temps de me dire où je vais passer les heures qui suivent, surtout quand c’est aussi bien fait. De plus, le tout est très bien dosé : on trouve les réponses à la plupart des questions que pose ce premier tome, mais beaucoup d’autres points restent mystérieux et donnent envie de lire la suite, sans que cela ne soit frustrant pour le lecteur. Bien joué !

Il ne me reste plus qu’à me jeter sur les deux autres romans de l’auteur se déroulant dans le même univers, mais bien après. Les deux bonnes briques devraient m’occuper quelques temps, histoire de me faire attendre avec moins d’impatience la suite épique que le final du Chant des Épines annonce.


Walking Dead T01: Passé décomposé
Walking Dead T01: Passé décomposé
par Robert Kirkman
Edition : Album
Prix : EUR 14,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un début accrocheur, 10 février 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Dead T01: Passé décomposé (Album)
J’ai abandonné la série télévisée après le premier épisode, avant de finir par la reprendre à partir de la quatrième saison. Je n’avais pas été passionnée par l’histoire, que l’on m’avait survendue, ni convaincue par les personnages. Aujourd’hui encore, je continue à suivre d’un œil parce que Matthieu le fait, mais je ne suis toujours pas captivée. Je ne sais pas pourquoi la redécouverte au format comics m’a beaucoup plus parlée. Probablement parce que j’ai immédiatement été conquise par le style de l’illustrateur Tony Moore ! Dans Passé décomposé, les émotions sont retranscrites avec talent et les illustrations servent parfaitement l’histoire. J’ai donc été déçue de voir qu’à partir du deuxième tome, Charlie Adlard reprenait les illustrations (bien que Moore continue à illustrer les couvertures) même si son style n’est pas mauvais non plus. Je trouve par exemple que Lori, qui avait un air amérindien dans le premier tome, change beaucoup physiquement et c’est dommage. Les trois tomes suivants sont donc illustrés par Adlard, alors que Moore s’occupe des couvertures.

Aussi, je trouve les personnages plus attachants ici que dans la série. Je ne sais pas si cela vient du fait que je l’ai rencontré quatre ans après tout le monde, mais j’ai par exemple du mal à comprendre l’engouement autour de Daryl Dixon (personnage qui n’existe que dans la série télévisée !). J’ai trouvé leurs histoires, leurs comportements et leurs personnalités plus intéressantes dans le comics. Peut-être aussi tout simplement parce que cela changeait par rapport à la série, qui ne m’apporte plus que lassitude depuis des années. Je pense donc que le comics peut intéresser absolument tout le monde, que vous aimiez la série ou non, que vous n’en ayez jamais entendu parler ou que vous soyez le plus grand des fans ! Le comics apportera dans tous les cas une vision différente, qui, pour l’instant, m’intéresse davantage.

Je pense que l’histoire n’a pas besoin d’être racontée à la grande majorité d’entre vous, mais en quelques mots : Aux USA, à notre époque, nous rencontrons Rick Grimes, policier, qui sort d’un coma après avoir été gravement blessé au cours d’une intervention. Mais le monde qu’il retrouve est loin d’être tel que celui que l’on connait. Il ne rencontre que des morts revenus à la vie et avides de chair humaine, tandis que sa famille a quitté leur maison depuis des jours. Effrayé et mort d’inquiétude, il part à leur recherche, découvrant au fur et à mesure le nouveau monde dans lequel il vit. L’histoire est prenante dès le début, et même si c’est assez frustrant, le fait que Rick ait été dans le coma et ait raté tout le début de l’invasion zombie crée une ellipse intéressante. Mais l’histoire n’est pas vraiment à propos des zombies ou de comment tout s’est déclenché, mais plutôt à propos des êtres humains et de leur évolution.

Les tomes suivants, que je vais très légèrement spoiler à partir d’ici, permettent de rencontrer de nouveaux protagonistes et de nouvelles façons de vivre l’apocalypse zombie. Une fois que j’ai été accrochée par le coup de crayon de Moore, c’est l’histoire qui m’a convaincue et donnée envie de poursuivre ma lecture. Le lecteur ne peut s’empêcher de se mettre à la place des personnages, de se demander ce qu’il aurait fait à leur place, ce qui le fait se lier à eux. La seule chose que je reproche à la série, pour l’instant, c’est la place qu’elle laisse aux personnages féminins. Les hommes brillent par leur force, leurs caractères de leaders, leurs idées brillantes, alors que les femmes se contentent de vouloir être protégées. J’espère que l’arrivée de Michonne renversera la donne.

