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Contenu rédigé par N. VAN
Classement des meilleurs critiques: 2.497.465
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Commentaires écrits par
N. VAN "Madealone" (Juvisy)
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Crimson Peak [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook] [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
Crimson Peak [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook] [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Mia Wasikowska
Prix : EUR 15,00

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Crimson Silent Peak Hill, 23 février 2016
« Quel dommage ! ». C'est bien là la première chose qui nous vient à l'esprit lorsque l'on pense à Crimson Peak. La dernière oeuvre de Del Toro s'appuie malgré tout sur une première partie vraiment très réussie et audacieuse (voire culottée) durant laquelle le réalisateur prend le pari d'immerger d'emblée son spectateur notamment en venant « casser » certaines conventions propres au genre. Le spectateur se retrouve ainsi plongé au cœur de ce nouveau conte horrifique, à la technique absolument monstrueuse, avec lequel Guilllermo Del Toro semble condenser tout son cinéma sur 2h. Malheureusement, Crimson Peak en vient étrangement à manquer de cœur même si, paradoxalement, on sent ici tout l'amour de Del Toro pour son œuvre. Cette dernière proposition du metteur en scène mexicain est d'ailleurs très similaire au Silent Hill de Christophe Gans tant celui-ci, malgré la sincérité de son auteur sur tous les plans, partage exactement les mêmes problématiques auxquelles le réalisateur de Crying Freeman s'était déjà retrouvé confronté à l'époque.

Si Crimson Peak n'est clairement pas un mauvais Del Toro (et encore moins un mauvais film), celui-ci reste malgré tout l'œuvre la plus désincarnée de son auteur, malgré toute sa sincérité et sa beauté visuelle qui en découle.

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Star Wars - Le Réveil de la Force [Combo Steelbook Blu-ray 2D + Blu-ray Bonus + DVD]
Star Wars - Le Réveil de la Force [Combo Steelbook Blu-ray 2D + Blu-ray Bonus + DVD]
DVD ~ Harrison Ford
Proposé par Play Recycle
Prix : EUR 17,99

13 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le non-réveil de la force, 23 février 2016
Si, du côté des déceptions de 2015, il y a bien un film qui peut prétendre tenir la première place de ce top, c'est bien malheureusement Star Wars.
Pourtant, tout semblait être réuni pour que cette suite directe, au-delà de toute considération, nous fasse simplement passer en cette fin d'année un ultime et dernier bon moment de cinéma.
Durant les trente premières minutes, la magie Star Wars opère. Séquence après séquence, on se dit qu'effectivement, il y a qu'une telle saga pour réussir à nous procurer cet émerveillement unique. Malheureusement, et ce dès les premières révélations de l'intrigue dévoilées, on prend littéralement peur. Mais vraiment. Et plus les minutes défilent, plus on continue à se dire qu'il y a là un véritable problème qui ne fait que grossir encore et encore jusqu'à ce que l'on se retrouve limite embarrassé, c'est dire !
Le problème n'est pas tant que J.J Abrams nous resserve sur un plateau des éléments directement tirés du passé de la saga, jouant par là à fond la carte de la nostalgie. D'ailleurs, des œuvres inspirées directement d'autres d'autres (que ce soit par le biais de la réalisation ou du scénario), tout sauf originales, il y en a un sacré paquet. Et pourtant, lorsque celles-ci sont maîtrisées de bout en bout, principalement grâce à une bonne histoire, cela ne les empêche jamais d'exister et de réussir à trouver leur place.
Non, la raison est toute simple. Le problème vient de la façon dont Abrams construit et met en place ses histoires notamment depuis qu'il est passé du petit au grand écran. Car, la « touche Abrams » (si certains la cherchent encore), c'est de toujours inscrire sa narration dans un perpétuel mouvement. Dans Mission Impossible 3, il a cette idée judicieuse de transformer Tom Cruise en une sorte de particule hyperactive et constamment en surrégime dès que celle-ci finissait par rentrer en contact, au sens littéral, avec les éléments qui viennent composer son intrigue. À l'arrivée, cette première tentative d'Abrams sur grand écran est l'occasion pour lui de tester cette formule induisant un rythme effréné, l'intérêt final pour le spectateur étant de voir comment et quand ce flux constant va finir par prendre fin. Dans Star Trek, c'est avec la ligne du temps qu'Abrams décide de jouer. Quoi de mieux comme « matière » pour articuler une fois de plus sa narration autour du mouvement ? Toute la séquence de l'embarquement en urgence de Kirk sur l'Enterprise jusqu'à son débarquement sur le foret des Romuliens est un modèle dans le genre. Elle est d'ailleurs, à l'image près, similaire à la séquence du Vatican de Mission Impossible 3 où la splendide composition de Michael Giacchino finissait d'orchestrer un ballet de mouvements mémorables.
Et si cette formule marchait si bien avec Mission Impossible et Star Trek, c'est tout simplement parce que leur base était soit complètement nouvelle, soit relancée pour repartir de zéro, et Abrams de pouvoir modeler sa narration en mouvement autour de celle-ci, sans connaître de véritable accroc. Le problème avec ce Réveil de la Force, c'est que sa base fait directement suite aux événements de l'épisode VI et que la formule d'Abrams ne peut venir s'appliquer ici de manière naturelle. Du coup, technique à part (puisque globalement sur ce point-là il n'y a rien à redire) c'est la narration qui en prend un sacré coup. Certaines révélations de poids (qui ne sont pourtant pas de mauvaises idées), finissent par être jetés au visage du spectateur « comme ça », sans que celles-ci ne puissent avoir un minimum de temps pour être correctement amorcés et à l'arrivée, c'est bien l'émotion qui en pâti. L'un des rares moments où la fameuse formule d'Abrams fonctionne dans Star Wars reste celui où il réintroduit le Faucon Millénium (séquence très similaire aux autres citées plus haut sur Mission Impossible et Star Trek), tout comme ces toutes dernières minutes vraiment très belles où deux regards se croisent à la fin du film, baignant dans ce fameux flux (ici mis en scène via un long traveling circulaire) avant que le générique de fin n'apparaisse pour le couper. Mais hélas, on ne cesse de se dire qu'il est trop tard, que le mal est déjà fait et que ce mouvement auquel a voulu nous convier Abrams n'a cette fois-ci pas su nous emporter.
Enfin, tout n'est pas à jeter dans Le Réveil de la Force car on sent (malgré les défauts) la sincérité qui émane de l'entreprise. Alors c'est peut-être fait de manière maladroite, ou peut-être que J.J Abrams aurait été un choix plus judicieux pour le troisième volet de cette nouvelle trilogie...

