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Contenu rédigé par Damien Coullon
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Commentaires écrits par
Damien Coullon (Paris)
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Ouragan
Ouragan
par Laurent Gaudé
Edition : Broché
Prix : EUR 5,50

2.0 étoiles sur 5 Une histoire qui prend l’eau par manque de fond, 9 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ouragan (Broché)
C’est l’histoire de quelques personnes confrontées à l’ouragan Katrina, à leurs limites et à leurs passés. Une intrigue trop limitée, que l’écriture généralement plaisante de Laurent Gaudé ne parvient pas à compenser. Son écriture, poussée au-delà de ses limites par ce manque de fond, en devient même parfois légèrement indigeste (comme les passages répétitifs de « la vieille négresse Josephine Lincoln Steelson »).

Un début de perspective néanmoins éclairante sur la Nouvelle Orléans, la réponse à Katrina et les restes de ségrégation raciale aux Etats-Unis, ou les pauvres sont presque toujours noirs. Du même auteur, Le soleil des Scorta ou la Mort du roi Tsongor sont bien meilleurs.


Le Gène égoïste
Le Gène égoïste
par Richard Dawkins
Edition : Poche
Prix : EUR 11,90

5.0 étoiles sur 5 We are our gene’s survival machines, 6 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Gène égoïste (Poche)
Au commencement était… un réplicateur. 40 premières pages d’une grande simplicité mais d’une énorme portée : comment la vie (au fond : entités qui se reproduisent) peut émerger, par accident ou autre chose, la première fois où une molécule est capable de faire des copies d’elle-même, par exemple via des simples affinités comme les charges électriques (cf p.15).

Si le monde tire à l’équilibre et à la stabilité (Darwin’s “survival of the fittest” is really a special case of a more general law of survival of the stable), ces réplicateurs (appelons-les gènes) vont se disputer les ressources disponibles à leur réplication ; cette pression va favoriser ceux capables de bien se défendre ou attaquer – très vite on voit venir le concept de dent et de carapace, d’épée et de bouclier.

L’épée et le bouclier ne sont que des objets. Retournement de perception énorme : les êtres vivants ne deviennent alors que des « machines de survie » pour les gènes, et non l’inverse ! La sélection naturelle agit au niveau du gène, et non pas de l’individu, du groupe ou même de l’espèce.

Dawkins explique de façon cohérente certains phénomènes apparemment contradictoires avec sa théorie, notamment les différents types de comportements altruistes comme l’investissement parental (abordant au passage les différences de sexe ainsi que l’étonnant comportement des fourmis – qui de la reine ou des ouvrières est réellement exploité ?) ou les gènes non expressifs, et élargit l’idée du réplicateur à d’autres champs comme celui des mots et des concepts, introduisant la notion de « meme » (définie comme mimeme, ou unité d’imitation culturelle) 30 ans avant qu’elle ne devienne populaire). Un énorme « pied » intellectuel.


Journal d'un écrivain en pyjama
Journal d'un écrivain en pyjama
par Dany Laferrière
Edition : Poche
Prix : EUR 7,30

2.0 étoiles sur 5 Confessions intimes + manuel pour l’écrivain débutant = cocktail soporifique, 27 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal d'un écrivain en pyjama (Poche)
Entre « confessions intimes » et manuel pour l’écrivain débutant, près de 200 micro-chapitres abordant l’écriture sous tous ses aspects, conclus à chaque fois par un mélange de conseil pratique, observation personnelle et aphorisme, sonnant souvent un peu trop intime, artificiel, poncificateur ou tout simplement plat, comme la conclusion du chapitre 27 : « J’écris de plus en plus dans les lieux de transition (les aéroports, les avions et les chambres d’hôtel), mais pour lire, je préfère mon lit ou ma baignoire. ». Un livre de fin de carrière dont l’éditeur n’a pas su dire qu’il était de trop.

Dommage, car la langue est très maîtrisée. Paradoxalement même si je n’ai pas eu le courage d’aller au bout du Journal, je lirai sans doute un autre livre de cet auteur en espérant le trouver mieux inspiré.


