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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 40
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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Perfectamundo
Perfectamundo
Prix : EUR 14,99

17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Latino roots, 6 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perfectamundo (CD)
Il paraît que Billy Gibbons était percussionniste avant de devenir le légendaire guitariste de ZZ Top. Il aurait même étudié à Manahattan dans les 60s sous la férule du grand Tito Puente, le Roi du Mambo himself, qui était un ami de son père.
Ce qui est sûr en tout cas, c'est que le vieux Billy n'a jamais caché son affection pour le Mexique, Cuba et leur folklore.
Après l'album La Futura, qui avait vu son groupe renouer d'une certaine façon avec une veine d'inspiration plus "seventies", il a décidé de se lancer dans un album solo totalement différent, accompagné par des musiciens triés sur le volet, dont le le pianiste/compositeur latino Martin Guigui. Un album marqué par un son à la fois plus dansant et plus latin. Entre salsa texanne (Treat Her Right) et jam santano-latine (You're What's Happenin', Baby) avec même l'intervention d'un rappeur (le bassiste Alex Garza, en fait).
Alors, vieux fans, attention, il y a des trucs qui risquent de vous énerver.
Notamment l'utilisation quasi constante d'Autotune (il emploie aussi un vocoder) sur la voix de Gibbons, vous savez, ce logiciel popularisé par Cher qui permet de faire disparaître les fausses notes (quitte, quand on exagère, à rendre la voix très "robotique").
Au final on obtient des morceaux qui font - évidemment - la part belle à la dance ornementée de congas et autres timbales (Ay! Ay! Caramba!), avec une production assez électronique.
Tout cela serait bien froid et artificiel, si Billy ne venait pas déposer sur ce cake roboratif la somptueuse cerise épicée qu'est sa guitare déglinguée.
Parce que quand il joue de la six cordes, même s'il se veut parfois funky, il reste toujours ce bon vieux hard-bluesman texan que nous aimons. D'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper. Il ne renie pas ses racines. La preuve, ses adaptations "danceable" du Baby Please Don't Go de Lightning Hopkins et du Got Love If You Want It de Slim Harpo. Bizarre? Vous avez dit Bizarre?
Perfectamundo n'est sans doute pas son meilleur disque, mais on sent qu'il s'est fait plaisir... et il n'est pas trop difficile de partager son bonheur une fois que l'on a admis que ceci n'est définitivement PAS un disque de ZZ Top.


The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12
The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12
Prix : EUR 17,72

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Souvenirs revisited, 6 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12 (CD)
Avec le Concert de l'Albert Hall et les Basement Tapes, ce volume est sans aucun doute l'un des plus importants de la Bootleg Series . Et l'un des meilleurs.
En nous proposant une sélection d'enregistrements tirés des sessions de ces monuments que sont Bringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, ce double CD nous place aux premières loges pour admirer le processus créatif de l'artiste. On va de surprise en surprise (Mr Tambourine Man version full band!) en découvrant comment Dylan a électrifié sa poésie en 65-66, et a ainsi apporté une nouvelle dimension à la musique populaire américaine.
Mixées à partir des bandes de studio originales, patiemment nettoyés, ces versions alternatives, répétitions, inédits et autres démos sonnent incroyablement bien. On a parfois le sentiment d'être dans le studio avec Kooper, Bloomfield, Robertson et les autres. Le mixage "moderne" ne trahit pas l'esprit historique de ces bandes, mais magnifie au contraire le travail des musiciens.
Ecoutez, par exemple, la démo solo à la guitare acoustique de She Belongs To Me. Dylan, encore dans sa vingtaine, a toute la pureté de ses jeunes années. Et si quelques accords sonnent un peu faux, ils contribuent encore à l'atmosphère bohème de l'enregistrement. On a par ailleurs quelques titres jamais entendus qui méritent l'écoute (ex.: Lunatic Princess). Et puis, bien sûr, on a aussi un petit aperçu (deux en fait) de la façon dont aurait pu sonner Like A Rolling Stone si l'histoire avait été différente...
Des merveilles comme ça, il y en plein sur ce "Best of" de 145 minutes!
Alors, bien sûr, vous pouvez envisager d'acheter la version Deluxe en 6CD, voire la "Collector's Edition" de 18 CD avec sa pléthore de versions de Like a Rolling Stone, mais pour moi ce Best Of est largement suffisant.
Il s'écoute comme un nouvel enregistrement du jeune Robert Zimmerman.
Avec une qualité sonore, je le répète, qui ne trahit pas son âge, même pour les titres en mono.
Superbe!


