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Contenu rédigé par Jordan (Wander...
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Jordan (Wandering-World)
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Phobos T.1
Phobos T.1
par Victor DIXEN
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « PHOBOS est un des romans les plus addictifs et saisissants que j'ai eu la chance de lire dans ma vie. », 19 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phobos T.1 (Broché)
Que d'explosions ! Que d'étincelles ! Décidément, j'enchaîne les coups de cœur et les lectures passionnantes ces derniers temps. PHOBOS est un des romans les plus addictifs et saisissants que j'ai eu la chance de lire dans ma vie. Vraiment, je n'écris pas ça pour exagérer ou vous impressionner, c'est tout simplement un constat : PHOBOS provoque chez nous une frénésie juste incontrôlable. J'ai été irrésistiblement happé par l'imagination de l'auteur et la réalité dans laquelle il a décidé de nous entraîner. Tous les complots et les surprises qui nous attendent dans cette histoire m'ont coupé le souffle et m'ont laissé bouche bée. Je ressors de ma lecture avec une immense sensation de vide : J'AI BESOIN DE LA SUITE MAINTENANT. Patienter jusqu'à la sortie du tome 2 va être une véritable torture.

Le truc qui m'a le plus frappé en entamant ma lecture, c'est la facilité avec laquelle Victor Dixen nous fait entrer dans son récit. Le truc, c'est que l'auteur parvient, avec ses mots, à nous faire glisser dans un tout autre univers sans que nous en ayons conscience. C'est une sensation absolument divine. A chaque fois que je reprenais le roman pour avancer dans l'intrigue, je déconnectais complètement du monde réel. Sa plume est tout bonnement passionnante et enivrante. On se laisse perdre dans chaque mot, chaque rebondissement et chaque émotion avec un plaisir incommensurable. Je n'avais pas ressenti une telle chose depuis des mois. J'étais ailleurs, tout simplement, et c'était à la fois grisant et exaltant.

Pour tout vous dire, je ne reproche absolument rien à cette histoire. J'ai tout adoré. Le seul petit bémol (qui ne m'empêche pourtant pas d'attribuer 5/5 au livre, ce qui signifie VRAIMENT qu'il est génial) que je pourrais souligner, c'est peut-être le manque d'approfondissement de chaque personnage, essentiellement du côté des filles. Comme nous passons l'exclusivité du temps de leur côté de l'aventure, j'ai trouvé que l'auteur aurait pu les rendre encore plus épaisses et s'arrêter plus longtemps sur leur caractère respectif. Léonor, l'héroïne, est indéniablement le protagoniste le mieux décrit, mais j'aurais aimé que toutes les autres candidates suivent ce modèle. On en apprend assez sur elles pour les distinguer et nous faire une idée de qui elles sont vraiment, mais j'aurais aimé en savoir davantage. Néanmoins, et c'est précisément ce qu'il faut retenir, je suis tellement tombé amoureux de cette histoire que ce point noir est vraiment minuscule. Je cherche un peu la petite bête, pour être sincère.

En effet, l'univers de PHOBOS est tellement riche, tellement dense, tellement palpitant et tellement fascinant qu'on en oublie le manque de détails au sujet des personnages féminins. Je vous assure que je n'ai jamais été autant saisi et à bout de souffle à cause d'un roman. Les rebondissements s'enchaînent à une vitesse et avec une cohérence incroyable. Tout est logique et s'imbrique parfaitement dans le retournement de situation précédent. C'est fou, délirant et tellement, tellement jouissif. Les coups de théâtre sont tous plus énormes et palpitants les uns que les autres, l'intrigue est tellement tordue et oppressante qu'elle en devient magnifique et extraordinaire. On veut sans cesse en savoir plus, sans cesse voir comment les choses vont évoluer, sans cesse avoir le souffle coupé. Encore et encore. Encore et encore. Parce que c'est précisément ce que PHOBOS provoque en nous : l'impression d'étouffer, d'être au bord du précipice sans jamais franchir la limite. Dès lors, ce sentiment devient comme une drogue et on ne peut plus s'en passer. Le seul moyen d'y remédier ? Lire, lire, lire et lire encore. C'est pourquoi j'ai dévoré PHOBOS en moins d'une journée. Cette histoire est juste époustouflante et dévastatrice. On se prend au jeu d'être à la fois le lecteur dans la vie réelle et le spectateur à l'intérieur du roman. J'avais l'impression d'assister à chaque programmation depuis mon canapé, pour être clair. L'aventure de PHOBOS se vit plus qu'elle ne se lit. C'est une véritable expérience sensorielle et c'est aussi déroutant que démentiel.

Jusqu'à la dernière page, l'auteur nous en fait voir de toutes les couleurs. La conclusion du récit est explosive, volcanique et ravageuse. J'ai besoin d'en connaître plus et de découvrir ce qui va advenir des douze personnages dont je viens à peine de faire la rencontre. Les ultimes pages sont un vrai tsunami de révélations, de trahisons et de retournements de situation tout juste renversants. Victor Dixen nous en met plein la vue et je pense qu'il doit tirer un plaisir malsain à nous torturer. Nous laisser sur une fin pareille, c'est juste cauchemardesque d'après moi. C'est un final en apothéose que nous offre ici l'auteur et je dois bien avouer que si son but était de me donner envie de m'endormir jusqu'à l'arrivée du tome 2 en novembre, il a réussi son pari haut la main. Je veux juste aller me cacher dans une grotte, attendre que le temps passe et me jeter sur la suite de cette histoire. Quelle fin !

En résumé, PHOBOS est un coup de cœur. C'est un roman haletant, grandiose et exceptionnel. Même si j'aurais apprécié en savoir plus sur les autres personnages, j'ai adoré Léonor, le concept brillant et parfaitement maîtrisé de cette superbe intrigue et la plume hyper addictive de Victor Dixen. Je crois qu'il va me falloir un peu de temps pour redescendre sur Terre et pouvoir me concentrer sur ma prochaine lecture tant j'ai l'esprit encore embrumé par cette histoire juste incroyable. Un récit spectaculaire sur lequel je vous recommande de vous jeter sans plus attendre !


