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Contenu rédigé par lunaticaurora
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Commentaires écrits par
"lunaticaurora"

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Back To Times Of Splendor
Back To Times Of Splendor
Prix : EUR 13,32

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Avec Mabool, le meilleur album metal de l'année, 9 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Back To Times Of Splendor (CD)
Sans laisser planer aucun suspense, je dirai d'emblée que ce Back To Times Of Splendor est, aux côtés de Mabool de Orphaned Land, le meilleur album metal de cette année. Pourquoi ? Je vais tenter de l'expliquer.
Disillusion est un groupe allemand formé en 2001 qui compte 3 membres :
Vurtox : au chant, à la guitare et à la basse (en studio bien sûr)
Jens Maluschka : à la batterie
Rajk Barthel : à la guitare
1er album du groupe, ce Back To Times Of Splendor frappe fort, très fort ! Le genre de baffe qui fait d'autant plus mal qu'on ne s'y attendait pas.
Alors pour cadrer un minimum cet album d'une extrême richesse, imaginez-vous un subtil croisement entre le death progressif d'Opeth, la voix de Mikael Akerfeldt (Opeth) et de Daniel Gildenlöw (Pain Of Salvation), les riffs saignants d'un Soilwork ou d'un In Flames et la virtuosité de Dream Theater, rien que ça !
Le travail sur les guitares est impressionnant d'ingéniosité et de maîtrise qui font limite de l'ombre au chant tant les lignes sont mélodiques et puissantes. A la fois énormément complexes et très accrocheuses, les compos maintiennent l'attention de la première note à la dernière, malgré la durée des titres. Ici, la créativité explose, le progressif prend toute sa mesure, les transitions et autres breaks parsèment l'album sans que l'on s'en rende compte.
L'exemple le plus fragrant est sûrement le morceau éponyme, masterpiece de 15 min qui commence par un violon du plus magnifique effet alors que le précédent morceau faisait la transition par un final au piano. S'ensuit alors le jeu des guitares, puissant, furieux et le chant diablement maîtrisé de Vurtox, entre « half-growls » et chant clair brillant d'émotion. Nul besoin de déchiffrer les paroles pour comprendre que nous voyageons dans une contrée en proie aux passions, aux déchirements et aux complaintes désespérées. Et au milieu de ce monolithe, un break survient vers les 7min où la basse occupe le champ, accompagnée des cymbales plus quelques samples électroniques. Ce passage acoustique à voix claire est vraiment plein d'émotion. Ensuite la furie reprend peu à peu ses droits dans un tonnerre jusqu'à une fin hypnotique, tribale... extraordinaire.
Pour se rendre compte du travail sur le chant, je vous invite à écouter Fall, absolument bluffant et spécialement au début, lorsqu'il entame le « Again and again this wound » avec une accentuation subtilement ~grognée qui alterne sans heurts avec une voix medium sur chaque syllabe... c'est très impressionnant ! Cette chanson est un bon exemple des capacités vocales de Vurtox.
The Sleep Of Restless Hours est la piste la plus longue de l'album : plus de 17min. Tout commence par une guitare acoustique très cristalline appuyée encore ici par le jeu de cymbales et versant ensuite dans l'électrique. Les riffs sont énormes, c'est de la grosse machinerie mais qui reste très subtile et originale, quant au chant il est lourd et puissant, alternant ici encore avec une voix claire plus plaintive que jamais. On a encore droit à un break atmosphérique vers les 7min qui arrive sans rupture, tout s'enchaînant logiquement, telle une rivière qui dévale une pente tantôt raide et violente, tantôt plane et finissant dans une violente descente qui laisse littéralement l'auditeur bouche bée et contemplatif après l'écoute de ce chef-d'œuvre.
Cet album est, je le répète, d'une richesse rare, explorant une palette de sentiments et de styles avec maestria.
Back To Times Of Splendor est une perle d'inventivité effarante de talent et de beauté.


Mabool - The Story Of The Three Sons Seven
Mabool - The Story Of The Three Sons Seven

