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Contenu rédigé par jean-marie lambert
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Commentaires écrits par
jean-marie lambert
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Crue
Crue
par Philippe Forest
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

4.0 étoiles sur 5 "En vérité,il est un grand vide", 23 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Crue (Broché)
Dans "une fatalité de bonheur",abécédaire littéraire très personnel (et rimbaldien)Philippe Forest revendique son peu de considération pour la fiction romanesque et revendique le devoir pour l'écrivain d'imprégner son oeuvre de son expérience de la vie.Le lecteur pressé pourrait donc penser que Forest n'en est pas à une contradiction près,en publiant un "roman" la même année que l'ouvrage précité (dont je recommande par ailleurs chaleureusement la lecture).
Mais "crue" est-il vraiment un "roman"?Au-delà d'une intrigue d'un intérêt somme toute assez relatif et qui ne se déploie vraiment qu'à la moitié du livre,il s'agit d'une méditation littéraire à partir des thématiques chères à Forest:le deuil,l'absence,le vide,le néant...et la rencontre du narrateur avec la pianiste anonyme et avec le veilleur prophétique sont empreintes de mystère et de poésie.Alors peu importent les remarques pseudo-écologistes de bon aloi,ainsi qu'un fond apocalyptique hélas convenu:le caractère hypnotique de cet ouvrage le rend profondément original et même ses imperfections sont au service d'une conception ambitieuse de la littérature, devenue bien rare en France de nos jours.Toute vie conduirait-elle au vide?N'y aurait-il aucun sens à tout cela?Disparitions,chaos et catastrophes obéissent-ils à des causes et en sommes-nous responsables,ou ne sont-ils que les manifestations d'un Néant qui est le principe du Monde?
"Crue" est servi,avant tout,par un style sobre et précis,et les phrases souvent très courtes (Aragon?)renforcent le caractère onirique de ce texte qui pourra sembler difficile à certains...mais mérite d'être applaudi pour son exigence.
("Et enim magnum chaos"est une citation d'Arthur Machen).


J'avais bien mille vies et je n'en ai pris qu'une
J'avais bien mille vies et je n'en ai pris qu'une
par Rüdiger Safranski
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

5.0 étoiles sur 5 Voir et comprendre, 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'avais bien mille vies et je n'en ai pris qu'une (Broché)
L'écrivain allemand Rüdiger Safranski a eu l'excellente idée de composer un recueil d'extraits de l'oeuvre abondante du grand écrivain néerlandais Cees Nooteboom,et Actes Sud a eu...l'excellente idée de le faire traduire par Philippe Noble;ce n'est d'ailleurs pas qu'une traduction,car ont été ajoutés avec l'appui de l'auteur des textes consacrés à Paris et à la France.
Ecrivain voyageur,Nooteboom est avant tout un montreur d'images et un fabuleux portraitiste,de l'homme de la rue comme du Général De Gaulle:son regard est d'une grande acuité,et chaque promenade,chaque rencontre,sont autant de vagabondages philosophiques.Organisée de façon thématique,de "fulgurances" à "aimer",en passant par "lieux et chemins" et "écrire",Les textes retenus sont pour la plupart splendides,qu'il s'agisse de l'Espagne chère au coeur de l'auteur,du Paris de l'OAS et de mai 68,de sa visite au Struthof,de la chute du mur de Berlin...
Cette anthologie passionnera celui qui connait déjà l'oeuvre de Nooteboom et fournira à celui qui la découvrira une belle entrée en matière.Même si les poèmes sont à mon sens un peu en retrait,tous ces textes montrent une vision du monde et de son histoire qui donnera évidemment envie de se plonger dans les brefs romans et les récits de voyage de l'homme aux "mille vies" possibles,et dont celle qu'il a prise est empreinte de voyages et de rencontres réels et imaginaires.


