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jrl133 (France)

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A Sea Symphony - Vaughan Williams*, London Philharmonic Choir* And Orchestra*, Isobel Baillie - John Cameron (10) - Sir Adrian Boult LP
A Sea Symphony - Vaughan Williams*, London Philharmonic Choir* And Orchestra*, Isobel Baillie - John Cameron (10) - Sir Adrian Boult LP

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5.0 étoiles sur 5 La première Symphonie - " A Sea Symphony " - de Ralph Vaughan Williams, dans une remarquable interprétation, 5 août 2016
Les cent dernières années ont vu la composition de plusieurs cycles de symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Erkki-Sven Tüür (né en 1959), en passant par celui d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Hugo Alfvén (1872-1960), de Charles Ives (1874-1954), d'Havergal Brian (1876-1972), de Natanael Berg (1979-1957), de Jan van Gilse (1881-1944), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Georges Enesco (1881-1954), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), de Maximilian Steinberg (1883-1946), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), de Vladimir Shcherbachov (1887-1952), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), de Jean Absil (1893-1974), d'Erwin Schulhoff (1894-1942), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), de William Grant Still (1895-1978), d'Howard Hanson (1896-1931), de Richard Flury (1896-1967), de Roger Sessions (1896-1985), de Jean Rivier (1896-1987), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Marcel Mihalovici (1898-1985), de Robert Casadesus (1899-1972), de Carlos Chávez (1899-1978), de George Antheil (1900-1959), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), d'Eugène Bozza (1905-1991), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi de Paul Creston (1906-1985), d'Arnold Cooke (1906-2005), d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), de George Lloyd (1913-1998), d'Humphrey Searle (1915-1982), de Vincent Persichetti (1915-1987), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (né en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cláudio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d'Alexander Lokshin (1920-1987), de Peter Racine Fricker (1920-1990), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), de Francis Thorne (né en 1922), de Viktor Kalabis (1923-2006), d'Ezra Laderman (né en 1924), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), d'Avet Terterian (1929-1994), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (1932-2010), de David Morgan (né en 1932), de Jaan Rääts (né en 1932), d'Easley Blackwood (né en 1933), de Jacques Charpentier (né en 1933), de Krzysztof Penderecki (né en 1933), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Guia Kantcheli (né en 1935), d'Aulis Sallinen (né en 1935), de Philip Glass (né en 1937), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de William Bolcom (né en 1938), de John Harbison (né en 1938), de William Thomas McKinley (né en 1938), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Leif Segerstam (né en 1944), de Péteris Vasks (né en 1946), de Jean-Claude Wolff (né en 1946), ou bien encore de Kalevi Aho (né en 1949), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. L'ensemble des Symphonies que nous a laissé Ralph Vaughan Williams est tout à fait remarquable.

Ralph Vaughan Williams est né en 1872 à Down Ampney, Comté de Gloucestershire (Royaume-Uni). A la suite de la mort de son père en 1875, il fut élevé par sa mère, Margaret Susan, l'arrière-petite-fille de l'industriel Josiah Wedgwood, dans la maison familiale de la dynastie Wedgwood ; on peut noter qu'il était également parent de Charles Darwin, son grand-oncle et, qu'en dépit de ses origines sociales, Ralph Vaughan Williams militera toute sa vie en faveur d'un idéal démocratique et égalitaire contre la société établie. Alors qu'il effectuait ses études à la prestigieuse Charterhouse School, il apprit le piano et le violon, puis fréquenta le Royal College of Music de Kensington, où enseignait Charles Villiers Stanford (1852-1924). Il poursuivit des études d'histoire et de musique au Trinity College à Cambridge, où il se lia d'amitié notamment avec les futurs philosophes George Edward Moore et Bertrand Russell, puis finit par revenir au Royal College of Music où il étudia cette fois, en compagnie de son camarade de classe Gustav Holst (1874-1934), sous la houlette de Sir William Parratt (1841-1921) et d'Hubert Parry (1848-1918). En 1897, il visita l'Allemagne où il suivit l'enseignement de Max Bruch (1838-1920). En parallèle, Vaughan Williams découvrit la musique traditionnelle anglaise ; ses efforts pour faire reconnaître cet héritage ont largement contribué à la ré-appréciation de la culture musicale folklorique anglaise, notamment en tant que président de l'English Folk Dance and Song Society. Vaughan Williams était âgé de quarante-et-un ans quand débuta la Grande Guerre ; bien qu'il ait eu la possibilité d'échapper à tout service militaire ou de servir comme gradé, il choisit de s'enrôler comme simple soldat dans le Royal Army Medical Corps. Au sortir de la guerre, il adopta un temps un style musical aux accents mystiques dans sa Symphonie n° 3 (« A Pastoral Symphony ») mais, à partir de 1924, il entama une nouvelle phase musicale, caractérisée avant tout par des accords dissonants et un rôle important de la polyrythmie. A la même époque, il prodigua son enseignement en Amérique et en Angleterre, tout en dirigeant The Bach Choir ; il fut décoré de l'Ordre du Mérite en 1935 lors des cérémonies de l'Anniversaire du Roi, ayant décliné antérieurement le titre de chevalier. Il mourut en 1958 à Londres ; ses funérailles eurent lieu à l'abbaye de Westminster, où ses cendres reposent près de celles d'Henry Purcell.

