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Tornado (Provence Côte d'Azur)

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Dracula et les femmes [Blu-ray]
Dracula et les femmes [Blu-ray]
DVD ~ Christopher Lee
Proposé par cinebox
Prix : EUR 10,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 1, 2, 3, résurrection !, 20 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula et les femmes [Blu-ray] (Blu-ray)
"Dracula et le Femmes" ("Dracula Has Risen From the Grave") est un film du studio Hammer réalisé par Freddie Francis en 1968.
C'est le troisième film d'une série de sept interprétés par Christopher Lee dans le rôle-titre (après Le Cauchemar de Dracula (1958) et Dracula, Prince des Ténèbres (1966).
Cette version blu-ray offre une belle copie, très propre, bien restaurée, sans aspérités. Mais pas de quoi non plus tomber à la renverse. La meilleure copie à ce jour, quoiqu'il en soit.

Le pitch : Dracula est mort. En voulant exorciser le château du prince des ténèbres, dont l’ombre menaçante terrorise le village du coin, l'évêque du pays demande au prêtre de l'accompagner. Terrifié à l'idée de rencontrer un vampire, ce dernier décide d'abandonner son évêque en cours de route et tombe sur... Dracula en personne, emprisonné dans un torrent glacé depuis la fin du film précédent ! Comme il est extrêmement maladroit, notre bon curé glisse sur le verglas, heurte un rocher et vient tomber littéralement nez à nez avec le conte des Carpates. Et comme le hasard fait bien les choses, la chute du bonhomme ayant brisé la glace, c'est le cas de le dire, son sang coule pilepoil dans la bouche du vampire, qui ressuscite immédiatement.
Ne pouvant rentrer dans son château qui vient tout juste d'être exorcisé, Dracula décide de partir se venger de l'évêque, qui habite la grande ville de Kleinnenberg...

C'est devenu un véritable gimmick : Etant donné que Dracula meurt à la fin de chaque film, il faut trouver une idée pour le ressusciter !
Si la séquence de résurrection du film précédent était plutôt impressionnante, celle qui ouvre "Dracula et le Femmes" est carrément ridicule et annonce l'aspect feuilletonnesque et monotone qui est entrain de s'emparer de la série. En gros, cela n'annonce rien de bon pour la suite, le studio s'empressant d'aligner des films à la qualité très discutable et décroissante, pour une franchise qui perdra peu à peu tout son intérêt, faute de ne savoir en renouveler le concept.

"Dracula et le Femmes" et donc le premier film de la série dont le script n'a aucun intérêt, puisque l'on se contente de répéter, à peu de choses près, les histoires précédentes, tout en les vidant de leur substance puisque l'on n'en garde que la surface. Et c'est d'ailleurs la première fois que l'on termine sur un happy end, chaque film de la Hammer s'étant empressé, jusqu'ici, de réduire à néant les moindres amourettes...
Le personnage de Dracula, pourtant idéalement incarné par la présence iconique de Christopher Lee, n'offre aucun intérêt autre que sa présence monolithique puisqu'il se contente de grimacer et de prendre la pose (majestueuse, il est vrai), sur une poignée de scènes répétitives et quatre phrases lapidaires.

Mais l'intérêt du film est ailleurs. Car même si Freddie Francis n'arrive pas à la cheville de Terence Fisher (réalisateur des deux films précédents et des Maitresses de Dracula, ici remplacé à cause d'un accident de la route), il emballe le tout avec une plastique somptueuse qui assure à elle-seule le spectacle. Il faut dire que Freddie Francis est un des plus grands chefs opérateurs de l'Histoire du cinéma, à qui l'on doit, entre autres, l'esthétique du sublime Les Innocents et d'une partie de la filmographie de David Lynch, dont Elephant Man).
"Dracula et le Femmes" offre ainsi l'occasion de contempler de magnifiques tableaux gothiques, dont une série de scènes nocturnes sur les toits de la ville dans une ambiance à mi-chemin de Charles Dickens, Bram Stocker et les frères Grimm.

Nous sommes donc ici dans un film d'ambiance, à la très belle mise en forme, dont l'intérêt se joue avant tout sur l'atmosphère de ses images à la saveur incomparable, alignées telle une série de tableaux illustrant à merveille le folklore de cette Europe centrale, gothique en diable.
La réalisation est purement visuelle et le sous-texte des films précédents s'est peu à peu évaporé, mais l'ensemble, malgré ses naïvetés et ses incohérences, est fort bien troussé, porté par un bon développement des personnages principaux, tous campés par des acteurs très attachants (dont la splendide Veronica Carlson et cette crapule de Michael Ripper, deux habitués des films de la Hammer que l'on retrouve quasiment dans un film sur deux au cours de cette deuxième moitié des années 60 !).

En bref, un bon petit classique de la Hammer, très superficiel mais charmant, aux images magnifiques, sans réelle originalité ni toile de fond particulière, dont l'intérêt principal se joue au niveau de la forme. Un de ces spectacles aujourd'hui assez kitsch, réservés aux amateurs de vieux films fantastiques surannés...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 21, 2016 7:46 PM CET


Dracula, Prince de ténèbres
Dracula, Prince de ténèbres
DVD ~ Christopher Lee
Prix : EUR 13,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quand on a la dent dure, 19 novembre 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dracula, Prince de ténèbres (DVD)
"Dracula, Prince des Ténèbres" est réalisé en 1966 par Terence Fisher.
Après Le Cauchemar de Dracula en 1958 (à la fin duquel le prince des vampires trouvait la mort), Terence Fisher avait tourné Les Maitresses de Dracula en 1960. Dans cette suite pourtant officielle, Dracula n'apparaissait pas. Le professeur Van Helsing, toujours interprété par Peter Cushing, luttait alors contre un autre vampire, un disciple de Dracula nommé le Baron Meinster.

La vérité est aujourd'hui surprenante : Dracula n'apparait pas dans "Les Maitresses de Dracula" parce que l'acteur Christopher Lee, qui avait fait sensation dans le rôle du conte des Carpates au point de réussir à remplacer Béla Lugosi dans l'inconscient collectif entant qu'incarnation ultime du personnage créé par Bram Stocker, refusait d'endosser à nouveau le rôle, de peur de se voir enfermé dans cette image.
C'est surprenant car, non seulement Christopher Lee est par la suite revenu sur sa décision à maintes reprises (onze fois en tout !), mais également car, envers et contre tout, son nom allait quand même rester plus ou moins indissociable du prince des ténèbres pour le reste de sa carrière. Soit une nouvelle icône cinématographique propre à incarner les méchants, voire le mal absolu...

