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Contenu rédigé par Progophil *
Classement des meilleurs critiques: 16.978
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Commentaires écrits par
Progophil * "jé" (FRANCE)

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Booster [Import anglais]
Booster [Import anglais]
Prix : EUR 25,00

3.0 étoiles sur 5 A Voir.., 1 mai 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Booster [Import anglais] (CD)
Un double cd plutôt court où il y avait de la place pour plus de matériel, comme y mettre au grand complet Ça Va - Ça Marche - Ça Ira Encore, Space Flight Orange, 40 Years Roadmap To Music ou Metaphor. Avec Booster on est loin d’être au royaume de la grande musique.
C’est du TD de ce qu’il y a plus contemporain; froid, acide et dépourvu de créativité sonore. Edgar fait définitivement figure d’un Dr Jekyll et le Mr Hyde de la musique contemporaine, car il y a tout un monde de différence entre les deux opus de Nagasaki, les EP sur cette compilation, les remixes et les inédits qui semblent être créés sur des émotions artificielles.
On y retrouve 3 EP complets discontinués qui se vendent à prix d’or sur Ebay; One Night in Space, Bells of Accra et Sleeping Watches Snoring In Silence.
n y retrouve aussi des extraits de Metaphor, 40 Years Roadmap to Music, Space Flight Orange, Ça Va - Ça Marche - Ça Ira Encore, des remixes et des inédits qui ne valent absolument pas la dépense.
Donc, est-ce que les collectionneurs et fans endurcis de TD sont des naïfs et des niais? Selon la citation promotionnelle d’Eastgate il semblerait que oui. Comme nouveautés nous trouvons All Thirsty Angels Pass et World Away From Gagaland, deux titres aux structures douces et très new age qui n’ont rien à voir avec les rythmiques lourdes aux tendances technoïde que le Dream nous enfonce avec des titres comme Lady Monk. Big Sur And The Oranges From Hieronymus Bosch peut être intéressant si Goblins Club ou Tyranny of Beauty vous ont interpellez. Un titre vaporeux au rythme léger et à la guitare feutré. Logos est légèrement modifié avec des percussions plus martelantes alors que Tangram (Chin Part) aurait pu faire sa niche sur un Dream Mixe.
En contrepartie, si vous ne possédez pas les EP mentionnez, je pense que l’achat de Booster peut être envisageable. Car il y a de bons titres comme Bells of Accra où Edgar retrouve un souffle de créativité, Hyper Sphinx (si, si j’aime bien la guitare mielleuse) et Metaphor qui est toutefois incomplet.
Booster est une autre compilation de Tangerine Dream qui a le défaut d’être incomplète et incondescendante, à la hauteur d’Edgar et ses comptables.


