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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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Dystopia
Dystopia
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du Megadeth inspiré !, 28 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dystopia (CD)
Un nouvel album de Megadeth, c'est toujours un événement dans le petit monde du Thrash. C'est tout de même l'un des quatre combos du fameux "Big Four". A ce propos, il se pourrait bien que l'on ait, pour la première fois depuis bien longtemps, un nouvel album de chaque groupe à se mettre sous la dent. Bon, Slayer a pris un peu d'avance avec son "Repentless" sorti en septembre dernier. Mais le nouvel album d’Anthrax arrive d'ici quelques semaines et il se murmure que le nouveau Metallica, c'est enfin pour cette année (si, si, on y croit !).

Mais revenons à nos moutons. MegaDave a encore fait le ménage dans son groupe avant la sortie de ce "Dystopia" puisqu'il est aujourd'hui entouré de Kiko Loureiro (Angra) à la guitare et de Chris Adler (Lamb Of God) à la batterie. A la basse, on retrouve évidemment le fidèle Dave Ellefson. Tout ce beau monde s'est enfermé en studio l'année dernière pour enregistrer ce "Dystopia". Que nous réserve ce nouvel album ? Un Megadeth futuriste, à l’image de Vic sur la pochette, déguisé en Robocop dans un décor digne de Pacific Rim ? Voyons ça tout de suite.

C'est une intro arabisante qui nous ouvre ce quinzième album de Megadeth. Et c'est parti pour la première claque, "The Threat Is Real". Riff typiquement Megadethien, à l’ancienne, solos qui déboîtent (le Dave sait toujours trouver des complices de haut niveau, même s'il ne sait pas les garder), Kiko montre dès ce premier morceau qu'il est ici comme un poisson dans l'eau. Mustaine a quand même de plus en plus de mal à chanter, je trouve. Bon, le chant, ça n'a jamais été son fort mais je crains un peu pour les concerts...
Le titre éponyme commence avec une intro très mélodique, qui rappelle un peu le fameux "Hangar 18" d'ailleurs, sur cette intro mais aussi dans sa construction, avec les échanges de solo en fin de morceau. Encore un bon titre, tout à fait typique de Megadeth.
On enchaîne avec le très bon "Fatal Illusion" qui sonne également comme un retour aux sources, avec sa partie bien speed en fin de titre, des belles cassures de rythmes et des solos qui sortent de partout. Ce morceau me fait encore penser à ce que l’on pouvait trouver sur l'album "Rust In Peace", qui est quand même un peu LA référence dans la discographie du groupe. Bref, avec ce début d’album, Megadeth ne se tourne pas vers le futur (rapport à la pochette) mais bien vers le passé. Tant mieux !
Si le reste de l’album me fait moins penser au début de carrière du groupe, avec plus de morceaux orientés Heavy Thrash ("Death From Within", "Bullet To The Brain", "Post American World", "Poisonous Shadows"… on ne retrouve du titre vraiment thrash qu'avec "Lying In State" et "The Emperor" en fin d'album), il n’en demeure pas moins intéressant dans les grandes lignes. Je ne vais pas entrer dans le détail de chaque titre mais je mettrais en avant notamment le morceau "Poisonous Shadows" qui est un peu la (bonne) surprise de l'album : démarrage acoustique, montée en puissance, solo d'entrée de jeu. On distingue un peu de synthé et des choeurs fantomatiques. Sur les couplets, le plan de double pédale de mister Adler tue sa race. Et on a droit à un final au piano sur voix chuchotée. Enfin de la prise de risque, enfin de l'originalité chez Megadeth ! C'est en outre le plus long titre de l'album (six minutes).
Une belle intro acoustique, on en retrouve aussi une sur l'instrumental Conquer Or Die. Un instrumental où Loureiro montre encore tout son savoir-faire, que ce soit à la guitare acoustique ou électrique. De manière générale, en écoutant cet album, en découvrant cette énergie retrouvée, on se dit que les deux petits nouveaux ont filé un sacré coup de fouet au vétéran Mustaine.
Tout n'est pas parfait tout de même. "Bullet To The Brain", trop conventionnel, ne me fait pas vibrer plus que ça, tout comme "Post American World", au refrain peu captivant et au discours un brin chelou… On sait depuis un moment que le Dave tient parfois des propos très limites, on laissera donc tout ça de côté car ce n’est pas le seul titre de l’album où Dave "Mus'teigne" montre à quel point il est peut être un américain bien réac… La perspective d’avoir Donald Trump comme président ne doit pas lui faire peur.
L’album se termine sur une reprise, "Foreign Policy" de Fear. Titre plutôt sympa, bien énergique (normal, c'est quand même du hardcore Punk à la base). On se rappelle que le leader du groupe, Lee Ving, avait travaillé avec Mustaine sur son projet MD 45.

Avec "Dystopia", MegaDave se contente de faire du Megadeth, mais le fait plutôt bien. Voilà un album nettement plus plaisant que les dernières sorties du groupe en tout cas. Megadeth est donc le deuxième groupe du "Big Four" à remplir son contrat. Au tour d’Anthrax maintenant de nous montrer que les anciens en ont toujours sous la semelle !
15 / 20

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Nucleus
Nucleus
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du changement..., 27 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nucleus (CD)
Ca faisait un petit moment que le groupe suédois ne nous avait pas donné de nouvelles. Bon, pas aussi longtemps qu’entre le troisième et le quatrième album mais quand même. Un peu plus de trois ans exactement, depuis la sortie de "Legend", fin 2012.
Trois ans qui ont vu quelques changements au sein du combo. Déjà, Witchcraft est passé de cinq musiciens à trois. De l’album précédent, il ne reste plus que le leader Magnus Pelander (chant, guitare), tous les autres sont partis (ou ont été virés, je ne connais pas tous les détails). Il est aujourd'hui accompagné par Tobias Anger à la basse et Rage Widerberg à la batterie.
Et ce ne sont pas les seuls changements.