6. The Mortal Instruments,  La cité du feu sacré
6. The Mortal Instruments, La cité du feu sacré
par Cassandra Clare
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Un énorme coup de cœur, un récit hors-du-commun et un point final incroyable pour une saga qui l'est tout autant. », 17 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 6. The Mortal Instruments, La cité du feu sacré (Broché)
OH. BORDEL. DE. MERDE. Je suis encore en pleine tempête émotionnelle en débutant la rédaction de mon avis. Je suis tellement ému et perturbé et déchiré et profondément touché par ce sixième et ultime tome de la saga LA CITÉ DES TÉNÈBRES qu'il va me falloir un bon moment pour m'en remettre. En plus, j'ai fini le dernier opus de la trilogie LES ORIGINES il y a seulement quelques jours, donc je suis totalement à fleur de peau à cause de Cassandra Clare. Je viens de dévorer 800 pages en à peine trois journées, ce qui est déjà une preuve irréfutable que ce livre est un méga coup de cœur. Pas une seconde je ne me suis ennuyé. J'ai passé les heures en compagnie de ce livre le souffle coupé, la respiration haletante et l'esprit complètement absorbé. LA CITÉ DU FEU SACRÉ est un roman formidable, exceptionnel et d'une qualité extrêmement rare. Je crois que je ne vais jamais remettre de cette fin, de l'intrigue et des personnages. J'ai le cœur en miettes, les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres : des adieux parfaits pour une saga parfaite, en clair.

Après tous les évènements cauchemardesques et juste horribles du tome 5, nous retrouvons la multitude de protagonistes que nous aimons tant dans un contexte complètement nouveau et particulier. Le chaos est omniprésent et il transpire de chaque page. Clary, Jace, Alec, Simon, Isabelle et Magnus doivent affronter des ennemis plus redoutables que jamais et se préparer à combattre Sébastien. Mes émotions ont tellement été mises sens dessus dessous par absolument tous les protagonistes. Entre leurs propres sentiments et les liens qui les unissent, je crois que je n'ai pas pu reprendre mon souffle une seule seconde. Ils sont tous tellement humains, tellement bien approfondis, tellement complexes, tellement réalistes et tellement crédibles que j'ai l'impression d'avoir dû dire au revoir à des amis proches que je connais depuis des années. L'auteure les a tellement fait mûrir, changer, évoluer et grandir pour devenir des versions à la fois complètement différentes et irrémédiablement identiques des personnes qu'ils étaient au départ que j'en ai eu le cœur brisé. Avoir pu passer autant de temps en leur compagnie et pu assister à chaque changement, chaque perte et chaque réussite à leurs côtés sonne comme un véritable honneur. Je suis irrésistiblement tombé amoureux de leur caractère et de leur personnalité à toutes et tous. Cet ultime chapitre de leurs aventures m'a permis d'encore plus m'attacher et m'identifier à eux. L'auteure est vraiment parvenue à créer des héros parfaits, pleins de faiblesses et de qualités. Ce sont des protagonistes inoubliables et exceptionnels. Quel plaisir – quel bonheur, même – de les avoir côtoyé autant de temps. ♥

Côté rebondissements, c'est la folie. La folie, le néant, le chaos et l'explosion. 800 pages, c'est énorme. C'est démesuré. C'est complètement dingue. Pourtant, elles défilent à vitesse absolument incroyable entre nos mains tant les rebondissements sont nombreux et les surprises haletantes. J'ai tremblé, frissonné, eu les larmes aux yeux et été choqué devant les coups de théâtre qui prennent place tout au long du récit. Les trahisons, révélations et retournements de situation saisissants n'arrêtent littéralement JAMAIS de s'entrechoquer et de nous laisser bouche bée. Cassandra Clare est incroyable. Tout est logique, crédible, époustouflant et tellement, tellement captivant. Tout ce qui se passe dans cette histoire m'a conquis. Tout est résolu, toutes les questions trouvent leurs réponses et chaque évènement s'imbrique parfaitement dans le puzzle de l'intrigue. C'est tout simplement grandiose. De plus, l'auteure n'oublie pas de lier cette saga à la précédente, LES ORIGINES, mais également à la prochaine, THE DARK ARTIFICES. C'est du génie à l'état pur. Vraiment. Je suis encore complètement abasourdi devant tant d'imagination et de prouesses techniques en termes d'écriture. C'est brillant. Tout est lié et tout est dévastateur dans cette histoire. Les ultimes chapitres et les ultimes rebondissements m'ont laissé dans un état brumeux. J'étais perdu, désorienté et complètement fasciné.

La fin de LA CITÉ DU FEU SACRÉ est tout simplement exquise, jouissive et exaltante. L'épilogue est tellement parfait qu'il se retrouve ex-aequo avec celui du dernier tome des ORIGINES, LA PRINCESSE MÉCANIQUE. C'est tout simplement la conclusion parfaite et idéale à cette saga. J'avais vraiment peur que l'auteure prenne une voie différente, mais j'aurais dû me douter que Cassandra Clare écrirait un final à la Cassandra Clare : éprouvant, émouvant et vraiment, vraiment irréprochable. C'est un sans-faute total. Les dernières pages ont fini par me faire pleurer. Il était temps de craquer après toute la pression que j'avais ressenti précédemment. Je déteste les fins et les adieux et LA CITÉ DU FEU SACRÉ en possède à profusion, ceci explique certainement cela. En tout cas, cette conclusion est magnifique. Merci Cassandra Clare d'avoir ainsi terminé cette saga extraordinaire. ♥

En résumé, LA CITÉ DU FEU SACRÉ est une lecture pleine d'émotions et de surprises. Ce roman conclut de la meilleure des façons possibles la saga LA CITÉ DES TÉNÈBRES. Je suis à la fois tellement triste et tellement heureux de connaître le dénouement de cette histoire, c'est indescriptible. Tous les personnages me manquent déjà énormément et ça me coupe le souffle de penser que je ne les retrouverai jamais, du moins pas de la même manière. Un énorme coup de cœur, un récit hors-du-commun et un point final incroyable pour une saga qui l'est tout autant.


3. The Mortal Instruments, les origines : La princesse mécanique
3. The Mortal Instruments, les origines : La princesse mécanique
par Cassandra CLARE
Edition : Poche
Prix : EUR 18,15

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « LA PRINCESSE MÉCANIQUE est un énorme coup de cœur, une histoire dont je suis excessivement tombé amoureux. », 13 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3. The Mortal Instruments, les origines : La princesse mécanique (Poche)
Je suis actuellement en pleine gueule de bois livresque. Genre, vraiment. J'ai voulu commencer tout un tas de choses après refermé LA PRINCESSE MÉCANIQUE et j'ai été tout simplement incapable d'en faire une correctement. Je suis perturbé, ému et profondément touché par le récit que je viens de découvrir. Cassandra Clare vient de me prouver son génie et de me rappeler que la lecture avait un caractère unique de par les sensations qu'elle procure. Je ne suis vraiment pas en état d'organiser mes idées, donc ma chronique risque d'un beau mélange de tout et de n'importe quoi. Je tiens juste à préciser que l'auteure m'a également laissé bouche bée, alors je ne suis pas persuadé de rédiger un avis digne de ce don. S'il faut que vous reteniez une chose, c'est la suivante : LA PRINCESSE MÉCANIQUE est un énorme coup de cœur, une histoire dont je suis excessivement tombé amoureux et qui va longtemps me trotter dans la tête.

