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Contenu rédigé par J.B.
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Commentaires écrits par
J.B.

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Le Retour des caravelles
Le Retour des caravelles
par António Lobo Antunes
Edition : Poche

5.0 étoiles sur 5 Retour amer, 29 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Retour des caravelles (Poche)
Il faut un peu d’apprentissage pendant quelques pages pour lire Antonio Lobo Antunes si on ne l’a jamais fait, et on accède alors à un vrai plaisir de lecture. Le style est foisonnant, grandiloquent par moment, plein d’humour et d’intelligence dans un enchaînement des mots et des images, un emmêlement des époques. « Le retour des caravelles », c’est le retour amer de la colonisation portugaise. On est mis en plein anachronisme, les grands découvreurs de nouvelles routes et de nouvelles terres, Vasco de Gama est jeté en prison après un alcootest positif du roi Manuel 1er qui conduisait, Pedro Alvarez Cabral est obligé de prostituer sa compagne pour survivre et le poète Luis Camoens attend au port des semaines l’arrivée du cercueil de son père en putréfaction qu’il ne veut pas laisser en Angola. Ces grands hommes historiques rentrent au pays à l’époque de la décolonisation au début des années 1970. Dans les relents des dernières guerres coloniales, ils ont du mal à trouver leur place dans le Portugal contemporain, souvent dans les couches défavorisées, avec les migrants, les déplacés, les rapatriés. C‘est une fresque surréaliste portant un regard critique sur la société portugaise (et surement tous les pays qui ont eu un passé colonial). On ne se lasse pas de lire et on voudrait que cela continue après le point final.


Lisbonne : Dans la ville noire
Lisbonne : Dans la ville noire
par Jean-Yves Loude
Edition : Poche
Prix : EUR 8,70

4.0 étoiles sur 5 Noire Lisbonne, 29 juin 2016
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Présenté comme un récit, c’est surtout un reportage. Il y a du suspens au début, mais il s’évente quelque peu au milieu d’un scénario mince au final. Mais le plus important, c’est le reportage très vivant sur les populations d’origine africaine, Cap-verdiens, Angolais, Guinéens, Mozambicains, qui vivent à Lisbonne. De rencontre en rencontre, de visite en visite de lieux, le narrateur va constituer une image historique et contemporaine de la présence noire dans la capitale portugaise produite par la colonisation et les difficultés économiques. On y apprendra que Lisbonne avait pratiqué l’esclavage dans ses propres murs et on ira par exemple du quartier des Cap-verdiens à São Bento à celui des Guinéens à Sant’Ana, puis dans la banlieue où des quartiers précaires Cap-verdiens, pleins de vie et de fêtes vont être rasés par la politique de la ville. On y goûte les cuisines d’Afrique et portugaises, en écoutant les musiques adaptées. Lisbonne garde de nombreuses traces de ses liens heureux et malheureux avec l’Afrique, comme un jeu de piste à suivre (se munir d’un plan de Lisbonne plus précis que ceux en fin du livre) qu’une mystérieuse Maria Rebelle conduit à coups de messages que reçoit le narrateur comme des leçons d’émancipation des peuples noirs.


Etre sans destin
Etre sans destin
par Imre Kertesz
Edition : Poche
Prix : EUR 8,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Concentration et extermination, 9 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
La lecture de « Etre sans destin » est comme un coup de poing à l’estomac, même si on a déjà été horrifié et révolté par les pages de « Si c’était un homme de Primo Levi » ou de « l’écriture ou la vie » de Jorge Semprun par exemple. On est saisi peut-être plus encore ici en raison du jeune âge de l’auteur (15 ans) au moment où il est arrêté et envoyé au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz. On est frappé par la distanciation que met l’auteur dans la narration, donnant ainsi une dimension plus effrayante encore des horreurs du camp. Imre Kertész, écrivain majeur de la Hongrie, a reçu le prix Nobel en 2002. A lire bien sûr de toute urgence, si on ne l’a pas déjà fait.