Ainsi, Dracula ressuscite dans ce troisième film de la série produite par le studio Hammer (il y aura neuf films en tout, dont sept incarnés par Christopher Lee, qui interprétera donc encore quatre fois le rôle dans d'autres productions). Cette "résurrection" deviendra d'ailleurs un gimmick puisque chaque film de la série se termine sur la mort du vampire, chaque suite devant ainsi trouver un moyen de le ressusciter...
Si Christopher Lee accepte de reprendre les canines, (les dents de l'Hammer ?), c'est à causes des insistances répétées de ses producteurs. Il en est à chaque fois navré car les scénaristes ont jugé bon d'en faire une menace complètement muette (l'acteur ne prononce ici pas un seul mot !). Ce parti-pris déçoit beaucoup notre homme, qui estime ne pas être mis en valeur entant qu'acteur au sens propre du terme (à quoi ça sert de bosser dur si on n'utilise pas son talent ?).

Pour l'essentiel, "Dracula, Prince des Ténèbres", même s'il est clairement en dessous du "Cauchemar de Dracula", est un excellent cru.
Comme à son habitude, Terence Fisher excelle à distiller une ambiance démente dans toute la première partie du film, lorsque la menace demeure hors-champ. Le long métrage est d'ailleurs clairement divisé en deux parties distinctes, la résurrection du vampire se jouant au moment de la transition entre les deux.
C'est une constante avec les films de la Hammer : Ils sont moins réussis dès lors que l'élément fantastique fait littéralement son entrée. Le réalisateur cesse alors de jouer sur l'ambiance pour nous montrer les monstres et autres chauves-souris, dont le niveau de kitsch emporte aujourd'hui tout sur son passage.
Fisher semble d'ailleurs se désintéresser de son film au fil de la seconde partie, enfilant les séquences à la va comme je te pousse. C'est dommage car le script insère à ce moment-là des éléments puisés dans le roman de Bram Stocker, comme la présence de Reinfield, interprété avec une truculence hallucinante par Thorley Walters.

L'essentiel se joue donc dans la première partie. Nous faisons la connaissance de deux couples de la bonne société britannique, venus s'encanailler dans les collines de la Transylvanie en quête de sensations fortes à l'occasion de quelques séquences d'escalade. Pour ce qui est des sensations fortes, ils ne seront évidemment pas déçus car ils vont découvrir sur leur chemin le château de Dracula. Les gens du coin ont beau les prévenir d'éviter ce lieu (qui n'apparait sur aucune carte) comme la peste, ils s'y précipitent néanmoins. Là, un serviteur dévoué attend patiemment l'occasion de ressusciter son maitre grâce à un peu de sang frais...
La tension monte ainsi dans un crescendo sans faille jusqu'à l'apparition tant redoutée du tenant du titre, le bien-nommé Prince des Ténèbres en personne. La scène de résurrection est la plus réussie de toute la série, avec une touche de gore particulièrement savoureuse (je me comprends).

Pour le reste, le film bénéficie de l'esthétique somptueuse de la Hammer, dont les images en technicolor magnifient ces décors gothiques de la vieille Europe, leurs forêts automnales, leurs villages bavarois aux tavernes enfumées et leurs châteaux perchés sur les pics enneigés de la région des Carpates...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 20, 2016 9:53 AM CET


Frankenstein et le monstre de l'enfer
Frankenstein et le monstre de l'enfer
DVD ~ Peter Cushing
Prix : EUR 14,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le chant du cygne, 18 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein et le monstre de l'enfer (DVD)
"Frankenstein et le Monstre de l'Enfer" est réalisé par Terence Fisher en 1974. Il s'agit du dernier film de la série des Frankenstein produite par le studio Hammer. Sur les sept films qui composent cette série, six sont interprétés par l'acteur Peter Cushing et cinq sont mis en scène par Terence Fisher.
C'est plutôt compliqué mais, à l'inverse de la série des Dracula, les sept films sur Frankenstein ne se suivent pas tous et l'on peut y dénombrer au moins deux continuités distinctes, ainsi qu'un film (le sixième : Les Horreurs de Frankenstein (1970)) complètement déconnecté de l'ensemble :

Frankenstein s'est échappé ! (1957) possède une suite directe avec La Revanche de Frankenstein (1958). Mais ce second film ayant été un échec commercial lors de sa sortie (contrairement au premier, qui fut un immense succès, allez comprendre !), la Hammer resta frileuse et préféra attendre six ans avant de sortir un troisième film qui ignorerait le précédent, en devenant ainsi une nouvelle suite au premier film : Ce sera L'Empreinte de Frankenstein (1964).
Frankenstein Créa la Femme (1967) semble ainsi prendre la suite de "L'Empreinte de Frankenstein", ce qui parait logique dans la mesure où le baron, que l'on avait vu au milieu de l'incendie de son château dans la dernière scène du film précédent, y revient avec des mains brûlées...
Mais avec Le Retour de Frankenstein (1969), les choses changent de nouveau. Et l'on retrouve notre bon Victor en pleine forme (sans les mains brûlées), plus cynique que jamais, qui semble davantage sortir de la continuité de "La Revanche de Frankenstein".
Ce constat étant établi, "Frankenstein et le Monstre de l'Enfer" vient à point nommé pour mettre un point d'orgue aux deux continuités ! On y voit un baron vieillissant, les mains brûlées, qui poursuit sa quête avec une froideur et un cynisme qui nous rappelle les films 1, 2 et 5. Soit un final pouvant aussi bien être posé sur les deux continuités distinctes...

Ce dernier segment de la série est d'ailleurs le dernier grand film de la Hammer dans son âge d'or. Une sorte de baroud d'honneur au sein d'un studio qui commence à prendre l'eau et qui connait ici son chant du cygne. Car c'est également au même moment que les Dracula deviennent pathétiques et l'on aura même droit, au final, à une Légende des 7 Vampires d'Or mélangeant le folklore des Carpates avec la kung-fuxploitation !