Private World
Private World

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fun & Punk: le trésor caché des Poupées de New York, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Private World (CD)
Les New York Dolls ont exercé une influence déterminante sur le rock des seventies. Avec les Ramones, (qui n'ont vraiment débuté leurs exploits qu'en 74, soit un an après les Dolls), ce groupe de jeunes glandeurs new yorkais est incontestablement l'un des pères fondateurs du mouvement punk... et de sa façon bien particulière d'aborder la technique instrumentale et vocale.
Naviguant dans le sillage musical des Stones qui avaient encore une image de rebelles à l'époque - et inspirés par Marc Bolan pour le look androgyne-mignon - les New York Dolls allaient notamment influer sur l'album Aladdin Sane de David Bowie qui les avait vu à NYC à l'automne 72. Par leur son d'abord, qu'on retrouve très nettement sur les morceaux les plus rocks d'Aladdin (Watch That Man, ou la reprise Let's Spend The Night Together). Mais aussi dans l'inspiration de Bowie, qui cite directement, dans le morceau Time, Billy Murcia ("Billy Dolls"), le premier batteur du groupe, mort d'overdose lors d'une tournée anglaise.

Les Dolls, pour leur part, n'ont sorti que deux disques. Leur premier album éponyme, produit pour Mercury par le sorcier pop Todd Rundgren en 73, reste un monument de rock adolescent, mal maîtrisé, braillard et provocateur. Un must absolu pour bien comprendre tout ce qui allait arriver par la suite (y compris les vagues Glam-Trash des années 80, plutôt discutables). A part ce disque, et un second album studio moins abouti, les aficionados n'ont longtemps pas eu grand-chose à se mettre sous le saphir du tourne-disque, si l'on excepte quelques bootlegs enregistrés sur mini-cassettes par des junkies effondrés dans les toilettes.

C'est dire toute l'importance que revêt ce double CD qui regroupe rien moins que l'intégrale très bien remasterisée des bandes démo couchées en studio par les Dolls en 72 et 73, avant l'enregistrement de leur premier album. Ces démos, on les connaissait déjà par des disques plus ou moins officiels, mais on ne les avaient jamais entendues avec un son aussi clair. On peut maintenant entendre toutes les nuances (et fausses notes) de ce maître du riff déglingué qu'était le regretté Johnny Thunders. David Johansen chante toujours aussi faux, lui aussi, mais sa conviction fait plaisir à entendre et on sent presque le bourbon frelaté qu'il a dû consommer avant d'enregistrer.

Le répertoire est impeccable... puisqu'il regroupe la grande majorité des titres que le groupe enregistrera ensuite sur ses deux LP officiels, plus quelques "inédits" sympas, comme la compo originale Endless Party ou la reprise Hoochie Coochie Man.
Le son? Il est bon! Le mix est bancal, basse et batterie sont corectes, les guitares sont plus ou moins fortes, les fausses notes sont fréquentes (certains instruments se perdent, s'arrêtent, puis reprennent, trash!) mais l'énergie dégagée est phénoménale. Et le son de Thunders va coller votre chien au plafond! On note que la plupart des morceaux sont joués à des tempos plus relax que leur version "commerciale", ce qui leur confère à la fois un côté plus crade et plus punk-brut-de-décoffrage.

Bref, du tout bon. Surtout les bandes de mars 73 au Planet Studio, qui sonnent comme un live idéal enregistré entre potes.
Si vous avez un petit peu d'affection pour les Dolls, ou tout simplement pour le punk amerloque des années 70, ce double cd va vous faire des gouzi-gouzis dans le cou.
Chaînon manquant entre le rock des Stones et les glaviots des Pistols, Private World n'est pas du tout politically correct, mais se révèle absolument jouissif néanmoins. Un vrai trésor enrobé dans un papier gras rockn'rollien.
A écouter FORT!


GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel
GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel
par Marc Robine
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Biographie parfaite d'un homme qui ne l'était pas, 25 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel (Broché)
Jacques Brel n'est pas qu'un monument de la chanson française, c'est aussi une énigme protéiforme: un chantre de l'amour fou et de l'infidélité, un amoureux tendre qui fréquentait les maisons de passe, un timide écorché vif qui aimait la provocation, un artiste dévoré par le trac dont le quotidien était une constante représentation... Bref, un "sujet d'étude" particulièrement complexe, et donc aussi particulièrement passionnant.
En 49 trop courtes années, Brel a vécu une dizaine de vies, de fils de bourgeois bruxellois à pilote d'avion taxi aux Marquises, en passant par quelques disques qui ont marqué l'histoire, quelques films mémorables et tant d'autres choses encore.