LA PRINCESSE MÉCANIQUE nous permet de retrouver tous les personnages que nous connaissons et auxquels je m'étais déjà énormément attaché. Le truc c'est que, dans cet ultime volet, ils sont encore plus émouvants et adorables et passionnants et intrigants et profonds et renversants et... Bref, je crois que je suis intarissable à leur sujet concernant leurs qualités. Tessa, Will et Jem m'ont brisé le cœur, l'ont reconstruit, l'ont dévasté et l'ont inondé. Je suis tout bonnement incapable de vous décrire avec précision ce que ce trio m'a fait ressentir tant tous mes sentiments vont au-delà des mots. Les liens qui les unissent, l'amour qu'ils se portent mutuellement et l'alliance de leurs trois caractères m'a tout simplement anéanti. C'était à la fois grisant, étonnant, fascinant et tellement, tellement bouleversant. L'auteure leur en fait voir d'absolument toutes les couleurs et j'ai vécu à de très nombreuses reprises l'ascenseur émotionnel : d'abord pris aux tripes, puis attristé, puis plein d'espoir et ensuite de désillusions. Rares sont les fois où j'ai pu rencontrer et passer du temps avec des héros en or comme eux. Vraiment. Ils m'ont indéniablement marqué. Je crois que je n'oublierai jamais l'histoire de ces trois protagonistes époustouflants ♥

Plus j'avance dans mon avis et plus je m'aperçois que je suis réellement dans tous mes états. Toutes mes émotions s'entrechoquent et c'est assez compliqué de faire le tri. Je n'ai rien détesté dans ce roman. Bien au contraire, j'ai tout, TOUT adoré. L'action et les rebondissements sont tellement omniprésents qu'ils en deviennent juste incalculables. Le livre a beau faire 600 pages, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde pendant ma lecture. Les pages se tournaient littéralement d'elles-mêmes tant j'étais happé par l'intrigue. Cassandra Clare a mis en place un univers ultra solide et extrêmement efficace dans lequel on se laisse submerger instantanément et sans réfléchir. Les retournements de situation sont tous énormes et hyper bien maîtrisés. Je n'ai absolument rien vu venir à chaque fois que la situation était modifiée. Pendant 600 pages, on panique, on a peur, on se oppressés et, à chaque fois qu'on pense sortir la tête de l'eau, une nouvelle vague vient faire voler en éclats toutes nos convictions. Je n'avais pas ressenti ce sentiment d'être complètement immergé dans une histoire depuis des mois, je pense. Sincèrement. J'ai vraiment eu la sensation d'être absorbé par chaque chapitre, par chaque page, par chaque mot. Rien n'est laissé au hasard, tout est méticuleusement analysé et préparé pour nous achever un peu plus à chaque coup de théâtre. C'est à la fois fou, délirant et fascinant.

Le truc, c'est que maintenant que vous savez que j'ai tout aimé dans ce roman, je ne sais même plus quoi ajouter. J'ai tellement tout adoré qu'en rajouter une couche ne servirait à rien. Je voudrai juste terminer en soulignant que les ultimes chapitres m'ont permis d'éprouver des dizaines d'émotions différentes mais extrêmement intenses, chose qui ne m'étais pas arrivé depuis très, très longtemps durant une lecture. C'est assez indescriptible et ça me paraît étrange de l'écrire, mais c'est exactement cette impression que j'ai eu. Les dernières pages regorgent d'espoir, de lumière et font de cette conclusion quelque chose d'hyper impressionnant et réconfortant. La fin de LA PRINCESSE MÉCANIQUE m'a ému aux larmes et m'a tout simplement coupé le souffle. Je n'arrivais plus à détacher mes yeux des mots. J'étais pendu aux lèvres de chaque personnage et également à chaque décision qu'allait prendre l'auteure. C'était juste tellement perturbant et puissant et dévastateur de ressentir cela. Ouaw. Juste, ouaw. Merci Cassandra Clare. ♥

En résumé, – même si je pense que c'est suffisamment clair – LA PRINCESSE MÉCANIQUE est un énorme coup de cœur. C'est un roman inoubliable et incroyable sur lequel je vous recommande de vous précipiter. C'est une conclusion parfaite et lumineuse à la trilogie THE MORTAL INSTRUMENTS, LES ORIGINES. Elle clôt avec énormément de perfection et des adieux déchirants une saga que j'ai tout simplement adoré et admiré au fil des années. Tessa, Will et Jem me manquent déjà terriblement et leur récit me suivra encore longtemps, j'en suis persuadé. Une lecture extraordinaire et remarquable qui m'a comblé au-delà de mes espérances.


Ma raison de vivre
Ma raison de vivre
par Rebecca DONOVAN
Edition : Poche
Prix : EUR 18,90

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 « MA RAISON DE VIVRE est un roman qui me laisse, au final, assez perplexe et extrêmement frustré. », 10 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ma raison de vivre (Poche)
MA RAISON DE VIVRE est un roman qui me laisse, au final, assez perplexe et extrêmement frustré. J'avais lu tellement d'avis qui faisaient l'éloge de cette histoire que je dois bien reconnaître que je m'attendais à quelque chose de plus poignant, de plus saisissant et de plus dévastateur. Ce récit est indéniablement touchant et perturbant, mais j'ai trouvé qu'il possédait énormément de longueurs et trop peu d'intensité. Je crois que l'auteure aurait vraiment pu aller beaucoup plus loin dans son raisonnement et sa manière d'aborder le thème central du roman.

Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre et, ainsi, à m'attacher au personnage d'Emma. En effet, même si c'est une jeune femme intelligente, douée dans tout ce qu'elle entreprend, déterminée et extrêmement courageuse, certaines de ses réactions face à ce qui lui arrive m'ont tout simplement décontenancé. Je suis incapable de me mettre à sa place ou d'imaginer endurer son quotidien, mais je pense qu'elle aurait pu s'en sortir en agissant autrement. Le truc, c'est qu'au départ Rebecca Donovan nous met directement devant les faits. Les premiers temps, c'est bouleversant et choquant et hyper déstabilisant. On se sent vraiment impuissants face aux expériences juste horribles d'Emma. Malheureusement, et je ne saurais même pas expliquer clairement pourquoi, plus on avance dans le roman et plus tout ça devient moins important. Emma ne change jamais de réaction et reste muette. Dans les premiers chapitres, c'est frustrant mais ultra attristant et émouvant. A la fin, c'est juste agaçant. J'avais envie de hurler et de jeter mon livre par la fenêtre tant son absence d'agissement m'a mis en colère. Après, c'est peut-être le but du jeu et l'objectif de l'auteure. Nous sommes vraiment à fleur de peau, c'est certain. Mais j'ai trouvé que cet espèce de cycle de la violence qui s'installe et qui est immuable devenait vite lassant et trop énervant au final.