Booster V [Import anglais]
Booster V [Import anglais]
Prix : EUR 28,87

5.0 étoiles sur 5 TouT Bon !, 1 mai 2017
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Booster V [Import anglais] (CD)
Vous avez manqué des albums tel que The Island of the Fay, The Angel of the West Window et Finnegans Wake? Eh bien voici une belle occasion de racheter cet impair. Car ne pas posséder un de ces albums vous enlève tous les droits de chialer sur les récentes motivations artistiques de Tangerine Dream. Mais au-delà de cette entrée en la matière très partisane, “Booster V” n’est pas un Best of de la série Sonic Poem, mais c’est une fichue de bonne façon de goûter aux dernières œuvres du Dream qui sont de plus en plus intéressante.
Outre les 9 titres de la Sonic Poem Series, Booster V offre le plus beau titre de Zeitgeist (Rubycon 2010), les deux plus beaux titres de Mona da Vinci (Morpheus' Light et Calumet), deux des bons titres de The Endless Season ("Escape" et "Wild Ocean of Blue Fate"), ainsi que deux remixes et 4 nouvelles compositions dont 2 qui sont particulièrement très intéressantes.
"Calymba Caly (Figaro's Fine Cut)" débute ce nouveau Booster avec un remixe d’un des titres les plus appréciés de la tournée 80-81. Si la structure rythmique est intacte l’enveloppe harmonique manque un peu de vitamine. Sans être musicien, il me semble que j’en aurais fait quelque chose de plus incisif en studio. C’est bon, sans plus!
"Beauty of Magic Antagonism" est le premier des deux titres de The Island Of The Fay, l’autre étant "Fay Bewitching the Moon". Si je suis bien d’accord avec ce dernier titre, qui est un pur joyau de la couronne du Dream, je le suis un peu moins pour "Beauty of Magic Antagonism", qui est une belle ballade. J’aurais plutôt opté pour Marmontel Riding on a Clef ou Darkness Veiling the Night. M’enfin…! "Rubycon 2010" et "The Silver Boots of Bartlett Green" (quel titre) sont à leurs places sur cette compilation. Ils précèdent les deux premières nouveautés sur Booster; "Shining Ray" et "Twilight Dance". J’aime bien "Shining Ray" qui épouse assez bien les rythmes et ambiances de la Sonic Poem Series, alors que rythme psychotique et les harmonies célestes de "Twilight Dance" me laissent froid et ce en dépit d’un rythme pulsatoire lourd et des lignes de séquences qui s’entrecroisent dans une danse spiralée. Par la suite c’est la ronde des très bons titres avec "Morpheus' Light", "Escape", le très beau "The Invisible Seal of the Holy Tribe" qui, avec le puissant "The Silver Boots of Bartlett Green", "Hoël Dhat the Alchemist" et "The Mysterious Gift of Mankind" réconfortent à merveille notre besoin de réentendre The Angel of the West Window. "Hermaphrodite", "Resurrection by the Spirit" et "Mother of all Sources" sont aussi de très bons titres qui représentent fort bien Finnegans Wake. Il ne manque que The Sensational Fall of the Master Builder. Un des éléments clés de “Booster V” est l’agencement des titres choisis. Edgar diversifie les rythmes et les ambiances plus douces, ajoutant à la fluidité des harmonies qui tapissent les œuvres du Dream depuis la fin des années Virgin. À ce niveau je pense à "Hoël Dhat the Alchemist" et "Mother of all Sources", deux titres qui sans avoir la même structure rythmique offrent des harmonies qui se juxtaposent avec une immense approche mélancolique. "Sailing Through the Night" est une nouveauté qui n’apporte rien de bien nouveau au répertoire du Dream. Les voix de plastiques me rappellent l’univers très froid de Winter in Hiroshima, mais le solo de guitare est bon et très perceur d’âmes. "Booster Battery" est la dernière nouveauté du duo Froese/ Quaeschning, et c’est assez bon. Le rythme est lent et progresse avec des séquences à la Flashpoint qui s’entrecroisent à la volée sous les lents chants d’un synthé lyrique pour atterrir dans des percussions aux frappes lourdes. "View from a Distant Star (Milky Way Mix)" était un titre inédit qui apparaissait sur l’album Knights Of Asheville. C’est une belle ballade électronique qui trouve sa beauté dans ses arrangements orchestraux dont les lentes strates sont tout en contraste avec le rythme des percussions. Après un titre léger sorti d’Endless Season (Wild Ocean of Blue Fate, moi j’aurais préféré Devotion ou The Seven Barriers), "Fay Bewitching the Moon" concrétise la superbe année musicale que Tangerine Dream a offert à ses fans en 2011. Je suis fan mais je suis aussi honnête! Quand ce n’est pas bon je le dit et quand c’est bon je le dit haut et fort. Parfois je m’emballe car Edgar sait toujours comment allumer, comme éteindre, ma passion envers ses œuvres. Et c’est cette passion qui me pousse à vous dire que Booster V est un essentiel dans l’univers de multiplicité excessive qu’est la production des compilations de Tangerine Dream. Pas que les nouveautés offertes sont incroyables, que non. Mais plutôt à cause de la provenance des albums visés par cette compilation. L’année 2011 de la planète MÉ appartient à Tangerine Dream. Des albums tel que The Island of the Fay, The Angel of the West Window et Finnegans Wake sont des incontournables où les rythmes, mélodies et ambiances épousent à merveille la prémisse de leurs inspirations. Si Booster V n’est pas une compilation de cette série, ça lui ressemble. Ça vous donne aussi la chance d’obtenir le meilleur des CupDisc, exception faite de The Gate of Saturn et de son bouillant Vernal Rapture, réalisés durant cette même période ainsi que des inédits qui ajoutent à la nécessité d’obtenir Booster V.


