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Brutor "brutor"
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Ina Forsman
Ina Forsman
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La p'tite sirène est réelle, et elle chante le Blues comme personne (ou presque), 30 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ina Forsman (CD)
On pourrait résumer cet artiste - et ce disque - en deux mots : la rencontre heureuse d'Etta James et d'Amy Winehouse, tant ces deux chanteuses défuntes semblent être l'essence même d'Ina Forsman. Mais pas que, car son registre peut se frotter aisément à celui de blueswomen au timbre plus âpre et rugueux. C’est une révélation.
Elle a séduit son compatriote et harmoniciste Helge Tallqvist (présent ici pour quelques interventions juteuses) qui l'invite régulièrement à le rejoindre en tournée. Tout comme le Belge Lightnin' Guy Verlinde (Mighty Gators). Ainsi que Thomas Ruf qui lui a donc ouvert en grand les portes de son label. Certain de sa valeur, il l'arrache d'Helsinki et l'envoie à Austin, lui offrant les services de solides musiciens américains : Laura Chavez (l'ex-lieutenant de feu-Candye Kane), Derek O'Brien (Omar & the Howlers, Jimmie Vaughan, Toni Price, Texas Tornados, Marcia Ball, W.C. Clarke), Nick Connoly (Omar & the Howlers, W.C. Clarke), Russell B. Jackson (Otis Clay, BB King), Tommy Taylor (Christopher Cross, Eric Johnson) et les Texas Horns. Le tout produit par Mark Kaz Kazanoff ! On a déroulé le tapis rouge pour la petite sirène. Et non sans raison. Le résultat est à la mesure des attentes. De sa mine boudeuse, de son look 50's cultivé, telle d'une source limpide et fraîche, jaillit un Blues intemporel, teinté de Soul et de Rythm'n'Blues, se déversant et nous inondant de ses propriétés curatives ; nous isolant du temps corrosif. Un charme parfois rétro, mais qui ne sent pas la naphtaline. Elle signe ici l’intégralité des paroles (à l’exception de « I Want a Little Sugar in my Bowl » de Nina Simone) afin de ne pas tricher, de s’investir totalement lorsqu’elle déclame ses chansons qui parlent généralement de ses propres expériences, notamment de ses amours.
Quant à la musique, elle est allé piocher l’inspiration dans de vieux disques de Blues et de Soul (dont ceux d’Aretha, de Sam Cooke et de Donny Hatthaway), et a profité de l’aide de Tomi Leino (guitariste-chanteur Finlandais de Blues) pour un résultat de Soul-Blues de toute beauté ; frais, sobre et vivifiant. On est immédiatement happé par cette alchimie entre Blues, parfois clinquant et délicieusement rétro, Soul (plutôt Stax et Muscle Shoals Sound Studio), et Jazz-blues. « Farewell » jongle même entre Dusty Springfield et le Reggae. Et surtout cette voix presque incroyable ; pure, authentique et charmeuse, gardant encore un léger soupçon de juvénilité. Résonnant comme si le monde était à ses pieds, tout en laissant échapper des indices de fragilité, de doute. Est-ce dû à une certaine innocence de la demoiselle si rien d'artificiel n'est venu ici polluer la musique ? Même pas un soupçon de velléité marketing. Comme si elle avait émergé d'un cocon protecteur, à l'abri de toutes ces sirènes commerciales déshumanisées.
Une voix authentique, sans nostalgie poussiéreuse, un miracle comme si toutes les années de travail de l’industrie musicale pour aseptiser et uniformiser la musique n’avaient jamais existé.
La petite sirène a quitté son rocher pour faire résonner sa voix sur des chansons d’amour contrarié sur une musique faite pour réconcilier les peuples.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2016 11:14 AM MEST