Quoi qu'il en soit, c'est assurément LA déception de l'année 2015 !
N.Van

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Hacker [Blu-ray + Copie digitale]
Hacker [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Chris Hemsworth
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 11,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Thriller 2.0, 23 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hacker [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Que les temps semblent être difficiles pour Michael Mann et pourtant il est étrange de constater que Hacker jouisse d'une si mauvaise réputation. Contrairement à ce qui se passe en France, où le cinéma du réalisateur semble toujours éminemment respecté et respectable, il semblerait que la rupture avec le public américain soit cette fois définitive. Quant à Hacker, il porte effectivement en lui tout ce qui est constitutif du cinéma de son auteur. Mann étant un cinéaste d'ambiance plus que de spectacle (le style Michael Mann est même souvent anti-spectaculaire), chez lui c'est toujours l'émotion qui prime, même s'il essaye ici de booster le genre thriller. Et, contrairement à ce que l'on peut penser après un premier visionnage, Hacker est un film définitivement riche en émotion, autant qu'en action. Globalement, le style du réalisateur y est même beaucoup moins artificiel et fonctionnel que sur Public Enemies (l’œuvre la plus faible de sa filmographie). Cependant, ce serait mentir que de prétendre que cette dernière proposition de Michael Mann fonctionne sur le spectateur du premier coup. En effet, Hacker est typiquement le genre de film qu'il faut impérativement laisser reposer après visionnage, afin de l'apprécier à sa juste valeur un peu plus tard lors d'une seconde vision.
C'est un fait. Quand Michael Mann parvient à résoudre cette équation pourtant si délicate qui est d'allier le fond à la forme, il en résulte toujours des œuvres fascinantes, des objets de cinéma uniques et riches en expérimentation sensorielle, allant totalement à contre courant (voir à contretemps) de ce que propose globalement le cinéma Hollywoodien dans le genre.

Alors au choix vous trouverez Hacker, cette œuvre conceptuelle, radicale et cérébrale chiante comme la mort ou, à l'inverse, vous y verrez un thriller palpitant (réellement 2.0 pour le coup), qui pue la classe à tous les étages. Et que dire de cette séquence finale absolument sublime ! Un climax complètement surréaliste à la limite de l’onirisme que seul un réalisateur comme Michael Mann a la capacité de mettre en boite.


The Visit [Blu-ray + Copie digitale]
The Visit [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Olivia DeJonge
Proposé par Idstock
Prix : EUR 11,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Shyamalan retrouve ses esprits !, 23 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Visit [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Il est de retour et il va mieux.
Shyamalan profite de son petit transfert chez Blumhouse pour livrer une commande riche en surprises. Alors certes, The Visit restera assurément l’œuvre la moins élégante et la moins forte « spirituellement » de son auteur, mais elle témoigne en tout cas d'une vraie santé et d'un panache retrouvé. Quelque part, c'est un peu un pot-pourri de tout ce qui fait la saveur du cinéma du réalisateur en 1h30 : c'est drôle, flippant, triste...Le spectateur, quant à lui, se retrouve complètement paumé dans ce déluge de sensations aux côtés des formidables (et terriblement flippants) Deanna Dunagan & Peter McRobbie. Pour le reste, votre serviteur s'arrêtera là puisque tout a déjà été dit sur cette dernière proposition cauchemardesque de M. Night Shyamalan dans un papier que vous pouvez toujours retrouver dans nos colonnes !

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Au coeur de l'ocean [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
Au coeur de l'ocean [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Chris Hemsworth
Prix : EUR 22,99

13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du classique à l'Américaine comme on en fait (presque) plus., 23 février 2016
Projet titanesque tué dans l’œuf par son propre studio, la dernière oeuvre du réalisateur de Willow mérite pourtant largement que l’on prenne le temps de la découvrir. Ne serait-ce que pour passer un merveilleux moment de cinéma, eh oui, rien que ça !
C'était sans compter hélas sur une communication et une gestion de calendrier absolument désastreuse de la part de la Warner, de sorte que la dernière oeuvre de Ron Howard termina sa carrière en salle tout droit au fin fond des abysses.

