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Contenu rédigé par cinefil50
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cinefil50
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Husbands
Husbands
DVD ~ Ben Gazzara
Prix : EUR 10,00

3.0 étoiles sur 5 Déception ., 16 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Husbands (DVD)
Je viens de revoir ce film en dvd , après tant d'années .

L'édition est correcte voire assez satisfaisante , pour le rendu de la pellicule , mais un transfert en BR aurait sûrement apporté un plus ...

Grand amoureux du cinéma de JC , dont la liberté de ton , l'intensité et le jusqu'auboutisme me semblent à peu près uniques , je n'ai pas du tout retrouvé , ici , ce cinéma plus réel que la vie et offrant une liberté échevelée , qui me saisit dans Shadows , Faces , Une femme sous influence , Meurtre d'un bookmaker chinois , Opening Night , Love Streams ... et qui rend Cassavetes strictement incomparable dans le cinéma européen ( seul Bergman s'est placé parfois sur ce terrain , a pris des risques et s'est hissé à ce niveau périlleux ! ) .

Même Gloria et Minnie me semblent des films moins concertés , plus débridés , qui respirent mieux , en comparaison de Husbands ...

Ce qui m'a gêné ici , c'est cette sensation d'assister à de brillants numéros d'acteurs , dans une forme linéaire , certes parfaite mais finalement assez conventionnelle .

Sur le fond , le film montre : une interminable et pénible beuverie avec concours imposé de chansons , après l'enterrement bien glauque d'un ami , des vomissements , des coucheries ( ou tentatives ) avec des filles ramassées à Londres ... sinistre , tout cela ...la vie conjugale et familiale des trois personnages masculins est à peine montrée et l'émotion ne transperce pas le spectateur ...

le film m'a semblé étrangement froid et distant ....alors qu'avec strictement les mêmes ingrédients relationnels et de situations peu ragoûtants , le maître avait réalisé le chef-d'oeuvre qu'est Faces !

Le défaut initial et irrécupérable n'était-il pas de vouloir faire un film d'hommes , en restant dans la vie civile ? Je remarque que les maîtres d'Hollywood , avant lui , n'ont réussi que les films de guerre , quand ils bâtissaient tout un film autour des hommes entre eux ...


Minnie and Moskowitz
Minnie and Moskowitz
DVD ~ Gena Rowlands

5.0 étoiles sur 5 Pour les acteurs !, 16 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Minnie and Moskowitz (DVD)
On est généralement en famille , chez Cassavetes : ce petit rappel s'applique à la plupart de ses films : c'est du cinéma indépendant ... donc adieu le pognon , le confort et le luxe des majors qui ne veulent pas prendre de risques , mais aussi quelle liberté : le contrôle total du film du début à la fin , de la distribution , des délais , du final cut , c'est à dire du montage , capable de transformer , magnifier ou défigurer un film ...!

Cassavetes tourne dans sa maison , qu 'il hypothèque parfois , rameute le ban et l'arrière-ban des ses potes , qui co-financent parfois ses films , finance lui aussi son cinéma sur ses gains substantiels d'acteur réputé et brillant , ainsi que Gena Rowlands ( couple d'une force incroyable ces deux là ! ) ... et Seymour Cassel , un ami de longue date déjà de Cassavetes , acteur de très grand potentiel , si on lui laisse la possibilité de s'exprimer , en confiance ...

Ici , le film est financé par une major ( comme pour Gloria ) et le résultat reste splendide , ce qui prouve que , sous certaines conditions , Cassavetes est capable de travailler à l'intérieur du lourd système de l'industrie US du cinéma : bien des grands maîtres l'ont fait avant lui , dans les années 40/50 ... tout dépend du rapport de forces qui s'installe avec la production !

Bref , ce film aimable , sensible et généreux ( peinture ô combien fine et ultra-sensible des sentiment amoureux et de l'attirance , entre deux personnes qui ne sont plus des jeunots et que beaucoup sépare , en fait ... ) est une véritable ouverture sur la possibilité d'un bonheur non torturé entre humains ( pas fréquent chez Cassavetes , ça ! ) ...