Déjà, au niveau du son de l’album. Le groupe a (re)trouvé un son plus cradingue (on leur avait parfois reproché le côté trop propre du son de l’album précédent, pourtant bien meilleur qualitativement à mon avis que sur les œuvres précédentes). Ici, c’est saturé, ça sonne encore plus vintage qu’avant. La basse me semble aussi plus à la fête que d’habitude.

La pochette de l'album vous rappellera peut-être le style des pochettes d’albums de Pink Floyd ou d’autres groupes de Rock prog des années 70. Autant dire que l'on n'est pas bouleversé en écoutant l'intro du premier morceau de l'album, on rentre complètement dans ce moule. Guitare acoustique, petite flûte en support… Mais "Maelstrom", du haut de ses huit minutes trente, cache bien son jeu. Car, après cette mise en bouche d’une minute assez rock prog effectivement (avec la flûte, on pense forcément à Jethro Tull), le titre tombe dans un rythme doom que l'on n'avait pas forcément vu venir. Confirmation avec le court "Theory Of Consequence" (deux minutes vingt), cet album sera placé sous le signe du Doom Metal à la sauce seventies. Oui, le rythme s'est considérablement alourdi sur ce nouvel opus, le groupe n’a jamais sonné aussi lourd. "An Exorcism Of Doubts" ou "Helpless", malgré des passages assez cool, possèdent une rythmique bien pesante. Idem pour "To Transcend Bitterness", entre passages plus posés et rythmique écrasante. Ca ne respire pas la gaieté. Malgré cela, on retrouve bien la patte du groupe, grâce à la voix de Pelander et aux influences seventies toujours aussi présentes. Il reste en outre des titres un peu plus sautillants, plus dans l'esprit de l'album précédent, comme "The Outcast" (le titre choisi comme single, ce n'est pas un hasard) ou "The Obsessed".
Passons aux deux pièces maîtresses de l'édifice : "Nucleus" : quatorze minutes. Moins doom que les morceaux évoqués au dessus mais pas hyper dansant non plus. La montée en puissance est très lente, le début du morceau fait un peut penser aux Doors. Retour de la flûte sur la partie centrale. Et à partir de là (c’est à dire les sept minutes restantes), le titre n’est plus qu'une très longue partie musicalement répétitive avec des choeurs et un solo de gratte mais qui passe finalement assez bien. C’est assez planant.
"Breakdown" : presque seize minutes. Comme "Nucleus", le départ est assez calme puis le morceau se transforme à peu près à mi-piste en une longue marche pachydermique. Celui-ci est, je trouve, un peu moins digeste que le premier, très long à se mettre en route et le titre me semble un peu monotone. C’est un peu dommage d’ailleurs de terminer cet album sur cette compo.

"Nucleus" est un album un peu déstabilisant au départ, peut-être moins immédiat que son prédécesseur mais toujours aussi bien construit et plein d'idées. Le groupe a beau avoir été presque entièrement remanié, il n’a rien perdu de sa créativité. Tant mieux, c’est un retour en forme.
15 / 20

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Land of the Dead
Land of the Dead
Prix : EUR 13,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Arch Enemy finlandais ?, 27 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Land of the Dead (CD)
Vous aimez Arch Enemy ?
Alors voici un groupe qui pourrait bien vous intéresser. Evil Drive est un combo finlandais formé en 2013 par d'anciens membres de Domination Black, Soulcrypt et Soulwound (aucun d'eux ne m'étant familier).
En novembre 2013, ils sortent un premier EP éponyme appuyé par une vidéo du titre "Bullet" (repris ici sur l'album), histoire de se faire connaître via Youtube. Et quand on a, en son sein, une chanteuse qui a oublié de mettre un pantalon, ça peut aider, la vidéo…

La pochette de l’album nous donnait probablement une idée un peu fausse du style musical. Non, on ne joue pas ici dans le Power Metal à la Sabaton ni le Hard Rock à chant féminin de Mastercastle, mais bien dans le Death Mélodique. L’habit ne fait pas le moine…

En ce début d’année, Evil Drive nous propose donc son premier album, d’une durée de quarante minutes. Et ma foi, ce qui semblait n’avoir que peu d’intérêt sur le papier (un clone de plus ?) s’avère plus intéressant que prévu.
L'intérêt de Evil Drive est justement de n'être pas qu’un clone. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Arch Enemy en écoutant des titres comme "Bullet", "World Cleaners" ou les refrains de "War" (Eternal ?) et de "Land Of The Dead".
Mais quelques morceaux sont un peu plus personnels (plutôt dans la seconde partie de l'album, bizarrement) tels que "Lost Forever", "Killer is Following You" ou la ballade "No Way In The Lie" que Viktoria Viren chante en voix claire sur sa première partie. Sa voix death n’est d’ailleurs pas vraiment comparable à celles d’Alissa ou d’Angela pour continuer dans les comparaisons / différences qui vont forcément avoir lieu. Certainement moins puissante et moins féroce que ses deux collègues.
Autre différence notable : les guitares sont un peu plus thrashy que chez Arch Enemy, plus mélodiques aussi ("Screaming Soul", "No Way In The Lie", "Killer Is Following You"), le groupe revendiquant comme influence marquante Metallica, Slayer mais aussi Iron Maiden. Et ça s'entend. Les guitaristes Ville Wiren et Niko Huusari ont le sens de la mélodie sur les solos et les harmonies aériennes ("World Cleaners", "War", "Iron Rain"), ce n’est pas un copié-collé du boulot des frères Amott. Tant mieux.
Au final, ce premier album d’Evil Drive ne sonne pas trop "déjà entendu", en proposant un Death dans un créneau plus mélodique que celui des grands frères suédois.