Au nombre de ses oeuvres majeures, on peut noter un « Prélude et fugue » pour orgue, une Sonate pour violon et piano, « Six Studies in English Folk-Song » pour violoncelle et piano, deux Quatuors à cordes, un Quintette avec piano, un « Phantasy Quintet » pour deux violons, deux altos et violoncelle, un Concerto pour piano, un Concerto pour deux pianos, « The Lark Ascending » et un Concerto pour violon et orchestre, une Suite pour alto et orchestre de chambre, un Concerto pour hautbois, un Concerto pou tuba, une « Fantasia on a Theme of Thomas Tallis » et une « Fantasia on Greensleeves », neuf Symphonies, six Opéras, dont « The Pilgrim's Progress » et « Riders to the Sea », des musiques de ballet, dont « Job: A Masque for Dancing », des musiques vocales, dont « Five Mystical Songs » pour baryton, choeur et orchestre, sur un texte de George Herbert, une Messe en sol mineur, l'Oratorio « Hodie », « Dona nobis pacem » sur une texte de Walt Whitman, des Mélodies, dont « Three Poems » sur des textes de Walt Whitman, et « Four Poems » sur des textes de Fredegond Shove, ainsi que plusieurs musiques de film.

London Philharmonic Orchestra, Adrian Boult.

NB : Le support de cet enregistrement est un disque vinyle ; sa lecture nécessite un lecteur dédié.


Arnold Schönberg: Pierrot Lunaire + Jazz/Luciano Berio: Folk Songs
Arnold Schönberg: Pierrot Lunaire + Jazz/Luciano Berio: Folk Songs
Prix : EUR 21,22

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4.0 étoiles sur 5 Le " Pierrot Lunaire " d'Arnold Schönberg et les " Folk Songs " de Luciano Berio, dans de belles interprétations, 5 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arnold Schönberg: Pierrot Lunaire + Jazz/Luciano Berio: Folk Songs (CD)
Doit-on présenter le " Pierrot Lunaire " Opus 21 d'Arnold Schönberg (1874-1951) ? Non, on ne présente pas le " Pierrot Lunaire " Opus 21 d'Arnold Schönberg !

Stella Doufexis, récitante et Mezzo-Soprano ; Opus21musikplus, Konstantin Gourzi.

Doit-on présenter les " Folk Songs " de Luciano Berio (1925-2003) ? Non, on ne présente pas les " Folk Songs " de Luciano Berio !

Stella Doufexis, Mezzo-Soprano ; Opus21musikplus, Konstantin Gourzi.


Hallelujah Junction
Hallelujah Junction
Proposé par The Grove Fayre
Prix : EUR 10,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 De brèves introductions à la musique John Adams dans de très bonnes interprétations, 5 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hallelujah Junction (CD)
John Coolidge Adams est né en 1947 à Worcester, Massachusetts (USA), au sein d'une famille amatrice de jazz. Il apprend de son père la clarinette, et joue dans des groupes et orchestres locaux de la région de East Concord, dans le New Hampshire où la famille habite. Adams prend ses premiers cours théoriques de musique à l'âge de onze ans, puis étudie la musique au Harvard College, de 1965 à 1971, puis au Conservatoire de San Francisco. John Adams rejoint, à partir de 1977, le courant de la musique minimaliste, reconnaissant avoir été très influencé par Steve Reich, influence qu'il a enrichi par la suite d'une composante symphonique nécessitant parfois une très riche orchestration.