Il est donc à visionner et à aimer , mais après les grands sommets âpres et psychologiquement violents du maître : se procurer absolument l'admirable coffret dvd/BR disponible actuellement chez Orly films / Orange studios et ses trois disques de bonus en HD ...

Cependant , cependant , il reste le " problème " de la fin du film :

soit on la considère comme légèrement niaiseuse ( le mariage , le barbecue , la pelouse , les gamins qui courent : un vrai concentré de l'american way of life des banlieues mais tout autant de nos banlieues européennes ! ) et bien peu dans la manière de JC , mais imposée par la production , ce qui est plausible , même si je n'ai pas vérifié ce point en faisant des recherches

soit on la considère comme un final hautement mais finement ironique ( le fameux sourire en coin de JC et cette intelligence souveraine des situations humaines ...! ) et c'est cette interprétation que je préfère , pour ma part !


Hommage John Cassavetes - Coffret Prestige [Coffret prestige - Blu-ray + DVD]
Hommage John Cassavetes - Coffret Prestige [Coffret prestige - Blu-ray + DVD]
DVD ~ Gena Rowlands
Prix : EUR 45,33

5.0 étoiles sur 5 Plus fort que la vie !, 15 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce coffret est une bénédiction et il faut l'acquérir sans tarder , car un effet de rareté pourrait le propulser assez vite vers des tarifs spéculatifs , c'est à dire totalement prohibitifs .
Il rassemble les oeuvres majeures de Cassavetes , à l'exception de Husbands , Gloria et Love Streams , disponible en dvd ou BR .
Nous avons enfin la totalité de la production de ce grand maître ( qui n'a pas encore tout à fait la place qu'il mérite ! ) , dans des conditions d'édition devenues satisfaisantes
J'ai visionné uniquement les versions BR .
Le résultat global m'a semblé plus que probant , avec une sensation d'authentique image cinéma et un rendu des contrastes , des noirs/gris/blancs et des couleurs qui rend justice à ces oeuvres importantes , du moins sur une dalle plasma de grande taille . C'est bien évidemment la partie son qui est le plus loin des normes actuelles .
Il faut se souvenir que les films de Cassavetes , vu leur époque de tournage et vu les moyens matériels limités d'un cinéaste farouchement indépendant , n'ont jamais été réalisés avec le grand luxe d'image et de son qui est devenu coutumier dans les productions actuelles depuis une bonne vingtaine d'années .
Les trois disques de bonus sont passionnants et bénéficient d'une image haute définition .
Je donne ci-dessous quelques notes de visionnage .

SHADOWS : la concision du propos est remarquable : c'est la seule fois où Cassavetes fera un film de moins d' 1h30 .... les scènes nocturnes de NY sont admirables , sobrement lyriques ... on " sent " la grande métropole comme jamais ! la fusion de l'image et du jazz de l'époque est parfaite ; le film est emporté dans un mouvement d'une liberté et d'une nervosité qui restent stupéfiantes ( la fuite du couple dans le parc , la traversée du boulevard , à la fin ; la bagarre dans le bar , dans l'appartement ) ; il suggère aussi , avec une grande acuité et une grande finesse , la barrière des races , encore infranchissable en 58 ( le clignement de paupières qui équivaut à un mouvement de recul lorsque le jeune amant blanc découvre que le frère est bien noir ! ) .
L'écran final dit " Ce film était une improvisation " : sûrement , mais pas le montage !