Richard Wagner. l'Opéra d'une Vie
Richard Wagner. l'Opéra d'une Vie
par Danielle Buschinger
Edition : Broché
Prix : EUR 89,00

4.0 étoiles sur 5 Une recherche personnelle,un livre stimulant, 1 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Wagner. l'Opéra d'une Vie (Broché)
Le wagnérien curieux pourrait passer à côté de ce livre:il aurait toutes les raisons d'être rebuté par un prix prohibitif,une mise en pages médiocre ,une distribution confidentielle (sans parler de l'inepte cahier photographique).Mais il aurait grandement tort:forte de son expertise de la langue et des sources médiévales,Danielle Buschinger nous offre ici un livre touffu,parfois imparfait,mais qui nous procure des éclairages souvent originaux sur la vie et l'oeuvre de Richard Wagner.La connaissance très profonde qu'a l'auteur du maître de Bayreuth est assise sur un recours ininterrompu aux sources utilisées avec brio et pertinence.
Les analyses des oeuvres sont très bien venues et n'alourdissent pas le propos,bien au contraire:par exemple,j'ai rarement lu en si peu de pages une aussi lumineuse analyse du Ring,et son explication de Parsifal est un complément parfait au commentaire exemplaire de Jean de Solliers dans le vieux numéro de l'Avant-Scène.
Et Danielle Buschinger n'idéalise en aucune façon Wagner:elle ne cache rien de ses excès ni de son narcissisme et,surtout,elle opère une remarquable mise au point sur l'antisémitisme de l'auteur du "Judaïsme dans la musique":avant le bel ouvrage de Nattiez et montre bien le caractère obsessionnel de la haine des juifs chez RW.Par ailleurs,l'auteur explore avec soin les rapports complexes entretenus par l'auteur d'"une capitulation" avec la France et Paris,et les pages consacrées à son amitié avec Liszt sont belles et bien venues (l'auteur connaît bien le sujet,car éditrice de la correspondance entre Wagner et Liszt).Les analyses de l'oeuvre à travers la découverte du bouddhisme et la lecture de Burnouf sont passionnantes et méritent sans doute des développements ultérieurs.
Un seul regret:la partie consacrée à l'histoire du festival de Bayreuth aurait mérité d'être approfondie davantage::D.Buschinger connaît manifestement très bien le sujet et montre une grande habitude de la colline verte.
Excellent complément à la biographie de référence de Martin Gregor-Dellin,"l'opéra d'une vie"ne peut être conseillé au néophyte,malgré son titre inutilement racoleur,mais il procurera au wagnérien éclairé des approfondissements et des analyses stimulants et passionnants.


Grande Messe pour solistes, choeur mixte, choeur de garçons, orgue et grand orchestre en sol mineur, op. 37
Grande Messe pour solistes, choeur mixte, choeur de garçons, orgue et grand orchestre en sol mineur, op. 37
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Une Grande Messe,un magnifique acte de foi, 1 août 2016
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Après l'exhumation de l'opéra "les Oiseaux"inspiré de la pièce d'Aristophane,édité il y a bien des années dans sa version de référence par Decca dans la série "Entartete Musik",il semble bien que la musique de Walter Braunfels opère un retour en grâce,et c'est parfaitement justifié.
"demi-juif" converti au catholicisme,Braunfels a fait l'objet d'un ostracisme certain sous le nazisme,mais ses oeuvres n'avaient pas connu de regain d'intérêt après-guerre car trop éloignées des "canons" de l'Ecole de Vienne:la musique est d'une grande richesse expressive et accumule les références (Strauss bien sûr,mais aussi Mahler et le premier Schoenberg,celui des "Gurrelieder",entre autres),tout en imprimant un ton très personnel.Cette "Grande messe" créée à Cologne en 1926 est à la fois impressionnante de grandeur et d'une extraordinaire force émotionnelle,qui culmine dans un magnifique "credo" d'une demie-heure.
Weigle croit manifestement en cette oeuvre:l'orchestre et les choeurs sont exemplaires,et cette captation(sur le vif!)est exceptionnellement servie par une prise de son superlative.A l'exception de Simone Schneider,magnifique,le quatuor vocal n'est pas au niveau de l'orchestre et des choeurs mais sans altérer la beauté et l'importance de cet enregistrement dont la ferveur et l'enthousiasme l'emportent sur la très bonne version Honeck.


