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Fiche d'identité

Contenu rédigé par Brice Bonneau
Classement des meilleurs critiques: 792.555
Votes utiles : 619

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Commentaires écrits par
Brice Bonneau (Paris, France)

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L'argent facile (1)
L'argent facile (1)
par Jens LAPIDUS
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente surprise !, 8 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'argent facile (1) (Broché)
A l'annonce d'une trilogie tout droit débarquée de Suède, on peut frémir et craindre le phénomène commercial qui laisse certains dubitatifs, provoqué par la série Millénium de Stieg Larsson. De l'auteur de Stockholm Noir, qui n'a de nordique que la géographie, nous ne savons pas beaucoup de choses : Jens Lapidus est un ancien avocat qui présente bien, et se retrouve en couverture d'une floppée de magazines suédois dont le sens nous échappe. Qu'importe, jugeons plutôt l'ouvrage...

Dans un Stockholm divisé par les gangs mafieux, ou chacun règne en maître sur son secteur et son domaine d'activité, se retrouvent trois personnages qui vont, inévitablement, être amenés à se rencontrer. Mrado est une armoire à glace qui entretien son corps dans sa salle de musculation avec ses camarades yougoslaves, et est chargé du secteur des vestiaires, l'une des branches d'activité du gang dirigé par Radovan. Avec ses hommes de main, il s'occupe de vendre la protection de sa mafia aux patrons des bars et des boîtes, mais également de donner des corrections à ceux qui ne respectent pas les règles.

La nuit, JW conduit un taxi au black. La journée, il est un jeune étudiant en économie, qui tente de réussir ses études. Mais JW mène une double vie. Pour ce fils de gens simple, venu du fin fond de la campagne suédoise, s'intégrer à l'élite de Stockholm impose de se créer une nouvelle identité : il est ainsi devenu, au yeux de la jeunesse dorée du Stureplan, celui qu'il rêvait d'être. Un mec cool, de bonne famille, bien fringué, et digne de faire partie de leur jet-set privée.

Enfin, Jorge est un gangster latino abandonné par le gang de Radovan lors de son procès, qui croupie en prison, se comporte en prisonnier modèle et prépare déjà son évasion, afin de se venger de Mrado et Radovan. Tous trois seront emportés dans les spirales de la criminalité, celle qui fait que l'on perd rapidement le contrôle, et qu'on doit s'adapter pour survivre. Mrado tâchera de garder sa place auprès de Radovan, tout en essayant d'être un père modèle pour sa petite fille. JW ne résistera pas à l'appel de l'argent facile et de la poudre blanche. Jorge devra réviser ses plans, conclure des pactes et se transformer pour survivre.

Véritable polar à l'occidentale, comme on en lit des plus grand auteurs américains du genre, ce premier tome de Stockholm Noir vous plonge dans un récit passionnant et saisissant de réalisme, au coeur de la criminalité d'une métropole, sur les traces de trois personnages aux aventures tumultueuses. Si l'idée de vous attaquer à de la littérature suédoise vous effraie un peu, soyez rassuré : il suffirait de changer les noms des localités pour que vous n'y voyez que du feu. Dans un style fluide et maîtrisé, Jens Lapidus nous offre là un excellent roman, le début d'une trilogie qui s'annonce prometteuse. Et qu'on ne manquera ni de suivre, ni de vous recommander !


City Lounge /Vol.3 : Paris Berlin London New York
City Lounge /Vol.3 : Paris Berlin London New York
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon retour de City Lounge, bonne compilation !, 28 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : City Lounge /Vol.3 : Paris Berlin London New York (CD)
Après une seconde compilation un peu plus mitigée, City Lounge revient avec une très bonne programmation, de très bons titres dans ce troisième volume qu'on prend plaisir à se passer et à diffuser en soirée.

Ce n'est certes pas la référence du lounge, mais c'est très agréable, et 4 CD de très bonne qualité pour ce prix... ;)


Le garçon qui pleurait des larmes d'amour
Le garçon qui pleurait des larmes d'amour
par Alexandre Delmar
Edition : Poche

10 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Lecture inutile..., 21 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le garçon qui pleurait des larmes d'amour (Poche)
Je n'avais jamais lu de Charles Dickens version gay, et je dois bien avouer que jusque là ma vie n'en n'était pas pour autant désagréable. Après un premier roman aux allures autobiographiques, sauvé par la sincérité qui s'en dégageait, Alexandre Delmar revient avec un roman de fiction dont on se serait volontiers passé !