Parmi les oeuvres majeures qui a composé à ce jour, on peut noter "Road Movies" pour violon et piano (1995), "Shaker Loops" pour septuor à cordes (1978), "Grand Pianola Music" (1982), une "Chamber Symphony" (1992), un Concerto pour violon (1993), "Harmonielehre" (1985) pour orchestre, les Symphonie "Lollapalooza" (1995), "Naive and Sentimental Music" (1999) et "City Noir" (1999), plusieurs Opéras, dont "Nixon in China" (1987), "The Death of Klinghoffer" (1991) et "Doctor Atomic" (2005) sur un livret de Peter Sellars, "On the Transmigration of Souls" pour bande magnétique, voix et orchestre (2002) en hommage aux victimes du 11 septembre 2001, ou bien encore l'Oratorio de la Nativité "El Niño" (2000).


Sonata
Sonata
par Nino Rota
Edition : Broché
Prix : EUR 48,40

5.0 étoiles sur 5 La partition de la Sonate pour alto et piano de Nino Rota, 5 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonata (Broché)
Nino Rota est né dans une famille de musiciens en 1911 à Milan, Italie. Il étudia, dès son enfance, au conservatoire de Milan, sous la direction d'Ildebrando Pizzetti (1880-1968), et acquit une certaine renommée en tant que compositeur et chef d'orchestre, son premier Oratorio "L'infanzia di San Giovanni Battista" ayant par exemple été représenté à Milan et à Paris en 1923, alors qu'il n'avait que douze ans ! En 1929, il intégra le conservatoire de Santa Cecilia, à Rome, où il étudia sous la direction d'Alfredo Casella (1883-1947). Arturo Toscanini lui conseilla alors d'aller se perfectionner à Philadelphie, Pennsylvanie (USA), et Rota y obtint une bourse d'études au Curtis Institute, où il eut en particulier comme professeur, de 1930 à 1932, Rosario Scalero (1870-1954). De retour à Milan, Rota poursuivit ses études en étudiant la littérature à l'université de Milan, et écrivit une thèse consacrée à Gioseffo Zarlino (1517-1590). Il s'orienta à partir de 1937 vers une carrière d'enseignement de la musique, qu'il mena de front avec son oeuvre de compositeur, et qui le conduisit à prendre la direction du conservatoire de Bari, qu'il conserva jusqu'à sa mort, survenue en 1979 à Rome.

Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter les " Preludi" pour piano, une Sonate pour violon et piano, deux Sonates pour alto et piano, une Sonate pour clarinette et piano, une Sonate pour flûte et harpe, un Trio pour flûte, violon et piano, un Trio pour clarinette, violoncelle et piano, un Quatuor à cordes, un Quintette pour flûte, hautbois, alto, violoncelle et harpe, un Nonette pour flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse, une "Sonate" pour orchestre de chambre, trois Concertos pour piano, dont le Concerto "Soirée", un Concerto pour harpe, un Divertimento et deux Concertos pour violoncelle, un Concerto pour trombone, un Concerto pour basson, un Concerto pour orchestre, quatre Symphonies, dont la "Sinfonia sopra una Canzone d'Amore", cinq Ballets et dix Opéras, dont "Il cappello di paglia di Firenze", de nombreuses musiques vocales et chorales, dont "Tre liriche infantili per canto", "La Vita di Maria", "Mysterium Catholicum", "Sonetto di Petrarca", une "Messe à quatre voix" et un Requiem, ainsi que de nombreuses musiques de film, dont celle de "Courrier du coeur", de "Les Vitelloni", de "La strada", de "Il bidone", de "Les Nuits de Cabiria", de "La dolce vita", de "Huit et demi", de "Juliette des esprits", de "Satyricon", de "Fellini Roma", d'"Amarcord", de "Le Casanova de Fellini" et de "Prova d'orchestra" de Federico Fellini, de "Le Boulanger de Valorgue" de Henri Verneuil, de "Guerre et Paix" de King Vidor, de "Nuits blanches", de "Rocco et ses frères" et de "Le Guépard" de Luchino Visconti, de "Barrage contre le Pacifique" et de "Plein Soleil" de René Clément, de "La Loi, c'est la loi" de Christian-Jaque, de "La Mégère apprivoisée" et de "Roméo et Juliette" d'après William Shakespeare de Franco Zeffirelli, de "Waterloo" de Sergueï Bondartchouk, des "Parrain" de Francis Ford Coppola, ou bien encore de "Le Comte de Monte-Cristo" adaptée du roman éponyme d'Alexandre Dumas de Denys de La Patellière.