Histoire du Festival d'Avignon
Histoire du Festival d'Avignon
par Emmanuelle Loyer
Edition : Broché
Prix : EUR 42,00

5.0 étoiles sur 5 De "Richard II" aux "Damnés",une aventure collective, 18 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire du Festival d'Avignon (Broché)
Il n'est pas nécessaire d'être un habitué de la Cour d'Honneur du Palais des Papes ni d'être un érudit du théâtre pour apprécier ce splendide ouvrage-tant sur le fond que sur la forme-consacré à l'histoire du festival d'Avignon depuis sa création en 1947.
Emmanuelle Loyer et Antoine de Baecque ont effectué un travail de recherche considérable,à partir des archives(en particulier du fonds de la Maison Jean Vilar),et leur "histoire" n'omet aucun des aspects du festival:des personnages emblématiques (à commencer par vilar,bien sûr,dont se dégage un superbe portrait),des contextes politiques locaux et nationaux qui imprègnent l'histoire du festival,des créations marquantes...mais aussi des luttes de pouvoir ,des querelles de personnes et des conflits collectifs qui émaillent une manifestation reflet de son époque.
Le livre de Loyer et de Baecque se lit comme un véritable roman:très bien écrit,riche d'informations,bien illustré,il sait partir de l'anecdote pour aller au général:l'histoire d'une aventure humaine au service de la culture et de la République,et le festival n'est jamais aussi indispensable que lorsqu'il devance son temps,comme le dit bien la lumineuse préface d'Olivier Py.


L'écharpe rouge/Deux scènes et notes jointes
L'écharpe rouge/Deux scènes et notes jointes
par Yves Bonnefoy
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "les mots" d'Yves Bonnefoy, 15 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'écharpe rouge/Deux scènes et notes jointes (Broché)
Quelle plus belle façon de prendre congé de ses lecteurs que de nous livrer ces pages magnifiques,par lesquelles Yves Bonnefoy ose l'autobiographie,en se penchant sur son enfance et son adolescence et sur la naissance de sa vocation poétique.
A partir d'un poème écrit en 1964 et repris ultérieurement,"l'écharpe rouge",Bonnefoy nous parle avec émotion de son père chaudronnier et de sa mère institutrice,de leur rencontre et de leur vie,et de sa découverte des mots et des choses entre Auvergne,Aveyron et Touraine,ainsi que de son goût précoce pour les livres.Entre juin et décembre 2015 l'auteur relit son poème et en comprend progressivement la signification,entre Gênes et Toulouse:il retrouve au crépuscule de son existence l'enfant qu'il fut,et "l'écharpe rouge" nous donne la clé de l'oeuvre de l'un des premiers écrivains français des années 1960-2015 :"ce que je viens de retrouver,ce projet de la poésie,c'est bien,en effet,d'aller dans la profondeur des mots à la réalité comme elle est".L'écharpe rouge est la transmission.
Un hommage à Pierre Jean Jouve et "deux scènes et notes conjointes" parachèvent magistralement cette oeuvre,qui est à Bonnefoy ce que "les mots"sont à Sartre:indispensable pour mieux comprendre lecture...et création.Le processus magique de celle-ci est issu de l'Italie,et parmi toutes ses villes,Venise,Rome,Florence,Naples,Sienne,Bologne,c'est Gênes qui ouvre les portes de la compréhension de "l'écharpe rouge",et c'est la "métaphore de la conscience de soi".