Maxime n'a pas de chance dans la vie. Dans le genre, vraiment pas. Issu d'un milieu social assez bas, lui et son grand frère sont élevés principalement par leur mère pendant que leur père parcourt les routes pour qu'ils puissent vivre, rentrant à la maison de temps en temps. Très vite, tout s'enraye, le père absent rentre souvent énervé, frappe la mère, les enfants. La mère se met à boire, bouffe des antidépresseurs, les gamins sont livrés à eux-mêmes, Maxime tombe amoureux de Jérémy. En soi déjà, c'est presque une vie. Mais ce n'est pas tout. Un soir de trop, c'est l'accident, le père est tué par sa femme, qui tentait de protéger ses enfants. Prison, foyer d'accueil pour les enfants. Maxime a 12 ans, pense devenir Oliver Twist (Dickens n'est jamais loin) dans son nouveau centre, et en réalité rencontre Stéphane, un camarade de chambre. Coup de foudre, touche pipi, jeux d'adulte, voilà les garçons en couple. Oui oui, à douze ans.

Bon, je vous épargne la suite, qui englobe famille d'accueil, suicide mélodramatique, viol, émancipation, révélation du faux suicide. En fait, au bout de dix pages, on est déjà irrité. Surtout quand le narrateur, dix ans, nous sort du « quand maman est ressortie, ce n'était plus la même. Il y avait comme une cassure en elle, une blessure qui ne se refermerait jamais totalement et qui lui laisserait une cicatrice pour le restant de ses jours ». Et c'est comme ça tout le bouquin ! On alterne des phrases que jamais un enfant de douze ans ne penserait ni ne dirait (et je ne parle pas de ce qu'il fait !), avec d'autres baignant dans un style puéril tout aussi inadapté. Sans parler de la surenchère aux malheurs de la vie...

Bref, Le garçon qui pleure des larmes d'amour est une lecture aussi irritante qu'inutile, qui ne donne absolument pas envie de s'attaquer au troisième et dernier roman de l'auteur, qu'on peut pourtant difficilement imaginer être pire...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2010 9:28 PM MEST


Les dents du tigre
Les dents du tigre
par Tom Clancy
Edition : Broché
Prix : EUR 24,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Lecture mitigée. Tom Clancy fatigue ?, 16 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les dents du tigre (Broché)
Vous ne pouvez pas forcément comprendre l’exaltation du lecteur de Tom Clancy si vous ne vous êtes jamais retrouvé nez à nez avec Jack Ryan. Depuis Octobre Rouge jusqu’a ce livre, il est passé d’historien analyste ponctuel à la CIA à Président des Etats-Unis d’Amérique. Entre temps, Jack Ryan a vécu des aventures extraordinaires, une quinzaine de livres qu’on a lu le plus rapidement possible, jusqu’a se surprendre à cinq heures du matin à en tourner fiévreusement les dernières pages.

Pour Les dents du tigre, Jack Ryan est devenu un personnage historique, l’ancien Président. Oncle Jack, comme on le surnomme. Avant de se retirer, il a crée un mouvement qui ne porte pas vraiment de nom, des plus secret qu’il soit, caché derrière une entreprise financière assurant les revenus de l’organisation et la rendant ainsi invisible des comptes secrets de l’Etat qui ignore tout de son existence.

Seule une poignée d’hommes haut placés savent de quoi il en retourne, et que l’organisation est en réalité une réponse concrète à l’émergence massive du terrorisme. Des tueurs sont donc formés pour éliminer des cibles, à titre préventif ou curatif. Le fils même de l’ancien président, Jack Ryan Jr, est de la partie et assiste les deux jumeaux chargés des éliminations lors de leurs missions à l’étranger.

