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Contenu rédigé par Eric S.
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Commentaires écrits par
Eric S. (Surrey, Colombie-Britannique)

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Merci, Jeeves
Merci, Jeeves
par P. G. WODEHOUSE
Edition : Poche

4.0 étoiles sur 5 Mésaventures qui font sourire, 31 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Merci, Jeeves (Poche)
(Lu en anglais.) Depuis très longtemps, j’ai ouï dire que P. G. Wodehouse était un humoriste sans pareil. La semaine dernière, j’ai enfin lu mon premier Wodehouse, Merci, Jeeves (de 1934). Ce roman est le premier sur Bertie Wooster et son valet Reginald Jeeves, après maintes nouvelles écrites sur ce duo très particulier. Au début de ce livre, Wooster s’amuse à jouer du banjolele, mais très mal. Ses voisins se plaignent et Jeeves lui-même lui donne un ultimatum : c’est soit lui ou le banjolele. Wooster choisit l’instrument de musique – et l’exil à la campagne, où il pourra s’en donner à cœur joie à interpréter ses airs favoris. Toutes sortes de mésaventures vont survenir à Wooster pendant son séjour rural, mais, malgré leur brouillement, Jeeves ne sera jamais trop loin pour le dépanner.

Je n’ai pas trop rigolé, mais j’ai lu ces aventures avec le sourire, et un peu d’envie à l’égard de Wooster. Qui ne voudrait pas être comme lui, riche sans avoir à travailler, avec un valet brillant qui trouve immanquablement la solution à tout problème? Wodehouse sait bien dessiner ses personnages et ficeler une intrigue où chaque partie s’imbrique harmonieusement avec les autres, sans superflus. Le livre m’a fait penser aux comédies de Preston Sturges, ou tout le monde est spirituel, trouvant le mot juste pour chaque occasion. Je lirai bien un autre Wodehouse, sans pour autant sentir un empressement pour le faire.


Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
par Patrick Modiano
Edition : Broché
Prix : EUR 6,60

3.0 étoiles sur 5 Déroulement expert, fin en queue de poisson, 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (Broché)
Ayant lu divers commentaires en ligne sur ce roman, je constate qu’ils sont partagés entre ceux où l’on admire la finesse du livre et ceux où l’on aurait souhaité un dénouement plus clair. Personnellement, je donne trois étoiles à ce court récit car je partage les deux points de vue.

D’une part, j’ai admiré le style peaufiné de ce livre. En outre, j’ai trouvé fascinant le personnage principal, ce vieux solitaire qui fuit la compagnie des autres. Et sa tentative de se rappeler un incident vécu pendant son enfance m’a intrigué. En revanche, je suis resté sur ma faim par rapport au dénouement en queue de poisson de l’histoire. Pour mieux le comprendre, j’ai même relu les cinquante dernières pages, car c’est alors que ma concentration a commencé à fléchir.

Je sens que Modiano avait un but plus grand que celui de raconter une histoire avec une conclusion bien ficelée. À mon sens, il voulait souligner cette incompréhension mêlée d’indifférence qu’un enfant peut ressentir envers le monde adulte. Il voulait aussi nous faire sentir combien la mémoire peut être faillible, surtout plusieurs décennies après le déroulement d’un événement. Ainsi, je comprends pourquoi le protagoniste au bout du compte n’a pas pu mettre au clair les actions d’Annie Astrand quand il était enfant. En même temps, je dois dire que je préfère les romans où tout est résolu à la fin.


Lumières de Pointe-Noire
Lumières de Pointe-Noire
par Alain Mabanckou
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

4.0 étoiles sur 5 Retour au Congo, 11 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lumières de Pointe-Noire (Poche)
« Lumières de Pointe-Noire » m’a permis de passer quelque temps au Congo, un coin du monde que je n’aurai probablement jamais l’occasion de visiter en personne, car je vis très loin.