Elgar: Cello Concerto; Walton: Cello Concerto; Holst: Invocation by Steven Isserlis (2016-05-04)
Elgar: Cello Concerto; Walton: Cello Concerto; Holst: Invocation by Steven Isserlis (2016-05-04)
Proposé par FHL Store
Prix : EUR 52,11

5.0 étoiles sur 5 Pour le Concerto pour violoncelle d'Edward Elgar, bien sûr, mais aussi pour celui de William Walton, très bien interprétés, 5 août 2016
William « Turner » Walton est né en 1902 à Oldham, Lancashire (UK). Il entra à l'âge de dix ans dans l'école des choristes de la cathédrale Christ Church d'Oxford, où il restera de 1912 à 1918, et fut ensuite admis au collège Christ Church d'Oxford. Parallèlement, il étudia l'écriture en autodidacte, par la lecture et l'analyse d'oeuvres de Claude Debussy (1862-1918), Jean Sibelius (1865-1957), d'Albert Roussel (1869-1937) et d'Igor Stravinsky (1882-1971), et reçut les conseils de Hugh Allen (1869-1946), éminent chef d'orchestre et organiste de la cathédrale. En 1919, William Walton écrivit sa première oeuvre importante, un « Quatuor pour piano et cordes », qui sera joué au Festival de la Société Internationale de Musique Contemporaine en 1923 et, en 1929, Paul Hindemith (1895-1963) créa son « Concerto pour alto » aux « Promenades Concerts » de Londres. Il est mort en 1983 sur l'île d'Ischia en Italie, où il avait élu résidence en 1949. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Five Bagatelles » pour guitare, une Passacaglia pour violoncelle seul, une Sonate pour violon et piano, deux Quatuors à cordes, un Quatuor avec piano, une « Sinfonia Concertante » pour piano et orchestre, une Concerto pour violon, un Concerto pour alto, un Concerto pour violoncelle, une Partita, un « Capriccio burlesco », les « Variations sur un thème de Hindemith » et les Suites « Façade » pour orchestre, deux Symphonies, deux Opéras, « Troilus and Cressida » et « The Bear », la musique de ballet « The Quest », écrite pour Frederick Ashton, l'Oratorio « Belshazzar's Feast », la Marche « Crown Imperial », écrite pour le couronnement de George VI, un Te Deum et la Marche « Orb and Sceptre », écrits pour le couronnement d'Elizabeth II, une Missa Brevis anglicane et « Jubilate Deo », des oeuvres pour choeur a cappella, des Mélodies, ainsi que des musiques de film, en particulier pour « Henry V », « Hamlet », « Richard III » et « Three Sisters » de Laurence Olivier.

Le Concerto pour violoncelle de Walton est une oeuvre tardive, contemporaine des oeuvres de maturité de Michael Tippett (1905-1998) et de Benjamin Britten (1913-1976) qui avaient profondément renouvelé la création musicale britannique dès la fin des années 1940 ; il a été composé à la demande du violoncelliste russe Gregor Piatogorsky, qui le créa en janvier 1957 avec le Boston Symphony Orchestra sous la direction de Charles Munch. Oeuvre d'un temps heureux, dont toute tension dramatique est absente, le scherzo central de ce concerto, vif et animé, est encadré par un premier mouvement lent, pastoral, dont l'atmosphère transparente et calme est semblable à celle du début d'une belle journée de printemps, et par un Final qui commence par un adagio relativement long et à caractère lyrique, suivi d'une cadence improvisée, de courtes séquences aux rythmes changeants et de formes très libres, avant que le retour de l'adagio initial ne mette le point final à cette oeuvre sereine.

