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orion (Vinland)
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Origins vol.1
Origins vol.1
Prix : EUR 16,39

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des reprises, oui... mais bien foutues !, 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Origins vol.1 (CD)
Et c'est au tour du légendaire guitariste de Kiss, Ace Frehley, de nous proposer son album de reprises...
Pour ce premier volume (vu le titre de l'album, on suppose qu'il y en aura un second), Space Ace a voulu rendre hommage à ses influences (parmi les plus évidentes : Jimi Hendrix, Jimmy Page, Eric Clapton, Keith Richards, Paul Kossoff) avec, sur quelques titres, le renfort de guitaristes qui ont toujours cité Ace comme étant l'une de leurs influences : Slash, John 5 et Mike Mc Cready. Une façon de faire le lien entre les différentes générations de six-cordistes.

On connaît le talent du bonhomme à proposer des reprises bien gaulés ("New York Groove" sur son premier album solo, "2000 Man" sur "Dynasty", "Fox On The Run" sur "Anomaly" ou "The Joker" sur son dernier album). Alors quand il s’agit pour lui de proposer un album uniquement constitué de reprises, le fan du guitariste de l’espace peut déjà commencer à se lécher les babines.
Evidemment, vu la provenance des titres d'origine et vu le style de celui qui les reprend, il règne sur cet album un fort parfum seventies.
Que dire des interprétations présentes sur ce disque ? Le Ace est dans son élément et ça se sent. Sa guitare virevolte de solo en solo, sa voix se fond très bien sur chaque titre. Il se fait plaisir, c'est une évidence. Et du coup, nous aussi, on prend plaisir à écouter ces versions de morceaux qui font partie de l'Histoire du Rock et du Hard Rock. Frehley pose son empreinte sur chaque titre, parfois aidé d’un invité. Par exemple, "Emerald" de Thin Lizzy est l’occasion d’offrir un beau duel de solos entre Ace et Slash. Pour la reprise de "Wild Thing" (des Troggs mais reprise en son temps par Jimi Hendrix), il a invité Lita Ford à partager les vocaux.
Je suis assez surpris par contre par le chant sur deux morceaux où je pense que ce n’est pas Ace qui chante. Par exemple, si c’est lui qui imite Robert Plant sur "Bring It On Home", chapeau car il nous avait caché ce talent. On reconnaît son timbre de voix au début et à la fin du titre mais pour le reste… Apparemment (mais ce n’est pas précisé dans la bio fournie donc j’utilise le conditionnel), ce serait son batteur Scot Coogan qui interprèterait ce morceau, ce qui semble plus vraisemblable. Ce serait également lui sur le refrain de "White Room" (en tout cas, ce n’est pas Ace là non plus).
Alors, passons à la question existentielle de la plus haute importance : est-ce que le guitariste de l’espace a coupé tous les ponts avec Kiss ? Pas vraiment, non, si l'on considère que trois des reprises de cet album sont des titres de Kiss et qu'il a invité Paul Stanley pour chanter sur un morceau ("Fire And Water" de Free). Les relations ne seraient donc pas aussi froides que veulent nous le faire croire certains médias... A propos de ces titres, peut-on vraiment considérer "Cold Gin" et "Parasite" comme des reprises dans la mesure où c'est lui qui les a composés ? Par contre, c’est lui qui les chante cette fois-ci (c’était Gene Simmons à l’origine) et il a invité des guitaristes pour jouer sur ces morceaux : John 5 (Rob Zombie) sur "Parasite" et Mike Mc Cready (Pearl Jam) sur "Cold Gin". Cela donne à ces deux titres un coup de jeune par le jeu des deux guitaristes, qui apportent chacun d’eux à ces morceaux ultra connus de tous les fans de Kiss leur propre style.
Le seul morceau de Kiss que l’on pourra considérer vraiment comme une reprise (et il est même étonnant de la trouver là puisque c'est un morceau du Kiss des années 80) est "Rock And Roll Hell", de l'album "Creatures Of The Night", album où justement Frehley est crédité mais sur lequel il n'a pas joué (c'était en fait Vinnie Vincent). Une revanche ? En tout cas, Ace se l’approprie joliment en balançant un solo de son cru, plus long que le solo original, et un autre sur le final également.

Ace Frehley nous propose un album de reprises bien sympathique, à défaut d’être véritablement indispensable (comme c’est souvent le cas pour les albums de ce genre). On prend du bon temps à son écoute, c’est finalement le principal. Il devrait satisfaire les fans du guitariste.
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 15, 2016 3:28 PM MEST


The Oath of An Iron Ritual
The Oath of An Iron Ritual
Prix : EUR 20,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Loin du désastre..., 8 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Oath of An Iron Ritual (CD)
Desaster est un groupe allemand qui a vu le jour il y a bien longtemps déjà (1988) et a déjà sorti un certain nombre d’albums à partir de 1996. Sept pour être précis. Ce huitième opus arrive quatre ans après "The Arts Of Destruction", le précédent album que j’ai trouvé très bien fichu et grâce auquel j’ai découvert ce groupe.
Pour ce nouvel album, pas de changement de line-up. On retrouve toujours Infernal à la guitare et Odin à la basse (les membres fondateurs), Sataniac aux vocaux (dernière recrue, qui a fait ses débuts remarqués sur l'album que je viens de citer) et Tormentor à la batterie.