Je pense donc continuer les comics dès que j’en aurais l’occasion, alors même que je soupire à chaque début d’épisode de la série télévisée, et je vous invite à la découvrir vous aussi ! Elle est bien sûr adressée à un public averti, non seulement parce qu’elle montre des zombies dans des états de décomposition plus ou moins avancés, mais aussi parce qu’elle présente la vie de tous les jours dans un groupe composé d’adultes. J’espère que les livres ne finiront pas par me décevoir et qu’ils sauront se renouveler, mais pour l’instant, les quatre premiers tomes m’ont convaincue !


La Passe-miroir (Tome 1-Les Fiancés de l'hiver)
La Passe-miroir (Tome 1-Les Fiancés de l'hiver)
par Christelle Dabos
Edition : Broché
Prix : EUR 8,65

5.0 étoiles sur 5 Une belle histoire très originale !, 10 février 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Passe-miroir (Tome 1-Les Fiancés de l'hiver) (Broché)
Le mois de janvier se termine, et avec lui, la lecture commune organisée par Émilie (Bulledop) autour de la Passe-Miroir, cette saga dont elle parle avec tant de ferveur qu’il m’était difficile de ne pas être curieuse. C’est donc avec une légère appréhension que j’ai commencé ma lecture, et pour tout vous dire, je n’ai pas été immédiatement conquise. J’ai éprouvé une profonde antipathie pour chacun des personnages, Ophélie incluse. Je l’ai trouvée si effacée, presque inintéressante, alors que je découvrais l’univers dans lequel elle évoluait, lui qui au contraire était si complexe et travaillé. C’est d’ailleurs ce dernier qui a réussi à m’intéresser et à me faire rester suffisamment longtemps pour découvrir que l’héroïne cachait bien son jeu, que c’était un personnage bien plus consistant qu’elle ne le laissait paraitre au tout début.

Nous rencontrons donc Ophélie, une jeune fille évoluant dans un monde où la terre a été brisée en une multitude de morceaux. Elle vit sur Anima, une arche où la magie animiste est à l’honneur. C’est-à-dire que d’une part les objets prennent vie, souvent en calquant leur caractère sur celui de leur propriétaire, mais aussi que certains habitants sont dotés d’un pouvoir. C’est le cas d’Ophélie, qui possède non seulement une écharpe affectueuse et taquine, mais aussi le pouvoir de lire les objets. Le mot (en italique dans le texte) signifie qu’elle peut, d’un simple toucher, visualiser le passé de chaque propriétaire d’un objet. Mais elle possède aussi un don rare : celui de passe-miroir.

Au début du roman, Ophélie se contente de vivre une vie simple et sans prétention, appréciant sobrement sa vie de conservatrice de musée. Malheureusement, elle est promise à un prétendant venant d’une autre arche et va devoir renoncer à la vie qu’elle a toujours connue sur Anima. C’est à partir d’ici qu’on découvre véritablement Ophélie, qui même si elle semble effacée, est en fait une personne entière avec une personnalité bien plus complexe qui n’y parait et une force mentale à toute épreuve. Petit à petit chacun des protagonistes se dévoile, et très vite, on finit par s’attacher à chacun d’eux, ou du moins à éprouver un certain intérêt pour le moindre personnage secondaire. Christelle Dabos ne choisit jamais la facilité dans son traitement des personnages, créant des héros plus vrais que nature, plein d’attachants défauts.

Je ne dirais rien sur l’intrigue, mais je souhaite tout de même préciser que l’on est loin d’une histoire d’amour téléphonée entre la jeune fille timide et le mystérieux jeune homme de la cour. Les fiançailles d’Ophélie et Thorn sont arrangées et aucun des deux n’est ravi de cette union, bien au contraire. C’est un autre point qui m’a plu, parce que je ne savais tout simplement pas où j’allais avec ce couple si mal assorti. Mais c’est surtout la découverte de l’univers si particulier, si original et crédible qui m’a conquise, avant d’être définitivement emportée par les personnages auxquels il est, en refermant le tome, impossible d’être restés indifférents. Le plaisir ressenti durant la lecture a été crescendo tout du long, à tel point que je n’ai pu qu’enchaîner directement avec le tome suivant. Je pense d’ailleurs qu’il est nécessaire de l’avoir sous la main lorsque vous découvrirez Les Fiancés de l’Hiver !