Booster II
Booster II
Prix : EUR 19,21

5.0 étoiles sur 5 A posséder!, 1 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Booster II (CD)
Si Booster Vol. I m’avait quelque peu déplu, cette récidive d’Eastgate a le mérite d’offrir une musique plus corsée sur 2 cd quasiment plein rempli en temps. Un montage et une sélection bien agencée qui, par contre, s’appui sur une fausse représentation publicitaire. Sur le site web d’Eastgate on mentionne que cette dernière compilation comprend 8 nouveautés et des remixes inédits. Évidemment si on ne possède pas tout le matériel de TD des dernières années, on peut embarquer dans ce mensonge promotionnel, car Booster Vol II ne contient que 3 nouveautés originales et 2 remixes inédits sur 20 titres. Des titres qui majoritairement proviennent d’albums récents comme One Times One (Modesty and Greed et Sadness of Echnaton Losing the World Child), Autumn in Hiroshima (Oracular World et Trauma), Fallen Angels (Angel in Barbed Wire Robe), Views from a Red Train (Hunter Shot by a Yellow Rabbit et Fire on the Mountain), Hyperborea 2008 (No Man’s Land) et Anthology Decades (Boat to China, Exit to Heaven et Huckebee's Dream). Cloudburst Flight 2008 fait parti des nouveautés ciblées, mais pas Scrapyard 2008!!! Essayez dit comprendre quoi que ce soit. Toujours est-il que les 2 nouvelles versions sont plus rock, avec de bons solos de guitares et de synthé, dans une ambiance Froeziée. A Streetcar Named Desire est une vraie nouveauté. Un titre dans la plus pure tradition Tangerine Dream International qui débute par une onde éthérée qui flotte sur une basse aussi discrète que les chœurs. Le mouvement s’anime sur un clavier aux accords papillonnants. Les percussions s’amènent et on est dans le moule des années 90-00 avec la touche de Iris Camaa. Rien de bien nouveau. Du TD de ce qu’il y de plus simpliste, et ce même si Edgar semble suer derrière sa guitare. Autre nouveauté; The Last Wave. Un bon titre avec un beau jeu de percussions séquencées, cernées de belles strates enveloppantes et ces foutus chœurs insipides qu’Edgar trimballe partout sur un tempo qui crescende avec beaucoup d’émotions. Autre nouveauté? Desert Dream est un inédit disparu depuis des lunes du répertoire de TD. Quelle belle mélodie mellotronnée. Un pur délice qui provient de…. Monolith du double Encore en 1977 et repris sur Tangent. Sancho….. Il faut attendre à La Boca Race pour se mettre une autre vraie nouveauté sous l’oreille. Un titre très Froesien, de l’époque Pinnacles/Stuntman, avec un synthé nerveux sur séquenceur névrotique qui vrille en large boucles. Eh oui, toujours ses foutus chœurs. Un beau titre qui en étonnera plus d’un, tout comme la reprise de Tomorrow Never Knows par Thorsten Quaeschning. Sunshift est une autre nouveauté qui semble sortir des sessions des saisons d’Hiroshima avec son approche morphique qui croît sur une séquence nerveuse, entourée de chœurs très prononcés. Beyond the Cottage and the Lake est une superbe mélodie qui sort du moule de Legend. On croirait presqu’entendre un remix. Faut pas me méprendre, Booster Vol. II est une belle et bonne compilation. Si vous possédez tout de TD, il faut quand même se le procurer car certaines nouveautés et remixes valent le coup. J’aime bien les nouvelles versions de Cloudburst Flight et Scrapyard. On y retrouve sans doute des bons moments de TD de 2007 et 2008 (sic…), annexés à d’autres titres d’une époque imprécise. C’est de l’électronique plus lourd et plus rock avec de bons arrangements. En fait, il n’y a vraiment pas de faiblesse sur Booster Vol.2, juste au niveau du marketing qui est un gros mensonge.


