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Commentaires écrits par
Sileva "Michelet76" (Fécamp, France)

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Douze leçons sur l'histoire
Douze leçons sur l'histoire
par Antoine Prost
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Utile !, 5 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Douze leçons sur l'histoire (Poche)
Ce livre m'a été conseillé, en 2013, par mon directeur de mémoire. Je l'avais lu sans en faire un compte-rendu sur le blog. Je pensais lire un livre ronflant, érudit, au mauvais sens du terme. Pas du tout ! Je comprends même mieux pourquoi mon directeur apprécie les travaux d'Antoine Prost (né en 1933), historien spécialiste du XXe siècle, dont les recherches portent sur les groupes sociaux, les institutions ou les mentalités.

"Douze leçons sur l'histoire", un classique, rentre parfaitement dans ce cadre. L'auteur se propose d'emmener le lecteur à la découverte de l'histoire et de ses praticiens - les historiens, - ainsi que des institutions qui encadrent la discipline, parfois depuis le XIXe siècle. A. Prost analyse les enjeux et les débats autours de la méthode historique et de sa place dans l'enseignement. Il aborde aussi la relation de l'histoire avec la mémoire collective. Un vaste programme qu'il mène à bien au fil des pages, avec plus ou moins de réussite.

C'est un ouvrage synthétique (370 p.), bien construit. Il n'y a pas trop de dates et l'auteur change souvent de sujet, ce qui permet au lecteur de ne pas s'ennuyer. En bref, c'est un ouvrage qui mérite d'être lu par toute personne souhaitant en connaître davantage sur les tenants et les aboutissants de cette merveilleuse discipline qu'est l'histoire.


La Grande histoire du monde arabe
La Grande histoire du monde arabe
par François Reynaert
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une petite déception..., 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grande histoire du monde arabe (Poche)
Une petite déception, certes, mais par rapport à son livre Nos ancêtres les Gaulois. Son histoire du monde arabe est une synthèse agréable à lire, et il est évident que l'auteur est très documenté. Du moins, il connaît son sujet, tout en donnant l'impression de ne pas le maîtriser pleinement. Malgré des chronologies en début de chapitres, son approche est hésitante. Il alterne parties chronologiques et parties plus thématiques. Il s'arrête longuement sur l'Empire Ottoman, sur lequel je conseille le livre d'Alessandro Berbero, Le divan d'Istanbul : Brêve histoire de l'Empire Ottoman. Toujours sur le fond, le premier chapitre, sur le monde arabe avant l'Islam est très intéressant car souvent méconnu du grand public. De même, il aborde aussi la question des chrétiens et des autres religieux dans ce monde musulman, même si c'est très succinct. Le conflit Israélo-palestinien est longuement évoqué (deux chapitres en tout). Pour le temps le plus contemporain, c'est-à-dire après 1945 et jusqu'à nos jours, il ne néglige par la problématique du "nationalisme arabe", consacre un chapitre au pétrole, qui cumule enjeux économiques et politiques, voir géopolitique, pour terminer par l'islamisme et les révolutions arabes.

De manière générale, c'est un livre assez conséquent (545 p.) qui laisse cependant le lecteur sur sa fin. Documenté, il donne l'impression que l'auteur n'a pas exploité toute sa documentation. L'écriture fluide et agréable donne envie d'en lire davantage. Mais, indéniablement, de par sa bibliographie classique et son index (ponctué de définitions), c'est une porte d'entrée plaisant pour découvrir le monde arabe et avoir une approche qui rejette les clichés et les idées reçues.

Concernant son utilisation, il m'a été utile pour réviser le Capes. Non pas tant sur le fond et les détails, mais pour sa faculté d'explication, notamment concernant les nombreuses dynasties. En outre, il explique très bien ce qu'est le califat. Également, il prend le temps de bien expliquer la différence entre Sunnisme (fidèles à la tradition et ayant prêté allégeance au Calife de Damas) et Chiisme (partisans d'Ali), ce qui n'est pas forcément évident pour un occidental aujourd'hui.


La Conjuration de Catilina
La Conjuration de Catilina
par Salluste
Edition : Poche
Prix : EUR 8,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un classique !, 14 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Conjuration de Catilina (Poche)
Je ne connaissais pas Salluste avant de l'étudier dans le cadre de la préparation aux concours d'enseignement. Son livre est d'une lecture facile, presque "journalistique" dirions-nous aujourd'hui. Il donne sa version de la conjuration qui visait à s'emparer du pouvoir à Rome. Problème pour les conjurés, il finit par y avoir des fuites et Cicéron, alors consul, s'en mêle.