J’ai donc finalement passé un excellent moment avec le premier tome de La Passe-Miroir, alors que je ne pensais vraiment pas l’apprécier autant. L’intrigue est intéressante, l’univers fascinant et les personnages sont en constante évolution, ne permettant jamais au lecteur d’être lassé. Le tout est porté par une très jolie plume et une façon de conter originale et très visuelle, ajoutant au côté immersif de l’histoire. Je ne peux que vous conseiller de tenter l’aventure, ne serait-ce que pour découvrir un univers comme vous n’en aurez jamais rencontré auparavant. Et quand vous le ferez, soyez sûrs de pouvoir vous procurer la suite rapidement. Bonne lecture !


Quelques minutes après minuit
Quelques minutes après minuit
par Patrick Ness
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Troublant et touchant, 10 février 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quelques minutes après minuit (Poche)
J’ai commencé ce livre sans savoir de quoi il allait parler, sans y être préparée. D’habitude, ce n’est pas un mal, c’est même de cette façon que j’aime découvrir les romans que je lis. Cette fois, cependant, cette absence d’information n’a fait qu’ajouter à l’immense claque que je me suis prise en découvrant, comme surement beaucoup d’autres lecteurs, que Patrick Ness faisait écho à mon vécu. Quelques jours après l’avoir terminé, je ne sais toujours pas si je l’ai aimé ou détesté. Ce qui est sûr, c’est qu’il m’a terriblement bouleversée et touchée comme peu de livres ont su le faire en si peu de pages.

Patrick Ness parle d’une sujet grave d’une très jolie façon. Conor, qui a des nuits agitées depuis que sa mère est malade, n’est pas plus choqué que ça lorsqu’un monstre lui apparait : son subconscient l’a habitué à bien pire. Ce dernier tient à lui raconter des histoires, qui feront écho à sa vie et lui apprendront différentes choses. Comme la subtilité des notions de bien et de mal, ou le fait que la mort et la vie sont injustes et ne sont ni une récompense, ni une punition. Mais la plus grande des vérités, il devra l’apprendre par lui-même.

Outre le côté très poétique et allégorique du roman, c’est sur la psychologie des personnages que Patrick Ness met l’accent. Les émotions éprouvées par le jeune homme sont si vraies que c’en est perturbant : le mépris envers les adultes qui croient aider, la colère lorsque son secret est éventé contre son gré, l’envie d’être dissocié de ce qui lui arrive… Et surtout, la culpabilité, celle qui le ronge plus que le reste.

Au final, l’auteur nous propose un roman très fort qui saura parler à tous. Il m’est toujours difficile de savoir si je l’ai apprécié ou non. Je ne pense pas que c’est un roman qui peut aider pendant et après la perte d’un être cher. Une vieille partie de moi a voulu le déchirer en plein de petits morceaux et lui mettre le feu. Mais le moi de maintenant lui est reconnaissant, en un sens. Je suis contente de l’avoir lu et je pense qu’il doit l’être, qu’il ne vous laissera pas indifférent, quel que soit votre vécu.


The Trials of Apollo Book One The Hidden Oracle
The Trials of Apollo Book One The Hidden Oracle
par Rick Riordan
Edition : Relié
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Encore un coup de maître par Rick Riordan !, 17 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Trials of Apollo Book One The Hidden Oracle (Relié)
J’adore ce que fait Rick Riordan. J’aime vraiment le fait que toutes ses sagas soient liées. Dernièrement, j’ai lu le premier tome de sa nouvelle série, Magnus Chase, et j’ai tout autant apprécié que les sagas Percy Jackson et Héros de l’Olympe. Et là, maintenant, Rick Riordan fait encore plus fort en proposant une nouvelle série dans son univers principal, avec une légère innovation : dans The Trials of Apollo, nous suivons le dieu Apollon, changé en adolescent par son père Zeus. Un ado d’une quinzaine d’années tout sauf divin, qui va devoir partir dans une quête pour retrouver sa place en Olympe… Comme tout jeune demi-dieu qui se respecte, en fait.