On ne va pas se mentir, ce "The Oath Of An Iron Ritual" est totalement dans la continuité de l’album précédent. Et c’est très bien comme ça. Le combo distille un Black Thrash bien agressif et énergique, non dénué de parties mélodiques – encore que le terme mélodique reste tout à fait relatif, ça arrache sévèrement tout de même – avec une ambiance générale bien sombre.
Le premier titre résume bien le style du groupe : on démarre de manière fracassante avec un rythme hyper speed, les vocaux de Sataniac sont puissants et bien agressifs (très bonne recrue, j’appréciais moins son prédécesseur). Puis la fin du titre est plus soft, le tempo plus calme et le solo de guitare amène ce qu’il faut de mélodie.
Des riffs aux influences slayeriennes ("End Of Tyranny"), du rythme hyper rapide majoritaire ("The Cleric’s Arcanum", "Damnatio Ad Bestias", "Conquer And Contamine"...), du Black Thrash d’excellente facture, voilà ce que vous réserve Desaster. Une atomisation sur place à chaque morceau. Il faut dire qu’avec leur expérience (presque trente ans de scène), ces gars-là connaissent et maîtrisent leur sujet sur le bout des cordes.
Le groupe sait aussi jouer avec les ambiances en ralentissant le tempo et en devenant plus sombre encore ("Haunting Siren", une partie de "The Denial", "At The Eclipse Of Blades").
Et pour ne rien gâcher, la production est excellente. On a notamment une basse avec un son distordu énorme ("Proclamation In Shadows", "Conquer And Contamine", "The Oath"…). Le pied !

Pour les amateurs du genre, voilà un album qu’il serait dommage de zapper. Si vous avez craqué sur le dernier album de Deströyer 666, ce "Oath Of An Iron Ritual" de Desaster vous fera le même effet.
16 / 20

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Wildfire
Wildfire
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Leur meilleur album., 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wildfire (CD)
Doit-on présenter Deströyer 666 ? Allez, petit rappel pour ceux qui ne les connaissent pas (il faut dire que ça fait près de sept ans qu’ils n’ont rien sorti) : ces Australiens assènent leur Black Thrash sur les scènes du monde depuis le milieu des années 90. Le groupe, fondé par KK Warslut (guitare, vocaux) après son départ du groupe Bestial Warlust compte aujourd’hui dans ses rangs, après de très nombreux changements de line-up depuis sa création, Ro à la guitare, Perra à la batterie et Felipe à la basse.
Le groupe a sorti trois albums entre 1997 et 2002. Puis un quatrième paru assez longtemps après, en 2009. Et puis donc sept années se sont encore écoulées avant la sortie de ce "Wildfire" que je tiens entre mes mains (façon de parler, on ne reçoit les albums qu’en format digital). Le moins que l'on puisse dire est que ce groupe aime prendre son temps.

Je n’ai jamais été déçu par un album du groupe. Avec Deströyer 666, on sait qu’on va se manger une bonne dose de thrash blackisant (ou black thrashisant, c'est selon) bien agressif et énergique. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu non plus par cette nouvelle salve de titres.
C’est avec un cri qui ressemble à celui lâché par Tom Araya au début de "Angel Of Death" que commence ce cinquième disque des Australiens. Et ça démarre sur les chapeaux de roues, évidemment. Du riff ultra rapide, un chant agressif assez black mais aussi du solo plus mélodique, estampillé thrash. Juste le temps de prendre une respiration et le second morceau arrive, dans le même esprit, avec gang vocals en prime sur le refrain. Chez Deströyer 666, on annihile l’auditeur d’entrée de jeu. Ne vous laissez pas avoir par le côté assez mélodique de l’instrumental avec un titre en italien qui arrive juste après (on dirait du Megadeth qui aurait fait un stage intensif en Norvège), ça ramone encore sévèrement.

Mais attention, ce n’est parce que l’album est parti à fond les ballons que ça va être "bourrin bas du front" tout du long. Deströyer 666 est plus subtil que ça. La preuve avec le superbe "Hounds At Ya Back" qui suit ces trois titres atomiques, plus lourd et mélodique. On a aussi un "Hymn To Dyonisus" avec son intro presque planante et ses changements d’ambiances et un "White Line Fever", qui pourrait être un hommage à Lemmy (il s’agit du titre de son autobiographie), qui sonne plus groovy, presque Rock And Roll pour le coup. Le chant en profite pour être plus varié, ce qui n’est pas déplaisant.
Encore plus étonnant, le magnifique "Tamam Shud" qui termine ce CD de la plus belle des façons, avec des sortes de choeurs, un chant clair incantatoire et des guitares plus mélodiques qu’à l’accoutumée. Une vraie bouffée d’oxygène après une série de missiles bien rageurs (de "Wildfire" à "Die You F.. Pig".) Ce morceau est aussi le plus long de l’album (sept minutes). Il nous rappelle un peu dans l'esprit le titre qui clôturait le dernier album du groupe, "Sermon To The Dead".