Summer in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10)
Summer in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10)
Proposé par Brightwell77
Prix : EUR 45,54

4.0 étoiles sur 5 Une suite Supérieure !, 1 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Summer in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10) (CD)
Summer in Nagasaki est le 2ième tableau de cette commande culturelle de Mr. H.T., richissime homme d’affaires Japonais, témoin survivant de cette attaque nucléaire.
Comme le 1er volet, l’œuvre doit durer 54 minutes et c’est avec des pas tombant d’un néant, que les premières notes de Climbing Mount Inasa résonnent sur un synthé mélodieux aux souffles incertains. Le séquenceur s’agite en une spirale hypnotique, percutant un air de déjà entendu, sur une tangente progressive. Par minuscules flocons les notes sautillent, tel un feu crépitant, pour tourbillonner comme un spectre musical aux mille prismes. Fluide, la mélodie s’échappe pour verser dans un passage ambiant, aux effets sonores métalliques feutrés où de superbes percussions martèlent un tempo d’une sensualité lancinante.
Déjà, l’ouïe est conquise et se laisse bercer par In The Cherry Blossom Hills qui se fond mélodieusement à la pièce d’ouverture, tout en nous introduisant au sublime Mystery Of Live & Death. Edgar Froese crée un univers théâtral où l’atonie côtoie une structure dramatique au minimalisme envoûtant. Un titre déroutant, par ses chemins inattendus dont un superbe passage en 2ième partie qui n’est pas sans rappeler Stuntman, avec percussions séquencées qui augmentent en cadence. Un excellent passage, peut-être le meilleur de Froese depuis des lunes, qui s’éteint doucement dans les cendres mélodieuses de Dreaming In Kyoto Train. Un titre qui démontre que Froese manipule à merveille l’aspect mélodieux sans tomber dans ses pièges de la facilité.
Aysumi's Butterflies va plaire aux fans de la dernière époque avec un rythme techno soft, mais avec de superbes mellotrons. Un bon mélange entre les harmonies d’antan sur un beat plus contemporain. Les percussions s’harmonisent aux fluides synthétiques et ses bourdonnements circulaires, donnant un mélange convainquant, sans gène ni fausses notes. Du soft techno avec de l’âme, du rarement entendu sur les derniers TD.
Après le mélodieux Presentiment, 11-02 Am. nous plonge dans un univers sonore statique, où les chœurs tanguent une légère brise orientale ambiante, sur une structure hachurée qui cadence graduellement. Une étincelle sonore qui se meurt dans les ondes flottantes des premières bombes à être tombées.
Summer in Nagasaki est un superbe opus qui est imprégné de cette douceur mélancolique et harmonieuse qui ponctuait ses petits chef d’œuvres comme Epsilon in Malaysian Pale et Stuntman. Un univers musical aux ambiguïtés rythmiques, à la fois progressif et mélodieux sur un fond feutré aux effluves orientaux. Summer in Nagasaki s’écoute comme un rêve, avec une beauté indéfinie par le souffle de l’imaginaire d’un homme qui a trop longtemps été absent.


