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Contenu rédigé par Dr. Rock
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Commentaires écrits par
Dr. Rock (Switzerland)
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That'S Why God Made The Radio
That'S Why God Made The Radio
Prix : EUR 7,95

4.0 étoiles sur 5 Icônes de l’intemporel, 31 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : That'S Why God Made The Radio (CD)
Les années 90 ont vu le statut des Beach Boys changer. De celui de groupe ringard, il est passé à celui de légende vivante et ils n’ont plus qu’à faire fructifier cette position comptant parmi les plus iconiques du rock à coup de tournées/célébrations, sans avoir besoin d’un nouvel album à promouvoir. Le décès de Carl (qui était le ciment du groupe) en 1998 provoquera la dislocation de ses membres et Mike Love (propriétaire du nom !) partira de son côté raviver la légende tout autour du monde avec Al et Bruce (Dennis, lui, est mort en 1983), pendant que Brian alternera albums solo et reproductions sur scène de ses classiques en obtenant un gros succès. La chance de voir ces gens se réunir pour enregistrer un nouvel album était mince... La voici !
Rentrant en studio comme s’ils revenaient de la tournée SUNFLOWER, les Beach Boys parviennent ici à retrouver toute la magie de leur période la plus créative et pondent leur meilleur disque depuis HOLLAND ! En frôlant la redite sans jamais tomber dedans, ils réalisent un vrai travail d’équilibristes de la nostalgie (THE PRIVATE LIFE OF BILL AND SUE), à la générosité entièrement tournée vers les fans (DAYBREAK OVE THE OCEAN), et retournent 40 ans d’ascenseur à ceux qui les croyaient éteints. Menés au cordeau par un Brian Wilson qui a tout écrit (en collaboration avec le producteur Joe Thomas), ils rallongent à nouveau la liste de leurs classiques (THAT'S WHY GOD MADE THE RADIO) et, sans éviter certaines fautes de goût bien maigres (BEACHES IN MIND), retombent une nouvelle fois (la dernière ?) dans la grâce ultime avec les trois morceaux qui clôturent ce disque au parfum aussi nostalgique qu’intemporel. Une belle réussite.
Hélas, incapables de s’accorder autrement que dans les harmonies, Brian et Mike se brouilleront à nouveau et se quitteront sitôt la tournée de promotion terminée ! C’est pourquoi Dieu créa les albums…
Tops : THAT'S WHY GOD MADE THE RADIO, THE PRIVATE LIFE OF BILL AND SUE, FROM THERE TO BACK AGAIN, SHELTER


Live 1975:Rolling Thunder Revu [Import anglais]
Live 1975:Rolling Thunder Revu [Import anglais]
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hard Thunder, 31 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live 1975:Rolling Thunder Revu [Import anglais] (CD)
Plus sérieux que BEFORE THE FLOOD (les morceaux du Band occupent la moitié de l’album…), LIVE 1975 s’inscrit dans la magnifique collection des BOOTLEG SERIES (débutée en 1991 par Columbia) et s’impose sans hésitation comme l’autre grand album live de Bob Dylan (le premier étant LIVE 1966). Par la force des interprétations.
Réunissant les meilleurs moments de cinq concerts différents, LIVE 1975 se concentre donc sur la première partie de la Rolling Thunder Revue (celle avec le chapeau ! La deuxième - celle avec le foulard ! - est résumée sur le très raté HARD RAIN) et nous présente un Dylan qui a plus que jamais envie d’en découdre.
Entouré de vieux potes (Bob Neuwirth, Jack Elliott), d’invités prestigieux (Roger McGuinn, Mick Ronson) et d’une ancienne muse (Joan Baez), Dylan se grime le visage en blanc et joue au Monsieur Loyal d’un cirque qui lui est entièrement dédié, en injectant une telle énergie dans ses morceaux qu’aucun d’eux n’en ressort indemne (ISIS, IT'S ALL OVER NOW BABY BLUE). Soutenu par un groupe au diapason, il emmène quelques immortelles voir s’il n’est pas ailleurs (TONIGHT I'LL BE STAYING HERE WITH YOU, IT AIN'T ME BABE, A HARD RAIN'S A-GONNA FALL), déroule DESIRE comme si sa vie en dépendait (HURRICANE, ROMANCE IN DURANGO, ONE MORE CUP OF COFFEE, SARA), joue les crooners tristes pour mieux charmer (SIMPLE TWIST OF FATE, LOVE MINUS ZERO) et nous offre tout simplement quelques unes des prestations les plus habitées qu’il ait donné. Enorme.
En tout cas, s’il avait monté tout ça juste pour reconquérir Joan Baez il ne s’y serait pas pris autrement !!!
Tops : HURRICANE, IT AIN'T ME BABE, ROMANCE IN DURANGO, SIMPLE TWIST OF FATE, SARA, TONIGHT I'LL BE STAYING HERE WITH YOU


