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Contenu rédigé par Romain B.
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Romain B.

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EAST OF WEST Tome 6
EAST OF WEST Tome 6
par Nick Dragotta
Edition : Album
Prix : EUR 15,00

4.0 étoiles sur 5 L'Apocalypse en marche?, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : EAST OF WEST Tome 6 (Album)
Avec cette longue attente entre les cinquième et sixième tome, je dois bien avouer à avoir un tout petit temps de battement pour me remettre dans le bain. Il faut dire que Jonathan Hickman et Nick Dragotta nous tissent, nous proposent une intrigue tellement riche qu’on se perd facilement à travers toutes les intrigues, tous les personnages, toutes les ramifications qui nous sont proposées.
Alors que l’Apocalypse n’a jamais semblé si proche, un nouveau conseil doit se réunir, et Mort continu les recherches de son fils. Ce dernier, enfin libre, découvrant le monde.

Alliance et diplomatie sont depuis peu les maîtres mots des différentes Nations rivales. Pourtant, l’amertume et les rancœurs sont tenaces, et menacent de bouleverser l’équilibre précaire établi entre les peuples de l’Apocalypse. L’heure est venue pour les sept Elus de se réunir… et pour Mort d’enfin retrouver son fils.
(Contient les épisodes #25 à 29)

Toujours pas de traces des Cavaliers de l’Apocalypse dans ce sixième tome (enfin, on a peut-être le droit à un petit quelque chose tout de même, surtout histoire de nous faire saliver pour le prochain tome). Et le jeune Babylone continu de découvrir le monde, avec son ami Ballon, avant de n’avoir à le détruire !
De son côté, Mort, continu, plus ardemment que jamais, les recherches pour retrouver son fils, et pour se faire, il est bien décidé à ne plus prendre de gant !

Dans le dernier tome, nous avions le droit à une plongée, plus en profondeurs, dans la Nation Infinie, nous permettant alors, enfin, d’avoir une vue d’ensemble sur toutes les Nations. Mais s’ils ont été capable de rayer la République des Etats-Unis du Texas comme si de rien n’était, ils ne sont pas à l’abri d’être, eux également, des cibles. Et voilà que le Loup demande à son oncle de se rendre à une nouvelle réunion entre les sept !

Dans ce chaos ambiant et cette incertitude pesante, le Message, ayant pris corps et possession de son prophète Orion, tient à mettre en garde les différentes Nations des menaces qui se profilent à l’horizon. Plus on avance dans l’intrigues, plus on découvre de nouvelles menaces, de nouvelles trahisons, de nouvelles alliances, et plus j’ai l’impression d’être en plein épisode de Game of Thrones. Du sang, des larmes, le mal et la mort semblant être les seules choses que puissent espérer nos personnages. Le pire dans tout cela, c’est qu’ils semblent le savoir mais continuer sur le même chemin. Et dire que les choses semblent encore s’assombrir…

Maintenant que toutes les Nations nous ont bien été présentées, décrites, Jonathan Hickman se lancent dans les choses concrètes et cela commence de façon sanglante ! Cette dernière réunion n’aura pas duré longtemps avant que tout ne parte en vrilles. Qu’est-ce que le scénariste nous prépare pour la suite ?

Graphiquement, pas grand-chose de nouveau à dire sur Nick Dragotta. Le génial artiste nous propose des planches de toute beauté ! Des personnages incroyables ! Et de l’action qui nous en met plein les yeux. Toujours un subtil mélange de science-fiction et de western qui fonctionne à merveille.

Bref, si ce sixième tome n’atteint pas l’excellence du précédent opus, il n’en demeure pas moins formidable. On semble se diriger, lentement mais sûrement, vers la dernière ligne droite, la situation n’ayant jamais semblée aussi explosive et indécise.


Star Wars Nº13 (couverture 1/2)
Star Wars Nº13 (couverture 1/2)
par Jason Aaron
Edition : Album
Prix : EUR 5,50

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4.0 étoiles sur 5 Clap de fin pour Vador, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars Nº13 (couverture 1/2) (Album)
STAR WARS #13

Star Wars : Suite et fin pour le Dernier Vol du Harbinger ! Jason Aaron conclut ici sa première confrontation entre Luke, et ses amis, face au sergent Kreel, et son équipe de SCAR Troopers !
Force est de constater qu’il s’agit là de ma première déception sur le titre. Avec ce cinquième chapitre je m’attendais à un feu d’artifice, à des combats de dingues, mais les différentes oppositions sont à sens unique et expédiées en quelques pages seulement.
Au final, on a l’impression que cette saga ne sert qu’à en lancer une autre, de par le cliff de fin, et à mettre en place ces nouveaux personnages, fort intéressants au demeurant.
Bref, petite déception, malgré le côté génial des SCAR Troopers !

