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Commentaires écrits par
bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France)
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Proposé par Smart-Zone
Prix : EUR 19,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Utile !, 20 novembre 2014
Le temps passant, les batteries de mes appareils mobiles tiennent moins la charge. Ce qui ne me dérange pas trop dans la vie courante. Par contre, lors de mes déplacements à l'étranger, cela devient vite la galère pour trouver une prise libre dans une gare, un aéroport et je ne parle pas dans l'avion bien évidemment.
C'est ce qui m'a fait m'intéresser à cette batterie externe.

Un bon petit produit. esthétique, prend peu de place et le cable multi-connexion est bien utile également.
Seuls petits défauts: l'absence de visualisation de la charge disponible et un temps de chargement assez long quand même.
Mais vu le rapport qualité-prix et le service rendu, pas de souci !


Comte de Chambrun, général sorti du rang.
Comte de Chambrun, général sorti du rang.

4.0 étoiles sur 5 Un parcours à travers plus de 50 années capitales de l'histoire de la France., 4 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comte de Chambrun, général sorti du rang.
J’avais déjà croisé ce général Aldebert de Chambrun au Maroc aux côtés de Lyautey. J’avoue de pas en avoir su beaucoup plus pendant longtemps que son rôle dans les opérations lors de la guerre du Rif (1921-1926). Le hasard m’a dirigé vers ce livre, assez court, de son fils: René de Chambrun.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une biographie mais plutôt d’un document de famille nous faisant traverser plus d’un demi-siècle de l’histoire de la France métropolitaine mais aussi de l’empire colonial français.

Car Aldabert de Chambrun a un parcours époustouflant: il a grandi aux Etats-Unis, il s’engage comme simple canonnier dans l’armée française, devient sous-officier puis sous-lieutenant au mérite. On va le retrouver dans la célèbre expédition africaine Foureau-Lamy. Puis se sera la 1ère guerre mondiale où, à Verdun, il commande l’artillerie de la 40ème D.I. Son plus grand fait d’armes restera finalement son rôle dans la guerre du Rif aux côtés du maréchal Lyautey qui, visiblement, l’avait en très haute estime.

On pourrait penser qu’il s’agit donc ici d’un simple ouvrage relatant la carrière d’un officier de l’armée française à l’époque de la grandeur de l’armée « la meilleure du monde » et de l’empire. Mais cet ouvrage n’est pas que cela car la famille de Chambrun est apparenté à La Fayette. Tout au long de l’ouvrage, on va croiser, dans l’intimité de la famille, des hommes politiques, des généraux, des présidents des Etats-Unis ou des chefs de gouvernement français et même le célèbre Savorgnan de Brazza, beau-frère d’Aldebert.

Quelle histoire de famille à travers une sacrée époque !

De plus, René de Chambrun nous narre cette saga familiale avec un entrain, un rythme, une joie de vivre bien agréables à lire.

L’ouvrage se termine sur la seconde guerre mondiale et en particulier sur un déjeuner qui rassembla, juste avant la Libération: Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne, Pierre Laval et Edouard Herriot !

A noter que René de Chambrun était le mari de Josée Laval, fille unique de Pierre Laval auquel il a consacré plusieurs ouvrages.

Bref un beau moment de lecture.

Comte de Chambrun, général sorti du rang. Par René de Chambrun aux éditions « Atelier Marcel jullian » en 1980. 270 pages avec un carnet de photos et reproductions en n/b hors texte.

On trouve, sur Amazon, de nombreux exemplaires d’occasion pas chers. Ce serait dommage de passer à côté… ;-)


La Guerre de la France au Mali
La Guerre de la France au Mali

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une somme impressionante !, 28 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la France au Mali (Format Kindle)
Jean-Christophe s’affirme clairement comme le spécialiste des engagements modernes de l’armée française. Après son excellent « Le crocodile et le scorpion » consacré à la crise ivoirienne, le voilà en prise avec un sujet d’actualité encore plus récent: la guerre de la France au Mali.

