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Contenu rédigé par D. Cohen
Classement des meilleurs critiques: 152
Votes utiles : 2788

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Commentaires écrits par
D. Cohen
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Alger, ville blanche sur fond noir
Alger, ville blanche sur fond noir
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un superbe recueil, 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alger, ville blanche sur fond noir (Broché)
En quelques textes ciselés, les auteurs nous emmènent au sud de la grande bleue dans ce pays à la fois si proche et si lointain. On partage les galères, l'eau qui ne coule jamais, l'envie de fuir ce pays, la corruption, la violence.

J'ai particulièrement aimé le rêve fou de Madame Azouz de Virginie Brac, un petit bijou.


Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

12 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Putain que c'est chiant..., 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (Format Kindle)
J'avais déjà eu du mal avec les précédents Nobel français (Claude Simon, Le Clezio) mais là on atteint des sommets d'ennui. Des personnages aussi vaporeux que l'intrigue que je qualifierais d'ectoplasmique. Beaucoup de noms de rues, Patrick Modiano doit avoir une vocation contrariée de chauffeur de taxi.

Bref, on s'emm... ferme tout au long de ces 160 pages un format pourtant nothombien.
Quand je compare avec l'énergie de certains auteurs comme SaFranko, Dan Fante, Pelecanos, Gutierrez... que la France parait bien ennuyeuse et poussiéreuse, toute tournée vers son passé, ses rues vides. Pourtant cela n'est pas toujours le cas : la Peur de Gabriel Chevallier est un chef d'oeuvre ignoré, Houellebecq reste un grand auteur, Cavanna possède une verve inégalée, sans parler de Yourcenar, de Céline, de Gracq. J'ai des dizaines de noms qui mériteraient ce Nobel avant Patrick Modiano (personnage sympathique au demeurant).

Je crains qu'au final ce Prix Nobel ne donne pas une idée très positive de la France aux étrangers qui le liront.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2014 12:26 PM CET


Ballets roses
Ballets roses
par Benoît Duteurtre
Edition : Broché
Prix : EUR 17,30

4.0 étoiles sur 5 Un voyage entre deux mondes, 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballets roses (Broché)
L'affaire des ballets rose qui éclate en 1959 au moment où disparait la IV république a été oublié de tous. Cinquante cinq ans... une éternité à l'âge de Google et des tweets. La plupart des protagonistes sont morts à commencer par le principal: André Le Troquer un homme du peuple, militant socialiste, résistant courageux qui deviendra Président de l'Assemblée Nationale avant de finir condamné pour des attouchements sur mineures.

Dans ce roman en forme d'enquête B. Duteurtre revient sur la trajectoire de cet homme, sur ceux qui croisent son chemin. Il y a des aventurières : Fanny Mauve, la fausse Comtesse de Pinajeff, l'interlope Jean Merlu, le Président Coty, De Gaulle.

L'auteur nous emmène dans un Paris entre deux mondes, celui des façades noires, des troquets, des marchands de vins, des tronches à la Audiard et celui qui naîtra des années industrieuses du gaullisme conquérant. Une France disparait et une autre est en train de naître. On ressort de la lecture de ce roman plein de nostalgie pour cet entre-deux qui survit dans quelques lieux comme le montre la rencontre étonnante avec Jean Merlu dans son ancien restaurant Merlu mon Amour, rue de la Butte-Montmartre.

Je ne connaissais pas cette époque entre les "heures les plus sombres" et la geste gaulliste... ce beau roman-enquête m'a fait voyager, n'est-ce pas tout ce qu'on demande à un roman ?


Putain d'Olivia
Putain d'Olivia
par Mark SaFranko
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 SaFranko est une drogue dure, 8 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Putain d'Olivia (Broché)
Après avoir lu les jubilatoires Dieu bénisse l'Amérique et Travaux forcés, je poursuis les tribulations de l'alter ego de Mark SaFranko. Max Zajack qui se définit lui-même comme le dernier des losers tout en étant persuadé d'avoir un talent d'artiste. Il rencontre la sublime Olivia Aphrodite (Livy) dans un restaurant où il joue et une passion torride faite de sexe échevelé, de galères, d'huissiers attendant derrière la porte, de métiers dégradants. Dans ce tourbillon, Zajack essaie de se convaincre qu'il est un artiste. Il est en tout cas certain de ne pas être fait pour sécher dans le bureau d'une grande compagne de téléphone. Lentement l'amour se transforme en haine, la folie destructrice, le mépris minent le couple. Les rémissions sont passagères, on menace de rompre, on se trompe.

