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Contenu rédigé par Voodoo
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Voodoo (In The South of Witches Valley.)
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Pandora's Box
Pandora's Box
Prix : EUR 30,52

4.0 étoiles sur 5 "Pandora's Box" : Toys In The Attic., 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pandora's Box (CD)
Paru rétrospectivement dans la discographie du groupe alors que Aerosmith a depuis longtemps quitté Columbia Records, ce coffret "Pandora's Box" publié en '91, couvre (grosso modo) leur première décennie en trois CD.
Alors que "Permanent Vacation" et "Pump" (publiés par Geffen Records en '87 et '89), ont déjà relancé Aerosmith et que "Get A Grip" est dans les starting blocks (même si sa sortie prendra pas mal de retard) et paraîtra en '93, Columbia publie ce coffret "Pandora's Box" qui est plus qu'un Best-Of, même si y on retrouve leurs plus célèbres titres, parfois dans des versions alternatives ou live. Cette boîte de Pandore laissant s'échapper des bandes (rares), gardées secrètement dans les archives de l'Aero Force One, pendant la réalisation de leurs sept premiers albums. Au rayon des véritables raretés, cela commence en '66 avec "When I Needed You" le tout premier enregistrement en studio d'un Steven "Tallarico" Tyler, alors batteur-chanteur au sein des Chain Reaction. Des chutes de studio refont surfaces, comme l'inédit "Major Barbara" enregistré en '71 et qui devait figurer sur "Get Your Wings", ou des ébauches de titres tel "Soul Saver" qui s'avère être le début d'un "Nobody's Fault" (extrait de "Rocks"). Un livret très complet est fournit dans la boîte, avec des commentaires riches d'enseignements des cinq musiciens. Les 'Smith dévoilant ainsi d'autres extraits restés inédits, comme l'instrumental "Krawhitham" issu des sessions d'un "Draw The Line", et composé par le trio Whitford, Hamilton, Kramer, qui attendait que Messieurs Tyler et Perry aient terminé leurs commandes de "fortifiants". "Downtown Charlie" est une démo restée inédite, "Chip Away The Stone" (présent sur "Live! Bootleg"), fut écrit par un proche du groupe (Richie Supa), et qui date là d'un enregistrement studio en Juin '78. Ce musicien se trouvant encore plus impliqué durant la réalisation de l'album suivant, "Night In The Ruts", où il enregistrera quelques guitares à la place de Joe Perry, parti pendant les sessions (en '79). "Let It Slide" est extrait de cette période, qui est en fait l'ébauche du titre "Cheese Cake". "Riff & Roll" est un inédit composé par le guitariste remplaçant Perry, Jimmy Crespo, qui enregistrera l'album "Rock In A Hard Place", avec également un autre nouveau guitariste, Rick Dufay (présenté par leur producteur Jack Douglas), remplaçant Brad Whitford qui a lui enregistré (en '81) un album avec Derek St Holmes (connu pour avoir accompagné Ted Nugent), d'où est extrait "Sharpshooter". Plusieurs reprises (notamment des Beatles) font irruptions, tel un "Come Toghether" (co-produit avec George Martin) et le virulent "Helter Skelter", alors qu'un "(untitled) Hidden Track" (instrumental), clôt ces trois volumes.
Si Columbia lâche ici d'intéressantes bandes inédites, il n'y a en revanche aucun morceaux remasterisés, ce qui fait un peu défaut à ce coffret publié dans des 90's déjà entamées, alors que la production a déjà fait un pas de géant. Maintenant libre à chacun d'ouvrir cette "Pandora's Box", mais à ses propres dépends.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 24, 2016 2:10 PM CET


AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD
AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD

5.0 étoiles sur 5 "Texxas Jam '78" : Let The Music Do The Talking., 4 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD (DVD)
Filmé en plein air un quatre Juillet '78, Aerosmith assurait la tête d'affiche du festival "Texxas World Music" à Dallas, dans un univers impitoyable, dans un Cotton Bowl remplit de près de cent cinquante mille personnes.
Fort de leur statut en ces temps d'Aerosmithmania, le groupe pioche dans les cinq albums, à l'atmosphère volcanique, qu'il a alors à son actif. Avec seulement quatre morceaux en commun avec "Live! Bootleg" (qui date de la même période), la set-list reste extrêmement riche. Hormis les classiques que sont "Walk This Way", "Sweet Emotion" et "Toys In The Attic" issus de leur troisième album, Aerosmith déploie une autre palette de titres. "Walkin' The Dog" est une reprise figurant sur leur tout premier disque, "Seasons Of Wither" et "Same Old Song And dance" sont eux extraits de "Get Your Wings", "Rats In The Cellar", "Lick And A Promise" et "Get The Lead Out" de "Rocks", et "I Wanna Know Why" d'un "Draw The Line" qui était alors leur plus récent album, et qui contrairement à "Live! Bootleg", voit ce morceau éponyme être cette fois interprété et mentionné, un album également représenté par la reprise "Milk Cow Blues", interprétée avec Ted Nugent qui y met littéralement le feu. Le groupe est bon, quoiqu'un peu statique sur scène, la prise de son également, alors qu'en générique de fin c'est un extrait de "Lord Of The Thighs" qui est diffusé.
Déjà publié en '88, et réédité en DVD dans certaines contrées, "Texxas Jam '78" est l'unique trace officielle d'un Aerosmith filmé durant les 70's. Le groupe y apparaît tel qu'il est encore aujourd'hui en live, rageur et éruptif, et qui sans long discours entre les morceaux s'applique à faire ce qu'il fait de mieux, jouer et laisser parler sa musique.


Classics Live! Complete
Classics Live! Complete
Prix : EUR 8,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Classics Live! Complete" : Back In The Saddle Tour., 29 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classics Live! Complete (CD)
Compilant deux vinyles de huit titres chacun (parus en Avril '86 et en juin '87), "Classics Live! Complete" regroupe sur un unique CD, les deux volumes.
Ces classiques en concert bénéficient d'une production (réalisée par Paul O'Neill), au rendu bien plus étincelant que leur live officiel ("Live! Bootleg") paru en '78. La première partie du CD, compile des titres enregistrés lors de différents concerts s'étalant de '77 à '83, avec des bandes inédites où ce sont Jimmy Crespo et Rick Dufay qui tiennent les guitares. De "Train kept A Rollin'" à "Lord Of The Thighs", on assiste plus à une compilation (d'excellents) morceaux en live, qu'a un réel déroulement de concert. Le premier titre n'a pas du souvent entamé un set, et fait plus souvent office de rappel. Les ballades "Kings And Queens" et "Dream On", placées en seconde et quatrième positions arrivent bien rapidement. La compilation fait quand même profiter d'extraits de l'album "Night In The Ruts", avec deux titres inédits en live ("Three Mile Smile"/"Reefer Head Woman"), et "Major Barbara", est un vieux morceau resté inédit en studio, et clôt la première partie de la compilation. La seconde partie du CD illustre le come back de la formation originelle d'Aerosmith, avec Joe Perry et Brad Whitford de retour aux guitares fin '84. C'est un défilé de classiques en puissance, avec six titres issus d'un concert à Boston en Décembre '84, lors d'une tournée baptisée le "Back In The Saddle Tour", relançant le quintet, récemment reformé, à travers les USA. "Draw The Line" est extrait de la "California Jam II" en Mars '78, et "Let The Music Do The Talking" (un morceau du premier album solo de Joe Perry repris par Aerosmith sur l'album "Done With Mirrors"), est extrait d'un concert en Mars '86 dans le Massachussets.
En sortant un peu à contre courant (le groupe devait encore un album à son label), cette compilation ne détrônera pas l'officiel "Live! Bootleg" (à la production pourtant très brut). "Classics Live! Complete" est toutefois intéressant en plusieurs points, en compilant les deux "Classics Live!" avec des morceaux inédits en live, et ce avec les différentes formations qu'a connu Aerosmith.