La méthode de Jean-Christophe Notin est bien rodée désormais. Il s’agit d’une démarche d’investigation basée, avant tout, sur les interviews pertinentes de témoins des événements analysés. D’aucuns critiqueront sans doute le parti-pris pro-français, les témoignages étant principalement de sources françaises. Maintenant, je souhaite bien du courage à ceux qui souhaitent interviewer les différents tenants de la partie adverse: AQMI, MUJAO and so on…

Ici encore, l’ouvrage de Jean-Christophe Notin embrasse bien des angles de vue à la fois: géopolitique, politique, diplomatie et bien sûr militaire. On a là une immersion réelle dans ce qui constitue la réalité africaine dans toute sa richesse et sa complexité. Il n’était pas évident de comprendre les évolutions des différentes composantes du conflit malien dans le temps passé comme dans la crise actuelle. L’auteur maîtrise bien son sujet. Dans la dimension politique et diplomatique, il s’en sort également avec brio. Mais c’est bien sûr sous l’angle militaire que sa méthode est particulèrement efficace: les militaires se sont confiés à J-C Notin. On sent, comme avec Jean-Dominique Merchet, la confiance qu’ils ont placée dans l’auteur.

En conséquence, on navigue en permanence du politique au militaire, des état-majors parisiens aux combattants sur le terrain. J’ai trouvé que les dimensions projection rapide et logistique étaient particulièrement bien prises en compte.

Si on comprend une spécificité française bien maîtrisée et efficace pour ce genre d’opération, on ressent aussi les limites de la manoeuvre: manque d’unités projetables et de moyens de projection, faiblesse des moyens de renseignement, usure des matériels. Combien de temps encore l’armée française pourra-t-elle se projeter d’une telle manière ? On sent qu’on atteint la limite. Alors, la Centrafrique et Irak/Syrie…

En fait, il est difficile de caractériser clairement cet ouvrage qui est à la fois un livre de géopolitique, un grand-reportage et un recueil de témoignages clés. Dans tous les cas, c’est un ouvrage très riche avec une démarche d’investigation vraiment exemplaire. On s’attend évidemment désormais à avoir la même approche pour la Centrafrique… ;-)

Donc, une fois encore, si vous vous intéressez, comme moi, à l’Afrique, aux théâtres d’opérations extérieures de l’armée française, et au rôle de la France en Afrique, cet ouvrage est indispensable ! Seul bémol peut-être, les six cent cinquante pages bien denses de l’ouvrage représentent un gros effort de lecture. Mais quand on aime…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 15, 2014 7:47 PM CET


Le Maitre d'Armes
Le Maitre d'Armes
par Brandon Webb
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Navy Seal, sniper et formation dans les forces spéciales US., 10 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Maitre d'Armes (Broché)
Les éditions Nimrod sont bien connues désormais du public francophone pour leur capacité à dénicher et à traduire des best-sellers américains et britanniques consacrés aux unités de forces spéciales. Je me fais l’écho régulier de ces publications à mon plus grand bonheur.

Ce coup-ci, l’éditeur a choisi le récit de Brandon Webb, Navy Seal, et nous propose son parcours professionnel et personnel au sein de l’élite des forces spéciales US:

- Brandon Webb nous présente son contexte personnel et familial qui l’amena à s’engager dans la Navy
- son parcours difficile pour intégrer le stage BUD/S d’entrée chez les Seals ainsi que le stage en lui-même – toujours impressionnant
- la dimension énorme que représentent l’entraînement permanent et les différentes qualifications
- sa formation dans la spécialité de sniper
- l’ouvrage se distingue particulièrement sur la dimension formation et pédagogique car Brandon Webb va développer le parcours sniper et faire évoluer les cycles de formation de cette spécialité au sein des Navy Seals mais également au delà
- on a également droit à la restitution d’opérations sur le terrain en Afghanistan
- enfin, Brandon Webb ne cache rien des conflits et des rivalités internes au sein de l’unité d’élite

Bref un ouvrage une fois de plus très complet qui met particulièrement en valeur la formation de ces soldats d’élite que sont les Navy Seals.

Un ouvrage captivant de bout en bout à ne pas manquer si les forces spéciales vous intéressent.


Souvenirs 1939 - 1946
Souvenirs 1939 - 1946
par Jean MAURAS
Edition : Broché
Prix : EUR 27,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un jeune officier dans les services arrières de la 2ème DB., 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Souvenirs 1939 - 1946 (Broché)
Comme bien d’autres, Jean Mauras va être pris dans la tourmente engendrée par la seconde guerre mondiale.

Appelé du contingent en 1939, aspirant dans les chars de combat, Jean Mauras va se retrouver dans l’armée de l’Armistice en Afrique du Nord, s’opposer au débarquement allié lors de l’opération Torch puis il va basculer dans les « Free French » et dans la 2ème DB de Leclerc.