Le breuvage du diable : Voyage aux sources du café
Le breuvage du diable : Voyage aux sources du café
par Stewart Lee Allen
Edition : Poche
Prix : EUR 8,65

4.0 étoiles sur 5 Baroudeur storyteller, 20 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le breuvage du diable : Voyage aux sources du café (Poche)
Stewart Allen est un baroudeur et un storyteller. Raconter l’histoire de la culture du café l’amène en Ethiopie et au Yemen (où le café « qahwa » est né, et où l’auteur est le plus intéressant, passant par des lieux maintenant inaccessibles comme Harar, Mocha ou Sana’a), en Inde, en Europe et en Amérique.

Chaque lieu est l’occasion de raconter des anecdotes historiques (comme la naissance du croissant lors du siège de Vienne), et des rencontres théoriquement réelles – l’auteur parfois se laisse emporter par son élan et tombe dans les approximations, décrédibilisant les histoires racontées (cf la mauvaise retranscription du français, ou les blagues théoriquement racontées en français par des marins bretons qui n’ont de sens qu’en Anglais). Divertissant.


The Science Fiction Hall of Fame, Vol. 1: 1929-1964 Reprint Edition published by Orb Books (2005)
The Science Fiction Hall of Fame, Vol. 1: 1929-1964 Reprint Edition published by Orb Books (2005)
par Robert Silverberg
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 A la recherche de l’après-choc conceptuel, 20 juin 2016
25 des meilleures nouvelles du début de la science-fiction, sélectionnées en 1968 par les plus grands écrivains de SF, avant que les premiers prix de SF type Nebula apparaissent. Un exceptionnel aperçu de l’évolution des thèmes abordés (on apprécie le classement chronologique des nouvelles), de la conquête de l’espace aux peurs du nucléaire et au questionnement sur l’évolution de l’homme.

La marque d’une excellente nouvelle de SF est sa capacité à laisser le lecteur intellectuellement déstabilisé, comme bercé dans un après-choc conceptuel, et beaucoup dans ce recueil y arrivent. Retenir en particulier Nightfall d’Asimov (un monde vivant avec de multiples soleils dans un cycle d’éclipses très longues, ou la « longue nuit » revient tous les quelques milliers d’années, et ses conséquences sur la conception de l’univers des hommes qui l’habitent – se pourrait-il qu’il y ait quelques douzaines d’étoiles ?), The Quest for St Aquin (la tentation de saint Antoine revisitée au pays des machines, où un prêtre rebelle doit enquêter sur la nature d’un saint et la possibilité de la perfection), et Surface Tension (la renaissance de la civilisation dans une goutte d’eau).


Dumas, le comte noir : Gloire, révolution, trahison : l'histoire du vrai comte de Monte-Cristo
Dumas, le comte noir : Gloire, révolution, trahison : l'histoire du vrai comte de Monte-Cristo
par Tom Reiss
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

4.0 étoiles sur 5 Plus fort que du roquefort, 21 mars 2016
Dumas était déjà un nom assez trouble, entre Alexandre Dumas père et Alexandre Dumas fils. Entre maintenant Alexandre Dumas-grand-père (en réalité, Thomas-Alexandre Dumas), dont la vie est absolument passionnante – suffisamment pour inspirer de façon très claire Le Compte de Monte Cristo.

Fils d’un esclave (noir) et d’un aristocrate en fin de fortune, ce grand-père arrive en France quand les préjugés raciaux ne sont pas encore complètement établis (il fait de l’escrime avec la jeunesse dorée de Paris), et va monter dans l’armée royale (où il participe à la répression des manifestations du Champ de Mars) puis celle de la République (campagne des Alpes et de Vendée) en même temps que Napoléon, lui faisant même un peu ombrage par son courage (et finissant par se brouiller avec lui suite au traitement des soldats pendant la campagne d’Egypte).

Mêlé à pratiquement tous les évènements les plus importants de son temps (Napoléon le surnomme même l’Horatius Cocles du Tyrol), c’est aussi l’occasion de quelques aperçus savoureux des communications de l’époque, grâce à l’excellent travail d’historien de Tom Reiss :
« Général, j’apprends que le jean-foutre chargé de vous faire un rapport sur la bataille du 27 m’a porté comme étant resté en observation pendant cette bataille. Je ne luis souhaite pas de pareilles observations, attendues qu’il ferait caca dans sa culotte. Salut et fraternité. »


Les Cosaques
Les Cosaques
par Léon Tolstoï
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

2.0 étoiles sur 5 « L’homme n’est jamais aussi égoïste que dans ses instants d’enthousiasme. », 12 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Cosaques (Poche)
Olenine, un riche aristocrate moscovite profite de la guerre du Caucase pour quitter sa vie oisive et retrouver la vraie vie et la vraie nature, stationnant dans un village frontalier avec quelques cosaques, et tombe amoureux d'une jeune femme du village.

