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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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Feathers & Flesh
Feathers & Flesh
Prix : EUR 17,68

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 The Circus is back in town !, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Feathers & Flesh (CD)
J'ai découvert ce groupe loufoque (je fais référence à leur look, mais c’est aussi un peu le cas de leur musique) il y a deux ans avec leur album "Hail The Apocalypse".
Avatar est un groupe suédois fondé au début des années 2000 et qui évoluait alors dans un Death Metal mélodique. Mais ça, c'était avant... Car depuis un moment, on ne peut plus vraiment considérer la musique du groupe comme du Death, même mélodique. Et avec ce "Feathers And Flesh", le groupe franchit encore un cap.

Première surprise avec le premier titre, "House Of Eternal Hunt", qui est encore une fois très éloigné de l'opus précédent. Intro avec guitares mélodiques à la Helloween, chant clair la plupart du temps, on croirait entendre un mix de NWOBHM et de Speed Mélodique germanique, quelques passages en voix death en plus. Le délire commence et on n’est pas au bout de ses surprises.
Après avoir été un peu déstabilisé par ce premier titre, on tombe sur "The Eagle Has Landed" qui rentre tout à fait dans le moule des morceaux que l’on trouvait sur "Hail The Apocalypse" : gros riff, rythme qui groove, refrain mélodique. Pas étonnant que ce titre ait été choisi pour illustrer la vidéo extraite de cet album, histoire de ne pas trop dérouter le fan. Encore que, le fan de ce genre de groupe, je pense qu’il a envie d’être dérouté.
On change encore de décor avec "New Land". « Sleep my child and dream of the new land ». Ambiance berceuse… mais à la mode Avatar. Le chant mélodique est encore plus présent mais ça n’empêche pas quelques passages plus énervés. Le chanteur, Johannes Eckerström, montre sur cet album une voix très versatile, encore plus que sur l’épisode précédent, allant de chant death à un chant clair de plus en plus utilisé, en passant par des envolées complètement allumées. Ecoutez donc "Tooth, Beak And Claw", où le chant est une sorte de rencontre Rob Zombie / Jonathan Davis (Korn).
Cet album, comme le précédent, offre des parties bien barrées. Le court "For The Swarm" fait carrément penser à du System Of A Down dans son aspect le plus déjanté.
La pseudo ballade bien glauque qui suit, "Fiddler’s Farewell", contribue à construire l’ambiance zarbi qui se dégage de ce nouvel opus. Cette suite de titres, c’est comme assister à la parade d’un cirque complètement déjanté, avec ses bêtes de foire et ses clowns qui font plus peur que rire…
Et ce n’est pas fini : sur "Black Waters", le groupe nous balance du gros riff bien lourd, ambiance Southern Metal / Sludge, ça pourrait être du Down… jusqu’au refrain, en tout cas. Tout ça pour dire qu’avec Avatar, difficile de savoir de quoi sera fait le titre suivant. La preuve, "Night Never Ending" qui suit, avec son intro bien mélodique et ses "Oh Oh Oh" sur le refrain, très entraînant, nous emmène dans un tout autre univers, avec sa mélodie centrale qui fait carrément folk. "Pray The Sun Away" va jouer dans la cour du Néo Metal américain avec sa rythmique très Kornienne sur les couplets. Le milieu du titre n’a rien à voir par contre, bien barré lui aussi. Ce groupe ne s’impose aucune limite.

Allez, je ne vous gâche pas le suspense, je vous laisse découvrir le reste par vous-mêmes. En tout cas, on n’a pas le temps de s’ennuyer à l’écoute de ce "Feathers & Flesh". Il y a, avec cet album comme avec le précédent, cette impression d’écouter quelque chose de frais, très varié et original et c’est déjà beaucoup par les temps qui courent, où les trois-quarts des groupes se contentent de reproduire des recettes déjà maintes et maintes fois utilisées.
16.5 / 20

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com".


Voices of Fire
Voices of Fire
Prix : EUR 17,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des voix de feu !, 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voices of Fire (CD)
Van Canto est un groupe particulier, le seul en fait à nous proposer du Metal a cappella. Je ne vais pas vous ré-expliquer tout le concept Van Canto, je pense que maintenant, tout le monde connaît. On va donc se concentrer sur l'essentiel : ce nouvel album du sextet vocal allemand.

Pour cet album, Van Canto accueille un nouveau membre dans son équipe de vocalistes-instrumentistes puisque Jan Moritz a remplacé Ingo "Ike" Sterzinger à la voix-basse. les autres restent fidèles aux postes : Sly et Inga aux voix lead, Stefan et Ross aux voix-guitares et Bastian à la batterie, seul véritable instrument du groupe.
Et cette fois-ci, nos Van Canto se sont lancés dans le concept album. "Voices Of Fire" est en lien avec le roman intitulé "Feuerstimmen" ("Voices Of Fire" dans la langue de Goethe) de l’auteur d’Heroic Fantasy, Christoph Hardebusch. L’album suit l’histoire du bouquin et les morceaux sont tous reliés entre eux par de la narration, un peu à la façon du "Warriors Prayer" de Manowar (notamment le Prologue en intro, qui nous offre près de trois minutes de bla bla). Cela nous donne du coup pas mal de parlotte entre les différents titres. A noter que le narrateur n’est pas n’importe qui puisque le groupe a choisi John Rhys Davies, acteur gallois surtout connu pour avoir incarné Gimli dans la Trilogie "Le Seigneur Des Anneaux". Evidemment, ces nombreuses parties narratives sont totalement dans l'esprit du projet mais je trouve que ça casse un peu le rythme du disque.
On notera que c'est aussi le premier album du groupe sans reprise. Logique, vu le contexte de l'album concept.