Colors of Blues
Colors of Blues
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 Jack Bon, même en acoustique, c'est du consistant., 30 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Colors of Blues (Téléchargement MP3)
Le vétéran Lyonnais Jack Bon nous offre une petite récréation avec un disque entièrement acoustique rendant hommage à quelques grands noms du Blues. Ainsi que deux pièces de Bob Dylan dont l'adaptation ne dépareille pas avec le sujet. On pourrait croire la chose sans grand intérêt, noyée par la pléthore de disques de covers et d’hommage divers, ou encore nimbée d'une ambiance soporifique, plan-plan, générée par le tout acoustique. Or, il n'en est rien. D'ailleurs si la tonalité boisée et organique est bien là, ce n'est guère le cas de la sensation purement acoustique. C'est même assez dense et c'est à se demander s'il n'y pas quelques électriques qui se serraient glissées subrepticement, ou alors c'est le résultat d'un bon micro coincé dans la rosace d'une puissante caisse (genre J200). Quoi qu'il en soit, pour son 3ème opus avec son trio "Slim Combo", Jack Bon nous sert un Blues festif, guilleret, truculent même, composé donc de reprises, certes plus ou moins réarrangées, mais toujours avec respect. Il faut souligner la pertinence des choix de Jack Bon qui a l'intelligence d'éviter les standards habituels (à l'exception des deux chansons de Willie Dixon) pour réhabiliter quelques pépites ; dont le ragtime "They're Red Hot" de Robert Johnson (totalement étranger au Delta-Blues, déjà repris par les Red Hot Chili Peppers), le "Corrina" de Taj Mahal (co-écrit par Jesse Ed Davis), "Pills" de Bo Diddley, et le "Hi-Heel Sneakers" de Tommy Tucker. Jack incère aussi le "Bad Boy" d'Amstrong (écrit par son épouse, Lilian), dans une version évidemment délicieusement Blues.
C'est que Jack Bon, en bon apôtre des douze-mesures, avait déjà réalisé un fort bon et judicieux disque de reprises (électrique cette fois-ci), "Mixed blues" (sur Frémeaux Associés). Ici , il réitère le geste, en acoustique donc, et toujours avec classe.


Etui universel chromé avec intérieur en velour avec le chiffon - Très élégant
Etui universel chromé avec intérieur en velour avec le chiffon - Très élégant
Proposé par NVLUK
Prix : EUR 8,08

2.0 étoiles sur 5 D'la daube, 4 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Super... l'étui est sympa... malheureusement sa durée de vie est courte. Reçu la première semaine de juillet, l'étui a lâché le 7/10/2015. Soit une durée de vie de... 3 mois (!??!).


Grinder Blues
Grinder Blues
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 15,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Doug Pinnick en mode Heavy-Fat-Blues, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grinder Blues (CD)
C'est un énième projet de dUg Pinnick (ex-chanteur et bassiste de King's X), et on se demande bien comment il parvient à gérer tout ça, sachant qu'en 2014, il a déjà réalisé un disque avec George Lynch (Dokken, Lynch Mob) et Ray Luzier,(Korn, Army of Anyone) : KXM (sorti en mars). L'année précédente, c'était un autre trio, Pinnick Gales Pridgen, (avec deux tiers de gauchers), avec Eric Gales et Thomas Pridgen (ex-Mars Volta et Omar Rodriguez-Lopez, Foxy Shazam, The Memorials). En juillet 2014, P.G.P. sort un second CD ! Dans la même lignée que le précédent.
3 disques avec trois groupes différents dans la même année !
Sans oublier "3rd Ear Experience" qui navigue dans le Space-Rock et qui a sorti deux CD en 2013.

Avec Grinder Blues, dUg Pinnick pourrait très avoir trouvé chaussure à son pied. Il ne s'est pas foulé en s'alliant tout simplement à un binôme talentueux de frangins. Jeff "Jabo" Bihlman, guitariste et chanteur, et Scot "Little" Bihlman, batteur, percussionniste et chanteur. Deux musiciens émérites formant la base principale de The Bihlman Brothers. Un groupe très intéressant s'épanouissant tant dans le Heavy-rock que la ballade Southern-Rock, toujours avec touche Bluesy marquée et indélébile, et ayant déjà remporté un Emmy Awards.

