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Contenu rédigé par Xavier Foisse
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Commentaires écrits par
Xavier Foisse (Belgique)

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Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?
Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?
par Stephen Hawking
Edition : Broché
Prix : EUR 23,25

15 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une théorie de plus sur l'origine, 18 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? (Broché)
S.Hawking de même que E.Gunzig ou V.Stenger a lui aussi une explication propre sur l'origine du monde. Alors que Stenger tentait d'expliquer les choses à partir du rien quantique et en relativisant nos notions de réglages fins, etc. , et que E.Gunzig essayait de montrer comment notre univers pouvait être né d'un trou noir et qu'à sa mort il se transformerait à son tour en trou noir donnant alors naissance à un nouvel univers, cela sans fin, et du reste sans préciser comment était né le tout 1er univers qui allait engendrer les suivants... ici Hawking base tout sur les différentes réalités existant simultanément pour la mécanique quantique (superposition) et donc les univers parallèles (de l'ordre de 10^100 différents).
Ainsi pour Hawking le fait que notre univers ait les bonnes valeurs s'explique plus facilement puisqu'il y aurait 10^100 d'essais possibles^^. Quant à la création de l'univers, il pense que le temps est né au BigBang (ce qui du reste est vrai) mais aussi qu'il est idiot de s'interroger sur un avant BigBang puisqu'au début il n'y avait que 4 dimensions d'espace le temps n'étant apparu que par la transformation de l'une de celle-ci, le concept d'antériorité et de départ des choses perdrait donc son sens..., sauf que ainsi que l'objectent d'autres scientifiques pourquoi le Big-Bang a démarré il y a 15 milliard d'années et non pas 30 ou 100 par ex, et donc pourquoi précisément à cet "instant" là et non pas à une autre valeur si le temps n'avait réellement pas d'importance ?? Quant à ce qui est de savoir comment sont survenues les 4 dimensions d'espace et ainsi le BigBang, comme pour V.Stenger il répond, simplement à partir du VIDE QUANTIQUE... Enfin, le pbme d'énergie nécessaire à la création (quantique) du BigBang s'expliquerait par l'énergie gravitationnelle négative qui contrebalancerait celle positive nécessaire à la création de matière.

S.Hawking le dit donc textuellement "l'univers peut se créer et se créera spontanément à partir de rien". Et là pour moi il commet la même erreur que V.Stenger à savoir que pour eux préexiste un "rien" qui n'est autre qu'un vide quantique dans lequel des choses sont possibles, à tel point justement qu'ils se permettent d'y faire de la science et d'y calculer comment pourrait s'y placer le BigBang. Je suis désolé mais le rien ce n'est pas cela. Effectivement dans cette sorte de "rien" à savoir un vide quantique de la matière peut surgir sauf que ce vide quantique est déjà en lui même une réalité spatiale, de là comment expliquer cette dernière ??

Non, ce qui préexistait objectivement au Big-Bang ne permettait en rien le BigBang. Aucune réalité ne préexistant au Big-Bang, à aucun moment l'on ne peut y faire de la science. La science n'est possible que sur de l'être, sur ce qui EST (lois, espace, énergie, vide quantique) et donc sur un réel où des choses peuvent survenir et donc sur une réalité calculable. Mais à partir de ce qui n'EST pas, donc de ce qui n'est pas réel, du non-Être, à aucun moment la science peut expliquer le passage vers de l'Être. ==> Seule la Transcendance permet de passer du non-Être à l'Être. Leur erreur est donc vraiment une erreur de concept dés le départ. Je dirais presque que ce concept de néant qui leur sert de base est une simple idée personnelle, un simple concept subjectif qui n'a plus rien de scientifique, et pourtant à tort ils ont travaillé dessus scientifiquement en le prenant donc pour ce qu'il n'est pas. Mais c'est uniquement ainsi qu'on peut arriver à l'athéisme: en créant des mirages (mirages qui en respectant les apparences tout en allant contre nos désirs ne choquent pas les théories psychanalytiques)^^
Pourtant, aussi déplaisant que cela paraisse le Big-Bang est forcément venu et a forcément été posé d'ailleurs (qui plus est volontairement), de là où se situe cette formidable énergie transcendant notre univers. Hawking a d'ailleurs raison de penser qu'il n'y a rien avant le BigBang, seulement, la Vie, les réalités, la Valeur (dont nous avons un reflet sur cette terre) existaient bel et bien autre part.

En conclusion je dirais que le pt commun entre ces 3 scientifiques athées ayant écrit un livre sur le commencement est qu'ils en ont chacun une version différente, et le point commun entre Stenger et Hawking est qu'il partent tous deux du rien quantique comme d'un objet scientifique capable de créer de la matière (outre le fait que S.Hawking passe par des univers parallèles). Il existe néanmoins beaucoup de cosmologues croyants (S.Bréchet, les Bogdanov entre autre) et je pense même que l'astrophysique et la cosmologie sont les branches où l'on trouve le moins d'athées (contrairement principalement je dirais à ceux qui oeuvrent en biologie ou en sciences humaines).

Donner une explication quantique du Big-Bang est la seule possibilité pour les scientifiques qui aimeraient se passer de Dieu, sauf que, qui dit quantique dit déjà lois quantiques préexistantes, donc on tourne en rond.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 16, 2016 2:31 PM MEST


Le traumatisme psychique
Le traumatisme psychique
par François Lebigot
Edition : Broché
Prix : EUR 3,95

11 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Freud a souvent tort, 5 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le traumatisme psychique (Broché)
Ce livre qui traite des traumatismes en s'appuyant principalement sur l'exemple des trauma des militaires suit complètement les théories Freudiennes avec intervention de l'inconscient pour tenter de soulager ce que la conscience ne peut supporter. On apprend entre autre que pour Freud un traumatisme revient au final à prendre conscience de la réalité de la mort, et là je suis particulièrement pas d'accord car je ne crois pas à tous ces grands archétypes psychanalytiques (la figure de la mort, la figure du Père, la figure de l'autre, l'angoisse de castration), ce n'est pas effectif, c'est une invention Freudienne car tout est plus ou moins évocateur mais pas de façon ainsi généralisée. Freud dit aussi qu'on peut comparer le psychisme à une entité élastique qui se déforme si l'agression reste faible mais est définitivement pénétrée si celle-ci est trop forte et en résulte le traumatisme qui continuera de se manifester. Je ne pense pas que ce soit la loi du tout ou rien mais que ça reste toujours plus ou moins fort quantitativement.

Souffrances, soucis, traumatismes, obsessions, angoisses, stress... tout ça sont les manifestations intérieures et donc psychologiques à une agression. Déjà le point commun est bien l'agression et donc la souffrance qui systématiquement en résulte. Après on constate qu'il y a des souffrances qui passent, qui ne sont que des mauvais moments à passer (ex : avoir mal au ventre), puis d'autres qui ne passent pas, même une fois l'événement dépassé. Ainsi il est curieux de réaliser que la souffrance du soucis est symétriquement l'inverse de celui du traumatisme : quand on s'inquiète et qu'on se fait du soucis (redouter quelque chose) la souffrance a lieu dans le présent comme pour le trauma, sauf que l'inquiétude et les soucis se portent sur ce qui est à venir alors que l'objet du traumatisme se porte lui sur ce qui est passé. Etrange...

En fait dans un traumatisme c'est toujours la saveur, l'essence d'une réalité qui nous a traumatisé, c'est pourquoi je ne pense pas comme disait Freud que ce soit la conscience et donc l'idée purement intellectuelle de la mort qui traumatise et qui choque mais bien plutôt la noirceur d'une réalité et les saveurs très négatives qu'elle contient, et qui marquent définitivement notre être. Je me souviens de femmes battues dirent de leur compagnon « je ne pourrais jamais l'oublier », idem pour les gens victimes d'un incendie par exemple, d'un accident, de violences sévères, de méchanceté profonde, etc. Donc pour moi ce qui définie un traumatisme et donc son mot clé c'est la notion d'être marqué et de garder la marque.

