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Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie ; (suivi de) Presque le paradis
Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie ; (suivi de) Presque le paradis
par Grzegorz Rosinski
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Regarde pour la dernière fois le misérable bâtard que tu avais osé choisir d'aimer !", 16 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie ; (suivi de) Presque le paradis (Album)
"La Magicienne trahie" est le premier tome de la série "Thorgal". Il est sorti aux éditions Le Lombard en janvier 1980. Le scénario a été écrit par Jean Van Hamme, qui restera scénariste de la série jusqu'en 2006, et les dessins (ainsi que la mise en couleurs) ont été réalisés par Grzegorz Rosinski (à ce jour, il est toujours le dessinateur de la série). Cet album de quarante-six planches comporte deux histoires : "La Magicienne trahie", qui compte trente planches et qui donne donc son titre à l'album, et "Presque le paradis...", (qui en compte seize). "La Magicienne trahie" et le tome suivant, "L'Île des Mers gelées", composent le "Cycle de la Reine des Mers gelées". "Presque le paradis..." peut être considéré comme une histoire courte, indépendante du cycle et de la continuité de la série.

C'est l'hiver. La neige tombe sur les flots. Gandalf-le-Fou, le regard frénétique et un rictus cruel aux lèvres, est descendu de son drakkar et mène Thorgal Ægirsson au bout d'une chaîne. Le dos du jeune homme est lacéré de coups de fouet. Gandalf-le-Fou attache Thorgal à l'Anneau des Sacrifiés, une série d'anneaux fixés à un python rocheux où les condamnés sont abandonnés à la marée montante. Thorgal injurie le viking ; celui-ci, piqué au vif, dégaine son épée, balafre le visage de Thorgal et regagne son navire. Tandis que Thorgal, au bord du désespoir, jure de le tuer, Gandalf-le-Fou ordonne le départ. Il reproche à sa fille, Aaricia, ligotée au mât du bateau, d'être tombée amoureuse de Thorgal et l'oblige à observer, de loin, son malheureux amant enchaîné. Thorgal tire sur la chaîne jusqu'à en avoir les poignets en sang et implore Odin, mais rien n'y fait, jusqu'à ce qu'une étrange femme, à la chevelure de feu, portant bandeau sur l'œil et accompagnée d'un loup arrive sur les lieux. Elle propose à Thorgal de le libérer, mais celui-ci devra se mettre à son service pendant une période d'un an. Le scalde, comprenant qu'il n'y a aucune autre issue, accepte...

Van Hamme et Rosinski créent Thorgal en 1977. À l'époque, Van Hamme, âgé de près de quarante ans, est déjà un scénariste qui a du métier. "Thorgal" est cependant sa première grande création. D'emblée, tous les ingrédients du succès sont mis en place. Un homme aux origines inconnues, divines pour certains, un amour idéalisé malgré l'adversité et la haine du père de l'aimée, des paysages rudes, des personnages énigmatiques et un monde fantastique, où magiciens, géants et lutins se côtoient. Bien sûr, "L'Odyssée" d'Homère, Ulysse et les tragédies grecques ne sont pas loin. Mais Van Hamme, en plus de sa science du récit, surprend par l'imaginaire de l'univers qu'il crée pour les besoins de "Thorgal". Quant à Rosinski, s'il n'est pas encore arrivé au sommet de son art (les fonds de case sont souvent vides), il marque dès le départ cette série de son empreinte grâce à son style graphique et son travail sur la couleur.

Dans "Presque le paradis...", Thorgal et son cheval Fural traversent les collines enneigées lorsqu'ils sont surpris par une meute de loups affamés. Thorgal lance Fural au galop vers la lisière de la forêt afin d'essayer de leur échapper mais tombe sur une autre bande ; il réalise qu'il a été rabattu et qu'il est tombé dans le piège tendu par la meute. Thorgal fait tournoyer son épée, se débarrassant de l'un des assaillants ; les loups se précipitent pour se repaître de son cadavre, offrant ainsi à Thorgal et à sa monture un instant de répit. Cependant, paniqué, Fural continue son galop et, malgré les injonctions de Thorgal, saute par-dessus un précipice. Ses sabots glissent sur les parois glacées, et monture et cavalier chutent interminablement dans une crevasse...

"Presque le paradis..." est un récit indépendant, hors-continuité. C'est une excellente histoire courte sur le mythe de la jeunesse éternelle qui comporte plusieurs thèmes sous-jacents (le prix de la liberté, le sacrifice, l'égoïsme). La virtuosité avec laquelle Rosinski met ce monde souterrain et ses décors variés en images (voir la végétation luxuriante, le labyrinthe de glace ou les nuées chaudes) laissera le lecteur admiratif.

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. En un album, deux histoires et quarante-six planches, Van Hamme et Rosinski plongent le lecteur dans un univers nouveau, fantastique et passionnant. La conclusion du cycle est contée dans "L'Île des Mers gelées".

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Captain America. L'intégrale Tome 2 : 1967-1968 de Kirby. Jack (2012) Album
Captain America. L'intégrale Tome 2 : 1967-1968 de Kirby. Jack (2012) Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "L'homme que j'aime lutte pour sa vie. Et je n'ai aucun moyen de l'aider.", 13 mai 2016
Captain America, personnage né en 1940 sous les crayons de Joe Simon (1913-2011) et de Jack Kirby (1917-1994), est mis au placard en septembre 1954. En novembre 1963, Stan Lee met en scène un faux retour du héros ; le vrai retour du personnage est mis en scène dans "Avengers" #4 (mars 1964). Captain America, à partir d'octobre 1964 et du #58, va partager la revue "Tales of Suspense" avec Iron Man. Cette cohabitation dure jusqu'en mars 1968. En avril de la même année, "Cap" obtient son propre magazine et ses histoires passent ainsi de dix à vingt planches.
Ce second tome de l'intégrale consacrée à Captain America est sorti chez Panini Comics en 2011. Il compte deux cent quatre-vingts planches. Il compile les "Tales of Suspense" du #85 de janvier 1967 au #99 de mars 1968, puis les "Captain America" du #100 d'avril 1968 au #105 de septembre 1968 (vingt-et-un numéros).
Stan Lee, qui va rester sur la série jusqu'au #141 de septembre 1971, conçoit la quasi-totalité des scénarios ; il laisse le #87 à Roy Thomas. Kirby dessine seize des épisodes, Gil Kane (1926-2000) dessine quatre "Tales of Suspense" et Jack Sparling (1926-1997) illustre le scénario de Thomas. Parmi les encreurs qui sont crédités, Frank Giacoia (1924-1988) en encre deux, Joe Sinnott, dix, Syd Shores (1913-1973), cinq, et Dan Adkins (1937-2013), deux.

