Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Cloud Drive Photos cliquez_ici. nav_BTS17CE Cliquez ici En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo
Profil de orion > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par orion
Classement des meilleurs critiques: 382
Votes utiles : 3022

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
orion (Vinland)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Anticult
Anticult
Prix : EUR 7,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le nouveau Decapitated n'est pas là pour plaisanter !, 9 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anticult (Téléchargement MP3)
Depuis "Blood Mantra", leur précédent album sorti en 2014 (avec lequel j'ai découvert le groupe), je me suis sérieusement penché sur le cas Decapitated. Et, même si j'ai énormément apprécié un album tel que "Organic Hallucinosis", je dois dire que l'évolution du groupe, vers des zones moins death metal mais toujours aussi torturées qui transparaissait sur le dernier album, m'a tout a fait convaincu. J'avais donc hâte de voir ce qu'allait donner le groupe sur son nouvel album, le septième, qui paraît le 7/07/17. Amateurs de numérologie, à vos carnets…

Je vais sans doute en décevoir d’entrée mais "Anticult" est dans la continuité de "Blood Mantra". C'est l'évolution logique du groupe. Waclaw "Vogg" Kieltyka, seul rescapé de la formation originelle, déclare d'ailleurs qu'il lui serait difficile aujourd'hui de composer un album de "pur Death Metal" et que de toute façon, ça lui semblerait un peu ennuyeux. Donc, pour ceux qui ne jurent que par le Decapitated des premiers albums, il va falloir se faire une raison, cette période est bien révolue.
Mais attention, même si on n'est plus dans du "pur Death Metal" comme le guitariste le laisse entendre, on n'est pas là pour rigoler non plus. "Anticult" est une sacrée déflagration en huit chapitres. Ne vous fiez pas aux quelques intros plus calmes comme celle de "Impulse" ou "Never", il n’y a pas énormément de moments de répit tout au long de ces trente-sept minutes et quelques. Il n'y a guère qu'"Amen", morceau que l’on peut presque qualifier d’instrumental (Rasta n'intervient que pour crier le nom de l’album deux fois), qui calme juste un peu le jeu en fin de parcours avec une rythmique plus lourde et des riffs moins agressifs que sur tout le reste de l’album.
Comme sur "Blood Mantra", on retrouve ici un Death aux consonances Thrash d'une efficacité redoutable, avec même quelques plans construits sur des riffs répétitifs qui flirtent avec l'indus ("Kill The Cult", "Anger Line").
Au programme, des passages bien techniques comme d'habitude ("Impulse", "Deathvaluation"…), une rythmique qui blaste à tout va agrémentée de quelques plans mélodiques de guitare par-dessus (Anger Line) ou de solos bien sentis qui viennent aérer la déflagration ("Never", "Earth Scar"). Ces musiciens sont des monstres (mention spéciale au batteur, Michal Lysejko, qui abat un boulot phénoménal) !
De son côté, Rafal "Rasta" Piotrowski déploie une énergie incroyable dans son chant (et sur scène, pour ceux qui ont pu voir le groupe au Hellfest il y a peu de temps). Et comme sur l’album précédent, le style me fait penser à Sepultura période Max Cavalera (en un peu plus vénère quand même), en grande partie à cause de la voix de Rasta qui rappelle parfois celle de Max.

Decapitated n'est certes plus le groupe qu'il a été mais délivre toujours des albums intéressants, dans un style un peu différent mais toujours aussi technique, intense et inspiré. "Anticult" est un bon album, ceux qui ont apprécié "Blood Mantra" trouveront forcément leur compte ici.
16 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".


This Is the Sound
This Is the Sound
Prix : EUR 15,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un premier album correct., 3 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is the Sound (CD)
Stupeur chez les fans d’Eluveitie en mai 2016 : quasiment la moitié des membres est remerciée / quitte le groupe (ce qui, chez le combo suisse, fait beaucoup de monde). Le line-up d'Eluveitie n'a jamais été un modèle de stabilité mais là, ce sont encore des piliers qui s’en vont : Anna Murphy (chant, hurdy-gurdy), Merlin Sutter (batterie) et Ivo Henzi (guitare). Mais les trois exclus ne sont pas restés inactifs longtemps et ont formé dans la foulée un nouveau projet ensemble. C’est ainsi que Cellar Darling est né (du nom de l'album solo d'Anna sorti en 2013). Ce nouveau groupe évolue donc en trio, Merlin à la batterie, Ivo à la guitare et se chargeant également de la basse et Anna de toutes les parties vocales et de tous les instruments folkloriques.