Jeanne D'Arc [Import anglais]
Jeanne D'Arc [Import anglais]
Prix : EUR 15,33

5.0 étoiles sur 5 Beau Et Captivant, 1 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jeanne D'Arc [Import anglais] (CD)
Depuis 2002 la gang à Froese embrasse des cd concepts à histoires épiques, Inferno et Purgatorio ect...Qu' attendre de "Jeanne d'Arc –La Révolte Éternelle" ?
À voir le line up, Iris Camaa aux percussions, Linda Spa aux saxophone et un autre claviériste, on s’attend à ce que ça frappe, à ce que ça cogne. Et c’est en plein cela.
Jeanne D’Arc est puissant et fort. De loin l’œuvre la plus percutante (je n’ai pas écrit la meilleure) de groupe depuis Towards the Evening Stars en 92. Un peu comme TD nous y a habitué, chaque album est en continu avec un pont entre chaque plage pour donner l’illusion qu’il s’agit de la même pièce. Des fois ça marche, d’autres fois non. Ici le virage des ponts est ardu par endroits. Disons que les 3 premières plages forment une première partie. L’intro est atmosphérique avec des voix à la fois célestes et intrigantes. Les premières percussions annoncent un rythme léger. Iris Camaa donne le ton à un tempo lent qui progresse parmi des synthés hésitants, tiraillés entre les chœurs et les courtes lignes séquentielles. Même si le titre dépasse les 12 minutes, il progresse peu. Il s’assoit sur les percussions et commence à prendre du coffre vers la fin, alors que la batterie est plus ferme et le synthé plus vaporeux. La Vision se jette dans La Joie avec douceur et sur un même mode. Le tempo devient plus gras et les premières ressemblances avec Towards se font entendrent. Le saxophone insuffle les premiers élans de sensualité. Le rythme martèle les souffles du sax. Ça pénètre, ça rentre. La danse entre les percussions et les synthés est langoureuse. Le saxophone explose et nous amène à La Force du Courage. Toujours en progression, le beat est légèrement martelé. Une ligne séquentielle, en arrière-plan, va et vient sur un tempo hypnotique. Linda Spa reprend les commandes et son sax se fond sur des synthés tout aussi suaves. La texture sonore est riche et très dense. Avec La Solitude dans l'Espoir, nous entrons dans une passe plus atmosphérique. Un léger piano est suspendu dans le temps et ses notes se perdent dans les souffles de synthés très discrets. Des percussions tournoyantes prennent la mesure et le titre s’anime un peu plus. Mais le rythme reste souple. Une douce rêverie qui revient sur ses traces et s’enchaîne à un souffle synthétique qui s’agite un peu plus et se transforme en une ligne basse. Une autre ligne s’ajoute et efface l’œuvre de l’initiale pour embrasser un rythme plus funké, légèrement tourbillonnant. Cet œil musical devient plus intense lorsque les percussions entament la danse et tournent aussi en spirale. L’effet est saisissant. Un autre coup de génie des arrangements d’Edgar. Un bon moment sur Jeanne D’Arc. Le synthé est volage et nerveux, toujours enveloppé par des voiles plus denses, plus symphoniques. Après La Marche, nous avons droit à la beauté de La Sagesse du Destin. Toujours sur un fond atmosphérique, cette fois-ci plus pénétrant, les percussions flottent et se mêlent aux flûtes et à des synthés opportunistes. Le rythme est doux, hésitant. Et comme ça, sans prévenir la superbe mélodie se fait entendre. Un des beaux moments musicaux que TD nous ait offert depuis belle. Simplement sublime. Avec Le Combat du Sang, nous tombons dans la phase lourde de Jeanne D’Arc. Les rythmes sont échevelés et guidés par des percussions atmosphériques, pour ne pas dire atoniques. Mais quand ça bouge, ça bouge effectivement. En fait ça tapoche assez par endroits. Le Combat des Épées vient nuancé cette atmosphère. Le saxophone ajoutant un élément de suavité, les rythmes ont toujours désordonnés. Passant de calme à pesant, stable à tourbillonnant, nos oreilles sont agressées par une immersion sonore très intense par moments. La Libération épouse un tempo symphonique, comme les grosses finales orchestrales. Une finale avec harmonie, mélodie et panache. Je sais, et je crois qu’il faille sincèrement en revenir, TD ne sera plus jamais l’ombre des souffles de son passé.
Ce qui n’empêche pas de donner à Edgar ce qui revient à Edgar. Moi j’ai trouvé que Jeanne d'Arc –La Révolte Éternelle est un grand titre. Intense, puissant, nos oreilles sont truffées à l’os.
Les arrangements sont indéniablement l’œuvre d’un génie (oui oui) et j’ai passé un excellent 80 minutes où le rêve, la douceur, la sensualité étaient au rendez-vous sur des rythmes à la fois rebelles et envoûtant.


Springtime in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10)
Springtime in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10)
Proposé par M&E Store-UK
Prix : EUR 58,30

4.0 étoiles sur 5 De la Bel Ouvrage !, 1 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Springtime in Nagasaki by Tangerine Dream (2010-08-10) (CD)
L'histoire entourant la parution de Springtime in Nagasaki aura de quoi faire jaser TD ..
Selon le guide de presse; un richissime homme d’affaires Japonais aurait contacté Edgar Froese afin qu’il compose une œuvre divisée en 5 actes, pour commémorer les 2 villes Japonaises qui ont reçues une bombe atomique en 1945, Nagasaki et Hiroshima. Chaque Opus doit avoir une durée maximale de 54 minutes et être en édition limitée. Le mystérieux mécène aurait étudié dans ses 2 villes et serait résident d’Hiroshima lors du bombardement. Le printemps et l’été, il habite à Nagasaki. Alors que l’automne et l’hiver, il réside à Hiroshima. À 83 ans, cet étrange personnage rêve d’une 5ième saison qui serait éternelle.
Vrai ou pas, c’est un excellent prélude à un 1ier opus fort intelligent et intéressant offert par Edgar depuis des lunes.
C’est avec un fracas à saveur symphonique, truffé de percussions intermittentes que débute cette 1ière partie de Springtime in Nagasaki. Navel of Light explore un côté plus atmosphérique avec un rythme lent qui progresse sur des séquences douces et légères. Le synthé est suave et onctueux, projetant de belles strates violonées qui exploitent une sonorité spectrale sur une belle ligne de basse. Une faune sonore dense et atonique aux percussions asymétriques qui s’enroulent autour d’un mouvement ondulant, alimenté de frappes orchestrales comme on retrouve sur Purgatorio.
La 2ième partie offre une thématique mélodieuse sur un koto virtuel, aux accords pensifs et nostalgiques, bercé par un synthé nébuleux aux chœurs rauques, comme sur Madcap's Flaming Duty. Un beau séquenceur remue cette oisiveté astrale, épandant un tempo d’une douceur syncopée, nourri par les lamentations éraillées et des chœurs plus affriolants. La 3ième partie renoue avec une ambiance flottante, où des notes cristallines remue les modulations sur une douce séquence ondulante et un flamboyant jeu de percussions. Des percussions étonnantes et d’autres séquencées, avec une basse en cascade et des voix célestes, sur un rythme progressif mais léger.