Résultat de la fusion ? C'est du lourd. Un authentique Power-trio ! Du genre a manipuler avec précaution. C'est chargé en divers produits instables et hautement inflammable. On y retrouve l'esprit du ZZ-Top des deux premiers opus, de King's X (évidemment), de Cactus, de Hackensack, de Rufus Huff, de Truth & Janey, de Granicus, de Fanny Adams, et autres trucs relativement lourds affectionnant les rythmes en mid-tempo, adagio et lento, voire largo.
Comme le patronyme le laisse entendre, le Blues a une bien large place dans la musique du trio. Cependant, il s'agit d'un Blues qui a été transmuté par une forte dose d'électricité. En opérant comme l'avait fait les groupes des années 70, pour le muer en Hard-blues, puis carrément en Hard-Rock.
Le tout en privilégiant un son low-fi pour retrouver un son analogique, mat, organique.

Leur but avoué : reprendre des aspects du Chicago-Blues traditionnel des années 50 en lui donnant une tournure plus tordue ("...with a twisted"). - D'ailleurs certaines chansons ne sont rien d'autres qu'un hommage à leurs héros des douze mesures. -
Cela en essayant d'éviter les clichés du Rock (mais on en retrouve tout de même forcément quelques uns).
Un son lourd dispensé par un accordage en drop-C (soit Do Sol Do Fa La Ré ou C G C F A D) ; un accordage généralement utilisé par certains groupes de Métôl pour favoriser un son plus lourd. En plus, Jabo utilise des guitares Reverend (1) qui semblent privilégier les fréquences graves et aiment se rouler dans le grayou. Toutefois, on reste loin du Stoner, ou de Black Sabbath.
Quant à la basse de dUg, elle tutoie parfois celle de Jack Bruce à l'époque de West, Bruce & Laing (mais la comparaison s'arrête là, car les frères Bihlman sont moins vindicatifs, lourds et déjantés que Leslie et Ginger). On regrette alors qu'elle ne soit pas légèrement plus en avant.
Le tout sans perdre le côté simple et fun de la musique.

Dans l'ensemble, rien de vraiment nouveau... si ce n'est un Hard-Blues sincère, à l'image de la photo du disque : sombre comme un ciel saturé de dioxyde de carbone, solide comme l'acier, encrassée par l'activité urbaine, et à la structure piquée de rouille (les émanations d'oxygène brassées par un Mississippi capricieux ?). Une coloration urbaine revendiquée en dépit d'une batterie aux sonorités nettement boisées.

A ce jour, il semblerait que Grinder Blues soit ce que dUg Pinnick ait fait de mieux depuis l'aventure King's X.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2015 5:04 PM CET


Tough Love
Tough Love
Prix : EUR 15,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Son meilleur disque ?, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tough Love (CD)
Voilà des années que Tinsley Ellis écume les scènes d'Amérique-du-Nord, sortant ponctuellement d'honnête disque de Blues-rock (premier opus en 1988 sur Alligator Records), sans jamais vraiment percer. Pourtant, indéniablement, c'est un grand guitariste, pouvant aisément aborder tous les styles de Blues, en passant par la Soul, le Rythm'n'Blues et le Funk, s'acoquinant parfois avec le Heavy-Rock 70's (sachant que ce dernier est délaissé depuis quelques années). Et il n'a jamais réalisé de mauvais disques.

Alors ? Sa voix un peu sourde, au registre un peu limité, souffrant de trop de retenue, y est peut-être pour quelque chose. C'est surtout que sa voix ne suit pas la comparaison avec la flamboyance et le riche vocabulaire de sa guitare. Toutefois, cela ne l'a pas empêché de récolter les faveurs de la presse outre-Atlantique ; probablement encouragé par une sincérité sans faille, une carrière menée sans concession.