Classic Live I I Remastered
Classic Live I I Remastered
Proposé par rafanny
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Classics Live! II" : Second Volume., 28 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classic Live I I Remastered (CD)
"Classics Live! II" édité en vinyle en Juin '87, est le second volume de deux compilations live d'Aerosmith, et fait suite à un premier album publié un an auparavant, par CBS (leur ancien label) à qui le groupe devait encore des albums.
Portant encore mieux son titre que le premier volume, ce "Classics Live! II" est un défilé de classiques en puissance, et célèbre le come back du line up d'origine d'Aerosmith, lorsque fin '84 les deux guitaristes Joe Perry et Brad Whitford rejoignirent le groupe (alors que les extraits qui figurent sur le premier des deux volumes sont majoritairement constitués de bandes avec Jimmy Crespo et Rick Dufay). Celui-ci est essentiellement constitué d'extraits de leurs cinq premiers albums avec un show capté à Boston un 31/12/'84, lors d'une tournée baptisée le "Back In The Saddle Tour", relançant le quintet récemment reformé à travers les U.S.A. Les classiques "Back In The Saddle", "Walk This Way", "Movin' Out", "Last Child", et "Toys In The Attic", montrent un groupe dans une forme olympique, avec des bandes produites par Paul O'Neill. Le titre "Draw The Line" est issu de la "California Jam II" en Mars '78 dans l'Ontario, et "Let The Music Do The Talking" (un morceau issu du premier album solo de Joe Perry qu'Aerosmith avait repris sur l'album "Done With Mirrors"), est capté en Mars '86 dans le Massachussets et représente la réelle rareté de l'album.
Les deux compilations étant à l'origine parues en vinyles, "Classics Live! II" ne comporte que huit titres et apparaîtra bien plus complet couplé au premier volume, ce qui sera fait lors d'une réédition en CD en '98.


Classics Live
Classics Live
Prix : EUR 17,84

3.0 étoiles sur 5 "Classics Live!" : First Volume., 27 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classics Live (CD)
"Classics Live!" est le premier volet de deux compilations de titres live d'Aerosmith, publié par Columbia (leur premier label).
Paru en vinyle en Avril '86, le label (à qui le groupe devait encore des albums) publie cette compilation en annonçant dans le même temps que sortira un second volet un an plus tard. Produit par Paul O'Neill, huit titres figurent sur ce premier jet (dont sept en live). Peu de précisions figurent sur le livret, signalant que les extraits sont enregistrés lors de concerts s'étalant de '77 à '83, précisant toutefois que ce sont majoritairement Jimmy Crespo et Rick Dufay (soit le line up de l'album "Rock In A Hard Place") qui sont aux guitares, en lieu et place de Joe Perry et Brad Whitford démissionnaires. C'est la reprise "Train Kept A Rollin'" qui entame l'album, le superbe "Kings And Queens" alors inédit en live, figure ici dans une version aussi prenante que son pendant studio, et les classiques "Sweet Emotion" "Dream On" et "Mama Kin" ont bénéficié d'une masterisation étincelante. Au rayon des raretés, figure deux extraits de l'album "Night In The Ruts" ("Three Mile Smile" et "Reefer Head Woman"), il est regrettable de ne pas trouver plus d'extraits de cet album qui ne sera par la suite plus jamais représenté en concert, les excellents "Remember (Walking In The Sand)" et "Bone To Bone (Coney Island White Fish Boy)" figuraient pourtant dans les set list des concerts promotionnant cet album en '80. Une version live de "Lord Of The Thighs" précède le seul titre en studio (qui clôt ce premier volet), un "Major Barbara" écrit par Steven Tyler, resté inédit pendant de longues années puisqu'il était initialement prévu sur l'album "Get Your Wings" en '74, et fut réenregistré et co-produit par O'Neill et Tony Bonjovi.
"Classics Live!" vaut surtout pour sa production mais aussi son interprétation qui quelque soit son line up, montre un Aerosmith toujours aussi convaincant en live. Cette compilation un peu courte dans sa version vinyle avec seulement huit morceaux, sera finalement couplée au second volet lors d'une réédition en CD.