Toutefois, c'est en toute humilité que la rédaction de MoviesCloseup espère changer quelque peu la donne, en vous proposant ce papier à l'occasion de la sortie du bluray/dvd. Nous avons effectivement cette modeste ambition de vous convaincre de découvrir ce magnifique Au cœur de l'océan ! Et si Rush reste encore son meilleur film, cette dernière proposition de Ron Howard confirme (malgré son cuisant échec) que le metteur en scène en a toujours clairement sous le coude.

Vous l'aurez compris, Au cœur de l'océan fait parti de nos coups de cœurs de l'année 2015
Du classique à l'Américaine comme on en fait (presque) plus.

N.Van

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Oblivion [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
Oblivion [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Tom Cruise
Prix : EUR 19,46

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Avec petit Tom, on fait toujours une bonne équipe" par Vincent N.Van, 17 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblivion [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook] (Blu-ray)
« Cruise les bons coups »
Tom cruise a vraiment du flaire. Après « Minority Report », « la Guerre des mondes » et en attendant « All you need is Kill » de Doug Liman, l'acteur ajoute un 3ème film de science-fiction à sa filmographie. Un style cinématographique qui revient peu à peu dans la lumière à l'approche d'Elysium et du prochain Star Trek.

Bref, visiblement Oblivion cartonne et c'est même l'un des plus gros démarrages dans la carrière de Tom Cruise. « L'homme » pour qui le public est toujours autant circonspect sur sa réelle nature nous montre une fois de plus qu'il est toujours au top, tant physiquement que dans son jeu. Certes, l'on pourrait reprocher à Tom Cruise d'être en pilote automatique et de nous ressortir encore et toujours sa même palette d'émotions mais mine de rien, celle-ci fait mouche dans Oblivion. « Ça fonctionne toujours » comme dirait l'autre.

C'est sans doute là que réside la qualité de cette acteur et sans doute grâce au fait qu'il ne bosse jamais avec la concurrence. En dehors de ses récentes collaborations avec Jeremy Reiner, l'étoile montante qu'il a côtoyé dans « Mission Impossible 4 » et de Colin Farell dans Minority Report il faut remonter à 1994 et « Entretien avec un Vampire » pour constater sa dernière collaboration avec une star, qui à l'époque n'en n'était qu'une en devenir : Brad Pitt. Mais voilà Tom, c'est le patron et sur les grosses productions (pour ne pas dire la majorité de ses choix de carrière) le « Monsieur » ne partage pas l'affiche et ne s'entoure que de splendides actrices. Et oui, on ne bosse pas « avec » Tom Cruise, on bosse « aux côtés » de Tom Cruise et c'est une chance à saisir lorsqu'elle est donnée car cela représente, comme pour Reiner Farell ou Pitt, un instant d'une vie dans la carrière d'un acteur de cinéma. Qui, à l'heure actuelle, peut se targuer d'avoir été sous la direction des Kubrick Spielberg, Stone, De Palma, Scott, Pollack, Redford, Mann... ? Personne. Tom Cruise n'est pas une star de cinéma, c'est aujourd'hui encore LA star de cinéma par excellence.

Je ne parlerai pas ici du scénario d'Oblivion, l'important étant vraiment d'en savoir le strict minimum sur l'histoire pour pleinement en profiter. Le second film de Kosinsky n'est pas encore LE film de SF qui sera rangé au côté de Blade Runner, mais il arrive cependant à s'immiscer sans mal au sein de ces bons petits films de science-fiction qu'ont été Sunshine, Source Code ou encore Looper dernièrement. Kosinsky traine malheureusement toujours les mêmes défauts que sur sa première réalisation. A sa décharge, la base scénaristique de Tron à l'époque n'était déjà pas très épaisse. Ce qui a rendu ce film « culte » c'était bien entendu son aspect technique et novateur lorsqu'il est sorti en 1982 et non pas son scénario. Il faut néanmoins reconnaitre que durant toute la séquence finale de Tron Legacy, Kosinsky a su donner un côté épique et tragique au film et a accessoirement donné à la franchise un début « d'âme », ce qui n'était foutrement pas gagné d'avance lorsque l'on y repense mine de rien.

Ce petit quelque chose qui manque et qui aiderait pourtant le spectateur à s'immerger d'avantage émotionnellement dans l'histoire se retrouve dans Oblivion. Mais tout comme sa dernière réalisation, il arrive néanmoins à proposer un univers solide, magnifié par des images sublimes qui parfois arrivent à nous « toucher » avec grâce. Par exemple ce traveling au ralenti du drone qui avance sur Jack, allongé sur le sol (séquence qui me hantera encore pour un moment dans ma vie de cinéphile) est la preuve que lorsque Kosinsky veut, il peut. N'oublions pas non plus l'autre point indéniable de tout film de SF : l'univers sonore. Sur ce point, le travail a dû être colossal et le résultat s'en fait ressentir : c'est irréprochable. Le « langage » sonore des Drones ou encore celui du vaisseau de Jack sont tout simplement ahurissants. Tout ce travail acoustique autour d'Oblivion est léché comme jamais et nous procure une sensation inédite que l'on ne vit que bien trop rarement au cinéma. La bande-son du film, réalisée par le groupe M83, est elle aussi de très bonne facture. Le groupe d'Antibes n'invente rien (encore les bouuuum bouuuuum d'Inception qui ont été repompés) mais son thème principal reste agréable à entendre et quelques morceaux vraiment sympathiques comme Fearful Odds, Supercell, Waking up ou encore StarWaves se laisse écouter sans mal.