Steven Isserlis, violoncelle ; Philharmonia Orchestra, Paavo Järvi.


Britten, Benjamin - 3 Suites For Cello Op. 72 , 80 , and 87 for Cello by Rostropovich - Faber Music
Britten, Benjamin - 3 Suites For Cello Op. 72 , 80 , and 87 for Cello by Rostropovich - Faber Music

5.0 étoiles sur 5 La partition des trois Suites pour violoncelle seul de Benjamin Britten, 2 août 2016
La première Suite pour violoncelle seul Op. 72 de Benjamin Britten (1913-1976) a été composée en 1964, alors que le compositeur était de retour d'un voyage en URSS. Elle présente un développement plastique et dramatique dont quatre Canti assurent l'unité, dans un paysage musical très varié. Après un premier Canto à quatre voix qui résonne comme un chant monastique, suit une fugue - scène abstraite - suivie, à son tour, d'une complainte plus personnelle. Le Canto N° 2 reprend le chant monastique de Canto N° 1, mais de façon assombrie et feutrée ; la Serenata, en pizzicato, est la « scène du balcon » de la Suite, suivie du son lointain d'une trompette, d'un roulement de tambours, d'un martèlement de bottes, d'une bataille, et enfin, d'une retraite. L'abattement initial du Canto N° 3, en réaction au chant précédent, tourne au déchaînement émotionnel ; la scène suivante, Bordone, est de caractère écossais : de la musique de cornemuse, paraphrasée de manière surréaliste. Dans le Morto Perpetuo qui conclut la Suite, apparaît, comme un sommet, la percée triomphale des motifs des Canti, qui bouclent en final la boucle. Cette Suite fut créée par Mstislav Rostropovitch le 27 juin 1965, lors du Festival d'Aldeburgh que Britten avait créé en 1947.

La Suite pour violoncelle seul N° 2 Op. 80 de Britten, qui date de 1967, consiste en cinq mouvements bien séparés. Le très beau Declamato qui ouvre l'oeuvre, Largo, est écrit dans le style du récitatif instrumental : chaque notre est une syllabe, chaque motif un personnage. Le thème de la Fugue qui suit, Andante, très original, comprend de nombreuses pauses, de telle sorte que le contrepoint et le stetto à trois voix peuvent être exécutés sans double corde ! Le Scherzo féroce, Allegro molto, qui constitue le troisième mouvement de la Suite, aux rythmes brutaux, est suivi d'un Andante mystérieux, Lento, qui commence par une mélodie inexpressive accompagnée de pizzicati poignants et obstinés, suivie d'une mélodie dramatique à deux voix, et dont la troisième partie se termine par une reprise de la première. La Ciaconna, Allegro, à l'harmonie très particulière, consiste en un ensemble de variations sur un thème de cinq mesures de longueur inégale, et forme la conclusion de cette Suite.

La Suite pour violoncelle seul N° 3 Op, 87, qui date de 1972, est à la fois introvertie, méditative et tragique. En neuf parties généralement assez courtes, à l'exception de la longue et oppressante passacaille finale, pleine de menaces et d'angoisse, la Suite s'ouvre sur un chant monastique solitaire, puis se développe, suivant quatre thèmes, dans une atmosphère de deuil, qui traversent notamment une lente barcarole fantomatique puis une fugue massive, avant que n'apparaissent trois mélodies populaires russes et la mélodie de Requiem qui clôture l'oeuvre.


Structures Pour Deux Pianos
Structures Pour Deux Pianos

5.0 étoiles sur 5 Les deux livres des « Structures » pour deux pianos, dans des interprétations exemplaires, 2 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Structures Pour Deux Pianos (Album vinyle)
Pierre Boulez (1925-2016) est né à Montbrison (Loire). En 1942, il est l'élève d'Andrée Vaurabourg (1894-1980) et d'Olivier Messiaen (1908-1992) au Conservatoire de Paris, qu'il quitte avec fracas pour aller étudier le sérialisme avec René Leibowitz (1913-1972), avec lequel il se brouille également. En 1969, il fonde « l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique » (IRCAM), qu'il dirige jusqu'en 1991. En 1976, il prend également en charge l'Ensemble intercontemporain. Boulez est par ailleurs apprécié pour ses interprétations du répertoire du début du vingtième siècle.