Inutile de faire un long discours et laissons parler la musique. Les maîtres du Black Thrash sont de retour, qu’on se le dise ! Voici à mon avis tout simplement leur meilleur album à ce jour, le plus réfléchi, le plus abouti.
16 / 20

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Jomsviking
Jomsviking
Prix : EUR 19,62

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Way Of Vikings !, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jomsviking (CD)
Amon Amarth nous avait laissés sur le très bon "Deceiver Of The Gods" il y a trois ans, qui faisait suite à une série d'albums plutôt réussis (très réussi même en ce qui concerne "Twilight Of The Thunder God"), quoi que les esprits chagrins, trouvant toujours quelque chose à critiquer à tout, aient pu en dire. D'ailleurs, à tous ceux-là, le groupe a répondu par anticipation par le biais d'une petite vidéo amusante, en préambule à l'annonce de son nouvel album.
Penchons-nous donc sur ce nouvel opus des Suédois, "Jomsviking", dixième album d'un groupe qui se porte bien et dont la popularité est en constante progression.

"Jomsviking", s'il ne change pas la donne sur les thèmes habituels du groupe, comme son titre l'indique, est toutefois le premier concept album d'Amon Amarth. Il raconte l'histoire d'un guerrier de l'ordre des "Jomsvikings", un ordre de mercenaires vikings qui aurait sévi au cours des dixième et onzième siècles. Ce guerrier est amoureux d'une femme mariée et il est obligé de fuir après avoir tué un homme (pas trop compris s'il s'agissait de son concurrent ou pas). Il s'engage alors chez les Jomsvikings et il est décidé à revenir se venger plus tard et reconquérir sa douce. Mais tout ne va pas se passer comme il l'avait prévu, pas de happy end à attendre' Bah oui, ça reste du Death Metal !

Musicalement, pas de bouleversement à attendre non plus, vous vous en doutez. Sauf que' Oui, même si l'on reconnaît le groupe dès les premières secondes, "Jomsviking" offre tout de même quelques nouveautés notables.
"Jomsviking" marque aussi un changement de line-up, le premier depuis un sacré bout de temps. Fredrik Andersson, derrière les fûts depuis 1998 est parti. C'est donc Tobias Gustafsson (ex-Vomitory) qui tient la batterie sur l'enregistrement mais juste en tant que musicien de session, il n'est pas à l'ordre du jour qu'il intègre le groupe, apparemment. Le remplaçant de Fredrik au sein du groupe n'est toujours pas connu à l'heure où j'écris ces lignes.

L'album démarre sur "First Kill", titre déjà connu de tous car tourné en vidéo et mis en ligne dès le mois de janvier. On note une intro assez mélodique avec des grattes qui rappellent un peu Iron Maiden. Mais une fois que ça démarre, on retrouve nos Vikings en formation de combat. C'est parti pour ne pas rigoler. On retrouve le Death Metal combatif du groupe, avec le chant toujours aussi puissant de Johan Hegg. Sur la seconde partie instrumentale du titre, on retrouve le petit côté Maiden au niveau des grattes.
On note encore ce côté un peu plus mélodique sur le plus lourd "Wanderer" qui suit, surtout au niveau du solo de guitare, d'influence heavy encore une fois. Même chose avec "On A Sea Of Blood" et avec l'ensemble des morceaux suivants (notamment On "Thousand Burning Arrows"). Pas de doute, le nouvel Amon Amarth a mis le cap sur plus de mélodies. Ce qui n'est pas forcément une surprise, on se rappelle que sur l'album précédent (en version limitée), Amon Amarth rendait hommage à ses influences : Motörhead, Judas Priest, AC/DC et Black Sabbath. Pas vraiment des groupes de Death. Eh bien on dirait qu'avec "Jomsviking", ils ne se sont pas bridés pour canaliser ces influences issues du Heavy.
En dehors de cet aspect général plus mélodique donc, on a aussi quelques petites trouvailles qui aèrent la musique comme les choeurs sur "Raise Your Horns", les intros assez softs de quelques titres ("At Dawn's First Light", "One Thousand Burning Arrows", "Back On Northern Shores") et un duo avec une voix féminine (en l'occurrence, celle de Doro Pesch) sur "A Dream That Cannot Be".
Le tout nous donne un album très plaisant, sans doute un peu plus varié qu'à l'accoutumée, mais même si le groupe a choisi sur ce nouvel album d'opter pour un peu plus de mélodies, n'ayez crainte, la musique des Vikings dégage toujours une énorme énergie, parfaitement mise en son par la production impeccable d'Andy Sneap, déjà responsable du son de l'album précédent.

Cette fois-ci, on ne pourra pas reprocher au groupe de ne pas faire évoluer son Death Metal. Pas sûr que cet aspect plus mélodique plaise à tout le monde évidemment mais ça reste assurément du Amon Amarth dans le texte et dans l'esprit, les fans ne seront pas désorientés de toute façon. Bref, encore un très bon album de la part des Suédois. Mon coup de coeur du mois !
17 / 20

PS (après achat) : il est dommage que le format CD digibook de l'édition limitée n'apporte rien d'autre que le packaging certes un peu plus joli qu'un boitier cristal...