Dans ces pages, Captain America se bat à nouveau contre Batroc. Il vient en aide à l'Agent 60 du SHIELD, infiltré en pays communiste. Il met fin aux agissements d'un criminel qui usurpe son identité. Power Man et le Spadassin tentent de se venger de lui. Il affronte le Mecho-Assassin de l'AIM (Advanced Idea Mechanics) et échappe à MODOK (qui est créé dans ces pages). Il essaie, sans succès, de raccrocher le bouclier. La Panthère noire lui demande de se rendre au Wakanda. Et toujours, Crâne rouge. Crâne rouge qui veut l'asservir, Crâne rouge qui réveille le Quatrième Dormeur, Crâne rouge et son Île des Exilés, Crâne rouge qui comprend rapidement quel est le point faible de Captain America...

Captain America reste le même, mais le personnage de Steve Rogers évolue. Le fantôme de Bucky est moins présent et le sentiment de solitude qu'éprouve Rogers est moins pesant. Le personnage de l'Agent 13, Sharon Carter, permet à la série de prendre un virage rafraîchissant ; Rogers en tombe amoureux, et, bien entendu, ses amours vont être contrariés. Lee évoque une relation impossible entre deux êtres qui s'aiment sincèrement, mais qui font passer, malgré eux, le sens du devoir avant les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Cette relation permet néanmoins à Captain America d'oublier - un peu - la mort de Bucky et, surtout, lui offre un début d'ancrage dans la vie réelle. De quasi-marginal, Rogers devient un homme qui se pose moins de questions quant à sa place dans la société et s'interroge davantage sur la place de l'amour dans sa vie et sur les sacrifices que sa condition de super-héros exige.
Kirby soigne davantage ses planches que dans les tous premiers épisodes du retour du personnage. Les lecteurs pourront rester pantois devant le découpage cinématographique, en cases de dimensions égales, du combat entre Captain America et Batroc ("Tales of Suspense" #85). La présence du SHIELD dans ces aventures permet à Kirby de laisser libre cours à sa créativité au niveau des véhicules. Le travail de Kane, malgré tout le talent de l'artiste, ne parvient pas à convaincre ; les traits des personnages (notamment ceux de Bucky) n'étant pas suffisamment réguliers.

Le travail de traduction a été réparti entre Thomas Davier et Laurence Belingard. Davier traduit les numéros de "Tales of Suspense" et Belingard ceux de "Captain America". Dans l'ensemble, leur travail est solide, même si Belingard fait une faute de conjugaison, qu'elle abuse du "on" et sous-emploie le "nous". En plus d'une coquille, le texte des bulles de la planche trois, case deux du "Tales of Supense" #88, est dans le désordre. Enfin, comme d'habitude, hélas, les couvertures originales ont été rassemblées en fin de recueil plutôt que d'être intercalées entre chaque épisode.

Ce volume est très plaisant à lire. Captain America (ou plutôt Steve Rogers) évolue en restant fidèle à ses idéaux. Les scénarios gagnent en complexité, la longueur des numéros étant doublée dès le moment où le personnage obtient son propre magazine.

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CAPTAIN AMERICA INTEGRALE T02
CAPTAIN AMERICA INTEGRALE T02
par Jack Kirby
Edition : Album

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "L'homme que j'aime lutte pour sa vie. Et je n'ai aucun moyen de l'aider.", 13 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : CAPTAIN AMERICA INTEGRALE T02 (Album)
Captain America, personnage né en 1940 sous les crayons de Joe Simon (1913-2011) et de Jack Kirby (1917-1994), est mis au placard en septembre 1954. En novembre 1963, Stan Lee met en scène un faux retour du héros ; le vrai retour du personnage est mis en scène dans "Avengers" #4 (mars 1964). Captain America, à partir d'octobre 1964 et du #58, va partager la revue "Tales of Suspense" avec Iron Man. Cette cohabitation dure jusqu'en mars 1968. En avril de la même année, "Cap" obtient son propre magazine et ses histoires passent ainsi de dix à vingt planches.
Ce second tome de l'intégrale consacrée à Captain America est sorti chez Panini Comics en 2011. Il compte deux cent quatre-vingts planches. Il compile les "Tales of Suspense" du #85 de janvier 1967 au #99 de mars 1968, puis les "Captain America" du #100 d'avril 1968 au #105 de septembre 1968 (vingt-et-un numéros).
Stan Lee, qui va rester sur la série jusqu'au #141 de septembre 1971, conçoit la quasi-totalité des scénarios ; il laisse le #87 à Roy Thomas. Kirby dessine seize des épisodes, Gil Kane (1926-2000) dessine quatre "Tales of Suspense" et Jack Sparling (1926-1997) illustre le scénario de Thomas. Parmi les encreurs qui sont crédités, Frank Giacoia (1924-1988) en encre deux, Joe Sinnott, dix, Syd Shores (1913-1973), cinq, et Dan Adkins (1937-2013), deux.

Dans ces pages, Captain America se bat à nouveau contre Batroc. Il vient en aide à l'Agent 60 du SHIELD, infiltré en pays communiste. Il met fin aux agissements d'un criminel qui usurpe son identité. Power Man et le Spadassin tentent de se venger de lui. Il affronte le Mecho-Assassin de l'AIM (Advanced Idea Mechanics) et échappe à MODOK (qui est créé dans ces pages). Il essaie, sans succès, de raccrocher le bouclier. La Panthère noire lui demande de se rendre au Wakanda. Et toujours, Crâne rouge. Crâne rouge qui veut l'asservir, Crâne rouge qui réveille le Quatrième Dormeur, Crâne rouge et son Île des Exilés, Crâne rouge qui comprend rapidement quel est le point faible de Captain America...