Ensuite vient une autre forme un peu curieuse de souffrances, qui elles non plus ne passent pas mais qui ne sont pas véritablement des traumatismes, il s'agit des dépressions. Bien qu'il semble qu'il y en ait plusieurs formes de la moins grave (simple coup de blues) à des formes aigues, je pense que de manière générale les « victimes » ont découvert un univers intérieur et donc purement psychologique de cauchemar, cela sans raisons apparentes et qu'ils en restent prisonniers. Pourquoi ? simplement par effet feed back : ils ont peur que cet état qu'ils ne comprennent pas ne passent pas et cette peur, ce stress de ne pas pouvoir s'en échapper les y ramène. De plus je pense que le fait que cet état de dépression naisse sans raisons particulières empêche de savoir contre quoi on se bat et donc de se battre. Ce explique à mon avis la réalité de ce qu'on nomme pompeusement les troubles bipolaires : quand ils souffrent depuis longtemps subitement ils réalisent que c'est à tort alors remontent, puis une fois une haut de la colline sur cet équilibre de bonheur instable vient à nouveau la peur et donc ils rechutent. Ainsi je dirais que le mot clé de la dépression est lui : se sentir prisonnier, obsédé. Contrairement au traumatisme qui a un visage clair mais insupportable appartenant au passé, la dépression n'en a pas mais est un état de mal-être qui emprisonne et dont la cause se situe elle dans le combat présent.

Enfin, dans le livre il est très justement question de déshumanisation que produit le traumatisme. Je me souviens avoir lu dans le livre « A l'Ouest rien de nouveau » la phrase de l'auteur qui une fois rentré chez lui après la guerre dit qu'il ne « reconnaît » plus rien, que tout lui semble étranger, vide et sans réalité. En fait cela traduit cette idée que la guerre génère dans le mental une extériorisation, un endurcissement et donc bel et bien une déshumanisation. Ce qu'il faut alors c'est à nouveau s'intérioriser et retrouver la sensibilité qui permet d'apprécier le « goût des choses ». La souffrance globalement déshumanise. Si elle a éventuellement le mérite de nous donner un mérite moral il faut reconnaître que de manière purement directe elle détruit : déjà sous le stress on ne peut réfléchir car le mental se contracte et n'est plus libre, donc elle rend idiot, mais pire encore certaines saveurs peuvent toucher notre intimité (je pense à l'exemple de cet enfant placard maltraité par sa mère et dont la personnalité semblait être défigurée par le poids de la perversion dont il fut victime).

De plus, pour ce qui est des traumatismes, alors que la psychanalyse ne semble rien apporter du tout (cf le rapport de 2007 de l'inserm suivi du livre « Le livre noir de la psychanalyse ») la technique de l'EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing) semble très bien fonctionner. Cette technique est vraiment très intéressante par son principe bien que l'explication ne soit pas complètement connue. Je crois qu'il s'agit en effet d'une association : on associe une pensée traumatique à cette sensation assez agréable qu'est celle du mouvement des yeux de gauche à droite, mouvement qui de plus correspond un peu à une sensation de liberté de l'esprit car c'est peut-être aussi celle de la recherche de pensées (quand on réfléchit on regarde sur les côtés). On arrive donc ainsi à changer la forme, le visage qu'on a de notre trauma.

Ce tableau des expressions de la souffrance et de la façon dont on les ressent montre en tout cas qu'il y a des réalités plus ou moins belles ou laides, plus ou moins lumineuses ou noires, montrant bien que la Vie a un sens, une direction et que ce n'est pas simplement nous qui interprétons et donnons un sens aux choses comme le croient les existentialistes. En fait c'est l'homme qui réagit au visage de l'extérieur et donc évidemment non pas lui qui fixerait le sens de cet extérieur. Les philosophes comme les psychanalystes manquent souvent cruellement de psychologie(folie humaine, et en plus bien pensante..).
Néanmoins si parfois apparaît la noirceur, dans l'autre sens on peut aussi vivre non pas la perversion de l'énergie de Vie mais bien son essence, alors naît la joie (le beau, l'amour, le spirituel), et cette dernière peut je crois être réellement ineffable voir infini à l'image de sa Source. En tout cas cela montre que la souffrance naît toujours d'une perversion du vivant, de l'état (non naturel en soi) de notre nature.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 4, 2015 10:25 AM MEST


L'INTELLIGENCE DE L'ANIMAL. Edition 1995
L'INTELLIGENCE DE L'ANIMAL. Edition 1995
par Jacques Vauclair
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

3 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 De la psychologie pas assez large, 2 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'INTELLIGENCE DE L'ANIMAL. Edition 1995 (Poche)
En achetant ce livre j'espérais en fait une analyse plus philosophique et profonde sur l'esprit animal et au final sur la notion de la conscience, et moins à un livre de psychologie(tests, outils, langage, cognition sociale, etc.) comparée - à celle humaine en référence. L'auteur passe ainsi complètement sur la réalité de l'esprit et donc sur ce que ce dernier représente, notamment comme je l'espérais en en considérant celle des animaux comme une sous-forme ou une forme dérivée.

Personnellement je crois que la différence principale entre l'esprit de l'animal, bien qu'en plus ils ne soient pas tous au même niveau, et celui de l'homme se mesure principalement dans cette capacité à s'extraire psychologiquement du réel ou au contraire à y rester attaché par incapacité psychique à pouvoir faire mieux. C'est un peu comme si sur la surface du réel en 2 dimensions l'esprit de l'homme avait ce pouvoir de conscience à s'élever, avait accès à une 3ième dimension, purement spirituelle et qui n'est donc pas dans le plan du réel. Et je trouve ça assez fondamental et intéressant de réaliser ainsi que notre esprit est véritablement d'une dimension toute autre, presque "magique" et irréelle sans mauvais jeu de mots, que le réel matériel qui se retrouve alors totalement dépassé et transcendé.
Toutes les mesures des psychologues dont il est question dans ce livre devraient donc à mon avis juste conclure que l'intelligence inférieure des animaux est simplement synonyme d'un plus grand asservissement psychologique au réel en ce sens qu'ils n'ont pas la capacité mentale de s'en extraire, ils sont donc moins capables de subjectivité et de conceptualisation de ce qui est hors le réel, cela simplement parce qu'ils ont moins de puissance d'esprit. C'est donc bien dans cette 3ième dimension de l'esprit que l'homme a grandi et cela nous renseigne donc sur ce qu'est la réalité de l'esprit: un peu selon l'image d'un cône dont la base s'élargit quand le sommet s'élève, je crois qu'on peut considérer que le champ de conscience s'élargit avec la puissance de l'esprit d'un être, qui devient désormais un individu, une individualité à part entière avec une âme propre, cad une puissance qui l'anime et lui donne une saveur et une valeur, valeur pour moi éminemment transcendante.
Quant à la question du ressenti des animaux, déjà il faut définir les termes car tout est de l'ordre du ressenti y compris les idées, même pour l'homme, mais je pense que si on parle des sentiments qui ne sont en fait qu'une réaction forte à certaines réalités auxquelles nous sommes sensibles (amour, beauté, subtilité de toute sorte), là encore ce n'est qu'à partir d'une certaine puissance de l'esprit qu'on y a accès, et c'est aussi ce qui manque à la plupart des animaux, outre la faculté à s'échapper de la réalité objective.

Pour ce qui est du point commun entre l'homme et l'animal à savoir la conscience - bien que différant passablement en puissance - je dirais que la meilleure image pour concevoir intuitivement cette réalité de l'esprit est celle de la bulle qui s'extraie d'une surface plane en l'occurrence ici la platitude matérielle. La bulle qui germe devient dés lors un monde, une individualité en soi par le pouvoir de l'esprit dont elle est habitée, c'est ainsi que naissent les êtres supérieurs. Je crois en effet qu'il est très juste de considérer que c'est l'esprit qui nous créé en nous détachant de l'uniformité matérielle.
Maintenant, d'où viendrait cette dimension de l'esprit et donc du spirituel qui nous fait naître et nous rend réel à partir de la réalité matérielle...? On peut aussi reposer exactement la même question un niveau en-dessous puisque le schéma reste le même : qu'est ce qui a fait naître le réel et la matière brute à partir du néant, cad de rien du tout ? Il va de soi que ce n'est pas ce rien lui-même, par hasard et par magie. En revanche que l'athéisme s'oppose à la logique la plus élémentaire et la plus évidente le fait ressembler à une sorte de petite folie douce psychologiquement.
Tout cela pour dire que je crois que la distinction religieuse entre les règnes(minéral, végétal, animal puis l'homme) est réelle. L'animal est bien un degré en-dessous de nous spirituellement et l'homme est l'achèvement de la création. Ce qui n'est en rien incompatible avec l'évolution des espèces qui reste nécessaire puisque, si ce n'est pour son origine Dieu a fait l'univers rationnel en soi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 5, 2014 9:26 AM CET