Marc Robine réussit magnifiquement à évoquer le Grand Jacques, en ne masquant jamais ses ambiguités, mais sans diminuer non plus ses fabuleuses qualités. J'ai eu un peu de mal, au début, à entrer dans ce livre, car l'auteur a pris le parti d'émailler son texte de tirades extraites des chansons de Brel, ce qui donne un côté un peu décousu à sa prose. Surtout qu'il n'hésite pas à mélanger les époques et à employer des citations de la fin de carrière pour expliquer son commencement. Mais, une fois qu'on a accepté - comme l'a plusieurs fois répété le chanteur lui-même - que les chansons parlaient surtout de leur auteur, plus de problème. On se prend alors à découvrir des sens cachés à certaines paroles et à pressentir des sources d'inspiration inattendues à certains morceaux.
Les chapitres alternent tranches de vie débordant d'anecdotes, et évocations de sessions d'enregistrement avec analyse approfondie de chaque titre enregistré.
Très bien documentée, avec des sources très nombreuses souvent citées et explicitées, ce "Roman" représente un travail de titan mené par un biographe passionné par son sujet.
On regrettera que, ce livre n'ayant pas été réédité depuis 98, la discographie est un peu dépassée. Mais ce n'est pas très grave.
On pourra aussi regretter, une fois la dernière page tournée, d'être toujours aussi interrogé par la personnalité de Brel.
Mais il serait injuste d'en vouloir à Marc Robine d'avoir peint un portrait composite et quasi impressionniste d'un grand homme dont la vie a été une constante explosion de passions, de sentiments et d'énergie vitale.
Comment des mots pourraient-ils suffire à décrire un feu follet?


Space Fusion Odyssey
Space Fusion Odyssey
Prix : EUR 19,23

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Odyssée spatio-temporelle dans la galaxie JZZ-RCK 70, 17 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Space Fusion Odyssey (CD)
L'ex sax d'Hawkwind ne nous avait pas préparés à ça.
Habitué à ses digressions et projets parallèles chaotiques et anarchiques, on l'appréciait surtout pour son côté "je-joue-comme-je-veux (ou peux)" sur les meilleurs disques du Vent du Faucon, ses propres aventures solo inégales et d'innombrables collaborations parfois étranges (de Sham 69 à Psychic TV).
Mais là, il a convoqué en studio des pointures des 70s, qui sont sans doute venues par amitié, sans attente particulière, pour passer un moment agréable à jammer entre potes.
Bref, nous retrouvons ici des membres de Gong (Hillage et Gilli Smyth), du Mahavishnu (le batteur extraordinaire Billy Cobham, Jerry Goodman), des Doors (Robby Krieger), de Yes (Rick Wakeman, Billy Sherwood), de Soft Machine (John Etheridge), d'Amon Düül II (John Weinzierl), de Nektar (Klaus Henatsch)... et même de Megadeth (Chris Poland).

Et ça sonne comment, hein?
Eh bien exactement comme un mélange de tout ça, avec des rythmiques toniques, du mellotron, des sons planants et psychédéliques (VCS/Moog) typiques du Space Rock à l'ancienne, et Turner qui fait coin-coin et pouic-pouic avec ses saxophones et flûtiaux par-dessus.

Il est évident que tout ça a été créé à partir d'improvisations improbables, peut-être améliorées chimiquement. Mais ça marche plutôt pas mal!
On a droit à un VRAI disque de jazz rock spatial à l'ancienne, mâtiné de krautrock, qui se situe entre le Gong de Pierre Moerlen, l'Amon Düül de 75 et les vieux albums de Steve Hillage. Les liens sonores avec Hawkwind sont assez ténus, mais c'est sans aucun doute l'un des meilleurs disques psychédéliques venus de la planète Albion Azimutée depuis des lustres.
Et puis, c'est un plaisir d'entendre à nouveau Gilli Smyth susurrer de sensuels "space whispers" alors que son compagnon interstellaire nous a récemment quittés pour son grand voyage trans-dimensionnel.