Darth Vader : Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous avons ici le droit aux deux derniers épisodes de la série sur Dark Vador. Pas de souci de vente ou de qualité, bien au contraire. Mais juste un Kieron Gillen qui est allé au bout de ses idées et veux partir sur un autre projet, toujours dans l’univers Star Wars.
Nous avions laissé Dark Vador dans de sales draps, puisque son ennemi Cylo avait réussi à « l’éteindre » suite à une simple pression sur un simple bouton ! Et voilà le génial et terrible créateur, persuadé d’être venu à bout de sa création !
C’est bien mal connaître Dark Vador ! L’ultime confrontation n’est qu’à ses débuts !
Dans le second épisode, c’est au tour du problème « Aphra » de voir sa résolution. Et cela s’annonce dramatique pour elle, et terriblement bénéfique pour son maître…
Bref, à l’image de toute la série, ces derniers épisodes sont une vraie réussite. Aucune fausse note de la part de Kieron Gillen, et la promesse de belles choses pour la suite…


Batman Univers 13 La fin de Spyral ?
Batman Univers 13 La fin de Spyral ?
par James Tynion IV
Edition : Broché
Prix : EUR 5,60

2.0 étoiles sur 5 Les rats quittent le navire..., 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Univers 13 La fin de Spyral ? (Broché)
BATMAN #52
Scénario : James Tynion IV Dessin : Riley Rossmo Couleur : Yvan Plascencia et Jordan Boyd

Pour le dernier épisode de Batman, version New52, Scott Snyder et Greg Capullo ont quitté le navire ! C’est James Tynion IV qui prend le relais au scénario, habitué à travailler avec Snyder, et Riley Rossmo, un illustre inconnu, qui s’occupe des dessins.
Entre des dessins horribles et vraiment pas à la hauteur du titre, même si on sent bien que ce cinquante-deuxième épisode n’existe que pour sonner correctement avec les New52, et un scénario surfant sur la vague nostalgie et l’écriture d’un journal par le jeune Bruce après le meurtre de ses parents, on sent bien que cet épisode n’est là que pour faire office de bouche-trou.
Alors oui c’est attendrissant tout plein, la relation Bruce/Alfred est jolie mais on ne se souviendra jamais de cet épisode.
Bref, bouche-trou mode « on » !

DETECTIVE COMICS #51
Scénario : Peter J. Tomasi Dessin : Fernando Pasarin Couleur : Chris Sotomayor

Pour les deux derniers épisodes de Detective Comics, Peter J. Tomasi décide de continuer avec Gordon ! La bonne nouvelle c’est qu’il n’y a pas de bat-robot-lapin ! On se concentre vraiment sur Gordon et plus particulièrement sur son passé militaire.
En rentrant chez lui, Gordon découvre un ancien soldat avec qui il a servi. Les retrouvailles sont de courtes durées puisqu’il est assassiné sous ses yeux. Le pauvre homme a juste le temps de supplier Gordon de sauver les autres du mal terrible qu’ils ont découvert dans les dunes de sables il y a bien longtemps !
Voilà Gordon qui quitte Gotham, direction l’Afghanistan où il va devoir enquêter sur un mal mystique fort terrible !
Bref, un subtil mélange d’enquête et de mysticisme bien trouvé. Peter J. Tomasi me propose là, enfin, une première bonne saga avec Gordon en tête d’affiche.

ROBIN SON OF BATMAN #12
Scénario : Ray Fawkes Dessin : Ramon Bachs Couleur : Mat Lopes

L’heure est venue pour Damian d’affronter son nouvel ennemi, le jeune et intrépide (comme lui) Suren Darga. Dernier outil en date de la lignée des Lu’un Darga, tout comme Damian est celui de celle des al Ghul.
Un affrontement final terrible, où Damian pourra compter sur ses parents et Personne, mais où surtout il va montrer sa grande maturité et montrer, un peu plus, qu’il est prêt à voler de ses propres ailes.
Bref, je le vois bien rester le petit Suren moi.

Batgirl #52
Scénario : Brenden Fletcher Dessin : Eleonora Carlini et Minkyu Jung Couleur : Serge Lapointe

Batgirl s’apprête donc à quitter Burnside !
Mais avant cela elle a quelques petites choses à régler.
Tout d’abord sa boîte, qui apparaît de plus en plus comme un gadget dont on ne sait pas quoi faire. Pourquoi avoir eu cette idée alors…
Ensuite, elle doit arrêter Gladius et le Commandant, désireux de mettre la main sur Négahédron. Du coup retour à la Gotham Academy !
Bref, à l’image de bien des titres, on sent que ces derniers épisodes, pour arriver au fameux 52, sont poussifs, forcés, sans inspiration et abandonner par les équipes créatives. Cela dit, je n’aurais pas pensé que ce titre arriverait jusque-là. Elle a su se renouveler pour tenir la distance.

GRAYSON #19
Scénario : Jackson Lanzing et Collin Kelly Dessin : Roge Antonio et Geraldo Borges Couleur : Jeromy Cox

Dire que Frau et Luka Netz étaient prêtes à s’entretuer pour devenir le nouveau réceptacle de leur taré de père : Otto Netz !
Mais ce dernier n’avait qu’une ambition, s’emparer du corps d’Helena Bertinelli. Voilà que Dick qui voulait détruire tous ces groupuscules comme Spyral, met maintenant tout en œuvre pour sauver son ancienne coéquipière !
Mais il n’est pas à l’abri d’ultimes surprises…
Bref, non seulement la qualité du titre a chuté avec le départ de l’équipe créatrice, mais en plus on a le droit a du remplissage en bonne et due forme…


AVENGERS TIME RUNS OUT T03
AVENGERS TIME RUNS OUT T03
par Jonathan Hickman
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

5.0 étoiles sur 5 On se rapproche toujours plus de Secret Wars !, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : AVENGERS TIME RUNS OUT T03 (Broché)
Avec ce troisième tome des séries Avengers de Jonathan Hickman, estampillé Time Runs Out, on se rapproche encore un peu plus de Secret Wars et de la fin implacable du Multivers ! Les équipes différentes Avengers finissent, après de longues semaines, par se réunir, pas sous les meilleurs hospices, mais face à une menace sans précédent dans leur histoire et qui risque fort d’être la dernière !