De plus, le sujet principal de MA RAISON DE VIVRE m'a semblé être trop peu exploité. C'est complètement paradoxal d'écrire ça étant donné que les actes écœurants de la tante d'Emma envers sa nièce sont très nombreux tout au long de l'histoire. Néanmoins, j'ai trouvé que l'auteure n'allait pas assez loin dans la folie et le chaos qui règne au sein de la famille d'Emma. Le personnage de Carol aurait pu être plus vicieux, plus tyrannique et détestable, je pense. A la fin, j'avais plus l'impression que Rebecca Donovan nous décrivait des scènes entre les deux femmes pour nous rappeler le thème du livre que pour vraiment nous atteindre émotionnellement. De plus, à mes yeux, tout ce qui arrive et l'impact qui cela a sur Emma aurait dû être bien plus creusé et approfondi. J'ai eu la sensation d'un manque de réaction par rapport à de nombreux éléments. C'était assez frustrant d'être à la fois ému mais pas suffisamment, comme s'il manquait un pan d'explication à chaque rebondissement pour être totalement touché.

D'un autre côté, j'ai énormément apprécié le trio Emma/Evan/Sara. L'amitié qui lie les deux adolescentes est vraiment passionnante et m'a pris aux tripes. La manière qu'elles ont de se raccrocher l'une à l'autre et leur façon de se prouver leur amour mutuel m'a vraiment touché. Evan, quant à lui, est juste LE garçon rêvé. J'ai adoré son comportement face à la situation d'Emma et son côté idéaliste. Il est prêt à absolument tout pour elle et je crois bien que j'avais des cœurs dans les yeux à chaque fois qu'il apparaissait. La relation qui voit le jour devant nous entre Emma et lui m'a pris aux tripes et m'a fait vivre de véritables montagnes russes émotionnelles. Rapidement, il devient à la fois un repère stable pour Emma mais également pour nous. C'est une vraie bulle d'oxygène dans ce roman.

A la fin du livre, après de nombreuses péripéties qui m'ont retourné l'estomac mais qui m'ont également mis sur les nerfs, tout s'accélère. J'ai énormément apprécié les ultimes chapitres. Tout s'intensifie et évolue enfin. J'aurais aimé ressentir ça beaucoup plus tôt lors de ma lecture, pour tout vous dire. J'avais finalement l'impression que les choses bougeaient et que l'auteure avait trouvé vers quelle direction aller. Les dernières pages sont vraiment extrêmement haletantes et palpitantes et ont fini par me déchirer le cœur. Il me tarde désormais énormément de découvrir la suite de l'histoire d'Emma.

En résumé, MA RAISON DE VIVRE est un roman qui aurait pu être excellent et vraiment renversant mais qui se perd un peu dans ses longueurs et son caractère trop répétitif. A la longue, le lecteur est de moins en moins touché et de plus en plus lassé. De plus, il nous faut un certain temps d'adaptation pour comprendre Emma et sa manière de gérer ce qu'elle vit. Heureusement, Evan et Sara nous permettent de voir d'autres choses et d'empêcher le récit de devenir trop ennuyeux. La fin, elle, remet tout en question et ne nous donne qu'une envie : sauter sur le tome 2. Une lecture moyenne dont j'attendais beaucoup plus mais qui reste touchante malgré tout.


Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
par Becky Albertalli
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « C'est une histoire hyper attendrissante, mignonne et vraiment rafraîchissante. », 3 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens (Broché)
MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS est un roman que j'ai pris énormément de plaisir à lire. C'est une histoire hyper attendrissante, mignonne et vraiment rafraîchissante. Le récit est extrêmement bien écrit et le personnage de Simon est adorable. Impossible de ne pas s'attacher à lui et de vouloir l'accompagner le plus longtemps possible dans son récit. Becky Albertalli nous offre ici, avec son histoire teintée de vérité et de réalisme, de belles leçons de vie et de magnifiques prises de conscience. Quelle merveilleuse aventure !

Dès le départ, je me suis senti très, très proche de Simon. Mon homosexualité n'a rien à voir là-dedans, Simon est tout simplement un personnage pour lequel on ne peut que craquer. Évidemment, je me suis retrouvé dans un grand nombre de situations. Beaucoup de ses réflexions, de ses interrogations et de ses craintes ont été les miennes un jour, ce qui a permis de renforcer le lien que j'ai noué avec lui. Néanmoins, je pense que si Simon est un héros aussi touchant et émouvant, c'est parce qu'il est terriblement humain et qu'il exerce vraiment le rôle d'un miroir qui réfléchit à la fois nos sentiments, nos défauts et nos doutes à nous, lecteurs. Simon est un adolescent à la personnalité profonde et en laquelle on croit sans aucun doute. L'auteure lui a conféré un caractère à fleur de peau, hypersensible et hyper intrigant. On veut toujours en savoir plus et voir comment il réagira face à tel ou tel évènement. Très vite, on se prend au jeu et les pages se mettent à défiler sans que nous ne nous en apercevions.

L'intrigue en elle-même joue bien évidemment le rôle de moteur concernant notre curiosité à propos de Simon. J'ai énormément aimé l'idée de base de l'auteure et j'étais extrêmement excité de voir comment les choses allaient évoluer. Je dois bien avouer que j'ai été totalement comblé et hyper surpris de réaliser qu'au final, je me fichais totalement de savoir avec qui Simon dialoguait. L'auteure va tellement loin dans ses réflexions et dans l'approfondissement de l'existence de Simon que c'est cette humanité qui prend le pas sur tout le reste. Il y a quelque chose d'ultra addictif dans le fait de se mettre totalement à la place du héros, d'entrer complètement dans son monde et d'oublier tout le reste. Ainsi, le moindre rebondissement devient vraiment saisissant. J'ai adoré voir l'intrigue évoluer, se compliquer, devenir hyper inquiétante puis commencer à se démêler et se résoudre totalement. C'est logique, crédible, clair et passionnant.