Une nouvelle fois, on peut dire qu’au niveau de la composition, le groupe ne s'est pas loupé. Les mélodies sont parfaitement travaillées, notamment les refrains qui rentrent en tête plus vite que je ne peux l’écrire. Il est évident que ce genre de groupe qui n'utilise qu'une batterie comme réel instrument se doit de composer des lignes de chant au top et c’est une nouvelle fois le cas. Je trouve à ce propos qu’on a trop tendance à se focaliser sur ce qu'est ce groupe et qu'on ne prend pas assez le temps d'écouter les voix. On a par exemple au sein de ce groupe une excellente chanteuse en la personne d'Inga Scharf (une des meilleures du circuit à mon avis – écoutez sa prestation sur le refrain de "We Are One"). Il semble que Van Canto lui laisse de plus en plus de place album après album et je m'en réjouis (chant lead sur "Dragonwake", "All My Life", "The Betrayal", duo sur "Battleday’s Dawn" et "The Oracle" avec son partenaire Sly et participation active sur tous les autres titres évidemment).
On trouve sur la plupart des titres des choeurs qui viennent répondre aux deux chanteurs lead et que l’on doit au London Metro Voices, qui a participé à la musique du "Seigneur des Anneaux". Le tout pour un rendu encore plus épique que d’habitude qui donne au groupe un penchant symphonique que l’on peut trouver chez des groupes tels que Nightwish ou Epica ("The Oracle", "The Betrayal"). "Voices Of Fire" a été travaillé comme une bande originale de film et ça se ressent. L’autre influence assez évidente étant toujours Manowar ("Battleday’s Dawn", "Firevows"…), on sait que les Allemands sont de grands fans du groupe américain. Mais nos bardes cherchent aussi à ne pas trop se répéter. Cela nous donne par exemple un "Time And Time Again" très groovy.
Le seul truc que je trouve dommage est que le groupe continue de vouloir absolument placer sur quasiment chaque titre ces pseudos solos de guitare à la bouche. Les titres n’ont, je trouve, pas besoin de ça. Pas de guitare, pas besoin de coller ces solos qui n’apportent rien. Sur "All My Life" et "Dragonwake" par exemple, le solo est remplacé par un très beau passage de choeurs bien épique. Voilà la piste que le groupe devrait suivre à l'avenir à mon avis.

Ce sixième album du groupe allemand est encore une réussite. Les amateurs seront ravis. Les autres ? Amateurs de Power Metal épique, vous ne connaissez pas encore Van Canto ? Alors, dépassez vos a priori : "Voices Of Fire" est un très bon album de Power, le meilleur qu'il m'ait été donné d'écouter cette année dans ce style, vrais instruments ou pas. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : franchissez le pas !
16 / 20

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Spectrum of Death (Extended Édition)
Spectrum of Death (Extended Édition)
Prix : EUR 22,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réédition qui vaut le coup !, 1 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spectrum of Death (Extended Édition) (CD)
Très bonne idée de la part de Century Media d'avoir réédité cet album !
Alors il convient tout d’abord de rappeler (ou d’apprendre) qui est Morbid Saint car je ne suis pas certain que tout le monde connaisse…
Morbid Saint est un groupe de Thrash américain formé en 1984. Au départ constitué de Jay Visser (très drôle, ce nom pour nous francophones, non ?) et Jim Fergades aux guitares, Lee Reynolds à la batterie et Mike Chappa à la basse et au chant, le combo reprend des titres d'autres groupes (parmi lesquels Judas Priest, Mötley Crüe, Metallica et Slayer) et commence à composer son propre matériel dès 1985.
Avec un chanteur recruté au tout dernier moment, Patrick Lind, et un nouveau bassiste, Tony Paletti, Morbid Saint enregistre sa première démo en 1988 ("Lock Up Your Children") sous la houlette de Eric Greif (manager de Death notamment) et commence à se faire connaître en assurant pas mal de premières parties de groupes tels que Death ou Dark Angel. Puis en 1990, leur premier album, "Spectrum Of Death", sort enfin sur un obscur label mexicain. Il s'agit en fait exactement des mêmes morceaux que sur la démo, ils n’ont même pas été réenregistrés puisque la production de la démo était déjà de qualité. Le visuel par contre a été changé, pour cette espèce de mort-vivant ressemblant étrangement à Eddie (la mascotte d'Iron Maiden).
Cet album a déjà été réédité un certain nombre de fois mais Century Media a fait les choses en grand car il s’agit ici d’un double album qui, en plus de proposer le fameux "Spectrum Of Death", compile tous les morceaux écrits par Morbid Saint au cours de sa carrière. Oui, ça tient sur deux CD car le groupe a eu une carrière assez brève.