Help [Blu-ray]
Help [Blu-ray]
DVD ~ John Lennon
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 Quand le sublime se laisse atteindre, 31 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Help [Blu-ray] (Blu-ray)
Plus pressés que les proverbiaux citrons, les Beatles doivent maintenant donner une suite à A HARD DAY'S NIGHT, le premier (gros) succès cinématographique de leur carrière. Retrouvant le réalisateur Richard Lester, ils vont se plier aux clowneries du scénario (une parodie des films d’espionnage) et vont surtout enregistrer la bande-son qu’ils doivent (bien évidemment) livrer avec. Le résultat ne laisse aucune équivoque sur la part qui les a le plus motivés ! Malgré ses quelques plages dispensables (YOU'RE GOING TO LOSE THAT GIRL, DIZZY MISS LIZZY), HELP! est l’album qui contient les premiers grands chefs-d’œuvre créés par les Beatles.
Ces derniers ont croisé Dylan et tous vont s’influencer (YOU'VE GOT TO HIDE YOUR LOVE AWAY pour les uns, l’électricité pour l’autre) dans un véritable magma de créativité. En partageant avec le barde des fumées qui iront jusqu’à faire s’élever la pop elle-même (TICKET TO RIDE, I NEED YOU), les Beatles vont atteindre la pointe ultime de l’efficacité mélodique (HELP!, une démonstration de hit absolu : tordu tout en ayant l’air simple), manipuler toutes les accroches (THE NIGHT BEFORE), jouer de tous les charmes (I'VE JUST SEEN A FACE) et, sans craindre de frôler le sublime, prendre définitivement place dans le wagon de ceux qui composent avec le chant des anges (YESTERDAY). Même si, parfois, ce dernier doit se faufiler entre les choix du diable (ACT NATURALLY…) !
Tops : HELP!, YESTERDAY, TICKET TO RIDE, I'VE JUST SEEN A FACE, YOU'VE GOT TO HIDE YOUR LOVE AWAY, I NEED YOU


Help ! (Enregistrement original remasterisé)
Help ! (Enregistrement original remasterisé)
Prix : EUR 22,00

4.0 étoiles sur 5 Quand le sublime se laisse atteindre, 31 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Help ! (Enregistrement original remasterisé) (CD)
Plus pressés que les proverbiaux citrons, les Beatles doivent maintenant donner une suite à A HARD DAY'S NIGHT, le premier (gros) succès cinématographique de leur carrière. Retrouvant le réalisateur Richard Lester, ils vont se plier aux clowneries du scénario (une parodie des films d’espionnage) et vont surtout enregistrer la bande-son qu’ils doivent (bien évidemment) livrer avec. Le résultat ne laisse aucune équivoque sur la part qui les a le plus motivés ! Malgré ses quelques plages dispensables (YOU'RE GOING TO LOSE THAT GIRL, DIZZY MISS LIZZY), HELP! est l’album qui contient les premiers grands chefs-d’œuvre créés par les Beatles.
Ces derniers ont croisé Dylan et tous vont s’influencer (YOU'VE GOT TO HIDE YOUR LOVE AWAY pour les uns, l’électricité pour l’autre) dans un véritable magma de créativité. En partageant avec le barde des fumées qui iront jusqu’à faire s’élever la pop elle-même (TICKET TO RIDE, I NEED YOU), les Beatles vont atteindre la pointe ultime de l’efficacité mélodique (HELP!, une démonstration de hit absolu : tordu tout en ayant l’air simple), manipuler toutes les accroches (THE NIGHT BEFORE), jouer de tous les charmes (I'VE JUST SEEN A FACE) et, sans craindre de frôler le sublime, prendre définitivement place dans le wagon de ceux qui composent avec le chant des anges (YESTERDAY). Même si, parfois, ce dernier doit se faufiler entre les choix du diable (ACT NATURALLY…) !
Tops : HELP!, YESTERDAY, TICKET TO RIDE, I'VE JUST SEEN A FACE, YOU'VE GOT TO HIDE YOUR LOVE AWAY, I NEED YOU