Dans ce livre, l’auteur, accompagné de sa femme, retourne à Pointe-Noire, sa ville natale, pour la première fois depuis vingt-trois ans. Il raconte ce qu’il y a fait pendant les deux semaines de sa visite, tout en se remémorant maints souvenirs de jeunesse, en mettant l’accent sur ses défunts parents, qu’il aimait. Il accorde aussi beaucoup de place dans son récit à sa famille étendue – ses demi-frères et sœurs, cousins et cousines, oncles et tantes… Plusieurs d’entre eux demandent de l’argent à ce revenant d’un pays riche. L’histoire et la politique congolaises passent à l’arrière-plan dans ce récit, quoique l’auteur en parle un peu dans les dernières pages, comme s’il s’était rendu compte sur le tard qu’il avait négligé de soulever la question.

Tout compte fait, j’ai trouvé ce livre éclairant, surtout sur les rapports familiaux au Congo, et je passerais bien plus de temps dans l’univers de Mabanckou un jour.


La Nuit et les sources - Je vous écris
La Nuit et les sources - Je vous écris
par Marcel Arland
Edition : Broché
Prix : EUR 11,65

2.0 étoiles sur 5 J'aurais dû commencer ailleurs..., 8 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nuit et les sources - Je vous écris (Broché)
Dans son essai « Une démarche de chat », Gilles Archambault mentionne « Je vous écris » de Marcel Arland. Ce qu’il en dit a éveillé ma curiosité, alors j’ai obtenu l’édition où ce livre est jumelé avec La nuit et les sources. Ces deux récits prennent la forme de lettres écrites par Arland à diverses personnes, mortes ou vivantes. Ces lettres permettent à Arland de mettre sur papier ce qui lui passe par la tête au moment où il écrit.

Le style est toujours soigné, mais je trouve que le contenu laisse souvent à désirer. Dans « Je vous écris », par exemple, Arland passe beaucoup de temps à conduire de village en village, s’arrêtant dans des églises ou faisant des promenades. On se demande parfois ce qu’il y a de significatif du fait que l’auteur ait passé quelques heures dans un bled perdu.

Il y a pourtant des lettres intéressantes, surtout dans « La nuit et les sources ». Arland y parle notamment de son hospitalisation pour de graves problèmes de vue et de sa convalescence. Ailleurs, dans une lettre à un ancien instituteur, il se rappelle sa vie au lycée. Mais à mon sens le livre d’Arland se destinerait aux lecteurs et lectrices qui connaissent déjà cet auteur et aiment son style. Quant à moi, je sens que j’aurais dû commencer par un autre de ses livres – un de ses romans, peut-être?


Lignes de faille
Lignes de faille
par Nancy Huston
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

3.0 étoiles sur 5 La Seconde Guerre mondiale et les enfants, 4 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lignes de faille (Poche)
Lignes de faille comporte quatre parties : « 1. Sol, 2004 », « 2. Randall, 1982 », « 3. Sadie, 1962 » et « 4. Kristina, 1944-1945 ». Randall est le père de Sol, Sadie sa grand-mère et Kristina son arrière-grand-mère. Chacun d’entre eux a six ans au moment où il narre sa partie du roman. Une critique du New York Times a remarqué, avec justesse à mon sens, que ces narrateurs donnent l’impression d’avoir 30 ans plutôt que 6, vu leur fin sens de l’observation et leur vocabulaire raffiné. En même temps, on peinerait peut-être à lire ce roman s’il reflétait d’un bout à l’autre les véritables capacités cognitives d’un jeune enfant.

En lisant Lignes de faille, on voit comment l’enfance s’est transformée de génération en génération. Kristina, en Allemagne en 1944, grandit dans un monde fermé et effrayant. En revanche, son petit-fils Sol, en Californie en 2004, vit dans un milieu si placide qu’il visite des sites pornographiques pour sentir quelque chose.

L’idée d’inverser la chronologie me paraît bonne, dans le sens que le lecteur réinterprète chaque partie en lisant les suivantes. Ainsi, on révise son attitude envers Kristina en 2004 quand on en apprend sur sa vie en 1982, 1962 et 1944. En même temps, si Nancy Huston avait agencé les quatre parties en ordre chronologique, le lecteur aurait plus facilement saisi ce qui se passe – mais le roman aurait perdu beaucoup de son originalité.