Bien évidemment, une histoire qui traite de l'homosexualité, de son acceptation et de l'annonce qui en résulte ne serait pas entière sans de belles claques émotionnelles. Rien qu'avec les amis de Simon ou sa famille, l'auteure nous transmet déjà des dizaines de messages très importants. L'acception et l'amour sont vraiment les thèmes au cœur de ce roman et je dois bien reconnaître que ça fait un bien fou de lire une histoire où les choses se déroulent globalement très, très bien. MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS déborde d'espoir et de lumière. Des sujets comme le pardon, le changement et la compréhension de l'autre sont à la fois omniprésents et hyper bien dépeints. J'ai eu le sourire aux lèvres à des très nombreuses reprises pendant ma lecture tant je me suis reconnu dans ce que Simon ou son entourage vivait. C'est un vrai bonheur de voir à quel point tout n'est pas forcément noir ou triste et que la vie réserve des milliers de surprises.

En résumé, MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS est un roman à lire et à relire et, surtout, à faire découvrir au plus de monde possible. Becky Albertalli, à travers le protagoniste hyper attachant qu'est celui de Simon, nous délivre d'importants messages sur un sujet encore beaucoup trop sensible de nos jours. J'ai adoré me perdre dans la réalité et l'émotion ultra positive de cette histoire et j'espère de tout cœur que vous prendrez autant de plaisir que moi à dévorer ce livre !


La face cachée de Margo
La face cachée de Margo
par John Green
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « LA FACE CACHÉE DE MARGO est un récit touchant, bouleversant, profondément humain et terriblement réaliste. », 7 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La face cachée de Margo (Broché)
LA FACE CACHÉE DE MARGO est un récit touchant, bouleversant, profondément humain et terriblement réaliste. J’ai énormément apprécié cette histoire. J’ai trouvé Quentin, Ben, Radar et Lacey hyper profonds et vraiment captivants. Margo, quant à elle, est une héroïne que j’ai à la fois adoré et pourtant eu énormément de mal à cerner. Son personnage est tellement éphémère, fragile et mystérieux que je ressors de ma lecture à la fois perplexe mais très agréablement déboussolé. Quentin m’a énormément touché, et son admiration concernant Margo m’a vraiment ému. On le sent déterminé, passionné et plein d’espoir. J’ai tellement adoré ce trait de caractère chez lui.

L’intrigue m’a tellement, tellement envoûté. J’ai été totalement et irrésistiblement ensorcelé par la quête de Margo et le road-trip qui en découle. John Green en profite pour nous offrir de nombreuses réflexions sur la vie, l’amour, l’amitié, la mort, le désespoir et le courage qui m’ont aussi bien dévasté que fait vivre de vraies montagnes russes émotionnelles. Une fois de plus, la plume de l’auteur m’a complètement renversé et émerveillé. J’ai corné tellement de pages pour pouvoir relire encore et encore les citations du livre qu’on doit frôler mon record.

Néanmoins, et c’est ce qui m’empêche d’attribuer la note de 5/5 au roman, j’ai trouvé la fin un peu trop précipitée et peut-être pas assez claire et précise. La conclusion est logique et compréhensible, mais j’en attendais un peu plus, dans le fond. Cependant, il y a un parallèle assez frappant entre mon ressenti global et une des idées que l’auteur nous transmet : les préparatifs sont toujours meilleurs que ce qu’on obtient lorsque tout devient concret. Ce principe s’applique complètement ici : c’est la recherche qui nous excite, les plans et les ambitions. Une fois qu’on a atteint les ultimes pages, tout est légèrement « moins » bien que ce à quoi on s’était préparés.

Malgré tout, j’ai adoré LA FACE CACHÉE DE MARGO. Moi qui n’avais pas lu un autre roman de John Green depuis NOS ÉTOILES CONTRAIRES, je dois bien admettre que je n’ai désormais qu’une seule envie : sauter sur tous les écrits de l’auteur. J’ai passé deux jours de folie à la recherche de Margo, j’étais à la fois Quentin, ses émotions et ses désirs. J’ai été porté et transporté par ce roman d’un bout à l’autre. Vraiment. Je vais avoir besoin d’un peu temps pour assimiler complètement cette histoire et toutes les remarques hyper percutantes qu’elle possède. Une lecture époustouflante et enivrante malgré une fin en-dessous du niveau du reste de l’intrigue qui m’a totalement conquis.


Perdue et retrouvée
Perdue et retrouvée
par Cat CLARKE
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Une histoire à la fois troublante, anxiogène et vraiment, vraiment passionnante. », 3 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdue et retrouvée (Broché)
Ok. Alors je viens de finir PERDUE ET RETROUVÉE et je ne sais pas, une fois de plus, si je dois détester Cat Clarke parce qu'elle rend l'écriture de mes chroniques vraiment hyper compliquée à chaque roman qu'elle écrit ou alors devenir encore plus fou amoureux d'elle pour cela. Cette lecture est un joli coup de cœur, une histoire à la fois troublante, anxiogène et vraiment, vraiment passionnante. C'est bien la toute première fois de ma vie que je lis un livre en ayant une boule dans l'estomac du début à la fin. Dès que nous entamons ce récit, et comme nous parlons ici de Cat Clarke, nous savons pertinemment que tout peut basculer d'une page à l'autre et qu'un évènement imprévisible risque de se manifester pour faire valser nos convictions. PERDUE ET RETROUVÉE et l'exemple-même de ce don de l'auteure. J'ai vraiment été stressé et paniqué à l'idée de découvrir le fin mot de cette histoire tout en étant ultra curieux et captivé par ce qui se passait. Ce récit nous rend complètement paranoïaque et sadomasochiste : on en veut constamment plus alors qu'on sait que la chute va être horriblement traumatisante. J'avais oublié à quel point c'était jouissif d'être un peu fou. Merci Cat Clarke de me l'avoir rappelé. ♥

PERDUE ET RETROUVÉE, c'est avant tout l'histoire de Faith, une jeune femme particulièrement attachante qui m'a vraiment de plus en plus touché tandis que l'histoire avançait. Au départ, j'ai eu un peu de mal à m'adapter à son comportement trop enfantin ou étrange concernant le retour de Laurel. Je l'ai trouvé égoïste et peut-être trop égocentrique par rapport à tout ce qui se passait dans la vie de sa famille et, plus particulièrement, de ses parents. Cependant, peu à peu, Faith est parvenue à me convaincre de la profondeur et de la logique de ses sentiments. Ce n'est pas moi qui ai brisé mes craintes la concernant mais bien elle qui a réussi à totalement me laisser me prendre au jeu. De plus, et c'est là que l'Effet Cat Clarke s'est de nouveau manifesté, Faith est une héroïne qui est vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment humaine et réaliste (même cinq « vraiment » ne suffissent pas, si vous voulez mon opinion). J'avais oublié cette putain de capacité que possède Cat Clarke pour créer des personnages qui sont réels. Qui sont là, avec nous, partout. Vraiment là. A chaque fois, je suis ébloui et complètement ébranlé par la complexité et l'humanité des héros de l'auteure. C'est juste tellement incroyable.