Le pitch : le jeune chirurgien Simon Helder se passionne pour les travaux de feu le baron Victor Frankenstein. Mais ses expériences étant condamnées par la justice, il est interné dans un asile. Là, il fait la connaissance de Carl Victor, le médecin qui officie au sein de l'institution. Il s'agit en réalité de Frankenstein en personne, qui est toujours en vie et qui s'est réfugié ici sous une fausse identité ! Cette situation convient à merveille à l'ancien baron, qui profite de son opportunité afin de poursuivre ses expériences sur la création d'un être parfait. Il jette d'ailleurs son dévolu sur un vieux musicien interné dont il convoite le cerveau, ainsi que sur un artiste dont il convoite les mains...

"Frankenstein et le Monstre de l'Enfer" est un bon film, notamment grâce au savoir-faire de Terence Fisher qui termine ici sa carrière pour des raisons de santé. La réalisation du maitre de la Hammer est sobre, efficace et racée. Le film est quasiment tourné en huis-clos puisque, passées les premières minutes, on pénètre les sous-sols de l'asile pour ne plus en sortir jusqu'à la fin.
La sensation qu'éprouve le spectateur et glauque et claustrophobe, davantage encore que sur les autres films du fait de cet "internement" au cœur de l'asile. La créature de Frankenstein est également plus monstrueuse que les précédentes (d'où le titre ?), et c'est David Prowse (futur Dark Vador, qui rencontrait ici Terence Fisher, futur "Grand Moff Tarkin" dans le tout premier film de la saga Star Wars !) qui endosse le maquillage grotesque pour la seconde fois après le "hors-série" "Les Horreurs de Frankenstein".

Le script d'Anthony Hinds développe habilement les éléments de l'intrigue, nous présentant un Frankenstein vieillissant charismatique et affable, qui va révéler peu à peu l'obsession et la folie glaciale qui le pousse à commettre ses expériences qui n'ont jamais été aussi repoussantes et pathétiques. Pour le coup, ce dernier film, s'il insiste encore une fois sur le cynisme du personnage, contredit un peu les précédents en montrant le scientifique proprement incapable de mener à bien ses projets, qui confinent à la monstruosité là où ses précédents essais (dans la plupart des autres films de la série) étaient de brillantes réussites qui n'échouaient qu'à cause de l'entourage du baron, qui refusait d'admettre l'existence d'une telle aberration (la création de la vie à partir des cadavres) et qui préférait détruire ce qu'il ne pouvait comprendre.

Ainsi s'achève la série des Frankenstein, qui emporte avec elle le studio Hammer, qui fermera ses portes en 1979, avant de tenter, à plusieurs reprises, de les rouvrir, sans jamais réussir à retrouver la grâce de cet âge d'or du cinéma gothique flamboyant où l'horreur réussissait à être belle, permettant à ses auteurs de véhiculer leurs idées et leur sous-texte provocateur sous le vernis de l'esthétique de cette vieille Europe au charme suranné...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 18, 2016 8:44 PM CET


Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges
Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges
par Howard Mackie
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Album en série, 17 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges (Broché)
Ce troisième tome de la collection 100% Marvel dédiée à Spiderman regroupe les épisodes #84 à 87 de la série "Peter Parker Spiderman". Les trois premiers tomes de cette collection se suivent et regroupent les épisodes #76 à 87 de la même série (12 épisodes en tout). Mon commentaire est le même pour les trois tomes en question : Spider-Man Tome 1 : l'Etreinte du Vampire, Spider-Man Tome 2 : Vertigo et Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges.
L'ensemble de ces épisodes, publiés initialement en 1997, est réalisé (pour l'essentiel) par le scénariste Howard Mackie, le dessinateur John Romita Jr et l'encreur Scott Hanna.

A l'époque de la publication de ces épisodes, l'éditeur Marvel publie de concert pas moins de cinq séries dédiées à Spiderman ("Amazing Spider-Man", "Sensationnal Spider-Man", "Web Of Spider-Man", "Spectacular Spider-Man" et "Peter Parker : Spider-Man"). "Peter Parker : Spider-Man", la série qui nous intéresse ici, met l'accent, comme son titre l'indique, sur le personnage de Peter Parker, sa vie privée et ses atermoiements. A l'époque, Peter vient de perdre sa tante May et il vit avec son épouse Mary-Jane chez Anna, la tante de la jeune femme. C'est une époque d'autant plus difficile pour le couple Parker qu'ils viennent de perdre leur petite fille au moment de sa naissance.
Cette série d'épisodes commence au moment où Peter dégotte un job d'enseignant à l'université. Et bien que le scénario se focalise sur les personnages civils, il y a tout de même beaucoup de scènes d'actions mettant en scène Spiderman entrain de combattre ses ennemis, soit "Morbius le vampire vivant", "le Fléau" et le "Shocker" pour l'essentiel.
A noter que ces épisodes font directement suite à ceux de la Saga du Clone (les deux tomes de la collection Omnibus regroupaient, entre autres, les #51 à 75 de la même série).

Lorsque l'éditeur VF Panini Comics publie ces épisodes, il cherche la bonne formule pour sa gamme librairie. Ces trois premiers tomes de la collection 100% Marvel illustrent ainsi une tentative de publier, sous la forme d'une série d'albums, une série ongoing (une série en cours). Très vite, l'éditeur franco-italien va s'apercevoir que la formule est mauvaise car le format librairie est davantage adapté à la publication des histoires courtes possédant un début et une fin, ou à la limite à des séries qui proposent des arcs narratifs bien distincts, comme par exemple Daredevil. A ce titre, le tome 3 dédié à Spiderman s'achève en plein milieu d'un arc narratif et ne constitue ainsi pas du tout une fin en bonne et due forme puisque nous sommes ici en présence d'une série qui ne connait pas de fin programmée !
Par la suite, la gamme 100% Marvel va se recentrer sur la publication des mini-séries, des récits autonomes généralement bouclés en quatre, cinq ou six épisodes.

Le lecteur néophyte qui tomberait sur ces trois albums trouverait ainsi l'expérience particulière car il s'agit d'une série de très longue haleine, connectée avec quatre autres séries dédiées au même personnage, que l'on prend en route après des années de publication ! Inutile de dire que cette lecture est donc réservée au lecteur de longue date DES séries dédiées à Spiderman et que, donc, cette gamme d'albums librairie est complètement incohérente dans cette formule de publication.