Captain America reste le même, mais le personnage de Steve Rogers évolue. Le fantôme de Bucky est moins présent et le sentiment de solitude qu'éprouve Rogers est moins pesant. Le personnage de l'Agent 13, Sharon Carter, permet à la série de prendre un virage rafraîchissant ; Rogers en tombe amoureux, et, bien entendu, ses amours vont être contrariés. Lee évoque une relation impossible entre deux êtres qui s'aiment sincèrement, mais qui font passer, malgré eux, le sens du devoir avant les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Cette relation permet néanmoins à Captain America d'oublier - un peu - la mort de Bucky et, surtout, lui offre un début d'ancrage dans la vie réelle. De quasi-marginal, Rogers devient un homme qui se pose moins de questions quant à sa place dans la société et s'interroge davantage sur la place de l'amour dans sa vie et sur les sacrifices que sa condition de super-héros exige.
Kirby soigne davantage ses planches que dans les tous premiers épisodes du retour du personnage. Les lecteurs pourront rester pantois devant le découpage cinématographique, en cases de dimensions égales, du combat entre Captain America et Batroc ("Tales of Suspense" #85). La présence du SHIELD dans ces aventures permet à Kirby de laisser libre cours à sa créativité au niveau des véhicules. Le travail de Kane, malgré tout le talent de l'artiste, ne parvient pas à convaincre ; les traits des personnages (notamment ceux de Bucky) n'étant pas suffisamment réguliers.

Le travail de traduction a été réparti entre Thomas Davier et Laurence Belingard. Davier traduit les numéros de "Tales of Suspense" et Belingard ceux de "Captain America". Dans l'ensemble, leur travail est solide, même si Belingard fait une faute de conjugaison, qu'elle abuse du "on" et sous-emploie le "nous". En plus d'une coquille, le texte des bulles de la planche trois, case deux du "Tales of Supense" #88, est dans le désordre. Enfin, comme d'habitude, hélas, les couvertures originales ont été rassemblées en fin de recueil plutôt que d'être intercalées entre chaque épisode.

Ce volume est très plaisant à lire. Captain America (ou plutôt Steve Rogers) évolue en restant fidèle à ses idéaux. Les scénarios gagnent en complexité, la longueur des numéros étant doublée dès le moment où le personnage obtient son propre magazine.

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Integrale Captain America T01
Integrale Captain America T01
par Stan Lee
Edition : Album

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Captain America est mort, la suite de ma tâche m'attend !", 27 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Integrale Captain America T01 (Album)
Captain America est né en 1940 sous les crayons de Joe Simon (1913-2011) et de Jack Kirby (1917-1994), deux Juifs américains souhaitant créer un super-héros patriotique alors que le troisième Reich a remporté ses premières victoires militaires (les États-Unis n'entreront en guerre que le 8 décembre 1941, le lendemain de Pearl Harbor, soit plus d'un an après la naissance de Captain America). Les premières aventures de Captain America sont publiées dans Timely Publications, qui devient Timely Comics en 1941, puis Atlas Comics en 1950 avant d'enfin devenir Marvel Comics en 1961. Le départ de Simon et Kirby pour National Comics n'empêche pas le titre de rencontrer un succès certain, mais qui s'étiole suite à la fin de la guerre. Les années cinquante sont difficiles pour les super-héros, genre qui éprouve des difficultés à se renouveler, et Captain America, malgré les tentatives de relance du titre, finit par être mis au placard en septembre 1954.
En novembre 1963, Stan Lee met en scène un faux retour du héros ; Captain America est alors réclamé par les lecteurs et le vrai retour du personnage est conté dans "Avengers" #4 (mars 1964). À partir d'octobre 1964 et du #58, la revue "Tales of Suspense" est partagée entre Captain America et un autre Vengeur, Iron Man.
Ce volume de deux cent soixante planches comprend vingt-six histoires (chacune fait dix planches) et compile les "Tales of Suspense" du #59 de novembre 1964 au #84 de décembre 1966. Stan Lee écrit les scénarios. Kirby dessine dix-huit épisodes et produit les esquisses de la majorité des numéros restants, qui seront finies par Dick Ayers (1924-2014), George Tuska (1916-2009), Don Heck (1929-1995) ou John Romita. Chic Stone (1923-2000) encre six numéros, Frank Giacoia (1924-1988), quatre sous le pseudonyme de Frank Ray et cinq sous son propre nom.

Dans ces vingt-six récits, Captain America va, entre autres, arrêter un gang de malfrats mené par un certain Bull, qui a l'intention de profiter de l'absence de la plupart des Vengeurs pour s'attaquer à leur manoir. Il va déjouer les plans du baron Zemo, qui supervise l'entraînement d'assassins chargé de supprimer le héros. Il va affronter le général Sumo, officier du Vietcong, et ses troupes communistes afin de libérer un pilote américain prisonnier. Il va empêcher de dangereux prisonniers de se faire la malle d'un pénitencier. Il va démasquer la mise en scène de Sando et Omar, qui prétendent prédire des catastrophes pour couvrir des actes de sabotage. Il va affronter Crâne rouge maintes et maintes fois, notamment lorsque celui-ci veut mettre la main sur le cube cosmique. Il va s'opposer à Batroc (le personnage est créé dans ces pages). Il va se battre contre l'AIM (Advanced Idea Mechanics) et ses androïdes. Enfin, Cap va tenter de survivre aux coups de l'Adaptoïde en conclusion de ce recueil.

Ces histoires-là sont rudimentaires. Certaines sortent du lot, notamment celle qui a pour théâtre le castel Greymoor, mais le reste est loin d'être inoubliable. Lee valse entre souvenirs de guerre et intrigues "contemporaines". Par contre, la caractérisation de Captain America est d'emblée réussie ; Steve Rogers est un être seul, solitaire, qui ne parvient pas à trouver sa place dans la société, malgré le courage et l'héroïsme dont Captain America est auréolé. Rogers, constamment hanté par la mort de son partenaire Bucky, ne parvient pas à oublier son passé et a beaucoup de mal à s'adapter.
Les dessins de Kirby ne sont pas toujours soignés, mais Giacoia apporte beaucoup. Le style de Kirby étonne toujours ; certaines postures sont d'un naturel confondant et il y a là des petites trouvailles visuelles (les ronds de fumée de cigarette de Crâne rouge).