Il en va de même avec Laurel. C'est une héroïne vraiment mystérieuse et secrète, qui a provoqué toute une panoplie de sentiments contradictoires en moi tout au long de ma lecture. Il y a vraiment quelque chose d'étrange et de limite effrayant chez elle, ce qui est à la fois hyper angoissant mais également ultra captivant et époustouflant. J'ai adoré découvrir son récit et voir le fil conducteur se dérouler lentement mais sûrement vers une conclusion qui m'a dévasté et pris aux tripes. Cat Clarke est tellement, tellement redoutable quand elle s'y met. Les protagonistes secondaires sont, eux aussi, maîtrisés à la perfection. Le cocon familial de Faith et Laurel est développé sans aucun faux-pas. L'auteure aborde des thèmes désormais récurrents dans ses romans à travers les parents des deux sœurs, et j'ai trouvé tous ces clins d'œil vraiment passionnants. Je me suis énormément attaché à Michel qui est sans aucun doute le personnage secondaire le plus adorable de ce roman. Néanmoins, j'ai trouvé qu'il était un peu trop mis côté à certains moments de l'histoire, tout comme Martha et Thomas qui auraient certainement pu être plus mis en avant. Cependant, les quelques fois où nous les apercevons sont déjà suffisantes pour leur procurer une vraie profondeur. C'est justement parce qu'ils sont épais si rapidement que j'aurais aimé pouvoir en savoir plus, mais je comprends le choix de l'auteure de ne pas s'arrêter essentiellement sur eux. L'histoire, avant tout, est là pour que nous découvrions ce qui est arrivé à Laurel au cours des treize dernières années.

L'intrigue, justement. Comme dit plus haut, j'ai été littéralement à bout de souffle et anxieux à chaque page que je tournais. Au bout de quatre romans, je commence à connaître Cat Clarke et suis plus ou moins habitué à ses histoires tordues et oppressantes. PERDUE ET RETROUVÉE ne déroge bien évidemment pas à la règle. Je vais aborder un point sensible de l'histoire : sa lenteur. En effet, PERDUE ET RETROUVÉE avance très, très lentement. L'histoire évolue en prenant son temps et ne se livre totalement à nous qu'après énormément de temps. Personnellement, je n'ai pas trouvé ça gênant DU TOUT. Bien au contraire, cela confère au roman une vraie atmosphère à la fois lourde et entêtante. Il y a vraiment quelque chose d'enivrant, de puissant et d'intense dans ce livre, et c'est essentiellement possible grâce à son caractère langoureux, justement. On se retrouve rapidement enfiévré par la lenteur de l'évolution des choses. Cela nous procure vraiment le BESOIN d'en savoir plus. On dépasse le stade de la simple curiosité pour ressentir un vrai manque à combler, sans quoi il serait impossible de se sortir l'histoire de la tête, même pour quelques secondes. Ainsi, j'ai trouvé que la lenteur était nécessaire et totalement justifiée. De plus, le style toujours aussi jouissif, net, clair et parfait de Cat Clarke nous permet d'être complètement ancrés dans le récit.

Fatalement, tout finit par s'accélérer et nous recevons finalement les révélations que nous attentions depuis le début. Je dois bien avouer que si beaucoup de personnes ont considéré cette conclusion comme prévisible, je n'avais absolument rien vu venir (tout mon ressenti est donc peut-être biaisé par cet élément, en fait). Les ultimes chapitres m'ont mis les larmes aux yeux et m'ont énormément ému. La fin de PERDUE ET RETROUVÉE est dévastatrice et nous met à fleur de peau. J'ai frissonné, j'ai eu envie de hurler et j'ai été complètement retourné. Cat Clarke nous délivre ici une fin très ouverte mais également plus que satisfaisante. Le simple fait que j'ai pu adorer cette conclusion alors qu'elle prête à réflexion est une preuve énorme qu'il ne faut pas passer à côté de ce roman. Le final de ce récit est extrêmement perturbant et bouleversant mais aborde également un sujet très sensible avec beaucoup de fragilité et de délicatesse. Cat Clarke est une vraie déesse en ce qui concerne les « et si » et les choses qui auraient pu se passer différemment. Ce sont toutes ces possibilités et impossibilités de la vie et tout ce qui ne s'est pas passé qui rendent cette fin éprouvante, exactement comme avec REVANCHE. J'ai tellement, tellement adoré ça. C'est une conclusion brillante, renversante et poignante à la hauteur de mes attentes.

Pour conclure, je dirai tout simplement qu'au lieu de lire cette chronique et d'attendre la fin de celle-ci pour aller à la librairie, courrez tout de suite vous acheter ce roman. Maintenant. N'attendez pas d'être arrivés au bout de cette phrase. PERDUE ET RETROUVÉE est un excellent thriller psychologique qui prouve, une nouvelle fois, que Cat Clarke a plus d'un tour dans son sac et qu'elle s'en sort extrêmement bien, quel que soit le domaine auquel elle se confronte. J'ai adoré Faith, j'ai adoré voir l'intrigue évoluer, j'ai adoré découvrir l'histoire de Laurel et j'ai adoré l'espèce de chaos malsain qui rôde à chaque page de cette histoire. PERDUE ET RETROUVÉE m'a énormément plu et m'a vraiment beaucoup touché. Si le récit est parvenu à me rendre un peu schizophrène, il a également – et surtout – réussi à m'en mettre plein la vue et à renverser toutes mes convictions. Encore une fois, j'applaudis Cat Clarke, sa plume et son imagination. Un coup de cœur à la fois marquant et enivrant, une histoire solide et entêtante que je vous recommande extrêmement chaudement.


La Sorcière de Prince Island
La Sorcière de Prince Island
par Kendall Kulper
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

2.0 étoiles sur 5 « LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un roman plutôt moyen, qui est loin d'être inoubliable. », 30 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière de Prince Island (Broché)
LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un roman plutôt moyen, qui est loin d'être inoubliable. Certes, l'histoire est un minimum prenante et intéressante, mais on tourne rapidement en rond et j'ai trouvé les personnages très peu attachants. Je me sens senti loin de l'intrigue pendant la majeure partie du livre et j'ai trouvé certaines réactions d'Avery vraiment peu crédibles ou pas assez approfondies. A contrario, l'ambiance brumeuse et mystérieuse du récit m'a vraiment interpellé du début à la fin de ma lecture. Je reste donc très mitigé par rapport à ce livre.