Dieu, l'hypothèse erronée : Comment la science prouve que Dieu n'existe pas
Dieu, l'hypothèse erronée : Comment la science prouve que Dieu n'existe pas
par Victor J. Stenger
Edition : Broché

11 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Les théories erronées de Victor Stenger, 22 février 2013
Voici donc le fameux livre qui fait référence en matière d'athéisme. Déjà je reconnais qu'essayer d'expliquer que Dieu n'existe pas est plus intéressant en passant par la science que les livres du style `Traité d'athéologie' ou `Dieu n'est pas grand' dans lesquels l'argumentation consiste juste à critiquer les erreurs de la religion alors que ces erreurs ne sont que la faute des hommes et que donc ces critiques ne prouvent rien.
La 1ère grosse erreur de Stenger est de ne pas avoir saisi quasi philosophiquement notre place sur cette terre, et donc pourquoi on passe par cet univers matériel. De là il s'étonne que Dieu semble ne pas « apparaître » et ne pas laisser de trace (plus loin dans le livre et c'est plus intéressant il tente d'expliquer l'origine du cosmos sans lui). Mais il faut réaliser qu'il y a une valeur presque morale plus ou moins synonyme d'innocence (entendu au sens positif du terme) à croire sans preuves. Le Christ disait « heureux ceux qui ont cru sans preuves, ceux qui n'ont pas vu mais qui ont cru ». Le Seigneur a voulu faire un univers où sa présence n'est pas manifeste et où chacun peut ainsi faire preuve d'une « candeur » quasi morale par un acte de foi. De là il n'est pas étonnant que l'univers soit si rationnel, à priori, en lui-même et donc dont le Seigneur semble absent.

Dans l'ordre dés la p50 ça commençait très mal quand il cite une liste d'arguments philosophiques en faveur de la non existence de Dieu, et comble de l'ironie cela se fait en utilisant une forme d'apparence Logique et donc scientifique. Je les reprends :
- « un être possédant toutes les vertus ne peut pas exister ». En effet selon leur logique si Dieu est le plus vertueux cela implique de surmonter des souffrances or un Dieu infiniment grand et vertueux ne peut souffrir, donc Dieu n'existe pas. Alors déjà les souffrances du Christ sur la croix montrent qu'il était bien un héros, le fils de Dieu, quant à sa mort elle n'était qu'un passage.
- « Si un être est Dieu il doit être un objet de culte, or un être ne peut être objet de culte puisque le culte exige qu'on abandonne son rôle d'acteur moral autonome, donc il n'existe pas d'être qui soit Dieu »....c'est ne pas comprendre que le statut de l'objet du culte n'est pas le même que celui du sujet.
- « Si Dieu existe ses attributs sont non compatibles avec ceux du mal, or le mal existe donc Dieu n'existe pas » , c'est ne pas comprendre que l'homme peut choisir le mal et que Dieu reste infiniment bon.
- « Si un être est parfait alors tout ce qu'il créé est parfait, or l'univers n'est pas parfait, donc... » , là aussi c'est ne pas comprendre que la création est soumise aux choix des hommes imparfaits et faibles indépendamment de Dieu.
- « Dieu est à la fois transcendant cad hors de l'espace et omniprésent cad partout dans l'espace, donc Dieu n'est pas à la fois transcendant et omniprésent donc Dieu n'existe pas », c'est ne pas comprendre que Dieu est où il veut : à la fois dans et hors de sa création. Ne prétendons pas le limiter avec notre logique restreinte.
- « Si Dieu existe il est non physique, or c'est une personne et une personne est physique, donc Dieu n'existe pas », mais qui dit qu'une personne (ou un être) doit être physique.
- « paradoxe de la toute puissance : Dieu peut tout or il ne peut pas ne pas exister, donc il ne peut pas tout », c'est couper les cheveux en4 car ce qui est est soumis à un minimum de rationalité comme notre univers.
Voilà pour des arguments contre Dieu se voulant Logique et Scientifique (c'est bien pourquoi je les ai relatés) alors qu'ils respirent la bêtise à plein nez, un peu comme un Descartes ou un Hegel ont construit leur théorie. On dirait des enfants qui jouent avec les mots sans rien comprendre. Il est inutile de se faire plus sot qu'on n'est. Pour ce qui est du grand Descartes il pensait réellement que les animaux (un chat par ex) étaient des machines inconscientes...
Stenger tjs dans ce 1er chapitre entreprend de modéliser Dieu et répond à l'objection du théologien qui lui demanderais comment nous pauvres humains pourrions nous modéliser la nature d'un Dieu transcendant, que nous n'avons pas besoin sa nature. C'est ne pas comprendre qu'on ne peut déduire le tout de la partie qu'est notre univers.

Dans le chap2 l'auteur cherche à montrer qu'il n'y a pas eu de dessein intelligent, notamment en montrant que l'évolution des espèces de Darwin (hasard+sélection naturelle) est une réalité. Là encore ce qu'il avance sont des indices apparents (et encore) pas des preuves scientifiques. Qu'il lise « L'évolution créatrice » de Bergson où ce dernier parle de l'Elan vital. Et je rappelle que Dieu a fait un univers viable et donc rationnel en soi et semblant évoluer rationnellement, sauf pour son origine (dont il va parler ensuite). Mais la nature a été programmée pour la complexité. Einstein disait le hasard est le véhicule qu'empreinte dieu quand il voyage incognito dans l'univers.

Dans le chap3 il parle de la réalité de l'esprit. Et là aussi il ne semble pas réaliser ce qu'est l'esprit même s'il naît bien du cerveau, le temps de la terre. Concrètement c'est ce morceau de matière qui génère une réalité toute autre, toute autre que la matière, et qui fait qu'on peut en parler ici, donc une réalité quasi transcendante. Et je rappelle qu'à part mesurer des courants électriques ou magnétiques avec des électroencéphalo, personne n'a tjs pas la moindre idée de comment l'esprit naît du cerveau. L'auteur cherche ici à montrer que le cerveau fonctionne naturellement et que son altération est synonyme d'altération de l'esprit. Encore une fois l'univers créé l'a bien été de façon rationnelle. Et il dit que si on possédait une âme désincarnée on pourrait en découvrir une preuve... et c'est peut-être pour cela que le Dr Charbonnier a reçu des menaces de mort suite aux livres qu'il a publiés et qui a manifestement ennuyé beaucoup de Stenger ici bas. En plus il dit p145 « disons le haut et fort personne n'a prouvé depuis 25 ans au-delà de tous doutes raisonnables que qque chose quitte le corps lors d'une NDE ». Alors je recite une enième fois rapidement un des genres de preuves : décrire ce qu'il se passe de visuelle (couleurs, objet, etc.) dans des salles voisines sans y être jamais allé alors qu'on est allongé les yeux fermés, ou pouvoir décrire des faits se situant à des 10aines de Km de son corps allongé sur la table d'opération.... Moi non plus je ne sais ce qu'il faut de plus aux athées ==> d'où les menaces de mort, car même les athées sont un minimum lucides en dépit de leur croyance basées sur le paraître et leur interprétation toute personnelle du réel. Néanmoins il reconnaît qu'il y a des cas spéciaux mais il dit alors que ceux-ci manquaient de vérification scientifique. (je reconnais qu'il m'énerve avec ce mot 'scientifique' qu'il place toutes les 2 lignes). A un moment il parle de chercher une preuve de l'âme dans le corps, est ce que ça signifie que si on ne trouve pas cette preuve on doit déduire que notre esprit n'existe pas ???? Et il est assez ironique juste après qu'en cherchant des expériences significatives par exemple avec un taux d'erreur de 5% dans les études et tests de parapsychologie il n'ait pas pensé à l'expérience que constitue l'univers avec sa probabilité de 10^-123 (j'avais moi-même entendu 10^-127) que l'univers naisse viable comme est né le nôtre sans aucun plan sous-jascent.