FACES : le film , immense et tenu , joue sur la durée ou plus exactement sur une extension stupéfiante de la temporalité de certaines scènes capitales qui se prolongent jusqu' à créer un grand malaise chez le spectateur , d'autant que se met en place une sorte de circularité virtuose , basée sur des renouvellements de situations tordues et /ou perverses !
Ainsi , la scène de beuverie initiale semble ne jamais devoir finir et se prolonge -transforme en une sorte de psychodrame aviné du héros de retour au domicile conjugal ... ce " héros " retournant ensuite chez les femmes-hôtesses-prostituées ( délibérément pas très clair dans le film ) pour y retrouver une nouvelle variante des sinistres clients-noceurs qu'on avait déjà vu au début ...pendant ce temps , l'épouse délaissée , sortie avec un groupe de femmes d'âge mûr dans une boite de nuit , se laisse séduire par un beau danseur-gigolo ( très belle scène hautement sensuelle et érotique où le jeune la transporte dans ses bras ) puis tente de se suicider et est ramenée in extremis à la vie par le jeunot ( un autre des des sommets du film ! ) ...
Les hommes " clients sexuels " sont hideux , lourds , goujats , vulgaires mais la femme âgée qui essaie de croire qu'elle peut être séduite par le jeunot est à la fois ridicule et pathétique et finalement laide , elle aussi ...
D'où , au final , ce grand film maîtrisé , radical , pessimiste , passionnant et peu aimable ; probablement le seul où Cassavetes ne semble pas toujours porter un regard généreux sur ses personnages ...

UNE FEMME SOUS INFLUENCE : pour moi , une oeuvre parfaite , synthèse de tous les contraires , limpide et mystérieuse , tranchante , indignée mais refusant tout manichéisme ( Nick , le prolétaire en phase d'ascension sociale , va se battre pour sauver la femme qu'il aime profondément ) , où Cassavetes va aussi loin qu'il est possible dans l'exploration des âmes des malheureux humains , avec une lucidité , une clairvoyance et une compassion inégalées et le tout sans perdre , en chemin , son spectateur !
Hallucinante séquence d'une dizaine de minutes où le mari , sa mère et le médecin tournent autour de l'héroïne dans l'intention de la conduite vers l'internement !
La fin du film ouvre des interrogations sans fin : retour à la normalité étouffante que l'épouse fuyait ? ou début de la guérison à travers les rassurants rituels conjugaux ( faire le lit ) ? ou triomphe en action de l'amour simple , sincère et complet d'un homme ? ou tout cela en même temps ?

OPENING NIGHT : magnifique méditation " en action " autour du théâtre et de la vraie vie ; les trente dernières minutes emportent tout , éblouissantes , avec Rowlands refaisant la pièce qu'elle n'aimait pas , la réécrivant au fur et à mesure qu'elle la joue , improvisant quelque chose de bien meilleur ( exactement ce que fait Cassavetes dans ses films ! ) et , là , le film s'envole vers les sommets ...

MEURTRE D ' UN BOOKMAKER CHINOIS : magnifique film , dense et où tout est nécessaire ; avec un Gazzara porté au plus haut de lui-même par son ami Cassavetes ... incroyable force du film vers sa fin , lorsque ce tenancier de boite de nuit pas très reluisante , criblé de dettes , va mourir , gravement blessé , et attend le coup de grâce , le long du trottoir , dans un climat d'un apaisement stupéfiant ... suprême élégance , ironie de la vie , détachement : un personnage parmi les plus beaux de sa filmographie !
Et puis cet érotisme superficiel et froid : beaucoup de filles splendides , de seins nus , de fesses , mais surtout beaucoup de lassitude et bien peu d'excitation ...


Gloria
Gloria
DVD ~ Gena Rowlands
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 Du cinéma comme art du mouvement !, 26 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gloria (DVD)
Revoir ce film après si longtemps , quelle expérience et quelle joie ! dans mon lointain souvenir d'étudiant , j'étais resté pétrifié , dans la salle de cinéma , par la violence des débuts du film : et je crois qu'il faut y revenir , sur ce massacre de cette famille du comptable de la Mafia par les hommes de main de ses employeurs ...

Oui , il faut regarder attentivement cela : après des plans majestueux sur NY , le resserrement de la caméra sur un immeuble peu reluisant , l'arrivée des bourreaux , types médiocres , employés du crime , avec le chef suant et bedonnant , qui est venu faire son job et que d'autres jobs sinistres appelleront à d'autres bouts de NY , la sortie des outils de travail que sont les armes , la montée de l'escalier , la famille qui se replie dans les pièces en attendant , résignée , sa mise à mort , comme à l'abattoir , puis le carnage qu'ion ne voit pas , les coups de feu des fusils à canon scié : a t-on vu souvent , avec une telle densité angoissante , la violence totalement obscène de la mort administrée aux autres ?