Après le jeune ado SDF avec Magnus Chase, Rick Riordan fait fort avec le dieu millénaire qui a un lourd passé derrière lui. Et j’adore Apollon. Ce n’est pas un nouveau personnage, il a fait de multiples apparitions dans les quelques dix tomes précédents, où il a brillé par son absence d’humilité et son amour pour les haïkus.

J’ai été doublement surprise en commençant ce roman. Premièrement, ce nouveau cycle prend place après la fin de Héros de l’Olympe, et suit vraiment l’intrigue instaurée par l’auteur dans cet univers. Forcément, nous y rencontrons une bonne poignée de personnages issus des précédentes sagas, et il me semble donc nécessaire de les avoir lues avant. Ne serait-ce que pour avoir un aperçu de ce qu’était l’Apollon divin, tout puissant et imbu de lui-même, avant d’être propulsé dans le corps tout mou d’un ado de quinze ans. Aussi, l’intrigue de la série et celle de Magnus Chase sont simultanées, comme le sont les sorties des romans. Ce qui va m’obliger à les lire dès leurs sorties, mince alors !

Apollon, donc, est habitué à cet état de fait, car c’est déjà la troisième fois qu’il est puni de la sorte. Il connait la marche à suivre : il doit s’attacher au service d’un demi-dieu et accomplir différentes quêtes à ses côtés jusqu’à ce que son père le pardonne. Son choix se serait volontiers porté sur Percy Jackson himself, maiiiiis non : ce sera Meg, une jeune fille de 13 ans badass et extrêmement attachante. Ils décident de rejoindre la Colonie des Sang-Mêlé où ils découvrent que les choses ne vont pas très bien depuis six mois, d’autant que l’Oracle ne fonctionne toujours pas.

Pfiou, que dire ? Ce nouveau cycle s’annonce juste gé-nial. J’admire la façon qu’a l’auteur de se renouveler avec un tel sujet de fond, et chaque fois que je pense qu’il ne pourra peut-être pas me surprendre, il le fait. Voir l’univers créé par l’auteur à travers les yeux d’un dieu est une chose, mais il arrive à le rendre terriblement attachant dans sa relation avec les autres. Il arrive brillamment à rendre Apollon agréable à suivre en respectant son caractère égocentrique, sans jamais le rendre agaçant, et c’est un tour de force ! Nous découvrons un côté de lui qui n’est jamais vu par les autres personnages et cela donne vie à des scènes particulièrement touchantes, drôles ou surprenantes. J’ai hâte de voir comment il va continuer à évoluer ! Quant à Meg, c’est aussi un personnage sur lequel j’ai hâte d’en savoir plus. Elle est complexe et assez mystérieuse, du fait qu’on ne connaisse pas le fond de ses pensées. Vite, la suite !

Clairement, Rick Riordan est un virtuose de la littérature jeunesse. Si j’ai commencé, il y a des années, à apprécier ses romans parce que je suis mordue de mythologie, c’est maintenant sa capacité à donner vie à ses personnages et à modeler son univers avec talent qui me font me précipiter sur chacun de ses nouveaux romans. Tant qu’il continuera à offrir des romans de qualité, comme l’ont été les premiers tomes de Magnus Chase et de The Trials of Apollo, je serais toujours au rendez-vous. Je pense que tout fan de son travail se jettera sur ce roman, mais ne commencez pas par celui-ci si vous avez le malheur de ne pas connaître le monsieur. Bonne lecture ! (oui, oui, vous allez le lire, je le sais !)


Harry Potter 8 : Harry Potter and the Cursed Child Parts 1 & 2 : The Official Script Book of the Original West End Prod
Harry Potter 8 : Harry Potter and the Cursed Child Parts 1 & 2 : The Official Script Book of the Original West End Prod
par J. K. Rowling
Edition : Relié
Prix : EUR 17,98

36 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une déception, 17 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Mon avis se découpe en deux parties : une première partie qui ne vous révélera rien de l’histoire, vous donnant simplement mon ressenti, puis une partie extrêmement spoilante qui sera annoncée, où j'avoue me lâcher sauvagement. À vous de choisir quand arrêter de lire.