Disons-le tout de suite, ceux qui cherchent avec Cellar Darling une sorte de Eluveitie-bis peuvent passer leur chemin. Ce nouveau groupe n'a pas du tout cherché à copier le jeu de ses anciens partenaires, ce qui est plutôt à mettre à leur actif. Cellar Darling explore avec ce premier album sa propre voie, un metal / rock avec incursion de pas mal d’instruments folkloriques. Après, le style musical de ce premier album va sans doute en décevoir plus d'un (toujours si on est dans l'optique d'un Eluveitie-bis) car c'est bien moins agressif et aussi, quelque part, moins festif. Ce dont on avait pu se douter en écoutant le premier single du groupe, "Challenge", sorti en septembre 2016 ainsi que d'autres extraits qui ont été dévoilés depuis sur le net.
A l’image de ce morceau, le groupe nous offre des titres teintés folk oscillant entre rock et metal. Comme dit plus haut, il ne faut pas s’attendre à des compos qui brassent énormément mais le terme metal reste tout de même d’actualité (c’est globalement plus hard que Eilera pour situer). Par exemple, le morceau le plus violent, Hullaballoo, est assez typé Neo Metal. Quelques refrains et mélodies sont plutôt bien travaillés (le très bon "Black Moon", "Avalanche", "Fire, Wind & Earth", "Rebels", "Under The Oak Tree"). Une place importante est évidemment laissée aux instruments folk, ce qui ajoute une petite note celtique parfois.
J'ai toujours aimé la voix d'Anna Murphy et j'ai toujours souhaité qu'elle ait plus de place au niveau du chant sur les albums d'Eluveitie. Je suis servi avec ce nouveau projet sur lequel elle confirme qu'elle fait une leader parfaite.
Si quelques titres ont tendance à se ressembler un peu, on a aussi des morceaux qui marquent leur différence comme par exemple "Six Days", un titre plus sombre qui passe par plusieurs ambiances musicales et sur lequel Anna joue avec des tonalités plus graves dans la voix. Ce qui fait de ce morceau l’un des plus intéressants du lot, à mon avis.
L’ensemble est hélas un peu inégal à mon goût. J’aime moins des titres comme "Challenge" (oui, ce premier titre dévoilé par le groupe ne m'a pas franchement convaincu), "The Hermit" ou "Hedonia" qui traîne un peu en longueur et le dernier titre, "Redemption". Le tout avoisinant l’heure, peut-être que ces quelques titres en moins auraient donné plus d’impact à ce premier album.

Au final, "This Is The Sound" est un album agréable, avec quelques bons morceaux, mais qui ne soulève pas un enthousiasme débordant en ce qui me concerne. Il s’agit toutefois d’un premier album, laissons donc le temps à Cellar Darling de mûrir et développer son univers metal folk de manière peut-être un peu plus aventureuse.
13.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2017 10:30 AM MEST


Black Laden Crown
Black Laden Crown
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Metal sombre., 31 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Laden Crown (Téléchargement MP3)
Danzig, le retour.
Oui d'accord, il a sorti un disque de reprises en 2015. Mais là je parle d'un vrai retour, avec de vraies compositions personnelles. Et ça faisait déjà sept ans que l’on n'avait rien entendu de neuf de la part du Glenn, depuis son "Deth Red Sabaoth" qui fut plutôt bien reçu par la critique.

C’est toujours entouré de Tommy Victor (Prong) à la guitare et à la basse et de plusieurs batteurs (Johnny Kelly, ex-Type O Negative, Dirk Verbeuren, actuellement chez Megadeth et Joey Castillo, ex-Queens Of The Stone Age) que Glenn Danzig a enregistré son dixième album solo (onzième si l'on compte l’album de reprises). Celui-ci arrive quelques mois après la reformation inattendue des Misfits lors de deux festivals aux Etats-Unis. En attendant donc la suite des aventures des Misfits, s’il y en a une, voici "Black Laden Crown", nouvel oeuvre de Danzig.
Personnellement, j'avoue que Danzig, ça reste surtout les quatre premiers disques. On découvrait sur ces albums un style particulier bien à lui, tour à tour lourd, sombre, mélancolique, avec un chant caractéristique, parfois assez torturé. Une sorte de The Doors version metal. Un style identifiable que l’on retrouve heureusement sur ce nouvel album du chanteur bodybuildé (heureusement puisque j’avais décroché avec le cinquième album qui justement s’en éloignait vraiment trop mais il est à noter que le "retour aux sources" avait déjà été entamé avec "Deth Red Sabaoth".)

En règle générale, les meilleurs titres d’un album sont au début (bon, ce n’est pas une règle infaillible, je vous l’accorde). Pas avec Danzig. Ici, heureusement que je n’ai pas arrêté l’écoute après les trois premiers titres puisque les plus intéressants se trouvent après. En effet, le titre éponyme qui ouvre l’album n’est pas mauvais (le riff est même assez prenant) mais le mixage laisse à désirer (on y revient plus bas). Quant à "Eyes Ripping Fire" et "Devil On Hwy 9", je ne les ai pas trouvés particulièrement emballants (mais évidemment, cela n’engage que moi).
En revanche, à partir de "Last Ride", je retrouve le Danzig que j’aime : titres inspirés (mention particulière pour "Skulls & Daisies" et "Pull The Sun" vraiment excellents), chant ténébreux et bien sûr l'ambiance funèbre omniprésente sur les premiers albums ("Black Laden Crown", "The Witching Hour"). Danzig a toujours l’art de nous pondre des riffs à faire devenir dépressif un Cyril Hanouna. Tiens, c’est une idée ça, ça nous ferait des vacances…

Passons à ce qui fâche : le mixage. Mister Danzig a encore une fois voulu tout faire lui-même. Très bien. Sauf que sa voix est évidemment bien mise en avant, très en avant... trop en avant ? Parfois, oui (le premier titre). On a ensuite une différence de mix entre les morceaux, ce qui est, je trouve, assez gênant. Le premier titre est par exemple mixé bien moins fort que le second (exceptée la voix bien sûr), lui-même moins fort que le troisième. Etrange résultat, ça manque d’unité sur l’ensemble de l’album.
Se vanter d’enregistrer avec d’anciennes méthodes, tout en analogique, sans utiliser les techniques modernes, très bien. Mais bon, là encore, le résultat est spécial. Par exemple, vous vous rappelez le son de la caisse claire sur "St Anger" ? Eh bien on n’en est pas loin parfois ("Eyes Ripping Fire"). Les guitares ne sont pas tellement mieux servies. On sent qu’il a voulu garder l’esprit du son des premiers albums mais ça ne me paraît pas concluant. Dommage.