Tandis que la Cabale de Thanos procède à la destruction aveugle de planètes, habitées ou non, les trois équipes d’Avengers doivent mettre de côté leurs différends s’ils souhaitent avoir une chance de sauver la Terre. La fin de tous les mondes approche… Jonathan Hickman (Fantastic Four) continu de tisser l’intrigue menant à Secret Wars, avec l’aide de Stefano Caselli (Secret Warriors), Mike Deodato Jr (Original Sin) et Kev Walker (Avengers Arena).
(Contient les épisodes #40 à 42 d’Avengers et #29 et 30 de New Avengers)

Steve Rogers a beau y faire, difficile d’avoir un coup d’avance sur un génie comme Reed Richards. Et c’est ainsi, qu’après des mois d’infiltrations, Sue prend Steve par surprise en confirmant ce qui était aisé à trouver, elle reste toujours aux côtés de son mari ! Pas le temps de s’emporter, puisque Flèche Noire et Namor arrivent à leur tour. La Cabale est devenue un problème qu’il faut résoudre !

Une collaboration entre les différents camps est possible, uniquement si les « renégats » acceptent de se rendre une fois tout cela derrière eux… enfin… s’il y a possibilité d’avoir un derrière eux ! Le problème de la Cabale n’est pas le seul à l’ordre du jour. La tension entre Namor et T’Challa prend une tournure dramatique, le Reed de l’univers Ultimate rentre dans la danse et le Conseil Intergalactique décide de rayer la Terre de la carte de l’univers !

Comme si la menace de la fin du Multivers n’était pas suffisante, voilà que divers éléments extérieurs sont bien décidés à détruire la Terre, comme si cela pouvait empêcher de tels événements. Toujours est-il, qu’heureusement que tous nos héros aient décidé de signer une trêve, certes fragile, pour essayer de trouver une ultime solution. Mais en auront-ils le temps ? D’autant qu’ils ont déjà, tous, tellement perdu ! Notamment le couple Richards.

Ailleurs, Fatalis, et l’Homme Molécule continuent d’avancer dans les méandres d’on ne sait où, à la recherche d’une autre solution…

Graphiquement, on a du lourd ! Stefano Caselli, Mike Deodato Jr. et Kev Walker, difficile de faire la fine bouche ! C’est tout simplement beau ! Des styles différents mais tous d’une grande richesse.

Bref, on se prépare à entamer la dernière ligne droite avant Secret Wars. Tous nos héros se rassemblent, reste à savoir comment ils vont pouvoir gérer la fin du Multivers avec Reed Richards version Ultimate et le Conseil Galactique qui s’en mêlent ! Que sont devenus Thor et Hypérion ? La Terre va-t-elle disparaître ? Et après ? Toutes ces questions vont enfin avoir une réponse !


Superman Terre-1 tome 2
Superman Terre-1 tome 2
par Joe Michael Straczynski
Edition : Album
Prix : EUR 15,00

4.0 étoiles sur 5 J'adore, c'est tout !, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman Terre-1 tome 2 (Album)
A l’inverse de son homologue de Gotham City, les nouvelles origines, remises au goût du jour, de Superman, furent un véritable plaisir de lecture. J.M. Straczynski nous proposant une nouvelle vision très juste du plus grand héros de l’univers des comics.
Un jeune homme qui déboule dans la vie active sans n’avoir aucune idée de ce qu’il veut faire, ni même de qui il est véritablement. Malheureusement pour lui, cette recherche d’identité est plutôt compliquée, puisque s’il y a soixante-quinze ans, l’arrivée d’un tel personnage provoquait l’émerveillement, aujourd’hui, c’est la méfiance qui est de mise ! Ce Superman, actuel, va-t-il trouver sa place sur notre petite planète ?

Après ses premiers combats, le novice Superman se croit isolé du reste de l’humanité. Mais la confrontation avec un autre Kryptonien survivant va remettre en cause toutes ses certitudes. De son côté, Lisa, la voisine de Clark Kent, voit son monde sens dessus dessous après avoir découvert le secret de son identité.
(Contient : Superman Earth-One vol 3)

L’arrivée du jeune Clark Kent à Metropolis ne fut pas une sinécure. Déjà que le jeune homme se cherche et a du mal à s’ouvrir aux autres, d’ailleurs il ne s’ouvre pas du tout, voilà qu’une attaque extraterrestre l’oblige à se révéler au monde ! Si l’émerveillement est effectif chez une grande majorité, le scepticisme et le doute le sont également chez beaucoup. Surtout chez les chefs d’états et les militaires. Ils préfèrent voir le danger potentiel que représente Superman plutôt que les bienfaits qu’il peut apporter.