Aujourd'hui sous son propre label – du nom de son premier groupe Heartfixer, inauguré par son bon album instrumental « Get it ! » en 2013 - (chroniqué ici), Tinsley Ellis semble avoir pris un nouvel élan, gagnant encore en maturité et en talent. Ce que prouve ce « Tough Love » qui pourrait très bien être tout simplement son meilleur opus à ce jour. Le plus équilibré dans son ensemble, celui que l'on écoute d'une traite, et que l'on réécoute avec plaisir. Avec « Tough Love », Ellis semble avoir trouvé l'équilibre entre son timbre sourd et sa guitare.

Plus Blues que jamais, Ellis aime néanmoins toujours naviguer entre différentes humeurs. Sa versatilité ne lui permet pas de se cantonner à un style trop définitif et figé. A titre d'exemple, « Midnight Ride » marche sur les plate-bandes de John Mayall, tout comme " Give it Away", mais cette fois-ci en mode ballade (bluesy évidemment, et plus précisément en mode Clapton), tandis que « Hard Work » est un boogie-blues évoquant une rencontre entre Snowy White et Status Quo.
« Should I have lied » retrouve l'esprit des premiers slow-blues du grand Freddie King (hormis la voix, on s'y croirait).
Excursion dans le Blues à tendance rurale avec « Everything » qui rend hommage à Jimmy Reed – avec piano à la Otis Spann et harmonica (joué par Tinsley), en opposition avec « All the name of love », qui lui, plonge dans un Blues un rien FM et policé, entre Eric Clapton et Chris Réa.
« Leave Me » Blues up-tempo, respirant l'allégresse, évoquant l'esprit de B.B. King, et, en parlant de King, un "Blues-velvet -bulldozer" avec "The King Must Die" qui détourne le riff et le rythme du célèbre "Born under a Bad side" d'Albert King.
Et en final, last but not least, « In from the Cold », slow-blues ombrageux où résonne un orgue au parfum estampillé John Paul Jones, et sur lequel vient se greffer un gros solo découpé dans la roche du feeling le plus pur qui soit.

Dans son ensemble, un disque de Blues velouté, détendu et pondéré, délassant même, qui amène plutôt le prélassement dans un fauteuil moelleux (voire pour taper l'carton) que la danse, encore moins l'excitation fébrile.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 15, 2015 9:54 AM MEST


Revolucion
Revolucion
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The Dead Daisies durcit le ton, 6 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolucion (CD)
Ce combo est un repaire de filous qui savent appâter le poisson. En effet, ils la jouent fine en balançant en deuxième pièce d'artillerie, un brûlant « Evil », de Willie Dixon. Oui mais attention, un « Evil » version Cactus ! Oui, celle figurant sur le troisième opus, « Restrictions ». Avec une guitare qui fuzze et part dans des larsens comme celle de Jim McCarthy. Quant à John Corabi (ex-Moötley Crüe, Union et Ratt, -le remplaçant du regretté Jon Stevens-), il suit la voie tortueuse ouverte par Rusty Day sans finir au fond du ravin. Il gambade même sur cette passerelle vertigineuse. La suite tape dans le Classic-Rock qui ne déplace par des montagnes mais qui fait bien le job, ou même du High-Octane Rock'n'Roll avec le tonitruant "Devil out of Time" qui cultive le style "pas d'quartier" et "Empty Heart" de et avec Jimmy Barnes (!).
Ou des ambiances relativement plus tempérées avec "Make it the Best of it" se complet dans un Heavy-rock bluesy frais, limite réjouissant, entre Whitesnake et le Bad Co (ère Robert Hart). Et "Something I said" hésitant entre une ballade Bluesy à la Quireboys et une heavy, nettement appuyée, façon Guns'n'Roses, avec un soupçon de Nazareth.