En son genre, Tom Clancy est incontestablement le maître. Des chapitres courts, de l’action dans la lecture, un sens du rythme : le lecteur est happé par l’histoire. Très conservateur, on retrouve des argumentaires républicains en règle sur la nécessité de mener une guerre totale aux terroristes, d’utiliser les services secrets à des fins éliminatoires, etc. N’y cherchez pas l’apologie de la paix ans le monde ou de l’amour entre les peuples… ce sont les bons américains contre tous ceux qui n’aiment pas les américains. Pour autant que son oeuvre littéraire soit écrasante et difficilement égalable dans son genre, Tom Clancy bâcle un peu la fin de ce dernier grand roman de la saga Jack Ryan, arrête l’histoire en plein pendant l’action, comme s’il en avait eu soudainement marre. N’empêche, avec Les dents du tigre comme avec ses précédents romans, on a fichtrement envie de participer à ces aventures un brin James Bondiennes et d’être nous aussi, mais ne le répétez pas, un peu comme Jack Ryan


Rituel
Rituel
par Mo Hayder
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon thriller anglais, 16 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rituel (Broché)
Quand le sergent Phoebe « Flea » Marley repêche une main dans le port de Bristol, personne n’imagine encore la cruelle vérité concernant cette découverte macabre. Et quand le commissaire Jack Caffery, récemment muté de Londres et déjà en charge de l’affaire, apprend du légiste que l’amputation a eue lieue sur une victime vivante, les choses s’accélèrent. Entre les cicatrices de drames personnels encore à vif, et l’urgence d’une enquête se jouant contre la montre, Flea et Caffery devront apprendre à se faire confiance, et à conjuguer leur intuition pour retrouver Ian Mallows avant qu’il ne soit trop tard. Enquêtant sur la piste de rituels tribaux Sud Africains, dont le Muti, ils découvriront que l’homme est prêt à beaucoup, et surtout au pire, lorsqu’il s’agit de se défaire d’une prétendue malédiction.

Dernier roman de la britannique Mo Hayder, Rituel s’inscrit dans la lignée de Birdman et de ses précédents romans : un polar noir et corsé, au rythme endurant, aux retournements de situation déstabilisants, et à un suspens implacable jusqu’aux dernières pages. Un très bon polar à l’anglaise, où l’on découvre finalement que le pire n’est pas de mutiler, de torturer ou de tuer. C’est d’en tirer du plaisir.


Un homme accidentel
Un homme accidentel
par Philippe Besson
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Aussi beau que "En l'absence des hommes" !, 16 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un homme accidentel (Broché)
“J’ai attendu d’avoir trente ans pour que la fourdre me tombe dessus. (…) Aujourd’hui, je me mettrais à genoux et j’implorerai d’être foudroyé à nouveau“. C’est en ces termes que tout débute, que nous parle celui qui raconte son histoire. Celle d’un jeune flic de trente ans, marié et bientôt père, qui est en charge de l’enquête concernant ce jeune prostitué retrouvé mort dans une rue d’Hollywood, à Los Angeles. Pour ses investigations, le flic aura besoin de rencontrer le jeune acteur Jack Bell, star grimpante du cinéma, après qu’on ai retrouvé son nom inscrit dans le carnet de la victime.

La rencontre de ces deux hommes que tout sépare sera le début d’un véritable ouragan dans leurs vies. Entre les deux hommes nait alors un dialogue sans mot, fait de regards et de silences, qu’une poignée de main trop appuyée viendra sceller : “à cette seconde, c’est certain, j’ai signé mon arrêt de mort. (…) Je ne me suis pas soustrait à son désir“.

Tout va alors très vite, c’est l’incandescence des sentiments, la passion dévorante de pulsions trop longtemps niées, le plaisir de la chair, puis la descente aux enfers. Le manque, violent, cruel, magnifiquement bien décrit ; ce manque qui ne laisse place qu’aux souvenirs et à la douleur. De cette collision entre deux hommes, de cet accident de la vie, Philippe Besson tire un roman vibrant et sensible. Une histoire d’amour, inexorable et sans happy end, sans fioritures ni regrets inutiles. Juste les faits, les mots, les sentiments, comme l’auteur sait si bien le faire. Les traces d’un homme accidentel laissées dans la vie d’un autre.


Michael Tolliver est vivant
Michael Tolliver est vivant
par Armistead Maupin
Edition : Broché
Prix : EUR 20,30

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Toujours aussi plaisant !, 16 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Michael Tolliver est vivant (Broché)
Quand j’ai lu les six premiers tomes, j’écoutais Mika en boucle. Grace Kelly, tout ça, c’est Barbery Lane. Alors pour l’occasion, j’ai dépoussiéré l’iPod (notez bien que ça sonne tout de suite moins crédible que « j’ai dépoussiéré le 33 tours ») et j’ai fait chanter Mika. Et soudain, alors que Billy Brown was in love with another man, Michael Tolliver redébarquait dans ma vie. Comme un rayon de soleil en plein mois de mai…

Le temps est passé, San Francisco s’est transformée, les anciens trublions de Barbery Lane se retrouvent aujourd’hui du côté des anciens, après avoir traversé début d’épidémie du SIDA. Michael Tolliver, notre Mouse bien aimé, est aujourd’hui marié à Ben, beaucoup plus jeune qui lui, mais qui apportant un bonheur et une libido sans contraste.