Même si le groupe manque encore un peu de personnalité, il y a de bonnes idées tout au long de ces quarante minutes (et n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un premier album). Evil Drive devra essayer de se débarrasser à l’avenir de cette comparaison un peu lourde à porter en proposant plus de titres qui ressemblent un peu moins à quelque chose d’existant. Ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient le faire.
14 /20

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Winter Thrice
Winter Thrice
Prix : EUR 7,59

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'hiver est là... Borknagar aussi., 27 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Winter Thrice (CD)
Il y a des groupes qui suivent leur bonhomme de chemin sans défrayer la chronique et avec une régularité constante dans la qualité des sorties.
Borknagar est de ceux-là. En ce début d'année sort le dixième album du groupe, intitulé "Winter Thrice". Et c’est en quelque sorte un anniversaire pour le groupe qui est célébré avec ce nouvel album car ce dixième disque sort pile vingt ans après le premier, qui était paru en 1996.

Avec l'album précédent, "Urd", le groupe avait vu revenir au bercail ICS Vortex (Arcturus, ex-Dimmu Borgir) au chant, poste qu'il avait déjà tenu de 1997 à 1999. Mais tout en réincorporant son ancien chanteur, Borknagar n'a toutefois pas évincé Vintersorg, qui occupe le poste depuis 2000.
Pour "Winter Thrice", Borknagar ne s’est pas contenté de ces deux talentueux chanteurs puisqu’ils ont invité leur premier vocaliste, Garm (Ulver, ex-Arcturus) qui avait accompagné le groupe de 1995 à 1997 et enregistré les deux premiers albums. Nous voilà donc aujourd’hui avec une formation évoluant avec trois chanteurs ! On peut même dire quatre puisque le claviériste Lars Nedland (également chanteur de Solefald) intervient lui aussi par moments.

Si le groupe a débuté sa carrière en étant bien ancré dans le mouvement black metal, on en est actuellement assez loin musicalement. La musique du combo a considérablement évolué. J’ai d’ailleurs un peu de mal à considérer leur musique comme du Black aujourd’hui, c’est tellement plus que ça. Car mis à part quelques parties bien rapides avec du chant extrême dessus que l’on peut encore éventuellement qualifier de Black Metal, l’essentiel est autre part. Borknagar puise dans de nombreuses influences (oui, le Black Metal, mais pas que…) et nous mélange tout ça avec un certain bonheur. L'approche me rappelle de plus en plus celle d'Enslaved, autre groupe norvégien qui a su faire évoluer son Black Metal dans des sphères progressives avec une réelle réussite.
C’est pourquoi il ne faudra pas s’étonner (mais les personnes qui connaissent bien Borknagar ne le seront pas) de retrouver des influences seventies assez marquées ("Panorama", "Noctilucent", "Terminus") qui rapprochent la musique du groupe d’un certain Opeth.
Les titres proposent pas mal de parties distinctes, on trouve souvent une alternance de passages avec de belles parties mélodiques en voix claires enchaînées avec de grosses accélérations, le plus souvent couplées avec la voix extrême de Vintersorg.
Mais venons-en à l’essentiel. Vous vous doutez bien qu’avec autant de chanteurs, ce que l’on retient principalement tout au long de cet album, c’est le travail vocal qui est vraiment impressionnant.
La meilleure façon de se rendre compte de ce magnifique travail sur les voix est sans doute d’écouter le titre éponyme, dont une vidéo a été tirée (elle est sur youtube bien sûr). Vidéo qui met en scène les quatre chanteurs du groupe et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne parfaitement.

Inutile de s’éterniser en longs discours. Encore une fois, Borknagar nous livre un excellent album. "Winter Thrice" ravira les amateurs du groupe, aucun doute là-dessus. J’espère qu’il saura également convaincre tous ceux qui ne connaissent pas encore le travail de ce "super groupe" norvégien.
16 / 20

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Era 4.0
Era 4.0
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un retour qui fait bien plaisir !, 23 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Era 4.0 (CD)
Penumbra est de retour ! Douze ans après son dernier album, "Seclusion"... C’est pas trop tôt, pourrait-on ajouter !
Alors, je pense que certains d’entre vous, comme moi, attendaient cet album avec impatience (il y en a aussi, sûrement, qui ne l’attendaient plus). Et certains autres, je suppose, n’ont jamais entendu parler de ce groupe. Il faut dire que douze ans d’absence, ce n’est pas rien !
Passons donc rapidement par les présentations : Penumbra est un groupe français de Gothic Metal Symphonique, apparu en 1996 et qui a sorti trois albums, "Emanate" (1999) puis les excellents "The Last Bewitchment" (2002) et "Seclusion" (2003). Et puis, silence radio.
A la surprise générale donc, voici que paraît cette année le quatrième album du groupe, intitulé "Era 4.0".