J’ai été déçue par The Cursed Child.
Pour remettre les choses en perspectives, il me faut tout de même préciser à quel point je suis fan d’Harry Potter. J’ai lu les quatre premiers tomes plus de trente fois chacun, les suivants presque quinze fois. Je pense pouvoir dire que je connais bien l’univers d’Harry Potter. Et j’ai été extrêmement déçue par The Cursed Child parce que la moindre petite incohérence me sautait aux yeux, me faisait lever les yeux au ciel, me faisait sortir instantanément de l’univers créé par J.K. Rowling. Je ne comprends même pas comment elle a pu tolérer certains des éléments absolument fous que l’on trouve dans cette histoire.

The Cursed Child reprend exactement là où Les Reliques de la Mort nous avaient laissé : sur le quai du Poudlard Express, avec un Albus Severus Potter angoissé à l’idée de décevoir son père en allant à Serpentard. C’est à peu près le seul moment que j’ai lu avec un sourire aux lèvres, avant de m’effondrer devant l’incohérence et la facilité de tout ce qui a suivi.

Je pense déjà que l’histoire souffre beaucoup de n’être qu’un script de pièce de théâtre. J’imagine que lorsque l’on assiste à la représentation, il est plus facile d’être tolérant face à des acteurs en costume, dans de beaux décors, le tout porté par une musique épique. Mais là, je n’ai eu que le livre entre les mains et la déception fut grande. Déjà, la narration m’a beaucoup manquée, et l’immersion en a été d’autant plus difficile. Définitivement, les didascalies ne m’ont pas suffi, et je pense vraiment que l’histoire gagnerait à être vue. Malgré tout, c’est surtout le grand nombre d’incohérences que contient la pièce qui m’a choquée. J’ai eu la désagréable impression que le fil conducteur était le fanservice, même si cela imposait de nombreuses facilités et des aberrations scénaristiques.

Ainsi, l’idée de base était intéressante : Albus et Scorpius devant porter le poids de leur nom, parce qu’être le fils d’Harry Potter comme de Drago Malefoy n’est pas forcément facile. J’ai aimé l’idée de leur amitié née de leur souffrance. Malheureusement, elle a été mal exploitée à mon goût, le tout restant trop survolé (trois ans passent en quelques pages, par exemple…) et pas assez approfondi. C’est d’autant plus dommage que Scorpius est LE point positif de la pièce. Il est à lui tout seul la rédemption personnifiée de la famille Malefoy, et il reste malgré tout terriblement attachant. Pour tout vous dire, il est l’unique raison qui fait que je ne regrette pas d’avoir lu la pièce. Les autres personnages sont beaucoup trop fades et ceux que l’on connaissait déjà ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. J’ai particulièrement été déçue par les personnages de Delphi et d’Albus, caricaturaux et exagérés. Mais une partie de moi, celle qui n’est pas réfractaire au fan service, a apprécié de revoir Harry, Ron, Hermione et Ginny. Un peu.

Je choisis donc de ne pas considérer Harry Potter and the Cursed Child comme une suite de la saga Harry Potter. C’est pour moi un bonus, un hors-série, mais pas une suite officielle. Il y a bien trop d’incohérences dans la pièce par rapport aux romans pour que je puisse l’accepter. Je vous invite à lire la suite de l’article si, et seulement si, vous avez déjà lu ou vu la pièce, ou si vous n’avez pas l’intention de le faire et êtes intéressés par mon avis détaillé sur tout ce qui m’a dérangé, et tout ce qui est contradictoire ou absurde.

SPOILERS
*
*
*

Avant tout, je suis terriblement agacée par le fait que nous n’ayons pas vraiment le droit à une histoire originale, mais juste à un remuage du passé. J.K. Rowling elle-même avait choisi de détruire tous les retourneurs de temps dans le cinquième tome ! Et là, soudain, deux retourneurs de temps sont de la partie ? Ils fonctionnent d’ailleurs différemment de celui rencontré dans le troisième tome. Là où celui du Prisonnier d’Azkaban ne permettait pas vraiment de changer le passé, étant donné que les actions s’étaient DÉJÀ produites (Harry avait déjà réussi à produire le patronus, Buck avait déjà été sauvé…) et ne constituaient qu’une boucle, ceux de The Cursed Child permettent de modifier le passé et donc l’avenir, provoquant des disparitions de protagonistes et des univers alternatifs. HOW ABOUT NO ?