Il faut dire que ce nouveau super-héros se cherche, il a du mal à savoir ce qu’il doit faire ou non, ce qu’il peut faire ou non. Et lorsqu’il décide de renverser un régime totalitaire et oppressif, il se met beaucoup de monde à dos, et ne fait que confirmer les craintes à son encontre. Bien entendu, c’est aux Etats-Unis que cette animosité se cristallise, et des hauts fonctionnaires de l’armée décident alors de faire appel à Lex Luthor et sa femme Alexandra pour trouver un moyen de stopper le Kryptonien !

Enfin, les Kryptoniens ! Puisqu’un autre survivant de la défunte planète de Superman se présente, à son tour, sur Terre. Décidément ! Ce nouvel arrivant, répondant au nom de Zod, se présente comme l’oncle de Kal-El. Désireux de s’intégrer avec son neveu sur ce nouveau monde, tout en répondant à toutes ses questions ! Mais dans l’ombre, dans son dos, tout cela est bien différent ! Zod se préparant, avec l’aide du reste du monde, à mettre fin à la vie de Superman !

Dans la vie civile de notre héros, celle de Clark Kent, le jeune journaliste doit jongler avec une Lois Lane un peu trop curieuse et une Lisa qui voit ses sentiments d’amitié subir une transformation incroyable, tout en faisant une surprenant découverte !

Graphiquement, on dit au revoir à Shane Davis et bonjours à Ardian Syaf. Si le style du dessinateur indonésien est d’une grande richesse, avec beaucoup de détails et un excellent travail sur les personnages, leurs émotions et l’action. Nous sommes loin de la qualité de Shane Davis. On a par moment des impressions de brouillons, de flous. Je n’ai pas été emporté de la même façon.

Ce jeune Superman se cherche, s’égare par moment, crédule et peu sûr de lui, il dégage néanmoins les forces que l’on s’attend à trouver chez ce héros culte et mythique. S’il trébuche, il a la force de se relever et de comprendre ses erreurs. Un héros plus jeune, dans un monde plus cynique et cruel mais un personnage qui est, déjà, iconique !

Bref, ces nouvelles origines sont véritablement réussies ! J.M. Straczynski effectue un formidable travaille, nous dépeint un Superman jeune mais égal à lui-même dans un monde bien plus dur qu’il y a soixante-quinze ans. De petites nouveautés bien trouvées, et une intrigue passionnante !


Daredevil T01
Daredevil T01
par Charles Soule
Edition : Album
Prix : EUR 14,95

3.0 étoiles sur 5 Après Waid et Samnee c'est compliqué, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil T01 (Album)
Durant Marvel Now, un titre fut vraiment à part pour moi, tant par ses qualités artistiques que pour son intérêt scénaristique. Je parle bien sûr du Daredevil de Mark Waid et Chris Samnee. Peut-être mon titre préféré avec les Avengers d’Hickman et le Thor de Jason Aaron. Le genre de titre qui vous fut trépigner d’impatience entre chaque tome ou chaque kiosque. Le genre de titre qui vous pousse à vous intéresser aux histoires plus anciennes, voir originelles du héros.
Aussi, à l’annonce d’un grand chamboulement, lors d’All-New All Different Marvel, je fus un petit peu sceptique. Si l’équipe créatrice, Charles Soule et Ron Garney, est plutôt prometteuse, apprendre que Marvel utilise la fin de Secret Wars pour tout remettre à plat me désappointe quelque peu…

Daredevil revient à Hell’s Kitchen sous un costume différent, tandis que la carrière de son alter ego, Matt Murdoch, prend un nouveau départ. A présent épaulé par Blindspot, l’Homme sans Peur va devoir combattre l’implacable Dix-Doigts et ses vieux adversaires de la Main.
Découvrez les premiers épisodes de la nouvelle série Daredevil, écrits par Charles Soule et dessinés par Ron Garney.
(Contient les épisodes #1 à 5 et All-New All Different Point One #1)

On a bien du mal à s’y retrouver avec ce Daredevil version Charles Soule ! Déjà, un costume noir ! Agressif et sombre. Ensuite, un retour un New On a bien du mal à s’y retrouver avec ce Daredevil version Charles Soule ! Déjà, un costume noir ! Agressif et sombre. Ensuite, un retour un New York, un Matt Murdoch procureur, un gros schisme avec Foggy, Kirsten qui n’est plus là !
Et surtout, surtout, plus personne ne semble se rappeler de la double identité de notre héros !

Déjà que ces changements, d’un point de vue purement et égoïstement personnel, ne me plaisent pas du tout, (j’adorais le personnage de Kirsten ! Et j’aimais bien le déménagement à San Francisco), le pire reste que l’on ne nous explique rien ! Comment Daredevil a fait pour que personne ne se souvienne qu’il soit Matt Murdoch ? Où est Kirsten ? Comment peut-il retravailler à New York ? Pourquoi Foggy a-t-il tant la rage ? Pourquoi le costume noir ? Beaucoup de questions mais pas la moindre réponse…

Daredevil, lui, continu sa vie, son œuvre. Si son poste de procureur semble un peu compliqué à gérer pour Matt Murdoch, pour ne pas dire un désastre avec sa mise au placard, du côté de Daredevil, un nouvel ennemi voit jour, mais également un padawan ! Un apprenti !
En effet, Daredevil s’entiche d’un sans papier d’origine asiatique, voulant, à l’instar du héros, tout faire pour protéger son quartier, China Town, sous le pseudonyme de Blindspot ! Le jeune homme a réussi à se faire un costume le rendant invisible et ne fonctionnant qu’avec de simples piles !