Concernant la fiabilité de Salluste, il faut souligner qu'il fut témoin des faits, mais qu'il écrit en 43 av. J.C, soit 20 ans après. Sa position n'est pas claire. Il était partisan de Jules César, dont la participation, de près ou de loin, à la conjuration, fut soupçonnée. Il dédouane César dans son essai (déjà une preuve de clientélisme ?). Il reconnaît à Cicéron ses mérites tout en essayant de les faire passer pour normaux. Enfin, dernier personnage à apparaître sous un bon jour, est Caton.

Mais Cicéron, explique Plutarque courtoisement, était un vantard, un ambitieux, et la publication de ses "Catilinaires" lui fit plus d'ennemis que d'amis, notamment Pompée.

En bref, il s'agit d'un classique intéressant qui permet de comprendre un épisode de la vie politique romaine au Ier siècle avant notre ère.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 18, 2016 12:00 AM MEST


Pré-ambules. Les premiers pas de l'homme
Pré-ambules. Les premiers pas de l'homme
par Yves Coppens
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

5.0 étoiles sur 5 Une trilogie !, 13 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pré-ambules. Les premiers pas de l'homme (Poche)
Critique injustifiée. Le livre est partitionné en thèmes assez différents et une certaine cohérence se dégage de l'ouvrage. Il correspond à la plupart des livres grand public d'Yves Coppens. Il a réunit dans trois ouvrages, des textes et articles écrits et publiés tout au long de sa carrière. Il y a "Pré-ambules" (1988), Pré-textes (2011) et "Pré-ludes" (2014). Ce sont - de facto - des compilations. C'est dans cet esprit qu'ils ont été pensés, mais "il ne s'agit pas d'une simple 'compil' : ces morceaux ont été soigneusement triés et organisés en thèmes se rapportant aux hommes fossiles que j'ai toujours fréquentés (...)" (p.14). Il y a une sorte de logique qui découle de ces publications, même si Coppens se défends de cela, sous-entendant que ce n'est pas volontaire (Pré-ludes, p. 11). Le premier livre, "Pré-ambules" aborde l'histoire de sa discipline, la préhistoire, les grands préhistoriens, les grands ancêtres (notamment Lucy), en terminant par l'enseignement de sa discipline et la réception par le public. Dans "Pré-textes", ce sont éléments plus thématiques et synthétiques qu'il met à disposition des lecteurs. Ainsi, il définit de manière synthétique un panel impressionnant de disciplines scientifiques permettant l'étude du genre homo (la paléontologie, la paléobiologie, la préhistoire, la paléoanthropologie, la morphologie, etc.) ; dans une seconde partie, il aborde à grands traits la question des origines de l'homme, en passant par les pré-humains, Lucy, jusqu'au Neandertal ; dans la troisième partie, il évoque des études scientifiques sur des parties du corps humains (le cou, le coude, la main, le genou, etc.) ; dans la quatrième partie, il insiste sur l'esprit de l'homme préhistorique, à savoir ses croyances, la mort, l'art, etc.) ; en cinquième et dernière partie, il inventorie les lieux de peuplement de l'homme préhistorique en citant des pays du monde entiers. Dans "Pré-ludes", il s'agit pour Coppens de parler de l'environnement de l'homme préhistorique. Il est question d'Univers, de climat, d'introduction à des recherches sur des hommes connus et moins connus (par exemple, il évoque une étude du crâne et des dents de Mozart).

Bref, ces trois ouvrages se complètent. Parfois, il y a des redites, mais c'est le risque de l'exercice. Je trouve personnellement très sévères les critiques sur "Pré-textes". Il y a de forte chance pour l'accusation de "compilation" soit faite à "Pré-ludes". Pour autant, je trouve plaisant d'avoir à porté de la main, plusieurs dizaines de textes d'Yves Coppens, articles, conférences, préfaces et autres, car elles seraient sans cela inaccessible. Elles permettent d'appréhender l'histoire de l'homme et les à-côtés de manière certes synthétique et grand public, mais c'est plaisant et utile, tellement enrichissant. Si déjà, certains créationnistes et sceptiques lisaient les livres d'Yves Coppens, ils y gagneraient et l'humanité aussi.