Pour ceux qui ont aimé Lignes de fuite, je recommanderais un autre roman sur comment la Seconde Guerre mondiale a pesé sur la descendance de ceux et celles qui l’ont vécue. Il s’agit de La mémoire en fuite par une autre Canadienne, Anne Michaels.


Les Hautes montagnes du Portugal
Les Hautes montagnes du Portugal
par Yann Martel
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour les fans de Yann Martel..., 15 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Hautes montagnes du Portugal (Broché)
[Lu en anglais.] Ce roman consiste en trois histoires : 1. En 1904, un employé de musée part de Lisbonne à la quête d’un icône religieux situé dans une église quelque part dans les Hautes Montagnes du Portugal; 2. En 1938, dans la même région, un pathologiste travaillant tard dans la nuit accueille deux visiteurs inattendus; 3. En 1981, un sénateur canadien de 62 ans adopte un chimpanzé qu’il emmène dans les Hautes Montagnes du Portugal. Au fur et à mesure de la lecture, on comprend comment ces trois histoires sont reliées entre elles.

Par moments, j’avais hâte de savoir ce qui allait se passer. À titre d’exemple, la seconde partie avec le pathologiste m’a intrigué et j’ai aimé l’ambiance de son bureau vétuste et isolé.

À d’autres moments, cependant, je me suis ennuyé un peu. Par exemple, le voyage de 1904 m'a semblé long. D’autre part, j’avais l’impression que les quelques moments surréalistes du roman juraient avec le réalisme de fond de l’intrigue. Avec L’Histoire de Pi, que j’ai préférée, on était en plein dans la fable. Ici, les quelques moments fabuleux ne semblaient pas aller de pair avec l’intrigue principale. En outre, j'ai remarqué quelques invraisemblances. Par exemple, le protagoniste de 1904 marchait partout à reculons; le pathologiste de 1938 a accepté de disséquer un corps qu’une étrangère lui a amené sans préavis; le sénateur de 1981 a impulsivement adopté un chimpanzé dans l'Oklahoma puis s’est exilé dans la campagne portugaise avec lui.

À mon sens, Les Hautes Montagnes du Portugal est un livre pour ceux et celles qui aiment déjà Yann Martel. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je recommanderais plutôt dans l’ordre L’Histoire de Pi, Self, et Paul en Finlande.


Les Journalistes: Pour la survie du journalisme
Les Journalistes: Pour la survie du journalisme

4.0 étoiles sur 5 Compte-rendu du journalisme au Québec... et ailleurs, 14 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Journalistes: Pour la survie du journalisme (Format Kindle)
Ce recueil comprend une vingtaine d’articles écrits par divers universitaires et journalistes principalement d’origine québécoise. Il compte un Français, François Bonnet, qui dirige le site d’information Mediapart et qui en décrit les origines et le modèle d’affaires. Ce site réussit grâce à l’appui financier de ses lecteurs. Certains des autres articles citent Mediapart comme un modèle à suivre « pour la survie du journalisme ».

J’ai fini par lire tous les articles dans ce recueil. J’ai senti que les directeurs du livre ont fait en sorte que le style soit accessible et ont effectué une bonne division des sujets. S’il y a des recoupements, comme dans le cas des quelques mentions de Mediapart, c’est que le sujet est important. Sur les trois sections, y compris « L’état du journalisme », « L’avenir du journalisme » et « Le point de vue de la jeune génération », j’ai particulièrement apprécié la troisième. Dans celle-ci, cinq diplômés en journalisme racontent comment ils naviguent leurs débuts de carrière dans cette période de transition pour le journalisme.

Si je suivais un cours de journalisme, je ne serais pas du tout déçu d’avoir ce livre au programme.