Même si le film à ses défauts, ses autres qualités s'approchent suffisamment de l'excellence pour nous faire passer un très bon moment de cinéma. La direction artistique est proprement hallucinante de beauté et le mixage sonore d'une pureté sans commune mesure ! Oblivion est bien LA dernière vitrine technologique et visuel du moment.
Ne reste plus qu'à l'architecte de trouver le juste équilibre pour entrer dans la cours des grands réalisateurs de cinéma. On prend les Paris ?

Par Vincent N.Van


End of Watch [Blu-ray]
End of Watch [Blu-ray]
DVD ~ Jake Gyllenhaal
Prix : EUR 19,21

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "I love you my brother" par Vincent N.Van, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : End of Watch [Blu-ray] (Blu-ray)
Introduction :
Depuis les années 2000, l'ex officier des Marines David Ayer s'est trouvé une véritable reconversion au sein du 7ème art. A la base scénariste, Ayer s'est beaucoup inspiré de son enfance et des quartiers chauds de South Central dans lesquels il a grandi pour écrire ses scénarios. Un parcours atypique qui lui a valu une véritable renommée dans l'univers des polars musclés. C'est tout de même grâce à lui qu'une franchise comme Fast and furious en est là où elle est aujourd'hui. Sans oublier la carrière d'Antoine Fuqua (Shooters, Un tueur pour cible...) qui a décollé ainsi que celle de Denzel Washington qui au passage raflait son tout premier oscar en tant que meilleur acteur grâce à son rôle de flic ripou qu'il incarne dans Training Day. Passé depuis peu à la réalisation, Ayer confirme une fois de plus avec End of Watch tout le talent qu'on lui connait et peu pourquoi pas prétendre à embrasser une carrière de grand cinéaste à l'avenir. Marchant sur les pas d'un certain Michael Mann pour qui il porte une affection toute particulière, Mann est pour Ayer un véritable père spirituel et est pour lui sa principale source d'inspiration.

In the street :
Malheureusement avant de pouvoir arriver à une tel consécration, David Ayer devra encore patienter un petit peu mais le réalisateur/scénariste est bien sur la bonne voie, nous y reviendrons. Commençons d'abord par le principal problème d'End Of Watch. En réalité c'est qu'Ayer veuille absolument donner une justification à son choix esthétique qui s'est porté vers celui du « found-footage ». Effectivement c'est un petit peu la mode depuis Cloverfield et la franchise Paranomal Activity. Le procédé n'est pas du tout une mauvaise idée en soit, loin de là, car effectivement lors de certaines séquences, le rendu s'avère être suffisamment inédit (dans le contexte) pour accentuer une certaine immersion. Malgré tout, on ne peut s'empêcher de penser que si Ayer avait opté pour un procédé plus « classique », le rendu aurait eu tout autant de punch voir même plus. Le réalisateur/scénariste tombe dans le piège de « l'effet de mode » n'arrivant tout simplement pas à tenir ce concept sur toutes ses séquences, s'obligeant parfois à s'extirper du format pour tout simplement « repasser » derrière une caméra de cinéma. Là ou REC ou encore Le projet blair witch ne trichaient pas et nous faisaient voir uniquement les choses à travers un seul et unique objectif.

« I love you my brother »

Le vrai point fort d'End of Watch reste la qualité de son scénario. Foutrement bien écrit, Ayer signe une petite œuvre brute qui met en scène le quotidien de deux flics de South Central interprétés par Jake Gyllenal et Michael Peña. Le thème de « l'amitié virile » est bien entendu au centre des débats. Gyllenhaal et Peña s'effacent purement et simplement du cadre pour faire place à de vrais personnages. Non pas des personnages de cinéma mais bien de ceux qui font surement parti de ces différentes brigades qui sillonnent les quartiers chauds de Los-Angeles et parfois au péril de leurs vies. Des personnages forts qui, aux milieux d'interventions musclés, parlent de leurs familles, leurs états d'âmes, leurs rencontres ou pratiques sexuelles...Bref, tout ça aurait pu être très « bateau » et faire office de remplissage mais c'est justement sans compter sur la somptueuse plume de David Ayer que tous ces petits détails liés aux personnages fonctionnent à merveilles et sont parfaitement bien intégrés au récit.

Conclusion :
Avant d'arriver à la hauteur d'un Michael Mann, Ayer prend quand même le temps de signer avec End of watch un vrai (bon) drame humain qui met en scène des héros sans costumes ni masques où un ultime acte final reste un petit chef d'œuvre à lui tout seul. Dommage que le procédé du found foutage ne prend qu'avec parcimonie par ailleurs, ce n'est qu'à la toute fin que cette fameuse « caméra vérité » nous fous vraiment les boules. Vraiment !

Par Vincent N.Van.