Pré-ludes: Autour de l'homme préhistorique
Pré-ludes: Autour de l'homme préhistorique
par Yves Coppens
Edition : Broché
Prix : EUR 22,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une trilogie !, 13 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pré-ludes: Autour de l'homme préhistorique (Broché)
Critique injustifiée. Le livre est partitionné en thèmes assez différents et une certaine cohérence se dégage de l'ouvrage. Il correspond à la plupart des livres grand public d'Yves Coppens. Il a réunit dans trois ouvrages, des textes et articles écrits et publiés tout au long de sa carrière. Il y a "Pré-ambules" (1988), Pré-textes (2011) et "Pré-ludes" (2014). Ce sont - de facto - des compilations. C'est dans cet esprit qu'ils ont été pensés, mais "il ne s'agit pas d'une simple 'compil' : ces morceaux ont été soigneusement triés et organisés en thèmes se rapportant aux hommes fossiles que j'ai toujours fréquentés (...)" (p.14). Il y a une sorte de logique qui découle de ces publications, même si Coppens se défends de cela, sous-entendant que ce n'est pas volontaire (Pré-ludes, p. 11). Le premier livre, "Pré-ambules" aborde l'histoire de sa discipline, la préhistoire, les grands préhistoriens, les grands ancêtres (notamment Lucy), en terminant par l'enseignement de sa discipline et la réception par le public. Dans "Pré-textes", ce sont éléments plus thématiques et synthétiques qu'il met à disposition des lecteurs. Ainsi, il définit de manière synthétique un panel impressionnant de disciplines scientifiques permettant l'étude du genre homo (la paléontologie, la paléobiologie, la préhistoire, la paléoanthropologie, la morphologie, etc.) ; dans une seconde partie, il aborde à grands traits la question des origines de l'homme, en passant par les pré-humains, Lucy, jusqu'au Neandertal ; dans la troisième partie, il évoque des études scientifiques sur des parties du corps humains (le cou, le coude, la main, le genou, etc.) ; dans la quatrième partie, il insiste sur l'esprit de l'homme préhistorique, à savoir ses croyances, la mort, l'art, etc.) ; en cinquième et dernière partie, il inventorie les lieux de peuplement de l'homme préhistorique en citant des pays du monde entiers. Dans "Pré-ludes", il s'agit pour Coppens de parler de l'environnement de l'homme préhistorique. Il est question d'Univers, de climat, d'introduction à des recherches sur des hommes connus et moins connus (par exemple, il évoque une étude du crâne et des dents de Mozart).

Bref, ces trois ouvrages se complètent. Parfois, il y a des redites, mais c'est le risque de l'exercice. Je trouve personnellement très sévères les critiques sur "Pré-textes". Il y a de forte chance pour l'accusation de "compilation" soit faite à "Pré-ludes". Pour autant, je trouve plaisant d'avoir à porté de la main, plusieurs dizaines de textes d'Yves Coppens, articles, conférences, préfaces et autres, car elles seraient sans cela inaccessible. Elles permettent d'appréhender l'histoire de l'homme et les à-côtés de manière certes synthétique et grand public, mais c'est plaisant et utile, tellement enrichissant. Si déjà, certains créationnistes et sceptiques lisaient les livres d'Yves Coppens, ils y gagneraient et l'humanité aussi.


Georges Duby: Portrait de l'historien en ses archives
Georges Duby: Portrait de l'historien en ses archives
par Patrick Boucheron
Edition : Broché
Prix : EUR 24,50

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Passionnant !, 22 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Georges Duby: Portrait de l'historien en ses archives (Broché)
C'est un livre excellent. Il s'agit de la publication des actes d'un colloque organisé par la Fondation des Treilles, concernant les archives de Georges Duby conservées à l'Imec. Les auteurs montrent le travail de classement et de neutralisation qui a été effectué après le dépôt par Andrée Duby, en 2003, d'une partie des archives de son mari. Les choix de celle-ci son analysés dans l'ouvrage. Ce "fonds" est surtout l'illustration de deux facettes de la personnalité de Duby : l'écrivain et l'homme public.

Concernant le contenu du fonds, voici ce qu'il est écrit sur la page de l'Imec concernant Duby : Le fonds est remarquable par son ampleur et par le soin avec lequel l'auteur conservait l'ensemble des archives de sa recherche : manuscrits de ses cours et conférences (notamment dans le cadre de la chaire d'histoire des sociétés médiévales au Collège de France), mais aussi différentes étapes de rédaction de ses ouvrages majeurs. Une importante correspondance de travail, ainsi que l'ensemble de sa documentation complètent le fonds.