Beatles For Sale (Enregistrement original remasterisé)
Beatles For Sale (Enregistrement original remasterisé)
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 9,33

4.0 étoiles sur 5 De la mélancolie sous le soleil, 31 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beatles For Sale (Enregistrement original remasterisé) (CD)
La bonne douzaine (!) de hits publiés entre 1962 et 1964 et leur fameuse apparition à l’Ed Sullivan Show (qui a été suivie par 73 millions de téléspectateurs américains !) ont fait des Beatles les plus grandes stars de leur époque. Pour eux est venu le temps de ne plus avoir le temps… Studios, concerts, avions, conférences de presse, tournages et séances photo se succèdent dans une spirale infernale, il n’est désormais plus possible de vivre deux jours de suite au même endroit. Ce qui explique que bon nombre d’albums des groupes de cette époque se rapproche plus de l’assemblage de séances studio que de la création d’œuvres conceptuelles ! Cela n’évitera pas à beaucoup d’entre eux d’être considérés comme des chefs-d’œuvre.
Ce qui n’a jamais été le cas de ce pauvre BEATLES FOR SALE ! Disque certainement le moins aimé de la carrière des Beatles, il est celui qui souffre le plus du syndrome évoqué plus haut. A cause de l’équité quasi parfaite entre les reprises des géants du rock n’roll (Berry, Perkins, Holly, Richard) et les chansons faites maison. Pourtant, si les premières n’en jettent que par leur exécution magistrale (ROCK AND ROLL MUSIC et KANSAS CITY sont des versions définitives, mais oui !), les secondes semblent avoir encore gagné en profondeur (NO REPLY, I’M A LOSER) et mêlent avec une habileté confondante fausse légèreté (I'LL FOLLOW THE SUN, WHAT YOU'RE DOING) et constat sincère (EIGHT DAYS A WEEK, une cathédrale pop). Le tout dans un ton plus mélancolique que celui (assez gnangnan) des premiers hits. Voilà donc un album qui n’attend que sa réévaluation… Mais il faut bien l’avouer : BABY'S IN BLACK est certainement la chanson la plus pénible que les Beatles aient fait !!!
Tops : EIGHT DAYS A WEEK, NO REPLY,I'LL FOLLOW THE SUN, ROCK AND ROLL MUSIC, EVERY LITTLE THING, I’M A LOSER


Blue & Lonesome - Édition boitier cristal
Blue & Lonesome - Édition boitier cristal
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vieilles pierres, jeunes âmes, 30 janvier 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue & Lonesome - Édition boitier cristal (CD)
Rares sont les adultes qui peuvent se payer le luxe de retourner jouer dans le bac à sable de leur jeunesse… Les Rolling Stones, qui ont maintenant l’âge de toutes les raisons et de bien des déraisons, peuvent se le permettre. Et tout le reste aussi ! Arrivés à un stade où seul celui de La Havane peut encore provoquer de nouveaux frissons, ils n’ont plus rien à prouver. Installés au sommet depuis 50 ans (!) et silencieux depuis 10 (seuls deux ou trois morceaux ont été distillés sur des compiles et des DVDS), ils ont remis la machine sur les rails à partir de 2013, mais n’avaient pas de nouvel album à proposer. Trois ans et quatre tournées plus tard, constatant que l’alchimie était bien vivace, les Rolling Stones décident d’enregistrer à nouveau. Pour ce, ils vont se fixer quelques séances de chauffe en décembre 2015, juste pour voir s’ils trouvent moyen de se reconnecter en studio... Ils n’auront jamais besoin d’aller plus loin !
Retrouvant leurs traces comme des chats dans la nuit, ils choisissent de défourailler tout un panel de classiques du blues en guise d’échauffement et, sur trois sessions et trois jours, finissent par enregistrer cet album ! Plus convaincants sur les morceaux lents (génial LITTLE RAIN) que sur les plus speed, les Rolling Stones s’accrochent ici à l’os des morceaux (JUST YOUR FOOL), se font souvent discrets derrière un Mick Jagger qui prédomine autant à la voix (I CAN’T QUIT YOU BABY, ALL OF YOUR LOVE) qu’à l’harmonica (I GOTTA GO), réaniment tous les spectres du Delta (HATE TO SEE YOU GO, HOO DOO BLUES) et réalisent le fantasme ultime de ceux qui les prétendent finis depuis que Brian Jones s’est assis derrière un clavecin ! Un match gagné d’avance…
Alors, peu importe si les guitares sont parfois un peu lourdes, peu importe si Mick Jagger n’aura jamais le coffre d’un bluesman, peu importe s’il a fallu convoquer Eric Clapton sur deux titres pour une plus-value de technicité, peu importe... Ils sont toujours là et ils nous offrent un spectacle rare : celui de vieux géants qui s’éclatent dans leur bac à sable. Et tant que ça dure, c’est un peu le nôtre aussi.
Tops : LITTLE RAIN, JUST YOUR FOOL, BLUE AND LONESOME, HATE TO SEE YOU GO, I CAN’T QUIT YOU BABY