Après une intro symphonique aux sonorités assez électro, on attaque avec "Insane". On note dès ce début d’album une évolution de la musique du groupe car ce premier morceau comporte lui aussi pas mal d’éléments électro et les voix masculines sont bien trafiquées. Ce titre, plutôt court (deux minutes quarante) est assez déstabilisant car on n’y reconnaît que très peu le Penumbra des albums précédents. Même réflexion pour le titre suivant, "Charon". Les éléments électro sont toujours là, en première ligne et même si la dualité des chants masculins / féminins est bien là, j’avoue que cette approche électro m’a laissé un peu dubitatif à la première écoute, je ne m’attendais pas trop à cela. Mais passée la surprise, on se dit que finalement, c’est logique. Le groupe a toujours fait évoluer sa musique au fil de ses albums. Du premier au second disque, l’évolution était plus que notable, allant d’un Dark Metal assez classique vers un album assez proche du style de Therion avec pleins de choeurs. Puis "Seclusion" proposait quelque chose de plus recentré sur la dualité des chants masculins et féminins. Il fallait bien que "Era 4.0" apporte aussi sa pierre à l’édifice Penumbra.
Avec "Save My World", on se retrouve déjà plus en terrain connu. C’est typiquement le morceau que l’on attendait de la part de Penumbra. On retrouve le chant extrême de Jarlaath qui se marie très bien avec le chant de Asphodel, nouvelle voix féminine du combo (ex-Lands Of Past) et avec en prime un excellent refrain !
Le titre suivant, "Exhumed", toujours sur des sons électros, est la ballade de l’album, chantée entièrement par Asphodel. La petite touche celtique du break est bien sympathique (autre aspect que l’on retrouvait déjà sur "Seclusion" et que l’on est ravi de retrouver ici).
"Insidious" reste sur des sonorités modernes mais là, le morceau sonne bien Penumbra, avec combinaison de voix claires et extrêmes masculines et toujours la voix d’Asphodel en renfort.
Retour du celtique sur l’intro de "Eerie Shelter". Le morceau a encore une fois une structure qui fait penser au Penumbra d’il y a douze ans. Ce qui sera également le cas de "Avalon" un peu plus loin. Cette différence stylistique entre les titres s'explique par le fait que certains de ces morceaux ont été composés il y a plusieurs années. "Avalon" étant le morceau qui a été le moins retouché depuis son écriture et c’est vrai que c’est sans doute celui qui ressemble le plus à l’ancien Penumbra. Les autres titres, avec des sonorités plus modernes écrits plus récemment, correspondraient donc plus au Penumbra d’aujourd’hui (et celui à venir, du coup). Il en résulte un album où de nombreuses influences se côtoient, en allant du symphonique au Dark Metal, en passant par l’électro et même par quelques touches popisantes (le passage central de "Oblivion", celui de "Save My World", l’intro et le refrain de "Malice In Wonderland"...). Et le tout fonctionne parfaitement !

"Era 4.0" est un très bon album même s’il est un peu déstabilisant à la première écoute. Toutefois, Penumbra garde globalement sa ligne de conduite, la groupe a juste fait évoluer sa musique vers des sonorités plus modernes. Cette touche de modernité lui vaudra peut-être de toucher un nouveau public. C’est ce que je lui souhaite. Les anciens fans, eux, une fois acclimatés à ce nouveau son, savent qu’ils trouveront ici un album de qualité.
Bref, je suis heureux de retrouver un Penumbra en grande forme et inspiré. J’espère que cette fois-ci, ils ne nous laisseront pas une dizaine d’années sans nouvelles !
16 / 20

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Abbath
Abbath
Prix : EUR 23,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Abbath = Immortal, 23 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abbath (CD)
Abbath, pour ceux qui viendraient de découvrir le Black Metal, là, dans les jours précédents, c'est le leader emblématique d'une des références de ce mouvement musical extrême : Immortal.
L'année dernière, Abbath (le gars) nous apprenait dans un communiqué laconique qu'il mettait fin à Immortal, suite à de nombreux problèmes légaux avec ses ex-partenaires, Demonaz et Horgh. Stupeur dans les rangs des aficionados. Il parlait alors de monter un autre groupe, sous son pseudo : Abbath.
Les choses n'en sont pas restées là car ses deux ex-complices se sont battus pour pouvoir continuer sans lui, le nom du groupe ne lui appartenant pas.
Fin de la bataille juridique en novembre, Demonaz et Horgh ont finalement récupéré le nom d'Immortal et il y aura bien un nouvel album d'Immortal en 2016... mais sans Abbath qui, lui, a définitivement (?) tourné la page. Son groupe à lui maintenant, c'est Abbath !