L'ouvrage se compose de quatre parties, avec une Introduction assez longue sur le fonds lui-même et une sorte d'avant-propos des deux directeurs de l'ouvrage. La première partie concerne la thèse. La seconde partie, "confronts", aborde notamment la relation de Duby avec les autres sciences sociales. La troisième partie revient sur l'élaboration d'un ouvrage particulier : ici Les Trois Ordres. La quatrième et dernière partie, "motifs", s'intéresse aux liens de Duby avec les arts, le cinéma, etc. Enfin il y a une cinquième partie, mais il s'agit de l'appendice qui présente une bibliographie de l'oeuvre de Duby qui se veut exhaustive.

En bref, ce livre est passionnant et je le conseille ceux que l'historiographie intéresse, ainsi que pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur la manière dont travaillait un historien comme Duby. Cela permet de s'apercevoir que ça a beaucoup changé aujourd'hui. Les travaux de Duby sont pas mal critiqués de nos jours, souvent à juste titre, même s'il apparaît important de remettre les choses à leur juste place : le médiéviste français de renommée internationale fut un précurseur concernant sa méthode de travail et ses choix de recherche, tout en restant un chercheur et un enseignant de son temps, influencé par ses prédécesseurs et mettant un peu de temps avant de se détacher de l'ancienne façon de voir et d'étudier l'histoire.

Pour ceux qui veulent plus d'information sur l'ouvrage, je conseille de vous rendre sur le site de Gallimard.


Messaline, la putain impériale
Messaline, la putain impériale
par Jean-Noël Castorio
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Biographie intéressante !, 2 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Messaline, la putain impériale (Broché)
Sur les sites webs de vulgarisation historique, la publication de cette biographie est plutôt saluée positivement. Il s'agit, en effet, à ma connaissance, de la seule biographie écrite à ce jour en français sur la femme de l'empereur Claude. Messaline (20-48) a mauvaise réputation et est devenue aujourd'hui un mythe. Elle passe, déjà dans l'Antiquité, pour une "putain" et en tout cas pour une femme aux moeurs dissolues. Dans la première partie, l'auteur revient sur les auteurs antiques qui ont très tôt véhiculés une "légende noire" de l'impératrice". Dans la seconde partie, il est question de la Messaline des Modernes, de l'histoire au mythe. Messaline appartient à ces "inconnus" de l'histoire, dont les historiens connaissent peu de choses. L'impératrice est pourtant connue de réputation et il y a bien plus à dire sur le mythe que sur la personnalité historique qui a vécu au Ier siècle de notre ère.

De manière générale, il s'agit d'une biographie bancale. Je m'explique. Au niveau du fond, il n'y a rien à dire. C'est un travail sérieux qui transparaît, même pour le non spécialiste, au plus près des sources antiques. Là où le bas blesse, si j'ose dire, c'est au niveau du style et même du parti pris biographique. Pour moi, il y a deux grands types de biographies : 1/ à la française, très littéraire et synthétique, priviligiant la sobriété et souvent l'absence d'appareil critique ; 2/ à l'anglaise, très détaillée et très érudite, avec souvent un appareil critique abondan. Entre les deux, apparaît une sorte de synthèse, qui se développe notamment chez Tallandier (souvent avec grand succès) ou chez Perrin (même si cette maison mélange les genres). C'est le cas pour Payot.

Les biographies de cette maison, que je n'aime pas en général, ont un format reconnaissable et un style "payot" en quelque sorte : de l'érudition (présence d'un appareil critique), mais avec un nombre de page réservé en général à des biographies à profil littéraire. Bref, un format un peu à la Perrin, mais avec, malheureusement la qualité littéraire en moins et c'est bien ce que je reproche à cette biographie. Bien sûr, je ne ferais sans doute pas mieux, mais du point de vue de l'amateur de biographie que je suis, cela m'embête concernant même ma critique. Il est possible de lire plusieurs paragraphes agréablement et, tout d'un coup, une tournure de phrase, ou une formule un peu pompeuse, vient "casser" la lecture, briser le rythme, obligeant parfois à revenir un peu en arrière pour retrouver le fil de la lecture. Cela ne rend donc pas la lecture fluide alors que c'est la première chose que j'attends d'une biographie (en gros, pouvoir lire cinquante page sans m'en apercevoir). Ici, j'ai lu difficilement une trentaine de pages en deux heures. Après, d'un point de vue purement universitaire, il s'agit d'une très bonne biographie. Le passage sur la famille de Messaline et quelques autres passages (bien sûr) m'ont servi pour mes révisions du Capes, concernant la question sur le monde romain.