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A masterpiece !, 17 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mabool - The Story Of The Three Sons Seven (CD)
Mabool ne sonne comme nul autre disque que j'ai écouté. On y trouve un savant mélange de metal, de dark, de death, de sympho, beaucoup de prog et surtout des sonorités arabisantes qui rendent le tout absolument unique.
Tout d'abord le chant : magistral. On y trouve du chant medium masculin très agréable, du chant death, des choeurs classiques féminins et masculins (assez indispensables pour un album qui se targue de décrire le Déluge) et des chants tribaux moyen-orientaux, telles des incantations venues d'une autre contrée; quel dépaysement vu que les terres nordiques sont le berceau de prédilection du metal !
Je n'apprécie guère le chant death en général mais là, tout est si bien rendu et lié aux arabesques de la musique que cela donne quelque chose de fantastique. Le tout n'est pas un gros foutoir où on met un peu de tout en espérant que ça fasse joli, non, c'est homogène et grisant de passer à ces différentes sortes de chant sans que cela choque pour le moins du monde -du moment qu'on sait pénétrer dans l'univers de ce disque bien sûr.
Au niveau de la langue c'est également la claque : il y a sur cet album d'Orphaned Land de l'anglais, de l'hébreux, de l'arabe, du yémen, du latin... et également une sorte de "charabia", comme un dialecte inventé par le groupe lui-même. Tout ça me transporte complètement ^^
Je ne me suis pas encore penchée sur les paroles mais de toute façon la musique suffit à nous amener ailleurs. Mettez le disque, fermez les yeux et commencez à rêver le Déluge tel que vous le ressentez...
Puis de toute façon je ne pense pas trouver des traductions de cet album de sitôt.
En ce qui concerne l'instrumentation, elle est de grande qualité au niveau des guitares, avec des solos très euphorisants, après une phase de psaumes. La batterie est elle aussi exceptionelle ! Le batteur est vraiment très très doué, j'en reste bouche bée (penchez-vous sur The Storm Still rages par exemple pour vous en assurer). Les parties heavy de l'album sont dans son ensemble très bonnes.
C'est aussi un régal de retrouver parmi ces instruments "classiques" de tout groupe de heavy une bonne douzaine d'instruments venus d'orient, surtout pour les cordes et les percussions. Quel mélange cet album ahlala !
Ce disque est un vrai voyage, aussi enivrant que lorsque on écoute un groupe tel que Blind Guardian en ce qui concerne l'heroïc fantasy, là, c'est tout l'univers des Mille Et Une Nuits et de la Bible qui nous est offert grâce aux sonorités orientales.
Orphaned Land... ou l'alliage du metal et du sable, du feu et du givre...
Venez donc fouler ces Terres Orphelines...


Escape
Escape

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Schizophrénique !, 17 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Escape (CD)
Escape est le 2è album de ce groupe, après Pure Theraphy, et ces deux albums s'articulent autour d'une histoire d'hôpital psychiatrique, de malaise mental... Escape nous conte le dialogue entre cet homme interné dans une institution et d'une "infirmière" fascinée par lui et aussi de la fuite de cette institution, en même temps de lui-même et de cette femme.
Comment parler de la musique de RAM-ZET ? C'est un savant mix d'influences multiples, vennant de Dream Theater, Opeth, Pain of Salvation, Savatage... que du beau monde pas vrai ? Pourtant ce groupe a une identité qui lui est vraiment propre, une "patte" reconnaissable entre tous. Et cette originalité est mise au service de la musique, de tout un univers dérangeant et mystérieux ; RAM-ZET ne fait pas de la musique originale pour être original.
Pour ce qui est de la musique en elle-même, pfiou c'est complexe. C'est un mélange de voix death (black? oups ptet bien j'en sais rien!) avec la voix magnifique de Sfinx, tantôt pure et éthérée, tantôt plaintive et douloureuse (-voix qui est de temps à autre appuyée par celle de Sareeta la violoniste). Ces deux voix s'accordent parfaitement et ne tombent jamais dans l'excès. C'est vraiment réussi.
Escape est un disque d'ambiance. Une ambiance malsaine et maladive, tel le chant de Zet, une ambiance psychotique qui crée un univers impalpable, déroutant. A la première écoute vous serez sûrement au mieux destabilisés, au pire nous n'aimerez pas du tout! Mais après... oh c'est l'extase, il y a tant à découvrir au fil des écoutes, donnez-vous la peine de plonger dans ce monde mental, ça vaut le coup assurément.
Au niveau instrumental c'est la grosse claque. Le jeu barré des guitares est terrible : saccadé, titubant, déboussolant avec des rythmes dingues. Et le tout est agrémenté d'une bonne dose d'électro, des samples uniques qui ajoutent à l'ambiance dérangeante de cet album. La batterie n'est pas en reste loin de là, elle est lourde, énervée, hypnotizante. Ah n'oublions pas le violon! ooh ce violon il ajoute la touche melancolique à cet abum. Tenez par exemple dans The Seeker : ce piano et ce violon qui s'enchevêtrent à la merveilleuse voix de Sfinx le temps de quelques breaks.
Lanscinant...
Enivrant...
En bref ce Zet est un GRAND musicien. Et Escape : un grand album!


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