Comme précisé à l'instant, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à me sentir proche des protagonistes et à m'identifier à leurs ressentis. Avery est une héroïne assez particulière, qui semble éprouver beaucoup de choses en même temps et qui, à la fois, ne s'exprime que très peu. Ce caractère contradictoire chez elle m'a gêné dans le sens où on ne sait jamais vraiment comment la percevoir. Elle est assez difficile à cerner et à comprendre. Les personnages secondaires sont bien trop peu exploités à mon goût. Taneh, la famille d'Avery ou encore Thomas auraient pu être un milliard de fois plus utiles au récit. J'ai vraiment eu le sentiment de ne pouvoir découvrir qu'un minuscule pan de chacun d'entre eux malgré le flot d'informations que nous recevons. Ça semble assez paradoxal dit comme cela, mais c'est précisément ce que je ressens. L'auteure nous délivre constamment les mêmes propos à leur sujet. Les choses n'évoluent que très peu. C'est répétitif et lassant au final, ce qui explique certainement pourquoi j'ai peiné à apprécier Avery et son entourage.

Niveau action, c'est approximativement la même chose, du moins au départ. La première partie du roman ne possède pratiquement pas de surprise ou de rebondissement. Ces chapitres-là m'ont semblé interminables et ennuyeux. Je n'avais qu'une envie : enfin arriver au moment où les choses s'accéléreraient et où les vrais enjeux de cette histoire nous seraient exposés. Une fois ce cap passé, tout s'intensifie vraiment. Vers la moitié du roman, j'étais vraiment ancré dans l'histoire et tous les retournements de situation qui se manifestaient. Tout devient plus haletant, certaines clés nous sont finalement offertes pour mieux saisir le récit et le fil conducteur du roman s'épaissit pour être plus palpitant. Il y a énormément de coups de théâtre vraiment bien ficelés que je n'avais absolument pas vu venir et qui m'ont beaucoup surpris. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que Kendall Kulper ose prendre de telles directions.

Néanmoins, une fois que cette vague d'action a déferlé, le naturel revient au galop. Avery redevient agaçante et stoïque alors que tout a changé et j'ai trouvé ça tellement, tellement peu crédible. De nouveau, j'ai été blasé et lassé. Finalement, les derniers chapitres nous permettent de découvrir d'ultimes révélations, mais j'ai eu le sentiment qu'il manquait quelque chose. La fin n'est pas ouverte et vraiment satisfaisante en elle-même, c'est indéniable, mais j'ai réalisé que l'univers qu'on nous promet dans le résumé n'est en fait pas du tout suffisamment développé. La magie et l'aspect légendaire des sorcières restent tout de même des thèmes énormément sous-exploités, contrairement à la romance et les descriptions plus ou moins utiles qui sont, elles, omniprésentes et beaucoup trop mises en avant. La conclusion du roman m'a donc fait prendre conscience de plusieurs défauts du livre alors qu'elle reste pourtant logique et compréhensible. C'est assez étrange à expliquer.

En résumé, LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un livre qui n'était peut-être pas fait pour moi. J'ai été intéressé par le cadre du roman et le second souffle de l'intrigue lors du grand moment des révélations, mais c'est tout. Avery est une héroïne qui ne m'a pas spécialement plu et le reste des personnages principaux est bien trop peu mis en avant à mon goût. L'aspect répétitif de l'intrigue a également eu raison de moi. Ressasser continuellement les mêmes choses devient rapidement ennuyeux. LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est donc une lecture loin d'être explosive et qui s'avère ne pas être aussi passionnante que je l'espérais.


Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer
Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer
par James DASHNER
Edition : Poche
Prix : EUR 18,50

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « L'ORDRE DE TUER est un roman que j'ai A-DO-RÉ, tout simplement. », 21 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer (Poche)
L'ORDRE DE TUER est un roman que j'ai A-DO-RÉ, tout simplement. Je me suis vraiment éclaté pendant ma lecture. J'ai eu l'impression d'être plongé dans un très bon film d'horreur : suspense, terreur et scènes sanglantes sont autant d'éléments qui m'ont pris aux tripes et qui rendent ce récit ultra palpitant. En fait, j'ai même eu, à plusieurs reprises, le sentiment que je regardais un épisode de The Walking Dead tant les univers semblent proches. L'ORDRE DE TUER est un excellent préquel à la trilogie L'ÉPREUVE qui m'a permis, une seconde fois, d'être complètement subjugué par la plume et l'imagination de James Dashner. J'avais un peu peur d'être déçu après avoir lu quelques chroniques sur cette histoire, mais c'est totalement l'inverse qui s'est produit !

Je pense que l'important pour apprécier un minimum ce récit, c'est de le lire comme une intrigue pratiquement totalement à part de la trilogie qu'elle précède. Si vous attendez des explications précises sur la vie de Thomas ou des autres protagonistes de la saga avant qu'ils ne pénètrent dans le Labyrinthe, passez votre chemin. Ici, nous rencontrons de nouveaux héros et sommes confrontés à un tout autre monde. C'est en prenant L'ORDRE DE TUER comme un roman plus ou moins éloigné de la trilogie L'ÉPREUVE que j'ai pu vraiment m'imprégner de son intrigue et de son climat. Néanmoins, et c'est là que le génie de l'auteur se manifeste, L'ORDRE DE TUER reste tout de même très lié à quelques héros que nous connaissons déjà. C'est vraiment brillant !

L'ORDRE DE TUER nous permet de rencontrer Mark, Alec, Trina ou encore Lana, autant de héros que j'ai beaucoup aimé apprécier et qui m'ont paru extrêmement crédibles. Ils ont beau ne pas être vraiment creusés, le fait qu'ils tentent de survivre ensemble aux horreurs qu'ils sont forcés de traverser m'a énormément plu. Ils ont tout perdu et restent malgré tout forts et déterminés. J'aime tellement passer du temps avec des personnages aussi braves et courageux. Mention spéciale pour Mark et Alec qui, eux, sont un peu plus approfondis et vraiment, vraiment impressionnants. Mark m'a beaucoup ému et son histoire m'a vraiment laissé bouche bée. Plus j'en découvrais sur son passé, plus j'avais envie de le prendre dans mes bras pour lui dire que tout allait s'arranger. James Dashner est parvenu à le doter d'une vraie humanité et, juste pour cela, je suis admiratif.