Si je peux me permettre, pour Victor Stenger une expérience scientifique sérieuse et réussie est uniquement une expérience scientifique qui montrerait que Dieu n'existe pas, quant à sa déf d'une preuve scientifique de Dieu répondant à des critères scientifiques acceptables ce serait une photo du Père, du fils et du St Esprit avec la Ste Vierge derrière, le tout d'assez près et en Haute résolution, et évidemment avec un éclairage répondant à certains critères scientifiques, sinon on ne serait pas dans le domaine du scientifique. Pourtant, si, Dieu se manifeste partout, notamment je dirais à l'intérieur, au sein des êtres, ce sentiment de Dieu profond qu'on les religieux et qui constituaient une preuve pour Bergson qui les avaient étudiés d'assez près et avec toute la psychologie et l'intuition dont Bergson était capable. Et là on est très loin de la bêtise toute scientifique dont fait preuve Stenger à certains endroits de son livre. Dieu n'aime pas être prouvé car encore une fois cela permet de nous laisser une part de mérite quasi moral. En conclusion, sous couvert d'attitude scientifique j'ai un peu eu l'impression de lire un ouvrage de psychologie, celle de Victor Stenger. Sylvain Bréchet Titulaire d'un doctorat en cosmologie obtenu à l'université de Cambridge est croyant et tout autant scientifique que V.Stenger et je trouve qu'il a plus de bon sens général, mais cela n'est pas quantifiable scientifiquement.

Dans le Chpt 4 il tente d'expliquer l'origine de l'univers, et c'est le chapitre qui m'a le plus intéressé. Il reconnaît quand même que bcp de cosmologistes ne sont pas d'accord avec ses conclusions. Du reste s'il y a effectivement 93% d'athées parmi les scientifiques aux USA je pense que ce chiffre contient principalement les biologistes, les chimistes, les neurologues, les physiciens, et peut-être aussi les sociologues, les philosophes, voir les psychanalystes, en revanche parmi les cosmologues le nbre d'athées doit être bcp plus réduit. Ce qui s'explique par une sorte de déformation professionnelle j'imagine, car en effet la nature de l'univers qu'étudient les biologistes et physiciens est bien rationnelle en elle-même, UNE FOIS Créée.
Ici Victor Stenger commence par montrer que BigBang peut avoir eu lieu sans apport d'énergie supplémentaire par une équivalence entre énergie positive et négative. Mais même, au pire, outre comment le BigBang la question reste pourquoi le BigBang ? comme ça pour rien (outre le par rien)?
Il postule ensuite qu'il n'y avait aucune information au temps du BigBang... pourtant les Bogdanov (entre autre) ne sont pas de cet avis et pensent qu'au tout début l'information était maximale.
Il ose reprendre Cantor qui lui était croyant, et du reste il oublie de citer les théorèmes de Gödel qui lui aussi avait réfléchi mathématiquement sur les ensembles et qui appliqués au cosmos disent qu'un système logique et rationnel comme l'est notre univers ne peut s'expliquer par lui-même mais trouve sa cause à l'extérieur de lui, celle-ci est donc transcendante à l'univers, mais aussi que cette cause est nécessairement d'une nature autre que le système. En l'occurrence la cause transcendante sera non matérielle, hors de l'espace, et hors du temps. Et p162 il va même jusqu'à dire que l'univers peut ne pas avoir eu d'origine. Dans ses explications « scientifiques » ou pour être précis ses hypothèses sur l'origine de l'univers qui ne plaisent d'ailleurs pas aux cosmologues on sent bien qu'il dénature l'évidence, la logique, et qu'il cherche scientifiquement des modélisations arrangeant ses thèses, sauf que ça sent pas bon.
Il cite le philosophe chrétien William Lane Craig qui fait objection à ses propos, pourtant V.Stenger ne lui répond pas sous prétexte que seule la science l'intéresse. En fait on a ici toute l'erreur de Stenger : Il part avec une vue complètement bouchée des choses, il donne un coup de pied dans le bon sens et ne prend pas en compte la réalité du Seigneur dans son approche, à savoir que Dieu n'accepte pas de se soumettre ou de se montrer de façon évidente. Pourtant la question de l'origine est une des « évidences » de son existence lorsqu'on ne tord pas les théories afin de les adapter à ses vues. Ainsi en lisant ce chapitre 4 on comprend combien il est difficile à la raison, y compris celle d'un scientifique, d'essayer de prouver l'inexistence de Dieu.
Quand Stenger dit qu'un noyau radioactif peut se désintégrer sans causes apparentes et que Craig lui répond que les évènements quantiques sont quand même causés mais de façon indéterminée, ce dernier a tout à faire raison==> Le plan et la fin sont dessinés mais les modalités sont assez libres (encore une fois cf l'élan vital de Bergson). Mais surtout, ces causes ne peuvent se produire qu'à l'intérieur même d'un réel, d'un univers, or à l'instar du BigBang comment pourraient elles se produire hors tout espace temps, donc hors de tout réel...et là V.Stenger suppose alors que le BigBang a surgi d'un ancien univers déjà existant, sauf que c'est reculer pour mieux sauter car alors idem, de quoi est né ce pré-univers ??? Il redit pourtant à plusieurs reprise que l'explosion du départ doit venir de rien.
Il essaye ensuite de montrer que les lois de la physique elles aussi peuvent venir de rien, par des sortes de symétrie.... Et il avoue p173 que, contrairement à l'avis général, il pense que les 3 grandes lois de conservation n'appartiennent à aucune structure, elles résulteraient de l'absence de structure au tout 1er moment. Même les physiciens ne partagent pas ses positions sur la question. Il a au moins le mérite de le dire, mais je le répète on constate combien la science devient farfelue et doit assumer de faire des contorsions pas très jolie pour la raison afin de prouver que Dieu n'existe pas......devoir montrer par la science que tout vient de rien, je dirais que c'est pas vraiment un cadeau pour un scientifique.
Enfin, il finit par tenter d'expliquer pourquoi il y a qque chose plutôt que rien, sauf que là, p176, il dit une très grosse bêtise : il parle de beaucoup de particules et systèmes qui sont instables, puis rappelle que par le système d'organisation vu au chap2 la nature est capable de construire des systèmes complexes à partir de moins complexes, et donc que de la complexité naît de la simplicité. De là il dit : « puisque rien n'est plus simple que le rien on ne peut s'attendre à ce qu'il soit très stable, il connaîtra vraisemblablement une transition de phase spontanée vers qque chose de plus compliqué ». Et donc son erreur à vouloir jouer les métaphysiciens est simplement que, ce « rien » dont il dit qu'il peut avoir viré en qque chose de plus complexe comme l'univers, est JUSTE un CONCEPT non réel et donc nullement un vide ayant une réalité physique susceptible d'avoir connu une transition. Le rien ou néant n'est pas soumis au calcul scientifique, il n'existe pas, même au niveau quantique, c'est juste l'IDEE d'une absence, pas un pré objet ou un pré cadre capable de virer au rouge ou de générer le BigBang. De façon naturelle cela n'est pas possible, seul le Seigneur peut l'avoir allumé (dans le modèle des Bogdanov Dieu pose le chiffre zéro dont le cardinal est alors 1 pour enclencher le BigBang froid et mathématique amenant à l'instant de Planck)
En conclusion il faut reconnaître que les tentatives scientifiques scabreuses qu'il bricole pour tenter de valider ses croyances intimes ne sont nullement des preuves scientifiques.

Chapt5, il tente de montrer que le réglage fin auquel est soumis l'univers n'existe pas. Il n'y a pas de réglage car (comme il l'a dit au chap4) : « l'univers est né avec un état de symétrie parfaite puis quand l'univers s'est refroidi sont apparues avec la rupture de symétrie les 4 forces que l'on connaît, et leurs valeurs ont évolué jusqu'à celles qu'elles sont aujourd'hui : elles n'ont pas été réglées ». Oui, enfin vu la proba de 10^-123 pour que ces valeurs soient les bonnes j'ai quand même envie de parler en terme de réglage et d'horloger. Et p199 il reconnaît que si l'intensité du vide était différente de zéro comme l'ont plus ou moins montré en 1998 2 groupes de chercheurs à propos d'une supernova éloignée (dont l'éclat aurait dû être plus fort sans accélération de l'expansion car alors elles auraient été situées moins loin), il serait embêté car ça signifierait que le vide fut bien réglé finement en vue de la vie.