Le groupe est, tout comme Immortal l'était, un trio constitué de Abbath (chant, guitare), King Ov Hell (ex-Gorgoroth à la basse) et un inconnu au visage masqué et répondant au pseudo de Creature à la batterie. King avait déjà travaillé avec Abbath (le bonhomme) sur son projet I ; mais cette fois-ci, il a pris part à la composition des morceaux (ce qui n'était pas le cas sur I, les morceaux ayant tous été écrits par Abbath [le gars] et Demonaz). Cette nouvelle patte dans l'écriture change-t-elle quelque chose et amène-t-elle Abbath (le groupe) loin de ce que nous proposait Immortal ? Pas vraiment (pour ne pas dire pas du tout). Abbath (le groupe), c'est du Immortal avec une petite touche de I dedans. On ne sera pas dépaysé.
Evidemment, le lien le plus évident avec Immortal est la voix d'Abbath. Mais on retrouve également le lien dans les thèmes abordés ("Fenrir Hunts", "Root Of The Mountain", "Winterbane"'), et musicalement on reconnaît aisément la façon de riffer qui est bien restée la même. Le son ? Le même ! Il semble évident que Abbath (le gars) ne semble pas prêt à couper le cordon avec le style de son ancien groupe. La preuve : en bonus, vous trouverez une nouvelle version du "Nebular Ravens Winter" d'Immortal (de l'album "Blizzard Beasts" de 1997).
Mais on parle bien ici de continuité de l'oeuvre d'Immortal, pas d'un retour aux sources. Abbath (l'album) nous propose ce que l'on était en droit d'attendre du prochain album d'Immortal, c'est aussi simple que ça. Des titres comme "To War!", "Fenrir Hunts" ou "Winterbane" pourraient porter l'appellation Immortal, on n'y trouverait rien à redire. Même les plus heavy black "Ocean Of Wounds" ou "Root Of The Mountain" sont dans la lignée du dernier morceau de l'album précédent, "Unearthly Kingdom" par exemple. Il y a bien quand même quelques petites nouveautés comme les petites notes de synthé sur le refrain de "Ashes Of The Damned". Mais c'est un détail. On n'a pas pris les mêmes (à part Abbath - le musicien - bien sûr) et on a remis ça ! Et c'est tant mieux car la qualité est toujours au rendez-vous, le savoir-faire est là. Abbath (l'album) sonne tellement Immortal que le prochain album d'Immortal pourrait bien sonner moins Immortal que lui finalement, surtout si l'on se réfère à ce que Demonaz a produit en solo (vous suivez toujours ?).

Les fans d'Immortal qui ont eu des sueurs froides l'année dernière ne seront pas déçus par ce premier album d'Abbath, car il est tout à fait dans la continuité de l'oeuvre du groupe.
Finalement, il y a plutôt de quoi se réjouir de la conclusion de cette pathétique bataille juridique que se sont livrés les membres d'Immortal car elle nous aura donné deux bons groupes à la place d'un seul (je fais confiance à Demonaz pour nous sortir lui aussi un bon album avec Immortal, même si ce sera sans doute un peu différent). Les gagnants, c'est nous, les amateurs de musique !
17 / 20

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Edit : la version collector est bien sympa avec un beau pin's en metal, un patch, un bracelet éponge à l'effigie du logo, une carte postale... et un titre caché ! La reprise du "Riding On The Wind" de Judas Priest ! Excellent !!!


Core
Core
Prix : EUR 8,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 RIP, Scott Weiland..., 7 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Core (CD)
Chronique du premier album de Stone Temple Pilots en souvenir de son chanteur, Scott Weiland, décédé cette semaine à l'âge de 48 ans.

Stone Temple Pilots est un groupe américain qui a connu son heure de gloire en pleine période Grunge.
Le groupe est né de la rencontre du bassiste Robert DeLeo et du chanteur Scott Weiland à un concert du groupe Black Flags en 1985. Ils sont rejoints par le batteur Eric Kretz et quand le premier guitariste du groupe, Corey Hicock les quitte en 1989, Robert propose aux autres son frère, Dean DeLeo, pour le remplacer. Le groupe prend le nom de Mighty Joe Young, enregistre une démo en 1990 et commence à faire quelques scènes dans leur secteur géographique, autour de San Diego (Californie).
Puis en 1991, le groupe commence à travailler sur son premier album avec le producteur Brendan O'Brien (Red Hot Chili Peppers, Danzig, The Black Crowes, etc...). Pendant l'enregistrement, ils reçoivent une notification judiciaire qui les informe que le nom Mighty Joe Young est déjà détenu par un bluesman. Ils doivent donc changer de nom. Ils optent tout d'abord pour Shirley Temple's Pussy, refusé par la maison de disque (tu m'étonnes !), puis Stereo Temple Pirats (ils veulent absolument garder les initiales STP qui sont celles de la "STP Motor Oil", car ils sont fans du logo) pour finalement opter définitivement pour Stone Temple Pilots.

Core, le premier album de STP est finalisé durant l'été 1992 et sort le 29 septembre 1992, le même jour que le Dirt de Alice In Chains.
Aussitôt classifié dans le Grunge, les critiques résumant l'album un peu vite comme un croisement Pearl Jam - Alice In Chains, ce qui fait que STP fut considéré comme des imitateurs, surfant sur la vague du succès de ces groupes. Pour les musiciens du groupe qui s’en sont défendus, les influences de STP sont à chercher dans le Hard Rock des années 70, Led Zeppelin et Aerosmith en tête, ou plus simplement dans le Rock au sens large (Neil Young, les Beatles). Après, c'est évident qu'on retrouve ici les mêmes influences que pour les deux groupes cités plus haut, ce qui peut expliquer une certaine ressemblance. De même, on a souvent comparé la façon de chanter de Scott à celle de Eddie Vedder (Pearl Jam). Lui cite comme influences Jim Morrison et David Bowie. Mais difficile de nier qu'il y a effectivement un petit quelque chose, intentionnel ou non, quand on écoute cet album.
De la même façon, c'est vrai que "Dead And Bloated" (évident sur le break au milieu du morceau), "Piece Of Pie" ou "Wicked Garden" sonnent un peu comme du Alice In Chains. La superbe ballade "Creep" pourrait être, elle, une ballade de Pearl Jam. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas l’admettre. Et c'est peut-être pour couper court à ces comparaisons que le groupe sortira un second album assez différent de celui-ci en 1994.
Il est quand même à noter que les auteurs des critiques de ce premier album ont, après quelques années, admis qu’ils avaient peut-être eu tort de juger si sévèrement ce groupe.