Pour le reste, nous sommes ici en présence d'un matériel d'une qualité inégale à tout point de vue.
Le scénario est fluctuant et le style narratif d'Howard Mackie est un peu ampoulé par une forme d'écriture old-school (avec bulles de pensée) qui réserve cette série à des lecteurs pas trop regardant en termes de qualités formelles.
Les histoires se succèdent sur un même fil rouge (la vie et les déboires de Peter et de son entourage) sans temps mort, mais les passages où Spiderman affronte ses ennemis et tous les rouages qui amènent ces situations sont inintéressants et plutôt soporifiques. Toutefois, la série s'améliore en cours de route au fur et à mesure que le scénario se focalise sur la vie privée de ses personnages principaux. Et l'on profite de quelques séquences qui parviennent un peu à nous tirer de l'ennui général, dans une ambiance de sitcom qui rappelle un peu la grande époque de Stan Lee & John Romita Sr.
Le dessin est également très inégal. C'est l'époque où John Romita Jr commence à "dessiner pépère", en se réfugiant un peu sur ses acquis, sans chercher à faire évoluer son style, qui souffre parfois d'une certaine vacuité.

En bref, trois tomes à éviter, à moins de vouloir absolument lire tout ce qui a été publié sur le personnage. Et pour ceux qui voudraient absolument lire la suite de ces épisodes (s'il y en a encore), il faut aller se dégoter chez un bouquiniste les numéros N°29 à 36 du magazine Spider-Man (Marvel France - 1° série)...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 18, 2016 8:46 PM CET


Spider-Man Tome 2 : Vertigo
Spider-Man Tome 2 : Vertigo
par Howard Mackie
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Album en série, 17 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man Tome 2 : Vertigo (Broché)
Ce deuxième tome de la collection 100% Marvel dédiée à Spiderman regroupe les épisodes #80 à 83 de la série "Peter Parker Spiderman". Les trois premiers tomes de cette collection se suivent et regroupent les épisodes #76 à 87 de la même série (12 épisodes en tout). Mon commentaire est le même pour les trois tomes en question : Spider-Man Tome 1 : l'Etreinte du Vampire, Spider-Man Tome 2 : Vertigo et Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges.
L'ensemble de ces épisodes, publiés initialement en 1997, est réalisé (pour l'essentiel) par le scénariste Howard Mackie, le dessinateur John Romita Jr et l'encreur Scott Hanna.

A l'époque de la publication de ces épisodes, l'éditeur Marvel publie de concert pas moins de cinq séries dédiées à Spiderman ("Amazing Spider-Man", "Sensationnal Spider-Man", "Web Of Spider-Man", "Spectacular Spider-Man" et "Peter Parker : Spider-Man"). "Peter Parker : Spider-Man", la série qui nous intéresse ici, met l'accent, comme son titre l'indique, sur le personnage de Peter Parker, sa vie privée et ses atermoiements. A l'époque, Peter vient de perdre sa tante May et il vit avec son épouse Mary-Jane chez Anna, la tante de la jeune femme. C'est une époque d'autant plus difficile pour le couple Parker qu'ils viennent de perdre leur petite fille au moment de sa naissance.
Cette série d'épisodes commence au moment où Peter dégotte un job d'enseignant à l'université. Et bien que le scénario se focalise sur les personnages civils, il y a tout de même beaucoup de scènes d'actions mettant en scène Spiderman entrain de combattre ses ennemis, soit "Morbius le vampire vivant", "le Fléau" et le "Shocker" pour l'essentiel.
A noter que ces épisodes font directement suite à ceux de la Saga du Clone (les deux tomes de la collection Omnibus regroupaient, entre autres, les #51 à 75 de la même série).

Lorsque l'éditeur VF Panini Comics publie ces épisodes, il cherche la bonne formule pour sa gamme librairie. Ces trois premiers tomes de la collection 100% Marvel illustrent ainsi une tentative de publier, sous la forme d'une série d'albums, une série ongoing (une série en cours). Très vite, l'éditeur franco-italien va s'apercevoir que la formule est mauvaise car le format librairie est davantage adapté à la publication des histoires courtes possédant un début et une fin, ou à la limite à des séries qui proposent des arcs narratifs bien distincts, comme par exemple Daredevil. A ce titre, le tome 3 dédié à Spiderman s'achève en plein milieu d'un arc narratif et ne constitue ainsi pas du tout une fin en bonne et due forme puisque nous sommes ici en présence d'une série qui ne connait pas de fin programmée !
Par la suite, la gamme 100% Marvel va se recentrer sur la publication des mini-séries, des récits autonomes généralement bouclés en quatre, cinq ou six épisodes.

Le lecteur néophyte qui tomberait sur ces trois albums trouverait ainsi l'expérience particulière car il s'agit d'une série de très longue haleine, connectée avec quatre autres séries dédiées au même personnage, que l'on prend en route après des années de publication ! Inutile de dire que cette lecture est donc réservée au lecteur de longue date DES séries dédiées à Spiderman et que, donc, cette gamme d'albums librairie est complètement incohérente dans cette formule de publication.

Pour le reste, nous sommes ici en présence d'un matériel d'une qualité inégale à tout point de vue.
Le scénario est fluctuant et le style narratif d'Howard Mackie est un peu ampoulé par une forme d'écriture old-school (avec bulles de pensée) qui réserve cette série à des lecteurs pas trop regardant en termes de qualités formelles, où le tout est alourdi encore par la participation de super-héros ou de super-vilains de troisième zone, assez ridicules et infantiles, dont j'ai déjà oublié l'identité...
Les histoires se succèdent sur un même fil rouge (la vie et les déboires de Peter et de son entourage) sans temps morts, mais les passages où Spiderman affronte ses ennemis et tous les rouages qui amènent ces situations sont inintéressants et plutôt soporifiques. Toutefois, la série s'améliore en cours de route au fur et à mesure que le scénario se focalise sur la vie privée de ses personnages principaux. Et l'on profite de quelques séquences qui parviennent un peu à nous tirer de l'ennui général, dans une ambiance de sitcom qui rappelle un peu la grande époque de Stan Lee & John Romita Sr.
Le dessin est également très inégal. C'est l'époque où John Romita Jr commence à "dessiner pépère", en se réfugiant un peu sur ses acquis, sans chercher à faire évoluer son style, qui souffre parfois d'une certaine vacuité.