Trilogie sale à La Havane
Trilogie sale à La Havane
par Pedro Juan Gutierrez
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Vivre au jour le jour à La Havanne, 2 décembre 2015
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Pedro Juan Gutierrez ou son double se raconte au jour le jour dans une vie de misère au haut d'un immeuble en ruine sur le Malecon, le front de mer de La Havane. C'est assez trash parce qu'il raconte ses nombreuses aventures sexuelles parfois très crues, il fait des commentaires "à la hache" sur ses voisins et ses voisines très machistes et méprisants, sa morale sur la vie est très douteuse. Mais on aurait tort de prendre tout cela au premier degré parce qu'il dépeint une fresque sociale très forte. Les gens avec lesquels il vit et lui même sont dans une grande précarité de logement et de nourriture qui les conduit à désespérer, à s'adonner à l'alcool et l'herbe qui apaisent. On y rencontre des personnages formidables. Le livre est fait de petits chapitres contenant pratiquement chacun une histoire. Si la vie ne dépasse rarement le moment présent, de toutes ces histoires se dégage une autre morale sur la condition humaine que celle que l'auteur semble nous donner au premier abord.


Sauve qui peut la vie - Prix Médicis essai 2015
Sauve qui peut la vie - Prix Médicis essai 2015
par Nicole Lapierre
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Changer de pays, de nom, de vie., 2 décembre 2015
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C'est à la fois un livre de chercheur et un livre très personnel sur la migration, les racines et l'identité, l'intégration jusqu'à changer de nom et se perdre parfois. Nicole Lapierre, chercheur au CNRS, débrouille avec le lecteur ses histoires familiales transgénérationnelles (répétition de génération en génération de mêmes histoires personnelles), la traversée de l'histoire contemporaine de sa famille d'origine juive entre ostracismes, guerre, Shoah, comment continuer à vivre dans toutes ses épreuves. Attendre deux générations avant que les descendants des victimes se sentent le droit d'affirmer le traumatisme vécu.
De belles pages denses et de grande qualité, d'autres un peu diluées.


La perle
La perle
par John Steinbeck
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

5.0 étoiles sur 5 Peut-on échapper à son destin, 11 octobre 2015
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Voilà un petit livre très ciselé du prix Nobel 1962, un livre à vocation morale et sur l’impasse dans laquelle se trouvent ceux qui pourraient sortir de leur condition misérable parce que l’environnement social les tient. On retrouve ce thème dans de manière récurrente dans la littérature latino-américaine. Mais ici, le texte est ramassé et lui donne une extrême profondeur. La perle la plus grosse du monde ne peut rien pour le pauvre lorsqu’il la trouve parce qu’elle devient un enjeu pour tous. Les acheteurs de perles, le médecin même essaient de voler le pêcheur qui a eu la main heureuse sous l’eau. Kino, après avoir trouvé la perle pense à la fois à l’éducation de son fils et à sa reconnaissance sociale en se mariant pour de vrai et en acquérant un fusil. Il ne peut imaginer la valeur de ce qu’il détient dans sa main, mais Juana sa compagne sait que c’est le malheur et veut la rendre à la mer.


La Perle
La Perle
par STEINBECK
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Échapper à son destin, 11 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Perle (Broché)
Voilà un petit livre très ciselé du prix Nobel 1962, un livre à vocation morale et sur l’impasse dans laquelle se trouvent ceux qui pourraient sortir de leur condition misérable parce que l’environnement social les tient. On retrouve ce thème de manière récurrente dans la littérature latino-américaine. Mais ici, le texte est ramassé et lui donne une extrême profondeur. La perle la plus grosse du monde ne peut rien pour le pauvre lorsqu’il la trouve parce qu’elle devient un enjeu pour tous. Les acheteurs de perles, le médecin même essaient de voler le pêcheur qui a eu la main heureuse sous l’eau. Kino, après avoir trouvé la perle pense à la fois à l’éducation de son fils et à sa reconnaissance sociale en se mariant pour de vrai et en acquérant un fusil. Il ne peut imaginer la valeur de ce qu’il détient dans sa main, mais Juana sa compagne sait que c’est le malheur et veut la rendre à la mer.