"Get up, Get ready" est agrémenté de quelques épices Funky (guitares crunchy qui swinguent, parfum Fender) que l'on retrouve encore sur "With you and I" et sa rythmique relativement lourde (que l'on pourrait soupçonnée d'avoir été inspiré par "American Woman" de Guess Who et ressuscité par Kravitz) doublée par une talk-box en retrait. La frappe puissante du batteur évoque ici celle de feu-John Bonham. Ce qui n'est guère surprenant de la part de Brian Tichy. Néanmoins, ce n'est plus ce dernier qui tient les baguettes, car, apparemment, il a toujours la bougeotte et n'est présent que sur "Evil" et "Midnight Moses" (les deux reprises). Le petit nouveau est un certain Jackie Barnes... Oui, le fils de Jimmy Barnes.
Petit slow fantomatique de John Corabi, entre les Wings et Alice Cooper, qui permet d'entendre un peu plus Dizzie Reed qui souffre depuis le début, bousculé par les deux gratteux. On s'attendrait à ce que des violons viennent étoffer tout ça sur les dernières mesures. A la place, on a droit à la chorale... des A.A.A qui s'octroie un relâchement (ou plutôt une rechute).

De crainte que l'auditeur ne soit pris de torpeur, ces chevelus envoient un "My Time" qui n'est pas sans rappeler Tesla (d'ailleurs, Corabi a bien quelques intonations à la Jeff Keith), si ce n'est que Dizzie plaque quelques accords vibrants sur son Hammond (Gregg Rolie du temps de Santana).
Avec "Midnight Moses" le sextet fait une fois de plus preuve de bon goût et d'intelligence dans le choix de leur reprise en allant dépoussiérer ici une pièce du Sensational Alex Harvey Band, et en lui donnant plus de mordant.
Pour le final, "Critical" trompe son monde en débutant sur un mode de Rock éthéré avant d'exploser. Non loin du Rock singulier (actuel) des Danois de D.A.D. qui se plait à alterner entre différentes ambiances, pouvant aller d'un Rock froid et clinique, et mélodique à la fois, à de furieuses déflagrations Heavy plus Rock'n'Roll.

Avec la perte de Jon Stevens (ex-Noiseworks), The Dead Daisies perd complètement cette pertinente couleur (pastelle) Soul qui parvenait à trouver sa place entre ce duo de guitares mordantes et affamées (à l'exception de "Something I Said"). Avec pour conséquence, une musique qui peut paraître moins riche qu'auparavant.
Désormais, le sextet s'est recentré sur un Rock un tantinet plus conventionnel mais qui a toujours ce discernement de ne pas se perdre dans des démonstrations techniques (ou pseudo-techniques) inadéquates et stériles.
Dorénavant, le côté Sleaze et Heavy-rock est bien plus mis en avant. Ce qui devrait satisfaire les adeptes d'un Rock sans concessions, sans fioritures et sans faux-cols, et qui se passeraient bien des colorations Blues et Soul.
Moins bon que le 1er mais toujours du Heavy-rock de haut-niveau.
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Blue Room
Blue Room
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Descriptif du produit, 10 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Room (CD)
Sympa le descriptif du produit proposé...
C'est bien, mais pourrait-on traduire ou écrire en bon français ? Ne serait-ce que par respect pour les lecteurs et éventuels clients.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 21, 2015 9:27 AM MEST


The Royal Sessions
The Royal Sessions
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 L'hommage de Rodgers au label Stax et Otis Redding, 2 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Royal Sessions (CD)
Paul Rodgers nous avait déjà fait le coup du « tribut », il y a longtemps, avec le bon « Muddy Waters Blues » sorti au début des années 90, avec un guitariste invité pour chaque titre (de Buddy Guy à Slash, en passant par Brian Setzer et Brian May), chacun apportant alors sa touche, son propre son. Événement qui lui permis au passage d'être à nouveau propulsé sous les flashs des journalistes, lui (re) mettant alors le pied à l'étrier pour relancer sa carrière après une période d'interruption., avec tournées à l'appui.