Parmi ses oeuvres majeures, on peut en particulier noter la Sonatine pour flûte et piano (1946), trois Sonates pour piano (1946, 1948, 1957), « Structures » pour deux pianos (1949-1961), un Quatuor à cordes, ou « Livre pour quatuor » (1949), « Le soleil des eaux » (1950-1965) pour voix et orchestre et « Le Marteau sans maître » (1954) pour voix et cinq instruments, sur des poèmes de René Char, « Pli selon pli » (1957-1962, révisé 1989) pour soprano et orchestre, sur des poèmes de Stéphane Mallarmé, « Domaines » (1968), « Cummings ist der Dichter » (1970) pour choeur et orchestre, « ...explosante/fixe... » (1972-1993) à la mémoire d'Igor Stravinsky, « Rituel in memoriam Bruno Maderna » (1975), « Répons » (1981-1988) pour six solistes, orchestre et dispositif électronique, ou bien encore « Dérive I » pour six instruments (1984) et « Dérive II » pour onze instruments (1988-2006).

Alfons & Aloys Kontarsky pianos.

NB : Le support de cet enregistrement est un disque vinyle ; sa lecture nécessite un lecteur dédié.


Copland: Billy the Kid; El Salon México
Copland: Billy the Kid; El Salon México
Prix : EUR 9,49

4.0 étoiles sur 5 En particulier, mais pas seulement, pour la musique du Ballet « Billy the Kid » d'Aaron Copland, très bien interprétée, 2 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Copland: Billy the Kid; El Salon México (CD)
Aaron Copland est né en 1900 à Brooklyn, New York (USA). Né dans une famille d'émigrés russes, il étudia le piano dès son plus jeune âge avec les célèbres pianistes Victor Wittgenstein et Clarence Adler. De 1921 à 1924, il suivit l'enseignement de Ricardo Viñes (1875-1943) au Conservatoire américain de Fontainebleau en France. C'est là qu'il rencontra Nadia Boulanger (1887-1979), dont il dira : « Je compris immédiatement que j'avais trouvé mon maître ». De retour aux États-Unis en 1924, il fonda en 1928 les Copland-Sessions Concerts à New York, séries de concerts destinés à promouvoir la jeune musique américaine puis, de 1932 à 1933, dirigea le Festival de musique contemporaine de Yaddo (New York), tout en continuant une carrière de pianiste, de chef d'orchestre et de professeur. En 1938, il accepta d'écrire pour la troupe de Lincoln Kirstein, le « Ballet Caravan » (« New York City Ballet ») un ballet retraçant la vie de Billy the Kid, premier western exprimé en langage musical. Dans les années 1950, il fut l'une des victimes du maccarthisme, et inscrit sur la Liste Noire du cinéma américain ; Copland, qui avait écrit en 1930 des « Variations pour piano » dans un style d'écriture dodécaphonique, s'intéressa alors à nouveau au sérialisme, en prenant « les grandes lignes de la théorie pour les adapter à mes propres besoins » (Copland), et beaucoup d'oeuvres de Copland de cette époque seront marquées par l'écriture sérielle. Paul Bowles (1910-1999), José Pablo Moncayo (1912-1958), Knut Nystedt (né en 1915), Alberto Ginastera (1916-1983), Antonio Estévez (1916-1988), Robert Ward (né en 1917), Juan Orrego-Salas (né en 1919), Halim El-Dabh (né en 1921), Raymond Wilding-White (1922-2001), Elmer Bernstein (1922-2004), Lester Trimble (1923-1986), Yehoshua Lakner (1924-2003), Ben-Zion Orgad (1926-2006), Jacob Druckman (1928-1996), Samuel Adler (né en 1928), Karl Korte (né en 1928), Einojuhani Rautavaara (né en 1928), Charles Strouse (né en 1928), Alvin Lucier (né en 1931), Mario Davidovsky (né en 1934), Richard Wernick (né en 1934), Anthony Iannaccone (né en 1943), Michael Tilson Thomas (né en 1944), Elliot Goldenthal (né en 1954) et John Verrall comptent au nombre de ses élèves les plus célèbres. Au début des années 1970, Copland sera victime de la maladie d'Alzheimer, et s'arrêtera alors de composer. Il est mort en 1990 à North Tarrytown, New York.