En bref, trois tomes à éviter, à moins de vouloir absolument lire tout ce qui a été publié sur le personnage. Et pour ceux qui voudraient absolument connaitre la suite de ces épisodes (s'il y en a encore), il faut aller se dégoter chez un bouquiniste les numéros N°29 à 36 du magazine Spider-Man (Marvel France - 1° série)...


Spider-Man T01 l'Etreinte du Vampire
Spider-Man T01 l'Etreinte du Vampire

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Album en série, 17 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man T01 l'Etreinte du Vampire
Ce premier tome de la collection 100% Marvel dédiée à Spiderman regroupe les épisodes #76 à 79 de la série "Peter Parker Spiderman". Les trois premiers tomes de cette collection se suivent et regroupent les épisodes #76 à 87 de la même série (12 épisodes en tout). Mon commentaire est le même pour les trois tomes en question : Spider-Man Tome 1 : l'Etreinte du Vampire, Spider-Man Tome 2 : Vertigo et Spider-Man Tome 3 : Menus mensonges.
L'ensemble de ces épisodes, publiés initialement en 1997, est réalisé (pour l'essentiel) par le scénariste Howard Mackie, le dessinateur John Romita Jr et l'encreur Scott Hanna.

A l'époque de la publication de ces épisodes, l'éditeur Marvel publie de concert pas moins de cinq séries dédiées à Spiderman ("Amazing Spider-Man", "Sensationnal Spider-Man", "Web Of Spider-Man", "Spectacular Spider-Man" et "Peter Parker : Spider-Man"). "Peter Parker : Spider-Man", la série qui nous intéresse ici, met l'accent, comme son titre l'indique, sur le personnage de Peter Parker, sa vie privée et ses atermoiements. A l'époque, Peter vient de perdre sa tante May et il vit avec son épouse Mary-Jane chez Anna, la tante de la jeune femme. C'est une époque d'autant plus difficile pour le couple Parker qu'ils viennent de perdre leur petite fille au moment de sa naissance.
Cette série d'épisodes commence au moment où Peter dégotte un job d'enseignant à l'université. Et bien que le scénario se focalise sur les personnages civils, il y a tout de même beaucoup de scènes d'actions mettant en scène Spiderman entrain de combattre ses ennemis, soit "Morbius le vampire vivant", "le Fléau" et le "Shocker" pour l'essentiel.
A noter que ces épisodes font directement suite à ceux de la Saga du Clone (les deux tomes de la collection Omnibus regroupaient, entre autres, les #51 à 75 de la même série).

Lorsque l'éditeur VF Panini Comics publie ces épisodes, il cherche la bonne formule pour sa gamme librairie. Ces trois premiers tomes de la collection 100% Marvel illustrent ainsi une tentative de publier, sous la forme d'une série d'albums, une série ongoing (une série en cours). Très vite, l'éditeur franco-italien va s'apercevoir que la formule est mauvaise car le format librairie est davantage adapté à la publication des histoires courtes possédant un début et une fin, ou à la limite à des séries qui proposent des arcs narratifs bien distincts, comme par exemple Daredevil. A ce titre, le tome 3 dédié à Spiderman s'achève en plein milieu d'un arc narratif et ne constitue ainsi pas du tout une fin en bonne et due forme puisque nous sommes ici en présence d'une série qui ne connait pas de fin programmée !
Par la suite, la gamme 100% Marvel va se recentrer sur la publication des mini-séries, des récits autonomes généralement bouclés en quatre, cinq ou six épisodes.

Le lecteur néophyte qui tomberait sur ces trois albums trouverait ainsi l'expérience particulière car il s'agit d'une série de très longue haleine, connectée avec quatre autres séries dédiées au même personnage, que l'on prend en route après des années de publication ! Inutile de dire que cette lecture est donc réservée au lecteur de longue date DES séries dédiées à Spiderman et que, donc, cette gamme d'albums librairie est complètement incohérente dans cette formule de publication.

Pour le reste, nous sommes ici en présence d'un matériel d'une qualité inégale à tout point de vue.
Le scénario est fluctuant et le style narratif d'Howard Mackie est un peu ampoulé par une forme d'écriture old-school (avec bulles de pensée) qui réserve cette série à des lecteurs pas trop regardant en termes de qualités formelles, où le tout est alourdi encore par la participation de super-héros ou de super-vilains de troisième zone, assez ridicules et infantiles, dont j'ai déjà oublié l'identité...
Les histoires se succèdent sur un même fil rouge (la vie et les déboires de Peter et de son entourage) sans temps morts, mais les passages où Spiderman affronte ses ennemis et tous les rouages qui amènent ces situations sont inintéressants et plutôt soporifiques. Toutefois, la série s'améliore en cours de route au fur et à mesure que le scénario se focalise sur la vie privée de ses personnages principaux. Et l'on profite de quelques séquences qui parviennent un peu à nous tirer de l'ennui général, dans une ambiance de sitcom qui rappelle un peu la grande époque de Stan Lee & John Romita Sr.
Le dessin est également très inégal. C'est l'époque où John Romita Jr commence à "dessiner pépère", en se réfugiant un peu sur ses acquis, sans chercher à faire évoluer son style, qui souffre parfois d'une certaine vacuité.

En bref, trois tomes à éviter, à moins de vouloir absolument lire tout ce qui a été publié sur le personnage. Et pour ceux qui voudraient absolument connaitre la suite de ces épisodes (s'il y en a encore), il faut aller se dégoter chez un bouquiniste les numéros N°29 à 36 du magazine Spider-Man (Marvel France - 1° série)...