Une séquence sautillante, nourrie de percussions et d’effets sonores tout aussi volage, ouvre Persistence Of Memory. Fluide, le tempo est hachuré sur un mouvement aux courbes insidieuses où un sax nasillard, (ou est-ce une harmonica?), croise des chœurs incertains, entremêlés d’accords de guitares échotiques et éparses, créant une cacophonie mélodieuse. Un titre étrange, sur une structure incertaine mais qui capte l’attention. Par moments, on dirait un thème de James Bond acidé. Aussi étonnant que délicieux, elle se fond sur une 2ième partie, inondée d’un synthé aux strates flottantes et enveloppantes. Des belles voix célestes se hissent au dessus de cette densité synthétique aux rythmex et sonorités incertains. Un titre lourd, aux modulations statiques où l’on croise des portions de Vivaldi sur des lamentations hybrides. Il y a un travail de montage énorme dans cette pièce, qui se calme sur un beau piano mélodieux, transporté par une sonorité nasillarde mélancolique au plus profond d’une caverne aux mille et une gouttes d’eau qui résonnent comme les notes agressives d’un piano qui se moule aux réverbérations d’une guitare aux sonorités saxophonées. Une étrange nuance qui allume les passions et qui meurt sur les cordes d’une guitare enrhumée, avant de renaître sur un rythme endiablé, torturé de magnifiques solos de synthé et de solides percussions qui martèlent un rythme galopant, à peine strobofié, sous une avalanche d’ondes synthétiques furieuses. Une 3ième partie infernale, trop courte qui s’éteint dans une grotte humide. Springtime in Nagasaki est l’œuvre que l’on attendait, et que l’on attendait plus, depuis fort longtemps de Tangerine Dream. Ce n’est pas une suite à quoi que ce soit. Il n’y a aucun rapport avec les œuvres antérieures. Edgar a coupé le cordon, on le sait. Sauf que là il étonne et pas à peu près. Un superbe album aux mouvements ambivalents sur des structures étranges, où le rythme croise l’atonie, voire la cacophonie, avec une profondeur insoupçonnée. Le jeu des percussions et effets sonores est sublime, alors que l’avalanche sonore de Persistence Of Memory est d’une attraction qui n’a d’égal que son originalité.
Il n’y a pas un fan qui peut être déçu. C’est l’œuvre que l’on attendait plus.


JARRE, JEAN-MICHEL - GREATEST HITS
JARRE, JEAN-MICHEL - GREATEST HITS

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bienvenue dans le monde parfait DE JM J !, 14 mars 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : JARRE, JEAN-MICHEL - GREATEST HITS (CD)
Excellente compilation, tout ces plus grands tubes y sont . QQ intro tronqués mais le coeur est là.
Son parfait , transition entre les morceaux nickel.La remasterisation est impec aussi.
Je pense néanmoins que cela n' empêche pas de posséder les deux premiers Jarre, chef d' œuvres absolus.