China Town voit une sorte de gourou, Dix-Doigts (ayant vraiment dix doigts à chaque mains), manipuler et utiliser de pauvres gens, n’ayant plus que l’espoir comme moyen de survie, comme « cobayes » pour ses nouveaux pouvoirs, qu’il a volé à la Main !
Mais on ne se moque pas ainsi de la Main, et Daredevil qui avait déjà bien du mal à gérer ce nouvel ennemi, voit arriver ses vieux adversaires, accentuant encore davantage une situation explosive !

Si l’histoire est intéressante, prenante, si le personnage de Blindspot est bon et prometteur, je ne suis pas convaincu par ce virage radical ! Un nouvel exemple supplémentaire de ma perplexité face à la ligne éditoriale de Marvel qui semble rétropédaler sur tous ses titres si fantastiques durant Marvel Now ! (Daredevil mais aussi les Avengers ou encore Deadpool !)

Graphiquement, nous n’avons pas le Ron Garney vu sur Thor : God of Thunder, mais c’est un travail propre et qui fait mouche. Une approche très sombre et peu colorée, jouant beaucoup sur les ombres et les lumières. Un peu à l’image de l’univers du héros et du coup en parfait opposition avec le travail, si excellentissime de Chris Samnee.
Une approche certes différente mais parfaitement exécutée et franchement agréable à suivre.

Bref, ce nouveau Daredevil, s’il propose quelque chose de plaisant à lire, ne me convainc pas ! A l’image du Deadpool de Gerry Duggan je ne suis pas fan de cette omission des nouveaux personnages qui apportaient tant ! Et puis, pour le coup, le manque d’explication est vraiment gênant.


GOTHAM ACADEMY Tome 2
GOTHAM ACADEMY Tome 2
par Collectif
Edition : Album
Prix : EUR 17,50

4.0 étoiles sur 5 Une Gotham moins sombre, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : GOTHAM ACADEMY Tome 2 (Album)
Gotham Academy avait été une bonne surprise ! DC Comics nous propose une série différente et amusante, une façon inédite et ludique de découvrir Gotham City à travers son académie tout aussi à part. Malgré quelques petits passages dignes de teen movie, nous découvrions des personnages inédits et attachants, tourmentés et amusants. Avec en premier lieu, l’énigmatique Olive Silverlock et sa chevelure argentée.
Après un premier tome introductif, l’heure est venue d’en apprendre davantage sur cette jeune héroïne tourmentée !

Depuis la découverte du journal intime de Millie Jane Cobblepot, les énigmes se multiplient autour d’Olive Silverlock et de la Gotham Academy. Entre les fantômes en cavale, les bâtiments interdits, la sorcellerie et les justiciers masqués, la jeune fille aura besoin de l’aide de tous ses amis pour venir à bout des mystères de l’Académie, et pourquoi pas, de celle d’un nouvel étudiant : Damian Wayne.
(Contient les épisodes #7 à 12, Gotham Academy Endgame #1 et DC Sneek Peak : Gotham Academy)

Avant de rentrer dans le vif du sujet, ce second tome s’ouvre avec un récit lié à Endgame, et le retour du Joker oblige. Nos héroïnes s’amusent alors à se faire peur avec de sombres histoires où le croquemitaine à un visage ou un sourire rappelant celui du Clown du Gotham.
Le second épisode, fait suite directe au premier tome, avec l’arrivée de Damian ! Vu comme cela nous était vendu on pouvait s’attendre à ce qu’il soit un nouvel élève, comme dis en quatrième de couverture, or il ne vient faire de la figuration que le temps d’un épisode et ne sert strictement à rien !

L’intrigue principale du tome, « De Mère en Fille » démarre avec le troisième épisode et nous plonge dans une enquête, très personnelle, pour Olive. Cette dernière apprend qui était sa mère, la criminelle incendiaire Calamité et le fardeau qui pèse sous ses épaules. Malgré les faits, maintenant concrets, Olive se refuse toujours à croire que tout cela soit vrai ! Mais pourra-t-elle, encore longtemps, refuser de voir la vérité, alors que Calamité semble refaire parler d’elle d’outre-tombe ?

La pauvre Olive va être, véritablement, tourmentée de toute part ! Entre des amis un peu trop présents et pressants, voir lourds par moment, un professeur Strange des plus bizarres, un nouvel ami pour le moins singulier, une mère semblant revenir l’attirer du côté obscur et une nouvelle élève fille de criminel célèbre, cela ne s’annonce toujours pas de tout repos à la Gotham Academy.

Heureusement, Olive pourra compter sur ses amis pour l’aider à surmonter ces nouvelles difficultés, une nouvelle fois riches en rebondissements ! Les personnages sont toujours aussi attachants et amusants, la petite Maps en tête. Personnage d’une grande fraîcheur, explosive, une vraie pile électrique.

De nouvelles épreuves, de nouvelles douleurs, mais un chemin qui semble, enfin, s’ouvrir, doucement, sur la communication pour Olive. Tout n’est pas clair, il reste encore quelques zones d’ombre, mais le personnage semble se libérer petit-à-petit aux lecteurs. C’est tant mieux, tant Olive est un personnage fascinant et réussi.