Le Retour de Frankenstein
Le Retour de Frankenstein
DVD ~ Peter Cushing

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le retour de la revanche, 16 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Retour de Frankenstein (DVD)
"Le Retour de Frankenstein" est réalisé en 1969 par Terence Fisher. Il s'agit du cinquième film d'une série de sept longs métrages consacrés à la figure de Frankenstein par le studio Hammer Films, firme britannique spécialisée dans l'horreur gothique et la relecture des grands mythes de la littérature fantastique.
C'est un peu compliqué car les sept films ne se suivent pas (contrairement à la série des Dracula, réalisée au sein du même studio). En réalité, deux continuités plus ou moins distinctes peuvent être apposées : Frankenstein s'est échappé ! (1957) possède une suite directe avec La Revanche de Frankenstein (1958). Mais ce second film ayant été un échec commercial lors de sa sortie (contrairement au premier, qui fut un immense succès, allez comprendre !), la Hammer resta frileuse et préféra attendre six ans avant de sortir un troisième film qui ignorerait le précédent, en devenant ainsi une nouvelle suite au premier film, à savoir L'Empreinte de Frankenstein (1964). Celui-ci sera suivi de Frankenstein Créa la Femme (1967), avant que notre film de 1969 n'opère un retour (d'où son titre de "Retour de Frankenstein" !) à la première continuité en reprenant la suite de "La Revanche de Frankenstein".
Enfin, en 1974, Frankenstein et le Monstre de l'Enfer s'imposera comme une ultime itération pour un final réunissant les deux continuités !
Les Horreurs de Frankenstein, réalisé par Jimmy Sangster en 1970, est quant à lui une relecture du mythe totalement à part dans la série.

Le bilan étant dressé, revenons à présent à notre film de 1969...
Comme dit plus haut, Terence Fisher revient à ses fondamentaux en reprenant la première continuité et en ramenant au premier plan une incarnation du personnage principal, à savoir le baron Frankenstein lui-même, beaucoup plus froide et cynique, avec une folie sous-jacente toute en retenue glaciale et effrayante.
Victor Frankenstein, qui traverse la Bavière sous des noms d'emprunt afin de fuir les autorités, échoue désormais dans une pension de famille tenue par une belle jeune femme nommée Anna Spengler. Rapidement, notre baron se débrouille pour que tous les autres pensionnaires soient mis à la porte puis, par un odieux chantage, il oblige sa logeuse et son fiancé, lui-même médecin émérite, à travailler à sa solde.
En réalité, Frankenstein convoite le corps du docteur Frederick Brandt, un ancien médecin jadis obsédé, comme lui, par la résurrection de la vie, avec lequel il entretenait une correspondance vivace. Car le Dr Brandt a perdu la raison et il est désormais condamné à une mort prochaine, dans l’asile du village. Frankenstein convoite ainsi le cerveau de son ancien correspondant, qu'il espère transférer dans un nouveau corps. Ce faisant, il pourra lui dérober toutes ses connaissances sur les secrets impies de la résurrection...

Terence Fisher semble manifester un plaisir certain dans l'optique de renouer avec cette incarnation cynique et amorale du personnage. Dans cette échelle de la folie et de l'obsession paradoxale pour le morbide et le combat contre la mort, le réalisateur monte clairement d'un cran et développe désormais une fuite en avant jusqu'auboutiste dans laquelle le baron se dédouane complètement d'une quelconque relation avec l'éthique. Seule compte sa victoire contre la mort et, pour arriver à ses fins, toutes les solutions sont bonnes, y compris les plus radicales. C'est ainsi qu'il n'hésite pas à exercer le chantage le plus odieux, faisant fi de toute compassion, oubliant toute notion de respect ou de tolérance. Le baron, arrivé à ce stade, manipule son entourage, assassine, viole et, par dessus tout, méprise tout le monde.
Le réquisitoire qu'il assène à ses colocataires au début du film ne laisse planer aucune ambigüité : Les progrès de la science prévalent sur toute question d'éthique ou de religion. Car si tel n'était pas le cas, nous serions encore dans nos cavernes à manger de la viande froide habillés en peau de bête !

Une scène est plus choquante que les autres. C'est celle où le baron, qui passe devant sa logeuse (sublime Veronica Carlson), a soudain envie de la violer, et passe à l'acte. Une décision du producteur qui souhait ajouter une tonalité sexuelle à l'ensemble du film. Il s'agit d'une séquence gratuite, ajoutée au montage à la toute fin du tournage. Une scène que regretteront Terence Fisher et surtout Peter Cushing, qui se confondra en excuses auprès de sa partenaire !
Le passage où le baron poignarde gratuitement le même personnage n'est pas meilleur, mais entérine le concept des films de la Hammer, dans lesquels toute amourette n'est pas destinée à se terminer sous de bons auspices...

"Le Retour de Frankenstein" demeure néanmoins l'un des films les plus forts et les plus intéressants de la série. Développant jusqu'à leurs extrémités les thèmes amorcés avec "Frankenstein s'est échappé !", ce cinquième opus est d'une âpreté et d'une noirceur rare qui confine à la maniaquerie, le tout emballé dans les images les plus esthétiques possibles, illustrant par là-même la propension des films estampillés Hammer à développer, sous le vernis illusoire de ses belles images, les pires tourments de l'âme humaine. Car, effectivement, lorsque l'horreur est belle, on peut dissimuler, derrière ses plus beaux atours, le plus éprouvant, le plus inacceptable, le plus choquant et le plus révoltant des sous-textes…
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Frankenstein créa la femme
Frankenstein créa la femme
DVD ~ Peter Cushing
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le monstre est belle à en mourir !, 14 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein créa la femme (DVD)
"Frankenstein Créa la Femme" est réalisé en 1967 par Terence Fisher. Il s'agit du quatrième film d'une série de sept longs métrages consacrés à la figure de Frankenstein par le studio Hammer Films, firme britannique spécialisée dans l'horreur gothique et la relecture des grands mythes de la littérature fantastique.
C'est un peu compliqué car les sept films ne se suivent pas (contrairement à la série des Dracula, réalisée au sein du même studio). En réalité, deux continuités plus ou moins distinctes peuvent être apposées : Frankenstein s'est échappé ! (1957) possède une suite directe avec La Revanche de Frankenstein (1958). Mais ce second film ayant été un échec commercial lors de sa sortie (contrairement au premier, qui fut un immense succès, allez comprendre !), la Hammer resta frileuse et préféra attendre six ans avant de sortir un troisième film qui ignorerait le précédent, en devenant ainsi une nouvelle suite au premier film, à savoir L'Empreinte de Frankenstein.
"Frankenstein Créa la Femme" prend ainsi la suite de "L'Empreinte de Frankenstein", ce qui parait logique dans la mesure où le baron Frankenstein, que l'on avait vu au milieu de l'incendie de son château dans la dernière scène du film précédent, nous revient ici avec des mains brûlées, d'où l'obligation de travailler avec l'aide d'un assistant pour ses opérations oh ! combien délicates...