Du grand SaFranko, un écrivain qui nous montre une autre face de l'Amérique, celle de la loose et d'un monde dur avec les faibles. Merci à 13 eme Note de nous avoir fait découvrir cet écrivain.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 8, 2014 7:41 PM CET


L'ABSENT ou le milliard invisible
L'ABSENT ou le milliard invisible
par Nicolas Daguerman
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant, jubilatoire et politiquement incorrect, 5 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ABSENT ou le milliard invisible (Broché)
Cet essai part d’un constat : en quelques années, sous prétexte de lutte contre la pédophilie confondant l’enfance et l’adolescence, il s’est installé une forme de censure puis d’autocensure artistique aboutissant à l’élimination de toute représentation de l’adolescence dans l’art : cette évolution aboutissant à une « élimination ciblée » peut être illustrée par le film La petite de Louis Malle avec Brooke Shields. Cette oeuvre n’avait pas provoqué d’émoi particulier lors de sa sortie en 1978 mais lorsqu’une exposition du Tate Modern Museum en 2009 à Londres reprit une unique photo extraite du film, la galerie dut faire détruire tous ses catalogues sous la pression de sourcilleux gardiens de l’ordre moral.

Que s’est-il passé dans ces trente années entre l’atmosphère libertaire post-1968 qui permettait jusque dans les années 80 à des Cohn-Bendit et des Finkelkraut de prôner l’amour à tout âge et la chape de plomb moral née dans les années 90 ?

Dans une langue brillante et précise, à travers de nombreux exemples aussi jubilatoires que Batman et Robin ou Bart Simpson, Nicolas Daguerman analyse le véritable mécanisme de panique qui, à partir des années 90, exige l’élimination de toute représentation artistique de l’adolescence, ce milliard absent. Une mutilation de la création malgré les traditions grecques, perses ou japonaises. Le monde qu'il dessine ressemble à un 1984 avec ses Big Brother associatifs du prêt-à-penser auxquels même la communauté homosexuelle a dû se soumettre dans son désir de normalisation. Il évoque aussi les rares artistes, souvent originaires d’un monde non-occidental, qui résistent à cette mise à l’index qui tue les œuvres avant même qu’elles ne naissent.

Un ouvrage de résistance et de lucidité bourré d’érudition qui va à contre-courant de la pensée imposée par les médias et le mainstream. Au delà de cet exemple, l’auteur nous interpelle sur la manipulation morale dont nous sommes les victimes consentantes, celle qui modèle nos goûts, nos interdits, nos autodafés.

Si l’auteur avait eu un nom connu, cet ouvrage aurait pu être publié chez des éditeurs tels qu'Odile Jacob. Je ne doute pas alors qu’il aurait déjà déclenché des polémiques aussi rafraichissantes que ce texte.


Beau rôle
Beau rôle
Prix : EUR 13,99

3.0 étoiles sur 5 Quelques belles formules..., 25 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beau rôle (Format Kindle)
... notamment sur ce qu'est être noir ou être blanc (le narrateur est un acteur métis connaissant un début de célébrité Antoine Mac Pola). On sent que l'auteur a réfléchi à la question et qu'il l'aborde sans préjugés.

Mais après un début intéressant comme le le dîner chez Melikian, une ancienne connaissance du collège, le voyage aux Iles concordines dans a famille est plutôt ennuyant. La torpeur des Tropiques ? Fargues retrouve de belles formules en décrivant le Saint Petersburg moderne mais l'aventure des Concordines a cassé le rythme.

On n'y croit plus et lui non plus. Dommage car Fargues a du style.


Mayodon
Mayodon
par Gérard Landrot
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 Excellent ouvrage pour les amateurs..., 25 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mayodon (Relié)
... de céramiques. L'auteur en parle avec une très grande expertise. On sent qu'il aime cet artiste et en plus la langue est raffinée et vivante. Un ouvrage à conseiller.


Melitta Espresso Kit Nettoyant et Détartrant
Melitta Espresso Kit Nettoyant et Détartrant
Proposé par Spares Plus
Prix : EUR 11,40

5.0 étoiles sur 5 Très bien..., 25 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Melitta Espresso Kit Nettoyant et Détartrant (Cuisine)
... un bon rapport qualité prix pour ceux qui ont une machine Melitta. Je conseille ce produit et la machine expresso qui va avec et qui évite de se ruiner avec des capsules.