Ensuite viennent des considérations plus secondaires qui ne constituent en soi aucune preuve de l'inexistence de Dieu du style, que l'univers n'est globalement pas très accueillant pour un Dieu voulant faire apparaître de la vie, et que donc Dieu s'il existe se complique bien la tâche, alors que je rappelle que si l'univers a été créé il a été créé rationnellement de bout en bout, sauf au début justement et Stenger n'a vraiment pas réussi à mon avis à prouver le contraire. Idem, constater que la terre est à un coin perdu de la galaxie ne montre rien car si la terre n'est pas le centre d'univers je pense qu'elle en est bien le centre d'intérêt. Idem encore quand il parle de gaspillage de temps, d'espace et de matière, il n'y a pas à parler de gaspillage à propos de la taille de cet écrin qu'est l'univers, en revanche le MAL en tant que perversion de l'énergie vitale, est un gaspillage choisi et volontaire de l'énergie transcendante de la Vie, y compris un choix pour les religieux. Etc, etc.

Je voulais quand même dire que je ne juge pourtant pas que Victor soit un mauvais scientifique ou un charlatan, c'est clair qu'il a ses diplômes et les connaissances qui vont avec, je trouve qu'il a même une logique assez acceptable dans l'ensemble, mais encore une fois on mesure les efforts qu'il doit faire pour proposer des théories plus que tortueuses, et qui sont loin de faire l'unanimité, même au sein du monde scientifique.

Il finit par l'argument de l'existence du mal qui est à son avis l'un des plus puissants contre l'existence du divin : si Dieu existe pourquoi souffrance et méchanceté existent également. Je vais essayer de répondre pertinemment même si ça plait pas.
Comme le pensait Bergson et bien d'autres, le but de la créature est bien de rejoindre son créateur dans la perfection. Or pour que l'homme se hisse au niveau de Dieu, il y a 2 choses : la part de l'homme, et la part de Dieu. La part de l'homme s'appelle le mérite, il représente nos efforts ainsi que son équivalent qu'est la souffrance. Quant à la part du Seigneur il s'agit de la grâce. Evidemment que s'il le voulait Dieu aurait pu nous faire parfait mais ça ne serait pas bon, il est préférable qu'on ai notre part, notre rôle à jouer dans ce but de divinisation de l'être humain qu'est le nôtre, et donc qu'on en soit responsable un minimum. De là si certains par faiblesse ne font pas l'effort de se retenir de devenir pervers naît alors le « mal », la méchanceté, et évidemment la souffrance associée chez leur victimes. Oui, il y a bien 2 choses qui donnent du mérite : la souffrance et les efforts, et si l'un n'est pas présent il est compensé par l'autre chez autrui. C'est de l'autre côté que vient la récompense et que l'on est jugé de nos actes. Cette terre est donc à voir comme un test, une épreuve. Les martyrs, les saints, le Christ lui-même a accepté la souffrance, et témoigne de la réalité et de la valeur de celle-ci aussi ridicule et énervant que ce soit. Pourtant c'est un fait qu'elle est psychologiquement liée à l'amour et est donc salvatrice. On peut porter les fautes des autres. La souffrance de Padre Pio par exemple fut énorme. De plus évidemment, si le mal naît des fautes des hommes Dieu n'en est pas responsable. Donc il n'y a pas de contre argument de Dieu dans l'existence du mal : C'EST CE QUE JE DISAIS,IL FAUT COMPRENDRE UN MINIMUM LES CHOSES AVANT DE VOULOIR FIXER UN MODELE A ANALYSER SCIENTIFIQUEMENT. Mais reste que vouloir analyser scientifiquement Dieu comme un animal de laboratoire est à la base une mauvaise idée. ^^

A propos de Padre Pio justement mais aussi de preuves scientifiques, outre tous les faits de NDE, comment V.Stenger explique t'il qu'en 2008 soit 40 ans après la mort du Padre lors de l'exhumation de son corps, non seulement celui-ci fut retrouvé dans un état parfaitement conservé (aucune trace de décomposition), mais qu'en plus il dégageait des senteurs embaumées. On va dire: "senteurs embaumées...c'est pas très très scientifique d'un pt de vue scientifique", néanmoins plusieurs dizaines de personnes ont pu ressentir ces odeurs......Donc voici bien là une preuve! pour bcp en tout cas, comme le sont pas mal des miracles de Lourdes et Dieu sait si les médecins qui les attestent comme tels les ont analysé scientifiquement dans le menu détail. Et pourtant, je ne pense pas qu'il faille demander des preuves aussi souvent qu'il se met à pleuvoir, voir même que le soleil se met à briller. Car s'il avait plus de bon sens et peut-être de sensibilité, Stenger comme bcp de mystiques mais aussi de très grands scientifiques (dont les Bogdanov ont dressé un tableau presque biographique dans leur dernier livre : La pensée de Dieu) comprendrait ce qu'est véritablement en soi un miracle... d'une certaine façon une fleur perdue dans un champ est en soi un miracle. A la base c'est ça un miracle.
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Confessions : Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican
Confessions : Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican
par Gabriele Amorth
Edition : Broché

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des preuves supplémentaires, 22 novembre 2012
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Si Dieu existe l'existence des anges, ces créatures purement spirituelles n'est en théorie pas plus difficile à admettre que celle du Seigneur, ce qui n'empêche pas les athées d'avoir le sentiment de toucher ici au délire mystique total. Et pourtant comme il est dit dans le la Bible le ciel abritant les créatures angéliques fut créé bien avant la terre et notre univers matériel. Et sur cette terre le bon sens devrait nous amener à comprendre que la matière n'est rien en elle-même et surtout par elle-même, que l'univers pas contingent, et on peut observer qu'une force de Vie, une énergie vitale semble t'il venue d'ailleurs a infusé toute cette réalité matérielle. Oui il y a quelque chose avant l'univers et au-delà de notre terre: les probabilités des cosmologistes, les récits de NDE, de nombreux faits inexpliqués comme ceux présentés ici, la compréhension réelle de ce que sont la Vie, l'homme, l'amour, et enfin la logique pure, tout cela va dans le sens de Dieu.
Ici aussi ce livre cite des cas qui sont plus que des indices mais quasiment des preuves en soi. Et là encore les crises d'hystéries psychanalytiques de Freud trouvent leur limites pour tenter d'expliquer l'inexplicable. Il est plus simple de lâcher ces théories (elles même souvent du reste délirantes) sur l'inconscient et de se rendre à l'évidence quitte à bousculer la bienséance.

A la base j'ai lu cet ouvrage en espérant trouver des réponses à une question qui me fascinait depuis longtemps : en quoi pouvait consister le combat entre l'archange St Michel et le séraphin Lucifer (j'ai d'ailleurs bien conscience qu'à la simple évocation de ces mots on a des relents moyenâgeux qui semblent juger d'emblée de la pertinence du sujet...), et donc à quoi ce combat pouvait ressembler concrètement. La réponse n'est pas clairement dans ce livre et c'est en relisant E.Swedenborg et le livre « Dialogues avec l'ange » que je crois avoir compris. Je me demandais si le combat n'aurait pas consisté à faire changer St Michel de camp, et réciproquement.
Il n'en est rien, en fait comme la Bible le souligne, les démons ont bien été chassés du paradis. Alors, de quelle manière?? Swedenborg dit que les sphères d'amour et celles de perversion sont incompatibles. Il est dit aussi que la pureté de coeur de certains Saints représentait une agression pour le mal. Dans le livre « Dialogues avec l'ange » on peut lire que dans la bouche de l'injuste l'hostie sera feu brûlant. Tout cela pour dire que l'amour était l'arme de St Michel et que c'est par cet amour qui était insupportable aux anges déchus (ressemblant chez eux presque à une douleur, douleur un peu semblable à celle du vampire qui se tord de douleur à la lumière du soleil comme on peut voir dans les films) car cela allait contre la noirceur de leur propre nature, et donc de ce qu'ils étaient (de leur moteur et leur énergie) qu'il a pu repousser et chasser du ciel les « démons » cad ce tiers des anges devenus déchus par orgueil. Réciproquement je suppose que par sa noirceur le porteur de lumière voulait par le biais de la haine qu'il suscitait chasser tout sentiments d'amour du ciel.