I Might Be Wrong (Live)
I Might Be Wrong (Live)

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Récital depuis la stratosphère, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Might Be Wrong (Live) (Album vinyle)
Radiohead a décidé depuis longtemps qu’il ne serait jamais un groupe comme les autres, préférant suivre ses propres codes en entretenant les balises qui le séparent de toute conformité. Pareil pour ses prestations live - pourtant fréquentes - qu’il s’évertue à rendre événementielles par le choix des lieux et l’imprévisibilité totale des set-lists qu’il sélectionne au gré de ses seules envies du moment. Entendre Radiohead jouer CREEP a d’ailleurs atteint le même degré de réputation furtive que le monstre du Loch Ness ! Il va donc sans dire que le seul album live officiel du groupe (hors les DVDS) n’allait pas faire office de Greatest Hits Live…
Enregistré en Europe et aux Etats-Unis entre mai et août 2001, I MIGHT BE WRONG privilégie la part expérimentale de Radiohead et se focalise sur KID A (4 morceaux) et AMNESIAC (3), additionnés d’un inédit (TRUE LOVE WAITS) interprété par le seul Thom Yorke. On peut plaindre (ou envier) ceux qui auraient assisté à ces concerts sous acide ! A la manière d’un Nine Inch Nails planant, Radiohead égrène ses nouvelles chansons en des réinterprétations hallucinantes (IDIOTEQUE, MORNING BELL), reproduit le dénuement atmosphérique de KID A à l’aide d’un sens inouï de l’économie (EVERYTHING IN ITS RIGHT PLACE) et emporte en direct les masses dans son inconscient sonique (THE NATIONAL ANTHEM), devenant ainsi le nouveau navigateur du rock qui fait décoller. Mais, outre ce rattachement à toute une école de hauts perchés, Radiohead, lui, ne dispense jamais de réfléchir...
Tops : MORNING BELL, IDIOTEQUE, EVERYTHING IN ITS RIGHT PLACE, I MIGHT BE WRONG, TRUE LOVE WAITS


Amnesiac
Amnesiac

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Krauthead ou Radio Floyd ?!?, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amnesiac (CD)
Malgré l’absence totale de single en son sein, KID A (2000) a été un triomphe plus colossal encore que OK COMPUTER (1997) et a fait entrer Radiohead dans la très sélecte catégorie des groupes cultes et énormes à la fois, ceux qui peuvent se permettre de faire dorénavant ce qu’ils veulent en suscitant perpétuellement le même intérêt. Ayant emmagasiné une vingtaine de morceaux lors de l’enregistrement de KID A et après avoir renoncé au casse-tête que représentait l’agencement d’un double-album, le groupe va simplement publier le solde des sessions sous la forme d’un nouvel opus, fébrilement attendu lui aussi par la planète toute entière.
Issu donc des mêmes séances, AMNESIAC est plus surprenant encore que KID A : Déstructuration des codes (PYRAMID SONG), exploitation du spectre sonore poussé au-delà de ses limites (LIKE SPINNING PLATES) ou recyclage mantrique d’un rare riff de guitare (I MIGHT BE WRONG), Radiohead ne recule devant rien pour emporter sa musique au-delà de toute frontière stylistique ou temporelle (DOLLARS & CENTS) et ne perd pas pour autant sa grâce mélodique par la voix de Thom Yorke, ici surprenante dans ses accroches incantatoires au lyrisme déviant (YOU AND WHOSE ARMY?). Sans jamais tomber dans l’anachronisme passéiste ni le modernisme malséant, AMNESIAC renforce donc la position de Radiohead dans l’authentique psyché, sans délit d’isme…
Tops : PYRAMID SONG, I MIGHT BE WRONG, YOU AND WHOSE ARMY?, KNIVES OUT, LIKE SPINNING PLATES