Cette aisance souveraine , nous la retrouverons quelques minutes plus tard , lorsque Gloria va liquider les occupants d'une voiture de la Mafia , venue tuer les survivants ...je l'ai revue plusieurs fois, cette scène : c'est impeccable et c'est du grand art : elle dégaine , elle tire , elle tire encore en poursuivant la voiture , des corps s 'effondrent , la voiture se renverse , tout cela dure quelques secondes !

Donc , Cassavetes comme maître de l'accélération foudroyante , du paroxysme , de la caméra hyper- nerveuse , du cinéma " à l'os " , qui pourrait donner la leçon aux spécialistes du film d'action dans ce film qui n'est qu'une histoire de fuite , sans issue ... voir aussi la scène dans le buffet de la gare où , tout d'un coup , Gloria fond littéralement sur une table de mafieux , une banale commande de café à peine passée ...

Cassavetes , dans ce film censément grand public et plus accessible , renverse avec délectation les codes : Gloria a bien bien plus de courage et se montre bien plus virile que les soi-disant durs de la Mafia , qu'elle humilie avec grand plaisir : " the tough guy " , c'est elle !

Et puis , cette séquence hallucinante , vers la fin , où elle tente un dernier marchandage auprès des patrons , en l'occurence un boss de la Mafia , ex amant ... ce dialogue apparemment apaisé , où , en fait , elle a en face d'elle la Mort en personne , courtoise et désolée ... sa dernière fuite par l'ascenseur , alors que les révolvers et les fusils tonnent et une fin totalement ouverte : n'oublions pas que ce film réaliste et cru est aussi une fable poignante sur la rencontre d'une femme dure et d'un petit bout de garçon , frisé et culotté ... comme dans ces scènes magnifiques , sur le trottoir , toutes de mouvement , véritable ballet urbain , où la femme mûre et le gamin se rapprochent , s'éloignent , se perdent , se retrouvent ....

Gena Rowlands fut une actrice considérable mais elle était , je pense , bien trop forte , intelligente , libre et indépendante pour supporter les règles d'Hollywood ...heureusement , son mari lui donna des rôles de rêve !


Prince Valiant 12: 1959-1960-
Prince Valiant 12: 1959-1960-
par Hal Foster
Edition : Relié
Prix : EUR 33,29

5.0 étoiles sur 5 Une édition exemplaire et un élément essentiel du patrimoine pour les amateurs de dessin et BD !, 26 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Prince Valiant 12: 1959-1960- (Relié)
L'éditeur français avait bien commencé mais s'est arrêté malheureusement assez vite en chemin dans son édition de l'intégrale Prince Vaillant , imaginée et dessinée par ce géant complétement atypique dans le monde des comics américaine qu'est Al Foster ...

L 'édition américaine que je suis en train de finir d ' acquérir pour faire le raccord avec l'édition française ( je viens de commander le tome 13 ) est quasi idéale : je tente donc un début de modeste bilan ...

Elle se distingue par un format plus généreux et des couleurs plus franches alors que l'édition française donnait des teintes plus " pastel " : je ne sais pas qui a raison pour les couleurs , n'étant pas allé voir les originaux publiés le dimanche dans la presse US de l'époque ...les tarifs de l'édition US me semblent tout à fait raisonnables et justifiés , vu la qualité de réalisation ...

L 'édition américaine est donc un régal : attention , cependant , il est bien préférable d'avoir commencé par l'édition française pour se familiariser avec les personnages , le style et le vocabulaire du texte de Foster , car tout cela est bien plus subtil qu'attendu et mobilise , en fait , pas mal de vocabulaire anglais ....

L 'édition US s 'agrémente de suppléments intéressants ou pittoresques , montrant comment Foster gagnait aussi sa croûte comme illustrateur publicitaire , on y voit des photos de son épouse , à bien des égards son inspiratrice et sa muse pour les extraordinaires personnages féminins de la série et , tout particulièrement , la sensationnelle et troublante princesse Aleta ...