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 26, 2016 3:26 PM CET


Dead Man's Voice
Dead Man's Voice
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nouvelle sensation Hard US... ou presque., 17 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dead Man's Voice (CD)
Je sens qu'on va encore faire dans l'originalité avec cet album !
Eh oui, le problème du chroniqueur de nos jours est d'éviter les redites puisque apparemment, tous les groupes se sont donné le mot : "la musique des années 80, c'était le top !" Et pour mettre cela en pratique, quoi de mieux que de proposer des morceaux fortement imprégnés du style des groupes en vogue à l'époque.
Cette fois-ci, c'est au rayon Hard US que ces "Nouvelles Roses" sont allées piocher. Guns N' Roses, Cinderella, Faster Pussycat, Tesla, Aerosmith, ce sont des noms qui vous disent quelque chose ? Alors vous n'allez pas être dépaysés en écoutant cet album de The New Roses.

Oh non, vous n’allez pas être dépaysés ! La vache, ça sonne tellement comme tout ce qui provenait de la côte ouest des States et qu’on écoutait à la fin des années 80 que c’est à se demander si on ne nous a pas ressorti un album de cette époque, passé inaperçu. En fait non, vu la qualité des compositions, il ne serait pas passé inaperçu très longtemps...
- En tout cas, un truc est sûr, ce sont des Américains, bercés aux albums des groupes cités plus haut.
- Bah non, c’est allemand.
- Quoi ? Mais pourtant…
Eh oui, le Hard Rock américain des années 80 est devenu international. Pas besoin de vivre à Los Angeles pour sortir un album de ce genre aujourd’hui. Mais c’est amusant car quand on écoute ce genre d’album, on pense plus aux grands espaces américains, aux highways traversant le désert, au Grand Canyon et à la Californie qu’à la ville de Wiesbaden dans le centre de l’Allemagne d’où viennent nos lascars. Et même s’il s’agit d’une ville thermale, ça ne produit pas la même image que les plages de Californie dans notre esprit.
Mais trêve de plaisanterie. Je ne vois pas trop l’intérêt de vous détailler le style de chaque chanson, si vous connaissez les groupes cités plus haut, eh bien c’est pareil. Un peu de Guns N’Roses par ci ("Heads Or Tails"), de Cinderella par là ("Dead Man’s Voice"), une ballade à la Bon Jovi ("What If It Was You"), on saupoudre le tout d’Aerosmith et le tour est joué.
Oui mais pareil ne veut pas dire mauvais. Enfin, pas toujours… Il y a les bons copistes et les mauvais. The New Roses fait partie des bons élèves. Il n’ y a pas à dire, ces gars-là connaissent leur affaire. Voici onze titres d’un bon gros Hard Rock bien groovy, avec une pointe de blues dedans. Pas de déchet, aucun morceau ne dépasse les cinq minutes, on va à l’essentiel : du riff rock and roll, des solos bien sentis, un rythme qui donne envie de bouger et la voix suffisamment éraillée du chanteur Timmy Rough pour faire encore plus crédible.
Ce second album des Allemands risque de laisser une trace un peu plus importante que le premier opus paru en 2013 (intitulé "Without A Trace" – ça ne s’invente pas !). Perso, je ne suis pas totalement conquis, j’ai toujours préféré les groupes originaux à la nouvelle génération qui s'en inspire très largement (d’où la note). Mais il faut reconnaître que c’est très bien foutu.
Alors ? On s’offre un petit voyage dans le temps, genre trente ans en arrière ? C’est parti !
15 / 20

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Lunar prelude
Lunar prelude
Prix : EUR 10,78

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un en-cas... en attendant le plat de résistance., 11 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lunar prelude (CD)
Apparemment, Delain apprécie le format EP entre deux sorties d'album longue durée. "Interlude" faisait le pont entre "We Are The Others" et "The Human Contradiction". Voici cette année ce "Lunar Prelude" en attendant le prochain album complet. Vous noterez le titre des EP qui n'est pas anodin : Interlude, Prelude... on est bien ici dans un produit qui est destiné à faire patienter les fans jusqu’au prochain plat de résistance.