Or c'est cette même arme qu'est le sentiment et l'énergie d'Amour, celle toute puissante du Seigneur, (cette volonté d'aller dans le sens de la Vie et du bien) à laquelle font appel les exorcistes pour chasser les démons qui ont pris possession d'individus. Quant à l'eau bénite, les prières, le symbole de la croix, etc. ces objets servent aux sacrements car ils sont remplis de cette énergie de Vie et ainsi repoussent le mal de la même façon.
Et oui le bien agresse le mal, et le mal agresse le bien : psychologiquement les énergies de Vie et de mort ne se supportent pas et ne peuvent coexister ensemble au sein d'un même être.
Manifestement ce qu'il y a d'important dans cet univers matériel est là où se situe la Vie et la valeur, et toutes ces énergies fondamentales d'amour et de mal qui sont à l'oeuvre sur cette terre sont ce qu'il y a de plus important, la matière ne fait que les abbatardir, mais surtout, leur origine vient bel et bien d'ailleurs et l'on en a parfois des manifestations directes comme en témoigne ce livre

Et le prêtre exorciste dans ce livre précise bien qu'actuellement le clergé ne croit plus vraiment aux manifestations du démon, et donc à la nécessité des exorcismes (il cite notamment l'exorciste français responsable de cette charge : Isidore Froc). Il précise que Jésus guérissait les malades et chassait le démon et qu'il incitait ses disciples à en faire autant. C'est dans l'évangile. Et pourtant.....
Il explique cela en disant que cela vient principalement de l'activité de l'église à l'époque du moyen-âge (où par bêtise et cruauté elle torturait à tout vent les hérétiques et "sorcières") qui a laissé une image désastreuse et a pour le coup rendu moyenageuse cette réalité des anges déchus, qui fut poutant énoncée par Jésus dans l'évangile.
Les apparences... c'est vrai que les croyances (en 1er lieu l'athéisme) reposent pour une grande part à un niveau profondément instinctif sur elles, sur ce qu'il semble, ce qu'il paraît.
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L'Étoffe de la réalité
L'Étoffe de la réalité
par David Deutsch
Edition : Poche
Prix : EUR 20,30

7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Intéressant mais n'apporte pas de vraies réponses, 11 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Étoffe de la réalité (Poche)
Déjà la question à laquelle essaye de répondre ce livre étant en soi fondamentale est particulièrement intéressante voir fascinante, et le livre qui y répond par 4 approches différentes (niveau quantique, niveau de l'information, niveau de l'évolution des organismes vivants, et enfin au niveau de la Connaissance) énonce des idées assez jolies et qui du reste m'ont appris des choses, néanmoins il manque juste une approche, c'est celle de la Sagesse, la vision globale et profonde de ce qu'est en définitive la réalité, car c'est vrai qu'on a un goût d'inachevé à la fin de l'ouvrage, comme si on n'avait pas eu droit à la conclusion finale.
Ma propre vision de la question est déjà de comprendre que le "réel" semble exister à plusieurs niveaux : le niveau de l'atome, au-dessus celui des organismes microscopiques, puis le niveau qu'appréhende l'homme, enfin le réel macroscopique. On est en plein dans le questionnement de Bergson "Le rouge est il une longueur d'onde ou la couleur que je vois ?". C'est vrai que la réalité semble exister à chaque niveau de la matière, néanmoins pour répondre en une phrase au sujet du livre je dirais que la "vraie" réalité est en fait celle du champ de conscience, celle qui est ressentie simplement parce que c'est là que se trouve la valeur et la Vie:
Sans l'homme pour prendre conscience de lui l'univers existerait pour rien (sans vouloir être poétique). En se représentant l'univers toute cette matière qui est comme morte est bien peu comparée à ce qui se passe dans nos esprits, dés lors la vraie question devient non pas « qu'est ce qui est réel ? » mais en fait « qu'est ce qui est important ? » et la chose la plus importante et du même coup la plus "réelle" est notre réalité psychique, là où se situent les sentiments et la Vie, l'énergie de Vie. Plus un être est Vivant, plus il existe, et donc plus il est Réel, à l'inverse ce qui est mort ou comme mort est faiblement "réel". Finalement derrière la question « Quelle est l'étoffe de la réalité ? » vient la question « Quel est le sens et le but de cette réalité ? » (cf le paragraphe ci-dessous), cela permet dés lors de trier et de répartir les choses et leurs notions propres de réalité. Et étant catholique je crois que l'univers n'est rien d'autre qu'un écrin matériel pour que l'homme puisse réaliser son but de divinisation (s'élever jusqu'à Dieu). [En outre, réciproquement l'homme, lui, a également la création matérielle à sa charge (cf Teilhard de Chardin) ]

On pourrait se dire qu'un atome est réel au sens où on l'entend, mais non seulement comme je viens de le dire sa réalité est différente de celle d'un être humain qui lui est plus qu'une vulgaire somme d'atomes car sa valeur et ainsi sa réalité sont toutes autres:l'homme existe autrement, mais en plus je dirais qu'il faut voir en fait derrière l'existence d'une simple particule une Volonté du Seigneur à ce qu'elle soit : elle a son utilité tout en bout de chaînes dans le plan divin; et les réalités infusées par l'énergie Vitale et qui se complexifient au niveau des êtres semblent s'emboîter ce qui permet ainsi de distinguer le niveau du minéral, du végétal, de l'animal, puis de l'homme. Chacun contient ce qui précède, et tout à la fin, ou plutôt tout en haut il y a Dieu qui a mis tout cela en marche.

Voici je pense comment il faut voir la place et donc la notion de réalité dans chaque chose. Tout a sa place dans le plan du Seigneur, et chaque chose a bel et bien un sens synonyme de réalité propre.
Cette vision chrétienne suppose évidemment l'existence de Dieu, et c'est vrai que selon si l'on fait avec ou sans Dieu le sens des choses change du tout au tout.
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La pensée de Dieu (Documents Français)
La pensée de Dieu (Documents Français)
Prix : EUR 6,99

4 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'appui des précurseurs pour montrer qu'il y a qque chose derrière, 13 août 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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L'on connaissait les Bogdanov pour leur théorie originale sur le BigBang qui est en fait une théorie sur le pré BigBang par le moyen d'une algèbre permettant astucieusement de ne pas affronter cette singularité de face à savoir dans le réel de la physique où les valeurs des variables divergent vers l'infini, mais de le contourner mathématiquement afin de voir ce qui se cache derrière. Or ceci supposait qu'il y ait quelque chose derrière, comme par exemple de l'information dans un temps purement imaginaire, qui devient complexe à l'instant de Planck, puis uniquement réel après, et naît ainsi l'univers physique que nous connaissons.

Ce n'est donc pas par hasard que dans ce livre les frères aient retracé les découvertes et les intuitions profondes des plus grands scientifiques depuis les 2 derniers siècles puisque l'intuition d'Igor&Grichka suit totalement celle de leur prédécesseurs, ainsi que ce que ces derniers avaient saisi et ressenti au final : ce sentiment d'ordre, cette réalité mathématique emplie d'une beauté profonde et transcendante cachée derrière les apparences si voyantes, tout cela allant bien dans le sens qu'il y a en effet quelque chose derrière le Big-Bang mathématique. Ainsi, pendant une grande partie du livre ils nous content, d'ailleurs avec beaucoup de talents et en plus dans un style très poétique (ce style qui potentialise la valeur d'un discours quel qu'il soit et lui rajoute intelligence et maturité), leur découverte scientifique et l'état d'esprit qui les animait. Avec un chapitre consacré à chacun de ces grands précurseurs des mathématiques d'aujourd'hui on vit à chaque fois une aventure humaine, et donc on ressent la fascination qui, telle la conclusion de leur recherche pointue, les habitait. C'est clair qu'ils étaient tous croyants. Le livre commence par la fascination d'un jeune photographe de cristaux de neige, on découvre également entre autre les apports de Cantor sur l'infini qui brise nos certitudes si bien pensantes, le théorème de Buckingham qui assoie la suprématie des nombres sur le réel physique, les capacités prodigieuses de Ramanujan qui semblent irréelles : il ressentait le langage mathématique intuitivement avec une dextérité inouïe et considérait lui aussi ce langage comme la pensée de Dieu ,
* mais surtout le logisticien Gödel « prouve » littéralement l'existence de Dieu par son théorème qui dit qu'un système ne peut être à la fois cohérent et complet, et également que ce qui est extérieur au système ne peut avoir aucune des propriétés de ce dernier. Ainsi pour notre cosmos il y aurait bien quelque chose au-delà qui le rend si cohérent, et cet autre chose n'est ni matière et énergie, ni dans l'espace et le temps, ce serait de l'information, une pensée. Ce n'est autre que la preuve ontologique de St Anselme que formalise ici mathématiquement Gödel.....