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5.0 étoiles sur 5 Un espion imaginatif, 11 octobre 2015
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La reine en fut-elle choquée ou goûta-t-elle l’humour de ce roman qui tournait un peu en dérision ses services secrets ? En effet les services de sa Majesté recrutent au petit bonheur la chance un espion qui pour couvrir son incompétence imagine des informations qui se révèlent malgré tout parfois réelles. C’est même parfois de l’anticipation, parce que ce qu’il crée de toutes pièces par son imagination dans la forêt cubaine, est une prémonition des missiles de Cuba, installées par l’URSS quatre après la sortie de ce roman, et qui déclencha une crise internationale. Cuba pour l’heure n’a pas encore fait sa révolution et vit sous le régime corrompu de Batista allié à la mafia américaine, à Cuba de nombreux espions aux intérêts divergeant se croisent et notre héros doit défendre sa vie dans ce contexte. Enfin, lorsqu’on découvre la bévue de recrutement, il est un peu tard et on donne plutôt des médailles et une promotion « placard » plutôt que des sanctions pour ne pas se couvrir de ridicule. Et puis, il n’y a pas d’histoire d’espion sans histoire d’amour, quand même.


Notre Agent à la Havane
Notre Agent à la Havane
par Graham Greene
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

5.0 étoiles sur 5 Un espion plein d'imagination, 11 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Notre Agent à la Havane (Poche)
La reine en fut-elle choquée ou goûta-t-elle l’humour de ce roman qui tournait un peu en dérision ses services secrets ? A la Havane, les services de sa Majesté recrutent au petit bonheur la chance un espion qui pour couvrir son incompétence imagine des informations qui se révèlent malgré tout parfois réelles. C’est même parfois de l’anticipation, parce que ce qu’il crée de toutes pièces par son imagination dans la forêt cubaine, est une prémonition des missiles de Cuba, installées par l’URSS quatre après la sortie de ce roman, et qui déclencha une crise internationale. Cuba pour l’heure n’a pas encore fait sa révolution et vit sous le régime corrompu de Batista allié à la mafia américaine, à Cuba de nombreux espions aux intérêts divergeant se croisent et notre héros doit défendre sa vie dans ce contexte. Enfin, lorsque le Foreign Office découvre la bévue de recrutement, il est un peu tard et on donne plutôt des médailles et une promotion « placard » plutôt que des sanctions pour ne pas se couvrir de ridicule. Et puis, il n’y a pas d’histoire d’espion sans histoire d’amour, quand même. On est pris par l'histoire parfois à double détente et il y a du suspens.


Le Mal noir
Le Mal noir
par Nina Berberova
Edition : Poche

4.0 étoiles sur 5 De l'âme russe, 13 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Mal noir (Poche)
Le mal noir est le mal qui ronge peu à peu l'exilé russe comme celui qui noircit sans qu'on s'en rende compte l'une des perles de la paire de boucles d'oreille de l'épouse du héros , la rendant sans valeur. Le roman de Nina Berberova est comme un « expresso » des vies des immigrés russes rongés par la mélancolie et la solitude qu'une blessure profonde entretient et amplifie. Le héros est incapable d'oublier ou d'accepter les pertes qui le meurtrissent peu à peu, il fuit le bonheur lorsqu'il se présente comme une impossibilité à s'attacher, à le renouveler et à aimer de nouveau. Voilà un court roman dense de moins de 100 pages dont on aime à relire les pages alors qu'on vient juste de les dépasser. C'est étonnant que les œuvres de Nina Berberova fussent reconnues seulement dans les dernières années de sa longue vie.


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