Sur le premier CD, on peut donc découvrir ce premier (et seul) album du groupe qui n'a pas fait beaucoup de vague à l'époque (manque de promo évident) mais c'est vraiment dommage car la qualité était là. Avec l’avènement du Death Metal en cette fin de décennie, la musique proposée par Morbid Saint était tout à fait dans l’air du temps, c’est-à-dire suffisamment teigneuse pour intéresser ceux qui se tournaient vers le Death. Morbid Saint propose ici un Thrash solide, hyper rapide et qui arrache bien comme il faut. La voix de Pat Lind est agressive à souhait et les riffs abrasifs de Jay Visser et Jim Fergades, rappelant parfois un peu Slayer ("Lock Up Your Children", "Beyond The Gates Of Hell") mais aussi les premiers Kreator ("Crying For Death", "Scars") font de cet ensemble de titres un excellent concentré de violence. Comme c’est joué à fond les ballons, l'album n'est pas long (trente-deux minutes) mais c'est un bon glaviot radioactif à prendre en pleine tronche. A conseiller à tous les Thrashers qui ne connaissent pas encore cet album !

Cette nouvelle version de "Spectrum Of Death" nous offre donc en plus les morceaux de la démo "Destruction System", sortie en 1992 à quelques exemplaires, qui auraient dû constituer le second album du groupe mais celui-ci n'est jamais sorti. Explications : Morbid Saint, une fois les morceaux de ce futur album composés, n’avait plus assez d’argent pour les mettre en boîte. Le label mexicain étant aussi dans la panade, il a donc été décidé d’enregistrer une démo quatre titres pour financer l’enregistrement des autres morceaux. C’est cette démo qu’on retrouve à la fin du premier CD. Il s’agit en fait de quatre titres que l’on retrouve sur le second CD, mais avec un son plus cru. Quand le groupe revient au studio quelques mois plus tard pour terminer son album, le studio n’existe plus et les bandes ont disparu. C’est le coup dur et ça plus le désintérêt grandissant pour ce type de musique (on est alors en pleine période grunge aux Etats-Unis) vont conduire le groupe au split, après un ultime concert fin 1993.
Sur les morceaux de ce "second album", on retrouve la hargne du premier album. Mais on sent aussi une évolution dans le son du groupe, qui est un peu plus réfléchi et moins cru. Les compos sont plus techniques, on ne retrouve pas tout à fait la folie furieuse du premier jet (sauf dans la voix du chanteur, toujours aussi possédé). Je trouve ces morceaux un peu moins accrocheurs que ceux du premier CD mais c’est peut-être dû au fait que je connais moins ceux-là. Les autres sont entrés depuis longtemps dans mon patrimoine auditif !
A cela s'ajoute, toujours sur ce second CD, quatre compositions inédites et enregistrées entre 2010 et 2011, quand le groupe s’est reformé. Ces titres ont été enregistrés par deux line-up différents : les anciens Jay Visser, Pat Lind et Jim Fergades (ce dernier a quitté le groupe depuis) et les nouveaux : Bob Zabel (basse), Chris Jacobs (batterie sur "Dying Day" et "Life’s Blood") et Randy Wall (actuel batteur du groupe) sur "Thrashaholic" et "Death Before Dawn".
Vous ne noterez pas de différence stylistique importante entre ces quatre nouveaux titres et les titres précédents. Et pour cause, ils ont été composés à la même époque que les autres ("Thrashaholic" est même un très vieux morceau puisqu’il a été écrit en 1985). Mention spéciale à ce dernier d’ailleurs, hyper efficace.

Voilà donc une occasion parfaite pour faire connaissance avec ce groupe oublié depuis longtemps et cet album killer qui méritaient pourtant une reconnaissance qu’ils n’ont pas obtenue à l’époque. L’occasion aussi pour ceux qui connaissent déjà le groupe et qui ne possèdent pas la moitié de ces morceaux (ce qui paraît très probable) de compléter leur collection.
Et qu’est-ce qu’on dit ? Merci monsieur Century Media !

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PS : 16/20 pour le premier CD, 13/20 pour le second, ce qui nous donne une moyenne de 14.5/20.


Surgical Meth Machine
Surgical Meth Machine
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jourgensen dans un nouveau projet., 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Surgical Meth Machine (CD)
Surgical Meth Machine, what is it ?
C'est tout simplement le nouveau projet de Mister Alien Jourgensen, leader de Ministry et figure assez incontournable de la musique indus, pour ceux qui ne suivent jamais.
Ministry ayant normalement cessé ses activités (mais on ne peut jurer de rien, vu le nombre de fois où le groupe était censé s’arrêter), ce cher Alien se tourne vers de nouveaux projets. Pour celui-ci, Jourgensen s'est entouré de... personne en fait, il a tout fait tout seul. Seul le producteur Sam D’Ambruoso est crédité avec lui. C’est vrai que, quelque part, il a aussi joué un rôle dans la création de ce disque puisque tout s’est fait à partir de machines, derrière des consoles, en bidouillant des sons dans tous les sens.