De plus je vois une similitude entre les coups bas dont furent victimes presque tous ces grands penseurs (je pense à Lindemann ou Cantor démoli par son maître Kronecker, ou les rudesses faites à Gödel, etc.) et ceux dont sont l'objet les frères. Psychologiquement il n'est pourtant pas très compliqué de comprendre que les Bogdanov n'avaient aucun intérêts à jouer les escrocs, d'autant que ce ne serait en soi pas réalisable. Malheureusement la psychologie n'est globalement pas le fort de l'être humain, et en plus les frères doivent aussi compter avec la jalousie (tout aussi humaine) de certains de leurs confrères, souvent les plus médiocres, tels des Kronecker des temps modernes. Néanmoins il paraît que toutes les grandes idées ont germé dans la douleur, cela explique peut-être la présence du haineux Alain Rizuaello qui vient récemment de perdre son procès contre eux et pourtant ils ne lui ont demandé qu'un euro symbolique, ou les auteurs bien cachés à l'origine de l'affaire Bogdanov : Peter Forgas et Jacques Magnen.
Néanmoins il y a la postface du physicien des particules et chercheur au CNRS Luis Gonzalez-Mestres qui témoigne ainsi de son soutien, qui explique de plus clairement que le Dieu de Einstein ou celui que sous-tend ce livre est bien celui des scientifiques à savoir celui auquel on peut aboutir uniquement par le raisonnement (sur notre origine) et non celui de la révélation. Egalement, dans cette postface le chercheur pose simplement la question « Pourquoi ne pas essayer de sortir des sentiers battus ? » En effet...peut-être par peur de se perdre, ou de rencontrer Dieu, au plus grand désarroi des bien pensants !

Ce livre n'est nullement une redite de leur fameux ancien ouvrage « Avant le BigBang » sorti en 2005 où ils explicitaient et décrivaient scientifiquement le panorama montré par leur théorie d'un point de vue très complet et plus physique. En effet ici ils se concentrent sur son aspect essentiel et qui a fait l'originalité de leur (hypo)thèse : un préBigBang, un monde purement mathématique et donc informatif : l'information du temps imaginaire qui précède, et reflète, la matière&énergie du temps réel. Et cette information n'est autre que l'idée de Dieu, tout cela conforté par les intuitions et la certitude de leurs illustres précurseurs. (cette hypothèse est du reste maintenant soutenue par un nbre croissant de chercheurs)

Pour conclure ce qui m'a marqué dans ce livre est que les mathématiques, ultime réalité, sont bel et bien un langage qui ne doit évidemment rien au hasard (les statisticiens mesurent psychologiquement à quel point cela est vrai : p=10^-123 pour que notre univers soit le bon, le seul viable, sous l'effet du simple hasard). Le réel n'est en réalité autre chose que la projection matérielle et physique d'une réalité transcendante, et donc derrière le BigBang, derrière l'univers et quelque part sous la surface de ce réel si apparent se trouve la source de l'Être, de la Vie, n'en déplaise aux intellectuels et « philosophes », et le comprendre ou plutôt le ressentir notamment par ce sentiment de beauté et d'harmonie profonde atteint par les plus grands scientifiques, là se situe la vraie sagesse.
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Dieu n'est pas grand
Dieu n'est pas grand
par Christopher HITCHENS
Edition : Poche

7 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 C'est l'homme qui n'est pas grand, 29 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu n'est pas grand (Poche)
Si Dieu existe il est plus que grand, il est réellement infini. C'est juste l'homme qui est petit et faible, notamment ceux qui ont pourri l'image de Dieu sous couvert de religion, et cela sert d'argument principal aux athées pour défendre leur pt de vue, et c'est d'ailleurs cet argument décliné sous tous les angles qui fait le contenu de ce livre. C'est facile, pas très original, et pas très pertinent en soi.
En effet l'argumentation consistant à critiquer les hommes, donc des êtres faibles bien qu'épousant théoriquement la cause du Seigneur, n'a aucune valeur d'ordre logique quant à l'existence du divin. Pour répondre pertinemment à cette question il faudrait aller beaucoup plus loin et se demander entre autre si une probabilité de 10^-123 est possible empiriquement, si qque chose peut naître de rien du tout (je ne parle pas du vide mais du néant), comment expliquer les cas de NDE (60 millions) en essayant de rester matérialiste et athée, comment expliquer la valeur des êtres et donc l'amour à partir de rien, comment expliquer l'amour profond des religieux pour Dieu (amour venant du coeur) cad est ce que les névroses d'amour profond existent?, comment expliquer les phénomènes inexpliqués notamment les miracles, etc.

Inversement, voici un résumé des arguments auxquels se raccrochent les athées :
- Si c'est Dieu qui nous a créé qui a créé Dieu ? (la réponse du croyant est que Dieu est l'origine nécessaire de la chaîne, origine de la chaîne dont "rien du tout" ne peut rationnellement pas tenir le rôle, même si le statut du divin surprend notre condition d'être créé)
- la religion est un moyen pour contrôler les masses! (non, c'était vrai aux moeurs moyenâgeuses sous l'inquisition, les évêques et autres escrocs se permettaient tout par soif de pouvoir sous couvert de religion. Mais les authentiques religieux tels Soeur Emmanuel ou l'abbé Pierre par ex oeuvrant dans la misère pour les autres et qui débordent d'amour et donc qui vont dans le sens de la Vie comme le prônait Jésus ne cherchent évidemment pas à contrôler les masses : l'amour est un sentiment, un moteur jouissif, une réaction à la valeur de la Vie se justifiant en soi! )
- Si Dieu existe pourquoi y a t'il tant de souffrances sur terre ? (la réponse délicate à dire est qu'il se trouve que, si on est sur cette terre ,qui en comparaison du ciel n'est que mort, ce n'est pas principalement pour jouir dés ici bas de la Vie mais plutôt afin d'amasser du grain pour l'autre côté, à savoir gagner du mérite, et ce dernier s'obtient, et par les efforts qui évitent de devenir pervers, et par la souffrance.
Mais si les 3 questions qui précèdent fondent l'argumentation des athées pour se justifier, la réelle raison de leur croyance s'explique en fait instinctivement par un effet d'apparence qui fait croire que tout est possible et naturel sans intervention aucune, ce qui en soi est profondément irrationnel. C'est comparable à penser que la terre est plate par ce même effet d'apparence, alors qu'il serait profondément irrationnel qu'elle le soit. C'est ainsi : à partir de rien du tout rien n'est naturel ni possible en soi.
Voici donc la logique de l'athéisme, cette même sorte de logique qu'on peut retrouver dans ce livre.

===> Ce livre est mauvais par son principe. En effet si Dieu est notre origine il est évidemment idiot de critiquer la religion si ce n'est pour ce que les hommes en font. Or ici l'auteur manifestement athée^^, pose dés le départ comme établi le fait que Dieu n'existe pas, puis critique les erreurs des hommes à travers la religion. Sauf que ça ne renseigne nullement sur l'existence de Dieu, dont je le rappelle l'inexistence n'est qu'apparente, et qui en revanche serait profondément irrationnelle en soi.