Ici, Paul souhaite rendre hommage aux chanteurs qui ont forgés sa voix, tout en se faisant plaisir. En l'occurrence, les chanteurs et chanteuses de la Soul des 60's, et plus précisément Otis Redding (le chanteur qu'il apprécie le plus) et l'écurie Stax, avec en prime Albert King. Des artistes qu'il revendique fièrement comme influences, les considérant comme ses professeurs, et ayant servit de terreau à la musique de Free et de Bad Company.

Les pièces sont assez proches des originaux, avec cuivres et chœurs discrets à l'appui ; l'ensemble avec un son purement analogique qui devrait faire blêmir d'envie Lenny Kravitz. Et pour cause, enregistrés à Memphis même (sur le boulevard Willie Mitchell), au Royal's studios ; un lieu où sont passé Chuck Berry, Ike & Tina Turner, Bobby Bland.
Et on retrouve, sur ce "The Royal Sessions", certains musiciens qui ont participé à quelques unes de ces séances historiques. Une démarche voulue pour tenter de retrouver ce son particulier, à la fois chaud et velouté, profondément organique, qui a contribué à élever ces formidables compositions au rang de hit intemporel.

Paul Rodgers, c'est une Voix, et à plus de soixante balais, rien n'a changé. Sa voix, sa maîtrise, sa puissance sont toujours là. Il est toujours apte à ridiculiser la horde de brailleurs, de hurleurs et d'escrocs maniérés qui ont envahi les médias.
Même sur un titre du calibre de « I've been loving you too long », il chante à la perfection, sans chercher (ou avoir besoin) à en faire de trop, n'étant presque qu'un humble instrument au service de la chanson. D'ailleurs, le claviériste Révérend Charles Hodges Sr., (un vieux loup qui a joué pour James Carr, Tom jones, Al Green, Albert Collins, Boz Scaggs, Syl Johnson), aurait dit à Paul, après la clôture du premier enregistrement, qu'il pourrait avoir un avenir en tant que chanteur.

Si, par son apparente sobriété, ce disque peut ne rien apporter de plus à tous ceux qui connaissent sur le bout des doigts tout ce répertoire (quoi que), il devrait permettre de rappeler la haute et rare valeur d'un tel chanteur. Moins médiatisé que certains de ses compatriotes qui ont bénéficié des tabloïds grâce à leurs frasques et mondanités, ou encore de duos opportuns, ou encore d'une B.O., Paul Rodgers n'en demeure pas moins un des meilleurs chanteurs de l'univers Rock.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 5, 2015 2:46 PM MEST


The Dead Daisies
The Dead Daisies

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pures saveurs de Heavy-rock australien, 26 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dead Daisies (CD)
The Dead Daisies c'est le retour inespéré d'un grand chanteur : le Néo-Zélandais Jon Stevens.. Oui, le Jon Stevens qui officiait dans le regretté Noisework. (Et un temps dans une reformation d'INXS)
The Dead Daisies c'est du pur Rock Australien tel que le pratiquait Jimmy Barnes sur ces trois premiers opus. quelque chose comme du Hard-Rock'n'Roll ou autre Heavy-rock bluesy sincère, franc, organique, tout simplement humain. Rien d'ampoulé ou de gonflé, ni même de stéroïdé. Du Rock régénérateur, ravivant ; du Rock qui fait aimer la vie. Du Rock imparable, inaltérable, inébranlable. Le mystère d'une force métaphysique contrôlant les synapses, altérant les sensations positivement, pouvant remettre sur pied les plus moribonds (pourvu qu'il ait la foi).