Le premier morceau met une bonne minute à véritablement démarrer mais une fois parti, pardon... Al lâche un gros "I don't f***g care!" et boum ! C'est au moins du trois cents BPM. C’est donc un joyeux bordel en fond sonore sur lequel Al vient hurler des "I don’t f***g care". On se croirait dans un tambour de machine à laver pendant l’essorage ! J’ai jamais essayé mais je me dis que ça doit ressembler à ça. Le morceau suivant n'est pas plus calme. Samples qui sortent de partout, sirènes, ça blaste à tout-va, on dirait du Strapping Young Lad version indus.
On croit que ça va se calmer en écoutant le riff d'intro assez cool du troisième morceau (assez cool vu ce que l'on vient de subir) mais non, c'est reparti pour un tour de manège à quatre cents à l'heure. Oui, c'est à choper le tournis. Un solo de guitare arrive à se frayer un passage là-dedans, on se demande comment. Al crache les textes comme autant de diatribes anti tout ce que vous voulez avec toujours autant de conviction. Une tuerie, ce morceau !
La tornade va bien finir par s’arrêter se dit-on, mais pas avec le cynique "Rich People Problems" qui embraye juste derrière, directement en sixième vitesse. La programmation du rythme a dû rester bloquée avec le potard à fond pendant l'enregistrement de tous ces morceaux. Selon Al, il s'agit des titres les plus rapides qu'il ait jamais écrits. On veut bien le croire. Il dit aussi, non sans humour, que ce ne sera pas facile de jouer ces morceaux sur scène sans choper une crise cardiaque.
Vous l'avez compris, ce début d'album est sous le signe de la vitesse pure. Je vais vous la faire courte, on ne va trouver un rythme plus posé qu'à partir de la huitième piste.
Juste avant, on a un "Unlistenable" qui porte assez bien son nom (surtout la seconde partie du titre), c'est juste un truc de dingue. C'est une suite de bruits pas tous identifiables, samplés et mélangés avec guitares, batterie, des voix par-dessus. Ce Al est un malade, c'est évident. Il avait rarement poussé le bouchon aussi loin.
On a aussi un "I Don’t Wanna" aussi cinglé que le reste sur lequel je suis certain de reconnaître la voix de Jello Biafra (Dead Kennedys).
Du coup, ce huitième morceau, "Gates Of Steel", apparaît comme un OVNI sur cet album tant il paraît "normal". Un titre mélodique (et vu ce qu'on a subi avant, il paraît même super mélodique), avec une construction sur un riff "classique" (pour du Jourgensen), des couplets et un refrain. Vin diou... on ne l'avait pas vu venir. On enchaîne sur "Spudnik" qui est en fait la continuité de "Gates Of Steel", en un peu plus indus.
A partir de là, on entre dans un autre monde, une autre ambiance. Les trois derniers morceaux sont nettement plus calmes. La relaxation après l'attaque violente sur nos neurones en quelque sorte. Il y a tout d’abord le diptyque "Just Go Home" / "Just Keep Going" (qui représentent à peine quatre minutes à eux deux), sans guitare, uniquement avec des samples, un beat très mécanique et des machines. Enfin, sur "I'm Invisible", si l'on met de côté l'accompagnement musical toujours assez barré (mais plutôt calme, façon cool jazz), la façon de chanter de Al me fait penser à un chanteur crooner pour animation de bal ou de mariage...
C’est un morceau totalement en décalage avec le reste mais arrivé à ce stade de l'album, vu que c'est le dernier titre, on ne s'étonne plus de rien. Par contre, j'accroche pas du tout.

Surgical Meth Machine ne ressemble pas vraiment à du Ministry, c'est encore plus fou.
Je ne vous cache pas qu’il n’est pas facile de cerner cet album en quelques écoutes, encore moins de rentrer totalement dans le délire de Mister Jourgensen. Il y a des titres assez jubilatoires ("I Want More", "Tragic Alert", "I’m Sensitive", "Gates Of Steel") et des titres vraiment très spéciaux (la fin d’album et notamment le dernier morceau ou "Unlistenable" qui est assez fatigant à la longue). Les habitués du travail de Jourgensen dans Ministry seront tout de même plus ou moins en terrain connu. Les autres risquent de ne pas comprendre ce qui se passe sur ce disque. Tout simplement…
14.5 / 20

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Origins vol.1
Origins vol.1
Prix : EUR 17,05

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des reprises, oui... mais bien foutues !, 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Origins vol.1 (CD)
Et c'est au tour du légendaire guitariste de Kiss, Ace Frehley, de nous proposer son album de reprises...
Pour ce premier volume (vu le titre de l'album, on suppose qu'il y en aura un second), Space Ace a voulu rendre hommage à ses influences (parmi les plus évidentes : Jimi Hendrix, Jimmy Page, Eric Clapton, Keith Richards, Paul Kossoff) avec, sur quelques titres, le renfort de guitaristes qui ont toujours cité Ace comme étant l'une de leurs influences : Slash, John 5 et Mike Mc Cready. Une façon de faire le lien entre les différentes générations de six-cordistes.