Par la suite, Terence Fisher réalisera deux autres films de la série. Si Le Retour de Frankenstein (1969) s'impose comme une suite logique à "La Revanche de Frankenstein" (pour un retour à la première continuité, donc), Frankenstein et le Monstre de l'Enfer (1974) est quant à lui une ultime itération où le personnage principal, à nouveau les mains brûlées, parait faire le lien pour un final réunissant les deux continuités (puisque le Baron finissait également dans un incendie à la fin du film de 1969) !
Les Horreurs de Frankenstein, réalisé par Jimmy Sangster en 1970, est quant à lui une relecture du mythe totalement à part dans la série.

Cette rétrospective ayant permis de s'y retrouver, nous pouvons à présent revenir à notre film de 1967.
Le pitch : Le baron Frankenstein est toujours vivant et travaille désormais avec le docteur Hertz, le médecin d'un petit village dont il occupe le logis. Ils utilisent les services du jeune Hans, un homme à tout faire dont le père, bandit notoire, a été guillotiné.
Hans est amoureux de Christina, une jeune serveuse estropiée et défigurée, dont se moquent les jeunes du village. Un soir, lors d'une échauffourée dans la taverne du village, le père de Christina (par ailleurs propriétaire des lieux) est retrouvé assassiné, car trois jeunes notables ivres l'ont rué de coups. Mais c'est Hans qui est suspecté, à cause de son ascendance.
Hans est jugé coupable car il refuse d'avancer son alibi : Ayant passé la nuit avec Christina, il ne veut pas entacher la réputation de la jeune femme. Il est alors guillotiné. Désespérée, Christina se jette dans le fleuve et meurt à son tour.
C'est le moment que choisit Frankenstein pour expérimenter ses théories : Ayant mis au point un dispositif pour préserver l'âme des mourants dans un délai d'une heure, il réussit à capter celle de Hans. Il transmet alors cette âme dans le cadavre de Christina, qu'il parvient à ranimer.
Christina renait ainsi dans une enveloppe parfaite, débarrassée de ses anciens défauts grâce aux connaissances chirurgicales du baron. Mais très vite, elle commence à éprouver une curieuse pulsion de vengeance…

Quel pitch ! Son obsession de vaincre la mort prend ici des atours surprenants puisqu'elle conduit Victor Frankenstein à prendre la décision de transférer l'âme d'un homme dans le corps de sa maitresse ! Le résultat est morbide à souhait car, étant donné que les deux amants ont été les victimes de la malveillance des hommes, ils se retrouvent désormais unis dans une quête vengeresse sans issue autre que la mort et le nihilisme le plus extrême. Et comme d'habitude avec les films de la Hammer, tout va très mal se terminer, notamment lorsqu'il s'agit d'histoire d'amour...

On retrouve le réalisateur Terence Fisher sur la série. Il convient de remarquer que notre homme n'est pas très à l'aise avec cette suite d'un troisième opus lui ayant complètement échappé. Son scénariste sur les deux premiers films, Jimmy Sangster, ne revient pas non plus lui prêter main forte (c'est Anthony Hinds, cofondateur du studio, qui imagine cette histoire édifiante). Du coup, Fisher se retrouve un peu le cul entre deux chaises avec cette incarnation du baron un peu terne, à la personnalité mal dessinée, qui ne possède pas la profondeur cynique de ses débuts dans la série.

Le film tire la couverture à lui au niveau de sa plastique et de son atmosphère d'époque qui, comme à l'accoutumée, profite de la marque de fabrique de la Hammer, dont le visuel est toujours somptueux. Pour le reste, il développe une toile de fond trop faible pour pouvoir rivaliser avec les deux premiers films, dont le concept était beaucoup plus fort, plus simple mais plus juste. Moins farfelu.
Comme dit plus haut, le fait d'avoir créé une rupture avec les deux premiers films empêche Terence Fisher de développer ses thèmes de prédilection de manière idéale et l'absence de Jimmy Sangster se ressent au niveau de la caractérisation du personnage principal, ici moins habité que d'habitude.
Le concept du récit est cependant bien glauque et l'on passe un très agréable moment de film gothique à l'ancienne, en attendant que Terence Fisher reprenne les rennes de la série de manière plus personnelle avec le film suivant...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 15, 2016 10:37 PM CET


X-Men Les origines T03
X-Men Les origines T03
par Chris Yost
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 X-men pour les nuls, 13 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men Les origines T03 (Album)
Ce troisième et dernier tome de l'anthologie "X-men les Origines" regroupe les épisodes "X-men Origins : Wolverine", "X-men Origins : Sabretooth" et "X-men Origins : Deadpool", publiés initialement en 2009 et en 2010.
Il s'agit d'un regroupement thématique car ces trois personnages ont un point commun : Un facteur auto-guérisseur.

- "X-men Origins : Wolverine" (Scénario de Chris Yost, dessin de Mark Texeira) :
Ce premier segment revient donc, en un épisode de 30 pages, sur le parcours d’un personnage dont nous savons tout désormais depuis que les origines ont été dévoilées une première fois avec Wolverine : L'Arme X, et plusieurs fois encore avec les récits compilés dans Wolverine les Origines.
Outre le fait que ce nouveau récit n'offre strictement aucun intérêt aux lecteurs qui auraient déjà lu les autres créations relevées ci-dessus (hormis le passage où Logan rencontre Charles Xavier), on ne peut pas dire que la qualité de la chose l'emporte sur le contenu. C'est mal troussé, bâclé et brouillon. Et scénariste comme dessinateur se désintéressent de leur sujet en cours de route, à l'image des dessins de Mark Texeira, superbes sur les premières planches, et de plus en plus affreux au fur et à mesure que l'on tourne les pages, avec un découpage qui vire à la catastrophe sur la deuxième moitié de l'histoire...
Bref, un premier épisode complètement inintéressant et mal fichu. A éviter. Mais alors totalement.