Au-delà des héros, L'ORDRE DE TUER possède également une intrigue HYPER palpitante. Mais, genre, vraiment. Je suis encore en état choc face à tous les rebondissements qui ont pris place en aussi peu de temps. L'intrigue est ultra haletante, ultra prenante, ultra frénétique et ultra addictive. Je me répète, mais je me suis éclaté. Éclaté dans le sens où j'en ai pris constamment plein la tête et où cela était réellement jouissif. L'action est omniprésente de la première à la dernière page. Le suspense ne redescend littéralement jamais. James Dashner nous offre quelques explications sur les origines de la maladie dont nous avons déjà entendu parler dans L'ÉPREUVE et nous délivre également de précieux détails sur les débuts du cataclysme qui a engendré le chaos sur terre. J'ai trouvé ça vraiment excitant et intéressant. C'est tellement bon de pouvoir faire un retour en arrière aussi productif ! De plus, entre deux flashbacks renversants, l'auteur nous décrit des scènes explosives et intenses. Les chapitres sont courts et l'intrigue est enflammée et, dès lors, les pages se tournent d'elles-mêmes. L'ORDRE DE TUER est un roman captivant et fascinant.

La conclusion du livre marque l'apothéose de l'intrigue. Les ultimes secrets qui nous sont dévoilés permettent finalement de faire le lien (de manière étroite tout de même) entre ce roman et la trilogie L'ÉPREUVE. Même si j'ai adoré la manière dont James Dashner a conclu cette histoire, je reste un tout petit peu sur ma faim car j'aurais aimé en savoir encore plus. Effectivement, j'ai tellement aimé ce roman que je pense être devenu insatiable, du coup. De plus, il manque encore un certain nombre d'éléments pour totalement lier ce préquel et ce qui le suit. J'espère pouvoir connecter les deux histoires grâce au deuxième préquel que James Dashner va prochainement publier et qui devrait revenir sur l'histoire des Blocards avant leur entrée dans le Labyrinthe. La fin est donc très bonne mais peut-être trop peu explicite.

En résumé, L'ORDRE DE TUER est un excellent préquel et une lecture hyper addictive. Une fois lancé dans le roman, j'avais énormément de mal à en sortir et à poser mon livre. James Dashner nous dépeint ici un univers en perdition, à la fois chaotique, destructeur et gorgé de ténèbres. Les héros dont nous faisons la rencontre m'ont beaucoup plu de par leur force et leur bravoure. L'action est omniprésente et les coups de théâtre n'arrêtent jamais de s'entrechoquer. La fin est une véritable explosion bien qu'il nous manque encore certaines informations cruciales sur la série L'ÉPREUVE. Finalement, L'ORDRE DE TUER est une lecture qui m'a envoûté et totalement séduit !


Cinder : Levana
Cinder : Levana
par Marissa MEYER
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 « LEVANA est une nouvelle agréable à lire mais vraiment pas exceptionnelle. », 18 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cinder : Levana (Broché)
LEVANA est un roman extrêmement court qui nous permet d'en apprendre beaucoup, beaucoup plus sur la grande méchante de la saga CHRONIQUES LUNAIRES. Si j'ai beaucoup aimé pouvoir comprendre les origines de sa haine contre Cinder et pouvoir contempler de nouvelles facettes de la personnalité de Levana, je dois bien reconnaître que cette lecture ne m'a pas spécialement ébloui. Elle doit bien sûr se lire comme une nouvelle et non pas comme un roman à part entière, mais je reste malgré tout sur ma faim. Je n'arrive même pas à décider si je suis frustré, déçu ou juste mitigé. Cette lecture n'a pas provoqué grand-chose, en vérité.

Le seul vrai point positif de cette nouvelle, ce sont toutes les informations qu'elle nous apporte au sujet de Levana. En effet, jamais je n'aurais pensé pouvoir être à la fois si en colère contre elle à cause des trois précédents romans et aussi capable de plus ou moins comprendre son caractère et ses ambitions. LEVANA rend l'héroïne de l'intrigue bien plus humaine et intéressante que tout ce que l'auteure avait bien voulu nous laisser imaginer auparavant. J'ai adoré découvrir son histoire et voir comment celle-ci s'était déroulée au fil des années. Marissa Meyer est parvenue à tout connecter et tout lier avec beaucoup de brio et fluidité. Tout est logique, crédible, vraisemblable avec ce que nous avons déjà découvert auparavant dans CINDER, SCARLET et CRESS. J'ai trouvé cette cohérence vraiment frappante et impressionnante car je n'aurais jamais pensé que les motivations de Levana étaient celles qu'elles sont, au final. Il y a quelque chose de très surprenant dans ce récit, de vraiment intrigant et saisissant. Les nouveaux visages de Levana qui nous sont dévoilés ici sont vraiment intéressants.

LEVANA nous permet de faire la rencontre de nouveaux personnages, tels que Channary, Evret ou Solstice. Je les tous trouvé plus ou moins bien construits, bien qu'il leur manquait à tous un petit quelque chose pour les rendre vraiment réalistes. J'ai eu le sentiment qu'ils n'étaient pas assez approfondis par l'auteure, même si la vision de Levana à leur sujet est vraiment biaisée par son jugement. Je pense tout spécialement ici à Evret qui m'a semblé adorable et à la fois trop mis de côté. C'est dommage, car je pense qu'il y avait énormément de choses à faire avec lui et Levana. Nous entrapercevons également des protagonistes que nous connaissons déjà, essentiellement Winter et Cinder. Aaaaaaah, Cinder... Rien qu'en revenant brièvement sur les débuts de son histoire, j'ai eu envie de replonger dans le premier opus de la série. Il me tarde désormais tellement de les retrouver elle et Winter dans le final de la saga ! Ce fût vraiment très agréable et ultra saisissant de retourner aux origines de leurs récits à toutes les deux.

Néanmoins, même si l'histoire s'avère être finalement intéressante et sympathique, elle n'est rien de plus. Elle n'est ni percutante, ni inoubliable, ni retentissante. Le récit est presque insipide, trop fade. Marissa Meyer nous a habitués à beaucoup mieux avec ses trois précédents romans, ce qui me laisse penser que l'épaisseur de la nouvelle joue un peu : en voulant faire court, elle n'a pas pu s'arrêter comme elle le voulait sur chaque détail. De fait, cette histoire est un petit plus pour la saga mais je ne pense pas qu'elle soit indispensable. Nous avons seulement un nouvel angle de vue, rien de plus.

En résumé, LEVANA est une nouvelle agréable à lire mais vraiment pas exceptionnelle. C'est un bonus qui nous permet de replonger dans la saga des CHRONIQUES LUNAIRES en attendant la sortie de WINTER, ce qui reste tout de même un bon point. En apprendre plus l'histoire de Levana, Cinder et Winter fût une expérience plaisante, je le reconnais, mais qui manque trop, à mon goût, d'étincelle et de profondeur.


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