DONE WITH MIRRORS
DONE WITH MIRRORS
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 4,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Done With Mirrors" : Back In The Saddle Again., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : DONE WITH MIRRORS (CD)
"Done With Mirrors" qui paraît en Novembre '85, voit le come back d'un Aerosmith (originel) au grand complet, avec le retour au bercail de ces deux guitaristes emblématiques, Joe Perry et Brad Whitford.
A cause de sa pochette originellement imprimée à l'envers (et correctement lisible dans un miroir), ou à cause de son contenu qui sonne encore de façon brut, cet album n'a pas autant relancé Aerosmith que l'envisageait Geffen, qui a récupéré le géant Américain. Sa production, pourtant réalisée par Ted Templeman (connu pour avoir aussi produit les albums de Van Halen), n'est pas en totale adéquation avec le groupe. "Done With Mirrors" oeuvre (encore) du côté obscur du rock, et demeure de ce fait assez sombre. Son titre d'ouverture (emprunté au premier album solo de Joe Perry), un "Let The Music Do The Talking" explosif, entame l'album sur les chapeaux de roues. Il permet de retrouver (intact) la patte immédiatement reconnaissable d'un Aerosmith, qui se relance à travers cet essai. Il permet aussi (et pour la dernière fois) de profiter du groupe, avec un côté encore franchement rock et brut (c'est à dire pas commercial pour un rond). Pour célébrer ce retour, les autres titres (assez bons) sont crédités à tout les membres, et sont du pur rock 'n' roll, souvent axés mid-tempos comme "My Fist Your Face", "Shame On You", "Shela", ou le nerveux "Gypsy Boots". S'ils ne passeront pas tous à la postérité, il y a encore de (très) grands moments sur cette galette relativement "underground". Le très bon "The Reason A Dog", le sudiste "She's On Fire" (avec une slide démangeante), et un fun "The Hop", possèdent bien le groove propre à ce rock 'n' roll band. Quant au bonus de la version CD, ce doux et obsédant "Darkness", il vaut vraiment le coup. On y retrouve ce chanteur saltimbanque à la gouaille toujours aussi rocailleuse, les guitares y sont affûtées, quant à la rythmique elle swing toujours autant, rendant la musique d'Aerosmith attirante et entraînante.
Sonnant plus brut que larger than life, le grand public n'a pas totalement adhéré à ce "Done With Mirrors". C'est en fait une reprise de "Walk This Way", avec les rappeurs de Run DMC (en '86), qui va relancer Aerosmith auprès d'une nouvelle génération.


Rock in a Hard Place
Rock in a Hard Place
Prix : EUR 23,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Rock In A Hard Place : Jailbait., 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock in a Hard Place (Album vinyle)
"Rock In A Hard Place" qui fut publié en Août '82, apparaît après deux années assez laborieuses pour Aerosmith.
Après le départ entériné de Joe Perry fin '79 (et remplacé par Jimmy Crespo), Brad Whitford qui a réalisé en '81 l'album "Whitford/St Holmes" (avec un chanteur qui a accompagné Ted Nugent), quitte à son tour le groupe. Il sera remplacé par Rick Dufay, un ami de Jack Douglas qui effectue son retour à la production, sur ce septième enregistrement en studio. Entre temps Tyler a eu un accident de bécane, empêchant le groupe de tourner. Sans rendre responsable le nouveau line up, l'album ne fait pas complètement honneur à un groupe élevé au rang de roi du rock, sur sa propre terre. La bombe "Jailbait" (écrite par le tandem Tyler/Crespo) qui signe dorénavant la majorité des compositions, qui déboule en trombe fait toutefois encore sacrément illusion, comme "Lightning Strikes" (écrit par Richie Supa). Le nouveau tandem fait des étincelles (Crespo a aussi des talents de compositeurs), "Bitch's Brew", "Bolivian Ragamuffin", envoient droit dans la pierre de Stonehenge. Une partie de l'album parait cependant plus décalée, avec le slow "Cry Me A River", et cet OVNI de "Prelude To Joanie" introduisant un "Joanie's Butterfly" (cependant réussi). La touche Aerosmith transpire toujours au travers de ces titres, mais si l'album sonne encore comme étant relativement honnête, il part dans tous les sens (manquant peut être d'unité). Heureusement l'éponyme "Rock In A Hard Place (Cheshire Cat)", se confond avec les vieux titres du 'Smith en swinguant sévèrement (si Hamilton était à l'honneur sur la précédente production, là c'est le swing de Kramer qui prime). "Jig Is Up" fait encore illusion, comme un (sympathique) "Push Comes To Shove" jazzy, mais l'album semble conduit par un Steven Tyler qui s'exprimerait parfois en solo, donnant une sensation d'ensemble quelque peu décousue.
Somme toute relativement sympathique (et éclectique), "Rock In A Hard Place" (toujours remarquablement interprété), et (accessoirement dernier album enregistré pour le compte du label CBS), est fait d'une certaine nonchalance et ne représente pas une pierre angulaire dans la discographie d'Aerosmith, qu'on a connu plus foncièrement explosif et dangereux.