Need for Speed [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition boîtier SteelBook] [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition boîtier SteelBook]
Need for Speed [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition boîtier SteelBook] [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Aaron Paul
Prix : EUR 24,21

8 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Une adaptation (enfin) réussie" par Vincent N.Van, 17 juillet 2014
Introduction :
A vue de nez « ça sent pas bon » comme dirait l’autre. Puis on ne va pas se mentir (pas entre nous, jamais) mais le choix d’Electronic Arts qui fût celui d’adapter Need For Speed sur grand écran tenait plus de la grosse blague qu’autre chose. Après l’annonce officielle ainsi qu’une date de sortie fixée naît forcément par la suite une curiosité mal placée. Mal placé dans le sens où l’on tenait tous à être là, « témoin de la chose ». Devenant d’un seul coup adepte du sado-masochiste cinéphilique. Un peu comme faire la démarche d’aller voir un Paul W. S. Anderson : « on sait que c’est pourri ou que ça risque de l’être mais on y va quand même ». Au pire on dira être « agréablement surpris » à l’arrivée.

Et si Need for speed pourrait bien être à l’heure d’aujourd’hui la meilleure adaptation de jeu-vidéo au cinéma ?

De base, c'est quand même un bourbier :
Malgré le fait que ce projet soit l’adaptation d’un jeu vidéo mondialement connu de tous (même de votre grand-mère, celle qui vous en a gentiment offert un pour Noël ou votre anniversaire), rien n’aide ou n’a vraiment aidé ce projet. Pour commencer, on parle quand même juste d’un jeu ou le plaisir du joueur réside dans des courses, des poursuites entre concurrents et flics rien de plus. Pas de scénarios exception faite de The Run dont cette adaptation reprend (un peu) l’idée principale. Pas de matières un tant soient peu consistantes ou originales de prime à bord. NFS ce n'est pas encore Metal Gear ni Last of Us c’est juste un jeu de caisse ! Alors certes la série a toujours possédé sa propre identité mais de là à vouloir en faire un film... Puis le souci c’est que cette identité fait légèrement écho à une autre franchise cinématographique qui n’a jamais autant raflé à chaque nouveaux volets, je veux bien sûr parler de Fast & Furious

On se dit donc : « à quoi bon ? ».

Non seulement le projet risque de se casser la gueule comme presque toutes les licences de jeux vidéo adaptés au cinéma (oui presque, j’ai bien aimé Doom moi), mais en plus ça risque de faire doublure voir même un peu tâche tant la franchise des F&F à l’air d’aller de plus en plus loin, enchaînant qui plus est succès après succès et bonnes idées. Que ce soit au niveau de son casting (la franchise a l’air de s’orienter vers un délire à la Expendables), du choix des producteurs d’avoir embauché James Wan pour le prochain épisode, que des scènes d’action toujours plus hallucinantes. NFS lui, doit donc difficilement faire ses preuves auprès des joueurs en ayant la lourde tâche de balayer leurs appréhensions (toujours frileux de probablement assister à une licence de plus flinguer par le 7ème art), de ceux qui ne voient pas l’intérêt de faire une pâle copie de F&F et le tout avec aucune tête d’affiche un tant soit peu bankable ! Pas étonnant que le film fût un semi-échec aux États-Unis en plus du faite que la version 3D du film soit visiblement imposé par le distributeur (je ne sais pas pour vous mais je n’ai pas eu le choix que de le voir en 3D). Puis on n'a absolument rien contre Aaron Paul bien au contraire, on l’aime bien le type. Mais le balancer au beau milieu de ce bourbier en espérant que la star de Breaking Bad fasse des entrées sans aucunes véritables têtes d'affiche à ses côtés, c’est quand même suicidaire

C’est ainsi que plusieurs suppositions viennent à nous. Soit les producteurs en ont une grosse paire en s’imaginant que s’appuyer uniquement sur la licence NFS suffirait, soit ils eurent suffisamment confiance en eux, voyant en Scott Waugh et son équipe de vrai et véritables intentions de bien faire.

Et pourquoi pas tout ça en même temps ?

NFS World :
Car qui aurait pu imaginer une seule seconde qu’un grand directeur de cascade de son état (pour qui NFS est seulement son deuxième long-métrage) puisse arriver à transcender le peu de substance mise à disposition afin de réaliser un excellent divertissement à l’arrivée ?

Les 15 ou 20 premières minutes font indéniablement penser au premier volet de F&F. Introduction des personnages dans un garage, rodéo de nuit... Cela dit, ici il n'y rap, ni dubstep et encore moins de nanas short « ras la moule » faisant de la drague aux pilotes. Première différence notable, le ton du film. L’univers de Need For Speed dépeint de jeunes et beaux pilotes à la petite gueule d’ange sympa. Quand l’un détient « le petit garage du coin » de papa qui est décédé, l’autre dirige celui de « la grande ville » et est plus confort (du moins c’est ce qu’il prétend). Bref, pas de vannes ou presque. On se respecte, on reste gentleman en toutes circonstances, même avec le mec qui vous a piqué votre ex ! Clairement à partir de là Need For Speed prend le risque de jouer dans sa propre catégorie. Vous n’aurez pas de plans sur des muscles luisant après 3-4 mandales, les mecs ne se baladeront pas torse poils en marcel blanc pour vous montrer qu’ils ont bien taffé à la salle de muscu, la gente féminine du film est toujours belle, quasi innocente et respectée... Eh non, on n'est pourtant pas dans un Disney.

