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Contenu rédigé par Cassiopée
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Commentaires écrits par
Cassiopée "W" (St Etienne France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Les heures les plus sombres de notre histoire
Les heures les plus sombres de notre histoire
par Hugues Serraf
Edition : Broché
Prix : EUR 15,80

4.0 étoiles sur 5 Du rire et encore du rire...., 1 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les heures les plus sombres de notre histoire (Broché)
« D’être resté dans le même appartement et de continuer à dormir dans le même lit n’aident pas au reformatage express de mon disque dur…. »
On peut dire ce qu’on veut, un peu d’humour ne fait pas de mal et dérouille les zygomatiques. C’est ce que nous offre Hugues Serraf dans son dernier livre sur fond de nostalgie. Sa femme l’a laissé et il se retrouve en couple avec une jeune américaine qui va bousculer « ses codes » et ses habitudes. Parfois, ils se laisse porter, et à d’autres moments, il freine des quatre fers…. Comment construire une relation de couple solide ? D’ailleurs, que souhaite-t-il vraiment ? Un peu de fantaisie ou un avenir commun ?

C’est avec un humour de bonne facture est un franc parler jubilatoire qu’Hugues Serraf nous entraîne dans une histoire bien de notre époque. Tout y passe : les sites de rencontres, les restaurants sans gluten, les dérives des médias (ou comment accrocher les lecteurs), les relations de couples proches ou à distance…. Bien sûr, tout cela n’est qu’effleurer, à peine développer, mais c’est le principe même de cet opus. On reste à la surface avec une écriture drôle, parfois on rit un peu jaune et on sent bien que sous des dehors « je m’en foutiste », notre personnage principal est un homme fragile, qui a besoin de se rassurer mais qui ne l’exprimera jamais, parce que, quand même, ne l’oublions pas, c’est un homme…..

J’ai passé un excellent moment de détente à lire ce roman. Je me demandais comment la situation allait évoluer, quelle allait être la « chute ». C’est frais, amusant, alors pourquoi bouder son plaisir ?


Une saison blanche et sèche
Une saison blanche et sèche
par André Brink
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 Mitigé ...., 28 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une saison blanche et sèche (Broché)
Ce livre me laisse une impression de rencontre ratée.

J’ai apprécié le fond, l’histoire en filigrane qui m’a fait découvrir l’Afrique du Sud, Soweto, l’apartheid, les conditions de vie des personnes à peau noire, celles des Afrikaners, les humiliations cachées, les abus du pouvoir, la loi du silence lorsqu’on creuse un peu et qu’on « dérange » …

Mais je n’ai pas apprécié l’écriture, la forme, la façon dont l’auteur s’exprime.
Ce qui fait que ce roman ne m’a pas émue, touchée, et cela représente au niveau de la lecture, un gros manque pour moi.

A mon sens, André Brink est resté « observateur ». D’autres écrivains ont dépeint des faits sans donner leur avis mais leur style m’avait intéressée. Là, ce n’est pas le cas. L’écriture m’a semblé lisse, sans « force » intérieure, comme si tout était décrit de la même manière, sur le même ton …. Même dans les faits graves, rien ne s’emballe … rien ne me prend « aux tripes » … Et que c’est dommage !

Ben Du Toit avait pourtant tout pour me plaire : la volonté, le charisme de celui qui ne lâche rien malgré les intimidations, l’envie de comprendre, de réussir ou d’autres ont échoué …

« Je sais seulement que je ne peux plus m’arrêter. Je vais devenir fou si je ne peux pas croire en ce que je fais. »

Et malheureusement, son aventure ne m’a pas captivée …

Les personnages secondaires m’ont presque plus intéressée que lui, sans doute parce que je n’ai pas réussi à m’attacher à ses pas, à partager sa quête de vérité …
La femme de Gordon m’a touchée, habitée par la peur et malgré tout désireuse de s’en sortir, d’agir …

« A la longue, on finit par être fatigué d’avoir peur…. »

Cette phrase, lue dans la troisième partie, me donnerait presqu’envie de dire que c’est cette partie qui m’a le plus passionnée mais peut-être m’étais-je tout simplement, habituée au style de l’auteur ….

J’ai lu que ce livre avait été interdit, en Afrique du Sud, lorsqu’il est sorti, sans doute parce qu’il mettait le doigt sur des problèmes vitaux bien réels …. Le prix qu’il a obtenu serait-il un choix politique ?