Cette sage est extraordinaire : Foster était un travailleur forcené , un artisan perfectionniste penché sur sa planche de travail ( comme tous les grands ! ) , qui ne supportait aucun laisser-aller dans le rendu final ... et j'ai souvent pensé à TOLKIEN , pour l'ambition ( réussie) de création d'un univers historique imaginaire mais hautement cohérent sur le plan romanesque , mêlant les châteaux médiévaux , l'effondrement de l'empire romain , les invasions des saxons , danois , suédois , norvégiens , huns ... et , pour la tenue générale du propos , mais aussi , pour notre époque , à Game of Thrones , pour ces extraordinaires cités comme surgies de nulle part : c'est dire à quel niveau d'invention et de créativité on se situe !

Le soin maniaque qu'apporte Foster à son dessin et à son scénario laisse pantois : ses cités qui semblent tirées des songes , ses personnages ultra complexes et nuancés , l'amour pour ses personnages éclatant dans les visages , tout particulièrement féminins ...

Et puis sa générosité pour les humains , sa générosité et son optimisme qui sont la marque d'un authentique humaniste : même les mauvais ou méchants ne le sont pas totalement ... aucune cruauté , aucune méchanceté , aucune perversité gratuite !

Et puis sa somptueuse mise en couleurs , si raffinée ( hallucinants épisodes dans la neige ou nocturnes , réalistes ou fantastiques , ou en mer ... ) et puis son humour permanent , ses remarques si drôles et bon enfant sur les faiblesse de ses personnages , sur les ruses féminines et la puissance de leur ensorcellement sur les pauvres hommes ...

Bref , tout un monde , que j ' essaie de faire lire autour de moi !


In Concert Easter Sunday
In Concert Easter Sunday
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 7,14

5.0 étoiles sur 5 Halleluya , sister Mahalia JACKSON !, 26 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : In Concert Easter Sunday (CD)
Ce disque est exceptionnel pour plusieurs raisons .

D 'abord , c'est un concert en public et il offre la quintessence de l'art de MJ , en 1967 , à la fin de sa carrière et alors que sa santé est chancelante ( les photos montrent bien les effets du vieillissement et de la maladie sur son visage ) : mais elle se bat , elle donne tout et elle triomphe et le public la suit , en extase ...

D'autre part , l'accompagnement est idéal : un pianiste et un organiste qui swingent naturellement , un batteur de légende , un contrebassiste ( curieusement non signalé dans la notice ) qui apporte sa chaleureuse ligne de soutien ...

Le concert baigne dans une sublime douceur , une sérénité et j'oserais dire une tendresse saisissantes : ces gospels sont autant de prières de la part d'une âme manifestement en paix ...

En même temps , quelle joie , quelle gaieté , même si la mélancolie n'est jamais loin .

La voix n'est plus celle des enregistrements Apollo du début des années 50 ( cf l'intégrale Frémeaux et l'indispensable disque 3 pour la période 1951-52 ) bien sûr , mais l'expérience du chant est là , énorme , et les leçons de toute une vie qui ne fut pas toujours facile , avec ses luttes et ses souffrances , la grande pauvreté des débuts , la difficile condition des Noirs à cette époque des USA : tout cela est là et donne à son expression une force bouleversante !

Et puis , nous avons enfin une captation sonore de très haute qualité , alors que je désespérais d'en trouver une : enfin une prise de son toute en finesse , vraiment haute fidélité , rendant toutes les nuances de cette voix immense et toute la puissance des instrumentistes qui l'accompagnent !


Live At Newport 1958
Live At Newport 1958
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 14,98

5.0 étoiles sur 5 Toute la vibration d'un récital public ..., 25 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Newport 1958 (CD)
Ce disque est important dans la discographie de Mahalia JACKSON : elle y reprend des titres éprouvés de son répertoire , avec son accompagnement idéal , car réduit à l'essentiel , c'est à dire simplement un piano et un orgue , pour l'essentiel ; les instrumentistes étant en communion avec l'artiste ...c'est un enregistrement " de plein air " et elle se confronte au public d'un festival de jazz réputé !