La traduction a été réalisée par Geneviève Coulomb. La traductrice omet la forme négative trop souvent et utilise des acronymes curieux ("N-D-D" : "Nom de Dieu"). Plutôt que de moderniser un texte daté, elle joue au contraire sur le côté vieillot, renforçant l'aspect démodé et ringard des dialogues. Côté maquette, il est dommage que les couvertures originales n'aient pas été intercalées au début de chaque numéro.

Le matériel de ce premier tome est de facture honnête, bien qu'il ne comprenne rien de franchement inoubliable. Mais l'ensemble bénéficie d'une caractérisation qui fait mouche, permettant à une "veille gloire" des comics d'être relancée avec succès.

Barbuz
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Batman : 1964-1965
Batman : 1964-1965
par Bob Kane
Edition : Relié

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 "À toi le Pingouin, Robin !", 12 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman : 1964-1965 (Relié)
En novembre 2006, Panini Comics sortaient, dans leur collection DC Archives, le second de deux tomes consacrés au Batman du milieu des années soixante. Ce volume contient les #334 à 339 (de décembre 1964 à mai 1965) de "Detective Comics" et les #168 à 171 (décembre 1964, février, mars et mai 1965) de "Batman".
Ce recueil compte dix numéros complets pour un total de treize histoires, le magazine "Batman" étant encore, à l'époque, un bimestriel comptant deux aventures (le #171 n'en propose qu'une).
Parmi les scénaristes, Bill Finger (1914-1974), Gardner Fox (1911-1986) et France Herron (1918-1966). Carmine Infantino (1925-2013) et Sheldon Moldoff (1920-2012) se partagent la tâche de dessinateur. Joe Giella encre tous les récits (sauf le second du Batman 169) et toutes les couvertures (sauf celle du Batman #171).

"Le Combat qui secoua Gotham City !" : Monsieur Mammouth, un hercule de foire, est en ville, mais refuse de faire son numéro...
"Solution "à rebours" d'un crime parfait !" : Le Club des Limiers de Gotham City se réunit pour résoudre une nouvelle énigme...
"L'Homme qui dépouilla Batman" : Batman et Robin sont défiés par un audacieux et provocateur criminel déguisé en criquet...
"La Piste du masque parlant !" : Batman et Robin échouent à empêcher le cambriolage d'une bijouterie. Les voleurs s'enfuient...
"Partenaires du crime !" : Le Pingouin vient de sortir de prison. Il veut réaliser un coup sensationnel, à la hauteur de son talent...
"Sale Temps pour Batman !" : Batman, en conférence de presse au commissariat de Gotham City, évoque sa récente malchance...
"La Nuit des sortilèges !" : Une sorcière transforme des souris attelées à un potiron en malfrats prêts à dévaliser une banque...
"Les Champions de la belle !" : Le voleur Roy Reynolds, pisté par Batman et Robin, refuse néanmoins d'essayer de les liquider...
"La gagnante n'en revient pas !" : Madame Tompkins, une amie de Tante Harriet, remporte un prix sans participer au concours...
"Le Péril venu du froid !" : Klag, homme de Cro-Magnon, affronte Brugg le pillard. Klag trébuche et tombe, tombe dans le vide...
"Un uppercut signé Batman !" : Batman et Robin traquent des voleurs jusqu'à un chantier de construction. L'un d'eux tente de les écraser avec une boule de démolition...
"Les Incroyables Ruses du Sphinx !" : Le Sphinx est libéré. Il n'a qu'une envie, prendre sa revanche sur Batman. Mais le justicier a fort à faire avec le gang de Molehill...
"Batman et la bombe animale !" : Une vague de cambriolages sévit à Gotham City. Walter Hewitt, un jeune homme chétif, se livre à la police et demande Batman...

Le scénariste France Herron, sur les conseils de l'éditeur Julius Schwartz (1915-2004), a modernisé Batman, mais les scénaristes retombent malheureusement rapidement dans leurs travers. Ainsi, Batman poursuit le Pingouin en parapluie à réaction, affronte une sorcière juchée sur son balais volant ou lutte contre un homme de Cro-Magnon doté de superpouvoirs. Fox introduit un ennemi prometteur, l'Outsider, mais l'auteur exploite mal son idée, qui finit par sombrer dans le ridicule. Quelques histoires sortent néanmoins du lot, dont la surprenante "Piste du masque parlant".
Le style graphique de Carmine Infantino est plus sérieux, plus varié et plus réaliste que celui de Sheldon Moldoff, mais il y a cependant comme une vague homogénéité entre les dessins des deux artistes, sans doute en partie grâce à l'encrage de Giella.

Les crédits de la traduction ont été oubliés ; il est très probable qu'il s'agisse de Geneviève Coulomb. Le texte comprend quelques onomatopées non traduites. De plus, les noms anglais de certains des gadgets de Batman ont malheureusement été gardés.
Côté mise en page, le sommaire est difficilement lisible. L'effort de documentation, avec une préface de quatre pages signée Michael Uslan (producteur des films de Batman et scénariste) et de courtes biographies des auteurs et artistes, est à noter.

Il n'y a malheureusement pas grand-chose à retenir de ce recueil plus que moyen, qui s'adresse décidément à un public très jeune. Quelques mois plus tard (janvier 1966) était lancée la série télévisé consacrée au personnage. Il allait falloir attendre la fin de l'Âge d'Argent et l'arrivée de Dennis O'Neil et Neal Adams sur le titre avant que Batman n'effectue vraiment, de façon durable, un véritable retour aux sources.