Night in the Ruts
Night in the Ruts
Prix : EUR 26,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Night In The Ruts" : Right In The Nuts., 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night in the Ruts (Album vinyle)
"Night In The Ruts" (paru en Novembre '79), est réalisé dans une drôle d'ambiance par un Aerosmith qui creuse les sillons de son dernier album édité dans les 70's, et qui balance le résultat d'un labeur au titre en contrepèterie.
Abusés par d'excessives consommations de substances illicites, les relations entre certains membres du groupe s'aggravent et les esprits s'échauffent pour de tout petit rien. En plein enregistrement, Perry part excédé avec seulement une partie des guitares enregistrées, il réalise alors son premier album solo "Let The Music Do The Talking" (publié en '80). Malgré cela alors que Jack Douglas se serait aussi éclipsé de son propre chef, et se voit remplacé par Gary Lyons (qui leur produit un son très clair), "Night In The Ruts" explose grâce à quelques bâtons de dynamite bien placés. On retrouve d'une part l'Aerosmith classique, fonceur et éruptif (avec ce hard-rock chargé de nitroglycérine) prêt à tout exploser, et celui qui exploite jusqu'à leurs sources (en brassant musique soul et blues). Les (excellents) "No Surprize" (qui relate l'histoire du groupe), le cuivré et irrésistible "Chiquita" (aux géniales lignes de basse d'Hamilton), le chaloupé "Cheese Cake" (avec un Perry à la guitare slide), le bluesy "Three Mile Smile" (au solo de Jimmy Crespo), et un "Bone To Bone" du tonnerre sentent le bon vieil Aero souffreteux (toujours égal à lui même). Mais les 'Smith vont aussi puiser dans leurs racines, avec "Remember (Walking In The Sand)" (une reprise des Shangri-Las) qui creuse jusqu'aux fins fonds de la soul, et en dynamitant deux blues, "Reefer Head Woman" et un "Think About It" (des Yarbirds) qui suinte de tous ces pores. C'est la (tendre) ballade "Mia" d'un Tyler de plus en plus aux commandes du groupe, et (comme sur le premier titre) Richard Supa à la guitare, qui referme cette mine gorgée de pépites.
Conçu dans une ambiance chaotique, l'alchimie de ce "Ruts" s'avère pourtant explosive. Aerosmith traverse une phase douloureuse, mais qui ne transparaît aucunement dans ce "Night In The Ruts" assez bien réalisé.