Graphiquement, je suis toujours aussi fan du duo Karl Kerschl et Mingjue Helen Chen. Ce subtil mélange entre comics et mangas. Les personnages sont toujours aussi beaux/choux et l’ambiance toujours aussi géniale. Une narration fluide et rapide, les événements s’enchaînent sur un bon rythme et offrent une agréable lecture.

Bref, il est toujours aussi bon de visiter Gotham City sous un autre angle, surtout lorsqu’il est aussi frais et amusant qu’avec Gotham Academy. Nous avons le droit à un ton plus léger, des personnages attachants et moins tragiques. C’est toujours un plaisir de retourner à l’école, surtout celle-là.


Lady Mechanika - Tome 03 : Les tablettes du destin (1ère partie)
Lady Mechanika - Tome 03 : Les tablettes du destin (1ère partie)
par Marcia Chen
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

4.0 étoiles sur 5 Indiana Steampunk en robe !, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lady Mechanika - Tome 03 : Les tablettes du destin (1ère partie) (Broché)
Si l’ambiance et l’univers de Lady Mechanika sont véritablement prenant et passionnant, il faut reconnaitre que le deuxième volume m’a quelque peu refroidi. Payer le même prix pour seulement deux chapitres, la pilule fut difficile à faire passer. La promesse d’avoir l’arc complet avec ce nouveau tome m’a cependant quelque peu rassuré. Espérons maintenant que la qualité est toujours au rendez-vous !

Lady Mechanika reçoit la visite d’une amie d’enfance qui a une mission pour elle : retrouver les Tablettes de la Destinée, un artefact sumérien censé détenir le savoir des dieux et les secrets de l’univers… rien que ça ! Il n’en faut pas moins pour éveiller la curiosité et le goût de l’aventure de notre belle héroïne, qui va sans plus tarder partir dans une quête survoltée aux quatre coins du monde à la recherche de cette précieuse et mystérieuse relique…
Action, délires steampunk et maestria graphique sont toujours au rendez-vous de cette toute nouvelle aventure de Lady Mechanika, qui s’improvise cette fois cousine victorienne d’Indiana Jones !
(Contient les épisodes #1 à 6)

C’est une toute nouvelle intrigue que Joe Benitez nous propose pour son héroïne. Et avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit mot sur les dessins. Forcément, avec un tel chef d’œuvre, c’est la première chose qui nous frappe lorsqu’on ouvre ce nouveau volume.
Non seulement c’est beau, non seulement c’est d’une richesse, dans les détails, absolument énorme, non seulement Lady Mechanika est magnifique, non seulement la qualité des costumes est incroyable, mais voilà que même la mise en page est artistique ! C’est juste un truc de dingue. Le travail graphique est absolument colossal !
Mais cette fois-ci, après une Angleterre, magnifique, mais très sombre, nous avons le droit à des décors plus lumineux, mais tout autant fantastiques et incroyables, avec un voyage en Afrique ! De nouveaux décors enchanteurs, de nouveaux personnages ravissants, et une toute autre ambiance. Loin de l’aspect mécanique et froid de l’Angleterre victorienne steampunk et place à une Afrique sauvage et indomptable.

Comme dit juste au-dessus, Lady Mechanika quitte l’Angleterre pour se rendre en Afrique. Elle cherche à retrouver un vieil archéologue, grand-père d’une petite fille que notre héroïne a pris sous sa protection depuis le décès de ses parents, dont elle se sent responsable.
Ce dernier, à la recherche d’un artefact sumérien légendaire, la Tablette des Destinées, se retrouvent aux mains d’agents allemands, des plus particuliers, désireux, eux aussi de mettre la main sur cet antique artefact, supposé être une arme comme on en a jamais vu !

Une mission de sauvetage, sur fond de course poursuite en Afrique sauvage et de quête d’artefact légendaire à la Indiana Jones, ou encore Tomb Raider ! Une aventure haut en couleur, d’une grande richesse et un rythme très soutenu. Il n’y a aucun temps mort, une subtile aventure mêlant, à merveille action, aventure, archéologie, steampunk et fantastique. Une aventure extraordinaire et prenante.

Quel plaisir d’avoir tout cet arc en un seul volume, cela rend l’expérience de lecture encore plus agréable et nous permet d’être ancré dans l’intrigue du début à la fin. Vraiment le seul bémol pour Glénat Comics pour le moment. Ce fut d’ailleurs surprenant.

Joe Benitez, avec cette chasse au trésor digne de Benjamin Gates, met de côté la quête de ses origines par Lady Mechanika. Se concentrant sur une aventure épique. Lady Mechanika est un personnage fantastique, en plus d’être purement et simplement magnifique, dans un style incroyable. Le personnage est fort, vraiment fort, énigmatique, captivant et promet de bien belles choses pour la suite. On a envie de suivre ses aventures, signe de la réussite du personnage.

Bref, j’ai pris un pied incroyable à lire cette aventure. Une chasse au trésor passionnante, des dessins justes magnifiques, un voyage extraordinaire et un personne toujours plus réussi et passionnant. Joe Benitez signe un personnage incontournable, qu’il faut connaître, dans un univers mêlant le steampunk, l’archéologie, le mysticisme, l’alchimie de façon magistrale.