Au final, je conseille vraiment cette biographie pour les passionnés et les spécialistes, car le style d'écriture se prête peu à un large public (en tout il peut rebuter des lecteurs plus habitué à des biographies-récits). L'historiographie est bien détaillée et quelques passages concernant des points plus précis sont intéressant. Il s'agit également de la première publication d'importance de Jean-Noël Castorio et, à ce titre, c'est une réussite. C'est donc dommage que le style d'écrite soit parfois peu fluide et semble peu adapté au genre biographique comme je l'apprécie en tout cas, mais à chacun de se faire sa propre opinion.


Les Mérovingiens
Les Mérovingiens
par Jean Heuclin
Edition : Broché
Prix : EUR 24,50

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent !, 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mérovingiens (Broché)
Je me passionne pour cette période depuis presque dix ans. Adolescent, j'ambitionnais de rédiger un jour l'histoire de cette dynastie. Je me suis arrêté au Ve siècle et au règne de Clovis, ainsi qu'à quelques épisodes du VIe siècle. J'ai lu et relu L'Histoire des rois francs de Grégoire Tours tout en m'informant par ailleurs en consultant des synthèses partielles ou non totalement centrées sur les Mérovingiens. Ainsi, j'ai lu les Récits des temps mérovingiens d'Augustin Thierry (pour le XIXe siècle) et aussi l'étude de Patrick Geary, Naissance de la France : Le monde mérovingien (c'est une des meilleure jusqu'à présent). Il y a bien sûr le classique de Stéphane Lebecq, Nouvelle histoire de la France médiévale. Les origines franques Ve - IXe siècle, disponible aux Points Seuil. Ce sont les seuls ouvrages que j'ai sur la période.

La sortie du livre de Jean Heuclin m'a attiré tout de suite. Je n'ai pas été déçu du tout. Chaque partie s'accompagne d'un dossier documentaire. La présence de planches photographiques permet d'illustrer le propos, notamment par des pièces archéologiques (fibules, bijoux). L'appareil cartographique est intéressant, même si certaines cartes sont parfois d'une lecture plus difficile que d'autres. Sont présentes des généalogies récapitulatives. Cependant, un point dommageable est l'absence d'une bibliographie (en dehors des sources utilisées, insérées sous forme d'extraits dans les dossiers documentaires). Un index manque également ainsi qu'une table des cartes.

je ne saurais donc dire si l'auteur apporte vraiment des éléments novateurs pour la compréhension de la période. Par ce que j'en connais, je peux simplement affirmer que c'est une bonne synthèse qui sera sans doute une référence. L'auteur s'intéresse beaucoup à la mise en place de la dynastie, à l'organisation de la société mérovingienne et à la place de la religion chrétienne. L'auteur détail admirablement la transition entre le monde romain, le morcellement de la Gaule et la progressive conquête par les Francs, au détriment des Gallo-Romains, des Wisigoths, des Burgondes, puis avec les fils de Clovis des Thuringiens et Goths, voir des Byzantins en Italie. La conquête du Nord de l'Italie reste un épisode peu connu, qui n'eut pas de conséquence durable, mais qui montre l'importance des Mérovingiens en Occident à cette époque. Ils jouaient parfaitement le rôle d'arbitre tout en s'affaiblissant intérieurement par les partages et par la constitution d'une aristocratie puissante. Il détail aussi la période allant du milieu du VIIe siècle au début du VIIIe, notamment avec la figure de Brunehaut, mais semble négliger un peu la fin de la dynastie (même si les sources sont peu abondante). Pour finir et pour donner un exemple du travail de Jean Heuclin, prenons le débat emblématique sur la date du baptême de Clovis (p.134-137). L'auteur propose une datation intermédiaire, tout en montrant qu'il est impossible de la connaître exactement. Il réfute ainsi 496 et 508 (hypothèse de Régine Le Jan), proposant pour sa part 498/499 (la plus couramment utilisée aujourd'hui), voir 506, en reprenant l'hypothèse "solide" de Van de Vyver.