"Black Laden Crown" est un bon album, malheureusement un peu desservi par une production assez chaotique. Cela ne retire en rien la qualité des morceaux, on est ici dans la continuité artistique de "Deth Red Sabaoth" et si vous êtes fans du travail du monsieur, cet album devrait vous satisfaire car il contient de très bons moments.
15/20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


No Grave But The Sea (LTD Edition 2CD Mediabook)
No Grave But The Sea (LTD Edition 2CD Mediabook)
Prix : EUR 22,68

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pirates des Caraibes 5., 26 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Grave But The Sea (LTD Edition 2CD Mediabook) (CD)
Ca faisait déjà pas loin de trois ans que l'équipage écossais avait jeté l'ancre à l'abri d'une crique, près d’une île perdue au milieu du Pacifique pour se reposer et retrouver des forces. Mais après avoir éclusé la dernière bouteille de rhum et le dernier tonneau de bière que contenait la cale, le temps était revenu de reprendre la mer, à la poursuite de nouvelles aventures.

Evidemment, reprendre la mer pour un rafiot pirate, ça veut dire reprendre les combats. Et ça démarre tambour battant (et trompettes) avec "No Grave But The Sea". La façon de combattre est bien toujours la même : musique épique à souhait, refrains à reprendre en chœur (le genre de ceux que l’on entonne pour se donner du courage), tout y est. Et on commence par une victoire magnifique, voilà un morceau qui devrait faire les beaux jours des prestations live du groupe.
Après cette première escarmouche, c'est sur les côtes du Mexique qu'a lieu la première étape du périple ("Mexico"). Une étape bien arrosée évidemment, à la Tequila cette fois-ci. Et en plus, l'alcool est gratuit ("the alcohol is free" nous clame Christopher Bowes à l’approche du premier refrain). Quelle aubaine pour nos assoiffés marins ! L’intro façon vieux jeu électronique (comme ils l’avaient fait sur "1741 - The Battle Of Cartagena") nous annonce un titre festif et drôle, comme le groupe aime nous en proposer sur chaque album. Mélodie qui rentre dans le crâne dès la première écoute, refrain de taverne, petit break folk, on est en terrain connu et ça le fait, comme toujours.
Après avoir refait le plein de boissons, on reprend la mer au son des trompettes avec "To The End Of The World", encore un titre épique et entraînant. Encore une belle pépite, cette nouvelle campagne du galion Alestorm commence très très bien.
Puis nous faisons une nouvelle escale de beuverie ("Alestorm"). Boire reste tout de même l’activité principale de nos cinq lascars (le capitaine Christopher Bowes au chant et à la keytar, le mousaillon Máté Bodor, nouvelle recrue sur le rafiot, à l’autre guitare, Gareth Murdock à la basse, Elliot Vernon aux synthés et Peter Alcorn à la batterie). Et là, on retombe un peu dans les travers du groupe avec le recyclage de mélodie déjà entendue, une partie du refrain fait penser à celui de "Drink" sur "Sunset On The Golden Age" (déjà que le refrain du titre précédent ressemblait lui aussi légèrement à autre chose). Trop bourrés pour s’en apercevoir ? Peut-être… Mais le fait est là. En dehors de ça, le morceau reste bien sûr sympathique.
On continue la tournée des tavernes du port avec "Bar Und Imbiss". Une collation avec la boisson, voilà ce que propose le cloaque suivant. Un refrain de circonstance, à reprendre la chope de bière à la main en se tenant par les coudes et en se balançant. Un bon solo de guitare habille ce titre pas exceptionnel mais qui passe très bien car tout à fait dans l’ambiance.
On profite de l’escale et du passage d’un bouge à l’autre pour une balade poétique au clair de lune en entonnant "F*** With An Anchor" (désolé, censure obligatoire pour passer le com sur amazon)… De la poésie de marin imbibé bien sûr ! Le titre n’est pas exceptionnel malheureusement, Alestorm nous a habitués à mieux. Un petit coup de moins bien mais à cette heure avancée de la nuit, on leur pardonne...
On retourne à la taverne (mais l’a-t-on vraiment quittée ?) avec une nouvelle chanson à boire, bien plus intéressante cette fois-ci : "Pegleg Potion". Rythme endiablé, on pousse les tables pour une bonne grosse gigue au son de l’accordéon (pour ceux qui tiennent encore debout) et on beugle le refrain comme on peut. Festif encore une fois ! Une bonne façon de terminer cette nuit de beuverie dans le port.
"Man The Pumps" nous ramène sur le bateau, on hisse les voiles et on met le cap au large, cette fois-ci pour de bon. Refrain haut en couleur, repris par tout l’équipage. Excellent titre ! Après une dure journée de labeur sur le pont, dans les cales, le soir, à la lueur des bougies, on se raconte des histoires sordides entendues au cours des nombreux périples ("Rage Of The Pentahook"). Histoires transmises depuis on ne sait combien de générations de pirates, ont-elles un fond de vérité ? Sans doute… Encore un moment festif sur fond d’accordéon, une ambiance folk et toujours du refrain qui va bien.
C’est maintenant la pleine mer et on suit une route que seul le capitaine connaît pour atteindre le but ultime de toute quête de pirates : l’île au trésor ("Treasure Island"). On termine avec huit minutes de Folk Metal épique avec intro aux trompettes et rythme enlevé. Depuis "Back Through Time", Alestorm nous a habitués à terminer ses albums par ce genre de morceau. C’est enfin le bruit du ressac sur guitare acoustique qui termine ce titre. La quête est terminée, l’équipage va de nouveau pouvoir se poser et savourer ses victoires et ses prises tout en éclusant la grande quantité d’alcool amassée dans les cales… jusqu’au prochain appareillage.