Bref, un disque digne des meilleures expériences fusionnesques d'il y a quarante ans.
Et certainement le couronnement de la carrière de ce bon vieux Nik.
Pêchu, funky, entêtant et complètement inattendu.
En plus, la pochette pliante, qui rappelle celle d'In Search of Space, est très sympa.
Ready for the trip?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 24, 2015 5:24 PM CET


Brel
Brel
par Gabrielle Vincent
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Brel n'avait pas besoin de ça. Nous non plus., 16 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brel (Broché)
Un pauvre livre qu'on ne trouve plus que d'occasion aujourd'hui, mais ce n'est pas une grande perte. Ecrit avec le concours de France, la propre fille du grand Jacques, ce bouquin se veut une analyse chronologique, chanson par chanson, de toute la carrière de l'inoubliable chanteur d'Amsterdam. Mais voilà, à part quelques détails factuels bien connus, on ne découvre rien de bien intéressant ici. Quant aux analyses des morceaux, souvent d'un ennui mortel, elles oscillent entre la paraphrase, le hors sujet, voire le contresens complet. Un exemple? La chanson Jaurès, tirée du dernier album "Les Marquises".
Commentaire de Sallée:
"La question répétitive "Pourquoi ont-ils tué Jaurès?" reste sans réponse et le "ils" sans précision: tous coupables?..."

Mon dieu. Comment peut-on ne pas voir dans ce texte limpide une dénonciation d'un ordre établi bourgeois ("Not' bon maître") qui soumettait les petits à un quasi esclavage et qui a projeté tout un monde dans la Grande Guerre?...
L'auteur aimait-il vraiment Brel? N'avait-il jamais entendu parler de Jaurès?
Quoi qu'il en soit, si vous avez un cerveau et un cœur, utilisez-les pour écouter Brel. Tout seul. Comme un grand.
La surdité de l'auteur de ce médiocre opuscule ne vous sera d'aucune utilité.


Rocks Donington 2014
Rocks Donington 2014
Prix : EUR 27,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Old hard rockers never die, 8 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rocks Donington 2014 (CD)
A part les fans aveuglés par leur admiration sans limite, qui aurait misé un kopek sur la prestation d'Aerosmith à Donnington l'année dernière? Pas moi en tout cas. Eh bien j'étais dans l'erreur. Quand ils le veulent bien, les vieux gamins peuvent encore en remontrer à la concurrence... même si elle a le tiers de l'âge du Smith moyen.

C'est la tête couronnée d'une coiffe indienne et vêtu d'un cache poussière blanc que Steven Tyler débarque sur la scène. Et ça démarre par Train Kept a Rolling, le hit des Yardbirds, dont la reprise sans vergogne a toujours fait grincer des dents Jimmy Page.
D'emblée, on réalise que le groupe tape dur. Joe Perry, tout de vinyl noir vêtu (blanc/noir, Toxic Twins, nudge-nudge, got it?) assure comme un chef avec sa Les Paul.
Et alors que le chanteur distrait les minettes du premier rang avec son physique de jeune trentenaire (il a dépassé les 65 balais), le groupe déploie une étonnante énergie en fond de scène. Tom Hamilton,amaigri après ses graves ennuis de santé, tient sa basse avec conviction. Et Brad Whitford a beau ressembler à un grand-père aujourd'hui, il est l'ancre à laquelle s'amarre le reste du gang quand l'excitation commence à brouiller les esprits. Derrière ses caisses, Joey Kramer a parfois l'air essoufflé, mais son beat ne faiblit jamais.
La setlist est excellente comme l'a dit un autre commentateur et propose de beaux moments de bravoure (Last Child, Dream On, Come Together, Sweet Emotion), avec - Alleluiah!- une bonne version live de Walk This Way.
Il faut toutefois être franc, tout n'est pas parfait. Perry, qui n'a jamais été un soliste irréprochable est parfois (rarement) un peu moins précis que jadis, comme en témoigne son contretemps légèrement décalé dans le riff de Toys in The Attics. Et quand il lui prend l'idée de chanter lead (Freedom Fighter), on a juste le temps d'aller se chercher une bière dans le frigo. Mais on s'en fiche, sans avoir la classe ultime d'un Keith Richard, il a fière allure avec son visage anguleux et buriné, recroquevillé sur son manche de guitare.
Tyler, lui, aussi incroyable que cela puisse sembler, est im-pec-ca-ble. Energique, mégalo, dynamique, (presque) toujours juste, bondissant. Et le rot qu'il lâche fièrement dans son micro en prélude à une très bonne version de Love in an Elevator prouve qu'il reste toujours un sale gosse... malgré son ambition actuelle d'embrasser une carrière de chanteur country...