Très fortement inspiré de sa propre vie (Tolstoï s’était amouraché d’une cosaque pendant son service dans la guerre du Caucase – cf les très bonnes notes en fin de roman), Tolstoï partage la classique tentation d’un certain retour à la terre, à la simplicité rédemptrice de l’inutilité des vies aristocratiques et des inégalités si fortes dans la Russie du XIXème siècle. Un peu fade malgré tout – ce n’est pas la première fois que le thème est abordé, et on sent presque une certaine auto-indulgence mêlée de nostalgie personnelle, bref plus un livre pour Tolstoï lui-même que pour les autres. D’autant plus amusant à la lumière de l’extrait suivant (p.20) :
« Et il se mit à parler de lui, sans remarquer que c’était moins intéressant pour les autres que pour lui. L’homme n’est jamais aussi égoïste que dans ses instants d’enthousiasme. Il lui semble alors qu’il n’y a rien au monde de plus beau, de plus intéressant que lui-même. »


La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
par Joël Dicker
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

5.0 étoiles sur 5 Très bon thriller, 12 septembre 2015
Un écrivain en panne d’inspiration retourne chez son mentor au moment où celui-ci devient le suspect principal du meurtre d’une jeune fille mineure 30 ans auparavant, et démarre une contre-enquête pour prouver son innocence.

Outre qu’il se lit très vite malgré son épaisseur – j’ai lu les 350 dernières pages en commençant un soir à 23h, c’est la capacité de l’auteur à utiliser nos préjugés, notre tendance à juger les gens ou les situations trop vite pour nous envoyer dans des fausses pistes avec un minimum d’artifices qui fait de La Vérité un vraiment très bon thriller.

« La crise de la quarantaine, le démon de midi, ce sont juste des types qui comprennent la portée de l’amour trop tard, et qui en voient leur vie bouleversée. »


La Steppe rouge
La Steppe rouge
par Joseph Kessel
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

5.0 étoiles sur 5 « La Russie est la terre de l’illimité », 31 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Steppe rouge (Poche)
7 nouvelles au cœur de l’immédiat après-révolution russe, quand les communistes s’imposent mais luttent encore contre l’armée blanche. Période trouble, violente et instable propice à faire ressortir l’essence des individus, rarement pour le meilleur : le chant de Fedka le boiteux, en ouverture du recueil, raconte la transformation d’un professeur de géométrie à la vie rangée en chef de guerre guidé par son sang cosaque, qui ravage les campagnes simplement pour se sentir vivre pleinement. Kessel continue avec les prisons de la tchéka, les dénonciations à tout propos, le répugnant commerce des frusques des prisonniers exécutés, seule façon de savoir si ceux qu’on aime sont toujours en vie…

Des nouvelles finalement assez glaçantes, qui donnent un aperçu terrible de ces périodes où chacun joue sa survie.


La controverse de Valladolid
La controverse de Valladolid
par Jean-Claude CARRIERE
Edition : Poche
Prix : EUR 5,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Version Law & Order, 22 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La controverse de Valladolid (Poche)
60 ans après la découverte du nouveau monde, un événement historique dont tout le monde a entendu parler, mais dont peu connaissent le détail du déroulement – et nombreux sont ceux qui se trompent déjà sur la question centrale de la controverse : non pas que les indiens ont une âme (déjà affirmé par le pape Paul III), mais sur « la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le nouveau monde, […] pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience » (colonisation et conversion pacifiques vs forcées).

Ce roman est une occasion de s’approcher du débat, même si malheureusement l’auteur a pris beaucoup de liberté par rapport à la réalité des faits : une version théâtralisée sur quelques jours où s’affrontent 2 personnages principaux, presque comme une série judiciaire à la Law & Order (témoins et démonstrations surprises, retournements de situation) – alors que la réelle controverse s’étale sur deux sessions d’un mois espacées d’un an et implique une quinzaine de théologiens et juristes.

Une plongée romancée qui donne néanmoins envie d’en savoir plus sur une de ces minutes mondiales (OK, plutôt mois mondiaux dans ce cas), dont au final le curieux retentissement fut le recours à l’esclavage des noirs comme alternative à celui des indiens.


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