Pour tout vous dire, je me fiche bien qu’ils aient fait n’importe quoi avec les retourneurs de temps, je suis juste frustrée qu’ils en aient eu besoin. L’univers de Harry Potter est si vaste, avec tant de possibilités, qu’une histoire originale, avec un nouveau méchant, aurait plu à tout le monde. Le fan service poussé à l’extrême, empêchant Scorpius et Albus d’être autre chose que les « fils de » alors que c’est précisément ce qu’ils souhaitent est décevant.

Aussi, et là c’est un point de vue parfaitement personnel, mais je trouve extrêmement dommage que Voldemort ait eu un enfant avec Bellatrix. J’aimais que ce personnage soit au-dessus de ces bassesses humaines, qu’il soit incapable d’amour et de désir. Ça le rendait plus sombre encore. Là, il est humanisé au possible. Je vous parle plus bas du caractère incohérent de cette union, d’ailleurs.

Voici maintenant une petite liste d’incohérences qui font qu’à mes yeux la pièce ne peut être considérée comme une suite officielle :

— Le Polynectar préparé en quelques heures. Alors que l’un des ingrédients doit avoir été cuit pendant 21 jours. BON.
— Où et comment deux élèves de Poudlard âgés de 14 ans ont-ils pu trouver si facilement deux tenues d’élèves de Durmstrang, qui EN PLUS leur allaient, alors que tous les élèves présents avaient au moins 17 ans ?
— James et Lily Potter qui vont promener alors qu’ils ne doivent pas sortir de leur maison, protégée par le sortilège de Fidelitas. ÇA MARCHE PAS DANS LA RUE LES GARS.
— Pourquoi des personnages intelligents, qui ont déjà eu affaire au retourneur de temps, ne sont pas plus intrigués que ça quand Scorpius ou Albus parlent de réalités alternatives ? Genre quand ils parlent de Rose, Hermione ne se dit pas « Oh, j’aurais bien appelé ma fille comme ça, c’est vrai »
— Là, je peux me tromper. Mais quand Harry change d’apparence pour prendre celle de Voldemort, il ne devrait pas, à cette époque, ressembler encore à Tom Jedusor, et non au Voldemort recréé du quatrième tome ?
— Là encore j’ai peut-être loupé un truc mais : comment personne ne pouvait connaître l’existence de Delphi ? Bellatrix n’aurait pas accouché au manoir Malefoy juste avant la bataille de Poudlard ? Et si c’est le cas, tout de même avant la capture de Harry, Ron et Hermione par les Rafleurs ? Les Malefoy n’auraient pas croisé l’enfant ? Rodolfus Lestrange a pu la placer easy avant de se faire arrêter ? JE NE COMPRENDS PAS OÙ ET QUAND EST NÉE CETTE ENFANT.
— Le changement de personnalité drastique de certains personnages : Ginny, si effacée, qui n’intervient pas dans la relation houleuse de son mari et son fils. Plus Ginny-des-films que la fougueuse Ginny-des-livres, si vous voulez mon avis… Même chose pour Hermione. Parce qu’elle est dans une réalité où elle n’a pas épousé Ron, elle devient un personnage antipathique, incapable de devenir Ministre de la Magie ? Girl Power ! Et McGonagall la soumise ? Et enfin, la blague du siècle : Cedric Diggory le Mangemort. Je ne m’y attarderais même pas tant c’est ridicule.