Critique technique: l'image en HD est sublime (le Blu-ray est justifié). Les couleurs ultra-saturées, les noirs profonds explosent en rythme su l'écran. Le réalisateur a eu l'idée d'utiliser quelques caméras dotées d'objectifs grand angle, ce qui permet à l'occasion des cadrages un peu "différents". Evidemment, le montage est souvent rapide, mais sans excès. On a le temps de voir quelque chose!
Quant au son, c'est du TRES BON live. Pas trop clinique, pas trop propre. Juste comme il faut.

Si un jour vous avez aimé le Smith, avant qu'il ne s'englue dans des tubes à la mélasse dégoulinante, surtout n'hésitez pas à jeter un œil à cet excellent film de concert, sans doute l'un des meilleurs sortis ces dernières années. Après bien des tentatives mi-figues mi-raisins, les Bostoniens ont finalement réussi à graver dans le marbre un témoignage incontestable de leur classe en public.
L'année dernière à Donington, Aerosmith avait encore tous ses crocs.


Taste : What's Going on Live at the Isle of Wight [Blu-ray]
Taste : What's Going on Live at the Isle of Wight [Blu-ray]
DVD ~ Taste
Prix : EUR 20,01

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Irish Punk Blues, 7 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taste : What's Going on Live at the Isle of Wight [Blu-ray] (Blu-ray)
Vieux blouson de cuir sur chemise de bûcheron rouge, jeans cradingue et baskets usées jusqu'à la corde, imposante crinière brune tombant sur les épaules, tenant d'une main un can de Coca et de l'autre sa légendaire Stratocaster écaillée, Rory Gallagher n'est qu'un musicien inconnu quand il débarque ce 28 août 1970 en fin d'après-midi, sur la scène du festival de l'Île de Wight. Un musicien qui s'est échiné trop longtemps à parcourir le circuit des pubs de la perfide Albion avec Taste, le power trio qu'il commence à trouver trop étroit pour ses ambitions.
Bref, il n'a rien à perdre et tout à gagner quand il attaque rageusement le riff d'intro de What's Going On, premier morceau de ce concert légendaire que l'on connaissait par le disque depuis les années 70. La guitare est légèrement désaccordée, mais ça n'a aucune importance. Porté par l'énergie de sa jeunesse, et soutenu par Richard McCracken à la basse et John Wilson à la batterie, Rory a choisi de tout donner.
Comme d'habitude.
Comme toujours.
Filmé en 16 mm (et donc en format 4:3) par trois caméras qui semblent avoir connu quelques soucis techniques pendant cette prestation (il est rare qu'elles fonctionnent simultanément), ce film de concert bénéficie d'une qualité d'image inespérée malgré un peu de grain.
Le son est bon, et si l'on fait attention on peut réaliser que les mixeurs ont fait des prodige, car le micro voix principal est affligé d'un bourdonnement qu'on perçoit seulement au début des passages chantés. Seul vrai défaut: les caméras ayant eu des pépins, on n'a droit qu'à un peu plus de 55 minutes sur les une heure et quart que dura le concert ce jour-là.
Point intéressant: si tous les morceaux disponibles sur l'ancienne version CD ne sont pas présents, deux excellents "inédits" sont proposés: Gambling Blues en slide solo sur Telecaster et Same Old Story, un blues solide comme les autres.
(A noter que la nouvelle version CD offre désormais l'intégrale du set).
McCracken et Wilson ne font pas dans la subtilité et leur pulsation monolithique convient bien au sorcier des six cordes. Gallagher est au top de sa forme... même s'il dérape un peu parfois sur son manche. Habité par les forces supérieures, il explose à chaque seconde et ce film traduit parfaitement la fougue qu'il dégageait en public. Alors, d'accord, il n'est pas encore tout à fait aussi virtuose qu'au temps de l'Irish Tour (qui se situe seulement 3 ans plus tard), mais il possède à l'époque une hargne phénoménale, quasi punk, qui lui permet de terrasser l'assistance à coup de soli incendiaires gorgés de feeling.
Le lendemain, quand on demandera à Jimi Hendrix, également présent à Wight, ce que ça fait d'être le meilleur guitariste du monde, il répondra laconiquement:
- Demandez à Gallagher...
Qu'ajouter de plus?