L'opus démarre pratiquement comme un bon direct. Non pas un uppercut décisif, mais un bon p'tit direct dans l'pif, oui. Tel un kangourou passablement irrité, prêt à faire mordre la poussière aux blancs becs de passage. "It's Gonna Take Time" possède une bonne énergie que certains n'hésiteront pas à qualifier de Punk, tandis que d'autres, plus réservés, préféreront qualifier d'authentique High-Rock'n'Roll "made in Australia" (plus juste). Ce qui n'empêche pas ce titre d'avoir quelques couplets plus posés ; une feinte afin de mieux faire passer le coup suivant.
Une entrée en matière qui peut être trompeuse car ce premier disque ne repose pas sur des pièces létales. Comme le prouve la suivante, "Lock'n'Load", qui est bien plus mid-tempo, voire un rien mélodique, malgré la présence de Slash qui la lacère de ses traits de gratte portant sa marque.
Les pièces offensives sont minoritaires. Dans le genre, on a "Bible Row" qui a cet appoint, cette maîtrise et cette désinvolture tels que le pratique Cheap-Trick sur ces morceaux Rock'n'Roll, sachant marier le High-Octane avec le Power-Pop avec une facilité et un naturel déconcertant. Il en est de même du "Talk to Me" qui clôture presque l'album comme il a commencé.

The Dead Daisies n'est pas un groupe de Hard-Rock lambda, du moins dans le sens où on l'entend généralement aujourd'hui. Point de grosses guitares ici, ni de batterie du type "charge des trolls au gouffre de Helm", de riffs sidérurgiques, ou encore de chant à gorge déployée ou de cris de frappa-dingue en pleine crise de delirium. Ce serait plutôt, et tout simplement, un groupe de Rock. Du Rock buriné par le désert de Gibson, abreuvé à la Cooper's Sparkling ou la Victoria Bitter, et restauré aux Mod'Oz.

Des titres tels que "Washington", "Yeah, Yeah, Yeah", "Miles in Front of Me", "Man Overboard" et "Tomorrow" auraient été adéquate pour faire la bande son de l'excellent "Red Dog" (clic) tant ils semblent marier la rudesse des hommes déracinés, leurs espoirs et leurs craintes, leurs joies et leurs peines, les grands et magnifiques espaces de ce vieux continent, la poussière et les vents chauds de ces lieux, les conflits idiots et l'espérance de trouver le vrai amour ; qui est parfois tout près, et que l'on ne voit pas (on dit l'homme aveugle). Presque du Heavy-Rock prolétaire, pas loin d'un Bob Seger (70's) en plus cossu et direct (remember "Working Class Hero" ?).

Sans se démarquer totalement du lot, de l'ambiance et de la couleur générale, quelques chansons ralentissent le tempo et clament l'humeur.
"Yesterday", regard introspectif et néanmoins pudique aux manquements passées, précisément en matière de tolérance, de compassion et d'amour.
"Writing on the Wall" donne la sensation d'être porté par le vent, planant au-dessus de l'agitation humaine et posant un regard désabusé sur les futilités de l'homme. Ne comprennent'ils donc rien ?
Deux morceaux qui hésitent entre ballade bluesy et chanson Soul-pop, menaçant parfois de se laisser happer par le versant Rock toujours sous-jacent.
On s'attaquerait presque au Blues avec "I Can't Fight this Feelin'" si la forte personnalité de Stevens ne venait pas le teinter irrémédiablement d'une Gospel-pop. Une réminiscence de Noiseworks.
Il y a une dimension foncièrement humaine dans ces chansons de Heavy-pop-rock rugueux qui semblent s'adresser à l'âme (du moins, celles qui ne sont pas totalement corrompues).

Jon Stevens semblait à l'étroit dans INXS. Ici, il s'épanouit, retrouvant une seconde jeunesse. Il redonne un sens à sa voix qui a retrouvé un écrin digne d'elle. Cette voix, qui pourrait être le trait d'union entre Jim Kerr et Jimmy Barnes, a la faculté de propulser n'importe quel morceau vers des sommets Rock tout en gardant un souffle Soul. Parfois plaintive, presque implorante, elle n'en conserve toujours un film de hargne, un mordant propre aux hurleurs Aussies.