Your Wilderness
Your Wilderness
Prix : EUR 18,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et une pépite de plus !, 24 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Your Wilderness (CD)
A l ‘époque de la sortie de son très réussi opus solo éponyme, Bruce Soord avait annoncé que le prochain The Pineapple Thief reviendrait aux sources progressives de son inspiration. Chose promise, chose due, voici que débarque Your Wilderness, deux ans après Magnolia. Il faut dire que depuis All The Wars, on se faisait du souci pour ce combo britannique, qui avait tant enchanté les fans de progressif comme les fans de rock plus classique avec ses saillies post-prog, tantôt proches de Radiohead, tantôt similaires à Porcupine Tree. Mais Bruce Soord avait eu une autre ambition en signant chez Kscope : se démarquer des habituelles productions du label en ouvrant sa musique sur la pop avec tendance métal et électro, en gommant une partie de son identité. En ont résulté quatre albums loin d’être convaincants et un peu incohérents, naviguant en eaux troubles, le groupe ne trouvant plus son identité à force de vouloir aller voir ailleurs. Efficaces, certes, mais finalement, ils n’ont pas eu l’effet escompté. Du coup, exit les envolées métalliques et les recherches électro, exit aussi le côté Thom Yorke de la voix de Bruce Soord (très bonne nouvelle). Les 8 compositions de Your Wilderness mélangent à la fois le côté accessible de la musique du groupe tout en gardant un aspect complexe dans leur composition. On ne retourne pas à l’époque de Variations On A Dream quand même, mais il y a vraiment ici un come-back à quelque chose de plus inspiré. Et non, même si la pochette ressemble à du No-Man (normal, c’est du Carl Glover !), la musique est du pur The Pineapple Thief.

Et l’inspiration la plus grande de Bruce Soord fut d’incorporer le grand Gavin Harrison à la batterie. Il fait preuve d’une indéniable dextérité en apportant sa patte aux morceaux, et on pense bien évidemment à Porcupine Tree, référence inévitable chez The Pineapple Thief. Mais le batteur ajoute également une finesse de style impressionnante, qui sert véritablement le propos. Et la guitare de Bruce Soord est tout bonnement divine, tant sur les atmosphères que sur les solos. Your Wilderness est vaguement conceptuel, mais ce n’est pas franchement vital pour apprécier l’album. Toujours mélancolique, avec une tristesse sous-jacente, les chansons se développent souvent sur des mid-tempo avant de passer la vitesse supérieure. C’est le cas pour « In Exile », mystérieux et prenant avec son leitmotiv « Don’t be afraid to miss me ». Un Pineapple Thief typique, développant son thème avec ingéniosité, reprenant là où un Porcupine Tree s’est arrêté, avec un final épatant.

The Pineapple Thief Band 2016

L’émotionnel « No Man’s Land » est atmosphérique à souhait, avant une seconde partie plus dynamique. Réussi et spendide. « Tear You Up » est un exemple de morceau à tendance pop progressive intelligente, tandis que « That Shore » repose sur un climat éthéré, avec une voix des plus envoûtante. « Take Your Shot » est sans doute le titre le moins intéressant du lot, dans la mouvance pop, sans réel relief, à part le développement final assez rock. Il aurait pu figurer sur Magnolia… « Fend For Yourself », tranquillement beau, nous apporte une surprise : la clarinette du Supertramp John Helliwell. Bien trouvé ! Le titre résonne comme une parenthèse mélancolique du plus bel effet. On retrouve l’esprit des anciens The Pineapple Thief à travers les quasi 10 minutes très maîtrisées de « The Final Thing On My Mind », avec un superbe jeu de batterie de Gavin Harrison. Enfin, « Where We Stood » conclut l’album sur un morceau à base de guitares atmosphériques, mélancolique et beau.

Beaucoup plus cohérent que les deux précédentes offrandes du groupe, Your Wilderness a tout pour réconcilier les anciens fans avec le combo. Le son est redevenu clair, la voix de Bruce Soord a une identité propre, et les compositions sont dans la droite lignée de ce que The Pineapple Thief peut offrir de mieux en mélangeant ses anciennes influences avec un post-prog moderne. En reprenant le créneau mélancolique, Bruce Soord revient à ses anciennes amours, et réussit un album à la fois simple et complexe. Un retour en force, pas totalement réussi toutefois, mais qui a le mérite de remettre The Pineapple Thief sur le devant de la scène avec un opus digne de son héritage.


Clockwork Fable [Import anglais]
Clockwork Fable [Import anglais]
Prix : EUR 18,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du Grand Art !, 5 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clockwork Fable [Import anglais] (CD)
Trois CDs et presque deux cent minutes, tel est le marathon du dernier Gandalf”s Fist. Ils viennent du comté de Cumbria en Écosse, et mêlent rock progressif symphonique et folk dans leurs compositions.