Ce EP nous permet aussi de nous familiariser avec les nouveaux membres du groupe : Ruben Israel à la batterie et Merel Bechtold à la guitare, une seconde demoiselle chez Delain qui, on l’a déjà vue lors des prestations du groupe, possède une sacrée énergie. Notons également que Delain est passé en formation à deux guitaristes avec son arrivée puisque Timo Somers est toujours là.
Alors, qu'avons-nous à nous mettre sous la dent cette fois-ci ? Conçu un peu comme le précédent EP, ce "Lunar Prelude" nous offre du nouveau matériel, des versions alternatives et des morceaux en live. Par contre, pas de reprise cette fois-ci. Du coup, ce EP est plus court que le précédent (huit titres pour treize sur "Interlude").
Commençons très logiquement par le premier nouveau morceau, "Suckerpunch". Je suppose que tous les fans du groupe le connaissent déjà puisque Delain en a fait une vidéo, en ligne depuis le 4 février. Que dire ? Très bon choix de single où l'on retrouve le sens aigu du groupe à composer des mélodies addictives, titre extra qui fonctionne parfaitement et qui va forcément plaire, pour peu qu’on aime ce style de Metal tirant vers la pop. Car oui, même si le refrain fait très pop, on retrouve toujours de puissantes orchestrations et une rythmique Metal.
Le second nouveau morceau contient lui aussi de belles orchestrations (notamment sur le début du titre, très calme) et encore une fois un refrain qui colle aux neurones une fois écouté. Encore un bon titre.
Ce sera tout pour la nouveauté sur cet EP. Car ensuite, on trouve une nouvelle version de "Don’t Let Go" (titre uniquement présent sur la version limitée double CD du dernier album), mais pas assez différente de la version originale pour présenter un véritable intérêt. Ce sera surtout intéressant pour ceux qui n'ont pas eu la version limitée de "The Human Contradiction".
Viennent ensuite quatre morceaux du dernier album en version live. Des versions forcément sympathiques car ce sont de très bons titres mais, comme pour le EP précédent, vraiment très proches des versions studio. Il manque je trouve le petit grain de folie que l’on a envie de retrouver sur un live. Ceci dit, c’est un peu le style musical qui veut ça. D’autre part, on ne perçoit pas vraiment l’apport de la seconde guitare par rapport aux versions de l’album, même sur le plus heavy "Here Come The Vultures". Ce sera le seul petit bémol, car la prestation du groupe (et notamment de Charlotte) est au top et le public participe bien, en tapant dans ses mains.
Le EP se termine sur une version uniquement orchestrale du single "Suckerpunch", sans le chant. Un titre qui fait plus "bonus track" qu’autre chose mais bon, c’est un EP, on peut se le permettre…

Au final, pas grand-chose de vraiment neuf donc (deux titres sur huit mais qui valent le déplacement). Cela nous donne toutefois une bonne collection de bons morceaux destinés à nous faire patienter. Pas trop longtemps car, comme son nom l’indique, ce "Lunar Prelude" est juste le hors d’oeuvre avant le nouvel album et il se dit que celui-ci devrait sortir dans le courant de l'année. On se tient prêt !
14.5 / 20

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Braindead
Braindead
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le renouveau du Thrash., 17 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Braindead (CD)
On connaît tous le proverbe "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes". Eh bien Lost Society a un peu changé le principe. Avec eux, c'est devenu "dans les nouveaux pots avec des vieilles recettes qu'on fait les meilleurs albums de Thrash".

Voilà plusieurs années déjà que les jeunes Finlandais arpentent les scènes. Le premier album en 2013 a été une bien belle carte de visite. On y découvrait un groupe qui avait une vraie envie d’en découdre avec un Thrash fougueux. Le second album paru un an après nous avait montré que le premier essai n'était pas un coup de chance. On y percevait aussi déjà une petite évolution, le groupe se lançant dans quelques compositions plus longues.
Avec ce troisième opus, m'est avis que Lost Society va encore marquer pas mal de points.

"Braindead" me paraît être tout simplement l'album de la maturité. Lost Society a calmé le côté foufou des deux premiers albums en sortant un album qui paraît plus réfléchi (ce qui ne veut pas dire que les deux premiers ne l’étaient pas…). Le premier morceau à lui seul nous montre le nouveau visage du groupe. Rythme plutôt heavy, chant plus élaboré qu'avant, notamment sur le refrain, guitares plus mélodiques. C’est un excellent titre, le meilleur de l’album selon moi. Et c’est la voie que l’on a envie que le groupe suive à l’avenir.
"Riot" confirme cette mutation. Ici, ce sont des gros riffs à la Pantera, autre influence des Finlandais qui se révèle plus présente sur cet album. A propos de Pantera, on aura la surprise de découvrir en fin de disque la reprise de "P.S.T." (rebaptisée ici "P.S.T. 88"). Surprise, car ce n’est franchement pas le morceau le plus célèbre des Texans puisqu’il est tiré de leur quatrième album, "Power Metal"… celui qui est paru juste avant le "Cowboys From Hell" qui les a véritablement révélés.
Bien sûr, nos jeunes thrashers n’ont pas oublié les compositions bien fougueuses. Avec "Mad Torture", on va lorgner du côté de Slayer pour le côté speed des couplets et vers Exodus pour le refrain repris par tout le groupe. Vous nous mettrez un peu de Megadeth sur la partie solo et le tour est joué !
Le riff de "Hollow Eyes" fait largement penser à du Slayer lui aussi.
"Rage Me Up" sonne comme du Exodus énervé jusqu'au break instrumental, nettement plus personnel. C'est le savant dosage de leur recette : des influences, certes, mais suffisamment digérées et agrémentées de touches personnelles. De toute façon, dans le Thrash, difficile d'inventer encore quelque chose. Il convient donc de respecter les codes en vigueur et de les adapter à sa sauce. Ce que Lost Society fait très bien.
Un second morceau marque une rupture certaine avec les deux opus précédents, c’est "Only (My) Death Is Certain" qui commence comme une ballade à la Metallica et qui évolue vers un Heavy Thrash plutôt sombre, avec encore des guitares plus mélodiques. Ce titre, du haut de ses huit minutes, ainsi le premier montrent la capacité de Lost Society à se renouveler.