Voilà un mois de mai sous le signe du pavillon noir. Pour l’image, vous pourrez vous jeter sur le dernier volet de Pirates des Caraïbes sur grand écran et pour le son, ce "No Grave But The Sea" enchantera votre platine CD. Encore une fois, nos pirates assoiffés n’ont pas loupé leur cible.
16 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Dimmu Borgir: Forces of the Northern Night
Dimmu Borgir: Forces of the Northern Night
DVD ~ Dimmu Borgir
Prix : EUR 20,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Forces of Symphonic Black metal !, 12 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dimmu Borgir: Forces of the Northern Night (DVD)
Et voilà enfin la sortie de ce fameux concert de Dimmu Borgir donné avec un orchestre symphonique qui a eu lieu en mai 2011 au Oslo Spektrum. On se demande juste pourquoi ils ont mis tant de temps à le sortir, on ne peut pas dire que le groupe ait été particulièrement débordé depuis. Mais bon, il est enfin là. Et le résultat est à la hauteur de l’attente.

Ce DVD (ou Blu-Ray suivant ce que vous préférez comme support) propose en fait deux concerts du groupe avec un orchestre.
Le premier concert est celui donné à Oslo avec le KORK (Kringkastingsorkestret, le Norwegian Radio Orchestra en langue anglaise), et le Schola Cantorum Choir (une chorale d’une trentaine de personnes). C’est avec ce même orchestre et avec cette chorale que Dimmu Borgir a enregistré "Abrahadabra". Pour ceux qui suivent un peu l’actualité du groupe, ce concert ne sera pas vraiment une surprise puisqu’on a pu le voir (du moins, en grande partie) sur le net (il avait été filmé pour la TV norvégienne). Evidemment, même si l’on connaissait déjà les images, c’est toujours mieux en haute définition. Et la différence notable est au niveau du son.
La scène est énorme, l’orchestre à gauche et au centre et les choristes, habillés avec des capes de moines à droite, en occupent la plus grande partie (il faut dire que ça représente pas loin de cent personnes).

Evidemment, le Black Metal de Dimmu Borgir, très symphonique à la base, se prête très bien à ce genre d’exercice, notamment les titres choisis ici, qui sont principalement ceux du dernier album en date, "Abrahadabra", très bien représenté puisque les huit premiers titres de la setlist en sont issus (sur les dix que compte l’album en question). C’est l’orchestre qui ouvre les hostilités avec l’intro de l’album ("Xibir"), derrière de grandes tentures transparentes, l’intensité monte peu à peu jusqu’à l’arrivée du groupe sur scène. Les trois membres permanents de Dimmu Borgir (Shagrath, Silenoz et Galder) sont accompagnés pour les deux concerts de Cyrus (Susperia) à la basse, Daray à la batterie et Gerlioz aux synthés. Les lights sont superbes, c’est bien filmé, on a de longs travellings qui nous donnent une vision complète de cette scène gigantesque, le mixage est nickel, on entend aussi bien l’orchestre que les instruments électriques. Après "Born Treacherous", on enchaîne comme sur l'album avec "Gateways", et comme sur l’album, c’est Agnete Kjolsrud qui rejoint le groupe sur scène.
Pour l’un des titres les plus symphoniques du groupe, "Dimmu Borgir", l’interprétation est laissée dans un premier temps à l’orchestre et aux choristes seuls, puis ils sont rejoints par le groupe pour la version complète. Le résultat est tout simplement grandiose. C’est vraiment devenu l’un de mes titres préférés du groupe. Sur "Chess With The Abyss" et sur "Ritualist", deux titres sur lesquels intervient à l’origine Snowy Shaw à la voix claire, c’est à la chorale que revient ces parties. Et c’est nettement plus impressionnant évidemment. Shagrath assure parfaitement son rôle de son côté, et ce sur les deux concerts.
C’est de nouveau l’orchestre seul qui interprète "Eradication Instincts Defined" avant d’attaquer la seconde partie du concert, qui regroupe les titres plus anciens et aussi les plus populaires du groupe. "Vredesbyrd" et "Progenies Of The Great Apocalypse" de "Death Cult Armageddon" puis "The Serpentine Offering" de "In Sorte Diaboli" sont encore de grands moments. "Fear And Wonder", l’intro de l’album "Puritanical Euphoric Misanthropia" est interprétée par l’orchestre et le groupe revient sur "Kings Of Carnival Creation" (ces pauses orchestrales permettent aux musiciens de Dimmu Borgir, Shagrath principalement, de changer de tenue). Les choeurs remplacent dans ces trois derniers titres le chant clair de ICS Vortex pour un résultat encore une fois époustouflant. Puis "Puritania" et "Mourning Palace" achèvent l’auditoire. C’est l’orchestre qui termine seul la soirée sur l’outro de "Puritanical Euphoric Misanthropia", "Perfection Or Vanity", avant que le groupe ne vienne saluer une dernière fois son public. Rideau.
La vache, quel concert !