On pourrait se dire qu’il s’agit d’un témoignage de plus sur la période mais il est particulièrement intéressant car il est basé sur les carnets pris sur le vif par le jeune officier qui n’est pas dans les unités de combat mais dans les services arrières de la réparation et de l’entretien des véhicules. On va donc tout spécialement suivre la 2ème DB de la Normandie à la libération de Paris et des Vosges à l’Allemagne. On se rend compte qu’au delà de la geste de la grande unité , il y a les grandeurs et servitudes de la vie militaire, même en temps de guerre, ainsi que les fêtes et les bombances qui ont laissé des souvenirs impérissables… Ah cette folle jeunesse engagée dans la guerre !

Bref, un témoignage très vivant qui, s’il renferme des inexactitudes formelles, n’en restitue pas moins une ambiance de guerre vue des unités de service. Intéressant et instructif.


Géopolitique du sionisme : Stratégies d'Israël (Perspectives géopolitiques)
Géopolitique du sionisme : Stratégies d'Israël (Perspectives géopolitiques)
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pour aller bien au delà de l’immédiateté des images et des commentaires à chaud..., 7 septembre 2014
Comme on le sait, rien n’est simple au Proche Orient et une fois de plus la zone Israël – Palestine enflamme tant l’actualité que les esprits partisans. C’est toujours dans ces moments là qu’il est utile de se pencher sur des ouvrages de fond. « Géopolitique du sionisme – stratégies d’Israël » de Frédéric Encel en est un.

En ces temps de réthorique où l’on veut opposer bonne et mauvaise cause, fort et faible, où l’on vit dans l’immédiateté des images et des commentaires à chaud, l’utilisation d’un manuel géopolitique me semble toujours de bon aloi.

Car il s’agit d’aller au delà des thèmes récurrents du bien et du mal, de la morale, du « bon droit », il s’agit d’aller puiser dans la discipline géopolitique, discipline, non pas en charge de dire la morale ou le droit mais de peser les forces et les faiblesses des protagonistes, d’utiliser les disciplines telles que l’histoire, la géographie, la démographie, les sciences politiques et sociales pour mettre en perspective les faits saillants et les évolutions possibles.

En ce qui concerne l’auteur, Frédéric Encel, j’ai déjà commenté et apprécié plusieurs de ces ouvrages sur Bir-Hacheim. Il est important de signaler qu’il se rattache au courant dynamique de géopolitique initié, il y a des décennies maintenant, par le géographe Yves Lacoste pour lequel j’ai un grand respect. On notera d’ailleurs que l’ouvrage présenté ici est édité dans une collection « Perspectives géopolitiques » dirigée précisément par Yves Lacoste.

L’ouvrage, édité en 2006 et de plus de 300 pages, se divise en quatre grandes parties:

- Le sionisme, un nationalisme atypique: en fait, on connaît bien peu le sionisme. Frédéric Encel revient sur ses origines à la fin du XIXe siècle, sa construction, son évolution lente et non linéaire, ses caractèristiques, ses adversaires juifs et non juifs, son impact dans la construction de l’état d’Israël
- Penser la guerre: le mouvement sioniste, tout comme la jeune nation israélienne, n’étaient guère préparés à la guerre. Mais très vite, ils se retrouvent opposés à des adversaires puis à des ennemis résolus. La hantise de la guerre civile va également être l’une des composantes de l’état fondé. Deux bons chapitres sont consacrés à « Mener la guerre » et « Exprimer la guerre » dans lesquels on se rend compte de l’évolution guerrière rapide d’une nation si peu encline à la guerre.
- Assumer la puissance ? Au travers des guerres sucessives, Israël va se découvrir puissance régionale incontournable. Les élites mais aussi la société israélienne toute entière vont s’adapter à cet état de fait jusqu’à la situation actuelle qui se résume dans le paradoxe suivant: « Être puissant mais se croire en sursis permanent ».
- Penser l’espace. C’est bien dans ce chapitre qu’Encel se pose en disciple accompli de la pensée d’Yves Lacoste. Tout d’abord, il s’agit de penser les espaces juifs dans l’espace transfrontalier et dans le temps. Ensuite, de penser les espaces en termes d’utilité et d’hostilité particulièrement en ce qui concerne la topographie et l’enjeu hydraulique. Enfin, il s’agit de repositionner l’espace utile en fonction des espaces évoqués dans les textes sacrés et de renommer les espaces et les paysages.

On ressort de cet ouvrage, comme d’un ouvrage de Pierre Lacoste, beaucoup de concepts secoués dans tous les sens, d’une façon clairement originale et particulièrement fouillée. C’est ce que j’attends pour ma part d’un tel ouvrage de géopolitique.