On connaît le talent du bonhomme à proposer des reprises bien gaulés ("New York Groove" sur son premier album solo, "2000 Man" sur "Dynasty", "Fox On The Run" sur "Anomaly" ou "The Joker" sur son dernier album). Alors quand il s’agit pour lui de proposer un album uniquement constitué de reprises, le fan du guitariste de l’espace peut déjà commencer à se lécher les babines.
Evidemment, vu la provenance des titres d'origine et vu le style de celui qui les reprend, il règne sur cet album un fort parfum seventies.
Que dire des interprétations présentes sur ce disque ? Le Ace est dans son élément et ça se sent. Sa guitare virevolte de solo en solo, sa voix se fond très bien sur chaque titre. Il se fait plaisir, c'est une évidence. Et du coup, nous aussi, on prend plaisir à écouter ces versions de morceaux qui font partie de l'Histoire du Rock et du Hard Rock. Frehley pose son empreinte sur chaque titre, parfois aidé d’un invité. Par exemple, "Emerald" de Thin Lizzy est l’occasion d’offrir un beau duel de solos entre Ace et Slash. Pour la reprise de "Wild Thing" (des Troggs mais reprise en son temps par Jimi Hendrix), il a invité Lita Ford à partager les vocaux.
Je suis assez surpris par contre par le chant sur deux morceaux où je pense que ce n’est pas Ace qui chante. Par exemple, si c’est lui qui imite Robert Plant sur "Bring It On Home", chapeau car il nous avait caché ce talent. On reconnaît son timbre de voix au début et à la fin du titre mais pour le reste… Apparemment (mais ce n’est pas précisé dans la bio fournie donc j’utilise le conditionnel), ce serait son batteur Scot Coogan qui interprèterait ce morceau, ce qui semble plus vraisemblable. Ce serait également lui sur le refrain de "White Room" (en tout cas, ce n’est pas Ace là non plus).
Alors, passons à la question existentielle de la plus haute importance : est-ce que le guitariste de l’espace a coupé tous les ponts avec Kiss ? Pas vraiment, non, si l'on considère que trois des reprises de cet album sont des titres de Kiss et qu'il a invité Paul Stanley pour chanter sur un morceau ("Fire And Water" de Free). Les relations ne seraient donc pas aussi froides que veulent nous le faire croire certains médias... A propos de ces titres, peut-on vraiment considérer "Cold Gin" et "Parasite" comme des reprises dans la mesure où c'est lui qui les a composés ? Par contre, c’est lui qui les chante cette fois-ci (c’était Gene Simmons à l’origine) et il a invité des guitaristes pour jouer sur ces morceaux : John 5 (Rob Zombie) sur "Parasite" et Mike Mc Cready (Pearl Jam) sur "Cold Gin". Cela donne à ces deux titres un coup de jeune par le jeu des deux guitaristes, qui apportent chacun d’eux à ces morceaux ultra connus de tous les fans de Kiss leur propre style.
Le seul morceau de Kiss que l’on pourra considérer vraiment comme une reprise (et il est même étonnant de la trouver là puisque c'est un morceau du Kiss des années 80) est "Rock And Roll Hell", de l'album "Creatures Of The Night", album où justement Frehley est crédité mais sur lequel il n'a pas joué (c'était en fait Vinnie Vincent). Une revanche ? En tout cas, Ace se l’approprie joliment en balançant un solo de son cru, plus long que le solo original, et un autre sur le final également.

Ace Frehley nous propose un album de reprises bien sympathique, à défaut d’être véritablement indispensable (comme c’est souvent le cas pour les albums de ce genre). On prend du bon temps à son écoute, c’est finalement le principal. Il devrait satisfaire les fans du guitariste.
15 / 20

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The Oath of An Iron Ritual
The Oath of An Iron Ritual
Prix : EUR 15,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Loin du désastre..., 8 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Oath of An Iron Ritual (CD)
Desaster est un groupe allemand qui a vu le jour il y a bien longtemps déjà (1988) et a déjà sorti un certain nombre d’albums à partir de 1996. Sept pour être précis. Ce huitième opus arrive quatre ans après "The Arts Of Destruction", le précédent album que j’ai trouvé très bien fichu et grâce auquel j’ai découvert ce groupe.
Pour ce nouvel album, pas de changement de line-up. On retrouve toujours Infernal à la guitare et Odin à la basse (les membres fondateurs), Sataniac aux vocaux (dernière recrue, qui a fait ses débuts remarqués sur l'album que je viens de citer) et Tormentor à la batterie.

On ne va pas se mentir, ce "The Oath Of An Iron Ritual" est totalement dans la continuité de l’album précédent. Et c’est très bien comme ça. Le combo distille un Black Thrash bien agressif et énergique, non dénué de parties mélodiques – encore que le terme mélodique reste tout à fait relatif, ça arrache sévèrement tout de même – avec une ambiance générale bien sombre.
Le premier titre résume bien le style du groupe : on démarre de manière fracassante avec un rythme hyper speed, les vocaux de Sataniac sont puissants et bien agressifs (très bonne recrue, j’appréciais moins son prédécesseur). Puis la fin du titre est plus soft, le tempo plus calme et le solo de guitare amène ce qu’il faut de mélodie.
Des riffs aux influences slayeriennes ("End Of Tyranny"), du rythme hyper rapide majoritaire ("The Cleric’s Arcanum", "Damnatio Ad Bestias", "Conquer And Contamine"...), du Black Thrash d’excellente facture, voilà ce que vous réserve Desaster. Une atomisation sur place à chaque morceau. Il faut dire qu’avec leur expérience (presque trente ans de scène), ces gars-là connaissent et maîtrisent leur sujet sur le bout des cordes.
Le groupe sait aussi jouer avec les ambiances en ralentissant le tempo et en devenant plus sombre encore ("Haunting Siren", une partie de "The Denial", "At The Eclipse Of Blades").
Et pour ne rien gâcher, la production est excellente. On a notamment une basse avec un son distordu énorme ("Proclamation In Shadows", "Conquer And Contamine", "The Oath"…). Le pied !