Mais les critiques, c'est une chose, l'accueil de l'album par le public en est une autre. Et là, Core a fait un carton, sans doute au-delà des espérances des membres du groupe (certifié huit fois platine), aidé par les singles "Plush", "Sex Type Thing", "Creep" et "Wicked Garden" extraits de l'album ("Plush" gagna même l'award de la meilleure vidéo en 1993). De gros "tubes" en puissance, qui remplissent parfaitement le cahier des charges.
S'il y a parfois sur ce Core des ressemblances avec les groupes "grunge" qui cartonnaient à l'époque, ça ne retire en rien la qualité des compositions et de l'interprétation. Et STP propose tout de même sur cet album déjà sa patte personnelle ("Sin", "Naked Sunday", les superbes "Plush" et "When The River Goes"), celle qu’il développera avec Purple, l'album suivant.
Il en résulte un très bon album qui, effectivement, s’inscrivait parfaitement dans une époque propice à ce genre de musique, mais non dénué de grandes qualités. Et c’est bien là l’essentiel.

STP connaîtra encore un gros succès avec l’album suivant, Purple, puis changera un peu d’orientation musicale avec celui d’après, Tiny Music (1996). Le succès ne sera pas aussi important et les frasques du chanteur Scott Weiland, arrêté pour détention de drogues et obligeant le groupe à annuler sa participation en 1996 à la tournée mondiale de la reformation du Kiss maquillé – promise donc à un gros succès) a un peu ruiné les espoirs du groupe.
Le groupe splittera en 2002. Scott Weiland ira former The Velvet Revolver avec Slash, Duff McKagan et Matt Sorum des Guns N’Roses. Il quittera ce groupe en 2008 pour la reformation de STP avec lesquels il enregistrera un dernier album en 2010. Viré en 2013, il fondera encore deux groupes, The Wildabouts puis Art Of Anarchy avec lequel il enregistrera un album. Ce sera son tout dernier enregistrement puisqu’il décèdera quelques mois plus tard, en pleine tournée avec son groupe The Wildabouts.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".


M ,Myrkur 1 - Compact Disc
M ,Myrkur 1 - Compact Disc
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Black folk éthéré, 7 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : M ,Myrkur 1 - Compact Disc (CD)
Attention, attention ! Voilà l'album qui se fait descendre chez pas mal de nos confères ! Serait-ce donc la dernière daube produite par l'industrie du Black Metal ? Allons vérifier tout de suite si Myrkur mérite des chroniques aussi assassines'

Déjà, plantons le décor. Myrkur, c'est quoi ? Ou plutôt, c'est qui ? Car c'est en fait le projet d'une seule personne, Amalie Bruun de son vrai nom, une musicienne danoise qui a fait ses armes dans le groupe Ex Cops (rien à voir avec le Metal) et qui a créé ce projet Black Metal. Elle compose tout, elle chante et joue de la guitare et du piano. Elle a déjà sorti l'année dernière un EP dont vous pouvez lire ici la chronique. Il se trouve qu'en plus, la demoiselle est modèle. Ah là, c'est sûr, c'est le genre de truc qui ne plaît pas aux "trve black metalleux", ça (boutonneux ? misogynes ?), une fille qui est modèle et qui prétend jouer du Black Metal. Et non, hélas, je n'exagère rien. On note qu'on est parti sur des bases extra-musicales avec la plupart des critiques de cet album. Comment, à partir de là, peut-on les prendre au sérieux ?
Autre chose qui n'a pas plu à certains de mes confrères apparemment : elle a invité des "célébrités" sur son album. WTF ? Pas d'invités dans le trve black metal ! C'est mal ! Surtout pas des "guitaristes masturbatoires" comme Chris Amott (Armageddon, ex-Arch Enemy) par exemple qui est venu placer quelques accords sur Mordett. On a aussi la présence de "l'andouille de premier choix", Teloch (Mayhem, Gorgoroth...) qui assure une partie des guitares de l'album... Là encore, je n'exagère pas, je précise que les termes entre guillemets proviennent d'une chronique trouvée sur le net (sur un site réputé "sérieux")'

De nombreuses influences s'entremêlent sur cet album. Et voilà le troisième point qui a sûrement déplu aux plus fermés des chroniqueurs. Si l'atmosphère de l'album et quelques passages font penser au Black Metal, il ne s'agit pas d'un Black Metal académique, loin de là (bien qu'elle revendique Darkthrone ou Ulver comme influences). Les voix criardes habituelles du Black laissent le plus souvent la place à des voix claires, éthérées, très mélodiques.
Myrkur propose un Black Metal qui navigue entre la Darkwave, le Post Rock, l'Ambient, le Gothic et le Folk scandinave (pas mal d'instruments traditionnels se mêlent à tout ça par moments) voire la musique classique (Nordlys, Norn). Les moments que l'on peut vraiment qualifier de Black Metal tant au niveau vocal qu'instrumental sont finalement assez rares (Haevnen, Mordet, Skadi). Du coup, c'est sûr que si l'on est venu ici dans l'espoir d'écouter du old Darkthrone-like, c'est râpé !
Certains morceaux me font penser à Enya (Volvens Spadom, Byssan Lull), comme quoi, on est très loin du Black avec de telles références. On peut ainsi passer au sein du même titre de passages façon Black à l'ancienne, bien roots, à ces passages aériens façon Dead Can Dance (Haevnen). C'est dans ces moments-là que le contraste est intéressant, je trouve, quand les rythmiques black et les voix aériennes se partagent l'espace. C'est là tout l'intérêt de cet album à mon sens.
Myrkur a juste essayé de proposer avec M quelque chose qui sort des carcans habituels du genre. On peut détester cette démarche. On peut aussi l'approuver, c'est mon cas.
Alors, un défaut à cet album ? Oui, celui d'être trop court (trente-sept minutes).