Le second concert est celui donné l’année suivante au Wacken Open Air, dans la même configuration et avec la même setlist (ce qui est un peu dommage mais ça peut se comprendre, vu que l’orchestre avait déjà travaillé ces morceaux, ça a évité tout le travail d’orchestration sur d’autres morceaux). Toutefois, l’orchestre qui accompagne le groupe n’est pas le même puisqu’il s’agit ici du National Czech Symphonic Orchestra. La chorale est la même par contre.
Ce second concert peut être considéré comme un bonus, et il doit être considéré comme tel par le label puisque le concert avec le Norwegian Radio Orchestra annoncé sur la jaquette du DVD, c’est le premier (celui-ci s’intitule "Northern Forces Over Wacken").
Même setlist, oui, mais un concert différent. Plusieurs raisons à cela : déjà, il n’est pas aussi bien filmé que le premier et l’ambiance n’est pas la même, mais c’est assez logique, on est ici dans le cadre d’un festival. Le fait que le groupe ne joue pas à la nuit tombée gâche par exemple un peu le plaisir côté visuel. On s’en rend compte aux deux tiers du concert, quand il fait enfin nuit et quand le light show prend une autre dimension. Il y a aussi beaucoup de fumée. Malgré le fait qu’il y ait plus de spectateurs, on ne sent pas vraiment une ambiance plus folle car on entend assez peu le public en fait, sauf entre les morceaux. Enfin, on a ce défaut de la majorité des live filmés au Wacken : un montage parfois hystérique avec successions de plans qui dépassent rarement les quatre secondes. Ca c’était pour le côté moins bien.
En revanche, la prestation du groupe et de l’orchestre est aussi bonne que sur le premier concert. Je trouve même que Agnete Kjolsrud qui intervient sur "Gateways" est plus impressionnante ici que sur le concert d’Oslo. On a aussi, en plus, quelques effets pyrotechniques. On profite un peu plus des autres musiciens de Dimmu (Gerlioz, Daray, Cyrus) que l’on voit assez peu sur le premier DVD. A ce propos, sur ce second concert, Silenoz a la boule à zéro ce qui fait qu’il ressemble pas mal à Galder, on dirait deux frangins. Côté orchestre, ça paraît plus décontracté. Certains musiciens sont grimés, d’autres s’éclatent visiblement, ça fait plaisir à voir. Au final, ce concert à Wacken complète bien le premier visuellement, malgré la setlist identique.

En bonus sur le premier DVD, on a droit à un reportage de vingt-cinq minutes découpé en cinq chapitres : "Dimmu Borgir et le Black Metal", "les coulisses de la préparation du concert avec l’orchestre", "les fans", "le maquillage" et "la production de l’émission" (puisque c’était diffusé pour une télé norvégienne), constitués principalement d’interviews en norvégien. Le tout est sous-titré en anglais (eh non, comme d’habitude, pas de sous-titres pour les Français).
A noter également que le package DVD / Blu-Ray renferme deux CD audio du concert complet au Oslo Spektrum. La version collector Earbook contient en plus les deux CD audio du concert à Wacken et de belles photos.

Est-ce utile de vanter les mérites de ce DVD auprès des fans du groupe ? A mon avis, ils l’ont tous déjà acheté. Je m’adresse donc aux autres, ceux qui aiment le symphonique sans spécialement aimer le Black. Tentez l’expérience, vous ne devriez pas le regretter.
17.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2017 9:32 AM MEST


The Reprobate
The Reprobate
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Swedeath bien classique... mais très efficace !, 7 mai 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Reprobate (CD)
Attention, voilà du lourd ! Firespawn, groupe qui réunit Lars Goran Petrov (Entombed AD), Alex Impaler (Necrophobic, Naglfar), Victor Brandt (Entombed AD), Fredrik Folkare (Unleashed) et Matte Modin (Raised Fist, ex-Dark Funeral) nous arrive droit dessus avec son nouvel album, "The Reprobate".

Donc, du lourd sur le papier, ça c’est une évidence qu’on ne remettra pas en cause : ça fait pas loin d'une trentaine d'années que tous ces gars animent la scène extrême suédoise. Et tous ces vétérans du swedeath, quand ils se réunissent, ils ont envie de jouer quoi ? Du Death Metal, pardi ! Du Death Metal à la suédoise, old school à souhait.

C’est en 2012 que l’idée de ce groupe voit le jour, sous l’impulsion de Lars Goran Petrov (chant), Alex Impaler (basse) et Victor Brandt (guitare). Il s’appelle à l’époque Fireborn. Avec l’arrivée de Fredrik Folkare (guitare) et Matte Modin (batterie), ils prennent le nom de Firespawn. C’est sans difficulté qu’ils obtiennent un contrat avec Century Media (le label de Entombed AD) et en 2015 sort leur premier album, "Shadow Realm", qui n’a pas reçu que des critiques dithyrambiques, certains avaient dû s’attendre à mieux compte tenu du casting de rêve.

On le sait, il ne suffit pas d’aligner des noms connus sur le papier pour faire un bon album. Mais on peut tout de même compter sur des musiciens avec une telle expérience pour ne pas rester sur un album moyennement reçu. Voici donc "The Reprobate", le disque de la revanche.
Le début d'album est absolument dantesque. Après une très courte introduction mélodique (les premières secondes de "Serpent Of The Ocean"), presque anachronique quand on voit ce qui suit, on se prend quatre claques monstrueuses de suite. Des riffs dévastateurs, la vitesse d'exécution d'un Necrophobic, une voix d'outre-(en)tombe(d) (Lars Goran Petrov au chant, est-il besoin d'en rajouter), il n’y a pas à dire, ce genre d’ingrédients, ça marche, surtout que ces premières compositions sont particulièrement inspirées et intenses.
Brutalité, efficacité, technique irréprochable (les deux guitaristes notamment abattent un gros boulot aussi bien rythmique qu’en solo). On a l’impression que le groupe a carrément lâché les watts pour ce second album. On souffle un peu avec le cinquième morceau, plus lourd mais tout aussi intense. Oui, encore intense. C'est l'adjectif qui me semble le mieux définir ce nouvel album. Il faut dire que Firespawn se révèle aussi efficace sur les tempos rapides (le fracassant "Generals Creed", "A Patient Wolf") que sur du rythme plus lourd, plus ambiancé ("Death By Impalement" et ses espèces de choeurs clairs religieux, "The Whitechapel Murderer", "The Reprobate"). Du très bon boulot !