Moon Knight All-new All-different T01
Moon Knight All-new All-different T01
par Greg Smallwood
Edition : Album
Prix : EUR 14,95

3.0 étoiles sur 5 Ils sont nombreux là-dedans !, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon Knight All-new All-different T01 (Album)
Moon Knight fut une véritable belle surprise durant All-New Marvel Now. Un personnage m’étant quasiment inconnu et qui devient, en quelques chapitres, une lecture incontournable pour moi. Exemple parfait de l’excellence et de la qualité que Marvel nous propose à travers ses personnages non tête d’affiche dans des séries de très, très grandes qualités.
J’avais hâte de découvrir ce relaunch du titre de Marc Spector, surtout avec l’arrivée de Jeff Lemire au scénario, un écrivain que j’adore tout particulièrement.

Depuis longtemps, Moon Knight combat les criminels et contribue à faire de New York une ville plus sûre. Mais ce qui semblait être une réalité pourrait-il s’avérer n’être qu’un fantasme ? Lorsqu’il découvre avoir passé sa vie dans un hôpital psychiatrique, Marc Spector se voit contraint de remettre en question toutes ses certitudes. Quelque chose ne tourne pas rond. Serait-ce son esprit ?
Jeff Lemire (Essex County, Extraordinary X-Men) et Greg Smallwood (S.H.I.E.L.D.) vous guident dans ce voyage à travers la psyché du plus tourmenté des personnages Marvel.
(Contient les épisodes #1 à 5)

Si je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans les anciens titres du personnage, notamment celui de Bendis et Maleev, je n’ai donc pas encore découvert le Moon Knight proche de la folie, je comprends, très vite, que c’est le chemin que va emprunter Jeff Lemire. On retrouve, en effet, un Marc Spector, tout de blanc vêtu, dans un hôpital psychiatrique !

Le pire dans tout cela, c’est que Marc y serait depuis l’enfance ! Tout cela à cause de divagations, plus ou moins importantes, plus ou moins dangereuses, à propos d’un hypothétique et ancien dieu égyptien : Khonsou, d’un super-héros : Moon Knight, et diverses personnalités. Marc est persuadé d’être tous ces personnages à la fois et d’œuvrer, sous le nom de Moon Knight, pour ce Khonsou.

Tantôt dans l’hôpital, tantôt marchant dans du sable au pied du pyramide en plein cœur de New York. Tantôt face à deux infirmiers un peu trop adeptes du tabassage, tantôt face à eux mais avec des têtes de chacal. Il se retrouve de temps à autres face à Khonsou, se remémore des souvenirs de Steven Grant ou de Jack Lockley, découvre que Marlène est également interné et fait la connaissance de Bertrand Crawley !

S’il n’arrive pas à démêler le vrai du faux, voyant de temps à autre du sable, des visages différents et puis plus rien, le lecteur est dans la même expectative. On ne sait pas que croire, on ne sait pas qui croire ! Tout comme nous, Marc Spector est complètement perdu et cherche désespérément des réponses à ses questions. Doit-il écouter la charmante doctoresse qui cherche à le soigner, le docteur Emmet, ou le spectral Khonsou qui le supplie d’empêcher l’avènement de Seth ? Un incroyable voyage se prépare pour notre héros, qui va le mener à découvrir s’il est complètement fou ou non !

Pour aider Jeff Lemire dans cette immersion dans la folie, dans le doute, nous avons les excellents dessins de Greg Smallwood. L’artiste nous propose un travail absolument fantastique, qui nous plonge en plein rêve ? Beaucoup de blanc, est-ce un rapport avec la couleur de Moon Knight ou est-ce le néant, le vide des rêves ? Les cases n’ont pas de contour, comme si elles sortaient de ce blanc ambiant. Une mise en page originale, particulière, avec des cases de toutes les formes, à différentes places, comme des successions de rêve, tous toujours différents.
A côté de cette mise en page, les dessins sont beaux et le travail sur le personnage de Marc Spector, et ses différentes incarnations est fantastique.

Si l’intrigue est bonne, le questionnement présent du début à la fin, les dessins magnifiques, il faut avouer, que par le moment, on se perd un peu, nous-mêmes, dans cette interrogation permanente sur ce qui est vrai ou pas. On revient quelques pages en arrière pour vérifier qu’on a rien loupé, on se dit que l’on est aussi fou que notre héros. De plus, les personnages que Marc Spector, pour peu que l’on soit novice, ne nous parlent pas. Et puis le final s’accélère, nous emporte, nous tient en haleine et l’on se retrouve avec quelque chose de bancal. Avons-nous raison ? Avons-nous vraiment compris ? Est-ce aussi simple ?

Bref, une intrigue sympa, un Jeff Lemire qui arrive à nous retourner le cerveau, un Greg Smallwood exceptionnel, un plaisir de retrouver Moon Knight et son univers mystico-passionnant mais il manque un petit quelque chose, et un final qui semble un peu trop facile.