Au final, on a ici un album très varié et jamais ennuyeux. C'est sûr, pour apprécier Myrkur, il faut aimer le Black Metal mais pas que... Si on aime aussi la musique traditionnelle, les belles voix, les ambiances éthérées, ça passe tout seul.
En conclusion : vous en avez un peu marre du Black Metal qui vous répète la même chose depuis bientôt trente ans ? Vous "autorisez" des personnes qui ne font pas partie du microcosme Black Metal à en jouer ? Myrkur saura vous proposer une alternative plutôt inspirée et dépaysante.
Soyez un peu ouvert d'esprit et tout se passera bien !
15 / 20

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Cherry Pie
Cherry Pie

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon morceau de tarte !, 30 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cherry Pie (CD)
Mettre cet album sur ma platine, c'est comme replonger vingt-cinq ans en arrière, à l’âge d’or du Hard Rock made in USA, avant que le Grunge ne vienne tout foutre par terre. Il y a un côté "insouciant" sur cet album que l’on ne retrouvera plus avant un bout de temps dans l’industrie musicale rock aux Etats-Unis.
Aujourd'hui, ce style, tombé en désuétude lors de la décennie 90, revient carrément en force depuis plusieurs années. On ne compte plus les groupes qui nous la jouent "Hair Metal fin des eighties", Steel Panther en tête. Alors, pour bien comprendre d’où vient l’inspiration de ces groupes qui n’ont rien inventé, replongeons-nous grâce à ce "Cherry Pie" sur une époque où les groupes pratiquant ce style écrasaient tous les autres au niveau notoriété, du moins de l’autre côté de l’Atlantique.

Warrant est un groupe californien (forcément !) qui est arrivé un peu après la bataille (comprendre après l’avènement des Mötley Crüe, Poison, Ratt... ) mais qui a très vite rattrapé son retard avec deux premiers albums parfaits dans le genre : "Dirty Rotten Filthy Stinking Rich" en 1989 et ce "Cherry Pie" en 1990.
"Cherry Pie" (la chanson titre) est le plus gros succès du groupe, sans conteste possible. Le plus délirant est que le morceau fut écrit en quinze minutes par Jani Lane, sur un carton d'emballage de pizza (qui est resté accroché en vitrine du Hard Rock Café de Destin en Floride, si vous passez dans le coin...), parce que le label trouvait qu'il manquait un morceau à l'album, un "hymne du rock". Sitôt dit, sitôt fait ! C'est quand le titre est arrivé à la maison de disque que toute la promo de l'album a été revue et que le disque a changé de nom et de pochette.
La pochette, parlons-en. L’allusion sexuelle de la chanson titre est évidente, il y a juste à regarder où se trouve la part de tarte qui est en train de tomber… il n’y a pas d’ambiguïté. Warrant aime la provocation. Ils ont même intitulé le morceau bonus de l’album aux USA "Ode To Tipper Gore", une compilation de grossièretés enregistrées en live et donc adressées à la présidente du PMRC (une ligue puritaine de morale et de censure), que tous les groupes de Metal adoraient… Ligue qui a répondu par son célèbre sticker "parental advisory", bien entendu. Toujours est-il que ça n'a pas empêché la vidéo de Cherry Pie de tourner en boucle sur MTV.
Le succès du groupe est la conjugaison de deux facteurs, à mon sens. Non seulement Warrant savait écrire des titres bien festifs avec refrain fédérateur ("Cherry Pie" en tête mais aussi "Sure Feels Good To Me", "You're The Only Hell"..., "Mr Rainmaker"), des morceaux bien Rock n'Roll ("Love In Stereo") et qui incitent à bouger ("Song And Dance Man") et des ballades mortelles ("I Saw Red" - second plus gros succès du groupe -, "Blind Faith") mais savait aussi ne pas se prendre au sérieux, contrairement à quelques-uns de leurs confrères. Les vidéos du groupe (qui ont pas mal contribué à son succès) le montraient assez bien (voir plus haut).
On trouve en outre sur l’album la reprise de Blackfoot, "Train Train" (dans un esprit très Rock n’Roll, elle aussi) et le superbe morceau "Uncle Tom's Cabin" qui annonçait déjà le tournant plus "rock sérieux" du disque suivant, le mésestimé "Dog Eat Dog". Si on ajoute à cela le très bon "Bed Of Roses", on a fait le tour de tous les titres de l'album. Non, franchement, le songwriting de ce groupe était au-delà de tout soupçon. Les soupçons sont venus d’autre part.
En effet, des rumeurs ont circulé, après la sortie de l'album, comme quoi les guitaristes n'avaient pas joué la moindre note sur ce disque. Cela vient principalement du fait que quelques guitaristes invités (dont CC Deville de Poison) sont venus poser des solos et surtout, un certain Mike Slamer a pas mal épaulé le boulot de Joey Allen et Erik Turner, les deux gratteux du combo (il est d’ailleurs remercié par les deux guitaristes pour son aide dans le livret). Cette rumeur a eu la peau dure puisque sur l'album suivant, deux ans plus tard, le producteur Michael Wagener a été obligé de préciser dans le livret que ce sont bien les musiciens du groupe et personne d'autre qui ont enregistré l'album.