Kid A
Kid A
Proposé par DVD Overstocks UK
Prix : EUR 9,34

5.0 étoiles sur 5 Bande-son parfaite d'une époque comateuse, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kid A (CD)
Après OK COMPUTER (1997), Radiohead se retrouva dans la position des Rolling Stones de BEGGAR'S BANQUET : celle d’un groupe mûr qui a atteint la magnificence de son style avec une œuvre à hauteur de laquelle tout ce qui suivra sera mesuré. Traversant une passe de rejet (le business, sa guitare, son inspiration…), Thom Yorke se tourne vers l’électronique - c’était alors le gros boum - et va entraîner les autres dans sa quête de régénérescence. Abordant les séances en révisant complètement les rôles de chacun, Radiohead va réaliser un véritable exploit et saura se transcender pour mieux se dépasser, afin de parvenir à surprendre encore par sa créativité. Comptant parmi les chefs-d’œuvre des années 2000, KID A en est la plus pure expression.
Autant sous influence des anciens (le krautrock de Can et Neu!) que des nouveaux (Alphex Twin, Warp & Co), Radiohead réalise un album d’une radicalité inouïe dans sa distanciation d’avec les précédents et créé une musique qui se veut la bande-son d’errances oniriques que seul un subconscient en roue libre peut générer (IN LIMBO). Planante parfois jusqu’au comateux (KID A), abattant les frontières entre free-jazz et ambient (THE NATIONAL ANTHEM), s’éloignant du format chanson pour mieux dérouter par la suggestion plus que par l’impact (MORNING BELL), elle devient ici une sorte de vernis virtuel pour l’air chargé qui semble la transporter. Exemplaire.
Tops : EVERYTHING IN ITS RIGHT PLACE, IDIOTEQUE, MORNING BELL, HOW TO DISAPPEAR COMPLETELY, KID A, IN LIMBO


The Bends
The Bends
Prix : EUR 10,79

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lumineuse morosité, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bends (CD)
Tenu à distance des radios anglaises pour délit de dépression affichée, CREEP (lumineux single extrait du premier album en 1993) n’obtiendra son logique succès que sur la durée et c’est un Radiohead sur les rotules et en pleine tournée qui accueillera la nouvelle de son avènement dans les charts, alors que l’ambiance interne est plutôt au maussade. Et lorsque que le groupe entre en studio pour son deuxième album, les tensions entre le chanteur Thom Yorke et les autres membres du groupe se sont accentuées, aidées en cela par une pression inévitable de EMI afin de les voir pondre un nouveau hit single. Réalisé dans la difficulté, THE BENDS sortira vainqueur de son accouchement pénible et marquera la rencontre avec le co-producteur (ici) Nigel Godrich qui officiera sur tous leurs albums suivants, devenant le sixième membre tacite de Radiohead.
THE BENDS voit Radiohead privilégier son côté mélodique plutôt qu’enfoncer le clou du grunge et trouver les marques qui constitueront le style qui fera sa gloire. Au bénéfice d’un chanteur qui sait mieux que personne mettre ses tourments en mélodie, le groupe se fond dans le lyrisme que sa morosité induit (FAKE PLASTIC TREES), retient les guitares par les rennes (BONES) et se rapproche plus de R.E.M. que de Nirvana (NICE DREAM, HIGH AND DRY), tout au long d’un album plus cohérent que son prédécesseur et qui, de Travis à Coldpay, influencera toute une génération gémissante qui ne craindra plus le mariage des plaintes et de l’adrénaline.
Tops : HIGH AND DRY, FAKE PLASTIC TREES, MY IRON LUNG, BLACK STAR, PLANET TELEX, THE BENDS, STREET SPIRIT


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