De l’univers de NFS, Scott Waugh et John Gatins (auteur du scénario) récupèrent aussi la trame de The Run.

Épisode sorti en 2011, The Run mettait en scène Jack Rourke. Un pilote en fuite qui devait rallier San Francisco – New York, traversant chaque itinéraire tous plus dangereux les uns que les autres aux côtés des flics et autres coureurs. Ce premier volet faisait la part belle aux différents décors que pouvait traverser le joueur. Centres villes, montages, Grands canyons... Les paysages étaient tous somptueux, servi par une ambiance et une immersion très cinématographique notamment aussi grâce à une bande-son cohérente car constamment au service de la mise en scène (les morceaux étaient soigneusement choisis en fonction des décors puis des événements que l’on traversait). Même si à l’arrivée le premier vrai scénario tant promis par les développeurs d’EA BlackBox tenait plus du pétard mouillé qu’autre chose, The Run reste néanmoins le volet qui se rapproche le plus de l’adaptation de ce Need For Speed au cinéma. En effet, Tobbey Marshall incarné ici par Aaron Paul devra lui aussi traverser les États-Unis le plus vite possible pour participer à la mythique « De leon ». Une course illégale organisée par un homme se faisant appeler « Monarch » (incarné par Michael Keaton). Tobey Marshall espère ainsi y retrouver Dino Brewster, l’homme responsable de son incarcération suite à une course qui a mal tourné.

Alors autant on peut se poser quelques questions au début mais on se laisse (étrangement) très facilement emporté au fur et à mesure du temps qui passe. En parlant de temps, j’ai été surpris d’apprendre que le métrage durait 2h10 (!). Là où l’on s’attendait tous à plutôt voir un directo/vidéo d’1h30 « emballé et vite expédié », sachez qu’au contraire Scott Waugh et John Gatins décide clairement de prendre leurs temps afin de poser puis de définir clairement cet univers, l’histoire et les personnages qui le compose. Même si ça reste simple et qu’un sentiment de « déjà-vu » vous traversera sans doute plus d’une fois, bah ça fonctionne. En tout cas ça l’a été pour moi.

On est pris au jeu (hum), attendant patiemment les séquences d’actions qui viendront se greffer au Run de Tobey Marshall pour voir comment toute cette mixture va prendre.

Réalisation :
S'il y a bien un secteur sur lequel cette adaptation fût attendu au tournant (hum) c’est bien sûr sa réalisation. On attendait avec Need For Speed des courses ou des scènes de poursuite au moins tout aussi sympathique que sur F&F. C’est d’ailleurs pour ça qu’on se déplace principalement non ? Rassurées aussi sur ce point, les scènes de courses sont vraiment bien orchestrées et impressionnantes de réalisme. Scott Waugh tenait absolument à réaliser toutes les cascades en live, à l’ancienne sans SFX et ça se voit. Un crédit supplémentaire à apporté à l’ensemble du projet. C’est lisible, pas sur-découpé et monté à la hache, certaines scènes d’action regorgent de petites astuces bien venues comme l’ajout d'une go-pro pour un shoot a priori impossible pour une caméra de plus grande taille. La sensation de vitesse est vraiment très naturelle, ça va vite, très vite ! Il serait aussi intéressant de savoir comment certains accidents ont pu être réalisés tant l'impression de réalisme s'avère être bluffant. Les acteurs ont dû eux aussi passer par une école de pilotage afin de réaliser le maximum de scènes possible jusqu'à ce que Scott Waugh ne décide de passer le relais aux professionnels pour les séquences plus dangereuses.

Waugh en profite aussi pour accentuer davantage l’immersion du spectateur en s’inspirant de l’une des idées d’un autre volet de la franchise NFS, la fameuse vue pilote de Shift. Rappelez-vous qu’à l’époque de la sortie du premier volet en 2009, les développeurs de Slightly Studios avaient inauguré une vue cockpit assez inédite. Cette vue à la première personne nous mettait clairement derrière les yeux du pilote où chaque coup de volant puis d’accélérations avait d’un coup une tout autre saveur. Une sensation unique qui était vraiment au rendez-vous. Il est d’ailleurs étrange qu’aucun film du genre ne s’en soit inspiré plus tôt tant cela paraît pourtant évident.

En attendant c’est bien sûr Need For Speed que Waugh décide d’inaugurer puis de repousser un peu plus loin ce procédé. Pas artificiel, les plans de vues intérieurs sont toujours là où il faut et quand il le faut, jamais pour faire (uniquement) du fan service tout comme la présence des flics.

Il est vrai qu'ici on est bien loin des délires (certes très fun) d’un F&F comme de voir un tank sur une autoroute écraser de pauvres automobilistes ou encore de voir deux caisses gonflées à mort, trainer un coffre-fort blindé en plein centre-ville. Scott Waugh mise avant tout sur l’apport de ses personnages, gravitant autour d’une histoire simple mais envers laquelle il décide néanmoins de tout miser. C’est sans doute là aussi que le film pourra trouver ses propres limites chez certains spectateurs. Mais pour ma part, je dois vous avouer une fois de plus que j’y ai cru.