Le jour où j'ai appris à vivre
Le jour où j'ai appris à vivre

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Mon Dieu que c'est mièvre..., 25 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le jour où j'ai appris à vivre (Format Kindle)
... j'avais déjà été déçu par la médiocrité de l'homme qui voulait être heureux mais j'ai quand même essayé de relire un autre livre de cet auteur. Il n'a pas trop évolué : toujours de la psychologie de bazar, des trucs qu'on pourrait lire dans Marie Claire ou Cosmo. Pas grand chose à sauver dans ce bouquin. A éviter.


Le Suicide français
Le Suicide français
par Eric Zemmour
Edition : Broché
Prix : EUR 22,90

122 internautes sur 147 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lucidité terrifiante, 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Suicide français (Broché)
Zemmour on aime ou on déteste. Le personnage médiatique ne laisse guère indifférent avec ses outrances, sa destruction jubilatoire du prêt-à-penser mais on ne peut lui dénier un esprit libre, une vraie culture et surtout du courage. Dans cet ouvrage, il développe la thèse du déclin français (comme d’autres avant lui Cf. Baverez) mais en la poussant jusqu’à parler de suicide : c’est à dire du choix conscient de la mort.

il parle d’une coalition d’intérêts allant de la gauche mondialisée à la droite ultralibérale qui concourent à la destruction du concept de nation. L’immigration musulmane a ainsi été favorisée par un patronat cherchant des travailleurs bon marché non syndiqués. De son côté, la gauche culpabilisée par la colonisation a vu en eux de futurs électeurs, comme le développe le Think tank Terra Nova.
Les deux camps sont ainsi devenus des alliés objectifs travaillant contre la nation et le petit blanc : travailleur trop cher pour le patron et électeur plus assez à gauche (devenu un beauf raciste) pour la gauche mondialisée des centres urbains. Derrière se dessine l’idée d’une « trahison des clercs » pour paraphraser Julien Benda.

Pour Zemmour, la nation reste le cadre indépassable de l’épanouissement humain et les grands ensembles multiculturels sont des bombes identitaires à retardement. Force est de constater que la réalité lui donne plutôt raison. Qui aujourd’hui peut nier que les états multiethniques sont très fragiles ? Qui peut nier que l’immigration musulmane massive en Europe fait peser un risque d‘implosion sur notre civilisation ? La réalité démographique africaine est un fait, les bateaux de Lampedusa aussi. On peut contester certains chiffres mais celui qui prend le métro ou le RER sait que la France a terriblement changé en quarante ans et que ce grand remplacement en cours fragilise le contrat national.

Les quelques limites que l’on peut trouver à cet ouvrage concernent :

- la réhabilitation de Vichy. Même si Pétain n’était pas le mal absolu, cette partie décrédibilise ses autres thèses. Elle focalise déjà le débat et fait de l'ombre au reste du livre.
- L’autre est de jeter le bébé Europe avec l’eau du bain. Même si l’Europe actuelle est haïssable et impuissante, qui peut croire que nous pourrons défendre notre mode de vie européen seuls face aux états continents ? L’Europe n’est pas un choix mais une nécessité si, comme Zemmour, on veut défendre notre mode de vie, mais bien sûr une autre Europe que celle de Bruxelles.

Au final, ce livre est dans l’air du temps. Il surfe sur la vague décliniste avec de vrais arguments. On aurait aimé que l’auteur compare notre situation avec celle des pays voisins qui ne vont pas toujours mieux (Italie, Espagne et même Europe du Nord confrontée à un afflux massif de réfugiés). Ce déclin n’est-il pas européen ou occidental ? Par ailleurs, il manque l’ouverture vers des trouées d’espoir pour les jeunes générations qui semblent condamnées selon l’auteur à la pauvreté et la guerre civile en France ou à l’émigration.

Ces bémols mis à part, ce livre reste une vraie tranche de lucidité, parfois terrifiante mais Lénine ne disait-il pas que la vérité était révolutionnaire.

Espérons que ce beau pays de France finisse enfin par ouvrir les yeux et se réveiller…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 7, 2014 7:20 AM MEST


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