Evidemment, certains reprocheront à Encel d’avoir une approche israélo-centrée mais le sujet est clairement posé dès le titre. On aura évidememnt une approche différente chez Pascal Boniface, par exemple.

L’ouvrage s’appuie sur 13 cartes, une bibliographie dense, une chronologie, quatre annexes, un index des noms propres et un index des noms de lieux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 29, 2014 7:47 PM CET


Le commando Kieffer : Les 177 français du D-Day
Le commando Kieffer : Les 177 français du D-Day
par Jean-Marc Tanguy
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très beau livre., 4 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le commando Kieffer : Les 177 français du D-Day (Broché)
Je viens de recevoir ce très beau livre consacré aux 177 commandos marine du Jour J en Normandie en juin 1944.

Beau livre car il nous est livré avec un beau papier épais et une importante iconographie d’époque et moderne, noir & blanc et couleur.

Ce document est original car, au delà de la genèse des commandos, de leur formation en Ecosse, de leurs premiers raids et de la narration de leur participation au D-Day, Jean-Marc Tanguy nous présente et rapporte les propos des survivants du commando qu’il a cotoyés durant dix ans.

Bref, un témoignage à conserver sur les 177 commandos français qui combattirent aux côtés des 75.000 Britanniques et Canadiens et des 58.000 Américains !


Un matin à Ouistreham, 6 juin 44
Un matin à Ouistreham, 6 juin 44
par Guy Hattu
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une succession de lettres utile mais parfois difficile à suivre., 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un matin à Ouistreham, 6 juin 44 (Broché)
Guy Hattu s’engagea très tôt dans la France Libre; d’abord au service de la guerre des ondes, sa divergence politique croissante avec le général de Gaulle l’amena à s’engager dans les commandos du commandant Kieffer et à débarquer en Normandie, le 6 juin 1944. On le retrouvera également dans les opérations de la bataille de Normandie et en Hollande.

De fait, l’ouvrage se présente, pour l’essentiel, comme une succession de lettres échangées par Guy Hattu avec son entourage et particulièrement avec l’écrivain Georges Bernanos, son oncle.

La sélection de lettres a été opérée par son fils, Jean-Pascal Hattu, dans le cadre de la publication de cet ouvrage.

J’avoue avoir eu quelques difficultés à suivre cette série de lettres pas toujours clairement reliées entre elles.

Pour l’essentiel, l’ouvrage vaut le détour pour sa restitution de l’état d’esprit des Français Libres de l’Empire et de Londres, par les différences politiques, philosophiques et religieuses que nous pouvons observer à chaud. Il y a également un récit direct revu plusieurs fois par Guy Hattu sur son entraînement commando, sur les opérations préliminaires au débarquement ainsi que sur la journée du 6 juin 1944.

De cet ensemble que j’ai trouvé dépareillé, ressort une impression finalement utile sur la France Libre en Grande Bretagne. Ce n’est clairement pas l’ouvrage à lire si vous recherchez de l’information sur le commando Kieffer, le titre nous trompant quand même sur ce sujet là.

Pour Kieffer, j’ai lu récemment ses mémoires: « Béret vert » et « Le commando Kieffer » de Jean-Marc Tanguy. A lire tous deux !


Combattant de la France Libre
Combattant de la France Libre
par Jean-Mathieu BORIS
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La jeunesse en guerre., 23 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Combattant de la France Libre (Broché)
Jeune homme de bonne famille, 19 ans, juif et étudiant, la 2ème guerre mondiale va précipiter Jean-Mathieu Boris dans le combat et de quelle manière: dès le désastre de l’été 40, il passe à Londres, s’engage dans les Free French de De Gaulle, aspirant dans l’artillerie, on le retrouvera dans le combat de Bir Hacheim (Hacheim, pas Hakeim, j’y reviendrai !). Ce sera ensuite El Alamein et la campagne de Tunisie. Il n’en avait sûrement pas assez, il se fait verser au BCRA, prêt à sauter en France occupée. Ce seront finalement les Commandos de France dans les Vosges, en Alsace et en Allemagne où il finira sa guerre.

Le récit se lit facilement; se croisent bien des figures d’hommes et de femmes souvent bien jeunes, responsables dans leur engagement mais animés aussi d’une soif de vie et d’insouciance à la fois. Ils sont beaux, vivent pleinement et meurent aussi trop souvent…

Si l’ouvrage n’a pas de vocation à nous raconter l’histoire de la période, il nous livre un texte où jeunesse et guerre s’entrecroisent férocement. Bref, Jean-Mathieu Boris a su restituer sa jeunesse combattante de bien belle manière.