Donc cette lecture s'adresse à ceux qui n'ont pas envie de raisonner (qui observent de loin sans chercher à savoir ce qu'il y a derrière les apparences), et qui ont juste envie de rester dans leur profond état d'athéisme et de s'y conforter. Et pour conclure je préfère penser que la psychologie humaine n'a pas évolué maintenant où l'on ne trouve pas mieux que de critiquer les erreurs humaines du passé pour prouver la non existence de Dieu, par rapport au moyen-âge où l'on commettait ces mêmes erreurs au nom de Dieu, plutôt que de me résoudre à croire que l'univers est apparu tout seul comme par magie comme le pensent les athées (même si c'est fait avec bienséance).
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De l'intelligence humaine à l'intelligence artificielle
De l'intelligence humaine à l'intelligence artificielle
par Hugues Bersini
Edition : Broché
Prix : EUR 18,30

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sujet fascinant, 21 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : De l'intelligence humaine à l'intelligence artificielle (Broché)
Le livre décrit de façon assez jolie le principe général amenant un système informatisé à sembler intelligent, et l'intelligence artificielle c'est bien cela: une machine qui semble par son fonctionnement, intelligente. Il se trouve que les moyens algorithmiques pour ce faire existent.
Mais comme dans bcp des livres traitant du sujet là non plus il n'est jamais question de ce que sont en fait ces machines. Toute ces machines ne font pourtant bel et bien que MIMER une attitude intelligente et donner ainsi l'APPARENCE que la machine est intelligente. Or qu'est ce que l'intelligence réelle? Il s'agit de celle des êtres vivants qui ont pour particularité d'être pourvus et donc de s'appuyer sur le pouvoir de la conscience. Ils ont ce pouvoir quasi transcendant à ressentir, et de ce fait sont de l'intérieur capables d'avoir une attitude intelligente. En revanche pour une machine a "intelligence" artificielle l'attitude ne repose que sur un programme matériel et donc la machine n'est qu'une mécanique en ce sens qu'il n'y a rien ni personne derrière.

La différence réside ainsi dans la source du comportement qui en est l'origine : ==> Etat Conscient / simple Mécanique(électrique)

Cette différence est fondamentale et les efforts des chercheurs ne va que dans la direction d'une simulation d'ordre mécanique de plus en plus parfaite mais dépourvue de conscience : On est loin du robot de SF avec un esprit et une âme.
Pour se rapprocher de cet état il faudrait changer complètement de direction et chercher ce qu'est et d'où vient matériellement la conscience. Je crois qu'à l'origine cette énergie réellement transcendante se cache en ce monde matériel au sein du neurone, cette sorte de cellule magique à produire de l'esprit. Et je crois aussi que la conscience (et donc l'être) qui est générée par le fct du cerveau naît de la somme de ces milliards de quantum de conscience reliés d'une façon elle même infiniment complexe dans le cerveau, cela un peu à la façon du son de la mer qui résulte de la sommation du bruit de chaque vagues (Leibniz). Le domaine concerné serait donc plutôt la neurobiologie, puis ensuite effectivement relier ces différents centres réels de miniconscience avec la science des algorithmes et de la cybernétique, mais si on se rapprocherait alors bcp de ce qui nous fascine dans les romans de SF il faudrait parler dés lors non plus d'intelligence mais d'être artificiel, et d'un point de vue éthique je doute que créer un être conscient juste pour se servir de son intelligence (interne et réelle) soit acceptable. Sans compter que cet être, cette fois-ci proprement intelligent car conscient, serait certainement une monstruosité. En effet personne ne réalise la finesse et la grandeur synonyme d'humanité que recouvrent les "machines" conscientes que nous sommes et que seule la nature infiniment bonne et sage à l'image de son Origine divine, peut donner.
Nous êtres humains, pourtant bien supérieurs au néant des athées créerions des horreurs montrant ainsi combien la nature (qui est apparemment issue de rien & par hasard, et comme le suggère l'athéisme) nous est supérieure.
C'est amusant de voir comment une réflexion et une compréhension sur la notion d'intelligence artificielle, puis en se projetant dans une réalité et une science de fiction sur la notion d'être artificiel (celle sous-entendue mais à tort par l'IA) apporte du poids à la théorie des croyants et donc sur cette réalité que nous mêmes, êtres intelligents car conscients, avons été créés par la nature, nature qui elle-même vient de Dieu. [nous ne serions que des Dr Frankenstein qui se sert de l'énergie de la foudre, contre la nature qui utilise l'énergie Vitale d'origine divine]
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La sensibilité : Sensation et sentiment
La sensibilité : Sensation et sentiment
par Tinoco Carlos
Edition : Broché
Prix : EUR 5,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Vue superficielle des choses, 20 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La sensibilité : Sensation et sentiment (Broché)
L'auteur a cherché ici le point commun entre les différentes facettes rattachées à cette notion de sensibilité. Je regrette qu'il ne soit pas allé assez loin dans ses conclusions.
Pour moi, déjà il est vrai que ce qu'on nomme sensibilité au sens large n'est rien d'autre que le potentiel de base de notre conscience, c'est cette capacité à être conscient, à être sensible et donc à Être psychiquement au réel: les réalités s'impriment et existent en nous par la sensibilité (de nature transcendante) du mental.
Cette capacité peut présenter plusieurs formes et donc se décliner selon différentes sortes de contenus psychiques, et je garde la même triple distinction que je crois fondamentale: conscience interne à soi au niveau des sensations (le sensitif corporel), conscience de l'extérieur par la saveur de cet extérieur et donc du réel (ambiances), et enfin conscience virtuelle par les idées (réflexion).

Il se trouve que la sensibilité orientée dans le sens Sensation et sentiment à savoir celle du livre parle pour moi de cette 1ère sorte, celle interne à soi et qui correspond au 'sensitif'. C'est notamment celle qui est à l'oeuvre et que l'on travaille en méditation en recherchant un état de légèreté, un état zen et dégagé de tensions, mais curieusement tout cet aspect "juste" sensitif de notre psychisme va en fait bcp plus loin, il est présent à chaque instant (de façon presque invisible du fait de notre manque de finesse) de notre vie intérieure et concerne notamment les sentiments:
Déjà tout ce qui est souffrance ou joie n'est que d'ordre sensitif. Et quand je parle de souffrance il s'agit pourtant de souffrances psychologiques...c'est paradoxal mais c'est ainsi : la souffrance purement psychologique a un poids et s'exprime à nous psychologiquement par des sensations quasi corporelles. Et ce qui est vraiment surprenant est le contraste entre la subtilité d'une sensation de souffrance et son retentissement énorme qu'il a sur le psychisme en tant que sentiment (du reste comme je l'ai dit si l'on est anéanti par ce sentiment de malheur l'on n'est souvent pas assez subtil pour mettre le doigt sur la sensation d'origine). C'est comparable à une tension très pesante et lourde à porter. Et la souffrance ne se situe QUE dans ce poids sensitif, car sans cette sensation même si l'on gardait la réalité sensée de la situation et l'ambiance déplaisante il n'y aurait aucune souffrance : elle est ce pincement au coeur, cette sensation du malheur. Et il y a aussi de même les sensations du bonheur qui s'apparentent à un flux sensitif de relâchement et de dynamisme.
Quant aux sentiments d'ordre moraux comme l'amour, la méchanceté, la haine, la colère (sorte de haine anonyme et généralisée dont le sujet n'est pas un individu) ils se manifestent aussi par un flux sensitif, une tension qui s'apparente tout à fait à une pulsion (de même que dans les états d'impatience, de peur, d'amertume, de nonchalance, etc. etc.), à une envie physique de se soulager par un acte. D'ailleurs la moralité consiste justement à avoir assez de force pour résister à ses pulsions mauvaises (méchanceté principalement, et en bcp moindre haine ou colère).
En conclusion toute notre vie psychologique notamment nos états intérieurs sont ainsi d'ordre sensitif et donc quasi physique un peu à la manière d'une donnée juste sensorielle (toucher, mal au ventre, goût d'un aliment,etc.) mais plus élaborée psychologiquement. Et toutes ces réalités colorient notre vie psychique avec une infinité de nuances possibles.

Enfin ces réalités sensitives suivent les réalités sensées en ce sens que dans une situation de souffrance ou de bonheur induites souvent pour des raisons d'ordre rationelles (des idées, des prises de conscience), viennent alors ces réalités sensitives qui pèsent dés lors sur notre moral; de plus les ambiances ou saveurs induites elles aussi par des situations événementielles (souvent belles dans la joie et laides dans la souffrance) vont également dans le même sens.
==> Ces 3 voies d'être conscient traduisent en fait la même situation, le même extérieur réel, cela un petit peu comme on peut apprécier un paysage par la vue, par les sons, ou par les odeurs qu'il nous amène. Et en l'occurrence il s'agit ici de son effet sur nous même (notre état), de son apparence (sa saveur), et des pensées qui peuvent en naître. La sensibilité ou virulence de l'état de conscience en est simplement la base.
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