Barbuz
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La Nouvelle Frontière, Tome 3 : La Ligue de Justice
La Nouvelle Frontière, Tome 3 : La Ligue de Justice
par Darwyn Cooke
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Mais, je vous dis que nous sommes devant la Nouvelle Frontière, que vous le vouliez ou non.", 4 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nouvelle Frontière, Tome 3 : La Ligue de Justice (Broché)
En novembre 2006, Panini Comics sortaient, dans leur collection "DC Heroes", "La Ligue de Justice", le troisième et dernier tome de la saga "La Nouvelle Frontière". En VO, cette mini-série de six numéros a été publiée sous le titre "DC: The New Frontier", entre mars et novembre 2004. L'album compte cent trente-six planches.
Cette saga consacrée à la transition entre l'Âge d'Or et l'Âge d'Argent dans l'univers DC Comics a été entièrement écrite et dessinée par Darwyn Cooke, connu notamment pour son travail sur "Catwoman" avec Ed Brubaker. Cooke encre ses propres illustrations, tandis que Dave Stewart réalise la mise en couleurs.

Les Challengers de l'Inconnu sont au repos et pansent leurs blessures tout en recevant la visite de Lois Lane et de Jimmy Olsen. Kyle "Ace" Morgan reçoit un appel de Hal Jordan, mais ce dernier ne parvient pas à parler de ce qui lui arrive et raccroche. Jordan se trouve dans le désert Mohave. Il tient une étrange lanterne verte à la main. Son simulateur s'est écrasé et la dépouille d'un extraterrestre gît contre un roc. Jordan procède à son enterrement.
L'extraterrestre s'appelait Abin Sur. Avant de mourir, il a estimé que le courage dont faisait preuve Hal Jordan le rendait digne de l'anneau de pouvoir et lui a légué le sien, faisant ainsi de Jordan un Green Lantern. Jordan se passe l'anneau au doigt et le teste ; les résultats vont au-delà de ses espérances et fantasmes les plus fous. Portant désormais le fameux uniforme, Jordan vole, tutoie les étoiles, sans encore à réaliser l'immensité des pouvoirs de l'anneau.
June Robbins fait le tour du propriétaire à Lois Lane et Jimmy Olsen, lorsque l'alerte de sécurité nationale retentit. Le radar a détecté ce qui semble être un oiseau préhistorique géant s'approchant de la base de lancement de Cap Canaveral. Les Challengers de l'Inconnu se préparent à intervenir ; ils emmènent Lois et Jimmy.
Metropolis, le soir. Clark Kent est au Daily Planet. Il examine le microfilm que Bruce Wayne lui a fait parvenir et qui contient une reproduction du dernier conte de Theodore Smiesel, un auteur pour enfants qui s'est récemment suicidé. Smiesel y évoque une entité présente sur Terre depuis l'aube des temps et qui a cohabité pacifiquement avec toutes les formes de vie, jusqu'à l'avènement de l'homme. Devant la folie destructrice de l'homme, l'entité veut quitter la Terre et trouver un nouveau foyer, dusse-t-elle pour cela éradiquer la race humaine...

Cooke, pour conclure sa saga, se concentre sur les représentants de la nouvelle génération de super-héros, incarnée par Green Lantern et Flash. L'auteur met les icônes de côté : Wonder Woman est blessée, Superman est porté disparu et Batman se cache pour échapper aux agents fédéraux. Ce sont Jordan et les autres (Adam Strange, les Sea Devils, les Blackhawks, etc.) qui se partagent la vedette. Ce dernier tome comporte moins de références culturelles (notons une évocation des révoltés du Bounty, bien que le film "Mutiny on the Bounty" ne sorte qu'en 1962, ainsi qu'un clin d'œil à Jack Kirby, créateur des Challengers de l'Inconnu) ou historiques (sauf dans l'épilogue) ; ce sont désormais les super-héros qui vont faire l'histoire, et plus la subir.
Cooke dessine dans un style clair, proche du dessin animé. Sa technique de découpage par planches de trois cases rend la lecture fluide et l'action est d'une lisibilité exemplaire. La superbe double page où tous les personnages, solennels et déterminés, se dirigent vers la piste d'envol, est digne de '"L'Étoffe des Héros". Les planches dans lesquelles Jordan, Ace Morgan et Nathaniel Adam traversent le centre mettent en évidence la créativité et le talent de l'artiste et de son coloriste. La scène lors de laquelle Aquaman ramène Superman et demande une certaine Lois est poignante.

L'histoire se termine en 1960. Dans son discours d'investiture à la convention du Parti démocrate, repris en épilogue, un jeune sénateur américain évoque une "nouvelle frontière". John Fitzgerald Kennedy y parle de périls inconnus, d'espérances et de menaces, des champs inexplorés de la science et de l'espace et des problèmes non résolus de paix et de guerre. Il y souligne le besoin d'invention et d'imagination. Il s'y adresse aux pionniers de cette nouvelle frontière, en en appelant à leur force et à leur courage. Au final, n'est-ce pas là la mission de la Ligue de Justice ? "La Nouvelle frontière" est un chef-d'œuvre qui donne aux légendes de papier une place fictive dans l'Histoire. Magistral. À lire, à relire et à rééditer avec une nouvelle traduction.

Barbuz
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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2016 2:36 PM MEST


Trinité : Batman/Superman/Wonder Woman
Trinité : Batman/Superman/Wonder Woman
par Matt Wagner
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Je viens en paix. Je me nomme Diana, ambassadrice des Amazones.", 3 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trinité : Batman/Superman/Wonder Woman (Album)
"Trinité" est un album à la couverture cartonnée de deux cent huit planches, sorti chez Panini Comics dans leur collection DC Anthologie en octobre 2006. En VO, cette histoire a d'abord été publiée sous la forme d'une mini-série entre août et septembre 2003, sous le titre "Batman/Superman/Wonder Woman: Trinity".
"Trinité" a été entièrement conçu par Matt Wagner ; il en a écrit le scénario, en a réalisé les dessins, l'encrage et en a illustré les couvertures. Les lecteurs francophones de DC Comics connaissent Wagner pour son travail sur deux mini-séries consacrées à Batman publiées par Panini Comics : "Batman et les monstres" ("Batman and the Monster Men", 2006) et "Batman et le moine fou" ("Batman and the Mad Monk", 2006-2007). Pour la mise en couleurs, Wagner a eu la chance de pouvoir s'associer à un artiste de choix, Dave Stewart, qui a remporté neuf prix Eisner depuis 2003.