The Dead Daisies reprend dans ses concerts des titres aussi divers que "Helter Skelter", "Crazy", "All Right Now", ainsi que "Fly" (une pièce de Funk lourd écrite et interprétée par Stevens & John fields pour le film d'animation "Planes").

Longue vive et prospérité à The Dead Daisies. Et si la fortune ne profite pas à ce formidable groupe, c'est que vraiment, mais vraiment, il n'y a plus d'espoir. La justice n'est pas de ce monde.
Sans hésitation aucune, un des disques de l'année 2014.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 21, 2016 7:27 PM CET


Soul Bender
Soul Bender
Prix : EUR 22,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Blues-Rock de 1er choix, 26 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soul Bender (CD)
Avec « Soul Bender », David renoue avec ses habitudes pré- »Vibes » (soit avant 2008) consistant à inclure de nombreuses reprises dans ses albums.
Cependant, comme auparavant, une des qualités de ce monsieur, c'est qu'il ne se contente pas (comme le font tant d'autres) de reprendre des classiques éculés du patrimoine de la musique afro-américaine, des scies maintes fois rabâchées - pour assurer ses arrières ou justifier son appartenance au genre - ou encore par manque d'inspiration. Non, le gaillard aime prendre des risques. Il lui est même arrivé d'aller titiller la sensibilité des puristes en allant piocher des compositions de prime abord plutôt étrangère au genre, mais dont il a décelé une trame Blues qu'il exacerbe, car David a l'art et la manière de les associer sans douleur à son répertoire Blues-rock.

Précédemment, il y avait eu « Personal Jesus » (Depeche Mode) et « Gold » (John Stewart), il y a maintenant « The Way You Make Me Feel » du petit Michael, qu'il a libéré de tous ses oripeaux (de la chanson, pas du bonhomme) pour en faire ressortir toute sa sève Soul (et en mettant à la poubelle les artifices synthétiques), en la parant d'un Blues cuivré à la B.B King ; fameux. Et aussi « The Changeling » des Doors (mais ce dernier est plus évident) dans une version plus hargneuse.
En plus classique, « Please Find My Baby » d'Elmore James fait feu de tous bois en ouverture, avec cette slide névrosée qui mitraille à vue, mais avec classe et tenue. Par contre, « I Found A love » de Wilson Pickett, qui, malgré une bonne interprétation, est un peu poussif. Il en est de même pour la version de "Whiskey Train" de Procol Harum (ère-Robin Trower, of course) qui permet de rappeler que l'univers de ce groupe ne se limitait pas au mythique « Whiter Shade of Pale ». Avec une minute supplémentaire pour rendre hommage au style particulier de Trower, développé lors de sa carrière solo. C'est bien joué, certes, toutefois ce bonus dénote avec le reste du disque ; avec ce sentiment que, une fois n'est pas coutume, David en fait trop.
Quid des propres compositions de Gogo ? Et bien, elles n'ont certainement pas à rougir à côté des excellentes reprises d'Elmore James et de Jackson. Au même titre, elles figurent dans le haut du panier. Et on y inclut celle de son pote Wyckham Porteous (« Was it Love »). Hormis le superbe Soul-blues « Time is killing Me », David a écrit de purs titres de Heavy-boogie-blues-rock remuant et cossu, pourvus de soli concis et ébou-riffé. Un régal.Certaines âmes pointilleuses pourront reprocher une production plus brute, un peu plus compressée, ramassée, moins clinquante que précédemment.
Un choix (?) nécessaire pour une atmosphère plus roots, enfumée, mais qui certes manque un tantinet de dynamique.

Finalement , le petit point faible de « Soul Bender » n'est constitué que des covers de Pickett et Procol Harum, qui ne sont pas des catastrophes non plus.
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