Il ne faut pas chercher ici la moindre once d’originalité, mais pour ce qui est d’un Swedeath efficace et bien exécuté, Firespawn se pose là. Ce ne sera sans doute pas l’album death de l’année, mais un pu**** de bon album à se mettre sous la dent, c’est toujours ça de pris.
16.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Thill smitts terror
Thill smitts terror
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Welcome to your nightmare !, 29 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thill smitts terror (CD)
Il y a des groupes qui aiment prendre leur temps entre chacune de leurs sorties. Dans le cas de Slagmaur, le dernier album studio est sorti il y a huit ans déjà. Mais ça y est, l’attente vient enfin de prendre fin. Voici "Thill Smitts Terror", troisième album longue durée des Norvégiens.

Slagmaur n’est pas franchement un groupe très connu donc allons-y pour une petite présentation. C’est en 1997 que le groupe (en fait, un one-man band au départ) voit le jour à Trondheim en Norvège sous le nom de Norske Synder. Ce n’est qu’en 2006 qu’il prend le nom de Slagmaur. Il est l’auteur d’une série de plusieurs démos entre 1997 et 2007. En 2007 paraît leur premier album, "Skrekk Lich Kunstler". Puis Slagmaur signe sur le label français Osmose Records et sort chez eux leur second album, "Von Rov Shelter" en 2009. Et c’était donc leur dernier enregistrement jusqu’à cette année. On savait le groupe toujours en activité puisque le titre "Bestemor Sang Djevelord", présent sur ce nouvel album, avait filtré sur la toile il y a déjà deux ans.
Le groupe compte aujourd’hui trois membres permanents, cachés sous des pseudos (et sous des masques sur scène) : Le fondateur General Gribbsphiiser à la guitare et la basse, Aatselgribb au chant et Lt. Wardr à la batterie et aux synthés.

Le groupe évolue dans un Black avant-gardiste. Black Metal car le traitement des guitares nous renvoie aux pionniers du Black old-school norvégien (Darkthrone, Mayhem) mais aussi d’avant-garde pour leur approche résolument originale.
L’œuvre zarbi de nos musiciens norvégiens commence à nous mettre mal à l’aise dès la pochette, bien dérangeante si on y regarde de plus près. Ce qui nous semble être une vieille femme sur le lit a plutôt un visage et des bras d’homme (au passage, c’est plus ou moins la tenue de scène du guitariste, vous voyez le genre de délire). La gamine derrière elle (ou lui) a un teint bien blafard et nous regarde d’un drôle d’air tandis que celle qui est de dos a l’air de faire une incantation. Et je ne parle même pas des deux portraits au dessus du lit… Voilà comment on entre dans le monde parallèle de ces artistes hors-normes. Et on ne va pas en sortir avant que la dernière note ne s’éteigne, au bout des quarante-trois minutes que dure l’album.

"Innferd" est une intro orchestrale qui annonce, comme un générique de film, le début du cauchemar. Car "Drummer Of Tedworth" nous promet de nous tenir éveillé toute la nuit. Ambiance malsaine, rythme martial, riff mortifère, voix qui fait flipper et chant démoniaque. Joli programme. Puis "Werewolf" arrive avec ses choeurs macabres. Le rythme est de nouveau assez martial et le riff répétitif consolide la sensation d'étouffement. Quelques cris lointains de loups concluent ce second titre.
L’ambiance cauchemardesque atteint son paroxysme sur le lancinant "Hekeskritt Og Djevelritt" (presque douze minutes au compteur) avec ses différentes voix et ses cris horrifiés qui jalonnent le titre. Et avec toujours ce riff qui tourne en boucle et qui nous entraîne dans un maelström de folie.
Je ne vais pas entrer dans le détail de chacun des six titres (sans compter l’intro et l’outro) pour vous laisser la surprise mais sachez que le groupe sait trouver, à chaque fois, le petit truc qui convient parfaitement pour créer une ambiance glauque : un petit piano qui s’immisce pour casser la monotonie ("Bestemor Sang Djevelord"), des choeurs fantomatiques ("Hansel Unt Gretel") ou incantatoires ("Ja Vi Elsker Dette Landet") viennent soutenir les vocaux changeants de Aatselgribb, le tout baignant dans un climat froid et austère construit par ces riffs qui tournent en boucle et ne vous lâchent plus.

Slagmaur a créé la bande originale de vos cauchemars. Etouffant, dérangeant, déroutant, flippant, "Thill Smitts Terror" est tout cela à la fois.
Pour terminer, il me vient une réflexion assez générale : je chronique un peu tous les styles de metal mais je trouve que c’est le plus souvent dans le metal extrême que l’on trouve des groupes qui arrivent encore à créer la surprise par leur originalité.
18/20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".


A Place Where There's No More Pain
A Place Where There's No More Pain
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Leur meilleur retour !, 28 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Place Where There's No More Pain (CD)
Dire que tout le monde attendait impatiemment le retour de Life Of Agony serait carrément exagéré… Le groupe new-yorkais n’a en effet à son actif que deux albums que l’on peut qualifier d’intéressants, sortis au milieu des années 90 ("River Runs Red" en 1993 et "Ugly" en 1995). Ont suivi deux albums franchement moyens ("Soul Searching Sun" en 1997 et "Broken Valley" en 2005) puis plus rien.
Et pourtant, les revoilà. Avec le line-up des deux premiers albums, à savoir Keith Caputo au chant (qui a changé de genre depuis – mais pas de voix - et est devenu Mina Caputo), Alan Robert à la basse, Joey Z à la guitare et Sal Abruscato à la batterie.