Il y en a d’autres, bien sûr (les déplacements, pour ne citer qu’eux) mais vous avez là l’essentiel de ce qui m’a terriblement dérangée. Il y a tant de contradictions avec ce qui nous a été précédemment inculqué que je ne peux, personnellement, pas admettre que The Cursed Child soit véritablement la suite de cette saga que j’aime tant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 26, 2016 3:35 PM MEST


Récits du demi-loup, Tome 2 : Les Terres de l'Est
Récits du demi-loup, Tome 2 : Les Terres de l'Est
par Chloé Chevalier
Edition : Relié
Prix : EUR 19,90

5.0 étoiles sur 5 Une excellente suite !, 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Récits du demi-loup, Tome 2 : Les Terres de l'Est (Relié)
Quelle joie de ne pas avoir eu à attendre trop longtemps pour découvrir la suite de Véridienne, pour lequel j’avais eu un très gros coup de cœur l’an dernier ! Une fois encore, j’ai été transportée par l’histoire de Chloé Chevalier. Si j’ai d’abord tiqué en me rendant compte que deux ans étaient passés depuis la fin du premier tome, j’ai très vite compris quel bon choix c’était. Les jeunes filles sont à présent adultes, elles doivent apprendre à prendre leurs responsabilités hors du cocon dans lequel elles ont grandi et à dépasser les lacunes de leur éducation laxiste.

Nous retrouvons avec plaisir les quatre mêmes personnages à la narration. Nersès et Lufthilde, tout d’abord, que nous suivons à travers leur correspondance entre Véridienne et les Éponas. Les deux jeunes femmes, extrêmement proches, se racontent tout et livrent au lecteur un parfait résumé, mois après mois, de ce qu’il se passe dans leurs domaines respectifs. J’ai particulièrement apprécié cet échange épistolaire, dans lequel les jeunes femmes évoquent tout à la fois leurs devoirs de Servantes, leur vie privée, la politique ainsi que diverses anecdotes sur des choses plus futiles. Elles sont aussi l’unique façon qu’a le lecteur de connaître Malvane et Calvina. C’est d’ailleurs un choix audacieux : notre opinion des Princesses se forge sur l’avis qu’en ont leurs suivantes. Ainsi, dans ce tome, Malvane est trop ambitieuse, alors que Calvina l’est trop peu. Là où l’une s’applique à intervenir dans chaque détail de la politique de son pays, l’autre délaisse le pouvoir et se concentre sur les plus frivoles des sujets.

Mais ce second tome met surtout en avant Aldemor et Cathelle, dont nous suivons l’histoire à travers leurs journaux de bord respectifs. Ils y consignent, chacun de leur côté, l’avancé d’un projet que les évènements du premier tome avaient fait naitre et qui se concrétisera au début de celui-ci : la vengeance. Pour ce faire, les deux jeunes gens s’éloignent des lieux que l’on connait et nous font découvrir les Terres de l’Est, voisines du Demi-Loup. Si la correspondance des Suivantes nous permet de suivre la situation instable du Demi-Loup, les mémoires de Cathelle et Aldemor sont l’occasion de revenir sur de nombreux secrets et non-dits, provoquant des révélations qui m’ont autant enthousiasmée que choquée. C’est extrêmement bien joué de la part de Chloé Chevalier, laquelle nous invite à partir à l’aventure tout en gardant un pied à Véridienne pour suivre ce qu’il s’y passe du coin de l’œil.

Malgré mon attachement aux deux Suivantes, ce sont pourtant les écrits d’Aldemor et de Cathelle que je dévorais avec avidité, et pour cause : dire qu’ils sont riches en révélations est un euphémisme. J’ai particulièrement apprécié découvrir la part d’ombre de la guerre qu’Aldemor a mené contre l’Est, appréciant de voir que, bien que le premier tome soit presque en huit-clos à Véridienne, l’univers de l’auteur est vaste et promet encore de belles surprises.

Aussi, et je tiens à le préciser, la seule chose que je reprochais au premier tome était le fait que le lexique illustré des quatre blasons, ces petites illustrations représentant chacun des narrateurs au début du chapitre les concernant, se trouve à la fin du roman. Eh bien, je suis plus que ravie de voir que dans ce second tome, nous le trouvons au tout début ! Nous voilà donc avec un nouveau coup de cœur auquel il ne reste même plus de petit défaut à souligner.

Je conclurais avec une bonne nouvelle : Les Moutons Électriques ont déjà annoncé la parution à venir d’un hors-série chez Hélios, permettant aux lecteurs impatients (comme moi) de continuer à arpenter le Demi-Loup en attendant le troisième tome de cette très belle saga qui ne cesse de me conquérir. Fleurs au creux des Ruines sera un prélude aux Récits du Demi-Loup que j’ai très, très hâte de découvrir.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11