Soul of London
Soul of London
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 Dark and Terrible London, 27 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soul of London (Format Kindle)
Avant toute chose, une mention particulière pour la magnifique couverture sobre et élégante, ainsi que pour la citation de Tim Burton en début d’ouvrage. Elles « collent » toutes les deux parfaitement au contenu évoqué dans ce roman.

Ensuite, félicitations à l’auteur. Il n’est jamais simple d’écrire une intrigue se déroulant dans une période du passé. Il faut avoir le ton juste, le vocabulaire adapté, ne pas écrire d’anachronisme, et établir une atmosphère réaliste. Et parfois, à trop vouloir s’appliquer, ceux qui écrivent en oublient le reste. En voulant s’attacher au décor, les personnages disparaissent sous trop de détails d’époque. Gaëlle Perrin-Guillet a géré avec intelligence et brio tous ces écueils. Son histoire est installée à Londres (une ville qui me plaît beaucoup et qui a du charme) en 1892 et on s’y croirait !

Henry Wilkes, un policier, a souffert d’un accident corporel et sa démarche boitillante l’a relégué aux « chiens écrasé » et autres faits divers peu intéressants. Ses collègues sont un tantinet méprisants envers cet homme qui n’a plus le physique pour courir après les malfrats. Cantonné dans un bureau à l’écart, il fait « marcher » son cerveau et apporte un autre regard sur certaines situations délicates, quand on veut bien l’écouter…. Il s’est pris d’affection pour un jeune garçon qui traînait dans les rues et leur binôme est particulièrement attachant, l’un complétant l’autre. En effet, le jeune Billy est doué pour « croquer » en quelques traits un portrait et il porte un regard acéré sur ce qu’il voit. Henry peut s’appuyer sur lui au sens propre et figuré et en contre partie, il offre la sécurité et l’écoute, un avenir plus sûr également. Leurs conversations sont intéressantes et permettent un regard extérieur sur les faits qui nous sont présentés. Les voilà confrontés à des actes surprenants : des chiens sont retrouvés tués de façon peu naturelle….une jeune femme est assassinée et sa sœur ne croit pas à une seconde à une mauvaise rencontre et elle en appelle à Henry Wilkes, le suppliant de prendre les choses en main et de découvrir ce qui s’est réellement passé. Voilà notre duo qui va nous promener en fiacre, à pied, dans les rues, les égouts, les endroits sombres et reculés, en se cachant parfois, dans Londres au temps de Jack l’Eventreur, en hiver avec le froid, la pluie, la neige, les rues mal éclairées et une mauvaise visibilité.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. L’auteur a su m’emporter à sa suite et j’ai vraiment ressenti tout ce qu’elle décrivait. Plusieurs enquêtes s’imbriquent et le duo « Billy » et « Henry » a de longs jours devant lui. On sent qu’il ne s’agit pas d’une relation à sens unique. Le policier n’a pas choisi Billy pour avoir « un bâton de vieillesse » et une jambe valide en plus pour l’aider à courir lorsqu’il ne peut pas. Ils ont réellement besoin l’un de l’autre et cela est exprimé avec beaucoup de délicatesse, de tendresse et de doigté.

En conclusion, un excellent roman policier émouvant par les rapports humains qu’il présente, intéressant par le côté enquêtes et un auteur à suivre.


Soul of London
Soul of London
par Gaëlle Perrin-Guillet
Edition : Reliure inconnue
Prix : EUR 16,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Dark and Terrible London, 27 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soul of London
Avant toute chose, une mention particulière pour la magnifique couverture sobre et élégante, ainsi que pour la citation de Tim Burton en début d’ouvrage. Elles « collent » toutes les deux parfaitement au contenu évoqué dans ce roman.

Ensuite, félicitations à l’auteur. Il n’est jamais simple d’écrire une intrigue se déroulant dans une période du passé. Il faut avoir le ton juste, le vocabulaire adapté, ne pas écrire d’anachronisme, et établir une atmosphère réaliste. Et parfois, à trop vouloir s’appliquer, ceux qui écrivent en oublient le reste. En voulant s’attacher au décor, les personnages disparaissent sous trop de détails d’époque. Gaëlle Perrin-Guillet a géré avec intelligence et brio tous ces écueils. Son histoire est installée à Londres (une ville qui me plaît beaucoup et qui a du charme) en 1892 et on s’y croirait !