En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs
En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs

4.0 étoiles sur 5 Souvenirs drôles et évocateurs, 21 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs (Format Kindle)
Le titre de ce livre fait allusion au « Blues d’la métropole », chanson à succès de Beau Dommage. En conséquence, je pensais que ces mémoires porteraient en grande partie sur le groupe même. Certes, Huet parle de celui-ci, mais il met davantage l’accent sur son propre vécu. Ainsi, il raconte son enfance à Montréal, son éducation, son passage au défunt journal humoristique Croc, et ainsi de suite. Il est à noter que de nombreux extraits du livre sont disponibles, dans des versions un peu moins travaillées, sur le site du magazine Voir .

Dans son livre, Huet entrecoupe des chapitres anecdotiques souvent très drôles avec des chapitres un peu plus sérieux sur les origines de vingt-six chansons dont il a écrit les paroles (mais jamais la musique), y compris « 23 décembre », « Mes blues passent p’us dans’ porte » et « Cochez oui cochez non ». Collectivement, ces chapitres démontrent à mon sens comment quelqu’un qui n’est ni chanteur ni musicien peut devenir parolier pour deux grands groupes québécois des années 1970, le susmentionné Beau Dommage et Offenbach : il s’agit d’avoir de l’entregent, la parole facile et un bon sens de l’humour. Ces qualités sont bien en évidence dans le livre de Huet.

Personnellement, ces souvenirs m’ont bien diverti. Je crois en outre que beaucoup de lecteurs québécois d’un certain âge se reconnaîtront dans le parcours de M. Huet.


Deep South: Four Seasons on Back Roads
Deep South: Four Seasons on Back Roads
par Paul Theroux
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 Le Sud profond, 27 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deep South: Four Seasons on Back Roads (Relié)
[Lu en anglais.] Dans ce récit de voyage, l’auteur visite quelques états du Sud américain comme l’Alabama, la Louisiane et le Mississippi. Il évite les grandes villes, passant la plupart de son temps dans des milieux ruraux, choisissant pour ce faire certains des comtés les plus pauvres des États-Unis. Selon lui, bon nombre des patelins qu’il visite, délaissés tant par l’industrie que par le gouvernement, sont comparables à des villages du Tiers Monde. Quand il arrive dans une petite ville ou un village il rend typiquement visite à des travailleurs sociaux et, par leur entremise, entre en contact avec des gens démunis, le plus souvent noirs, sous leur charge.

Dans ses autres récits de voyage, Theroux raconte en ordre linéaire un seul voyage qu’il fait en train et en bus. Dans Deep South, cependant, il se rend quatre fois dans le Sud des États-Unis (en 2012-13), conduisant sa propre voiture, retournant à plus d’une reprise aux mêmes endroits et brouillant tant soit peu l’ordre dans lequel il fait les choses. En outre, grâce au confort et à l’autonomie que lui procurent sa voiture, il est plus à son aise, voire plus heureux, que dans ses autres récits, mais aussi plus isolé.

Hormis ces quelques différences, on retrouvera dans Deep South la curiosité, l’esprit critique et le talent pour les mises en scène et les descriptions qui sont si typiques de cet auteur.


Doux Dement
Doux Dement
par Archambault Gilles
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Compte-rendu d’un octogénaire mélancolique, 17 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doux Dement (Broché)
J''ai longtemps eu l''impression que, dans les romans de Gilles Archambault, il n''y avait pas un grand écart entre le narrateur et l'auteur. En effet, d'un roman à l''autre, le protagoniste a beau changer de nom, il a généralement le même âge que l''auteur et la même personnalité mélancolique et solitaire. À mon sens, on pourrait rassembler les romans d''Archambault en un seul grand volume qui représenterait l''évolution d''un écrivain québécois au fil des décennies.

Dans Doux Dément, le narrateur est un écrivain octogénaire du nom de Gilles Archambault. Celui-ci vivote seul dans son appartement. Sa femme, morte depuis peu, lui manque énormément. Il se dit d''autre part que les livres qu'il a écrits n''ont plus l''impact qu''ils ont eu jadis. Un changement cependant vient le sortir de sa torpeur : Anouk, quadragénaire vivace, emménage dans le logis d''en face. Gilles tentera tant bien que mal de se lier d''amitié avec elle.

J''ai aimé Doux Dément, y retrouvant cette introspection et cette érudition qui me plaisent tant chez Archambault.


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