J’avais terminé la chronique de leur précédent opus en disant que le groupe devra faire attention à l’avenir à ne pas nous sortir quinze fois le même album. On dirait que les petits Finlandais ont bien compris le danger qu’il y a à se répéter et nous ont donc offert une évolution notable par rapport aux deux premiers disques. Bien joué. Lost Society est, plus que jamais, un groupe à suivre !
16.5 / 20

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Lost in Forever [Import anglais]
Lost in Forever [Import anglais]
Prix : EUR 16,45

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Confirmation !, 17 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost in Forever [Import anglais] (CD)
Beyond The Black, c’est mon gros coup de coeur de l’année dernière.
Pile un an après le premier (excellent) album de ce tout jeune groupe allemand de Metal Symphonique, voici "Lost In Forever".

"Lost In Forever" est en fait le premier album réellement enregistré par les membres du groupe. Pour "Songs Of Love And Death", autour de Jennifer Haben (chant), on retrouvait Sascha Paeth principalement (basse, guitare), également producteur de l'album ainsi que son acolyte depuis très longtemps, Michael "Miro" Rodenberg (synthés). Le reste des musiciens de Beyond The Black (Christofer Hummels à la guitare et aux growls, Nils Lesser à la guitare, Michael Hauser aux synthés, Erwin Schmidt à la basse et Tobias Derer à la batterie) n’ont rejoint la demoiselle qu'une fois l'enregistrement terminé. D’où les quelques accusations de "groupe monté de toutes pièces par des producteurs" qui ont fusé sur les réseaux sociaux notamment… Fallait bien trouver un truc à critiquer, puisque Beyond The Black remportait un certain succès outre-Rhin !

Je vous avoue que je crois énormément en ce groupe, vu la qualité du premier disque et la maturité évidente de ses membres que l'on a pu constater lors des prestations scéniques. La difficulté dans ces cas-là est de ne pas décevoir avec un second album en deçà des espérances.
Le premier titre qui est aussi le premier single de l’album suit tout à fait la logique du premier album : morceau avec mélodie facilement mémorisable, refrain simple mais efficace qu’on reprend avec la chanteuse dès le second passage, orchestrations accrocheuses et une petite touche de growls juste ce qu’il faut. Ca n’oublie pas non plus de pulser, le rythme est assez enlevé. Même si à la première écoute, je l’ai trouvé un peu moins percutant que "In The Shadows" (premier single du premier album), après plusieurs, je le trouve aussi bon et ça devrait en tout cas aussi bien fonctionner. Dès ce premier titre, je suis rassuré, je me dis que le groupe n’a rien perdu de son énorme potentiel entrevu sur le premier album.
Confirmation avec la suite. "Beautiful Lies", très beau titre avec couplets assez lents et refrain plus énergique, offre un duo Jennifer Haben / Rick Altzi (Masterplan) bien sympathique. On continue avec "Written In Blood" qui sonne comme du Delain sur les couplets et comme du Within Temptation sur le refrain, assez imparable comme chez les Néerlandais.
Vous reconnaîtrez peut-être la ballade "Against The World" puisque c'est un titre que Kissin’ Dynamite a enregistré sur son premier album (2008). Une ballade façon Guns N’Roses avec Kissin’ Dynamite, une ballade façon metal symphonique ici. Si vous vous rappelez que Hannes Braun (le chanteur de Kissin’ Dynamite) avait été invité à chanter un duo sur le premier album, vous allez vous dire que ces deux groupes ne se lâchent plus. En fait, il y a une logique : les liens entre les deux groupes allemands sont de fait assez forts car tous les deux sont les protégés du duo Hartmut Krech – Mark Nissen, producteurs de leur état et apparemment découvreurs de talent outre-Rhin. Ils ont co-composé la plupart des morceaux de Kissin’ Dynamite, tout comme ils l’ont fait pour Beyond The Black, avec l’aide de Hannes Braun justement. C’est donc un peu du recyclage de composition qu’ils proposent ici avec cette ballade mais ça fonctionne, les deux versions étant suffisamment différentes.
Je vais éviter de tomber dans la chronique titre par titre, de toute manière, il n’y a rien à jeter une nouvelle fois (même si j’aime un peu moins le titre "Heaven In Hell" auquel il manque un refrain percutant). On retrouve quelques growls sur certains titres ("Forget My Name", "Burning In Flames", plus importants sur "Shine And Shade" et l'agressif "Heaven In Hell"), des énormes chœurs sur le superbe "Dies Irae" qui font leur petit effet, une atmosphère celtique sur "Shine And Shade" et sur le break de "Nevermore", une petite guitare hispanisante sur le break de "Forget My Name", des refrains qui claquent un peu partout et bien sûr la ballade acoustique mélancolique qui tue avec grand renfort de violons ("Love’s A Burden"). A noter que le groupe n’est pas avare de solos de guitare, une petite particularité pour ce genre musical.
Même sans être particulièrement original (on pense souvent à Within Temptation avec un peu moins de colorations pop que sur les derniers albums des Hollandais toutefois), Beyond The Black sait faire la différence avec un song-writing impeccable et une interprétation sans faille (notamment Jennifer Haben qui possède une belle voix, assez originale pour donner de la personnalité au groupe).