Henry Wilkes, un policier, a souffert d’un accident corporel et sa démarche boitillante l’a relégué aux « chiens écrasé » et autres faits divers peu intéressants. Ses collègues sont un tantinet méprisants envers cet homme qui n’a plus le physique pour courir après les malfrats. Cantonné dans un bureau à l’écart, il fait « marcher » son cerveau et apporte un autre regard sur certaines situations délicates, quand on veut bien l’écouter…. Il s’est pris d’affection pour un jeune garçon qui traînait dans les rues et leur binôme est particulièrement attachant, l’un complétant l’autre. En effet, le jeune Billy est doué pour « croquer » en quelques traits un portrait et il porte un regard acéré sur ce qu’il voit. Henry peut s’appuyer sur lui au sens propre et figuré et en contre partie, il offre la sécurité et l’écoute, un avenir plus sûr également. Leurs conversations sont intéressantes et permettent un regard extérieur sur les faits qui nous sont présentés. Les voilà confrontés à des actes surprenants : des chiens sont retrouvés tués de façon peu naturelle….une jeune femme est assassinée et sa sœur ne croit pas à une seconde à une mauvaise rencontre et elle en appelle à Henry Wilkes, le suppliant de prendre les choses en main et de découvrir ce qui s’est réellement passé. Voilà notre duo qui va nous promener en fiacre, à pied, dans les rues, les égouts, les endroits sombres et reculés, en se cachant parfois, dans Londres au temps de Jack l’Eventreur, en hiver avec le froid, la pluie, la neige, les rues mal éclairées et une mauvaise visibilité.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. L’auteur a su m’emporter à sa suite et j’ai vraiment ressenti tout ce qu’elle décrivait. Plusieurs enquêtes s’imbriquent et le duo « Billy » et « Henry » a de longs jours devant lui. On sent qu’il ne s’agit pas d’une relation à sens unique. Le policier n’a pas choisi Billy pour avoir « un bâton de vieillesse » et une jambe valide en plus pour l’aider à courir lorsqu’il ne peut pas. Ils ont réellement besoin l’un de l’autre et cela est exprimé avec beaucoup de délicatesse, de tendresse et de doigté.

En conclusion, un excellent roman policier émouvant par les rapports humains qu’il présente, intéressant par le côté enquêtes et un auteur à suivre.


Nos rêves indiens
Nos rêves indiens
par Stéphane Marchand
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

5.0 étoiles sur 5 Être utile à vivre et â rêver..., 24 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nos rêves indiens (Broché)
Cher Monsieur Marchand

Je sais, on ne dit pas cher Monsieur à un presque inconnu, je sais. Mais là, je vous arrête tout de suite. Vous ne pouvez pas être un total inconnu pour moi et s'il vous faut des raisons, je vais vous en citer plusieurs.

D'abord, vous vous êtes livré dans les pages que j'ai découvertes (et oui, je sais lire entre les lignes), ensuite vous aimez les Hommes et les Mots, avec des majuscules pour les deux et enfin vous parlez de personnes qui ont marqué à jamais mon existence, d'abord une rencontre avec la poésie d'Eluard, puis la phrase de Géronimo.... Alors s'il fallait des raisons, en voilà, mais je peux vous en donner encore d'autres'..

J'aime quand les mots parlent au cœur, à l'âme, et ceux de votre roman l'ont fait.
Ce livre est un partage d'instants de vie, reliés par les circonstances, le hasard, l'essence même de l'existence. Toutes les situations de raccrochent les unes aux autres par des choix qui entraînent une route ou une autre .... Et dans vos textes on le sent ce fil ténu de la vie, nos vies, avec les choix qui s'ouvrent à nous: rester, partir, oublier, parler, se taire, vivre ou mourir... Finalement on a toujours le choix, pas tous les choix mais le choix....Des liens qui se tissent, se croisent, s'entremêlent'.

Et j'ai pensé à cette phrase de François Mauriac :

« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont accordées à notre destinée et ont une signification qu'il appartient à chacun de découvrir »

Je me suis laissée bercer par la musicalité de votre phrasé, par chaque paragraphe dont certains me semblaient écrits pour moi, j'entendais Brel chanter, je vous voyais pleurer....

Que dire de plus de votre recueil ( j'aime bien cette idée de recueil, comme si j'avais, en vous lisant, recueillis vos émotions au creux de mes mains, comme autant de petits bouts de destins vivants...), je le sentais battre, respirer, votre écrit, comme animé de sa propre vie, parfois léger, puis plus grave, beau et douloureux....

Ne pas oublier, comme dirait Stan, ne pas oublier... Ne pas oublier de parler de ce livre mais seulement à ceux qui seront capables de le comprendre, ne pas oublier de dire merci à l'écrivain et à l'éditeur pour cette rencontre. Ne pas oublier de le relire, de graver chaque mot au creux de moi pour ne pas oublier de vivre, prendre le temps de dire à mon aimé que sa voix résonne dans tous les bruits du monde. Ne pas oublier de dire à ceux qui comptent pour moi que je les aime, ne pas oublier...