- "X-men Origins : Sabretooth" (Scénario de Kieron Gillen, dessin de Dan Panosian) :
L'intérêt remonte d'un cran avec les origines de Dents de Sabre dont nous ne connaissions pas grand chose jusqu'ici. Ce n'était pas plus mal d'ailleurs car, comme cela s'était passé avec Wolverine, le mystère qui plane autour de ces origines formait l'apanage du personnage. Lever cette part d'ombre constitue au final une déception. Surtout que là encore, l'ensemble ne vaut pas tripette au niveau des qualités formelles, qui confinent au travail alimentaire pour le scénariste comme pour son dessinateur.
On notera au passage que cet épisode dévoile moins le passé de Dents de Sabre que sa lutte sempiternelle avec Wolverine, qui mange ici les trois-quarts de l'épisode, comme s'il en était lui-même le personnage principal. Pour le reste, c'est raconté avec la vacuité la plus totale, pour un résultat qui ne contentera que le lecteur le moins exigeant, qui ne va pas venir chercher midi à quatorze heures. Nul de chez nul. De la très mauvaise bande-dessinée, idéale pour que l'élite continue de penser que les lecteurs de comics sont des attardés mentaux...

"X-men Origins : Deadpool" (Scénario de Duane Swierczynski, dessin de Leandro Fernandez) :
Le scénariste Duane Swierczynski récidive ici puisqu'il nous avait déjà livré une version des origines de Deadpool assez caustique dans l'excellent Il Faut Soigner le Soldat Wilson. Mais comme ses collègues sur les autres épisodes, le bonhomme se contente du minimum syndical en répétant mollement ce qu'il avait déjà dit de manière brillante auparavant, avec une dose de vulgarité supplémentaire.
Toutefois, l'essence du personnage se prêtant mieux que les autres à la vulgarisation, ce récit est le moins pire des trois, même si le très bon Leandro Fernandez assure également le minimum syndical.

Au final, ce troisième tome, contrairement au premier, et alors qu’il est dirigé par une équipe artistique de haut niveau, sent vraiment le réchauffé et ne nous offre que du très mauvais matériel racoleur, jouant sur l'attraction légendaire des récits basés sur les origines des super-héros (ce qui affole toujours autant le fan de base), pour un résultat dont la qualité atteint des sommets de médiocrité rarement égalés au sein d'un éditeur pourtant pas avare en mainstream alimentaire…
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The Horror of Frankenstein [Import anglais]
The Horror of Frankenstein [Import anglais]
DVD ~ Dennis Price
Prix : EUR 15,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La vie dissolue de Mr le Baron Frankenstein, 12 novembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Horror of Frankenstein [Import anglais] (DVD)
Ce DVD est un import anglais dénué de VF et de sous-titres. Le film n'a jamais été édité dans notre beau pays et n'existe que dans cette version, uniquement en VO non sous-titrée.

"Les Horreurs de Frankenstein" est un film réalisé par Jimmy Sangster en 1970. Dans la série des sept films de la Hammer basés sur la figure du Baron Frankenstein, celui-ci est à part et c'est d'ailleurs le seul où le rôle principal (celui du Baron) n'est pas interprété par Peter Cushing.
Jimmy Sangster, jadis scénariste des deux premiers films de la série (Frankenstein s'est échappé ! (1957) et La Revanche de Frankenstein (1958)), livre ici sa vision définitive du mythe créé par Mary Shelley deux siècles auparavant.

Le scénario revisite ainsi la vie de Victor Frankenstein. Complètement déconnectée du roman originel, cette nouvelle "biographie" commence au moment où le jeune baronnet sort de l'adolescence et se termine peu après la création de la créature.
Jimmy Sangster s'adonne ici à sa vision cynique du personnage et pousse son parti-pris jusqu'à son extrémité. Selon lui, Frankenstein est un génie complètement déshumanisé, obsédé par son ambition de créer la vie, de vaincre la mort, et bien décidé à ne laisser personne se mettre en travers de sa route.
Sangster tourne définitivement le dos au thème principal du roman de Mary Shelley, à savoir les dangers d'une science exercée sans conscience et le châtiment réservé à ceux qui s'élèvent sur le terrain de la création divine. Au contraire, il fait de son personnage une forme de héros dégénérée à qui tout réussi, aboutissant au final sur une fable amère où la volonté de réussir triomphe de tout, ou en tout cas de tout le monde.
Le jeune scientifique (auquel l'acteur Ralph Bates prête un physique résolument plus juvénile que celui de Peter Cushing) apparait dès le départ comme un mondain jouisseur arrogant et brillant, qui aime rabaisser les autres et qui prend très vite conscience de la supériorité avec laquelle il est capable de mener son petit monde, de manipuler les esprits et d'assouvir ses moindres désirs et autres pulsions.

Comme le titre l'indique, Jimmy Sangster livre ici une version très horrifique du mythe dont les constituants prennent leur source à la fois dans le fond et dans la forme. Ainsi, l'horreur nait autant de ce que l'on voit que de la manière choquante avec laquelle le personnage principal décide d'agir à chaque fois que quelqu'un se dresse sur son chemin, ou que quelqu'un d'autre paraisse utile à son terrible dessein.
Que ce soit son propre père, son meilleur ami, son mentor ou même sa maitresse, tous subiront le même sort : Mourir afin que le Baron puisse réussir dans ses projets ! Soit une forme d'horreur aussi visuelle que psychologique.
Bien que son rêve de créer l'être parfait aboutisse sur un échec plutôt édifiant et pathétique, le glacial Baron n'en prendra pas ombrage et le film se termine sur son air satisfait, laissant envisager qu'il est tout simplement prêt à remettre le couvert, sans jugement aucun !

Malgré de réelles qualités d'écriture et un concept très intéressant, le film souffre d'une seconde partie assez pataude et grotesque, où l'on se contente d'observer la créature entrain de commettre ses horreurs d'une manière particulièrement gratuite (allez savoir pourquoi, le monstre (interprété de manière particulièrement glauque par un certain... David Prowse, futur Dark Vador !) n'est qu'une créature mutique obsédée par le meurtre !). Et comme très souvent avec les films de la Hammer, c'est la première partie qui est réussie, le film retombant dans une dimension bien inférieure dès lors qu'apparait l'élément fantastique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 12, 2016 11:42 PM CET


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