Parmi les oeuvres majeures de Copland, on peut noter une « Passacaglia », les « Piano Variations », une Sonate et une « Fantasy » pour piano, une Sonate pour violon et piano, un Duo pour flûte et piano, un Quatuor avec piano, un Concerto pour piano, un Concerto pour clarinette, « Fanfare for the Common Man » pour orchestre à vent et percussions, « Symphonic Ode », « Statements », « El Salón México », « Lincoln Portrait », « Connotations », « Inscape » et « Three Latin American Sketches » pour orchestre, une Symphonie pour orgue et orchestre, une « Dance Symphony », trois autres Symphonies, l'Opéra « The Tender Land », les Ballets « Grogh », « Billy the Kid », « Rodeo », « Appalachian Spring » et « Dance Panels », « Twelve Poems of Emily Dickinson » et « Old American Songs », « Four Motets », ainsi que plusieurs musiques de film.

Baltimore Symphony Orchestra, David Zinman.


Shostakovich: String Quartets Nos. 2, 3, 7, 8 & 12 by N/A (2000-02-01)
Shostakovich: String Quartets Nos. 2, 3, 7, 8 & 12 by N/A (2000-02-01)

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5.0 étoiles sur 5 Cinq Quatuors à cordes de Dmitri Chostakovitch, remarquablement interprétés par le Quatuor Borodine, 2 août 2016
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Le Quatuor à cordes N° 8 Op. 110 de Dmitri Schostakovich (1906-1975), Quatuor dédié « aux victimes de la guerre et du fascisme », a été écrit en 1960, en trois jours seulement, alors que le compositeur séjournait à Dresde, DDR (Allemagne), et que les ruines résultant du terrible bombardement de cette ville par les Anglo-Saxons le 14 février 1945 étaient encore très visibles. Le thème principal de ce Quatuor, l'un des plus grands chef-d'oeuvres écrits par Schostakovich, est élaboré sur le motif {Ré, Mibémol, Ut, Si} en notation latine, motif qui forme en notation allemande {D. Es. C. H.} les initiales de Dmitri Schostakovich, motif énoncé au cours de chacun des cinq mouvements qui forment cette œuvre et s'enchaînent continûment ; mais ce Quatuor a également la particularité de contenir de très nombreuses auto-citations de Schostakovich, extraites de ses Symphonies N° 1 et N° 5, du final de son second Trio avec piano, de son premier Concerto pour violoncelle, de la scène de l'exécution de sa musique de film « Jeunes Gardes », et de l'arioso de Katerina de son Opéra « Lady Macbeth de Mtsensk ». Bien que Schostakovich ait utilisé en d'autres occasions le motif de ses initiales, et que d'autres de ses oeuvres contiennent des auto-citations, ces deux particularités, réunies ici, rapprochées de la dédicace de l'oeuvre, ont fait couler beaucoup d'encre...

Le Quatuor à cordes N° 12 Op. 133 de Dmitri Chostakovitch date de 1968. Il est dédié à Dmitri Tsiganov, violoniste du Quatuor Beethoven, et fut créé par le Quatuor Beethoven le 14 septembre 1968 à Moscou. Le premier mouvement, de forme sonate, s'ouvre, avec une tristesse calme, sur une première mesure entièrement atonale, qui va progressivement évoluer vers une tonalité de ré bémol majeur, lorsqu'une nouvelle série chromatique - le second thème - vide le reste de l'exposition de tout centre tonal. A la fin du mouvement, le premier thème aura toutefois le dernier mot. Le second et dernier mouvement du Quatuor est d'une envergure considérable et, en même temps, d'une superbe unité. Sa principale cellule germinale est une figure de quatre doubles croches, qui fournit à la première section son impulsion rythmique. Avec une autre série de notes, jouées pizzicato, émerge un passage étonnant, qui finit par une explosion de violents accords, déployant chacun les douze demi-tons. Après un retour nostalgique au mouvement initial, dans une lente interrogation, la cellule germinale reprend vie au cours d'un long crescendo - l'un des passages les plus sereinement joyeux qu'ait écrit Chostakovitch - et ce qui semblait au début insensé, vide de tonalité, se cristallise, tranquillement et fermement, en un ré bémol jubilatoire.