La femme sur l'escalier
La femme sur l'escalier
par Bernhard Schlink
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Richter ne méritait pas cela...nous non plus!, 4 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La femme sur l'escalier (Broché)
A partir du magnifique tableau de Gerhard Richter,"Ema(nu sur un escalier",Bernhard Schlink imagine que,bien des années après,le modèle de l'oeuvre,Irene,expose dans une galerie de Sydney l'oeuvre qu'elle avait dérobée avec la complicité d'un jeune homme tombé subitement amoureux d'elle.Devenu bien des années un avocat riche et célèbre,il trouve Irene mourante sur un îlot et,bien sûr,l'ex-mari riche et célèbre et le peintre riche et célèbre ont eux aussi suivi la trace d'Irene,
L'intrigue est parfaitement improbable;voire,on a lu pire...mais les quatre personnages sont consternants et stéréotypés:l'homme d'affaires arrogant,l'artiste narcissique,l'avocat-qui-découvre-sur-le-tard-qu'il-n'est-qu'un-laquais-du-système,et la blonde héroïne qui a quitté le confort capitaliste pour la Fraction Armée Rouge et la RDA avant de devenir écologiste en Australie.Aucun approfondissement des caractères,mais une psychologie d'un sommaire rarement égalé:tout cela est bien mécanique et manque d'intérêt.De plus c'est mal écrit et mal construit et pourrait servir de manuel du poncif(les dialogues,en particulier,frisent le ridicule).
Heureusement,Karl Schwind n'a aucun rapport avec Gerhard Richter,qui ne méritait aucunement,même de loin,cet affront à la littérature de qualité.Mais peut-être l'exigence n'est-elle plus de mise!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2016 12:26 PM MEST


Une traversée de Paris
Une traversée de Paris
par Eric Hazan
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une traversée nostalgique d'un Paris perdu, 28 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une traversée de Paris (Broché)
Auteur de "l'invention de Paris" ,remarquable synthèse du Paris des bouleversements et des "classes dangereuses",et d'une belle et "populaire"(au sens d'Howard Zinn)Histoire de la Révolution Française,écrivain engagé,Eric Hazan nous propose ici une traversée sud-nord de Paris,entre Ivry et Saint Denis,par des chemins pas toujours les plus directs...mais heureux prétextes à l'évocation d'un Paris souvent disparu,celui de Balzac,Baudelaire,Chateaubriand...et des insurgés de toutes les barricades.
Né en 1936 rue de l'Abbé de l'Epée,fils du grand éditeur Hazan,l'auteur est un fin connaisseur de Paris et le charme de l'ouvrage tient à l'habile entrecroisement de l'érudition et des souvenirs personnels,et est empreint d'une nostalgie hélas justifiée:la description de ce qu'il est advenu du Quartier Latin,par exemple,sonne juste et l'on ne peut que regretter toutes ces librairies qui étaient encore là dans les années 70/80:la joie de lire,autrement dit,la hune,les PUF,etc.L'expulsion des classes populaires et des étudiants de la Rive Gauche est bien retracée.L'on n'est pas toujours d'accord avec les avis esthétiques de l'auteur (la Philharmonie de Paris n'est pas "effrayante",à mon sens,et tout ce qui est récent n'est pas laid),mais Hazan a le mérite de nous faire voir d'un oeil neuf beaucoup d'endroits méconnus de la capitale,et de faire revivre la mémoire des insurgés de 1848 et des écrivains et poètes du Paris de toujours.Il sait observer et nous redécouvrons grâce à lui beaucoup d'endroits devant lesquels nous étions jusque là indifférents.
Avec Alain Rustenholz,autre piéton de Paris,Eric Hazan partage sens de l'histoire et système de valeurs,cherchant à débusquer sous le Paris d'aujourd'hui les traces du Paris populaire et littéraire d'autrefois.Reste à inventer le Paris de demain,mais c'est une autre histoire.


La discothèque idéale de Diapason, vol. 7 / Strauss : Les grands opéras.
La discothèque idéale de Diapason, vol. 7 / Strauss : Les grands opéras.
Prix : EUR 23,90