Metropolis. À la gare, Clark Kent court vers le quai de façon volontairement maladroite ; afin de préserver son identité secrète, il s'applique à rater son train trois fois par semaine. Il reste sur le quai lorsqu'un tireur embusqué abat le conducteur du train qui vient de partir. Le train prend de la vitesse et la catastrophe menace. Superman intervient juste à temps pour empêcher le pire en retenant le train. Les passagers s'en sortent sains et saufs. Plus loin, dans une fourgonnette, les complices masqués du tireur d'élite ont attentivement mesuré et enregistré l'intervention de l'Homme d'Acier, à l'insu de celui-ci. Superman ne découvre aucun indice lorsqu'il découvre l'endroit d'où a été tiré le coup de feu.
Metropolis, la nuit. Un commando de cinq hommes tente de s'introduire par effraction dans les laboratoires STAR afin d'y dérober des technologies. Ils sont piégés par Batman, qui les neutralise.
L'Antarctique. Une escouade de quelques hommes, menée par Ra's al Ghul, localise la prison de glace de Bizarro grâce à des informations dérobées à la LexCorp. Ra's fait libérer le monstre.
Metropolis. Clark Kent est au Daily Planet lorsqu'il reçoit un appel téléphonique de Bruce Wayne, qui se trouve en ville. Wayne l'invite à le rejoindre pour parler. Il informe Kent de l'existence de la Purge, une organisation criminelle qui fournit tous types d'armes. Il lui révèle que Batman a récemment empêché les hommes de la Purge de cambrioler les laboratoires STAR, où ils voulaient voler de la kryptonite...

"Trinité" est une véritable course contre la montre - entre Batman, Superman et Wonder Woman d'un côté et Ra's al Ghul de l'autre - qui va déboucher sur une bataille rangée d'ampleur mythologique. Mais "Trinité" conte aussi la première aventure commune des trois icônes de DC Comics. Batman et Superman se connaissent déjà, mais chacun va rencontrer Wonder Woman pour la première fois. Bien évidemment, cette rencontre va se passer de façon très différente pour l'un et l'autre, Wagner n'oubliant pas de saupoudrer la relation Batman - Wonder Woman d'un zeste d'humour plutôt piquant. La caractérisation des personnages est une indéniable réussite et la qualité des dialogues est à noter, bien que Wagner ait tendance à abuser un peu de l'ellipse.
Le style graphique de Wagner s'inspire, dans une certaine mesure, de l'univers du dessin animé, avec une pointe de réalisme en plus. Dans l'ensemble, son travail est remarquable. Chacun des trois lieux (Metropolis, Gotham City et Themyscira) a sa propre personnalité. Le découpage, plutôt classique, est limpide, parfois cinématographique lorsque Wagner s'offre le luxe de décompresser la narration. Sa Wonder Woman n'est par contre pas entièrement convaincante ; son visage n'est pas toujours régulier et le short cycliste dont l'a affublée l'artiste n'est pas du meilleur goût.

La traduction de Geneviève Coulomb, souvent littérale, est perfectible, d'autant que le texte comprend plusieurs fautes. Parmi les bonus, une préface de Brad Meltzer, les couvertures des numéros VO, quelques croquis et une courte biographie de Wagner.

"Trinité" est une excellente histoire pleine de suspense, dont l'action monte crescendo et qui va voir naître une amitié quasi indéfectible entre les trois icônes de DC Comics. Dix ans plus tard, une réédition avec une nouvelle traduction serait bienvenue.

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JLA : Justice, Tome 1 :
JLA : Justice, Tome 1 :
par Jim Krueger
Edition : Album

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5.0 étoiles sur 5 "Qui a décidé qu'il fallait dérouler le tapis rouge pour nos sauveurs ?", 24 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA : Justice, Tome 1 : (Album)
En 2006, Panini Comics France sortaient le premier des quatre tomes de "Justice" sous la forme d'un album à la couverture cartonnée comptant quatre-vingt-seize planches. Les quatre volumes seront publiés dans la collection DC Icons de Panini Comics. En VO, cette saga consacrée à la Ligue de Justice, également intitulée "Justice", est une mini-série éditée en douze numéros entre octobre 2005 et août 2007, et, à ce jour, rééditée deux fois.
"Justice" a été réalisée par Jim Krueger, Alex Ross et le Britannique Doug Braithwaite. L'histoire a été conçue par Krueger et Ross. Krueger en a développé le scénario. Bien que cela ne soit pas clairement précisé dans les crédits, les dessins sont de Braithwaite et l'encrage de Ross. Braithwaite, a, entre autres, travaillé sur "Batman" ou "Green Arrow". Il n'est peut-être plus nécessaire de présenter Alex Ross. Outre "Kingdom Come" (1996), avec Mark Waid, Ross a réalisé, avec Paul Dini, une série d'albums absolument remarquables consacrés aux plus grands super-héros de DC Comics.

"Justice" commence par un cauchemar. Le cauchemar ultime : celui de l'extinction de l'humanité suite à un conflit nucléaire. L'Asie, le Proche-Orient, l'Europe et les États-Unis sont frappés. Un narrateur invisible conte les derniers instants de l'humanité et l'impuissance de la Ligue de Justice. Il regrette amèrement que l'humanité s'en soit entièrement et aveuglément remise aux super-héros, incapables de la protéger en ce jour. L'étendue des pouvoirs de Superman est insuffisante et semble dérisoire ; il ne peut sauver ni Metropolis, qui sombre dans les flammes, ni Lois Lane. Wonder Woman ne peut plus nier qu'elle est faite d'argile ; elle tente à grand-peine de retenir un immense mur afin d'éviter qu'il ne s'écrase sur des enfants, mais son propre corps s'effrite. La vitesse de Flash ne l'empêche pas d'arriver trop tard ; il ne trouve aucun survivant. Le Limier martien meurt dans les flammes et son corps se tord dans la folie. L'anneau du Green Lantern Hal Jordan finit par s'épuiser. Hawkman a les ailes brûlées et tombe au sol. Aquaman refuse d'accueillir des survivants, la mer charriant déjà d'innombrables cadavres de créatures marines. Green Arrow et Black Canary comprennent qu'il faut se résoudre à mourir. Batman se réfugie dans la Bat-Cave avec ses remords, emmenant avec lui autant d'enfants que possible. L'Apocalypse a eu lieu et le désastre est total, jusqu'à la destruction finale.
Tout cela n'est qu'un cauchemar, que certains super-vilains partagent de façon étrange. Black Manta, Priscilla Rich (Cheetah), le Dr. Jonathan Crane (l'Épouvantail), Winslow Percival Schott (Toyman) et d'autres s'inquiètent de la survie de l'humanité.
Pendant ce temps, Aquaman fait ses adieux à sa femme Mera et à leur fils. Une présence étrangère a investi son royaume et le monarque des mers veut en savoir plus...