Je suis avare de coups de cœur littéraire parce qu'il faut que les mots aient un sens profonds et qu'ils retentissent en moi ' mais ce roman, Cher Monsieur (et oui, j'insiste), j'aurais voulu, dû, souhaité, aimé, l'écrire'.parce qu'il y a vous mais aussi un peu de chacun de nous dans ce que vous avez su si bien exprimer avec délicatesse, tendresse, finesse et amour sans aucun doute'.

Poétiquement,

Cassiopée


Sukkwan Island
Sukkwan Island
par David Vann
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Terrible ....., 24 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sukkwan Island (Poche)
Une écriture singulière (sans dialogue direct) et un huis-clos pour le moins troublant.
Un retour sur la vie d’un père, qui entraîne dans son périple son jeune fils (quand on connaît l’histoire personnelle de l’auteur, on se dit que ce livre lui a permis d’exprimer beaucoup de ressentis).

On ne s’improvise pas Robinson, le paterfamilias l’a oublié et la nuit, tous les démons remontent à la surface. De plus, avec l’obscurité, tous les sens sont exacerbés.
« Roy commençait à comprendre comment son père fonctionnait, comment il sombrait dans ses pensées sans qu’on puisse l’atteindre, et comment tout ce temps passé seul en lui-même n’était pas bon et le poussait à s’enfoncer plus profondément encore. »

Le père organise leur vie, aidé de son fils. Ils se découvrent, s’apprivoisent mais mal. On ne crée pas du sens ni des liens parce qu’on le décide, ce n’est pas si simple. Chacun chemine mais pas sur la même voie.
Se fermer au monde extérieur fait ressortir les personnalités, les tempéraments. Le père est-il prêt, solide, capable de vivre cette expérience unique qu’il a choisie mais pratiquement « imposée » à son fils ?
« ….si Roy, lui aussi, ne faisait pas partie d’un immense désespoir qui collait à son père partout où il allait. »
Quel est le but de cette initiation ? Les raisons sont assez clairement définies au début du livre mais ne sont-elles pas un leurre ?

Le malaise grandit au fil des pages, le style est « serré », pas aéré car il n’y a pas de chapitres, seulement deux parties (les deux faces du miroir ?) On sait qu’on ne peut pas intervenir, que seuls les protagonistes peuvent agir mais on voudrait dire « stop »…
« Et même après avoir vu tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai détruit, je ne suis pas sûr que j’agirais différemment si j’en avais l’occasion. »

C’est une lecture qu’on n’oublie pas, qui « marque » et dont on espère que l’écriture a apporté du bonheur à son auteur….


Le temps d'une saison
Le temps d'une saison
par Siwar Al-Assad
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Entre Paris et New-York...., 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le temps d'une saison (Broché)
La première guerre mondiale est terminée. Angèle a une vie toute tracée. Henri, un jeune homme qui plaît à ses parents, s’intéresse à elle… Mais elle considère que « les voyages forment la jeunesse », alors elle rompt avec son amoureux et prend le bateau, direction New York ou une amie de son père (collectionneur d’art) l’hébergera et lui servira de chaperon.

Dans cette ville magique, où tout change tout le temps, elle va aller de découvertes en découvertes. Que ce soit les clubs un peu libertins, les soirées très mondaines ou les rencontres surprenantes, tout lui apportera de l’expérience, un regard neuf sur l’existence. Elle va découvrir qu’en Amérique les relations sont parfois très épisodiques et sans lendemain. Coqueluche de certaines personnes, vivant tout à fond, Angèle n’en rate pas une. En effet, la jeune parisienne va se retrouver mêler à une sombre histoire pour trop d’inconséquence. Mais, Charles, dont elle est tombée amoureuse, veille. Lui, qui était un peu superficiel, va gagner en maturité au fil des événements.

C’est un livre raffiné, à l’écriture adaptée à l’époque évoquée, on plonge dans l’ambiance, on croise Mistinguett, et on visite les musées réputés. Angèle n’a pas voulu de la vie toute droite que ses parents imaginaient pour elle. Elle est partie, un peu à l’aventure et nous, on la suit. Avec quel bonheur, d’ailleurs tant l’écriture est fluide, les événements accrocheurs. J’ai trouvé ce roman bien écrit, avec un style de qualité. Je me suis attachée aux personnages, à ce jeune couple un peu fougueux qui détonne dans cette société pleine de gens bien pensants. L’atmosphère de l’époque est bien présentée et on s’y croirait.