L’âge aidant, Michael devra se rapprocher de son frère et de sa vieille mère, mourrante dans sa rédisence catholique pour emphysémateux. Quand Anna Madrigal, son ancienne logeuse, tombe à son tour gravement malade, il doit choisir entre celle l’a toujours rejeté et celle qui l’a toujours aimé.

Fidèle au style ds six premiers volumes, Armistead Maupin revient sans fard dans la vie de ses personnages auxquels, l’air de rien, nous nous étions attachés. De l’évolution de la société aux petits touches cyniques sur le président Bush et sa politique, en passant par quelques détails d’un vie sexuelle toujours débordante, il nous ramène du côté de Barbery Lane pour une révérence des plus pimpantes qu’il soit. Et c’est quand même ça, le grand talent d’Armistead Maupin : avoir fait de nous tous des habitants de Barbery Lane ayant, du coup, l’impression de retrouver des vieux amis, des moments vécus et oubliés – « oh oui, ce camp de lesbiennes paramilitaires ! » -, les bons comme les mauvais. Et même si aujourd’hui les chroniques s’achèvent, on garde tous un peu en nous l’esprit fantasque et déluré d’Anna Madrigal, la logeuse transsexuelle, dans l’espoir secret qu’un jour, une place se libère pour nous au 28, Barbery Lane…


AFFAIRE DIEU
AFFAIRE DIEU
par Jean-Pierre Dufreigne
Edition : Broché

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Recette ratée !, 16 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : AFFAIRE DIEU (Broché)
Un vent de mimétisme agaçant souffle sur les polars et les thrillers du moment. C’est, en réalité, toujours un peu la même histoire avec un titre différent, un auteur parfois différent et des personnages ne portant pas le même nom.

Et pourtant, d’un titre à l’autre, peu de changement à l’horizon. Aujourd’hui, c’est L’affaire Dieu de Jean-Pierre Dufreigne. Hier, le Da Vinci Code de Dan Brown, Le Serment des Limbes de Grangé. Demain, ce sera un nouveau Chattam, ou un auteur inconnu tenté par le filon le plus prolifique après les bouquins sur Sarkozy.

Il y a donc évidemment un commissaire parisien plus tout jeune –une règle de base !- et sensiblement blasé, également spécialisé en théologie, psychologie, parapsychologie, philosophie et géopolitique. Comme trop de connaissances pour un simple commissaire ferait vraiment foutage de gueule, on lui ajoute toujours un assistant crack de l’informatique (qui arrive à lui seul à surveiller les spams de la planète, ce que la NSA et la CIA n’arrivent pas à faire avec plusieurs milliers d’analystes…) et spécialité locale de Dufreigne, une épouse, romancière et douée en mathématique. Je vous l’accorde, en règle générale les commissaires sont vieux, blasés, célibataires et alcooliques. Pour les nostalgiques, il suffit d’aller voir un film d’Olivier Marchal.

On rajoute des ingrédients essentiels : ésotérisme et religion, le tout soupçonné d’un brin de secret : si possible une confrérie qui dirigerait secrètement la planète et serait directement responsable de la hausse du prix du pétrole, des attentats du 11 septembre et de la mort de Pascal Sevran. Puissant quoi. Ici, notre commissaire à entendu Dieu lui parler pendant la nuit, et lui révéler en grec ancien LA réponse à LA question de l’humanité.

De là à nous raconter une fusillade avec de dangereux terroristes islamistes et une expérience de mort imminente (très tendance dans le thriller), il n’y avait qu’un pas. Pour le côté sensationnel, le tout est saupoudré d’un meurtre rituel juste avant que le plat ne soit servi.

C’est malheureusement une assez mauvaise cuisine pour Jean-Pierre Dufreigne. Les ingrédients sont là, il n’en manque pas un, mais ça ne suffit pas. Question de dosage, peut-être, un mélange parfois indélicat, allez savoir. Ou peut-être juste qu’on ne peut pas faire une enquête policière sur l’existence de Dieu. Une chose est sûre, au final c’est assez fade, et on se dépêche de finir en émettant de réels doutes sur le succès d’une seconde tentative.