Krueger met en scène des super-héros dépassés tandis qu'ils sont à la recherche de l'un des leurs. Au même moment, les super-vilains sortent de leurs tanières et s'attaquent localement à certains des grands problèmes de l'humanité (faim, désertification). Mais ces bonnes actions ne dissimulent-elles pas de plus sombres desseins ? "Justice" est sombre mais ne manque pas totalement d'humour, en témoigne le panneau publicitaire sur lequel Plastic Man pose pour une carte bancaire. La caractérisation des personnages est idéale, les monologues ou dialogues sonnent juste.
Bien que Braithwaite ait réalisé les dessins, il est indéniable que Ross s'approprie véritablement la partie visuelle, tant il marque chaque case de son empreinte grâce à sa technique de couleur directe. Le spectacle est au rendez-vous. Les personnages sont expressifs. Notons que les cartouches des monologues ont été personnalisés, ce qui permet de s'immerger plus facilement dans les pensées du personnage en question.

La traduction de Jérémy Manesse est vraiment impeccable ; le texte a été soigné. Les bonus en fin de recueil sont des fiches fictives tirées des dossiers de Batman, illustrées par Braithwaite et Ross, et présentant quelques personnages de cette saga.

"Justice" commence avec un premier tome particulièrement sombre et spectaculaire, surtout lors des premières pages. Elle s'annonce passionnante, d'autant Braithwaite et Ross nous épatent avec des planches vraiment splendides. C'est un indispensable.

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Superman l'Intégrale, Tome 1 : 1958-1959
Superman l'Intégrale, Tome 1 : 1958-1959
par Jerry Coleman
Edition : Album

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3.0 étoiles sur 5 "Par les astres ! Une ville de Krypton, ma planète natale !", 20 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman l'Intégrale, Tome 1 : 1958-1959 (Album)
En mai 2006, Panini Comics sortaient, dans leur collection DC Archives, le premier de deux tomes consacrés au Superman de la fin des années cinquante. Cet album cartonné de deux cent quarante planches contient les #241 à 247 (juin à décembre 1958) de la série "Action Comics" et les #122 à 126 (juin à septembre et novembre 1958 et janvier 1959) de la série "Superman". Ce recueil compte donc douze numéros, pour un total de vingt histoires.
Jerry Coleman et Otto Binder (1911-1974) sont au scénario, Wayne Boring (1905-1987), Kurt Schaffenberger (1920-2002), Al Plastino (1921-2013) et Dick Sprang (1915-2000), aux dessins.

"La Super-Clé de Fort Superman !" : Un visiteur insaisissable parvient à laisser un message de défi à Superman dans sa Forteresse...
"L'Énigme des trophées aliens" : Mû par une étrange volonté, Superman se lance dans la collection de trophées extraterrestres...
"Superman à la Maison-Blanche" : Suite à un coup à la tête, Jimmy Olsen rêve que Superman devient président des États-Unis...
"Le Super-Sergent !" : Superman participe à une expérience, mais un incident duplique ses pouvoirs, dont un soldat va bénéficier...
"Super-Duel cosmique" : Clark Kent et Lois Lane sont les passagers d'une fusée spatiale, qui va croiser le vaisseau de Brainiac...
"La Femme d'acier !" : Superman et Jimmy Olsen portent secours à un archéologue, qui va offrir une puissante relique à Jimmy...
"La Jeune Fille et le lion !" : Superman porte secours à une jeune femme en Grèce. Elle dit descendre de la magicienne Circé...
"Le Glaive enchanté !" : Tandis que Clark Kent enquête sur la pègre, un navire découvre un chevalier congelé dans un iceberg...
"Madame Superman" : Leur hélicoptère endommagé par une météorite, Clark Kent et Lois Lane doivent sauter en parachute...
"Le Bâtisseur d'acier" : Superman se fait passer pour un ouvrier en bâtiment afin de confondre un entrepreneur peu scrupuleux...
"Un Super-Roi des mers" : Superman tente de porter secours à deux étranges extraterrestres originaires d'un monde aquatique...
"Mini-Superman !" : À la Forteresse, Lois Lane fait maladroitement tomber la bouteille de verre qui contient la cité de Kandor...
"Le Super-Songe de Lois Lane" : Suite à un accident, Lois Lane, hospitalisée, rêve qu'elle et Clark Kent deviennent un couple super-héroïque : Power Girl et Power Man...
"Clark Kent à la fac !" : Clark Kent reçoit une invitation à la réunion des anciens élèves de sa faculté. Il se remémore alors la perspicacité du professeur Maxwell...
"Le Nouveau Pouvoir de Superman !" : En empêchant un tremblement de terre, Superman détruit une étrange petite fusée spatiale. Ses pouvoirs vont être affectés...
"Krypton-sur-Terre !" : Un promoteur immobilier semble avoir recréé la ville de Krypton, mais sur Terre ! Perry White demande à Clark Kent d'écrire un article...
"Feu les Parents de Superman" : Clark Kent, stupéfait, reçoit la visite de ses parents adoptifs, les Kent, qu'une machine à explorer le temps a envoyés du passé...
"Superman recherche Clark Kent !" : Superman recherche un antidote aux effets de la kryptonite, mais son expérience tourne mal et explose ; il perd la mémoire...
"L'Horloge maudite" : Shandu, un maître illusionniste, réalise son numéro, mais Superman s'en mêle et dévoile toutes ses astuces. Shandu maudit l'Homme d'acier...
"Les Deux Visages de Superman" : C'est à contrecœur que Lois Lane accepte un rendez-vous galant avec Chet Hartley, afin de rendre une faveur à son amie Mabel...