En bref, il s'agit d'une brillante synthèse, qui cherche, il me semble à montrer l'envie des Mérovingiens de ressembler à Byzance. Le second point est l'étude de l'émergence de la culture chrétienne. Enfin, c'est la question de l'unité des royaumes francs qui se pose tout au long de la période. Pour conclure, elle est accessible aux passionnés de cette période et aux étudiants désireux d'en savoir plus.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2015 9:36 AM MEST


Pré-textes: L'homme préhistorique en morceaux
Pré-textes: L'homme préhistorique en morceaux
par Yves Coppens
Edition : Broché
Prix : EUR 23,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une trilogie !, 21 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pré-textes: L'homme préhistorique en morceaux (Broché)
Critique injustifiée. Le livre est partitionné en thèmes assez différents et une certaine cohérence se dégage de l'ouvrage. Il correspond à la plupart des livres grand public d'Yves Coppens. Il a réunit dans trois ouvrages, des textes et articles écrits et publiés tout au long de sa carrière. Il y a "Pré-ambules" (1988), Pré-textes (2011) et "Pré-ludes" (2014). Ce sont - de facto - des compilations. C'est dans cet esprit qu'ils ont été pensés, mais "il ne s'agit pas d'une simple 'compil' : ces morceaux ont été soigneusement triés et organisés en thèmes se rapportant aux hommes fossiles que j'ai toujours fréquentés (...)" (p.14). Il y a une sorte de logique qui découle de ces publications, même si Coppens se défends de cela, sous-entendant que ce n'est pas volontaire (Pré-ludes, p. 11). Le premier livre, "Pré-ambules" aborde l'histoire de sa discipline, la préhistoire, les grands préhistoriens, les grands ancêtres (notamment Lucy), en terminant par l'enseignement de sa discipline et la réception par le public. Dans "Pré-textes", ce sont éléments plus thématiques et synthétiques qu'il met à disposition des lecteurs. Ainsi, il définit de manière synthétique un panel impressionnant de disciplines scientifiques permettant l'étude du genre homo (la paléontologie, la paléobiologie, la préhistoire, la paléoanthropologie, la morphologie, etc.) ; dans une seconde partie, il aborde à grands traits la question des origines de l'homme, en passant par les pré-humains, Lucy, jusqu'au Neandertal ; dans la troisième partie, il évoque des études scientifiques sur des parties du corps humains (le cou, le coude, la main, le genou, etc.) ; dans la quatrième partie, il insiste sur l'esprit de l'homme préhistorique, à savoir ses croyances, la mort, l'art, etc.) ; en cinquième et dernière partie, il inventorie les lieux de peuplement de l'homme préhistorique en citant des pays du monde entiers. Dans "Pré-ludes", il s'agit pour Coppens de parler de l'environnement de l'homme préhistorique. Il est question d'Univers, de climat, d'introduction à des recherches sur des hommes connus et moins connus (par exemple, il évoque une étude du crâne et des dents de Mozart).

Bref, ces trois ouvrages se complètent. Parfois, il y a des redites, mais c'est le risque de l'exercice. Je trouve personnellement très sévères les critiques sur "Pré-textes". Il y a de forte chance pour l'accusation de "compilation" soit faite à "Pré-ludes". Pour autant, je trouve plaisant d'avoir à porté de la main, plusieurs dizaines de textes d'Yves Coppens, articles, conférences, préfaces et autres, car elles seraient sans cela inaccessible. Elles permettent d'appréhender l'histoire de l'homme et les à-côtés de manière certes synthétique et grand public, mais c'est plaisant et utile, tellement enrichissant. Si déjà, certains créationnistes et sceptiques lisaient les livres d'Yves Coppens, ils y gagneraient et l'humanité aussi.


Dracula
Dracula
par Colin Marais
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Excellent !, 20 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula (Broché)
Il s'agit de l'adaptation du roman de Bram Stoker en alexandrin (5000 vers au total). La lecture est agréable et fluide, malgré quelques passages qui rendent moins bien, sans doute du fait de l'exercice de versification, pas toujours facile. En tout cas, pour une première publication je trouve ça très prometteur.

Le résumé de l'ouvrage n'apparaît pas sur Amazon. Je l'ajoute donc ici, tiré du site de l'éditeur.

« Un homme descendait de l'un des wagons-­lits,
Encombré qu'il était de multiples bagages.
Il avait délaissé, la nuit de Walpurgis,
La lointaine Bavière où il fut de passage. »

Invité en Transylvanie par un comte mystérieux et inquiétant, le notaire Jonathan Harker ne tarde pas à s'alarmer des habitudes excentriques de son hôte. Aidé de sa chère Mina, du professeur Van Helsing et de ses proches, réussira-­t-­il à arrêter Dracula dans ses noirs desseins ?


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