Première constatation à l’écoute de ces dix nouveaux titres : ceux qui avaient espéré un retour au style de l’album "River Runs Red" (plutôt orienté Hardcore) en seront pour leurs frais. Mais bon, est-ce que quelqu’un l’espérait ? C’est tout de même quelque chose que le groupe a abandonné dès son second album. "A Place Where There's No More Pain" est plus à rapprocher de ce second disque du groupe, "Ugly", pour son approche groovy / grungy (bien que globalement moins "déprimé"). Et ça, je ne vais pas m’en plaindre car c’est mon préféré. Comme sur ce dernier, on est assez proche parfois d’Alice In Chains, aussi bien dans la manière de chanter de Keith/Mina Caputo que dans les riffs bien lourds (c’est assez évident sur le morceau "Right This Wrong" par exemple).
Life Of Agony n’oublie toutefois pas ses racines avec des titres plus directs, au rythme bien groovy tels que "Meet My Maker", "A Place Where There's No More Pain" ou "World Gone Mad". On passe ainsi de ces morceaux au rythme plus soutenu à du rythme bien heavy et un chant plaintif à la Alice In Chains encore ("Dead Speak Kindly"). Le groupe peut aussi concilier les deux au sein d’un même morceau comme sur "A New Low", un de mes titres préférés de l’album avec les très énergiques titre éponyme et "World Gone Mad" (qui me rappelle les meilleurs moments de Soundgarden).
Une petite curiosité nous attend avec l’intro de "Bag Of Bones" qui rappelle carrément le style de Type O Negative, ce qui est tout à fait voulu. C’est en fait un hommage à Peter Steele (leader de TON, décédé en 2010). Les deux groupes se connaissaient bien, Sal Abruscato fut batteur chez Type O et Joey Z a joué avec Peter Steele dans Carnivore. Ensuite, les plus attentifs des fans reconnaîtront sans doute en ce début de morceau la mélodie du titre "River Runs Red" (jouée un peu moins vite mais c’est bien la même). Un petit clin d’oeil au début de carrière du groupe.
On retiendra en tout cas de cet album la prestation de Mina Caputo. Il/elle transcende les compositions par sa voix, comme il/elle l’avait fait sur Ugly. C’est un excellent chanteur (chanteuse maintenant) qui confirme tout le bien que l’on pensait de lui/elle.
On termine cet album par une ballade carrément dépressive au piano avec orchestrations qui me paraît personnellement un peu déplacée et d’un intérêt limité. Elle est (heureusement) très courte puisque sur ses trois minutes trente-sept, on n’a que deux minutes vingt de musique en fait, le reste étant le bruit d’un saphir sur la fin d’un vinyl. Ce sera le seul point faible de cet album.

Life Of Agony signe un retour réussi, "A Place Where There's No More Pain" étant certainement l’album que l’on aurait aimé pouvoir écouter de la part de ce groupe après la sortie d'"Ugly". Les choses sont ainsi faites, il n’arrive que vingt-deux ans après… Mais il arrive, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.
16.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Ugly [Import anglais]
Ugly [Import anglais]
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 29,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Damned If They Do..., 19 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ugly [Import anglais] (CD)
Life Of Agony est un groupe new-yorkais formé en 1989 par Keith Caputo (chant), Alan Robert (basse) et Joey Z (guitare). Après avoir joué avec pas mal de batteurs, ils engagent un ex-Type O Negative, Sal Abruscato. Ils enregistrent ensemble un premier album en 1993, "River Runs Red" (produit d’ailleurs par le claviériste de Type O Negative, Josh Silver). Le style alors évoque un mix Thrash crossover / Hardcore avec un chant qui déjà se démarque du chant Hardcore traditionnel. Les thèmes abordés sont différents aussi. L’album est plutôt bien reçu par la critique et les fans.
Puis en 1995 sort le second album, "Ugly".

Consternation parmi les fans de la première heure : l'album n'a pas grand chose à voir avec le précédent, "River Runs Red". Life Of Agony délaisse son metal teinté de hardcore pour aller traîner du côté de la scène alternative, voire grunge. En effet, il y a plus de points communs avec les derniers albums de Alice In Chains ou de Stone Temple Pilots qu'avec toute la scène hardcore ici.
Plusieurs raisons à cela. Déjà, alors que le premier album était entièrement composé par le bassiste Alan Robert, ici, tout le monde a retroussé ses manches. Le jeu du batteur Sal Abruscato a évolué, plus technique et plus subtil. Dernier changement et pas le moindre : la voix de Keith Caputo a carrément changé, moins poussée, plus travaillée. Et si pas mal de fans du groupe ont crié au scandale, j’avoue que personnellement, ce virage stylistique m’a tout à fait convenu. Il faut dire qu’à l’époque, j’écoutais justement Soundgarden, Alice In Chains, STP, etc… Mais je peux comprendre leur déception.