Pour les amateurs du genre, voilà un album qu’il serait dommage de zapper. Si vous avez craqué sur le dernier album de Deströyer 666, ce "Oath Of An Iron Ritual" de Desaster vous fera le même effet.
16 / 20

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Wildfire
Wildfire
Prix : EUR 11,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Leur meilleur album., 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wildfire (CD)
Doit-on présenter Deströyer 666 ? Allez, petit rappel pour ceux qui ne les connaissent pas (il faut dire que ça fait près de sept ans qu’ils n’ont rien sorti) : ces Australiens assènent leur Black Thrash sur les scènes du monde depuis le milieu des années 90. Le groupe, fondé par KK Warslut (guitare, vocaux) après son départ du groupe Bestial Warlust compte aujourd’hui dans ses rangs, après de très nombreux changements de line-up depuis sa création, Ro à la guitare, Perra à la batterie et Felipe à la basse.
Le groupe a sorti trois albums entre 1997 et 2002. Puis un quatrième paru assez longtemps après, en 2009. Et puis donc sept années se sont encore écoulées avant la sortie de ce "Wildfire" que je tiens entre mes mains (façon de parler, on ne reçoit les albums qu’en format digital). Le moins que l'on puisse dire est que ce groupe aime prendre son temps.

Je n’ai jamais été déçu par un album du groupe. Avec Deströyer 666, on sait qu’on va se manger une bonne dose de thrash blackisant (ou black thrashisant, c'est selon) bien agressif et énergique. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu non plus par cette nouvelle salve de titres.
C’est avec un cri qui ressemble à celui lâché par Tom Araya au début de "Angel Of Death" que commence ce cinquième disque des Australiens. Et ça démarre sur les chapeaux de roues, évidemment. Du riff ultra rapide, un chant agressif assez black mais aussi du solo plus mélodique, estampillé thrash. Juste le temps de prendre une respiration et le second morceau arrive, dans le même esprit, avec gang vocals en prime sur le refrain. Chez Deströyer 666, on annihile l’auditeur d’entrée de jeu. Ne vous laissez pas avoir par le côté assez mélodique de l’instrumental avec un titre en italien qui arrive juste après (on dirait du Megadeth qui aurait fait un stage intensif en Norvège), ça ramone encore sévèrement.

Mais attention, ce n’est parce que l’album est parti à fond les ballons que ça va être "bourrin bas du front" tout du long. Deströyer 666 est plus subtil que ça. La preuve avec le superbe "Hounds At Ya Back" qui suit ces trois titres atomiques, plus lourd et mélodique. On a aussi un "Hymn To Dyonisus" avec son intro presque planante et ses changements d’ambiances et un "White Line Fever", qui pourrait être un hommage à Lemmy (il s’agit du titre de son autobiographie), qui sonne plus groovy, presque Rock And Roll pour le coup. Le chant en profite pour être plus varié, ce qui n’est pas déplaisant.
Encore plus étonnant, le magnifique "Tamam Shud" qui termine ce CD de la plus belle des façons, avec des sortes de choeurs, un chant clair incantatoire et des guitares plus mélodiques qu’à l’accoutumée. Une vraie bouffée d’oxygène après une série de missiles bien rageurs (de "Wildfire" à "Die You F.. Pig".) Ce morceau est aussi le plus long de l’album (sept minutes). Il nous rappelle un peu dans l'esprit le titre qui clôturait le dernier album du groupe, "Sermon To The Dead".

Inutile de faire un long discours et laissons parler la musique. Les maîtres du Black Thrash sont de retour, qu’on se le dise ! Voici à mon avis tout simplement leur meilleur album à ce jour, le plus réfléchi, le plus abouti.
16 / 20

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Jomsviking - CD Book Deluxe
Jomsviking - CD Book Deluxe
Prix : EUR 22,92

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Way Of Vikings !, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jomsviking - CD Book Deluxe (CD)
Amon Amarth nous avait laissés sur le très bon "Deceiver Of The Gods" il y a trois ans, qui faisait suite à une série d'albums plutôt réussis (très réussi même en ce qui concerne "Twilight Of The Thunder God"), quoi que les esprits chagrins, trouvant toujours quelque chose à critiquer à tout, aient pu en dire. D'ailleurs, à tous ceux-là, le groupe a répondu par anticipation par le biais d'une petite vidéo amusante, en préambule à l'annonce de son nouvel album.
Penchons-nous donc sur ce nouvel opus des Suédois, "Jomsviking", dixième album d'un groupe qui se porte bien et dont la popularité est en constante progression.

"Jomsviking", s'il ne change pas la donne sur les thèmes habituels du groupe, comme son titre l'indique, est toutefois le premier concept album d'Amon Amarth. Il raconte l'histoire d'un guerrier de l'ordre des "Jomsvikings", un ordre de mercenaires vikings qui aurait sévi au cours des dixième et onzième siècles. Ce guerrier est amoureux d'une femme mariée et il est obligé de fuir après avoir tué un homme (pas trop compris s'il s'agissait de son concurrent ou pas). Il s'engage alors chez les Jomsvikings et il est décidé à revenir se venger plus tard et reconquérir sa douce. Mais tout ne va pas se passer comme il l'avait prévu, pas de happy end à attendre' Bah oui, ça reste du Death Metal !