Rock or Bust
Rock or Bust
Proposé par Side Two
Prix : EUR 6,89

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Rock Or Bust" : Hard Times, 1 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock or Bust (CD)
"Rock Or Bust" le nouvel album d'AC/DC, arrive après les navrantes nouvelles concernant la santé de Malcolm Young, son membre fondateur.
Le groupe a quand même pris le diable par les cornes et continue l'aventure (avec l'aval de Malcolm), avec l'intronisation de l'ancien Starfighters, Stevie Young, leur neveu à la guitare rythmique, qui les avaient déjà dépanné en tournée. Il ne pouvait y avoir de meilleur choix pour perpétuer l'héritage d'AC/DC. Le groupe n'a autrement pas créé de grands bouleversements. "Rock Or Bust" est encore mixé par Mike Fraser et produit par Brendan O' Brian, et en dépit des problèmes qui se sont ajoutés depuis, c'est bien Phil Rudd qui est à la batterie. Les onze titres (tout de même crédités aux frères Young), durent en moyenne trois minutes pour un album qui en excède juste trente quatre, évitant le risque de gaver. Brian Johnson est égal à lui même, la basse de Cliff Williams avantageusement mixée, la rythmique demeurant toujours aussi démangeante. "Rock Or Bust" et "Play Ball" les deux premiers extraits, sont classiques et brefs. Les parties de guitare lead de Angus sont bien présentes (mais peut être pas assez mises en avant), que ce soit sur "Rock The Blues Away", "Miss Adventure" ou l'entraînant "Sweet Candy", même si elles sont brèves du fait de la durée de l'ensemble. Des morceaux sortent du lot puisque l'album monte en puissance au fur et à mesure des titres, avec l'efficace "Dogs Of War" et "Got Some Rock & Roll Thunder" (qui ont des airs de nouveaux classiques), ou "Hard Times" et "Baptism By Fire" qui enfoncent le clou, et démontrent que la formule du groupe perdure quoiqu'il arrive. "Rock The House" et "Emission Control" sans être les morceaux les plus fondamentaux de l'album, ont toujours ce groove hard et blues très présent.
Malgré les moments difficiles que vit le groupe, AC/DC balance un "Rock Or Bust" pas révolutionnaire mais efficace, ce qui sans un de ces principaux cerveaux, n'est déjà pas si mal.


Live Bootleg
Live Bootleg
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 20,51

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Live! Bootleg" : Train Kept A Rollin'., 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Bootleg (CD)
"Live! Bootleg" (qui paraît en Octobre '78), restitue l'ambiance brut et incandescente de cet Aerosmith atomique en live, qui (en vendant ses albums par wagons entiers), est devenu un géant du rock Américain.
Singeant les fameux albums pirates qu'il parodie avec sa pochette (très moche), "Live! Bootleg" est principalement capté dans les grandes salles, que le groupe remplit en ces temps d'Aerosmithmania des années '77 à '78. Leurs titres de hard-rock explosifs (issus de leurs cinq premiers albums), côtoient également quelques reprises (dont le groupe a toujours été friand), mais comporte aussi quelques surprises. Les hits "Back In The Saddle", "Sweet Emotion" et "Toys In The Attic", sont issus de ces arènes. En dépit d'une production très roots à la limite des albums pirates, sur scène le groupe archi-rodé assure comme en témoigne un divin "Lord Of The Thighs". Plus surprenant, "Last Child" est lui capté dans un club où le groupe (pour échapper à sa démesure), se produisait parfois sous le nom de Dr. J. Joned and the Interns. Le "Come Together" des Beatles fut capté lors d'un concert gardé si secret, qu'il se déroula dans une ambiance intimiste. Tandis que d'autres éruptions volcaniques explosent, de "Walk This Way" à "Sick As A Dog", de "Dream On" à "Sight For Sore Eyes", ou encore de "Mama Kin" à l'alarmant "S.O.S". Gonflé (et pour singer les Bootlegs jusqu'au bout), Aerosmith a inclut deux reprises ("I Ain't Got You" et "Mother Popcorn"), enregistrées lors d'un show diffusé simultanément à la radio chez eux à Boston à leurs débuts en '73, et plaquées telles quelles à la façon des albums pirates. Et (sans être mentionné), le titre "Draw The Line" figure bel et bien dans la set list, en précédant la reprise "Train Kept A Rollin'".
Sans être exempt de tout reproches à cause d'une production pas toujours digne de leur statut, "Live! Bootleg" est pourtant le reflet brut d'un Aerosmith volcanique, en constante éruption.


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