Dès "Seasons", premier titre du disque, on se prend ce changement stylistique en pleine face. Le riff est heavy de chez heavy. "River Runs Red" comportait aussi du riff bien lourd mais pas autant. "I Regret", le second titre, est finalement le seul morceau de cet album qui garde des traces de l’album précédent avec son rythme plus rapide. L’aspect mélodique des morceaux a été plus travaillé. C’est au niveau du chant que le travail le plus impressionnant a été fait. On se rend rapidement compte que c’est Keith Caputo qui tient les compositions par sa voix, parfois plaintive, assez incroyable et versatile sur cet album (écoutez la magnifique "How It Would Be" pour avoir un panel à peu près complet de son registre). Il vit pleinement ses textes (ainsi que ceux de Alan Robert, majoritaires), il se dégage de son chant énormément d’émotion : de la tristesse, de la mélancolie, de la colère… On n’oubliera pas non plus le boulot abattu par Joey Z surtout au niveau rythmique car les solos ne sont pas légion et assez courts mais quand il y en a, on s’en rappelle (ce solo sur "Let’s Pretend", à filer la chair de poule !)
Et on termine par une bonne reprise de "Don’t You (Forget About Me)" des Simple Minds, un morceau qui fut enregistré à l’origine pour la BO du film culte pour ados, "Breakfast Club". Une reprise assez fidèle niveau rythme, ils ont même gardé le petit synthé, mais personnalisée, moins new-wave, grâce à la voix de Caputo plus déprimée et la basse de Robert bien plus mise en avant. Cette reprise est encore quelque chose qui a fortement déplu aux die-hard fans de la première heure. Le titre rentre pourtant bien dans la logique de cet album.

Avec "Ugly", Life Of Agony a perdu pas mal de fans. Mais il en a gagné aussi, sans doute même plus puisque cet album s’est mieux vendu que son prédécesseur aux USA. C’est un très bon album, très bien écrit, aussi bien au niveau de la musique que des textes, avec un chanteur au top.
La suite fut moins intéressante. Sal Abruscato a quitté le groupe après cet album. En 1997, le groupe enregistre un "Soul Searching Sun" assez fade qui conduit au départ de Keith Caputo. Puis le groupe se reforme en 2002 pour un résultat encore une fois décevant (l'album "Broken Valley" de 2005). Espérons que la nouvelle reformation du groupe (2014) et le nouvel album (2017) nous ramènent un Life Of Agony aussi inspiré que sur ce Ugly.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".


The Doomsday Kingdom
The Doomsday Kingdom
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Heavy Doom old school., 10 avril 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Doomsday Kingdom (CD)
Finalement, on avait tort de s'inquiéter. Leif Eidling est bel et bien reparti pour un tour. Voilà qu'arrivent à un mois d'intervalle le nouvel album d'Avatarium (prévu pour fin mai) et celui de son nouveau projet, The Doomsday Kingdom. Pour un gars qui ne doit plus trop s’activer…

The Doomsday Kingdom est donc le tout dernier projet de Leif Eidling (Candlemass, Krux, Avatarium…) , un nouveau groupe que nous avions pu découvrir en novembre dernier par le biais d'un EP quatre titres ma foi fort prometteur. Ce premier album longue durée du groupe, comprenant donc Leif Eidling à la basse, Niklas Stalvind (Wolf) au chant, Marcus Jidell (Avatarium) à la guitare et de Andreas "Habo" Johansson (Narnia) à la batterie, prolonge complètement ce qu'il nous avait été proposé sur ce EP. A ce propos, on peut constater que deux titres de ce dernier, "Never Machine" et "The Sceptre", ont été repris ici mais présentés dans des versions un peu différentes (le premier est d’ailleurs rebaptisé "THE Never Machine"). Le son, mixé par Jens Bogren (Kreator, Opeth, Soilwork, etc...) a également évolué depuis le EP, plus pro, ça sonne moins comme une démo. Ca sonne moins vintage aussi.

Comme sur le EP, on retrouve un style assez ancré dans le Heavy Sabbathien avec des incursions dans la New Wave Of British Heavy Metal. Illustration dès le premier morceau, "Silent Kingdom", au riff bien marqué par l’influence de Black Sabbath. On peut aussi trouver une ressemblance avec Candlemass, évidemment. La voix de Niklas Stalvind colle vraiment bien à ce style, c’est une vraie révélation pour moi, vu que je n’appréciais pas franchement son groupe, Wolf. Il me rappelle parfois Mike Howe de Metal Church. Mais la vraie star de cet album, c’est le guitariste Marcus Jidell qui se révèle excellent à tous les niveaux. Je l'avais déjà signalé dans la chronique du EP pour le solo de "Never Machine" mais c'est aussi vrai sur les autres, et notamment celui de "A Spoonfull Of Darkness" ou encore sur le solo final de "The God Particle". Et je ne parle même pas de ses riffs absolument énormes. Leif le voit d'ailleurs ainsi : "C'est comme avoir en même temps Tony Iommi, Randy Rhoads et Leslie West dans le groupe". Sacré compliment, vous en conviendrez !
On a ensuite un break tout en douceur au milieu de cet album. Il s’agit de "See You Tomorrow", un instrumental acoustique avec quelques cordes en accompagnement. Beau titre, judicieusement placé pour souffler un peu au milieu de ces rythmiques bien lourdes.
On repart donc sur du lourd avec "The Sceptre" qui est encore l'occasion d'un solo sympa de Jidell. Avec "Hand Of Hell", on pense carrément au Black Sabbath du début des années 80 (période Dio) avec la lointaine parenté du riff avec celui de "Neon Knights". Très bon titre encore une fois, bien rythmé.
"The Silence" est le morceau qui m’a le moins impressionné. Je ne dirai pas le plus conventionnel puisqu’ils le sont presque tous mais peut-être le moins inspiré.
"The God Particle", le morceau le plus long (neuf minutes vingt), bien lourd évidemment, alterne passages calmes et heavy. On reconnaît à peine la voix de Stalvind sur les parties calmes. Et, comme évoqué plus haut, le titre se termine sur un solo inspiré.

The Doomsday Kingdom nous propose du bon heavy bien traditionnel avec un grand savoir-faire, un certain talent de composition et surtout des musiciens au top. A découvrir !
15.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2017 5:44 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20