PS: oui le documentaire est bien, et les extras sont sympas. Mais, il faut voir les choses telles qu'elles sont: c'est le concert que vous regarderez plusieurs fois; particulièrement les dimanche de pluie quand vous aurez besoin d'un coup de fouet salutaire.


In Pursuit Of Shashamane Land : African Head Charge
In Pursuit Of Shashamane Land : African Head Charge

5.0 étoiles sur 5 Periple africain en première classe, 5 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Pursuit Of Shashamane Land : African Head Charge (CD)
African Head Charge ("charge frontale africaine") est une invitation à sillonner le continent noir sous l'influence de substances hallucinogènes diverses. Situé aux confins de la house, de la transe et de la world music, avec un gros zeste de dub pour lier la sauce, cet album nous ramène au milieu des années 90, quand les différentes communautés ethniques des bas fonds londoniens se sont appropriées sampleurs et synthés pour recréer des panoramas musicaux expérimentaux et originaux. Les Pakis ont eu Transglobal Underground. Les Keblas ont triomphé avec AHC.

Sorti en 93 sur le label d'Adrian Sherwood, In Pursuit Of Shashamane Land, c'est treize compositions psychédéliques sur fond de percussions africaines, de chants tribaux et de mélodies étranges, le tout rivé au plancher par des basses de plomb en fusion dans une ambiance à la fois festive, chaleureuse et barbare. Mêlant échantillons divers et performances live, cet album inclassable est absolument génial. Une sorte de voyage spirituel ultime au cœur d'une Afrique légendaire, dont la reine à la peau d'ébène danse dans la nuit des temps.
Mais, qui se souvient encore d'African Head Charge?...


Live at Max's Kansas City
Live at Max's Kansas City
Proposé par FKIreland
Prix : EUR 10,91

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Respirez l'air vicié du Max's Kansas City..., 25 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Max's Kansas City (CD)
Ecoeuré, John Cale avait filé à l'anglaise et Moe Tucker, qui venait juste d'accoucher, s'était faite porter malade. Lou Reed, désabusé, allait prendre la tangente dès la fin du concert. Ce jour-là, le Velvet Underground mourut dans l'indifférence. Et si le bassiste Doug Yule, manipulé par un manager opportuniste, allait poursuivre l'aventure jusqu'en 72, son groupe n'avait plus rien à voir avec le projet initial. Et même la reformation de 93 ne serait qu'une pâle évocation d'une époque perdue.
Enregistré en mono par Brigid Polk, une égérie warholienne qui avait pensé à amener son magnéto ce soir-là, ce disque permet d'entendre - en direct - l'agonie d'un des groupes les plus influents de l'histoire du rock.
L'indéboulonnable Sterling Morrison assure toujours à la guitare et les frères Yule jouent honorablement, même si le petit Billy (17 ans à peine) n'a pas la frappe hypnotique de Tucker. Quant à Mr Reed, lui, il se lâche comme quelqu'un qui n'a plus rien à perdre, comme s 'il était finalement soulagé d'abandonner cette galère ("Vous pouvez danser, vous savez?...").
Le son manque de basse et les aigus sont un peu brouillés, mais il est aussi étonnamment clair pour un "presque pirate" enregistré à l'arrache par une copine. Personnellement, je trouve que le côté rugueux de l'enregistrement convient particulièrement bien à la restitution sur le vif d'un répertoire urbain et crasseux qui parle de drogue, d'aliénation, de foi, d'oppression...
Justement, parlons-en de ce répertoire, avec des titres comme Waiting For The Man ou Sweet Jane, il a tout d'un mini best-of. Et le groupe développe une sacrée énergie!... Au moins autant que dans les (excellents) deux "Live 69" enregistrés l'année précédente.
Et puis, il y a le bruit des verres qui s'entrechoquent, ces clients déphasés - comme Jim Caroll (l'auteur de Basketball Diaries!) - qu'on entend commander un "double Pernod" ou commenter les récents bombardements du Cambodge ordonnés par Nixon.
Le son n'est pas Hi-Fi? Quelle importance? Nous sommes le 23 août 1970 au Max's Kansas City, un café branché new-yorkais fréquenté par l'intelligentsia et la faune de la Factory. La salle est saturée de fumée de cigarette et les marlous draguent des travelos. Là-bas, sur la scène mal éclairée, un groupe en bout de course s'escrime à divertir un public clairsemé et indifférent. Lou Reed joue ses derniers accords au sein du Velvet.
Bien que poussiéreux, le souvenir est passionnant.
Une page de l'histoire du rock était tournée.


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