Beyond The Black… retenez ce nom !
Ils ont conquis l’Allemagne avec le premier album, j’espère qu’ils vont conquérir le reste du monde avec celui-ci. Il n’y a pas de raison… Je l’avais dit sur la chronique du premier album, je persiste après l'écoute de celui-ci : ils devraient aller loin, ces Allemands !
17 / 20

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Codex atlanticus
Codex atlanticus
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 En toute sérénité..., 8 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Codex atlanticus (CD)
Serenity est le groupe de Power symphonique en lequel je place le plus d'espoir, après l'échec retentissant du dernier album de Dark Moor et le moyen "Haven" de Kamelot. Les Autrichiens vont-ils relever le niveau et prendre du coup la pole position dans le coeur des fans du genre ? Vérifions ça tout de suite.

Contrairement à ce que l’intro pouvait laisser penser, cette fois-ci, Serenity s'est passé d'une voix féminine (celle de la Française Clémentine Delaunay sur l'album précédent, partie chanter chez un autre groupe autrichien, Visions Of Atlantis.) Le groupe précise toutefois qu’elle n’avait jamais été considérée comme un membre à part entière du groupe mais plutôt comme une invitée. Il reste toutefois une petite touche féminine avec la participation de Amanda Somerville (il me semble) sur le titre "The Perfect Woman".
Pas de changement par contre au niveau de la thématique : Serenity aime l'Histoire et les grands personnages qui y ont laissé une trace. Cette fois-ci, tous les thèmes de l'album tournent autour de la vie et de l'oeuvre de Léonard De Vinci (d'où le titre de l'album, le "Codex Atlanticus" étant le nom du recueil de textes et de dessins du génie).

L’album débute par le titre éponyme qui est donc en fait juste l’intro symphonique de rigueur dans ce créneau musical, à la manière d'une BO de film.
"Follow Me" qui suit (ah ah) ne démarre pas à la vitesse de l'éclair, comme pour casser un peu cette habitude du style d'enchaîner à l'intro un titre bien speed. Le morceau n'est pas renversant mais bien agréable, et il fait déjà son effet dès la seconde écoute.
C'est avec "Sprouts Of Terror" que les choses sérieuses commencent. Titre speed avec un invité masculin en la personne de… mystère, aucune info nulle part, ni sur le site du groupe ni sur les infos qu’on reçoit avec les promos. En tout cas, belles orchestrations en appui, refrain est bien fichu, très bien !
Grosses orchestrations en ouverture de "Iniquity" (encore une fois, rendu très cinématographique), orchestrations qui se taillent une part du lion sur ce morceau. Refrain nickel, gros choeurs à la fin. Je crois que les Anglais utilisent le terme "bombastic" pour qualifier ce genre de musique. Titre énorme tout simplement, là ils ont fait fort !
Même s’il s’agit à mon avis du meilleur morceau de l'album, pas d’inquiétude, le reste n’est pas là pour faire du remplissage. On reste dans le même degré de qualité avec la suite. Sans citer tous les morceaux dans le détail, quelques mots sur certains d’entre eux :
"My Final Chapter" est la ballade du disque. Ballade classique du style, avec énormément d’orchestrations. Georg livre une belle prestation, on retrouve toujours dans sa voix un petit quelque chose de Khan (ex-Kamelot) et de Tony Kakko (Sonata Arctica) réunis.
A propos de Kamelot, le premier couplet de "Fate Of Light" me fait bien penser au style des Américains. Il faut dire que les deux groupes sont assez proches dans la démarche.
L'intro de "The Perfect Woman" et l'ambiance générale du titre rappellent un peu (beaucoup au niveau de l’intro) celle du "I'd Do Anything For Love" de Meat Loaf.
On a encore un invité sur "Spirit In The Flesh", la voix ressemble à celle d’André Matos mais je n’y mettrais pas ma main à couper. Très bon titre encore une fois.
"The Order" referme le "Codex Atlanticus" sur de nouvelles orchestrations énormes (avec toujours une petite influence Meat Loaf).
Oui, "bombastic", ce mot résume bien cet album…

Aucun doute, et ce devant la qualité de ce "Codex Atlanticus" tout comme devant la qualité des derniers efforts du groupe, Serenity est en passe de devenir LA valeur sûre du Power Symphonique. Pourvu qu’eux, ils gardent le cap (cf. Dark Moor) et qu’ils continuent à être aussi inspirés à l’avenir (cf. Kamelot).
16 / 20

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Dystopia
Dystopia
Prix : EUR 6,99

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du Megadeth inspiré !, 28 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dystopia (CD)
Un nouvel album de Megadeth, c'est toujours un événement dans le petit monde du Thrash. C'est tout de même l'un des quatre combos du fameux "Big Four". A ce propos, il se pourrait bien que l'on ait, pour la première fois depuis bien longtemps, un nouvel album de chaque groupe à se mettre sous la dent. Bon, Slayer a pris un peu d'avance avec son "Repentless" sorti en septembre dernier. Mais le nouvel album d’Anthrax arrive d'ici quelques semaines et il se murmure que le nouveau Metallica, c'est enfin pour cette année (si, si, on y croit !).