Terminator Genisys [Blu-ray]
Terminator Genisys [Blu-ray]
DVD ~ Arnold Schwarzenegger
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Pourquoi?, 15 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Terminator Genisys [Blu-ray] (Blu-ray)
Terminator c’est une œuvre culte, un monument du cinéma, une licence que les geeks adorent et que propose un background peut-être aussi puissant que ce que l’on nous propose au cinéma. Forcément, un univers aussi riche pousse à la surenchère et à l’appât du gain. C’est ainsi, alors que la franchise est rachetée en 2011 par Annapurna Pictures, que l’on se retrouve avec un nouveau film, Terminator Genisys ! Toujours avec Arnold Schwarzenegger mais sans Linda Hamilton !
J’ai mis beaucoup de temps à me lancer dans le film, le troisième volet ayant eu raison de ma raison justement. Si Terminator Renaissance avait été plutôt sympa, cette guéguerre entre ce dernier Genesys ne m’inspirait peu, et l’idée d’une suite/reboot encore moins. Et puis les critiques de mes proches, en générales, n’ont rien fait pour me redonner confiance.
Nous sommes en 2029, John Connor (Jason Clarke), chef de la résistance humaine, mène une guerre effroyable contre Skynet, une I.A. responsable du jugement dernier, le 29 août 1997 ! Une offensive nucléaire ayant ravagé le monde et tué plusieurs milliards d’humains ! Les survivants, derrière John Connor doivent se battre contre des machines, quasiment indestructibles et totalement implacables.
Le futur est guère réjouissant, et John apprend que Skynet veut attaquer les rebelles sur deux fronts, le présent mais aussi le passé ! Il tient en effet à envoyer un Terminator dans le passé pour tuer la mère de John, Sarah Connor (Emilia Clarke) ! Alors que la guerre est en passe d’être gagnée, John envoi son plus fidèle lieutenant, Kyle Reese (Jai Courtney), dans le passé également, pour protéger sa mère !
Mais en arrivant en 1984, Kyle trouve un passé totalement différent que celui raconté par John ! Là où il devait trouver une Sarah Connor ne connaissant rien à son futur et totalement incapable de se défendre, il découvre une Sarah Connor tuant un T-800 et un T-1000 à l’aide de son propre Teminator, veillant sur elle depuis son enfance !
Comment se fait-il qu’un Terminator protège Sarah depuis le début des années 70, alors que ce voyage dans le temps est censé être le premier du genre pour Skynet et la résistance ?
Le passé a été changé, le futur également, mais la menace Skynet est toujours présente et pesante sur le futur. Si le Jugement Dernier de 1997 n’est plus au programme, un autre danger se profile en 2017 ! Sarah, Kyle et Papy (le Terminator de Sarah) vont devoir se rendre à cette date pour éliminer une bonne fois pour toute Skynet ! Mais comment faire alors que Kyle tombe amoureux de Sarah, que cette dernière refuse d’accepter son destin, et que leur fils vient s’opposer à eux ?
Le film propose des effets spéciaux à couper le souffle. (Hormis pour le Arnold Schwarzenegger en images de synthèse…) Un peu comme pour chaque opus j’ai envie de dire. De l’action à gogo non-stop ! Cela explose de partout, une avalanche de balles, des courses poursuites, des combats à couper le souffle. Une nouvelle fois Terminator nous en met plein la vue. Le réalisateur glissant, également un maximum de références savoureuses aux autres films de la saga et s’évertue à faire en sorte de ne rien négliger pour la continuité.
Pour ce qui est du casting, par contre, on repassera. John Connor n’a aucun charismes, Kyle Reese n’a aucune crédibilité et ne parlons pas de Sarah Connor… Emilia Clarke n’a pas le charisme et la prestance de Linda Hamilton ! Sarah Connor c’est Linda Hamilton, point bar. Alors oui, Emilia Clarke est très jolie mais à aucun moment elle n’arrive à s’emparer du rôle. Heureusement, il y a Arnold Schwarzenegger, qui nous propose un T-800/Papy exquis, savoureux et hilarant. Des répliques culte et qui font mouches. L’acteur est excellent et montre qu’il apprécie son personnage. Dommage que l’accent soit trop mis sur ces pâles copies de Sarah et Kyle et moins sur Papy…
Je trouve néanmoins mauvaise et dommage l’approche prise par ce film. On se retrouve avec un retour à la case départ où l’on utilise un prétexte bidon et compliqué pour nous proposer un développement différent avec les mêmes personnages. Si le plaisir de retrouver l’univers de Terminator est là, avec la faune et la flore qu’on s’attend à retrouver, il manque une crédibilité au film et surtout un réel intérêt. Les voyages temporels sont trop présents et nuisent également au film.
Bref, ce n’est pas un mauvais film, malgré de mauvais acteurs, mais je ne vois pas l’intérêt de repartir à zéro et de vouloir tout changer en compliquant tout. Si on peut comprendre certains impératifs de par la présence de Schwarzenegger, il est dommage d’avoir voulu se compliquer la vie de la sorte. En changeant la temporalité de Terminator, est-ce qu’on ne change pas Terminator ? Terminator est toujours Terminator sans Jugement Dernier ? Sans Skynet ? Terminator n’est-ce pas les efforts de pauvres humains face à l’inéluctabilité des choses ? On sent le studio qui a voulu se faire de l’argent sur le dos d’une franchise rentable. Vivement le retour de la franchise dans les mains de son papa Cameron et qu’il rectifie tout cela.


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