Musicalement, pas de bouleversement à attendre non plus, vous vous en doutez. Sauf que' Oui, même si l'on reconnaît le groupe dès les premières secondes, "Jomsviking" offre tout de même quelques nouveautés notables.
"Jomsviking" marque aussi un changement de line-up, le premier depuis un sacré bout de temps. Fredrik Andersson, derrière les fûts depuis 1998 est parti. C'est donc Tobias Gustafsson (ex-Vomitory) qui tient la batterie sur l'enregistrement mais juste en tant que musicien de session, il n'est pas à l'ordre du jour qu'il intègre le groupe, apparemment. Le remplaçant de Fredrik au sein du groupe n'est toujours pas connu à l'heure où j'écris ces lignes.

L'album démarre sur "First Kill", titre déjà connu de tous car tourné en vidéo et mis en ligne dès le mois de janvier. On note une intro assez mélodique avec des grattes qui rappellent un peu Iron Maiden. Mais une fois que ça démarre, on retrouve nos Vikings en formation de combat. C'est parti pour ne pas rigoler. On retrouve le Death Metal combatif du groupe, avec le chant toujours aussi puissant de Johan Hegg. Sur la seconde partie instrumentale du titre, on retrouve le petit côté Maiden au niveau des grattes.
On note encore ce côté un peu plus mélodique sur le plus lourd "Wanderer" qui suit, surtout au niveau du solo de guitare, d'influence heavy encore une fois. Même chose avec "On A Sea Of Blood" et avec l'ensemble des morceaux suivants (notamment On "Thousand Burning Arrows"). Pas de doute, le nouvel Amon Amarth a mis le cap sur plus de mélodies. Ce qui n'est pas forcément une surprise, on se rappelle que sur l'album précédent (en version limitée), Amon Amarth rendait hommage à ses influences : Motörhead, Judas Priest, AC/DC et Black Sabbath. Pas vraiment des groupes de Death. Eh bien on dirait qu'avec "Jomsviking", ils ne se sont pas bridés pour canaliser ces influences issues du Heavy.
En dehors de cet aspect général plus mélodique donc, on a aussi quelques petites trouvailles qui aèrent la musique comme les choeurs sur "Raise Your Horns", les intros assez softs de quelques titres ("At Dawn's First Light", "One Thousand Burning Arrows", "Back On Northern Shores") et un duo avec une voix féminine (en l'occurrence, celle de Doro Pesch) sur "A Dream That Cannot Be".
Le tout nous donne un album très plaisant, sans doute un peu plus varié qu'à l'accoutumée, mais même si le groupe a choisi sur ce nouvel album d'opter pour un peu plus de mélodies, n'ayez crainte, la musique des Vikings dégage toujours une énorme énergie, parfaitement mise en son par la production impeccable d'Andy Sneap, déjà responsable du son de l'album précédent.

Cette fois-ci, on ne pourra pas reprocher au groupe de ne pas faire évoluer son Death Metal. Pas sûr que cet aspect plus mélodique plaise à tout le monde évidemment mais ça reste assurément du Amon Amarth dans le texte et dans l'esprit, les fans ne seront pas désorientés de toute façon. Bref, encore un très bon album de la part des Suédois. Mon coup de coeur du mois !
17 / 20

PS (après achat) : il est dommage que le format CD digibook de l'édition limitée n'apporte rien d'autre que le packaging certes un peu plus joli qu'un boitier cristal...

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Dead Man's Voice
Dead Man's Voice
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nouvelle sensation Hard US... ou presque., 17 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dead Man's Voice (CD)
Je sens qu'on va encore faire dans l'originalité avec cet album !
Eh oui, le problème du chroniqueur de nos jours est d'éviter les redites puisque apparemment, tous les groupes se sont donné le mot : "la musique des années 80, c'était le top !" Et pour mettre cela en pratique, quoi de mieux que de proposer des morceaux fortement imprégnés du style des groupes en vogue à l'époque.
Cette fois-ci, c'est au rayon Hard US que ces "Nouvelles Roses" sont allées piocher. Guns N' Roses, Cinderella, Faster Pussycat, Tesla, Aerosmith, ce sont des noms qui vous disent quelque chose ? Alors vous n'allez pas être dépaysés en écoutant cet album de The New Roses.