Au niveau du casting justement, Ramon Rodriguez (Battle LA, Transformers 2...) et Rami Malek (The Master, Les Amants du Texas...) apportent eux aussi énormément au ton léger et à la bonne humeur qui se dégage de l'ensemble. Grosse mention à Finn interprété par Malek justement qui à lui tout seul offre l'une des scènes les plus jouissives du film. Et ça n'est pas une scène d'action ! Pas de spoiler, c'est un grand moment, je n'en dirais pas plus. Imogen Poots qui tient le rôle féminin principal du film s'avère elle aussi être un gros atout (et une petite révélation pour moi). Impossible de rester insensible face à ce personnage loufoque, légèrement déconnecté de la réalité.

Certaines séquences n’oublient jamais elles aussi de nous rappeler les mécaniques de gameplay avec lesquels nous sommes habitués à composer en tant que joueur. À l'image de cette scène avec « Benny », incarné par Kid Cudi servant d’ange gardien à Tobey & Julia durant leurs Run. Le pilote pour qui changer d’hélicoptère comme de pompes (le tout en quelques minutes) n’est visiblement pas un souci !

Un son et une composition qui déboîte (hum) :
En plus d’une excellente réalisation, le mixage sonore apporté à l’ensemble est lui aussi particulièrement bien peaufiné. Waugh voulait aussi mettre un point d’honneur sur le réalisme du son sortant de chaque voiture lors des courses. Elles possèdent ainsi leurs propres identités. Les ingénieurs ont apparemment modifié les voitures pour que le son des moteurs puisse être récupérés directement à la prise, nécessitant le moins d’ajouts et de modifications possible en post-prod. Ceux pour qui le son d’une voiture doit impérativement être respecté seront en tout point, satisfait du rendu.

Et en ce qui concerne la bande originale, la plupart d’entre vous (ceux qui me suivent religieusement du moins) commence à savoir que je ne met quasiment jamais une composition originale d’une oeuvre de côté si celle-ci vaut la peine d’être mise en avant. Et il faut bien avouer que celle d'NFS le mérite.

Composé par Nathan Furst, l’instru du film donne, malgré son manque cruel d’originalité, (mais on s’en fout puisque ça marche) un véritable souffle épique durant certaines séquences. Même constat qu’avec le boulot offert par Scott Waugh et son équipe de cascadeurs cité plus haut, on sent ici que les gens veulent bien faire et ça fait toujours plaisir. À partir du moment où une composition s’avère être réfléchi, pensé et orchestré intelligemment et qu’enfin à l’arrivée ça fonctionne, pas besoin d’en faire des caisses (hum). Jamais l’orchestration de Nathan Furst ne fait qu’accompagner les scènes. Il y a ici de vrais choix de composition directement liés au premier degré que dégage parfois le film. « Pete's Death », Crazy Little tart »...chaque morceau s’avère être composés autour d’un thème central très jolie avec une mention spéciale pour « hot Fuel ».

Tendez bien l’oreille, celui-ci se verra divinement propulser pour la toute première fois grâce à un rythme plus rapide, à travers une séquence de bravoure bien sympathique (visiblement sans trucages, ni filet ou presque), mettant en action la splendide Imogen Poots.

La Gatins’ Touch :
En vérité cela doit être pour ce genre d’attentions que Need for Speed s’avère être un (vrai) bon divertissement et nous met d’emblée de bonne humeur à la vue de son générique de fin. L’envie et la volonté d’aller au bout de ses bonnes idées et de bien faire, tout en évitant simplement de tomber dans l’excès de vitesse (hum). Scott Waugh réalise paradoxalement un film simple pour ne pas dire limite à l’ancienne (même si de nos jours le terme peut parfois être légèrement galvaudé). Certaines personnes pourront toujours pester sur divers points comme l’histoire, les personnages ou certaines situations accusés maladroitement d’être « clichés ». « Maladroitement » oui ! Car s'il y a bien un vent de conneries à bannir en ce moment chez le cinéphile/spectateur c’est bien lorsqu’il commence à parler de « clichés ». Sachez les amis que toute oeuvre de cinéma est composé de « clichés ». C’est comment chacun d’entre vous ira les réceptionner qui fera la différence. Et si vous jugez que Need Fort speed n’est pas suffisamment un bon film pour aller « au-delà » (ce dont vous avez parfaitement le droit), ce serait quand même cruellement dommage pour le coup.

Dommage car Scott Waugh doit bien nous offrir la meilleure adaptation de jeux vidéo au cinéma jamais réalisé jusqu’ici. Toute l’entreprise a été driver (hum, c’est la dernière) par une équipe de personnes qui ont fait le maximum pour rendre un travail bien fait, bien torché, bien ficelé là où ont les attendaient (cascades, scènes d’action, courses-poursuites, univers du jeu) sans jamais se foutre de la gueule du spectateur. À l'inverse d’un Paul W. S. Anderson, Scott Waugh ne se cache pas derrière des artifices outranciers servant uniquement un (faux) plaisir coupable. Pourtant « jeune » réalisateur ( rappelons que NFS est son deuxième film seulement), Waugh ne pallie pas l’absence de tout ce qui compose de près ou de loin une oeuvre de cinéma. Oui le scénario de Need For Speed n’est pas très recherché mais au moins il prend judicieusement le temps pour le poser sans jamais enchaîner maladroitement séquences après séquences.