Dans ces aventures, Superman "devient" président des États-Unis, affronte Brainiac pour la première fois, est métamorphosé en lion, ruse systématiquement pour ne pas dévoiler son identité, est prisonnier de Kandor et tend des pièges improbables à la pègre. Graphiquement, ce Superman-là est très classique, très représentatif de l'Âge d'Argent. Wayne Boring sort peut-être du lot par rapport aux autres dessinateurs.

Le nom du traducteur n'est pas précisé ; c'est sans doute Geneviève Coulomb. Le texte comporte quelques fautes de français et la traduction est perfectible. L'ouvrage comporte un prologue de Mark Waid et de courtes biographies des auteurs et artistes.

Ces récits tous publics (l'industrie s'autocensure avec le Comics Code Authority) feront sourire. Cette période de Superman n'est ni la plus fascinante, ni la plus artistiquement aboutie ; ces aventures sont burlesques, voire auto-parodiques. Mais l'imagination déployée par les équipes artistiques, sous la houlette de Mort Weisinger (1915-1978), est rafraîchissante et certaines créations (dont Brainiac) feront date.

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JLA Nouvel ordre mondial : Le clou : Tome 2, Un an plus tard
JLA Nouvel ordre mondial : Le clou : Tome 2, Un an plus tard
par Alan Davis
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 "Chiens abjects. Mon mari avait davantage de volonté que vous tous.", 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA Nouvel ordre mondial : Le clou : Tome 2, Un an plus tard (Broché)
En 2005, Panini Comics sortaient "Le Clou" ("The Nail" en VO, 1998), une histoire de la Ligue de Justice signée Alan Davis. "Le Clou" est un "Elseworlds", c'est-à-dire un récit qui s’inscrit hors-continuité et propose une version alternative des personnages DC Comics. Quelques mois plus tard, en 2006, Panini Comics en publient la suite sous le titre "Le Clou 2", une mini-série intitulée "Another Nail" en VO et parue en trois numéros de mai à juillet 2004. L'éditeur a publié cet album cartonné de cent soixante planches dans sa collection DC Anthology (comme le premier).
"Le Clou 2" a été entièrement écrit et dessiné par Davis, connu pour son travail sur les X-Men ou Excalibur. Mark Farmer encre le travail de Davis et Patricia Mulvihill réalise la mise en couleurs.

Un an plus tôt. La guerre ancestrale des New Gods entre New Genesis et Apokolips reprend. Les Gardiens d'Oa observent le conflit dégénérer, entre tempêtes gravitationnelles et comètes sorties de leurs orbites. Ils n'ont d'autre choix que de faire intervenir le Corps des Green Lanterns, qui se limite à des actions de sauvetage.
Rien ne va plus sur Apokolips. Les sbires de Darkseid ont réussi à capturer Scott Free, alias Mister Miracle, et son épouse Big Barda. Mais l'explosion accidentelle d'un Tunnel Boum a créé des dégâts irréparables. Mister Miracle ne peut davantage résister à la torture et meurt, déclenchant la colère et la rage de Big Barda, qui ne parvient cependant pas à briser ses chaînes. Darkseid, persuadé d'avoir été trahi, veut activer le Glas Oméga, une arme de destruction massive capable de vaporiser l'univers et qui doit être assemblée à partir de plusieurs composants. Les manœuvres de ses hommes sont surprises par les Gardiens, qui, de concert avec le Haut-Père, vont tenter de mettre fin au plan de Darkseid.
Mister Miracle n'est pas tout à fait mort. Son esprit a survécu et s'est transféré dans la boîte mère de Big Barda. La guerrière reprend espoir. Les préparatifs de Darkseid touchent à leur fin lorsqu'une escouade de Green Lanterns et de New Gods réussit à pénétrer le dernier carré. Darkseid les balaie, mais ailleurs, un Green Lantern en mission de sauvetage est assassiné. Son anneau de pouvoir devient vacant et se met à la recherche du premier porteur digne. Il va le trouver en la personne de Big Barda, qui, avec Mister Miracle, va vaincre Darkseid et détruire le Glas Oméga. Avant d'être réduit en poussière, Darkseid tente, en vain, de les avertir d'une menace sur l'univers.
Satellite de la Ligue, de nos jours. Tandis que les membres reviennent sur ces événements passés, le Green Lantern Hal Jordan les informe que la lanterne principale d'Oa perd de la puissance, sans que personne ne puisse ni l'expliquer, ni y remédier...

Les premières pages de cette histoire sont absolument excellentes. Le conflit entre New Genesis et Apokolips est cataclysmique et retrouver les personnages de Scott Free et Big Barda est toujours un réel petit bonheur. Mais malgré ces débuts prometteurs, Davis peine à ne pas s'embourber dans une intrigue qui devient rapidement compliquée. Comme dans le tome précédent, le scénariste fait intervenir beaucoup de personnages, sans doute trop, et le fil conducteur, à force d'être divisé, finit par s'emmêler. Vu la densité d'intervenants, la caractérisation des personnages reste superficielle et il sera sans doute préférable d'oublier cette planche grotesque où Batman glisse sur une peau de banane qu'un fantôme du Joker a sournoisement placée.
Quant aux dessins, Davis parvient à maintenir un niveau de qualité relativement élevé du début à la fin. "Relativement" seulement, car c'est irrégulier ; certaines planches sont spectaculaires, mais les visages ne sont pas forcément toujours réussis.

Jérémy Manesse réalise une très bonne traduction. Le texte ne comporte qu'une seule faute et une petite coquille. L'éditeur a ajouté les trois couvertures VO en bonus ainsi que - assez curieusement - des couvertures de la JSA réalisées signées Davis.

"Le Clou" partait d'un principe intéressant, celui d'un monde et d'une Ligue sans Superman, et se suffisait à lui-même. Malgré un bon début, "Le Clou 2" ne méritait sans doute ni une publication en version française, ni une sortie en album cartonné.

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