Oh non, vous n’allez pas être dépaysés ! La vache, ça sonne tellement comme tout ce qui provenait de la côte ouest des States et qu’on écoutait à la fin des années 80 que c’est à se demander si on ne nous a pas ressorti un album de cette époque, passé inaperçu. En fait non, vu la qualité des compositions, il ne serait pas passé inaperçu très longtemps...
- En tout cas, un truc est sûr, ce sont des Américains, bercés aux albums des groupes cités plus haut.
- Bah non, c’est allemand.
- Quoi ? Mais pourtant…
Eh oui, le Hard Rock américain des années 80 est devenu international. Pas besoin de vivre à Los Angeles pour sortir un album de ce genre aujourd’hui. Mais c’est amusant car quand on écoute ce genre d’album, on pense plus aux grands espaces américains, aux highways traversant le désert, au Grand Canyon et à la Californie qu’à la ville de Wiesbaden dans le centre de l’Allemagne d’où viennent nos lascars. Et même s’il s’agit d’une ville thermale, ça ne produit pas la même image que les plages de Californie dans notre esprit.
Mais trêve de plaisanterie. Je ne vois pas trop l’intérêt de vous détailler le style de chaque chanson, si vous connaissez les groupes cités plus haut, eh bien c’est pareil. Un peu de Guns N’Roses par ci ("Heads Or Tails"), de Cinderella par là ("Dead Man’s Voice"), une ballade à la Bon Jovi ("What If It Was You"), on saupoudre le tout d’Aerosmith et le tour est joué.
Oui mais pareil ne veut pas dire mauvais. Enfin, pas toujours… Il y a les bons copistes et les mauvais. The New Roses fait partie des bons élèves. Il n’ y a pas à dire, ces gars-là connaissent leur affaire. Voici onze titres d’un bon gros Hard Rock bien groovy, avec une pointe de blues dedans. Pas de déchet, aucun morceau ne dépasse les cinq minutes, on va à l’essentiel : du riff rock and roll, des solos bien sentis, un rythme qui donne envie de bouger et la voix suffisamment éraillée du chanteur Timmy Rough pour faire encore plus crédible.
Ce second album des Allemands risque de laisser une trace un peu plus importante que le premier opus paru en 2013 (intitulé "Without A Trace" – ça ne s’invente pas !). Perso, je ne suis pas totalement conquis, j’ai toujours préféré les groupes originaux à la nouvelle génération qui s'en inspire très largement (d’où la note). Mais il faut reconnaître que c’est très bien foutu.
Alors ? On s’offre un petit voyage dans le temps, genre trente ans en arrière ? C’est parti !
15 / 20

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Lunar prelude
Lunar prelude
Prix : EUR 13,12

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un en-cas... en attendant le plat de résistance., 11 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lunar prelude (CD)
Apparemment, Delain apprécie le format EP entre deux sorties d'album longue durée. "Interlude" faisait le pont entre "We Are The Others" et "The Human Contradiction". Voici cette année ce "Lunar Prelude" en attendant le prochain album complet. Vous noterez le titre des EP qui n'est pas anodin : Interlude, Prelude... on est bien ici dans un produit qui est destiné à faire patienter les fans jusqu’au prochain plat de résistance.

Ce EP nous permet aussi de nous familiariser avec les nouveaux membres du groupe : Ruben Israel à la batterie et Merel Bechtold à la guitare, une seconde demoiselle chez Delain qui, on l’a déjà vue lors des prestations du groupe, possède une sacrée énergie. Notons également que Delain est passé en formation à deux guitaristes avec son arrivée puisque Timo Somers est toujours là.
Alors, qu'avons-nous à nous mettre sous la dent cette fois-ci ? Conçu un peu comme le précédent EP, ce "Lunar Prelude" nous offre du nouveau matériel, des versions alternatives et des morceaux en live. Par contre, pas de reprise cette fois-ci. Du coup, ce EP est plus court que le précédent (huit titres pour treize sur "Interlude").
Commençons très logiquement par le premier nouveau morceau, "Suckerpunch". Je suppose que tous les fans du groupe le connaissent déjà puisque Delain en a fait une vidéo, en ligne depuis le 4 février. Que dire ? Très bon choix de single où l'on retrouve le sens aigu du groupe à composer des mélodies addictives, titre extra qui fonctionne parfaitement et qui va forcément plaire, pour peu qu’on aime ce style de Metal tirant vers la pop. Car oui, même si le refrain fait très pop, on retrouve toujours de puissantes orchestrations et une rythmique Metal.
Le second nouveau morceau contient lui aussi de belles orchestrations (notamment sur le début du titre, très calme) et encore une fois un refrain qui colle aux neurones une fois écouté. Encore un bon titre.
Ce sera tout pour la nouveauté sur cet EP. Car ensuite, on trouve une nouvelle version de "Don’t Let Go" (titre uniquement présent sur la version limitée double CD du dernier album), mais pas assez différente de la version originale pour présenter un véritable intérêt. Ce sera surtout intéressant pour ceux qui n'ont pas eu la version limitée de "The Human Contradiction".
Viennent ensuite quatre morceaux du dernier album en version live. Des versions forcément sympathiques car ce sont de très bons titres mais, comme pour le EP précédent, vraiment très proches des versions studio. Il manque je trouve le petit grain de folie que l’on a envie de retrouver sur un live. Ceci dit, c’est un peu le style musical qui veut ça. D’autre part, on ne perçoit pas vraiment l’apport de la seconde guitare par rapport aux versions de l’album, même sur le plus heavy "Here Come The Vultures". Ce sera le seul petit bémol, car la prestation du groupe (et notamment de Charlotte) est au top et le public participe bien, en tapant dans ses mains.
Le EP se termine sur une version uniquement orchestrale du single "Suckerpunch", sans le chant. Un titre qui fait plus "bonus track" qu’autre chose mais bon, c’est un EP, on peut se le permettre…

Au final, pas grand-chose de vraiment neuf donc (deux titres sur huit mais qui valent le déplacement). Cela nous donne toutefois une bonne collection de bons morceaux destinés à nous faire patienter. Pas trop longtemps car, comme son nom l’indique, ce "Lunar Prelude" est juste le hors d’oeuvre avant le nouvel album et il se dit que celui-ci devrait sortir dans le courant de l'année. On se tient prêt !
14.5 / 20

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