Un excellent moment de lecture et un auteur que je recommande !


Comment j'ai perdu ma femme à cause du taï chi
Comment j'ai perdu ma femme à cause du taï chi
par Hugues Serraf
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

3.0 étoiles sur 5 Meilleur qu'un antidépresseur, 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment j'ai perdu ma femme à cause du taï chi (Broché)
Vous avez besoin de vous détendre et de lire un texte un peu décalé, déjanté au milieu de lectures plus consistantes ? Ce livre est fait pour vous ;-)

L’écriture est drôle, totalement actuelle et les situations cocasses même lorsqu’elles sont à la limite dramatiques. Il y a toujours une pointe de dérision.

Notre héros se retrouve en prison, avec un co détenu qu’il appelle Coloc. C’est ce dernier qui va lui faire découvrir les « codes » des résidences pénitentiaires. A travers leurs conversations, on découvre l’univers carcéral et comment le couple de notre personnage principal est parti à vau l’eau à cause du tai chi (et pas à cause du prof de tai chi…) L’ensemble est assez jubilatoire mais ça reste superficiel. Disons que pour un apéritif c’est l’idéal mais pas pour un plat principal.

Il n’en reste pas moins que l’humour est présent et qu’on rit tout seul et ça fait du bien ! C’est un livre sans prétention si ce n’est de nous apporter un peu de fraîcheur et de drôlerie dans un monde qui en a bien besoin ! Et le pari est réussi.


Pretty Girls
Pretty Girls
par Karin Slaughter
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellent et addictif!, 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pretty Girls (Broché)
Voilà un excellent thriller et un auteur (une femme !) qui n’a rien à envier aux grands noms du genre.
Trois sœurs, une qui disparaît et les deux autres qui se déchirent et restent séparées pendant plus de vingt ans. Un événement dramatique les remet en présence. Vont-elles continuer de se disputer, de se haïr ou au contraire vont-elles se retrouver ? Claire, bourgeoise, bien installée dans sa routine va découvrir que l’homme de sa vie avait une part d’ombre et pas n’importe laquelle … Lydia, ex junkie, s’est à peu près reconstruite… Les retrouvailles vont faire exploser le fragile équilibre….

L’écriture est fluide (bravo au traducteur) et les événements s’enchaînent à une vitesse folle, c’est noir, un peu sanglant parfois mais bien ancré dans la réalité de certains milieux. Les rebondissements sont légion et on va de surprise en surprise, pas de temps mort ! Les personnages, que l’on découvre petit à petit, sont capables de nous exaspérer ou de nous attendrir. On se dit que personne n’est à l’abri de s’apercevoir, un jour, qu’une personne qu’on croyait bien connaître, était totalement différente de ce qu’elle nous renvoyait.

Parallèlement à l’intrigue principale, on découvre le journal intime du père des trois jeunes femmes, éclairant les protagonistes d’un autre regard. Cela apporte un autre souffle au roman. Le chemin vers le pardon est long, semé d’obstacles pour ces deux sœurs… Finiront-elles par se comprendre et laisser derrière elles le passé ?

Ce roman m’a valu une nuit très courte car, une fois commencé, je ne l’ai pas lâché ! C’est dire combien le style est addictif et le contenu bien ficelé !


Les oiseaux
Les oiseaux
par Julien Roux
Edition : Album
Prix : EUR 16,50

4.0 étoiles sur 5 Bel objet livre tout en couleurs...., 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les oiseaux (Album)
Passant beaucoup de mon temps libre à regarder les oiseaux avec mes jumelles, c'est tout naturellement que je me suis tournée vers cet album. L'objet livre est beau, assez grand avec une couverture qui tient bien en mains, les pages sont assez épaisses et les dessins colorés simples et vivant sont très parlants. Ils sont la plupart du temps sur une page double, accompagnés de quelques mots en écriture cursive. On fait un petit inventaire des oiseaux qui vivent en bande, en couple, le nuit, en haut, dans l'eau , qui partent loin pour survivre.... Dans les dernières pages, les dessins deviennent plus petits et plus nombreux, comme si les oiseaux prenaient le dessus sur celui qui écrit pour montrer toute leur diversité et offrir leurs plumes colorées, vivaces et amusantes à notre regard ébahi.... Et puis, il y a également le plaisir des mots...Du PodoceDe Biddulph au Bagadais casqu" en pensant par les Manakin orange ou le marabout chevelu... Soyez les bienvenus chez les oiseaux!!!!!


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