Mais revenons à nos moutons. MegaDave a encore fait le ménage dans son groupe avant la sortie de ce "Dystopia" puisqu'il est aujourd'hui entouré de Kiko Loureiro (Angra) à la guitare et de Chris Adler (Lamb Of God) à la batterie. A la basse, on retrouve évidemment le fidèle Dave Ellefson. Tout ce beau monde s'est enfermé en studio l'année dernière pour enregistrer ce "Dystopia". Que nous réserve ce nouvel album ? Un Megadeth futuriste, à l’image de Vic sur la pochette, déguisé en Robocop dans un décor digne de Pacific Rim ? Voyons ça tout de suite.

C'est une intro arabisante qui nous ouvre ce quinzième album de Megadeth. Et c'est parti pour la première claque, "The Threat Is Real". Riff typiquement Megadethien, à l’ancienne, solos qui déboîtent (le Dave sait toujours trouver des complices de haut niveau, même s'il ne sait pas les garder), Kiko montre dès ce premier morceau qu'il est ici comme un poisson dans l'eau. Mustaine a quand même de plus en plus de mal à chanter, je trouve. Bon, le chant, ça n'a jamais été son fort mais je crains un peu pour les concerts...
Le titre éponyme commence avec une intro très mélodique, qui rappelle un peu le fameux "Hangar 18" d'ailleurs, sur cette intro mais aussi dans sa construction, avec les échanges de solo en fin de morceau. Encore un bon titre, tout à fait typique de Megadeth.
On enchaîne avec le très bon "Fatal Illusion" qui sonne également comme un retour aux sources, avec sa partie bien speed en fin de titre, des belles cassures de rythmes et des solos qui sortent de partout. Ce morceau me fait encore penser à ce que l’on pouvait trouver sur l'album "Rust In Peace", qui est quand même un peu LA référence dans la discographie du groupe. Bref, avec ce début d’album, Megadeth ne se tourne pas vers le futur (rapport à la pochette) mais bien vers le passé. Tant mieux !
Si le reste de l’album me fait moins penser au début de carrière du groupe, avec plus de morceaux orientés Heavy Thrash ("Death From Within", "Bullet To The Brain", "Post American World", "Poisonous Shadows"… on ne retrouve du titre vraiment thrash qu'avec "Lying In State" et "The Emperor" en fin d'album), il n’en demeure pas moins intéressant dans les grandes lignes. Je ne vais pas entrer dans le détail de chaque titre mais je mettrais en avant notamment le morceau "Poisonous Shadows" qui est un peu la (bonne) surprise de l'album : démarrage acoustique, montée en puissance, solo d'entrée de jeu. On distingue un peu de synthé et des choeurs fantomatiques. Sur les couplets, le plan de double pédale de mister Adler tue sa race. Et on a droit à un final au piano sur voix chuchotée. Enfin de la prise de risque, enfin de l'originalité chez Megadeth ! C'est en outre le plus long titre de l'album (six minutes).
Une belle intro acoustique, on en retrouve aussi une sur l'instrumental Conquer Or Die. Un instrumental où Loureiro montre encore tout son savoir-faire, que ce soit à la guitare acoustique ou électrique. De manière générale, en écoutant cet album, en découvrant cette énergie retrouvée, on se dit que les deux petits nouveaux ont filé un sacré coup de fouet au vétéran Mustaine.
Tout n'est pas parfait tout de même. "Bullet To The Brain", trop conventionnel, ne me fait pas vibrer plus que ça, tout comme "Post American World", au refrain peu captivant et au discours un brin chelou… On sait depuis un moment que le Dave tient parfois des propos très limites, on laissera donc tout ça de côté car ce n’est pas le seul titre de l’album où Dave "Mus'teigne" montre à quel point il est peut être un américain bien réac… La perspective d’avoir Donald Trump comme président ne doit pas lui faire peur.
L’album se termine sur une reprise, "Foreign Policy" de Fear. Titre plutôt sympa, bien énergique (normal, c'est quand même du hardcore Punk à la base). On se rappelle que le leader du groupe, Lee Ving, avait travaillé avec Mustaine sur son projet MD 45.

Avec "Dystopia", MegaDave se contente de faire du Megadeth, mais le fait plutôt bien. Voilà un album nettement plus plaisant que les dernières sorties du groupe en tout cas. Megadeth est donc le deuxième groupe du "Big Four" à remplir son contrat. Au tour d’Anthrax maintenant de nous montrer que les anciens en ont toujours sous la semelle !
15 / 20

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