Sextuor N 2 Partition
Sextuor N 2 Partition
par Alexandre Tansman
Edition : Broché
Prix : EUR 35,50

4.0 étoiles sur 5 La partition du second Sextuor d'Alexandre Tansman, 2 août 2016
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Alexandre Tansman est l'un des plus importants compositeurs d'origine polonaise du vingtième siècle. Né à Lodz en 1897, il fit ses études musicales au conservatoire de Varsovie, avant de s'installer à Paris après la première guerre mondiale, où il appartint à « L'Ecole de Paris », au coté de Bohuslav Martinu (1890-1959), d'Alexandre Spitzmüller (1894-1962), de Tibor Harsányi (1898-1954), de Marcel Mihalovici (1898-1985), d'Alexandre Tcherepnine (1899-1977), de Conrad Beck (1901-1989) et d'Igor Markevitch (1912-1983). En 1927, il partit pour les Etats-Unis, s'intéressa vivement à l'Extrême-Orient et au jazz, entreprit un tour du monde en 1932, au cours duquel il rencontrera notamment Mahatma Gandhi. Il épousa en 1937 l'une des filles du Compositeur Jean Cras (1879-1932) et, près la seconde guerre mondiale, il se fixa définitivement en France. Il est mort à Paris en 1986.

Parmi ses œuvres, on peut en particulier noter les « Huit mélodies japonaises » pour voix et orchestre (1918) crées le 2 février 1922 par Marya Freund sous la direction du compositeur et chef d'orchestre André Caplet (1878-1925), quatre Opéras « La nuit kurde » (1927), « La Toison d'Or » (1938), « Le Serment » d'après « La Grande Bretêche » de Balzac(1953) et « Sabbataï Zévi, le faux messie » (1958), la musique du film de Julien Duvivier « Poil de Carotte » (1932), deux Rapsodies « hébraïque » (1933) et « polonaise » (1940), le Ballet (1935) « Bric à Brac » (Bamberg Symphony Chorus, Israel Yinon ; Koch Schwann, 2001 - ASIN: B00004TDGW), une « Fantaisie » (1936), un Concerto (1963) et « Les dix Commandements » (1979) pour violoncelle et orchestre (Sebastian Hess, violoncelle ; Radio-Philharmonie Hannover des NDR, Israel Yinon ; Koch Schwann, 2001 - ASIN : B000059ZLV), le Concerto (1937) pour violon et orchestre (Beata Halska, violon ; Polish Radio Orchestra Krakow, Bernard le Monnier ; Olympia, 2000 - ASIN : B0000507X6), une Sonate pour violoncelle et piano (Alexander Zagorinsky, violoncelle ; Alexey Shmitov, piano ; Etcetera, 2004 - ASIN : B00004YLG4), une Suite, trois Sonatines et cinq Sonates pour piano (Piano Sonatas & Sonatinas : Daniel Blumenthal, piano ; Etcetera, 1993 - ASIN : B0000000RM), quatre « Recueils de Mazurkas » pour piano (Diane Andersen, piano ; Talent, 1997 - ASIN : B000002K47), les deux Sinfoniettas, le Divertimento et la Sinfonia piccola, une Suite « Cavatine » (1951) pour guitare (Andrés Segovia, guitare ; Retro Music, 2000 - ASIN : B000005S8L), en 1954 le Concerto pour Orchestre (Moscow Symphony Orchestra, Antonio de Almeida ; Marco Polo, 1996 - ASIN : B00000464B), en 1972 une « Stèle in memoriam Igor Stravinsky » (Slovak State Philharmonic Orchestra, Meir Minsky ; Marco-Polo, 1993 - ASIN : B000Q3MQX0), un « Hommage à Lech Walesa » (1982) pour guitare (Marc Regnier, guitare ; Marco Polo, 1994 - ASIN : B000004631) et neuf Symphonies, écrites entre 1917 et 1958.


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