En 2016, s’embarquer dans une aventure musicale aussi imposante s’annonce comme une gageure et c’est ce défi, qui m’a tout d’abord donné envie d’acheter cet album. La présence de Arjen Lucassen parmi les invités n’a pas été totalement étrangère à cette décision.

The Clockwork Fable nous plonge dans un univers steam punk (vous savez, cette science fiction à vapeur). Une histoire en trois actes se déroulant dans le monde de Cogtopolis. Pour cet album, Gandalf’s Fist a créé tout un univers avec sa ville souterraine, sa religion, ses habitants et même un alphabet. Les personnages qui peuplent cette histoire sont les suivants : l’allumeur de réverbères (le narrateur), le penseur, un inventeur fou et son assistante Eve, le garçon, un robot enfant inventé par le penseur (un peu le fils qu’il n’a pas eu), le primarque qui gouverne la cité sans partage et craint de perdre son pouvoir absolu, le pasteur Simon, sorte de Torquemada du monde souterrain, le soldat de la vapeur aux ordres du primarque mais qui commence à douter que sa cause soit la bonne et enfin Arminstead, un homme sans âge. Une mise en place qui n’est pas sans rappeler le double album de Dream Theater, vous ne trouvez pas ?

Gandalf’s Fist

Les habitant ont fui la surface depuis des décennies après un hiver long de vingt et une années. Il se sont réfugiés sous terre dans Cogtopolis et toute leur culture et religion s’en est retrouvée bouleversée. Mais le penseur vient de découvrir, au cours de ses recherches, que le soleil était de retour. Ici commence notre histoire.

Trois heures et quatorze minutes semblent une aventure quasi insurmontable en musique, alors rassurez-vous, The Clockwork Fable alterne dialogues joués par des acteurs et morceaux de rock progressif. Cette façon de composer rend l’écoute nettement plus aisée. Vous aurez l’impression d’assister à une pièce de théâtre, un opéra ou bien un film, avec le son, mais pas l’image. Le livret vous guide tout au long de l’aventure, mais sans doute pas assez cependant. Il vous faudra vous rendre sur le site de Gandalf’ Fist pour tout découvrir. The Clockwork Fable pourra en dérouter plus d’un, et une fois n’est pas coutume, je vous recommande d’écouter chaque acte séparément pour ne pas saturer.

Et la musique dans tout ça ? Des touches de folk mélangées à du néo-progressif voire du rock symphonique, des refrains en abondance et cinq pièces ambitieuses de plus de dix minutes (la plus longue étant ‘The Lamplighter parts I à VIII’ qui dépasse le quart d’heure). Quelques sections instrumentales sont de haut vol, usant de flute, claviers vintages, mandoline, saxophone, percussions. Pour rester totalement objectif, la musique n’est ni transcendantale ni originale mais elle contribue à la narration de l’histoire. Sept voix jouent les personnages dont celle de Arjen dans le rôle de Arminstead , Blaze bayley l' ancien chanteur d' Iron Maiden absolument grandiose et juste dans deux des morceaux les plus Heavy de L' album et neuf acteurs se chargent des parties jouées parlées.

Gandalf’s Fist

The Clockwork Fable appartient à la famille des albums comme The Diary de The Gentle Storm, The Astonishing de Dream Theater ou de The Theory Of Everything de Ayreon et se situe, d’après moi, un peu en dessous du dernier et au-dessus des deux premiers. Sortiront-ils de leurs cavernes, verront-ils la lumière du soleil, Eve trouvera-t-elle l’amour et les méchants seront-ils punis ? Vous le saurez en écoutant le dernier Gandalf’s Fist !!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 23, 2016 7:05 AM MEST


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DVD ~ Billy Campbell

5.0 étoiles sur 5 A voir en HD !!, 12 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Helix - Intégrale saisons 1 & 2 [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Fan de Battlestar ,person of interest , lost ect...j' ai vraiment apprécié cette série.
Les acteurs jouent justes, le scénario d' une simple histoire de virus vire vraiment en science fiction , Bravo !
Le Blu ray permet d' apprécier le climat aseptisé de cette base en antartique et les effets sonores sont ... très importants !


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