"Cherry Pie" représente parfaitement le Hard Rock américain, que l’on appelle aujourd’hui Hair Metal ou Sleaze Metal car il nous offre un échantillon du meilleur du genre : titres avec gros refrains, esprit festif, ballades énormes… 100% party and rock and roll, 0% prise de tête.
Si vous appréciez les Steel Panther, Kissin Dynamite, Blackrain et autres et que vous ne connaissez pas trop les groupes qui les ont tous inspirés, je ne peux que vous inciter à aller écouter ce Cherry Pie au plus vite.

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Manegarm
Manegarm
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Entre Viking et Folk., 21 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manegarm (CD)
Ah, Manegarm ! Après les rééditions du back catalogue de cet été sur un autre label, voici enfin le nouvel album, chez Napalm Records.
Avec le dernier opus en date, "Legions Of The North" (2013), Manegarm utilisait pour la première fois la langue anglaise. Il semble que le groupe ait pris goût à chanter dans la langue de Shakespeare puisque ce nouvel album comporte lui aussi des morceaux chantés en anglais. Mais ils ne sont toutefois plus majoritaires.

On attaque avec un titre bien épique, "Blodörn", qui, du haut de ses huit minutes, nous emmène directement dans les fjords. Petite intro à l’ambiance folk suivie d’un matraquage en règle avec rythme bien lourd. La voix d’Erik le Rouge, chauffée à l’hydromel, entre black et death, nous exhorte à prendre part au combat. Le refrain est plus mélodique, en voix presque claire. On retrouve le petit thème folklorique, joué par le violon, tout au long du morceau. Et on termine sur quelques "Oh Oh Oh", forcément. Ca commence très bien.
"Tagen Av Daga" est bien plus festif au niveau du rythme mais ça continue à arracher comme il faut. Même avec quelques touches folk, Manegarm arrive toujours à doser sa musique pour qu’elle reste suffisamment agressive. Le violon, omniprésent, amène un vrai plus au Viking Metal de ce groupe.
"Odins Owns Ye All" (tiens, c’était le titre d’un album de Einherjer, ça) est le premier titre de ce nouvel album chanté en anglais. Rythme bien speed, ça ne rigole pas. Voilà un morceau bien puissant, un vrai hymne de bataille comme le groupe aime nous en livrer… et comme on aime en entendre !
La pause du guerrier arrive avec "Blot" (décidément ! il s’agit aussi du titre d’un autre album de Einherjer), ballade acoustique ambiance feu de camp. Un petit peu de chant féminin en support, un refrain à chanter tous ensemble (il faut maîtriser le suédois mais sinon c’est bon) et hop, emballé c’est pesé !
Surprise ! La veillée feu de camp continue avec le morceau suivant. Le titre est un peu plus folk que le précédent, avec chant masculin et féminin qui se partagent le travail, mais l'ambiance générale reste la même. On imagine très bien les guerriers profiter de cet agréable moment de répit avant de repartir au combat.
Et justement, les hostilités reprennent dès le réveil. "Call Of The Runes" vous emmène de nouveau sur les champs de bataille. Et bien reposés, nos Vikings font encore plus de dégâts. La rythmique cavale, le refrain est bien puissant. Ce qui n'empêche pas un petit break au violon au milieu du morceau. On continue dans l’offensif avec "Kraft" qui me fait penser à du Moonsorrow musicalement. Lourd, folk, mais toujours aussi belliqueux.
Changement total de décor avec un morceau au titre imprononçable par chez nous, même en étant à jeun. Intro à la guimbarde, guitare acoustique, violon… Nous voilà de retour au coin du feu. Comme les deux morceaux acoustiques précédents, l’ambiance veillée est bien rendue.
Mais allez, il ne faut pas se laisser partir dans les rêveries, on remonte sur sa selle et on chevauche l’épée à la main sur "Nattramn", nouvel hymne guerrier épique avec ce qu’il faut de choeurs et de touches folkloriques.
Traditionnellement, un album de Manegarm se termine par un titre acoustique avec chant féminin, ambiance coin du feu. Vu qu’on en a déjà eu trois de ce genre, on se dit que ce ne sera pas le cas cette fois-ci. Eh bien si ! Ce qui porte donc le total à quatre ballades acoustiques pour dix titres. Et s'il s'agissait d'un compromis ? Plutôt que de proposer un album entièrement acoustique, comme ça se pratique parfois chez les groupes de ce style – ou de styles voisins - (Eluveitie, Finntroll…), ils ont finalement préféré nous proposer un mélange de ballades acoustiques et de titres bien typés viking, ce qui est un bon choix je trouve car les albums 100 % acoustiques m’ont toujours semblé manquer de variété.

Ce nouvel album de nos Vikings est donc encore un bon cru, entre ballades folk et titres guerriers. Les fans ne seront pas déçus car ce disque, qui marque les vingt ans de Manegarm, est en quelque sorte une bonne synthèse de ce que nous a toujours proposé ce groupe. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, je ne peux que leur conseiller d'aller jeter une oreille sur cet album !
16 / 20

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