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un somptueux hommage à Richard Strauss et à l'âge d'or de Vienne et Salzbourg, 15 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La discothèque idéale de Diapason, vol. 7 / Strauss : Les grands opéras. (CD)
"les grands opéras":ce coffret ne constitue pas une intégrale:ni "Feuersnot" et autres"Intermezzo";à l'exception de "Daphné" tous les grands opéras de Strauss sont réunis ici,dans des interprétations toujours exceptionnelles et parfois références.Dans l'ordre:
-"Salomé"sous la direction de Clemens Krauss,avec la meilleure interprétation de Christel Goltz et les deux ténors Patzak et Dermota:l'une des grandes versions,qui doit toutefois s'incliner devant Keilberth et Sinopoli;
-l'extraordinaire"Elektra" de Mitropoulos avec Borkh,Della Casa et Max Lorenz,concurrencée seulement par les versions Böhm;
-"le chevalier à la rose"enregistré à Salzbourg sous la baguette de Karajan,que l'on peut préférer ici à la version studio:Karajan est beaucoup plus à son aise avec son orchestre viennois qu'avec le Philharmonia,et l'on a le droit (c'est mon cas) de préférer Lisa Della Casa à Elisabeth Schwartzkopf;
-l'une des "Ariane à Naxos" de Karl Böhm,celle de 1944,avec le compositeur inégalé de Seefried et le Bacchus de Max Lorenz;
-le justement mythique enregistrement de studio de "la femme sans ombre"capté en studio en 1955 par Karl Bôhm,qui défendra toute sa vie son oeuvre fétiche;il ne sera égalé que par lui-même en public en 1977;
-la plus belle Arabella,Lisa Della Casa,dirigée par le méconnu Keilberth,dont la seule rivale est la version Solti avec London et lieu et place de Fischer-Dieskau;
-le "Capriccio" de référence de Sawallisch,avec Schwarzkopf et Wächter,approché seulement par Bôhm et Gundula Janowitz.
Tous ces opéras ont pour protagoniste principal l'orchestre philharmonique de Vienne,à l'exception du Philharmonia pour "Capriccio",et les distributions rassemblent le meilleur du Vienne des années 40 à 60:âge d'or d'un art symbolisé par les opéras du bavarois Richard Strauss,dont ce coffret donne une splendide image.
Cerise sur la Sachertorte: des bonus indispensables :scènes finales de Salomé par Cebotari et Welitsch,scènes d'Elektra avec Hotter,Môdl,Varnay,"es gibt ein Reich" par Della Casa,Lehmann,Cebotari et Jeritza,scène finale de "Capriccio" par della Casa;;;et extraits de "Feuersnot"(Cebotari),"Hélène"(Pauly et Borkh),"Femme silencieuse"(Hotter,Wunderlich,Böhm) et "Daphné"(Reining,Dermota,Cebotari).
Pas de livrets,mais une notice par laquelle les critiques de "Diapason" expliquent leurs choix.
On l'aura compris:ce coffret est bien une "discothèque idéale",à acquérir sans réserve,même si l'on peut préférer çà et là d'autres interprétations.


Les naufragés de la Méduse
Les naufragés de la Méduse
par Jacques-Olivier Boudon
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le naufrage de l'ancien régime, 13 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les naufragés de la Méduse (Broché)
L'on croit bien connaître la terrible histoire du radeau de la Méduse,documentée par les récits de ceux ont vécu la catastrophe (Corréard,Savigny...)et retracée par de très noubreux ouvrages;mais le livre de Jacques-Olivier Boudon apporte éclairage neuf et interprétation convaincante au naufrage et à l'oeuvre-manifeste de Géricault.
Tout d'abord,Boudon redonne une identité aux protagonistes et aux victimes:à la faveur d'une recherche de première main,nous disposons des parcours individuels de tous,qu'ils soient officiers,marins,soldats ou artisans.Le récit de l'embarquement et des erreurs de Chaumareys,officier royaliste qui n'avait pas navigué depuis...la Révolution,est mené avec soin.Les suites du naufrage sont souvent réduites au radeau;les souffrances et les luttes de ses occupants sont décrites sans occulter violence et cannibalisme (Stendhal fera un parallèle entre la Méduse et la retraite de Russie,"c'était nous")et Boudon n'omet pas les affres des occupants des canots et leurs errances sur les côtes africaines.
Le naufrage de la Méduse symbolise le naufrage de la France d'Ancien Régime et le procès de son commandant devient une affaire politique;dont l'impact est renforcé par le tableau de Géricault,révolutionnaire à plusieurs titres,dont la force visuelle est bien analysée par Boudon :opposition à l'esclavage et espoir d'un monde meilleur,dans un format habituellement réservé aux peintures d'histoire,le chef-d'oeuvre de Géricault est bien,après la bataille d'Eylau de Gros,l'acte de naissance d'une nouvelle peinture.


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