Le rapport de Brodeck - Prix Goncourt des lycéens 2007
Le rapport de Brodeck - Prix Goncourt des lycéens 2007
par Philippe Claudel
Edition : Broché
Prix : EUR 21,85

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Sombre et difficile glissement de l'humanité, 15 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le rapport de Brodeck - Prix Goncourt des lycéens 2007 (Broché)
De ce professeur agrégé de français, enseignant à l’Université de Nancy, vous connaissez sûrement ses deux précédents romans, Les âmes grises, publié en 2003 chez Stock qui a obtenu le prix Renaudot, et La petite fille de Monsieur Linh, publié en 2005 toujours chez Stock. C’est la même maison d’édition qui a publié à la dernière rentrée littéraire son roman Le rapport de Brodeck, qui a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en fin d’année.

Situant son histoire une fois de plus pendant la guerre, Philippe Claudel qui “écrit des choses souvent graves, souvent tragiques, mais toujours éclairées par des lumières ou des espoirs“, interroge le lecteur sur son humanité et sa volonté d’oublier, d’effacer ou de conserver en mémoire. “Je voulais observer l’humanité quand elle devient inhumaine“, déclare-t-il dans une interview. Existe-t-il meilleure période que celle de la guerre pour évoquer la dérive des hommes et des esprits ?

Dans un lieu sans nom et une histoire sans date, qu’on comprend être un village d’une région frontalière de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale, Brodeck est chargé par les habitants de son village de rédiger un rapport sur un évènement venant juste de se produire, un soir où les esprits sont échauffés par l’alcool et les véhémences du nombre. “D’avantage touché par la suggestion que par l’évidence“, Philippe Claudel ne nomme jamais rien, et laisse le lecteur comprendre par lui-même les évènements passés à l’aide de descriptions et petits indices qu’il glisse.

Le rapport de Brodeck est un roman sombre et difficile, décrivant ce glissement de l’humanité qui se produit quand l’effet du groupe dilue les consciences et la culpabilité. Rejet des différences, méfiance de l’autre, de celui qui ne parle pas la même langue ou n’a pas les mêmes manière, autant de sujets que Brodeck aborde dans un rapport qu’il rédige secrètement et en parallèle du rapport officiel commandé par le village. Le seul reproche qu’on pourra trouver à ce roman serait celui de ce flou permanent, censé recentrer le lecteur sur le fond de l’histoire, et non sur le décors. A en préférer presque Les âmes grises…


Extrêmement fort et incroyablement près
Extrêmement fort et incroyablement près
par Jonathan Safran Foer
Edition : Poche
Prix : EUR 8,30

18 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Non merci !, 15 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extrêmement fort et incroyablement près (Poche)
S’il y a bien une chose dont j’ai horreur, c’est de baisser les bras face à l’adversité. Surtout quand l’adversaire n’est qu’un livre, constitué de papier, pesant moins d’un kilo, et n’étant matériellement pas dangereux. Alors oui, dans ces moments là, je me sens faible et sans aucune volonté, je me sens fainéant, sans aucun courage…

Parce que du courage, il en faut pour parvenir à la fin de ce second roman de l’auteur américain Jonathan Safran Foer, dont le premier roman Tout est illuminé (2003) fut adapté au cinéma avec Elijah Wood, rien que ça. Dans Extrêmement fort et incroyablement près, Foer se met dans la peau d’un jeune garçon de neuf ans, intellectuellement très en avance, lui donnant une allure d’enfant autiste.

Comment vous dire… C’est abominable. Vraiment ! Non seulement on ne comprend rien, mais en plus il faut se farcir les délires étranges de ce héros peu conventionnel, et sincèrement c’est épuisant. Sans compter sur les nombreuses pages de dessins, de photos ou de symboles qui sont parsemées tout le long du roman, le rendant juste un peu plus étrange et un peu moins compréhensible. Le genre de roman que Télérama plébiscite, parce que le seul fait de l’avoir achevé sans convulsions vous place dans une sorte d’élite et d’univers ultra-fermé.

Quitte à lire quelque chose d’un peu original et farfelu, on préfère vous conseiller Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon, extrêmement plus digeste et incroyablement mieux…


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