Il est passionnant de constater la montée de l'enthousiasme du public , au fur et à mesure que Mahalia JACKSON chauffe la salle à blanc , avec une énergie et une vitalité qui n' ont rien à envier à celle d'un maître du blues ou d'un crooner ou d'un vétéran du swing ...

Le sommet du disque est , pour moi , " I'm Goin ' to Live The Life I Sing About In My Song " , où la joie et la mélancolie se mêlent de façon poignante ...

La prise de son , un peu lointaine , est acceptable , sans plus , compte tenu de l 'époque et des conditions du live .


Bach: Ein Feste Burg Ist Unser Gott
Bach: Ein Feste Burg Ist Unser Gott
Prix : EUR 13,99

5.0 étoiles sur 5 Une passionnante mise en perspective et des conclusions qui ne vont pas de soi ., 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Ein Feste Burg Ist Unser Gott (CD)
Ce disque offre , pour l'essentiel , deux versions assez différentes de la cantate BWV 80 ( Notre Dieu est une puissante forteresse / un solide rempart ) .

Il semble bien que la grande majorité des interprétations de référence , y compris " historiquement informées " , offrent en fait la version revue et arrangée par W.F . BACH , particulièrement jubilante et triomphale ...

Spering donne cette version , bien entendu , mais aussi une version , plus sobre , qui correspondrait strictement à la partition d'origine ...

N'étant pas musicologue , je ne me prononcerai pas sur ce dernier point .

Cependant , pour le mélomane familier des cantates de BACH , la cause , " à l'oreille " , me semble loin d'être entendue , sur le strict plan de l'intérêt musical : en effet , les ajouts instrumentaux de W. F . BACH sont fidèles à l'esprit de l'oeuvre et même à la lettre du texte : Dieu triomphe de Satan , assure le salut des fidèles ... Il s'agit bien d'un choral de combat , socle de la Réforme luthérienne , puis affirmation triomphante , en musique , de la toute puissance du Créateur ( et de la nouvelle religion ...) !

Pour ma part , je préfère définitivement les deux choeurs avec leurs assauts claironnants et jubilatoires de trompettes , car , chez J . S .BACH , la foi la plus ardente n'est ni triste ni austère !

Certes , WF .BACH a ajouté des trompettes mais toute la vie et la pratique de BACH le père le confirment : il était usuel et banal de copier les oeuvres des grands maitres , de les adapter , de les arranger et de les modifier , d'en changer l'instrumentation ... J .S . BACH lui-même ne se gênait pas , en outre , pour piocher dans ses tiroirs et resservir , réadaptés , certains de ses meilleurs morceaux , dans un autre cadre ...

Très belle prise de son , fine et très aérée , ce qui est capital pour ce répertoire .


Bluezzin T Il Dawn
Bluezzin T Il Dawn
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une magnifique découverte !, 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bluezzin T Il Dawn (CD)
Disque acheté après une rapide écoute de quelques plages , déjà saisissante .

L'écoute attentive , at home , confirme qu'il s'agit d'une grande chanteuse , qui nous revient après un long éloignement des studios et des scènes ...

Le précédent commentateur en a excellemment parlé !

C 'est une artiste qui mérite un public plus large ...Elle pourra combler , à coup sûr , l'authentique amateur de jazz mais bien au -delà de ce cercle ...

Prise de son de référence .

Je vais évidemment me procurer ses autres disques , peu nombreux , en fait .


Singing for the Good Times
Singing for the Good Times
Prix : EUR 18,00

4.0 étoiles sur 5 De la bonne soul ..., 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Singing for the Good Times (CD)
Acheté par hasard et sans avoir pu l'écouter avant .
Ce n'est pas , et de loin , mon répertoire préféré .
Disque plutôt roboratif , cependant , comme on dit .
Prise de son du genre chaleureux et c'est bien , ici .


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