Il a aujourd’hui 93 ans…

Respect aux Anciens !

PS: je ne peux m’empêcher de citer son point de vue quant à l’orthographe de Bir-Hacheim (p 117): « Quant à nous, les survivants, nous nous reconnaissons à ce que nous continuons de prononcer Bir Hacheim et non Bir Hakeim, d’ailleurs l’orthographe de la barrette de nos médailles coloniales porte bien le nom de Hacheim. »
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2014 1:31 PM MEST


Omaha Beach, 6 juin 1944 : Le débarquement de Normandie
Omaha Beach, 6 juin 1944 : Le débarquement de Normandie
par Joseph Balkoski
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vous saurez pourquoi ce 6 juin 1944 fut vraiment "le jour le plus long"..., 19 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Omaha Beach, 6 juin 1944 : Le débarquement de Normandie (Broché)
Cet ouvrage est complètement consacré à la seule journée du 6 juin 1944 sur cette longue plage normande entre Vierville et Coleville qu’on n’allait plus appeler désormais que par son nom de code américain: Omaha, « Omaha la sanglante ».

Ce fut une longue journée de près de 18 heures de clarté qui fut bien , pour l’ensemble des combattants survivants, le « Jour le plus long ».

C’est donc là, sur l’une des cinq plages du D-Day, qu’allait se jouer l’établissement de la tête de pont des forces alliées en Europe de l’Ouest.

L’ouvrage de Joseph Balkoski est réellement impressionnant: en 390 pages, il embrasse toute la réalité du jour J vécue tant par les combattants que par les officiers supérieurs en charge de l’opération, de l’arrivée sur la plage jusqu’à la tombée de la nuit. L’ouvrage fait vraiment la part belle aux témoignages directs. Dans la mesure du possible, l’auteur a repris ces témoignages au plus près des faits vécus dans l’espace mais aussi dans le temps. En conséquence, les dits-témoignages occupent finalement près de la moitié de l’ouvrage global. J’avoue en avoir été parfois gêné dans la lecture mais cela n’enlève rien à l’intérêt du travail de Joseph Balkoski.

L’ouvrage s’ouvre évidemment par le contexte de l’opération Overlord, par la préparation alliée et par les mesures prises par les Allemands pour se défendre et repousser l’invasion attendue.

En fait, Overlord fut une opération sacrément bien préparée à tous points de vue. Ce qui est impressionnant, c’est que finalement, rien ne se déroula comme prévu: ratage des bombardements aériens et navals préalables, dérive des navires de débarquement, mauvais renseignements sur les unités allemandes opposées, échec des blindés amphibies. Bref, le débarquement se réalisa dans des conditions terribles très bien rapportées par Joseph Balkoski. Avec les GI’s, vous allez vraiment vivre sous les tirs directs et indirects allemands, vous comprendrez l’agglutinement mortifère et statique des soldats à l’abri des jetées, le mélange dangereux des unités combattantes, l’impact de la montée rapide de la marée et l’importance des quatre valleuses d’accès hors de la plage.

On a beau connaître l’histoire, il y a un moment où l’on sent vraiment le découragement gagner. Et c’est là qu’on découvre qu’il s’agit finalement d’un combat d’infanterie où les personnalités se révèlent: des sous-officiers, officiers subalternes et supérieurs vont se lever pour mener des combattants apeurés, séparés de leur hiérarchie directe, en dehors des plages tant pour éviter d’être tués que pour permettre à d’autres unités constituées de débarquer.

Au final, on sort de l’ouvrage avec une impression de confusion extrême, de coups du sort, de pertes importantes, d’héroïsme ordinaire et extraordinaire. 18 heures de clarté, ce fut sûrement le Jour le plus long de leur vie pour ceux qui survécurent…

Le texte de Joseph Balkoski est, qui plus est, soutenu par une iconographie nombreuse en n/b dans le texte, 27 cartes bien utiles, des annexes, une bibliographie et un index.

Bref, un superbe ouvrage proposé par les éditions Histoire & Collections indispensable à toute bibliothèque consacrée à la seconde guerre mondiale.

Pour rappel, au delà de son talent d’auteur, Joseph Balkoski est aussi un concepteur de wargames renommé. Sur la bataille de Normandie, il a conçu les simulations suivantes:
- Atlantic Wall (SPI – 1978)
- Omaha Beachhead (Victory Games en 1987)
- St Lô (West End Games – 1986)


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