Ça doit justement être ici que la patte d’un John Gatins se fait sentir. Il règne en effet autour de Need For Speed un « parfum », le même que celui déjà présent sur Real Steel. Le même parfum qui faisait que malgré le faite de voir des robots se foutre sur la gueule, Real Steel était à l’arrivée aux antipodes d’un Transformers, se rapprochant davantage vers les velléités d’un cinéma des années 80’s (voir la critique de Real Steel pour ceux que ça intéresse). Et donc pour les personnes qui se poseraient encore la question, Need For Speed est (à mon sens) effectivement aux antipodes d’un F&F notamment grâce à un ton complètement différent.

Nommé récemment aux oscars pour Flight, Gatins a d’abord l’intelligence de donner aux scènes d’action de Need For Speed une vraie dramaturgie qui s’inscrit et s’insère parfaitement au sein du récit. Si une scène d’action (ou de courses poursuites) vient pointer le bout de son nez, ce sera toujours pour faire avancer l’histoire, résoudre certains enjeux, développer les personnages etc. Mais il a aussi cette façon de céder naïvement à une sorte d’ultra premier degré, limite à ce que le ton du film soit au bord de la rupture. En gros soit on y croit et on plonge, soit on trouve ça « ringue » et le tout tombe à plat. Là où l’on pensait qu’avec un tel matériel de base les scénaristes de Need For Speed auraient pu céder à un 2nd degré quasi constant, bien conscient que de toute manière « tout ça c’est de la connerie de jeu vidéo adapté sur grand écran », Gatins lui, préfère embrasser son histoire jusqu’au bout pour ainsi pleinement y croire quitte à en assumer les conséquences. D’autres scénaristes à la sensibilité « différente » n’y auraient certainement pas cru une seule seconde !

Dire que le scénario mérite un oscar, faut pas déconner non plus mais preuve à l’appui que Gatins et ses scénaristes ont vraiment tout fait pour rendre le tout un minimum « cohérent » sans jamais prendre le spectateur pour un débile. Ainsi, Scott Waugh ne prend jamais Need for Speed pour ce qu’il n’est pas. À l'inverse d’un Fast & Furious, il n’essai pas d’être à la fois un film policier, puis un film de course puis un film de braquage et un film de baston.

Need For Speed possède bien l’identité du jeu. Une identité propre clairement définie.

Conclusion :
C’est toujours simple mais juste et pour un projet comme celui d’adapter une licence de jeu vidéo comme celle de NFS, c’était foutrement pas gagner d’avance. Les pièges dans lesquels pouvaient tomber le réalisateur et toute son équipe étaient pourtant nombreux et c’était pas si évident de les éviter sans causer des dommages collatéraux. Puis l’humilité avec laquelle cette entreprise a su prendre forme force tout de même le respect.

L’ex-directeur de cascade offre un (vrai) film old-school aux courses-poursuites toutes bien mises en scènes (la caméra embarquée côté conducteur fait vraiment des merveilles). Avec un vrai travail d’orfèvre apporté au réalisme de certaines séquences d'actions ainsi qu'au mixage son, le tout accompagné d'une très bonne composition originale de Nathan Furst.

« Tu sors de la salle, ta passé un bon moment, t’es content ».

Good game Mister Waugh.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 3, 2014 1:56 AM MEST


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3 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 « Qui a la plus grosse ? », 13 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2 Guns [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Pour fermer la marche de ce top, rien de mieux que de le faire par « la bonne surprise » de 2013. Adapté d’une BD, 2 Guns est porté par l’un des meilleurs duo de flics vu depuis longtemps sur un scénario terriblement drôle et burné. Wahlberg et Washington s’amusent comme des gosses cherchant constamment à savoir lequel des deux à la plus grosse paire de roubignoles, l’humour fait constamment mouche et Bill Paxton en véritable salopard, bah ça m’éclate.

Quand on attendait impatiemment de voir ce qu’allait faire Shane Black avec Iron man 3, on était bien loin de se douter qu’en réalité, c’était 2 Guns qu’il fallait attendre...

Par Vincent N.Van du groupe Madealone


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4.0 étoiles sur 5 « l’Amitié », 13 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
On peut dire ce qu’on veut de JJ Abrams et de ses qualités de conteur sans cesse remises en question au détriment du spectacle et de ses fameux twists. Peu importe cette suite de Star trek est fun, vraiment bien réalisée et au service d’un rythme qui ne faiblit jamais le tout porté par des personnages toujours plus attachants. Au centre de l’intrigue, cette fabuleuse amitié entre Spok et Kirk qui prend enfin sens et qui donne à ce reboot toute sa légitimité. Parti pour Star wars, Abrams remporte quoi qu’on en dise et haut la main ce pari fou qui était de relancer une franchise de SF prestigieuse à l’arrêt complet.

Même si Star Trek Into Darkness ressemble un peu à une mise à jour du premier volet, il fait parti de ses blockbusters bien torché de cette année 2013, faisant de manière intelligente un subtil parallèle avec les attentats du 11 septembre.

Par Vincent N.Van du groupe Madealone


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